{"id":107504,"date":"1972-01-03T00:00:00","date_gmt":"1972-01-02T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=107504"},"modified":"2024-12-17T23:19:37","modified_gmt":"2024-12-17T20:19:37","slug":"loi-n-72-3-sur-la-filiation","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n-72-3-sur-la-filiation\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 72-3  Sur la Filiation"},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Art. 1er. Le titre septi&egrave;me (De la paternit&eacute; et de la filiation) au livre 1er du code civil, est remplac&eacute; par les disposition suivantes :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>TITRE SEPTIEME<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>DE LA FILIATION<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>CHAPITRE Ier<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Dispositions communes &agrave; la filiation l&eacute;gitime et &agrave; la filiation naturelle<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section I<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Des pr&eacute;somptions relatives &agrave; la filiation<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311. La loi pr&eacute;sume que l&rsquo;enfant a &eacute;t&eacute; concu pendant la p&eacute;riode qui s&rsquo;&eacute;tend du trois centi&egrave;me au cent quatre-vingti&egrave;me jour inclusivement avant la date de la naissance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La conception est pr&eacute;sum&eacute;e avoir eu lieu &agrave; un moment quelconque de cette p&eacute;riode, suivant ce qui est demand&eacute; dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &lsquo;de L&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La preuve contraire est recevable pour combattre ces pr&eacute;somptions.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 311-1. La possesison d&rsquo;&eacute;tat s&rsquo;&eacute;tablit par une r&eacute;union suffisante de faits qui indiquent le rapport de filiation et de parent&eacute; entre un individu et la famille &agrave; laquelle il est dit appartenir.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La possession d&rsquo;&eacute;tat doit &ecirc;tre continue.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-2. Les principaux de ces faits sont:<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Que l&rsquo;individu a toujours port&eacute; le nom de ceux dont on le dit issu :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Que ceux-ci l&rsquo;ont trait&eacute; comme leur enfant, et qu&rsquo;il les a trait&eacute;s comme ses p&egrave;re et m&egrave;re ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Qu&rsquo;ils ont, en cette aualit&eacute; pourvu &agrave; son &eacute;duction, &agrave; son entretien et &agrave; son &eacute;tablissement ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Qu&rsquo;il est reconnu pour tel, dans la soci&eacute;t&eacute; et par la famille ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Que l&rsquo;autorit&eacute; publique le consid&egrave;re comme tel.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-3 &mdash; Les parents ou l&rsquo;enfant peuvent demander au juge des tutelles que leur soit d&eacute;livr&eacute;, dans les conditions pr&eacute;vues aux articles 71 et 72 du pr&eacute;sent code, un acte de notori&eacute;t&eacute; faisant foi de la possession d&rsquo;&eacute;tat jusqu&rsquo;&agrave; preuve contraire;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Sans pr&eacute;judice de tous autres moyens de preuve auxquels ils pourraient recourir pour en &eacute;tablir l&rsquo;existence en justice, si elle venait &agrave; &ecirc;tre contest&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section II<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Des actions relatives &agrave; la filiation d&rsquo;un enfant aui n&rsquo;est pas n&eacute; viable.<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-5. Le tribunal de grande instance, statuant en mati&egrave;re civile, est seul comp&eacute;tent pour conna&icirc;tre des actions relatives &agrave; la filiation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 311-6. En cas de d&eacute;lit portant atteinte &agrave; la filiation d&rsquo;un individu, fl ne peut &ecirc;tre statu&eacute; sur l&rsquo;action p&eacute;nale qu&rsquo;apr&egrave;s le jugement pass&eacute; en force de chose jug&eacute;e sur la question de filiation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-7. Toutes les fois qu&rsquo;elles ne sont pas enferm&eacute;es par la loi dans des termes plus courts, les actions relatives &agrave; la filiation se prescrivent par trente ans &agrave; compter du jour ou l&rsquo;individu aurait &eacute;t&eacute; priv&eacute; de l&rsquo;&eacute;tat qu&rsquo;il r&eacute;clame, o&ugrave; a commenc&eacute; &agrave; jouir de l&rsquo;&eacute;tat qui lui est contest&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-8. L&rsquo;action qui appartenait &agrave; un individu quant &agrave; sa filiation ne peut &ecirc;tre exerc&eacute;e par ses h&eacute;ritiers qu&rsquo;autant aw&rsquo;il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; mineur ou dans les cinq premi&egrave;res ann&eacute;es apr&egrave;s sa majorit&eacute; ou son &eacute;mancipation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Ses h&eacute;ritiers peuvent aussi poursuivre l&rsquo;action qu&rsquo;il avait d&eacute;j&agrave; engag&eacute;e, &agrave; moins qu&rsquo;il n&rsquo;y ait eu d&eacute;sistement ou p&eacute;remption d&rsquo;instance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art, 311-9. Les actions relatives &agrave; la filiation ne peuvent faire l&rsquo;objet de renonciation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-10. Les jugements rendus en mati&egrave;re de filiation sont opposables m&ecirc;me aux personnes qui n&rsquo;y ont point &eacute;t&eacute; parties: ma&iuml;s celles-ci ont le droit d&rsquo;y former tierce opposition.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Les juges peuvent d&rsquo;office ordonner que soient mis en cause tous les int&eacute;ress&eacute;s auxquels ils estiment que le jugement doit &ecirc;tre rendu commun.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art 9311-11. Pareillement auand. sur l&rsquo;une des actions ouvertes par les articles 340 et 342 ci-dessous, il est oppos&eacute; une fin de non-recevoir ou une d&eacute;fense tir&eacute;e de ce que la m&egrave;re a eu, pendant la p&eacute;riode l&eacute;gale de la conception, des relations avec un tiers, le juge peut ordonner que celui-ci soit appel&eacute; en la cause.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-12. Les tribunaux r&egrave;glent les conflits de filiation pour lesquels la loi n&rsquo;a pas fix&eacute; d&rsquo;autre principe, en d&eacute;terminant par tous les movens de preuve la filiation la plus vraisemblable.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 311-13. Dans les cas o&ugrave; ils sont amen&eacute;s &agrave; &eacute;carter la pr&eacute;tention de la partie qui &eacute;levait en fait l&rsquo;enfant mineur, les tribunaux peuvent, n&eacute;anmoins, compte tenu de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;enfant. accorder &agrave; cette partie un droit de visite.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section III<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Du conflit des lois relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement de la filiation<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art 311-14. La filiation est r&eacute;gl&eacute;e par la loi personnelle de la m&egrave;re au jour de la naissance de l&rsquo;enfant ; si la m&egrave;re n&rsquo;est pas connue, par la loi personnelle de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-15. Toutefois, si l&rsquo;enfant l&eacute;gitime! et ses p&egrave;re et m&egrave;re; l&rsquo;enfant naturel et l&rsquo;un de ses p&egrave;re et m&egrave;re ont en France leur r&eacute;sidence habituelle, commune ou s&eacute;par&eacute;e, la possession d&rsquo;&eacute;tat produit toutes les cons&eacute;quences qui en d&eacute;coulent s&eacute;lon la loi fran&ccedil;aise, lors m&ecirc;me que les autres &eacute;l&eacute;ments de la filiation auraient pu d&eacute;pendre d&rsquo;une loi &eacute;trang&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-16. Le mariage emporte l&eacute;gitimation lorsque, au jour o&ugrave; l&rsquo;union a &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute;e, cette cons&eacute;quence est admise, soit par la loi r&eacute;gissant les effets du mariage, soit par la loi personnelle de l&rsquo;un des &eacute;poux, soit par la loi personnelle de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La l&eacute;gitimation par autorit&eacute; de justice est r&eacute;gie, au choix du requ&eacute;rant, soit par la loi personnelle de celui-ci, soit par la loi personnelle de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art: 311-17. La reconnaissance volontaire de paternit&eacute; ou de maternit&eacute; est valable si elle a &eacute;t&eacute; faite en conformit&eacute;, soit de la loi personnelle de son auteur, soit de la loi personnelle de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 311-18. L&rsquo;action &agrave; fins de subsides est r&eacute;gie, au choix de l&rsquo;enfant, soit par la loi de sa r&eacute;sidence habituelle, soit par la loi de la r&eacute;sidence habituelle du d&eacute;biteur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>CHAPITRE II<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>De la filiation l&eacute;gitime<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section I<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>De la pr&eacute;somption de paternit&eacute;<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 312. L&rsquo;enfant concu pendant le mariage a pour p&egrave;re le mari.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;N&eacute;anmoins, celui-ci pourra d&eacute;savouer l&rsquo;enfant en justice, s&rsquo;il justifie de faits propres &agrave; d&eacute;montrer qu&rsquo;il ne peut pas en &ecirc;tre le p&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 313. En cas de jugement ou m&ecirc;me de demande, soit de divorce, soit de s&eacute;paration de corps, la pr&eacute;somption de paternit&eacute; ne s&rsquo;applique pas &agrave; l&rsquo;&eacute;nfant n&eacute; plus de trois cents jours apr&egrave;s l&rsquo;ordonnance autorisant les &eacute;poux &agrave; r&eacute;sider s&eacute;par&eacute;ment, et moins de cent quatre-vingts jours depuis le rejet d&eacute;finitif d&eacute; la demande o&ugrave; &lsquo;devuis la r&eacute;conciliation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La pr&eacute;somption de paternit&eacute; retrouve, n&eacute;anmoins, de plein droit, sa force si lenfant, &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des &eacute;poux, a la possession d&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;enfant l&eacute;gitime.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art, 313-1. La pr&eacute;somption de paternit&eacute; est &eacute;cart&eacute;e quand l&rsquo;enfant, inscrit sans l&rsquo;indication du nom du mari, n&rsquo;a de possession d&rsquo;etat qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la m&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 313-2. Lorsque la pr&eacute;somption. de paternit&eacute; est &eacute;cart&eacute;e dans les conditions pr&eacute;vues aux articles pr&eacute;c&eacute;dents, la filiation de l&rsquo;enfant est &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la m&egrave;re comme s&rsquo;il y&rsquo;avait eu d&eacute;saveu admis en justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Chacun des &eacute;poux peut demander que les effets de la pr&eacute;somption de paternit&eacute; soient r&eacute;tablis, en justifiant que, dans la p&eacute;riode l&eacute;gale de la conception, une r&eacute;union de fait a eu lieu entre qux aui rend vraisemblable la paternit&eacute; du mari.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 314. L&rsquo;enfant n&eacute; avant le cent quatre-vingti&egrave;me jour du mariage est l&eacute;gitime et r&eacute;put&eacute; l&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; d&egrave;s sa conception.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le mari, toutefois, pourra le d&eacute;savouer selon les r&egrave;gles de l&rsquo;article 312.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Il pourra m&ecirc;me, le d&eacute;savouer sur la Seule preuve de la date de l&rsquo;accouchement, &agrave; moins qu&rsquo;il n&rsquo;ait connu la grossesse avant le mariage, ou qu&rsquo;il ne se soit, apr&egrave;s la naissance, comport&eacute; comme le p&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art: 315. La pr&eacute;somption de paternit&eacute; n&rsquo;est pas applicable &agrave; l&rsquo;enfant n&eacute; plus de trois c&eacute;nts jours apr&egrave;s la dissolution du mariage, ni, en cas d&rsquo;absence d&eacute;clar&eacute;e du mari, &agrave; celui qui est n&eacute; plus de trois cents jours apr&egrave;s la disparition.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 316. Le mari doit former l&rsquo;action en d&eacute;saveu dans les six mois de la naissance, lorsqu&rsquo;il se trouve sur les lieux ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;S&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas sur les lieux, dans les six mois de son retour,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Et dans les six mois qui suivent la d&eacute;couverte de la fraude, si la naissance de l&rsquo;enfant lui avait &eacute;t&eacute; cach&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 316-1. Si le mari est mort avant d&rsquo;avoir form&eacute; l&rsquo;action, mais &eacute;tant encore dans le d&eacute;lai utile pour le faire, ses h&eacute;ritiers auront qualit&eacute; pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Leur action, n&eacute;anmoins, cessera d&rsquo;&ecirc;tre recevable lorsque six mois se seront &eacute;coul&eacute;s &agrave; compter de l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;enfant se sera mis en possession des biens pr&eacute;tendus paternels, ou de l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; ils auront &eacute;t&eacute; troubl&eacute;s par lui dans leur propre possession.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 316-2. Tout- acte extrajudiciaire contenant d&eacute;saveu de la part du mari ou contestation de l&eacute;gitimit&eacute; de la part des h&eacute;ritiers, sera comme non avenu, s&rsquo;il n&rsquo;est suivi d&rsquo;une action en justice dans le d&eacute;lai de six mois.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 317. L&rsquo;action en d&eacute;saveu est dirig&eacute;e, en pr&eacute;sence de la m&egrave;re, contre un tuteur ad hoc, d&eacute;sign&eacute; &agrave; l&rsquo;enfant par le juge des tutelles.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 318. M&ecirc;me en l&rsquo;absence de d&eacute;saveu, la m&egrave;re pourra contester la paternit&eacute; du mari, mais Seulement aux fins de l&eacute;gitimation, quand elle se sera, apr&egrave;s dissolution du mariage, remari&eacute;e avec le v&eacute;ritable p&egrave;re de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 318-1. &Agrave; peine d&rsquo;irrecevabilit&eacute;, l&rsquo;action, dirig&eacute;e contre le mari ou ses h&eacute;ritiers, est jointe &agrave; une demande de l&eacute;gitimation form&eacute;e dans les termes de l&rsquo;article 331-1 ci-dessous.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Elle doit &ecirc;tre introduite par la m&ecirc;me et son nouveau conjoint dans les six mois de leur mariage et avant que l&rsquo;enfant n&rsquo;ait atteint l&rsquo;&acirc;ge de sept ans.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 318-2. Il est statu&eacute; sur les deux demandes par un seul &eacute;t m&ecirc;me jugement, qui ne peut accueillir la contestation de paternit&eacute; que si la l&eacute;gitimation est admise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section II<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Des preuves de la filiation l&eacute;gitime<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 319. La filiation des enfants l&eacute;gitimes se prouve par les actes de naissance inscrits s&uuml;r les registres de l&rsquo;&eacute;tat civil.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 320. A d&eacute;faut de ce titre, la possession de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;enfant l&eacute;gitime suffit.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 321. Il n&rsquo;y a de possession d&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;enfant l&eacute;gitime qu&rsquo;autant qu&rsquo;elle rattache l&rsquo;enfant indivisiblement &agrave; ses p&egrave;re et m&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 322. Nul ne p&eacute;ut r&eacute;clamer un &eacute;tat contraire &agrave; celui que lui donnent sont titre de naissance et la possession conforme &agrave; ce titre.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Et r&eacute;ciproquement, nul ne peut contester l&rsquo;&eacute;tat de celui qui a une possession conforme &agrave; son titre de naissance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art: 322-1. Toutefois, s&rsquo;il est all&eacute;gu&eacute; qu&rsquo;il y &agrave; eu supposition, d&rsquo;enfant, ou substitution, m&ecirc;me involontaire, soit avant, soit apr&egrave;s la r&eacute;daction de l&rsquo;acte de naissance, la preuve en sera recevable et pourra se faire par tous moyens.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 323. &Agrave; d&eacute;faut de titre et de possession d&rsquo;&eacute;tat, ou si l&rsquo;enfant a &eacute;t&eacute; inscrit, soit sous de faux noms, soit sans indication du nom de la m&egrave;re, la pr&eacute;uve de la filiation peut se faire par t&eacute;moins.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; La preuve par t&eacute;moins ne peut, n&eacute;anmoins, &ecirc;tre admise que lorsqu&rsquo;il existe, soit un commencement de preuve par &eacute;crit, soit des pr&eacute;somptions o&ugrave; indices assez graves pour en d&eacute;terminer l&rsquo;admission.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art, 324. Le commencement de preuve par &eacute;crit r&eacute;sulte des titres de famille, des registres et papiers domestiques, ainsi que de tous autres &eacute;crits publics ou priv&eacute;s &eacute;man&eacute;s d&rsquo;une partie engag&eacute;e dans la contestation ou qui y aurait int&eacute;r&ecirc;t si elle &eacute;tait vivante.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 325. La preuve contraire peut se faire par tous les moyens propres &agrave; &eacute;tablir que le r&eacute;clamant n&rsquo;est pas l&rsquo;enfant de la m&egrave;re qu&rsquo;il pr&eacute;tend avoir, ou m&ecirc;me la maternit&eacute; prouv&eacute;e, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas l&rsquo;enfant du mari de la m&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si le mari n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; mis en cause dans l&rsquo;instance en r&eacute;clamation d&rsquo;&eacute;tat, il peut contester sa paternit&eacute; dans un d&eacute;lai de six mois &agrave; compter du jour o&ugrave; il a eu Connaissance du jugement pass&eacute; en force de chose jug&eacute;e accueillant la demande de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 326. Sans attendre qu&rsquo;une r&eacute;clamation d&rsquo;&eacute;tat soit intent&eacute;e par l&rsquo;enfant, le mari peut, par tous moyens, contester sa paternit&eacute; dans un d&eacute;lai de six mois &agrave; compter du jour o&ugrave; il a connu la naissance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 327. Apr&egrave;s la mort du mari, ses h&eacute;ritiers auront pare&iuml;llement le droit de contester sa paternit&eacute; soit &agrave; titre preventif si le mari &eacute;tait encore dans le d&eacute;lai utile pour le faire, soit en d&eacute;fense &agrave; une action en r&eacute;clamation d&rsquo;&eacute;tat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 328. Les &eacute;poux, s&eacute;par&eacute;ment ou conjointement peuvent, en rapportant la preuve pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 328 ci-dessus, r&eacute;clamer un enfant comme &eacute;tant le leur ; mais si celui-ci a d&eacute;j&agrave; une autre filiation &eacute;tablie, ils doivent pr&eacute;alablement en d&eacute;montrer l&rsquo;inexactitude, &agrave; supposer que l&rsquo;on soit dans l&rsquo;un des cas o&ugrave; la loi autorise cette d&eacute;monstration.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section III<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>De la l&eacute;gitimation<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: left;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: left;\">&laquo;Art, 329. La l&eacute;sitimation peut b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; tous les enfants naturels, pourvu que, soit par reconnaissance volontaire, soit par jugement, leur filiation ait &eacute;t&eacute; l&eacute;galement &eacute;tablie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 830. La l&eacute;gitimation a lieu, soit par mariage des parents, soit par autorit&eacute; de justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\"><strong>1er. De la l&eacute;gitimation par mariage<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 331. Tous les enfants n&eacute;s hors mariage sont l&eacute;gitim&eacute;s d&eacute; plein droit par le mariage subs&eacute;quent de leurs p&egrave;re et m&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Si leur filiation n&rsquo;&eacute;tait pas d&eacute;j&agrave; &eacute;tablie, ces enfants font l&rsquo;objet d&rsquo;une reconnaissance au moment de l&agrave; c&eacute;l&eacute;bration du mariage. En ce cas, l&rsquo;offici&eacute;r de l&rsquo;&eacute;tat civil qui proc&egrave;de &agrave; la c&eacute;l&eacute;bration constate la reconnaissance et la l&eacute;gitimation dans un acte s&eacute;par&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 331-1. Quand la filiation d&rsquo;un enfant naturel n&rsquo;a &eacute;t&eacute; &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ses p&egrave;re et m&egrave;re ou de l&rsquo;un d&rsquo;eux que post&eacute;rieurement &agrave; leur mariage, la l&eacute;gitimation ne peut avoir lieu qu&rsquo;en vertu d&rsquo;un jugement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Ce jugement doit constater que l&rsquo;enfant a eu, depuis la c&eacute;l&eacute;bration du mariage, la possession d&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;enfant. commun.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 331-2. Toute l&eacute;gitimation est mentionn&eacute;e en marge de l&rsquo;acte de naissance de l&rsquo;enfant l&eacute;gitim&eacute;,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Cette mention peut &ecirc;tre requise par tout int&eacute;ress&eacute;. Dans le cas de l&rsquo;article 331, l&rsquo;officier de l&rsquo;&eacute;tat civil y pourvoit lui-m&ecirc;me, s&rsquo;il &agrave; eu connaissance de l&rsquo;existence des enfants.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art 332. La l&eacute;gitimation peut avoir lieu apr&egrave;s la mort de lenfant, s&rsquo;il &agrave; laiss&eacute; des descendants ; elle profite alors &agrave; ceux-ci.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 332-1. La l&eacute;gitimation conf&egrave;re &agrave; l&rsquo;enfant l&eacute;gitim&eacute; les droits et les devoirs de l&rsquo;enfant l&eacute;gitime.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Elle prend effet &agrave; la date du mariage.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\"><strong>2. De la l&eacute;gitimation par autorit&eacute; de justice<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 333. S&rsquo;il appara&icirc;t que le mariage est impossible entre les deux parents, le b&eacute;n&eacute;fice de la l&eacute;gitimation pourra encore &ecirc;tre conf&eacute;r&eacute;, &agrave; l&rsquo;enfant par autorit&eacute; de justice pourvu qu&rsquo;il ait, &agrave; l&rsquo;endroit du parent qui la requiert, la possession d&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;enfant naturel.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 333-1. La reau&ecirc;te aux fins de l&eacute;gitimation est form&eacute;e par l&rsquo;&uuml;un d&eacute;s deux parents o&ugrave; par les, deux conjointement devant le tribunal de grande instance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 333-2. Si l&rsquo;un des parents de l&rsquo;enfant se trouvait, au temps de la conception, dans les liens d&rsquo;un mari&auml;ge qui n&rsquo;est pas dissous, sa requ&ecirc;te n&rsquo;est recevable qu&rsquo;avec le consentement de son conjoint.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 333-3. Le tribunal v&eacute;rifie si les conditions de l&agrave; loi sont remplies et, apr&egrave;s avoir re&ccedil;u o&ugrave; provoqu&eacute;, le cas- &eacute;ch&eacute;ant, les observations de l&rsquo;enfant lui-m&ecirc;me, de l&rsquo;autre parent quand il n&rsquo;est pas partie &agrave; la requ&ecirc;te, ainsi que du conjoint du requ&eacute;rant, il prononce, s&rsquo;il l&rsquo;estime justifi&eacute;e, la l&eacute;gitimation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 333-4. La l&eacute;gitimation par autorit&eacute; de justice prend effet &agrave; la date de la d&eacute;cision qui la prononce d&eacute;finitivement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si &eacute;lle a eu lieu &agrave; la requ&ecirc;te d&rsquo;un seul des parents, elle n&rsquo;a point d&rsquo;effet &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;autre; elle n&rsquo;emporte pas modification du nom de l&rsquo;enfant. sauf d&eacute;cision contraire du tribunal.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 333-5. Si la l&eacute;gitimation par autorit&eacute; de justice a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e &agrave;, l&rsquo;&eacute;gard des deux parents, l&rsquo;enfant prend le nom du p&egrave;re; s&rsquo;il est mineur, il est statu&eacute; Sur sa garde par le tribunal, comme en mati&egrave;re de divorce.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 333-6. Les dispositions des articles. 331-2, 332 et 332-1, alin&eacute;a 1&deg;, sont applicables &agrave; la l&eacute;gitimation par autorit&eacute; de justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>CHAPITRE III<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>De la filiation naturelle<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section. I<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Des effets de la filiation naturelle<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>et de ses modes d&rsquo;&eacute;tablissement en g&eacute;n&eacute;ral<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: left;\">&laquo;Art. 334. L&rsquo;enfant naturel &agrave; en g&eacute;n&eacute;r&auml;l les m&ecirc;mes droits et les m&ecirc;mes devoirs que. lenfant l&eacute;gitime dans ses rapports avec ses p&egrave;re et m&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Il entre dans la famille de son auteur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si, au temps de la conception, le p&egrave;re ou la m&egrave;re &eacute;tait engag&eacute; dans les liens du mariage avec une autre personne, les droits de l&rsquo;enfant ne peuvent pr&eacute;judicier que dans la mesure r&eacute;gl&eacute;e par la loi, aux engagements qu&eacute;, par le fait du mariage,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ce parent avait contract&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 334-1. L&rsquo;enfant naturel acquiert le nom de celui de ses deux parents &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de qui sa filiation est &eacute;tablie en premier lieu le nom de son p&egrave;re, si sa filiation est &eacute;tablie simultan&eacute;ment &agrave; l&rsquo;&eacute;sard de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 3342, Lors m&ecirc;me que sa filiation n&rsquo;aurait &eacute;t&eacute; &eacute;tablie qu&rsquo;en second lieu &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du p&egrave;re, l&rsquo;enfant naturel pourra prendre le nom de celui-ci par substitution, si pendant sa minorit&eacute; ses deux parents en font la d&eacute;claration conjointe devant le juge des tutelles.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si l&rsquo;enfant a plus de quinze ans, son consentement personnel est n&eacute;cessaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 334-3. Dans tous les autres cas, l&eacute; changement de nom de l&rsquo;enfant naturel doit &ecirc;tre demand&eacute; au tribunal de grande instance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;action est ouverte pendant la minorit&eacute; de l&rsquo;enfant et dans les deux ann&eacute;es qui suivront, soit sa majorit&eacute;, soit une modification apport&eacute;e &agrave; son &eacute;tat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 334-4. La substitution de nom s&rsquo;&eacute;tend de plein droit aux enfants mineurs de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;. Elle ne s&rsquo;&eacute;tend aux enfants majeurs qu&rsquo;avec leur consentement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 334-5. En l&rsquo;absence de filiation paternelle &eacute;tablie, le mari de la m&egrave;re peut conf&eacute;rer, par substitution, son propre nom &agrave; l&rsquo;enfant par une d&eacute;claration qu&rsquo;il fera conjointement avec la m&egrave;re, sous les conditions pr&eacute;vues. &agrave; l&rsquo;article 334-2 ci-dessus.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;enfant, pourra tout&eacute;fois demander &agrave; reprendre le nom qu&rsquo;il portait ant&eacute;rieurement par une demande qu&rsquo;il soumettra au tribunal de grande instance, dans les deux ann&eacute;es suivant sa majorit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art 334-6. Les r&egrave;gles d&rsquo;attribution du nom pr&eacute;vues aux articles pr&eacute;c&eacute;dents ne pr&eacute;judicient point aux &eacute;ffets de la possession d&rsquo;&eacute;tat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art: 334-7. Dans le cas pr&eacute;vu au troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 334 ci-dessus, l&rsquo;enfant naturel ne peut &ecirc;tre &eacute;lev&eacute; au domicile Conjugal qu&rsquo;avec le consentement du conjoint de son auteur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 334-8. La filiation naturelle est l&eacute;galement &eacute;tablie, Soit. par reconnaissance volontaire, soit par d&eacute;claration judiciaire, &agrave; la suite d&rsquo;une action en recherche de paternit&eacute; o&ugrave; de maternit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La filiation naturelle peut aussi se trouver l&eacute;galement &eacute;tablie par l&rsquo;effet n&eacute;cessaire d&rsquo;un jugement, notamment &agrave; la suite d&rsquo;une action en d&eacute;saveu ou en contestation de l&eacute;gitimit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 334-9. Toute reconnaissance est nulle, toute demande en recherche est irrecevable, quand l&rsquo;enfant a une filiation l&eacute;gitime d&eacute;j&agrave; &eacute;tablie par la possession d&rsquo;&eacute;tat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 334-10. S&rsquo;il existe entre les p&egrave;re et m&egrave;re de l&rsquo;enfant naturel un des emp&ecirc;chements &agrave; mariage pr&eacute;vus par les articles 161 et 162 ci-dessus pour cause de parent&eacute;, la filiation &eacute;tant d&eacute;j&agrave; &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;un, il est interdit d&rsquo;&eacute;tablir l&agrave; filiation &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section II<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>De la reconnaissance des enfants naturels<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 335. La reconnaissance d&rsquo;&uuml;un enfant naturel sera faite par acte authentique, lorsqu&rsquo;elle ne l&rsquo;aura pas &eacute;t&eacute; dans l&rsquo;acte de naissance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 336. La reconnaissance du p&egrave;re, sans l&rsquo;indication et l&rsquo;aveu de la m&egrave;re, n&rsquo;a d&rsquo;effet qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;gard du p&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 337. L&rsquo;acte de naissance portant l&rsquo;indication de la m&egrave;re vaut reconnaissance, lorsqu&rsquo;il est corrobor&eacute; par la possession d&rsquo;&eacute;tat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 338. Tant qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; contest&eacute;e en justice, une reconnaissance rend irrecevable l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;une autre filiation naturelle qui la contre dirait.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 339. La reconnaissance peut &ecirc;tre contest&eacute;e par toutes personnes qui y ont int&eacute;r&ecirc;t, m&ecirc;me par son auteur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;l&rsquo;action est aussi ouverte au minist&egrave;re public, si des indices tir&eacute;s des actes eux-m&ecirc;mes rendent invraisemblable la filiation d&eacute;clar&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Quand il existe une possession d&rsquo;&eacute;tat conforme &agrave; la reconna&iuml;ssance et qui a dur&eacute; dix ans au moins depuis celle-ci, aucune contestation n&rsquo;est plus recevable, si ce n&rsquo;est de la part de l&rsquo;autre parent, de l&rsquo;enfant lui-m&ecirc;me ou de ceux qui se pr&eacute;tendent les parents v&eacute;ritables.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section III<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Des actions en recherche de paternit&eacute; et de maternit&eacute;<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 340. La paternit&eacute; hors mariage peut &ecirc;tre judiciairement d&eacute;clar&eacute;e :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;1&deg; Dans le cas d&rsquo;enl&egrave;v&eacute;ment ou de viol, lorsque l&rsquo;&eacute;poque des faits se rapportera &agrave; celle de la conception ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;2&deg; Dans le cas de s&eacute;duction, accomplie &agrave; l&rsquo;aide des man&oelig;uvres dolosives, abus d&rsquo;autorit&eacute;, promesse de mariage ou fian&ccedil;a&iuml;lles ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;3&deg; Dans le cas o&ugrave; il existe des lettres ou quelque autre &eacute;crit &eacute;manant du p&egrave;re pr&eacute;tendu, propres &agrave; &eacute;tablir la paternit&eacute; d&rsquo;une mani&egrave;re non &eacute;quivoque ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;4&deg; Dans le cas o&ugrave; le p&egrave;re pr&eacute;tendu et la m&egrave;re ont v&eacute;cu pndant la p&eacute;riode l&eacute;gale de la conception en &eacute;tat de concubinage, impliquant, &agrave;. d&eacute;faut de communaut&eacute; de vie, des relations stables et continues.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;5&deg; Dans le cas o&ugrave; le p&egrave;re pr&eacute;tendu a pourvu ou particip&eacute; &agrave; l&rsquo;entretien, &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement de l&rsquo;enfant en qualit&eacute; de p&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 340-1. L&rsquo;action en recherche de paternit&eacute; ne sera pas recevable :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;1&deg; S&rsquo;il est &eacute;tabli que, pendant la p&eacute;riode l&eacute;gale de la conception, la m&egrave;re &eacute;tait d&rsquo;une inconduite notoire ou qu&rsquo;elle a eu commerce avec un autre individu, &agrave; moins qu&rsquo;il ne r&eacute;sulte d&rsquo;un examen des sangs ou de toute autre m&eacute;thode m&eacute;dicale certaine que cet individu ne peut &ecirc;tre le p&egrave;re :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;2 Si le p&egrave;re pr&eacute;tendu &eacute;tait, pendant la m&ecirc;me p&eacute;riode, soit par suite d&rsquo;&eacute;loignement, soit par l&rsquo;effet de quelque accident, dans l&rsquo;impossibilit&eacute; physioue d&rsquo;&ecirc;tre le p&egrave;re ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;3&deg; Si le p&egrave;re pr&eacute;tendu &eacute;tablit par un examen des sangs ou par toute autre m&eacute;thode m&eacute;dicale certaine qu&rsquo;il ne peut &ecirc;tre le p&egrave;re de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 340-2. L&rsquo;action n&rsquo;appartient qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Pendant la minorit&eacute; de l&rsquo;enfant, la m&egrave;re, m&ecirc;me mineure, a seule qualit&eacute; pour l&rsquo;exercer.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si la m&egrave;re n&rsquo;a pas reconnu l&rsquo;enfant, si elle est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e ou si elle se trouve dans limpossibilit&eacute; de manifester sa volont&eacute;, l&rsquo;action sera intent&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions de larticle 464 alin&eacute;a 3, du pr&eacute;sent code.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 340-3 _ L&rsquo;action en recherche de paternit&eacute; est exerc&eacute;e contre le p&egrave;re pr&eacute;tendu ou contre ses h&eacute;ritiers ; si les h&eacute;ritiers ont renonc&eacute; &agrave; la succession, contre l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 340-4. L&rsquo;action doit, &agrave; peine de d&eacute;ch&eacute;ance, &ecirc;tre exerc&eacute;e dans les deux ann&eacute;es qui suivent la naissance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Toutefois, dans les quatri&egrave;me et cinqui&egrave;me cas de l&rsquo;article 340, elle peut &ecirc;tre exerc&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;expiration des deux ann&eacute;es qui suivent la cessation, soit du concubinage, soit des actes de participation &agrave; l&rsquo;entretien et &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si elle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; exerc&eacute;e pendant la minorit&eacute; de l&rsquo;enfant, celui-ci peut encore l&rsquo;exercer pendant les deux ann&eacute;es qui suivent sa majorit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 340-5. Lorsqu&rsquo;il accueille action, le tribunal peut, &agrave; la demande de la m&ecirc;re, condamner le p&egrave;re &agrave; lui rembourser tout ou partie de ses frais de maternit&eacute; et d&rsquo;entretien pendant les trois mois qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; et les trois mois qui ont suivi la naissance, sans pr&eacute;judice des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts auxquels elle pourrait pr&eacute;tendre par application des articles 1382 et 1383.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 340-6. Le tribunal statue, s&rsquo;il y a lieu, sur l&rsquo;attribution du nom et sur l&rsquo;autorit&eacute; parentale, conform&eacute;ment aux articles 334-3 et 374.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 340-7. En rejetant la demande, les juges pourront, n&eacute;anmoins, allouer des subsides &agrave; l&rsquo;enfant, si les relations entre la m&egrave;re et le d&eacute;fendeur ont &eacute;t&eacute; d&eacute;montr&eacute;es dans les conditions pr&eacute;vues aux articles 342 et suivants.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 341. La recherche de la maternit&eacute; est admise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;enfant qui exerce l&rsquo;action sera tenu de prouver qu&rsquo;il est celui dont la m&egrave;re pr&eacute;t&eacute;ndue est accouch&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Il sera recu &agrave; le prouver en &eacute;tablissant qu&rsquo;il a, &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de celle-ci, la possession d&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;enfant naturel.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;A d&eacute;faut, la preuve de la filiation pourra &ecirc;tre faite par t&eacute;moins, s&rsquo;il existe, soit des pr&eacute;somptions ou indices graves, soit un commencement de preuve par &eacute;crit, au sens de l&rsquo;article 324 ci-dessus.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section IV<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>De l&rsquo;action &agrave; fins de subsides<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: left;\">&laquo;Art. 342. Tout enfant naturel dont la filiation paternelle n&rsquo;est pas l&eacute;galement &eacute;tablie, peut r&eacute;clamer des subsides &agrave; celui qui a eu des relations avec sa m&egrave;re pendant la p&eacute;riode l&eacute;gale de la conception.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;action est recevable m&ecirc;me si le p&egrave;re ou la m&egrave;re &eacute;tait au temps de la conception, engag&eacute; dans les liens du mariage avec une autre personne, ou s&rsquo;il existait entre eux un des emp&ecirc;chements &agrave; mariage r&eacute;gl&eacute;s par les articles 161 &agrave; 164 du pr&eacute;sent code.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 342-1. L&rsquo;action &agrave; fins de subsides peut aussi &ecirc;tre exerc&eacute;e par l&rsquo;enfant d&rsquo;une femme mari&eacute;e, si son titre d&rsquo;enfant l&eacute;gitime n&rsquo;est pas corrobor&eacute; par la possession d&rsquo;&eacute;tat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Sert. 349-2. Les subsides se r&egrave;glent, en forme de pension, d&rsquo;apr&egrave;s les besoins de l&rsquo;enfant, les ressources du d&eacute;biteur, la situation familiale de celui-ci.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La pension peut &ecirc;tre due au-del&agrave; de ia majorit&eacute; de l&rsquo;enfant, s&rsquo;il est encore dans le besoin, &agrave; moins que cet &eacute;tat ne lui soit imputable &agrave; faute.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art: 3423. Quand il y a lieu &agrave; l&rsquo;application de l&rsquo;article 311-11 ci-dessus, le juge, en l&rsquo;absence d&rsquo;autres &eacute;l&eacute;ments de d&eacute;cision, a la facult&eacute; de mettre une indemnit&eacute; destin&eacute;e &agrave; assurer l&rsquo;entretien et l&rsquo;&eacute;ducation de l&rsquo;enfant &agrave; la charge des d&eacute;fendeurs. si des fautes sont &eacute;tablies &agrave; leur encontre, ou si des engagements ont &eacute;t&eacute; pris ant&eacute;rieurement par eux.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Cette indemnit&eacute; sera recouvr&eacute;e par l&rsquo;aide sociale &agrave; l&rsquo;enfance, une &oelig;uvre reconnue d&rsquo;utilit&eacute; publique, ou un mandataire de justice tenu au secret professionnel, qui la reversera au repr&eacute;sentant l&eacute;gal de l&rsquo;enfant. Les conditions de ce recouvrement et de te reversement seront fix&eacute;es par d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Les dispositions r&eacute;gissant les subsides sont, pour le surplus, applicables &agrave; cette indemnit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 342-4.&nbsp; Le d&eacute;fendeur peut &eacute;carter la demande, soit en faisant la preuve, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 340-1, 2&deg; et 3&deg;, qu&rsquo;il ne pouvait &ecirc;tre le p&egrave;re de l&rsquo;enfant, soit en &eacute;tablissant que la m&egrave;re se livrait &agrave; la d&eacute;bauche.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 342-5. La charge des subsides se transmet &agrave; la succession du d&eacute;biteur suivant les r&egrave;gles de l&rsquo;article 207-1 ci-dessus.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 342-6. Les articles 340-2 &agrave; 340-5 ci-dessus sont applicables &agrave; l&rsquo;action &agrave; fins de subsides.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 342-7. Le jugement qui alloue les subsides cr&eacute;e entre le d&eacute;biteur et le b&eacute;n&eacute;ficiaire, ainsi que, le cas &eacute;ch&eacute;ant, entre chacun d&rsquo;eux et les parents ou le conjoint de l&rsquo;autre, les emp&eacute;chements &agrave; mariage r&eacute;gl&eacute;s par les articles 161 &agrave; 164 du pr&eacute;sent code.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 342-8. La chose jug&eacute;e sur l&rsquo;action &agrave; fins de subsides n&rsquo;&eacute;l&egrave;ve aucune fin de non-recevoir contre une action ult&eacute;rieure en recherche de paternit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;allocation des subsides cessera d&rsquo;avoir effet si la filiation paternelle de l&rsquo;enfant vient &agrave; &ecirc;tre &eacute;tablie par la suite &agrave; l&rsquo;endroit d&rsquo;un autre que le d&eacute;biteur. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 2. Les premier et second alin&eacute;as de l&rsquo;article 311 du code civil, au livre Ier (titre VI, Du divorce) formeront d&eacute;sormais l&rsquo;article 310-1; le troisi&egrave;me alin&eacute;a formera l&rsquo;article 310-2 ; le quatri&egrave;me alin&eacute;a 310-3.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 3. Les articles ci-dessous &eacute;num&eacute;r&eacute;s du code civil, au livre Ier (titre IL Des actes de l&rsquo;&eacute;tat civil, et titre V, Du mariage) sont modifi&eacute;s ainsi qu&rsquo;il suit :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 72. Ni l&rsquo;acte de notori&eacute;t&eacute; ni le refus de le d&eacute;livrer ne sont sujets &agrave; recours. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 163. Le mariage est encore prohib&eacute; entre l&rsquo;oncle et la ni&egrave;ce, la tante et le neveu, que la parent&eacute; soit l&eacute;gitime ou naturelle.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 201. Le mariage qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; nul produit, n&eacute;anmoins, ses effets &agrave; l&rsquo;&eacute;sard des &eacute;poux, lorsqu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; contract&eacute; de bonne foi.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si la bonne foi n&rsquo;existe que de la part de l&rsquo;un des &eacute;poux,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 202. Il produit aussi ses effets &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des enfants,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">auand bien m&ecirc;me aucun des &eacute;poux n&rsquo;aurait &eacute;t&eacute; de bonne foi.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Il est statu&eacute; sur leur garde comme en mati&egrave;re de divorce. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 205. Les enfants doivent des aliments &agrave; leurs p&egrave;re<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">et m&egrave;re ou autres ascendants qui sont dans le besoin.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 207. Les obligations r&eacute;sultant de ces dispositions sont r&eacute;ciproques.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;N&eacute;anmoins, quand le cr&eacute;ancier aura lui-m&ecirc;me manqu&eacute; gravement &agrave; ses obligations envers le d&eacute;biteur, le juge pourra d&eacute;charger celui-ci de tout ou partie de la dette alimentaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art 207-1. La succession de l&rsquo;&eacute;poux pr&eacute;d&eacute;c&eacute;d&eacute; doit les aliments &agrave; l&rsquo;&eacute;poux survivant qui est dans le besoin. Le d&eacute;lai pour les r&eacute;clamer est d&rsquo;un an &agrave; partir du d&eacute;c&egrave;s et se prolonge, en cas de partage, jusqu&rsquo;&agrave; son ach&egrave;vement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La pension alimentaire est pr&eacute;lev&eacute;e sur l&rsquo;h&eacute;r&eacute;dit&eacute;. Elle est support&eacute;e par tous les h&eacute;ritiers, et en cas d&rsquo;insuffisance, par tous les l&eacute;gataires particuliers, proportionnellement &agrave; leur &eacute;molument.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Toutefois, si le d&eacute;funt a express&eacute;ment d&eacute;clar&eacute; que tel legs sera acquitt&eacute; de pr&eacute;f&eacute;rence aux autres, il sera fait application de l&rsquo;article 927 :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 208. Les aliments ne sont accord&eacute;s que dans la proportion du besoin de celui qui les r&eacute;clame, et de la fortune de celui qui les doit.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le juge peut, m&ecirc;me d&rsquo;office, et selon les circonstances de l&rsquo;esp&egrave;ce, assortir la pension alimentaire d&rsquo;une clause de variation permise par les lois en vigueur.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 4. L&rsquo;article 747 du code civil est abrog&eacute; et les articles 733, alin&eacute;a 1&deg;&rsquo;, et 744 sont modifi&eacute;s ainsi qu&rsquo;il suit :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 733 (alin&eacute;a 1%). Toute succession &eacute;chue &agrave; des ascendants ou &agrave; des collat&eacute;raux, qu&rsquo;ils soient l&eacute;gitimes ou naturels, se divise en deux parts &eacute;gales : l&rsquo;une pour les parents de l&agrave; ligne paternelle, l&rsquo;autre pour les parents de la ligne maternelle. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 744. On ne repr&eacute;sente pas les personnes vivantes, mais seulement celles aui sont mortes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;On peut repr&eacute;senter celui &agrave; la succession duquel on a renonc&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; La loi ne distingue pas, pour l&rsquo;exercice de la repr&eacute;sentation, entre la filiation l&eacute;gitime et la filiation naturelle. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art 5.&nbsp; Les sections VI VII et VIII du chagitre III du titre I (Des successions) du livre HI du code civil sont remplac&eacute;es par les dispositions suivantes :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section VI<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Des droits successoraux r&eacute;sultant de la filiation naturelle<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: left;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: left;\">&laquo;Art. 756. La filiation naturelle ne cr&eacute;e de droits successoraux qu&rsquo;autant qu&rsquo;elle est l&eacute;galement &eacute;tablie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 757. L&rsquo;enfant naturel a, en g&eacute;n&eacute;ral, dans la succession de ses p&ecirc;re et m&egrave;re et autres ascendants, ainsi que de ses fr&egrave;res et s&oelig;urs et autres collat&eacute;raux, les m&ecirc;mes droits qu&rsquo;un enfant l&eacute;gitime.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 758 R&eacute;ciproquement, les p&egrave;re et m&egrave;re et autres ascendants de l&rsquo;enfant naturel, ainsi que ses fr&egrave;res et s&oelig;urs et autres collat&eacute;raux, viennent &agrave; sa succession comme sil &eacute;tait un enfant l&eacute;gitime.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 759. Les enfants naturels dont le p&egrave;re ou la m&egrave;re &eacute;tait, au temps de leur conception, engag&eacute; dans les liens du mariage avec une autre personne, n&rsquo;excluent pas celle-ci de la succession de leur auteur, lorsque, &agrave; leur d&eacute;faut, elle y e&ucirc;t &eacute;t&eacute; abp&eacute;l&eacute;e par application des articles 765 et 766 ci-dessous.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;En pareil cas, ils ne recevront, quel que soit leur nombre, que la moiti&eacute; de ce qui, en leur absence, aurait &ecirc;t&eacute; d&eacute;volu au conjoint selon les articles pr&eacute;cit&eacute;s, le calcul &eacute;tant fait ligne par ligne.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La r&eacute;partition de la succession se fixe d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;tat des vocations h&eacute;r&eacute;ditaires au jour du d&eacute;c&egrave;s, nonobstant toutes renonciations ult&eacute;rieures.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La r&eacute;partition de la succession se fixe d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;tat des vocations h&eacute;r&eacute;ditaires au jour du d&eacute;c&egrave;s, nonobstant toutes renonciations ult&eacute;rieures.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 760. Les enfants naturels dont le p&egrave;re ou la m&egrave;re &eacute;tait, au temps de leur conception, engag&eacute; dans les liens d&rsquo;un mariage d&rsquo;o&ugrave; sont issus des enfants l&eacute;gitimes, sont appel&eacute;s &agrave; la succession de leur auteur en concours avec ces enfants ; maischacun d&rsquo;eux ne recevra que la moiti&eacute; de la part &agrave; laquelle il aurait eu droit si tous les enfants du d&eacute;funt, y compris lui-<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">m&ecirc;mes, eussent &eacute;t&eacute; l&eacute;gitimes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La fraction dont sa part h&eacute;r&eacute;ditaire est a&iuml;nsi diminu&eacute;e accro&icirc;tra aux seules enfants issus du mariage auquel l&rsquo;adult&egrave;re a port&eacute; atteinte; elle se divisera entre eux &agrave; proportion de leurs parts h&eacute;r&eacute;ditaires.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 761. Si le conjoint survivant ou les enfants issus du mariage demandent, &agrave; charge de soulte s&rsquo;il y a lieu, que certains biens de la succession leur soient attribu&eacute;s par pr&eacute;f&eacute;rence dans les conditions de l&rsquo;article 832, les enfants naturels vis&eacute;s aux deux articles pr&eacute;c&eacute;dents ne pourront s&rsquo;opposer &agrave; cette attribution pr&eacute;f&eacute;rentielle. La m&ecirc;me facult&eacute; s&rsquo;&eacute;tend au local d&rsquo;habitation dans lequel le ou les demandeurs avaient leur r&eacute;sidence secondaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le conjoint peut exercer ce droit lorsqu&rsquo;il vient &agrave; la succession par application, soit de l&rsquo;article 759, soit de l&rsquo;article 767, et il peut, dans touts les cas, l&rsquo;exercer en demandant une attribution pr&eacute;f&eacute;rentielle sur ces m&ecirc;mes biens en usufruit seulement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 762. Dans le cas des articles 759 et 760, le p&egrave;re ou la m&egrave;re pourra &eacute;carter les enfants naturels de toute participation personnelle aux op&eacute;rations futures de liquidation et de partage, en leur faisant, de son vivant, une attribution suffisante de biens, sous la stipulation expresse qu&rsquo;elle a lieu en r&egrave;glement anticip&eacute; de leurs droits successoraux.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 763. L&rsquo;attribution se fait en la forme des donations. Elle emportera transfert de la propri&eacute;t&eacute; par l&rsquo;acceptation de l&rsquo;attributaire ou de son repr&eacute;sentant l&eacute;gal.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Tant qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas accept&eacute;e, elle peut &ecirc;tre r&eacute;voqu&eacute;e ou modifi&eacute;e par son auteur dans les m&ecirc;mes formes. Si l&rsquo;attributaire n&eacute; veut o&ugrave; ne peut en percevoir les revenus, ils seront employ&eacute;s pour son compte et &agrave; son nom.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&amp; L&rsquo;attribution. prend effet &agrave; l&rsquo;ouverture de la succession lorsqu&rsquo;elle n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; ant&eacute;rieurement accept&eacute;e par l&rsquo;attributaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 763-1. ST &agrave; l&rsquo;ouverture de la succession, les. estimations ayant &eacute;t&eacute; faites comme en mati&egrave;re de rapport, il est constat&eacute; que la valeur des biens attribu&eacute;s exc&egrave;de les droits successoraux d&rsquo;un attributaire, ou, &agrave; l&rsquo;inverse, leur est inf&eacute;rieure, il y aura lieu &agrave; r&eacute;duction ou &agrave; compl&eacute;ment, selon le cas, sans toutefois que les autres h&eacute;ritiers ou l&rsquo;enfant puissent &eacute;lever aucune r&eacute;clamation quant aux revenus per&ccedil;us en trop o&ugrave; en moins avant le d&eacute;c&egrave;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;S&rsquo;il y a lieu &agrave; compl&eacute;ment, celui-ci est fourni en argent ou en nature, au gr&eacute; des autres h&eacute;ritiers.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 763-2. L&rsquo;attribution ne vaut r&egrave;glement anticip&eacute; de la succession que si elle conf&egrave;re &agrave; un tiers, d&eacute;sign&eacute; dans les cat&eacute;gories professionnelles qui seront agr&eacute;&eacute;es par d&eacute;cret, le pouvoir exclusif et irr&eacute;vocable de repr&eacute;senter l&rsquo;attributaire dans toutes. les op&eacute;rations &agrave; venir de liquidation et de partage, ainsi que d&rsquo;agir et de d&eacute;fendre pour son compte dans toutes les instances qui pourraient s&rsquo;&eacute;lever au sujet de ses droits successoraux.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 763-3. Le tiers constitu&eacute; par le d&eacute;funt pour repr&eacute;senter un attributaire est tenu envers celui-ci de toutes les obligations d&rsquo;un mandataire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 764. Si, &agrave; l&rsquo;ouverture de la succession, il n&rsquo;y &agrave; ni conjoint survivant, ni enfant issu du mariage, ou s&rsquo;ils renoncent, les pouvoirs du repr&eacute;sentant cesseront de plein droit, et les attributions seront trait&eacute;es comme avancements d&rsquo;hoiries.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Section VII<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px; text-align: center;\"><strong>Des droits du conjoint survivant<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 765. Lorsque le d&eacute;funt ne laisse pas de parent&eacute; au degr&eacute; suctessible, ou S&rsquo;il ne laisse que des collat&eacute;raux autres que des fr&egrave;res ou s&oelig;urs ou des descendants de ceux-ci, les biens de sa succession appartient en pleine propri&eacute;t&eacute; au conjoint non divorc&eacute; qui lui survit et contre lequel n&rsquo;existe pas de jugement de s&eacute;paration de corps pass&eacute; en force de chose jug&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art 766. Lorsque le d&eacute;funt ne laises pas une ligne, paternelle ou maternelle, aucun parent au degr&eacute; successible, o&ugrave; s&rsquo;il ne laisse, dans cette ligne, que des collat&eacute;raux, autres que des fr&egrave;res ou s&oelig;urs ou des descendants de ceux-ci, la moiti&eacute; de sa &lsquo;succession est d&eacute;volue, nonobstant les dispositions de l&rsquo;article 753; au conjoint non divorc&eacute; qui lui survit et contre lequel nexiste pas de jugement de s&eacute;paration de corps pass&eacute; en force<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">de chose Jug&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 757. Le conjoint survivant non divorc&eacute;, qui ne succ&egrave;de pas &agrave; la pleine propri&eacute;t&eacute; et contre lequel n&rsquo;existe pas de jugement de s&eacute;paration de corps pass&eacute; en force de chose jug&eacute;e a, sur la succession du pr&eacute;d&eacute;c&eacute;d&eacute;, un droit d&rsquo;usufruit qui est :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;D&rsquo;un- quart, si le d&eacute;funt laisse un ou plusieurs enfants boit l&eacute;gitimes, issus o&ugrave; non du mariage, soit naturels ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;De moiti&eacute; si le d&eacute;funt laisse des fr&egrave;res et s&oelig;urs, des descendants de fr&egrave;res et s&oelig;urs, des ascendants ou des enfants naturels: con&ccedil;us pendant le mariage.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le calcul sera op&eacute;r&eacute;&#8230;&raquo; (Le reste de Particle sans changement.)<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 6. Au livre III du code civil, titre II (Des donations entre vifs &laquo;et des testaments): les articles ci-dessous &eacute;num&eacute;r&eacute;s sont modifi&eacute;s ainsi qu&rsquo;il suit :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 908. Les enfants naturels ne peuvent rien recevoir par donations entre vifs ou par testament de leur p&egrave;re ou de leur m&egrave;re au-del&agrave; de ce qui leur est accord&eacute; par les articles 759 et 760 ci-dessus lorsque le disposant &eacute;tait, au temps de leur &lsquo;conception, engag&eacute; dans les liens du mariage avec une autre personne.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;action en r&eacute;duction ne pourra &ecirc;tre exerc&eacute;e, n&eacute;anmoins, que par le conjoint ou par les enfants issus de ce mariage, selon les cas, et seulement apr&egrave;s l&rsquo;ouverture de. la succession.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 908-1. Les dispositions de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent sont applicables quand bien m&ecirc;me la filiation des gratifi&eacute;s ne serait pas l&eacute;galement &eacute;tablie, si par des indices tir&eacute;s de l&rsquo;acte lui-m&ecirc;me. il est prouv&eacute; au&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; la cause de la lib&eacute;ralit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art: 908-2. Dans les dispositions entre vifs ou testamentaires, les expressions &laquo;fils et petits-fils, enfants et petits-enfants&raquo;, sans autre addition ni d&eacute;signation, doivent s&rsquo;entendre de la descendance naturelle auSsi bien que l&eacute;gitime, &agrave; moins que le contraire ne r&eacute;sulte de l&rsquo;acte ou des circonstances:&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 913. 5. Les lib&eacute;ralit&eacute;s, soit par actes entre vifs, soit par testament, ne pourront &eacute;xc&eacute;der la moiti&eacute; des biens du disposant, s&rsquo;il ne laisse &agrave; son d&eacute;c&egrave;s qu&rsquo;un enfant; le tiers, s&rsquo;il laisse deux enfants; le quart, s&rsquo;il en laisse trois o&ugrave; un plus grand nombre; sans qu&rsquo;il y ait lieu de distinguer entre les enfants l&eacute;gitimes, et, les enfants naturels, hormis le cas de l&rsquo;article 915.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 913-1. Sont compris dans l&rsquo;article 913, sous le nom d&rsquo;enfants, les descendants en quelque degr&eacute; que ce soit, encore awils -ne doivent &ecirc;tre compt&eacute;s que pour l&rsquo;enfant dont ils tiennent la place dans la succession du disposant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 914 Les lib&eacute;ralit&eacute;s, par actes entre vifs o&ugrave; par testament, ne pourront exc&eacute;der la moiti&eacute; des biens, si, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;enfant, le d&eacute;funt laisse un ou&lsquo;plusieurs ascendants dans chacune des lignes, paternelle et maternelle, et les trois quarts s&rsquo;il ne laisse d&rsquo;ascendants que dans une ligne.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Les biens ainsi r&eacute;serv&eacute;s. au profit des ascendants seront par eux recueillis dans l&rsquo;ordre o&ugrave; la loi les appelle &agrave; succ&eacute;der :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ils auront seuls droit &agrave; cette r&eacute;serve dans tous les cas o&ugrave; un partage en concurrence avec des collat&eacute;raux ne.leur donnerait pas la quotit&eacute; d&eacute; biens &agrave; laquelle elle est fix&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 915. Quant un &eacute;nfant naturel dont le p&egrave;re ou la m&egrave;re &eacute;tait, au temps de la conception, engag&eacute; dans les liens du mariage avec une autre p&eacute;rsonne, est appel&eacute; &agrave; la succession de son auteur en concours avec les enfants l&eacute;gitimes issus de ce mariage, il compte par sa pr&eacute;sence pour le calcul de la quotit&eacute; disponible ; ma&iuml;s sa part dans la r&eacute;serve h&eacute;r&eacute;ditaire n&rsquo;est &eacute;gale qu&rsquo;&agrave; la moiti&eacute; de celle qu&rsquo;il aurait e&ecirc;ue si tous les efants, y<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">compris lui-m&ecirc;m&eacute;, eussent &eacute;t&eacute; l&eacute;gitimes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La fraction dont sa part dans la r&eacute;s&eacute;rve est ainsi diminu&eacute;e accro&icirc;tra aux seuls enfants issus du mariage auquel ladult&egrave;re a port&eacute; atteinte ; elle se divisera entre eux par &eacute;gales portions.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">te Art. 915-1. Quand l&rsquo;enfant naturel vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent est appel&eacute; seul &agrave; la succession de son auteur, ou en concours avec d&rsquo;autres enfants qui ne sont pas issus du mariage auquel l&rsquo;adult&egrave;re avait port&eacute; atteinte; la quotit&eacute; disponible en faveur de toute autre personne que le conjoint prot&eacute;g&eacute; est celle de l&rsquo;article 913.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 915-2. S&rsquo;il est dans le beso&iuml;n, l&rsquo;enfant naturel dont la vocation se trouve r&eacute;duite par application des articles 759 et 760 peut, contre l&rsquo;abandon d&eacute; ses droits aux h&eacute;ritiers, r&eacute;clamer de la succession une pension alimentaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Cette pension ob&eacute;it aux r&egrave;gles de l&rsquo;article 207-1 du pr&eacute;sent code.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Les h&eacute;ritiers peuvent, toutefois, &eacute;carter cette r&eacute;clamation en accordant au demandeur une part &eacute;gale &agrave; celle dont il e&ucirc;t b&eacute;n&eacute;fici&eacute; sans l&rsquo;application des articles 759 et 760. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 1094. J&rsquo;&eacute;poux, soit par contrat de mariage, soit pendant le mariage, pourra, pour le cas o&ugrave; il ne laisserait point d&rsquo;enfant ni de descendant l&eacute;gitime ou naturel, disposer en faveur de l&rsquo;autre &eacute;poux en propri&eacute;t&eacute;, de tout ce dont il pourrait disposer en faveur d&rsquo;un &eacute;tranger, et, en outre, de la nue-propri&eacute;t&eacute; de la portion r&eacute;serv&eacute;e aux ascendants par larticle 914 du pr&eacute;sent code.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 1094-1. Pour le cas o&ugrave; l&rsquo;&eacute;poux laisserait des enfants ou descendants, soit l&eacute;gitimes, issus ou non du mariage, soit naturels, il pourra disposer en faveur de l&rsquo;autre &eacute;poux, soit de la propri&eacute;t&eacute; de ce dont il pourrait disposer en faveur d&rsquo;un &eacute;tranger, soit d&rsquo;un quart de ses biens en propri&eacute;t&eacute; et des trois<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">autres quarts en usufruit, soit encore de la totalit&eacute; de ses biens en usufruit seulement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 1094-2. Lorsque la lib&eacute;ralit&eacute; faite, soit en propri&eacute;t&eacute; et en usufruit, soit en usufruit seulement, portera sur plus de la moiti&eacute; des biens, chacun des enfants ou descendants aura, en ce qui concerne sa part de succession, la facult&eacute; d&rsquo;exiger, moyennant s&ucirc;ret&eacute;s suffisantes et garanties du maintien de l&rsquo;&eacute;quivalence initiale, que l&rsquo;usufruit soit converti en une rente viag&egrave;re d&rsquo;&eacute;gale valeur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Toutefois, cette facult&eacute; ne pourra pas s&rsquo;exercer quant &agrave; l&rsquo;usufruit du local d&rsquo;habitation o&ugrave; le conjoint gratifi&eacute; avait sa r&eacute;sidence principale &agrave; l&rsquo;&eacute;poque du d&eacute;c&egrave;s, ni quant &agrave; l&rsquo;usufruit des meubles meublants qui garnissent ce local.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 1094-3. Les enfants o&ugrave; descendants pourront, nonobstant toute stipulation contraire du disposant, exiger, quant aux biens soumis &agrave; l&rsquo;usufruit, qu&rsquo;il soit dress&eacute; inventaire des meubles ainsi qu&rsquo;&eacute;tat des immeubles, qu&rsquo;il soit fait emploi des sommes et que les titres au porteur soient, au choix de l&rsquo;usufruitier, convertis en titres nominatifs ou d&eacute;pos&eacute;s chez un d&eacute;positaire<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">agr&eacute;&eacute;. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art, 1097. Si l&rsquo;&eacute;poux ne laisse que des enfants naturels qu&rsquo;il a eus pendant le mariage, il pourra disposer, en faveur de son conjoint, soit des trois quarts de ses biens en propri&eacute;t&eacute;, soit de la moiti&eacute; en propri&eacute;t&eacute; et de l&rsquo;autre moiti&eacute; en usufruit, soit encore de la totalit&eacute; en usufruit.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;S&rsquo;il laisse &agrave; la fois des enfants naturels vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent et d&rsquo;autres enfants, issus o&ugrave; non du mariage, il pourra disposer en faveur du conjoint de tout ce dont l&rsquo;article 1094-1 ci-dessus lui permet de disposer.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 1097-1. Les enfants naturels con&ccedil;us pendant le mariage, d&rsquo;un autre que de l&rsquo;&eacute;poux, ne pourront se pr&eacute;valoir contre celui-ci de la facult&eacute; ouverte aux enfants par l&rsquo;article 1094-2 -ci-dessus.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 1098. Si un &eacute;poux remari&eacute; a fait &agrave; son second conjoint, dans les limites de l&rsquo;article 10941, une lb&eacute;ralite en propri&eacute;t&eacute;, chacun des enfants du premier lit aura, en ce qui le concerne, sauf volont&eacute; contraire et non &eacute;quivoque du disposant, la facult&eacute; de substituer &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution de cette lib&eacute;ralit&eacute; l&rsquo;abandon de l&rsquo;usufruit de la part de succession qu&rsquo;il e&ucirc;t recueillie<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">en l&rsquo;absence de conjoint survivant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Ceux qui auront exerc&eacute; cette facult&eacute; pourront exiger que soient appliqu&eacute;es les dispositions de l&rsquo;article 10943.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 7. Le premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 357-2 du code p&eacute;nal est modifi&eacute; ainsi qu&rsquo;il suit :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Sera vunie d&rsquo;un emprisonnement de trois mois &agrave; un an et d&rsquo;une amende de 300 F &agrave; 6.000 F, toute personne qui, au m&eacute;pris, soit. d&rsquo;une d&eacute;cision rendue contre elle en vertu de l&rsquo;alin&eacute;a 4 de l&rsquo;article 214 du code civil, soit d&rsquo;une ordonnance ou dun jugement l&rsquo;ayant condamn&eacute;e &agrave; verser une pension alimentaire &agrave; son conjoint, &agrave; ses ascendants, &agrave; ses descendants,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">soit d&rsquo;un jugement l&rsquo;ayant condamn&eacute;e &agrave; verser des subsides &agrave; un enfant par application des articles 342 et suivants du code civil, sera volontairement demeur&eacute;e plus de deux mois sans fournir la totalit&eacute; des subsides d&eacute;termin&eacute;s par le juge ni acquitter le montant int&eacute;gral de la pension. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 8. Au premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 39 de la loi du 29 juillet 1881 sur la libert&eacute; de la presse, les mots: &laquo;ainsi que des d&eacute;bats de proc&egrave;s en d&eacute;claration de paternit&eacute;, en divorce et en s&eacute;paration de corps&raquo;, sont remplac&eacute;s par les mots: &laquo;ainsi que les d&eacute;bats de proc&egrave;s concernant l&rsquo;application des titres VI (Du divorce) et VII (De la filiation) au livre 1&deg; du code civil &raquo;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 9. &Agrave; l&rsquo;article 400 du code p&eacute;nal, alin&eacute;a 2, la troisi&egrave;me phrase est modif&eacute;e ainsi qu&rsquo;il suit :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Les m&ecirc;mes peines pourront &ecirc;tre appliqu&eacute;es &agrave; celui qui aura fait de mauvaise foi une demande en recherche de paternit&eacute; ou une demande &agrave; fins de subsides selon les articles 340 et 342 du code civil, si la demande a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e par la juridiction civile. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 10. Dans tous les textes o&ugrave; sont actuellement vis&eacute;s les articles 205 &agrave; 207 du code civil, il y aura lieu d&rsquo;entendre ce renvoi comme s&rsquo;appliquant selon les cas aux articles 205 &agrave; 207-1.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 11. La pr&eacute;sente loi entrera en vigueur le premier jour du septi&egrave;me mois qui suivra sa publication au Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 12. La pr&eacute;sente loi sera applicable aux enfants n&eacute;s avant son entr&eacute;e en vigueur ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les actes accomplis et les jugements prononc&eacute;s sous l&#8217;empire de la loi ancienne auront les efferts que la loi nouvelle y aurait attach&eacute;s ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">sous les exceptions r&eacute;sultant des articles 13 &agrave; 16 ci-dessous.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 13. La chose jug&eacute;e sous l&#8217;empire de la loi ancienne ne pourra &ecirc;tre remise en cause par application de la loi nouvelle.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les instances pendantes au jour de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la loi nouvelle seront poursuivies et jug&eacute;es en conformit&eacute; de la loi ancienne ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">sans qu&rsquo;il soit pr&eacute;judici&eacute; aux droits qu&rsquo;auront les parties d&rsquo;accomplir des actes ou d&rsquo;exercer des actions en conformit&eacute; de la loi nouvelle si elles sont dans les conditions pr&eacute;vues par celle-ci.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 14. Les droits successoraux institu&eacute;s par la pr&eacute;sente loi ou r&eacute;sultant des r&egrave;gles nouvelles concernant l&rsquo;&eacute;tablissement de la filiation ne pourront &ecirc;tre exerc&eacute;s dans les successions ouvertes avant son entr&eacute;e en vigueur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les droits de r&eacute;servataires institu&eacute;s par la pr&eacute;sente loi ou r&eacute;sultant des r&egrave;gles nouvelles concernant l&rsquo;&eacute;tablissement de la filiation ne pourront &ecirc;tre exerc&eacute;s au pr&eacute;judice des donations entre vifs, consenties avant son entr&eacute;e en vigueur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les donations entre vifs consenties avant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la loi nouvelle continueront de donner lieu au droit de retour l&eacute;gal, tel qu&rsquo;il &eacute;tait pr&eacute;vu par l&rsquo;ancien article 747 du code civil.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 15. La prescription trentenaire. en tant que le nouvel article 311-7 du code civil la rend applicable aux actions concernant la filiation, ne commencera &agrave; courir, pour les actions d&eacute;j&agrave; ouvertes, qu&rsquo;&agrave; partir de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 16. La possession d&rsquo;&eacute;tat de dix ans requise par le nouvel article 339 du code civil n&rsquo;&eacute;teindra l&rsquo;action en contestation de la reconnaissance qu&rsquo;autant qu&rsquo;elle ne sera enti&egrave;rement accomplie apr&egrave;s l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 17. La d&eacute;ch&eacute;ance pr&eacute;vue par le nouvel article 207, alin&eacute;a 2, du code civil sera encour&uuml;e m&ecirc;me pour des causes ant&eacute;rieures &agrave; son entr&eacute;e en vigueur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 18. Par d&eacute;rogation au nouvel article 318-1 du code civil, l&rsquo;action en contestation de la l&eacute;gitimit&eacute; sera ouverte &agrave; la m&egrave;re et 4&rsquo; son second mari pendant ur d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; partir de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la pr&eacute;sent&eacute; loi, quand bien m&ecirc;me il se serait &eacute;coul&eacute; plus de six mois depuis la c&eacute;l&eacute;bration du mariage et plus de sept ann&eacute;es depuis la naissance de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 19. Les limitations que les nouveaux articles 759 et 767 du code civil apportent aux dro&iuml;ts du conjoint survivant, tels qu&rsquo;ils &eacute;taient ant&eacute;rieurement pr&eacute;vus, ne pourront &ecirc;tre invoqu&eacute;es que dans les successions qui s&rsquo;o&ugrave;vriront plus de deux ann&eacute;es apr&egrave;s l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 20. Sont abrog&eacute;es toutes les dispositions contraires &agrave; celles de la pr&eacute;sente loi et notamment la loi du 25 juillet 1952.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La pr&eacute;sente loi sera ex&eacute;cut&eacute;e comme loi de l&rsquo;Etat.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-107504","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"72-3","comment":"Sur la Filiation ","visas":"<p style=\"margin: 0px;\">L'Assembl&eacute;e nationale et le S&eacute;nat ont adopt&eacute;,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique promulgue la loi dont la teneur suit :<\/p>","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">Georges POMPIDOU.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Premier Ministre,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Jacques CHABAN-DELMAS.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ren&eacute; PLEVEN.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre de la Sant&eacute; publique et de la S&eacute;curit&eacute; sociale,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Robert BOULIN.<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":[105420],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"38508","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/107504","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/107504\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":152204,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/107504\/revisions\/152204"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105420"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=107504"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=107504"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=107504"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}