{"id":110461,"date":"1967-07-07T00:00:00","date_gmt":"1967-07-06T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=110461"},"modified":"2024-12-17T23:58:19","modified_gmt":"2024-12-17T20:58:19","slug":"loi-n-67-545-relative-aux-evenements-de-mer","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n-67-545-relative-aux-evenements-de-mer\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 67-545  relative aux \u00e9v\u00e9nements de mer"},"content":{"rendered":"<p><strong>Art. 1er.<\/strong> &mdash; En cas d&rsquo;abordage survenu entre navires de mer ou entre navires de mer et bateaux de navigation int&eacute;rieure, les indemnit&eacute;s dues &agrave; raison des dommages caus&eacute;s aux navires, aux choses ou personnes se trouvant &agrave; bord sont r&eacute;gl&eacute;es conform&eacute;ment aux dispositions du pr&eacute;sent chapitre sans tenir compte des eaux o&ugrave; l&rsquo;abordage s&rsquo;est produit.<\/p>\n<p>Tous engins flottants, &agrave; l&rsquo;exception de ceux qui sont amarr&eacute;s &agrave; poste fixe, sont assimil&eacute;s selon le cas, soit aux navires de mer, soit aux bateaux de navigation int&eacute;rieure pour l&rsquo;application de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p><strong>Art. 2.<\/strong> &mdash; Si l&rsquo;abordage est fortuit, s&rsquo;il est d&ucirc; &agrave; un cas de force majeure, ou s&rsquo;il y a doute sur les causes de l&rsquo;accident, les dommages sont support&eacute;s par ceux qui les ont &eacute;prouv&eacute;s, sans distinguer le cas o&ugrave;, soit les navires, soit l&rsquo;un d&rsquo;eux, auraient &eacute;t&eacute; au mouillage au moment de l&rsquo;abordage.<\/p>\n<p><strong>Aft. 3.<\/strong> &mdash; Si l&rsquo;abordage est caus&eacute; par la faute de l&rsquo;un des navires, la r&eacute;paration des dommages incombe &agrave; celui qui l&rsquo;a commise.<\/p>\n<p><strong>Art. 4.<\/strong> &mdash; S&rsquo;il y a faute commune, la responsabilit&eacute; de chacun des navires est proportionnelle &agrave; la gravit&eacute; des fautes respectivement commises. Toutefois, si, d&rsquo;apr&egrave;s les circonstances, la proportion ne peut &ecirc;tre &eacute;tablie ou si les fautes apparaissent comme &eacute;quivalentes, la responsabilit&eacute; est partag&eacute;e par parties &eacute;gales.<\/p>\n<p>Les dommages caus&eacute;s, soit aux navires, soit &agrave; leur cargaison, soit aux effets ou autres biens des &eacute;quipages, des passagers ou autres personnes se trouvant &agrave; bord, sont support&eacute;s par les navires en faute, dans ladite proportion, sans solidarit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des tiers.<\/p>\n<p>Les navires en faute sont tenus solidairement &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des tiers, pour les dommages caus&eacute;s par mort ou blessures, sauf recours de celui qui a pay&eacute; une part sup&eacute;rieure &agrave; celle que, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent du pr&eacute;sent article, il doit d&eacute;finitivement supporter.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Art. 5.<\/strong> &mdash; La responsabilit&eacute; &eacute;tablie par les articles pr&eacute;c&eacute;dents subsiste dans le cas o&ugrave; l&rsquo;abordage est caus&eacute; par la faute d&rsquo;un pilote, m&ecirc;me lorsque celui-ci est obligatoire.<\/p>\n<p><strong>Art. 6.<\/strong> &mdash; Les dispositions qui pr&eacute;c&egrave;dent sont applicables &agrave; la r&eacute;paration des dommages que, soit par ex&eacute;cution ou omission de man&oelig;uvre, soit par inobservation des r&egrave;glements, un navire a caus&eacute;s, soit &agrave; un autre navire, soit aux choses ou personnes se trouvant &agrave; leur bord, alors m&ecirc;me qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas eu abordage.<\/p>\n<p><strong>Art. 7.<\/strong> &mdash; Les actions en r&eacute;paration de dommages se prescrivent par deux ans &agrave; partir de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement. Le d&eacute;lai pour intenter les actions en recours admises par l&rsquo;alin&eacute;a 3 de l&rsquo;article 4 est d&rsquo;une ann&eacute;e &agrave; partir du jour du paiement. Ces d&eacute;lais de prescription ne courent pas lorsque le navire n&rsquo;a pu &ecirc;tre saisi dans les eaux soumises &agrave; la juridiction fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p><strong>Art. 8.<\/strong> &mdash; Les dispositions du pr&eacute;sent chapitre, &agrave; l&rsquo;exception de celles de l&rsquo;article 7, troisi&egrave;me alin&eacute;a, sont &eacute;galement applicables aux navires de mer et bateaux de navigation int&eacute;rieure de l&rsquo;Etat ou affect&eacute;s &agrave; un service public.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE II<\/strong><\/p>\n<p><strong>Assistance. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 9.<\/strong> &mdash; L&rsquo;assistance des navires de mer en danger, ainsi que les services de m&ecirc;me nature rendus entre navires de mer et bateaux de navigation int&eacute;rieure, est soumise aux dispositions du pr&eacute;sent chapitre, sans tenir compte des eaux o&ugrave; elle a &eacute;t&eacute; rendue.<\/p>\n<p>Tous engins flottants sont assimil&eacute;s, selon le cas, soit aux navires de mer, soit aux bateaux de navigation int&eacute;rieure pour l&rsquo;application de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p><strong>Art. 10.<\/strong> &mdash; Tout fait d&rsquo;assistance ayant eu un r&eacute;sultat utile donne lieu &agrave; une &eacute;quitable r&eacute;mun&eacute;ration. Aucune r&eacute;mun&eacute;ration n&rsquo;est due si le secours pr&ecirc;t&eacute; reste sans r&eacute;sultat utile. En aucun cas, la somme &agrave; payer ne peut d&eacute;passer la valeur des choses sauv&eacute;es.<\/p>\n<p><strong>Art. 11.<\/strong> &mdash; N&rsquo;ont droit &agrave; aucune r&eacute;mun&eacute;ration les personnes qui ont pris part aux op&eacute;rations de secours malgr&eacute; la d&eacute;fense expresse et raisonnable du navire secouru.<\/p>\n<p><strong>Art. 12.<\/strong> &mdash; Le remorqueur n&rsquo;a droit &agrave; une r&eacute;mun&eacute;ration pour l&rsquo;assistance du navire par lui remorqu&eacute; ou de sa cargaison que s&rsquo;il a rendu des services exceptionnels ne pouvant &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme l&rsquo;accomplissement du contrat de remorquage.<\/p>\n<p><strong>Art. 13.<\/strong> &mdash; Une r&eacute;mun&eacute;ration est due encore que l&rsquo;assistance ait eu lieu entre navires appartenant au m&ecirc;me propri&eacute;taire.<\/p>\n<p><strong>Art. 14.<\/strong> &mdash; Le montant de la r&eacute;mun&eacute;ration est fix&eacute; par la convention des parties et, &agrave; d&eacute;faut, par le tribunal.<\/p>\n<p>Il en est de m&ecirc;me de la proportion dans laquelle cette r&eacute;mun&eacute;ration doit &ecirc;tre r&eacute;partie, soit entre les sauveteurs, soit entre les propri&eacute;taires, le capitaine et l&rsquo;&eacute;quipage de chacun des navires assistants.<\/p>\n<p>Si le navire est un navire &eacute;tranger, la r&eacute;partition entre le propri&eacute;taire, le capitaine et les personnes au service du navire est r&eacute;gl&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; la loi nationale du navire.<\/p>\n<p><strong>Art. 15.<\/strong> &mdash; Toute convention d&rsquo;assistance peut, &agrave; la requ&ecirc;te de l&rsquo;une des parties, &ecirc;tre annul&eacute;e ou modifi&eacute;e par le tribunal, s&rsquo;il estime que les conditions convenues ne sont pas &eacute;quitables, compte tenu du service rendu et des bases de r&eacute;mun&eacute;ration indiqu&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 16 ou que le service rendu ne pr&eacute;sente pas les caract&egrave;res d&rsquo;une v&eacute;ritable assistance, quelque qualification que les parties lui aient donn&eacute;e.<\/p>\n<p><strong>Art. 16.<\/strong> &mdash; La r&eacute;mun&eacute;ration est fix&eacute;e par le tribunal selon les circonstances, en prenant pour base :<\/p>\n<p>a) En premier lieu le succ&egrave;s obtenu, les efforts et le m&eacute;rite de ceux qui ont pr&ecirc;t&eacute; secours, le danger couru par le navire assist&eacute;, par ses passagers et son &eacute;quipage, par sa cargaison, par les sauveteurs et par le navire assistant, le temps employ&eacute;, les frais et dommages subis et les risques de responsabilit&eacute; et autres encourus par les sauveteurs, la valeur du mat&eacute;riel expos&eacute; par eux, en tenant compte, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de l&rsquo;appropriation sp&eacute;ciale du navire assistant ;<\/p>\n<p>b) En second lieu, la valeur des choses sauv&eacute;es, le fret et le prix du passage.<\/p>\n<p>Les m&ecirc;mes\/ dispositions sont applicables aux r&eacute;partitions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 14 (alin&eacute;a 2).<\/p>\n<p>Le tribunal peut r&eacute;duire ou supprimer la r&eacute;mun&eacute;ration s&rsquo;il appara&icirc;t que les sauveteurs ont, par leur faute, rendu l&rsquo;assistance n&eacute;cessaire ou qu&rsquo;ils se sont rendus coupables de vols, recels ou autres actes frauduleux.<\/p>\n<p><strong>Art. 17.<\/strong> &mdash; Il n&rsquo;est d&ucirc; aucune r&eacute;mun&eacute;ration pour les personnes sauv&eacute;es. Les sauveteurs des vies humaines qui sont intervenus &agrave; l&rsquo;occasion des m&ecirc;mes dangers ont droit &agrave; une &eacute;quitable part de la r&eacute;mun&eacute;ration accord&eacute;e aux sauveteurs du navire, de la cargaison et de leurs accessoires.<\/p>\n<p><strong>Art. 18.<\/strong> &mdash; L&rsquo;action en paiement de la r&eacute;mun&eacute;ration se prescrit par deux ans &agrave; partir du jour o&ugrave; les op&eacute;rations d&rsquo;assistance sont termin&eacute;es. Toutefois, ce d&eacute;lai de prescription ne court pas lorsque le navire assist&eacute; n&rsquo;a pu &ecirc;tre saisi dans les eaux soumises &agrave; la juridiction fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p><strong>Art. 19.<\/strong> &mdash; Tout capitaine est tenu, autant qu&rsquo;il peut le faire sans danger s&eacute;rieux pour son navire, son &eacute;quipage ou ses passagers, de pr&ecirc;ter assistance &agrave; toute personne, m&ecirc;me ennemie, trouv&eacute;e en mer en danger de se perdre. Le propri&eacute;taire du navire n&rsquo;est pas responsable &agrave; raison des contraventions &agrave; la disposition pr&eacute;c&eacute;dente sauf intervention effective et directe de sa part.<\/p>\n<p><strong>Art. 20.<\/strong> &mdash; Il n&rsquo;est d&ucirc; aucune r&eacute;mun&eacute;ration d&rsquo;assistance pour les envois postaux de toute nature.<\/p>\n<p><strong>Art. 21.<\/strong> &mdash; Les dispositions du pr&eacute;sent chapitre sont &eacute;galement applicables aux navires de mer et bateaux de navigation int&eacute;rieure de l&rsquo;Etat ou affect&eacute;s &agrave; un service public, &agrave; l&rsquo;exception de l&rsquo;article 18 (alin&eacute;a 2). Les articles 13 et 14 (alin&eacute;a 2) ne sont pas applicables aux navires de mer et bateaux de navigation int&eacute;rieure de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Par d&eacute;rogation aux dispositions de l&rsquo;article 19, les obligations d&rsquo;assistance qui peuvent &ecirc;tre impos&eacute;es aux commandants de force navale ou de b&acirc;timent de la marine nationale sont fix&eacute;es par l&rsquo;article 455 du code de justice militaire.<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE III <\/strong><\/p>\n<p><strong>Des avaries. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 22.<\/strong> &mdash; Les avaries sont communes ou particuli&egrave;res. A d&eacute;faut de stipulations contraires des parties int&eacute;ress&eacute;es, elles sont r&eacute;gl&eacute;es conform&eacute;ment aux dispositions ci-apr&egrave;s. L&rsquo;option que dans un connaissement le transporteur se r&eacute;serverait entre ces dispositions et toutes autres dispositions est r&eacute;put&eacute;e non &eacute;crite.<\/p>\n<p><strong>Art. 23.<\/strong> &mdash; Sont particuli&egrave;res toutes les avaries qui ne sont pas class&eacute;es en avaries communes. Elles sont support&eacute;es par le propri&eacute;taire de la chose qui a souffert le dommage ou par celui qui a expos&eacute; la d&eacute;pense, sauf leurs &eacute;ventuelles actions en responsabilit&eacute;, en remboursement ou en indemnit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Section I <\/strong><\/p>\n<p><strong>Du classement en avaries communes. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 24.<\/strong> &mdash; Sont avaries communes les sacrifices faits et les d&eacute;penses extraordinaires expos&eacute;es pour le salut commun et pressant des int&eacute;r&ecirc;ts engag&eacute;s dans une exp&eacute;dition maritime.<\/p>\n<p><strong>Art. 25.<\/strong> &mdash; Sacrifices et d&eacute;penses doivent avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute;s par le capitaine.<\/p>\n<p><strong>Art. 26.<\/strong> &mdash; Seront seuls admis en avaries communes les dommages et pertes atteignant mat&eacute;riellement les biens engag&eacute;s dans l&rsquo;exp&eacute;dition ainsi que les d&eacute;penses expos&eacute;es pour ces biens lorsque ces dommages, pertes ou d&eacute;penses sont la cons&eacute;quence directe de l&rsquo;acte d&rsquo;avarie commune d&eacute;cid&eacute; parle capitaine.<\/p>\n<p><strong>Art. 27.<\/strong> &mdash; Lorsque l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement qui a donn&eacute; lieu au sacrifice ou la d&eacute;pense est la cons&eacute;quence d&rsquo;une faute commise par l&rsquo;une des parties engag&eacute;es dans l&rsquo;exp&eacute;dition, il n&rsquo;y a pas moins lieu &agrave; r&egrave;glement d&rsquo;avaries communes sauf recours contre celui auquel cette faute est imputable.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Art. 28.<\/strong> &mdash; Toute d&eacute;pense suppl&eacute;mentaire, volontairement expos&eacute;e pour &eacute;viter une d&eacute;pense ou une perte qui aurait &eacute;t&eacute; class&eacute;e en avaries communes sera elle-m&ecirc;me bonifi&eacute;e comme telle, &agrave; concurrence du montant de la d&eacute;pense &eacute;conomis&eacute;e ou de la perte &eacute;vit&eacute;e.<\/p>\n<p><strong>Section II <\/strong><\/p>\n<p><strong>De la contribution aux avaries communes. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 29.<\/strong> &mdash; Les avaries communes sont support&eacute;es par le navire, le fret et la cargaison, &eacute;valu&eacute;s comme il est dit ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p><strong>Art. 30.<\/strong> &mdash; Le navire contribue en proportion de sa valeur au port o&ugrave; s&rsquo;ach&egrave;ve l&rsquo;exp&eacute;dition, augment&eacute;e s&rsquo;il y a lieu du montant des sacrifices qu&rsquo;il a subis. Le fret brut et le prix du passage non acquis &agrave; tout &eacute;v&eacute;nement contribuent pour les deux tiers.<\/p>\n<p><strong>Art. 31.<\/strong> &mdash; Les marchandises sauv&eacute;es ou sacrifi&eacute;es contribuent en proportion de leur valeur marchande r&eacute;elle ou suppos&eacute;e au port de d&eacute;chargement.<\/p>\n<p><strong>Art. 32.<\/strong> &mdash; Le montant des dommages et pertes &agrave; admettre en avaries communes est d&eacute;termin&eacute; pour le navire au port o&ugrave; s&rsquo;ach&egrave;ve l&rsquo;exp&eacute;dition. Il est &eacute;gal au co&ucirc;t des r&eacute;parations cons&eacute;cutives aux sacrifices subis, co&ucirc;t r&eacute;el si elles ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es, co&ucirc;t estimatif s&rsquo;il n&rsquo;y a pas &eacute;t&eacute; proc&eacute;d&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 33.<\/strong> &mdash; Le montant des dommages ou pertes &agrave; admettre en avaries communes est d&eacute;termin&eacute; pour la marchandise au port de d&eacute;chargement. Il est &eacute;gal au co&ucirc;t des sacrifices faits, calcul&eacute; sur la base de la valeur marchande de cette marchandise &agrave; l&rsquo;&eacute;tat sain au m&ecirc;me port.<\/p>\n<p><strong>Art. 34.<\/strong> &mdash; Les marchandises qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;es pour une valeur moindre que leur valeur r&eacute;elle contribuent &agrave; proportion de leur valeur r&eacute;elle, mais leur perte ou leur avarie ne donne lieu &agrave; classement en avaries communes qu&rsquo;&agrave; proportion de leur valeur d&eacute;clar&eacute;e.<\/p>\n<p><strong>Art. 35.<\/strong> &mdash; Les marchandises pour lesquelles il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &eacute;tabli de connaissement ou de re&ccedil;u du capitaine ne sont pas admises en avaries communes si elles sont sacrifi&eacute;es. Elles contribuent n&eacute;anmoins si elles sont sauv&eacute;es. Il en est de m&ecirc;me des marchandises charg&eacute;es en pont&eacute;e, sauf dans le petit cabotage o&ugrave; elles sont trait&eacute;es comme les marchandises de cale.<\/p>\n<p><strong>Art. 36.<\/strong> &mdash; En cas de jet &agrave; la mer des marchandises charg&eacute;es en pont&eacute;e de fa&ccedil;on irr&eacute;guli&egrave;re au sens de l&rsquo;article 22 de la loi n&deg; 66-420 du 18 juin 1966 sur les contrats d&rsquo;affr&egrave;tement et de transport maritimes, la valeur des marchandises jet&eacute;es n&rsquo;est pas admise en avaries communes.<\/p>\n<p><strong>Art. 37.<\/strong> &mdash; Les effets et bagages de l&rsquo;&eacute;quipage et des passagers pour lesquels il n&rsquo;y a pas de connaissement ni re&ccedil;u ainsi que les envois postaux de toute nature sont exempts de contribution s&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; sauv&eacute;s ; ils participent &agrave; la r&eacute;partition, s&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; sacrifi&eacute;s dans les conditions des articles 24 et suivants.<\/p>\n<p><strong>Art. 38.<\/strong> &mdash; La r&eacute;partition se fait au marc le franc. En cas d&rsquo;insolvabilit&eacute; de l&rsquo;un des contribuables, sa part est r&eacute;partie entre les autres proportionnellement &agrave; leurs int&eacute;r&ecirc;ts. La valeur de sa contribution est pour chaque int&eacute;ress&eacute; la limite de son obligation.<\/p>\n<p><strong>Section III <\/strong><\/p>\n<p><strong>Du r&egrave;glement des avaries communes.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 39.<\/strong> &mdash; Il n&rsquo;y a lieu &agrave; aucun r&egrave;glement en cas de perte totale des int&eacute;r&ecirc;ts engag&eacute;s dans l&rsquo;exp&eacute;dition.<\/p>\n<p><strong>Art. 40.<\/strong> &mdash; Toutes actions d&eacute;rivant d&rsquo;une avarie commune sont prescrites par cinq ans &agrave; partir de la date &agrave; laquelle l&rsquo;exp&eacute;dition s&rsquo;est achev&eacute;e.<\/p>\n<p><strong>Art. 41.<\/strong> &mdash; Le capitaine peut refuser de d&eacute;livrer les marchandises et demander leur consignation jusqu&rsquo;au paiement de la contribution qui leur incombe sauf caution suffisante de l&rsquo;ayant droit.<\/p>\n<p><strong>Art. 42.<\/strong> &mdash; L&rsquo;armateur est privil&eacute;gi&eacute; pour le paiement des contributions en avaries communes qui lui sont dues, sur les marchandises ou le prix en provenant pendant quinze jours apr&egrave;s leur d&eacute;livrance, si elle n&rsquo;ont pass&eacute; en mains tierces.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Dispositions g&eacute;n&eacute;rales. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 43.<\/strong> &mdash; Sont abrog&eacute;s les articles 397 &agrave; 429 et l&rsquo;article 436 du code de commerce, la loi du 29 avril 1916 sur l&rsquo;assistance et le sauvetage maritimes ainsi que toutes autres dispositions contraires &agrave; la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p><strong>Art. 44.<\/strong> &mdash; La pr&eacute;sente loi prendra effet trois mois apr&egrave;s la publication au Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise du d&eacute;cret &eacute;tablissant les dispositions r&eacute;glementaires relatives aux &eacute;v&eacute;nements de mer.<\/p>\n<p><strong>Art. 45.<\/strong> &mdash; La pr&eacute;sente loi est applicable aux territoires d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>La pr&eacute;sente loi sera ex&eacute;cut&eacute;e comme loi de l&rsquo;Etat.&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1330],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-110461","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-haut-commissariat","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"67-545","comment":"relative aux \u00e9v\u00e9nements de mer","visas":"<p style=\"margin: 0px;\">L'Assembl&eacute;e nationale et le S&eacute;nat ont adopt&eacute;,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique promulgue la loi dont la teneur suit :<\/p>","signature":"<p>C. DE GAULLE.<\/p>\n<p>Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique :<\/p>\n<p>Pour le Premier ministre et par d&eacute;l&eacute;gation :<\/p>\n<p>Le garde des sceaux, ministre de la justice,<\/p>\n<p>LOUIS JOXE.<\/p>\n<p>Le ministre d&rsquo;Etat<\/p>\n<p>charg&eacute; des d&eacute;partements et territoires d&rsquo;outre-mer,<\/p>\n<p>PIERRE BILLOTTE.<\/p>\n<p>Le garde des sceaux, ministre de la justice,<\/p>\n<p>LOUIS JOXE.<\/p>\n<p>Le ministre des arm&eacute;es,<\/p>\n<p>PIERRE MESSMER.<\/p>\n<p>Le ministre de l&rsquo;&eacute;conomie et des finances,<\/p>\n<p>MICHEL DEBR&Eacute;.<\/p>\n<p>Le ministre des transports,<\/p>\n<p>JEAN CHAMANT.<\/p>\n<p>Le ministre des postes et t&eacute;l&eacute;communications,<\/p>\n<p>YVES GU&Eacute;NA.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":[105492],"institution":1330,"mesures":"0","old_texte_id":"41437","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/110461","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/110461\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":156044,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/110461\/revisions\/156044"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1330"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105492"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=110461"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=110461"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=110461"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}