{"id":111665,"date":"1969-06-30T00:00:00","date_gmt":"1969-06-29T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=111665"},"modified":"2024-12-17T23:41:00","modified_gmt":"2024-12-17T20:41:00","slug":"loi-n-69-700-portant-amnistie-1","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n-69-700-portant-amnistie-1\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 69-700  portant amnistie (1)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">CHAPITRE Ier<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Amnistie de droit <\/strong><\/p>\n<p>Art. 1er. &mdash; Sont amnisti&eacute;es les infractions suivantes, lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises ant&eacute;rieurement au 20 juin 1969 : 1&deg; Contraventions de police ; 2&Prime; D&eacute;lits pour lesquels seule une peine d&rsquo;amende est encourue.<\/p>\n<p>Art. 2. &mdash; Sont amnisti&eacute;es les infractions suivantes, lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises ant&eacute;rieurement au 20 juin 1969 : 1&deg; D&eacute;lits commis &agrave; l&rsquo;occasion de r&eacute;unions, de manifestations sur la voie publique, dans les lieux publics et les &eacute;tablissements universitaires ou scolaires, de conflits relatifs aux probl&egrave;mes de l&rsquo;enseignement, de conflits du travail et d&rsquo;&eacute;lections de toutes sortes &agrave; l&rsquo;exception, en ce qui concerne ces derni&egrave;res infractions, des d&eacute;lits de fraude et de corruption &eacute;lectorale et des d&eacute;lits en mati&egrave;re de vote par correspondance et de vote par procuration ; 2&deg; D&eacute;lits pr&eacute;vus et r&eacute;prim&eacute;s par la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et les milices priv&eacute;es ; 3&Prime; Infractions pr&eacute;vues par les articles 265 &agrave; 267 et 434 &agrave; 442 du code p&eacute;nal commises en relation avec les &eacute;v&eacute;nements politiques et sociaux survenus en 1968, &agrave; la condition que ces infractions n&rsquo;aient pas entra&icirc;n&eacute; la mort ou des blessures ou infirmit&eacute;s de l&rsquo;esp&egrave;ce d&eacute;finie au troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 309 du m&ecirc;me code ; 4&deg; D&eacute;lits commis &agrave; l&rsquo;occasion de manifestations n&eacute;es de conflits relatifs &agrave; des probl&egrave;mes agricoles, ruraux, commerciaux ou artisanaux.<\/p>\n<p>Art. 3. &mdash; Sont amnisti&eacute;es les infractions commises entre le 1er janvier 1966 et le 20 juin 1969 en relation avec toute entreprise tendant &agrave; entraver l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat, &agrave; la condition que les infractions n&rsquo;aient pas entra&icirc;n&eacute; la mort ou des blessures ou infirmit&eacute;s de l&rsquo;esp&egrave;ce d&eacute;finie au troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 309 du code p&eacute;nal.<\/p>\n<p>Art. 4. &mdash; Sont amnisti&eacute;es les infractions pr&eacute;vues aux articles suivants du code de justice militaire, lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises ant&eacute;rieurement au 20 juin 1969 : Articles 398 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 399 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 409 alin&eacute;a 1er, 410 alin&eacute;a 1er, 416, 418, 420, 431, 432 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 433, 434 (seulement lorsque les voies de fait envers un sup&eacute;rieur n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; exerc&eacute;es pendant le service ou &agrave; l&rsquo;occasion du service et lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 436 (sauf alin&eacute;a rr), 437 439, 440 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 441, 442 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 443 (sauf alin&eacute;a 3), 445, 447, 448, 449, 450, 451, 455, 456.<\/p>\n<p>Art. 5. &mdash; Sont amnisti&eacute;s : lu Les faits d&rsquo;insoumission, dont le point de d&eacute;part est ant&eacute;rieur au 20 juin 1969, commis par des individus qui se sont ou se seront rendus volontairement avant le 20 ao&ucirc;t 1969, &agrave; condition que la dur&eacute;e de l&rsquo;insoumission n&rsquo;ait pas exc&eacute;d&eacute; un an ; 2&rdquo; Les faits de d&eacute;sertion &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur et de d&eacute;sertion &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, dont le point de d&eacute;part est ant&eacute;rieur au 20 juin 1969, commis par les militaires des arm&eacute;es de terre, de mer ou de l&rsquo;air, lorsque le d&eacute;linquant s&rsquo;est rendu ou se sera rendu volontairement avant le 20 ao&ucirc;t 1969 et que la dur&eacute;e de la d&eacute;sertion n&rsquo;aura pas exc&eacute;d&eacute; trois mois. Ont droit &eacute;galement au b&eacute;n&eacute;fice des dispositions du pr&eacute;sent article les personnes condamn&eacute;es pour insoumission ou d&eacute;sertion et qui ont &eacute;t&eacute; emp&ecirc;ch&eacute;es de se rendre volontairement dans les d&eacute;lais ci-dessus pr&eacute;vus, par suite d&rsquo;un cas d&ucirc;ment justifi&eacute; de force majeure. Au cas o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; serait dans l&rsquo;incapacit&eacute; de faire valoir ses droits par suite de d&eacute;c&egrave;s, d&rsquo;absence ou pour toute autre cause, l&rsquo;amnistie pourra &ecirc;tre constat&eacute;e &agrave; la demande de toute personne justifiant d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime.<\/p>\n<p>Art. 6. &mdash; B&eacute;n&eacute;ficient de l&rsquo;amnistie les personnes qui, poursuivies ou condamn&eacute;es pour avoir refus&eacute; d&rsquo;accomplir leurs obligations militaires ou s&rsquo;y &ecirc;tre soustraites &agrave; raison de leurs convictions religieuses ou philosophiques, ont, en fait, ant&eacute;rieurement &agrave; la publication de la pr&eacute;sente loi, accompli leurs obligations l&eacute;gales d&rsquo;activit&eacute; soit sous l&rsquo;une des formes pr&eacute;vues par la loi n\u00a0\u00bb 65-550 du 9 juillet 1965, relative au recrutement en vue du service national, soit sous le r&eacute;gime du statut pr&eacute;vu par la loi n\u00a0\u00bb 63-1255 du 21 d&eacute;cembre 1963 relative &agrave; certaines modalit&eacute;s d&rsquo;accomplissement de ces obligations, ou qui, sur leur demande formul&eacute;e dans les deux mois &agrave; compter de la publication de la pr&eacute;sente loi, auront &eacute;t&eacute; admises au b&eacute;n&eacute;fice de ce statut. B&eacute;n&eacute;ficient &eacute;galement de l&rsquo;amnistie les personnes poursuivies ou condamn&eacute;es pour s&rsquo;&ecirc;tre mises volontairement dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de pr&eacute;senter leur livret militaire ou leur fascicule de mobilisation ou pour avoir refus&eacute; de recevoir l&rsquo;une de ces pi&egrave;ces, qui, sur leur demande formul&eacute;e aupr&egrave;s de l&rsquo;autorit&eacute; militaire comp&eacute;tente dans les deux mois &agrave; compter de la publication de la pr&eacute;sente loi, se seront mises en r&egrave;gle en recevant la ou les pi&egrave;ces qu&rsquo;elles avaient &eacute;t&eacute; dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de pr&eacute;senter ou qu&rsquo;elles avaient refus&eacute; de recevoir.<\/p>\n<p>Art. 7. &mdash; Sont amnisti&eacute;es, lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises avant le 20 juin 1969 en relation avec les incidents d&rsquo;ordre politique ou social survenus clans les d&eacute;partements et territoires d&rsquo;outre-mer : 1&deg; Les infractions qui n&rsquo;ont entra&icirc;n&eacute; ou ne sont susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner qu&rsquo;une condamnation &agrave; une peine d&rsquo;amende ou &agrave; une peine d&rsquo;emprisonnement assortie ou non d&rsquo;une amende ; 2&deg; Les destructions et d&eacute;gradations pr&eacute;vues par les articles 434 &agrave; 442 du code p&eacute;nal, &agrave; la condition que ces infractions n&rsquo;aient pas entra&icirc;n&eacute; la mort ou des blessures ou infirmit&eacute;s de l&rsquo;esp&egrave;ce d&eacute;finie au troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 309 du m&ecirc;me code.<\/p>\n<p>Art. 8. &mdash; Sont amnisti&eacute;es les infractions commises avant le 20 juin 1969 qui sont ou seront punies &agrave; titre d&eacute;finitif, soit de peines d&rsquo;amende, soit des peines d&rsquo;emprisonnement ci-apr&egrave;s &eacute;num&eacute;r&eacute;es, que ces peines soient assorties ou non d&rsquo;une amende : a) Peines d&rsquo;emprisonnement inf&eacute;rieures ou &eacute;gales &agrave; trois mois sans sursis ou avec application du sursis avec mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve ; b) Peines d&rsquo;emprisonnement inf&eacute;rieures ou &eacute;gales &agrave; un an avec application du sursis simple.<\/p>\n<p>Art. 9. &mdash; Les infractions commises avant le 20 juin 1969 qui ont &eacute;t&eacute; punies, &agrave; titre d&eacute;finitif, d&rsquo;une peine d&rsquo;emprisonnement avec application du sursis avec mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve, assortie ou non d&rsquo;une amende, d&rsquo;une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; trois mois et ne d&eacute;passant pas une ann&eacute;e sont amnisti&eacute;es si, &agrave; la date de la publication de la pr&eacute;sente loi, la condamnation a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e non avenue ou si le condamn&eacute; a accompli le d&eacute;lai d&rsquo;&eacute;preuve fix&eacute; en application de l&rsquo;article 738 du code de proc&eacute;dure p&eacute;nale sans que le sursis ait &eacute;t&eacute; r&eacute;voqu&eacute; par une d&eacute;cision ayant acquis l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e. Il en est de m&ecirc;me lorsque, &agrave; la date de publication de la pr&eacute;sente loi, le d&eacute;lai d&rsquo;&eacute;preuve n&rsquo;est pas expir&eacute;, si, &agrave; cette date, le condamn&eacute; en a accompli au moins deux ann&eacute;es et si le sursis n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;voqu&eacute; par une d&eacute;cision ayant acquis l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e. Si la dur&eacute;e de l&rsquo;&eacute;preuve accomplie &agrave; la date de la publication de la pr&eacute;sente loi est inf&eacute;rieure &agrave; deux ann&eacute;es ou si, &agrave; cette date, une condamnation d&eacute;finitive n&rsquo;est pas intervenue, le,s infractions commises avant le 20 juin 1969 qui ont &eacute;t&eacute; ou qui seront punies, &agrave; titre d&eacute;finitif, d&rsquo;une peine d&rsquo;emprisonnement avec application du sursis avec mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve, assortie ou non d&rsquo;une amende, d&rsquo;une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; trois mois et ne d&eacute;passant pas une ann&eacute;e, seront amnisti&eacute;es lorsque le condamn&eacute; aura accompli deux ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;preuve, si le sursis n&rsquo;a pas, au cours de ce d&eacute;lai, &eacute;t&eacute; r&eacute;voqu&eacute; par une d&eacute;cision ayant acquis l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 10. &mdash; Cesseront d&rsquo;&ecirc;tre mentionn&eacute;es au casier judiciaire les condamnations prononc&eacute;es par des juridictions &eacute;trang&egrave;res pour infractions de la nature de celles vis&eacute;es au pr&eacute;sent chapitre commises avant le 20 juin 1969.<\/p>\n<p>Art. 11. &mdash; Les contestations relatives &agrave; l&rsquo;amnistie de droit pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi, si elles concernent des condamnations p&eacute;nales d&eacute;finitives prononc&eacute;es par des juridictions de la m&eacute;tropole ou des d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer, sont soumises aux r&egrave;gles de comp&eacute;tence et de proc&eacute;dure pr&eacute;vues par l&rsquo;article 778, alin&eacute;as 2 et 3, du code de proc&eacute;dure p&eacute;nale. Ces contestations, si elles concernent des condamnations p&eacute;nales d&eacute;finitives prononc&eacute;es par des juridictions des territoires d&rsquo;outre-mer, sont soumises aux r&egrave;gles de comp&eacute;tence et de proc&eacute;dure pr&eacute;vues par l&rsquo;article 597, alin&eacute;as 1 &agrave; 4, du code d&rsquo;instruction criminelle tel qu&rsquo;il est appliqu&eacute; dans ces territoires. Si la d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; rendue par un tribunal permanent des forces arm&eacute;es si&eacute;geant dans la m&eacute;tropole ou les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer, la requ&ecirc;te sera soumise &agrave; la chambre d&rsquo;accusation de la cour d&rsquo;appel dans le ressort de laquelle &eacute;tait &eacute;tabli le si&egrave;ge de ce tribunal. Si la d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; rendue par un tribunal permanent des forces arm&eacute;es si&eacute;geant dans un territoire d&rsquo;outremer, la requ&ecirc;te sera pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la chambre des mises en accusation de la cour d&rsquo;appel ou du tribunal sup&eacute;rieur d&rsquo;appel dans le ressort duquel &eacute;tait &eacute;tabli le si&egrave;ge du tribunal permanent des forces arm&eacute;es. Si la d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; rendue par un tribunal aux arm&eacute;es, la requ&ecirc;te sera pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la chambre d&rsquo;accusation de la cour d&rsquo;appel de Paris. En l&rsquo;absence de condamnation d&eacute;finitive, les contestations sont soumises &agrave; la juridiction comp&eacute;tente pour statuer sur la poursuite.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">CHAPITRE II <strong>Amnistie par mesure individuelle <\/strong><\/p>\n<p>Art. 12. &mdash; Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique peut admettre par d&eacute;cret au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie les personnes poursuivies ou condamn&eacute;es pour toute infraction commise avant le 20 juin 1969, qui n&rsquo;ont pas, ant&eacute;rieurement &agrave; cette infraction, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une condamnation &agrave; l&rsquo;emprisonnement ou &agrave; une peine plus grave pour crime ou d&eacute;lit de droit commun et qui appartiennent &agrave; l&rsquo;une des cat&eacute;gories ci-apr&egrave;s : 1&deg; Mineurs de vingt et un ans au moment de l&rsquo;infraction ; 2&deg; Personnes qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une citation homologu&eacute;e ou ont &eacute;t&eacute; victimes de blessures de guerre au cours des guerres de 1914-1918 ou de 1939-1945 ou qui sont b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;une pension &agrave; la suite de blessures re&ccedil;ues soit sur les th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;rations ext&eacute;rieurs, soit au cours d&rsquo;op&eacute;rations de maintien de l&rsquo;ordre hors de la m&eacute;tropole ou par l&rsquo;effet d&rsquo;actes de terrorisme ; 3&deg; D&eacute;port&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques et intern&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques ; 4&deg; Personnes qui se sont distingu&eacute;es d&rsquo;une mani&egrave;re exceptionnelle dans les domaines culturel ou scientifique&nbsp;La demande d&rsquo;amnistie peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e par toute personne dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; compter soit de la publication de la pr&eacute;sente loi, soit de la condamnation d&eacute;finitive, soit, en ce qui concerne les mineurs, de la date &agrave; laquelle le condamn&eacute; aura atteint la majorit&eacute; de vingt et un ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">CHAPITRE III <strong>Amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles <\/strong><\/p>\n<p>Art. 13. &mdash; Sont amnisti&eacute;s les faits commis ant&eacute;rieurement au 20 juin 1969 en tant qu&rsquo;ils constituent des fautes passibles de sanctions disciplinaires ou professionnelles. Toutefois, si ces m&ecirc;mes faits ont donn&eacute; lieu &agrave; une condamnation p&eacute;nale, l&rsquo;amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles est subordonn&eacute;e &agrave; l&rsquo;amnistie de la condamnation p&eacute;nale. Sauf mesure individuelle, prise par d&eacute;cret du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, sont except&eacute;s du b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie pr&eacute;vue par le pr&eacute;sent article les faits constituant des manquements &agrave; la probit&eacute;, aux bonnes m&oelig;urs ou &agrave; l&rsquo;honneur. La demande d&rsquo;amnistie peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e par toute personne int&eacute;ress&eacute;e dans un d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; compter soit de la publication de la pr&eacute;sente loi, soit de la condamnation d&eacute;finitive.<\/p>\n<p>Art. 14. &mdash; Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a 2 de l&rsquo;article 13, sont amnisti&eacute;s les faits commis ant&eacute;rieurement au 20 juin 1969 par les &eacute;tudiants ou &eacute;l&egrave;ves des &eacute;tablissements universitaires ou scolaires, ayant donn&eacute; lieu ou pouvant donner lieu &agrave; des sanctions disciplinaires. L&rsquo;amnistie n&rsquo;implique pas le droit &agrave; r&eacute;int&eacute;gration dans l&rsquo;&eacute;tablissement universitaire ou scolaire auquel le b&eacute;n&eacute;ficiaire de l&rsquo;amnistie appartenait.<\/p>\n<p>Art. 15. &mdash; Les contestations relatives au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles d&eacute;finitives sont port&eacute;es devant l&rsquo;autorit&eacute; ou la juridiction qui a rendu la d&eacute;cision. L&rsquo;int&eacute;ress&eacute; peut saisir cette autorit&eacute; ou cette juridiction aux fins de faire constater que le b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie lui est effectivement acquis. En l&rsquo;absence de d&eacute;cision d&eacute;finitive, les contestations sont soumises &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; ou &agrave; la juridiction comp&eacute;tente pour statuer sur la poursuite.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">CHAPITRE IV <strong>Effets de l&rsquo;amnistie <\/strong><\/p>\n<p>Art. 16. &mdash; L&rsquo;amnistie entra&icirc;ne, sans qu&rsquo;elle puisse jamais donner lieu &agrave; restitution, la remise de toutes les peines principales, accessoires et compl&eacute;mentaires, notamment de la rel&eacute;gation, ainsi que de toutes incapacit&eacute;s ou d&eacute;ch&eacute;ances subs&eacute;quentes. Elle r&eacute;tablit l&rsquo;auteur de l&rsquo;infraction dans le b&eacute;n&eacute;fice du sursis qui a pu lui &ecirc;tre accord&eacute; lors d&rsquo;une condamnation ant&eacute;rieure. L&rsquo;amnistie acquise en application des articles 2, 8 et 9 ne dispense pas du paiement de l&rsquo;amende.<\/p>\n<p>Art. 17. &mdash; En cas de condamnation pour infractions multiples, le condamn&eacute; est amnisti&eacute; si l&rsquo;infraction amnisti&eacute;e est l&eacute;galement punie de la peine la plus forte ou d&rsquo;une peine &eacute;gale &agrave; celles pr&eacute;vues pour les autres infractions poursuivies.<\/p>\n<p>Art. 18. &mdash; L&rsquo;amnistie s&rsquo;&eacute;tend aux faits d&rsquo;&eacute;vasion punis des peines de l&rsquo;article 245 du code p&eacute;nal, commis au cours de l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;une condamnation effac&eacute;e par l&rsquo;amnistie, ainsi qu&rsquo;aux infractions &agrave; l&rsquo;interdiction de s&eacute;jour accessoire ou compl&eacute;mentaire d&rsquo;une condamnation effac&eacute;e par l&rsquo;amnistie.<\/p>\n<p>Art. 19. &mdash; L&rsquo;amnistie n&rsquo;entra&icirc;ne pas de droit la r&eacute;int&eacute;gration dans les fonctions, emplois, professions, grades, offices publics ou minist&eacute;riels. En aucun cas, elle ne donne lieu &agrave; reconstitution de carri&egrave;re. Elle entra&icirc;ne la r&eacute;int&eacute;gration dans les divers droits &agrave; pension &agrave; compter de la date de publication de la pr&eacute;sente loi en ce qui concerne l&rsquo;amnistie de droit et &agrave; compter du jour o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est admis &agrave; son b&eacute;n&eacute;fice en ce qui concerne l&rsquo;amnistie par mesure individuelle. L&rsquo;amnistie ne conf&egrave;re pas la r&eacute;int&eacute;gration dans l&rsquo;ordre de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur, dans l&rsquo;ordre de la Lib&eacute;ration, dans l&rsquo;ordre national du M&eacute;rite, ni dans le droit au port de la m&eacute;daille militaire. Toutefois, la r&eacute;int&eacute;gration peut &ecirc;tre prononc&eacute;e, pour chaque cas individuellement, &agrave; la demande du garde des sceaux, ministre de la justice, et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, du ministre int&eacute;ress&eacute;, par d&eacute;cret du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pris apr&egrave;s avis conforme du grand chancelier comp&eacute;tent.<\/p>\n<p>Art. 20. &mdash; L&rsquo;amnistie ne pr&eacute;judicie pas aux droits des tiers. En cas d&rsquo;instance sur les int&eacute;r&ecirc;ts civils, le dossier p&eacute;nal est vers&eacute; aux d&eacute;bats et mis &agrave; la disposition des parties. Si la juridiction de jugement a &eacute;t&eacute; saisie de l&rsquo;action publique avant la publication de la pr&eacute;sente loi, cette juridiction reste comp&eacute;tente pour statuer, le cas &eacute;ch&eacute;ant, sur les int&eacute;r&ecirc;ts civils. L&rsquo;amnistie n&rsquo;est pas applicable aux frais de poursuites et d&rsquo;instance avanc&eacute;s par l&rsquo;Etat. Toutefois, lorsque la condamnation a sanctionn&eacute; uniquement des infractions de police, les effets de l&rsquo;amnistie s&rsquo;&eacute;tendent aux frais de poursuites et d&rsquo;instance non encore recouvr&eacute;s. La contrainte par corps ne peut &ecirc;tre exerc&eacute;e contre les condamn&eacute;s ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;amnistie.<\/p>\n<p>Art. 21. &mdash; L&rsquo;amnistie ne peut en aucun cas mettre obstacle &agrave; l&rsquo;action en r&eacute;vision devant toute juridiction comp&eacute;tente en vue de faire &eacute;tablir l&rsquo;innocence du condamn&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 22. &mdash; Il est interdit &agrave; toute personne en ayant en connaissance dans l&rsquo;exercice de ses fonctions de rappeler sous quelque forme que ce soit ou de laisser subsister dans tout document quelconque, les condamnations p&eacute;nales, les sanctions disciplinaires ou professionnelles et les d&eacute;ch&eacute;ances effac&eacute;es par l&rsquo;amnistie. Les minutes des jugements, arr&ecirc;ts et d&eacute;cisions &eacute;chappent toutefois &agrave; cette interdiction.<\/p>\n<p>Art. 23. &mdash; L&rsquo;amnistie reste sans effet sur les mesures ou d&eacute;cisions prises en vertu de la loi du 24 juillet 1889 relative &agrave; la protection des enfants maltrait&eacute;s ou moralement abandonn&eacute;s. Toutefois, pour l&rsquo;application de l&rsquo;article 15 de ladite loi, l&rsquo;amnistie est assimil&eacute;e &agrave; la r&eacute;habilitation. Elle reste aussi sans effet sur les d&eacute;cisions prononc&eacute;es par application des articles 8, 15, 16 et 28 de l&rsquo;ordonnance n&deg; 45-174 du 2 f&eacute;vrier 1945 relative &agrave; l&rsquo;enfance d&eacute;linquante. Toutefois, les fiches relatives &agrave; ces d&eacute;cisions prononc&eacute;es pour tous faits ant&eacute;rieurs au 20 juin 1969, sont supprim&eacute;es du casier judiciaire lorsque le mineur atteint l&rsquo;&acirc;ge de vingt et un ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dispositions diverses <\/strong><\/p>\n<p>Art. 24. &mdash; Sont exclues du b&eacute;n&eacute;fice des dispositions du chapitre 1er de la pr&eacute;sente loi : 1&deg; Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 2 &#8211; 4&deg;, les infractions &agrave; la l&eacute;gislation et &agrave; la r&eacute;glementation en mati&egrave;re fiscale ou douani&egrave;re ainsi qu&rsquo;en mati&egrave;re de changes ; 2&deg; Les infractions constitu&eacute;es par le d&eacute;tournement ou l&rsquo;utilisation illicite de tout ou partie de sommes destin&eacute;es &agrave; la construction de locaux d&rsquo;habitation ; 3&deg; Les infractions pr&eacute;vues par les articles 312, alin&eacute;as 6 &agrave; 11, 334 &agrave; 335-6, 345 &agrave; 353 et 357-1, 3&deg; du code p&eacute;nal.<\/p>\n<p>Art. 25. &mdash; La pr&eacute;sente loi est applicable aux territoires d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>La pr&eacute;sente loi sera ex&eacute;cut&eacute;e comme loi de l&rsquo;Etat<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-111665","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"69-700","comment":"portant amnistie (1)","visas":"<p>L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et le S&eacute;nat ont adopt&eacute;,<\/p>\n<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique promulgue la loi dont la teneur suit :<\/p>","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">Georges POMPIDOU.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Premier Ministre,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Jacques CHABAN-DELMAS.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ren&eacute; PLEVEN.<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":[105527],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"42719","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/111665","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/111665\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":154340,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/111665\/revisions\/154340"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105527"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=111665"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=111665"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=111665"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}