{"id":113300,"date":"1974-09-23T00:00:00","date_gmt":"1974-09-22T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=113300"},"modified":"2024-12-17T22:54:22","modified_gmt":"2024-12-17T19:54:22","slug":"decret-n-74-796-relatif-a-la-procedure-de-contestation-de-la-nationalite-des-personnes-physiques-j-o-r-f-n-225-du-25-septembre-1974-page-9856-et-9857","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-74-796-relatif-a-la-procedure-de-contestation-de-la-nationalite-des-personnes-physiques-j-o-r-f-n-225-du-25-septembre-1974-page-9856-et-9857\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 74-796   relatif \u00e0 la proc\u00e9dure de contestation de la nationalit\u00e9 des personnes physiques (J.O.R.F. n\u00b0 225 du 25 septembre 1974, page 9856 et 9857)"},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Art. 1er. &mdash; Le tribunal de grande instance est seul comp&eacute;tent pour conna&icirc;tre en premier ressort des contestations sur la&nbsp;nationalit&eacute; fran&ccedil;aise ou &eacute;trang&egrave;re des personnes physiques, sous r&eacute;serve des dispositions figurant au code de la nationalit&eacute; pour les juridictions r&eacute;pressives comportant un jury criminel.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les exceptions de nationalit&eacute; et d&rsquo;extran&eacute;it&eacute; ainsi que celle&nbsp;d&rsquo;incomp&eacute;tence pour en conna&icirc;tre sont d&rsquo;ordre public et doivent&nbsp;&ecirc;tre relev&eacute;es d&rsquo;office par le juge.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;action intent&eacute;e .devant un tribunal de grande instance pour&nbsp;faire reconna&icirc;tre une nationalit&eacute; doit obligatoirement se d&eacute;rouler&nbsp;dans les formes pr&eacute;vues aux articles 3 et 4 ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 2. &mdash; Le tribunal de grande instance territorialement&nbsp;comp&eacute;tent est celui du domicile ou, &agrave; d&eacute;faut, de la r&eacute;sidence de&nbsp;la personne dont la nationalit&eacute; est en cause ou, si cette personne&nbsp;n&rsquo;a en France ni domicile ni r&eacute;side&ntilde;ce, le tribunal de gsrande instance de Paris.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 3. &mdash; Toute personne physique qui intente devant le tribunal de grande instance une action pour faire d&eacute;cider qu&rsquo;elle a,&nbsp;ou qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas, la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais doit assigner &agrave; cet effet&nbsp;le procureur de la R&eacute;publique qui est obligatoirement d&eacute;fendeur&nbsp;&agrave; l&rsquo;action sans pr&eacute;judice du droit d&rsquo;intervention des tiers int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 4 &mdash; Le procureur de la R&eacute;publique a seul qualit&eacute; pour&nbsp;intenter contre une personne physique une action dont l&rsquo;objet&nbsp;principal et direct est d&rsquo;&eacute;tablir que c&ecirc;tte personne a ou n&rsquo;a pas&nbsp;la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais, sans pr&eacute;judice du droit qui appartient &agrave;&nbsp;tous int&eacute;ress&eacute; d&rsquo;intervenir &agrave; laction ou de contester conform&eacute;ment &agrave;&ldquo;l&rsquo;article 107 du code de la nationalit&eacute; la validit&eacute; d&rsquo;une&nbsp;d&eacute;claration enregistr&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 5. &mdash; Lorsqu&rsquo;une juridiction de l&rsquo;ordre judiciaire est&nbsp;Saisie &agrave; titre incident d&rsquo;une question de nationalit&eacute; dont elle&nbsp;n&rsquo;est pas habile &agrave; conna&icirc;tre et qui est n&eacute;cessaire &agrave; la solution&nbsp;du litige, la cause doit &ecirc;tre communiqu&eacute;e au minist&egrave;re public.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le minist&egrave;re-public fait conna&icirc;tre, par conclusions &eacute;crites et&nbsp;motiv&eacute;es, s&rsquo;il estime qu&rsquo;il y a lieu ou non d&rsquo;admettre l&rsquo;existence&nbsp;d&rsquo;une question pr&eacute;judicielle.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 6. &mdash; Si une question de nationalit&eacute; est soulev&eacute;e par une&nbsp;partie devant une juridiction qui estime qu&rsquo;il y a question pr&eacute;judicielle, cette juridiction renvoie cette partie &agrave; se pourvoir&nbsp;devant le tribunal de grande instance comp&eacute;tent conform&eacute;ment&nbsp;&agrave; l&rsquo;article 3 dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois ou, dans le m&ecirc;me d&eacute;lai, &agrave;&nbsp;pr&eacute;senter requ&ecirc;te au procureur de la R&eacute;publique, conform&eacute;ment&nbsp;aux articles 4 et 8. Au cas o&ugrave; la personne dont la nationalit&eacute; est)&nbsp;contest&eacute;e se pr&eacute;vaut d&rsquo;un certificat de nationalit&eacute; fran&ccedil;aise, comme dans le cas o&ugrave; la question de nationalit&eacute; a &eacute;t&eacute; soulev&eacute;e d&rsquo;office,&nbsp;la juridiction saisie au fond impartit le m&ecirc;me d&eacute;lai d&rsquo;un mois au&nbsp;Procureur de la R&eacute;publique pour saisir le tribunal de grande ins-<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">tance comp&eacute;tent.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Si le d&eacute;lai d&rsquo;un mois n&rsquo;est pas respect&eacute;, l&rsquo;instance poursuit&nbsp;Son Cours. Dans le cas contraire, la juridiction saisie au fond surseoit &agrave; statuer jusqu&rsquo;&agrave; ce que la question de nationalit&eacute; ait &eacute;t&eacute;&nbsp;jug&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 7. &mdash; Dans toutes les instances o&ugrave; se pose &agrave; titre&nbsp;principal ou &agrave; titre incident une contestation sur la nationalit&eacute;,&nbsp;une cobie de l&rsquo;assignation ow le cas &eacute;ch&eacute;ant,.une copie de&nbsp;la requ&ecirc;te ou une copie des conclusions soulevant la contestation&nbsp;sont d&eacute;pos&eacute;es au minist&egrave;re de la justice qui en d&eacute;livre r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le d&eacute;p&ocirc;t des pi&egrave;ces peut &ecirc;tre remplac&eacute; par l&rsquo;envoi de ces&nbsp;pi&egrave;ces par lettre recommand&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La j&uuml;ridiction civile ne peut statuer sur la nationalit&eacute; avant&nbsp;lexpiration d&rsquo;un d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; compter de la d&eacute;livrance&nbsp;du r&eacute;c&eacute;piss&eacute;. Toutefois ce d&eacute;lai est de dix jours lorsque la&nbsp;contestation sur la nationalit&eacute; a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une question<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">pr&eacute;judicielle devant une juridiction statuant en mati&egrave;re &eacute;lectorale.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;assignation, la requ&ecirc;te ou les conclusions soulevant une&nbsp;question de nationalit&eacute; ne sont pas recevables &agrave; d&eacute;faut de la&nbsp;justification des diligences pr&eacute;vues au pr&eacute;sent article dont les&nbsp;dispositions sont applicables aux voies de recours.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 8. &mdash; Le procureur de la R&eacute;publique est tenu d&rsquo;agir dans&nbsp;les conditions de l&rsquo;article 4 ci-dessus s&rsquo;il en est requis par une&nbsp;administration publique ou par une tierce personne qui a soulev&eacute; l&rsquo;exception de nationalit&eacute; devant une juridiction qui<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">a sursis &agrave; statuer dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 6.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le tiers requ&eacute;rant devra, sauf s&rsquo;il b&eacute;n&eacute;ficie de l&rsquo;aide judiciaire,&nbsp;consigner les frais de l&rsquo;instance que le procureur introduira&nbsp;devant le tribunal de grande instance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 9. &mdash; Les dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret sont applicables&nbsp;dans les territoires d&rsquo;outre-mer de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La juridiction civile de droit commun est saisie selon la&nbsp;proc&eacute;dure applicable dans chacun de ces territoires.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les d&eacute;lais d&rsquo;un mois et de dix jours pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 7&nbsp;sont respectivement port&eacute;s &agrave; deux mois et vingt jours.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 10. &mdash; Le garde des sceaux, ministre de la justice,&nbsp;et le secr&eacute;taire d&rsquo;Etat aux d&eacute;partements et territoires d&rsquo;outre-mer sont charg&eacute;s, chacun en ce qui le concerne, de l&rsquo;ex&eacute;cution&nbsp;du pr&eacute;sent d&eacute;cret, qui sera publi&eacute; au Journal officiel de la<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">R&eacute;publique fran&ccedil;aise.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-113300","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"74-796","comment":" relatif \u00e0 la proc\u00e9dure de contestation de la nationalit\u00e9 des personnes physiques (J.O.R.F. n\u00b0 225 du 25 septembre 1974, page 9856 et 9857) ","visas":"<p style=\"margin: 0px;\">Le Premier Ministre, Sur le rapp&ocirc;rt du garde des sceaux, ministre de la justice, et du secr&eacute;taire d'Etat aux d&eacute;partements et territoires d'outre-mer,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le code de proc&eacute;dure p&eacute;nale ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le code de la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise compl&eacute;t&eacute; et modifi&eacute; par la loi&nbsp;no. 73-42 du 9 janvier 1973 ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le d&eacute;cret no. 73-643 du 10 juillet 1973 relatif aux formalit&eacute;s qui doivent&nbsp;&ecirc;tre observ&eacute;es dans l'instruction des d&eacute;clarations de nationalit&eacute;, des demandes de naturalisation ou de r&eacute;int&eacute;gration, des demandes tendant &agrave; obtenir<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">l&rsquo;autorisation de perdre la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais, ainsi qu'aux d&eacute;cisions de&nbsp;perte et de d&eacute;ch&eacute;ance de la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le d&eacute;cret no 71-740 du 9 septembre 197linstituant de nouvelles r&egrave;gles&nbsp;de proc&eacute;dure destin&eacute;es &agrave; constituer partie d&rsquo;un nouveau code de proc&eacute;dure&nbsp;civile ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le d&eacute;cret no 72-684 du 20 juillet 1972 instituant de nouvelles dispositions destin&eacute;es &agrave; s'int&eacute;grer dans la partie g&eacute;n&eacute;rale d&rsquo;un nouveau code de&nbsp;proc&eacute;dure civile ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le d&eacute;cret no 72-788 du 28 ao&ucirc;t 1972 instituant une troisi&egrave;me s&eacute;rie de&nbsp;dispositions destin&eacute;es &agrave; s'int&eacute;grer dans le nouveau code de proc&eacute;dure civile ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le d&eacute;cret no 73-1122 du 17 d&eacute;cembre 1973 instituant une quatri&egrave;me&nbsp;s&eacute;rie de dispositions destin&eacute;es &agrave; s'int&eacute;grer dans le nouveau code de proc&eacute;dure civile ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Conseil d'Etat (section de l&rsquo;int&eacute;rieur) entendu<\/p>","signature":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>JACQUES CHIRAC.<\/p>\n<p>Par le Premier ministre :<\/p>\n<p>Le garde des sceaux, ministre de la justice,<\/p>\n<p>JEAN LECANUET.<\/p>\n<p>Le secr&eacute;taire d'Etat aux d&eacute;partements&nbsp;et territoires d'outre-mer.<\/p>\n<p>OLIVIER STIRN,<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":[105572],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"44279","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/113300","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/113300\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":149493,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/113300\/revisions\/149493"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105572"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=113300"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=113300"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=113300"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}