{"id":114335,"date":"1968-07-29T00:00:00","date_gmt":"1968-07-28T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=114335"},"modified":"2024-12-17T23:49:09","modified_gmt":"2024-12-17T20:49:09","slug":"instruction-n-instruction-du-29-juillet-1968-relative-a-lapplication-des-dispositions-concernant-les-soutiens-de-famille-assujettis-aux-obligations-du-service-national","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/instruction-n-instruction-du-29-juillet-1968-relative-a-lapplication-des-dispositions-concernant-les-soutiens-de-famille-assujettis-aux-obligations-du-service-national\/","title":{"rendered":"Instruction n\u00b0 Instruction du 29 juillet 1968  relative \u00e0 l&rsquo;application des dispositions concernant les soutiens de famille assujettis aux obligations du service national."},"content":{"rendered":"<p>La loi n&deg; 65-550 du 9 juillet 1965 relative au recrutement en vue de l&rsquo;accomplissement du service national pr&eacute;voit dans son article 18 que les jeunes gens reconnus soutiens de famille, notamment parce qu&rsquo;ils ont la charge effective d&rsquo;une ou plusieurs personnes dont les ressources ne seraient plus suffisantes s&rsquo;ils &eacute;taient incorpor&eacute;s, peuvent &ecirc;tre dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national.<\/p>\n<p>Le d&eacute;cret n&deg; 59-143 du 7 janvier 1959 modifiant certaines dispositions du code de la famille et de l&rsquo;aide sociale pr&eacute;voit l&rsquo;attribution d&rsquo;une allocation mensuelle aux familles dont les &laquo; soutiens indispensables &raquo; effectuent leur service actif. La r&eacute;glementation g&eacute;n&eacute;rale applicable &agrave; l&rsquo;octroi de cette alloc &lsquo;.ion a &eacute;t&eacute; fix&eacute;e par le d&eacute;cret n&ldquo; 64-355 du 20 avril 1964. La loi n&deg; 50-1478 du 30 novembre 1950 prescrit dans son article 1er que les soutiens de famille sont affect&eacute;s sur leur demande dans des unit&eacute;s proches de leur domicile. En somme, les jeunes gens reconnus soutiens de famille peuvent :<\/p>\n<p>1. Soit &ecirc;tre dispens&eacute;s ;<\/p>\n<p>2. Soit &ecirc;tre appel&eacute;s au service actif, b&eacute;n&eacute;ficier pour leur famille d&rsquo;allocations d&rsquo;aide sociale pendant leur service et recevoir une affectation rapproch&eacute;e de leur domicile ; 3. Soit &ecirc;tre appel&eacute;s au service actif et recevoir sur leur demande une affectation rapproch&eacute;e de leur domicile.<\/p>\n<p>Selon les dispositions du d&eacute;cret n&deg; 66-333 du 26 mai 1966, la qualit&eacute; de soutien de famille est reconnue par le conseil de r&eacute;vision, sur le vu d&rsquo;un dossier constitu&eacute; par le bureau d&rsquo;aide sociale du domicile de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; et &eacute;tudi&eacute; par une commission sp&eacute;ciale.<\/p>\n<p>Aux termes du d&eacute;cret du 20 avril 1964 pr&eacute;cit&eacute;, les allocations aux familles dont les soutiens indispensables effectuent leur service actif sont attribu&eacute;es par le pr&eacute;fet, sur le vu d&rsquo;un dossier constitu&eacute; par le bureau d&rsquo;aide sociale du domicile de la famille de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; et instruit par le directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;action sanitaire et sociale.<\/p>\n<p>Les points communs qui existent entre les deux proc&eacute;dures, le fait que les demandes dans l&rsquo;un et l&rsquo;autre cas sont motiv&eacute;es par l&rsquo;insuffisance des ressources de la famille, le souci d&rsquo;&eacute;viter aux requ&eacute;rants de formuler deux demandes successives en y joignant sensiblement les m&ecirc;mes pi&egrave;ces justificatives et &agrave; l&rsquo;administration de proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;instruction de deux demandes qui ont la m&ecirc;me cause, ont amen&eacute; &agrave; d&eacute;cider la cr&eacute;ation d&rsquo;un dossier unique.<\/p>\n<p>Un dossier du m&ecirc;me mod&egrave;le est donc utilis&eacute; dans les deux cas ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<p>Premier cas. &mdash; Demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille en vue d&rsquo;une dispense des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national et, dans le cas o&ugrave; la dispense n&rsquo;est pas accord&eacute;e, de l&rsquo;attribution des allocations d&rsquo;aide sociale &agrave; la famille du jeune homme pendant son service actif ;<\/p>\n<p>Deuxi&egrave;me cas. &mdash; Demande d&rsquo;attribution des allocations d&rsquo;aide sociale seulement, en ce qui concerne les jeunes gens qui ne demandent pas &agrave; &ecirc;tre dispens&eacute;s.&nbsp;<\/p>\n<p>Apr&egrave;s &eacute;tablissement par le bureau d&rsquo;aide sociale :<\/p>\n<p>Dans le premier cas, le dossier est transmis &agrave; la pr&eacute;fecture, &eacute;tudi&eacute; par la commission sp&eacute;ciale, examin&eacute; par le conseil de r&eacute;vision qui statue, puis, si le jeune homme n&rsquo;a pas obtenu de dispense, soumis au pr&eacute;fet pour d&eacute;cision en ce qui concerne l&rsquo;attribution des allocations d&rsquo;aide sociale, apr&egrave;s instruction r&eacute;glementaire par la direction d&eacute;partementale de l&rsquo;action sanitaire et sociale ;<\/p>\n<p>Dans le deuxi&egrave;me cas, le dossier est soumis directement au pr&eacute;fet pour d&eacute;cision relative &agrave; l&rsquo;attribution des allocations d&rsquo;aide sociale, apr&egrave;s instruction r&eacute;glementaire par la direction d&eacute;partementale de l&rsquo;action sanitaire et sociale.<\/p>\n<p>La pr&eacute;sente instruction a pour objet de fixer les modalit&eacute;s de constitution de ce dossier par les bureaux d&rsquo;aide sociale, de d&eacute;finir la proc&eacute;dure de son examen par la commission sp&eacute;ciale et le conseil de r&eacute;vision en vue de la reconnaissance &eacute;ventuelle de la qualit&eacute; de soutien de famille et, dans le cas o&ugrave; le demandeur n&rsquo;est pas dispens&eacute;, de r&eacute;gler les modalit&eacute;s du transfert de ce dossier &agrave; la direction d&eacute;partementale de l&rsquo;action sanitaire et sociale pour &eacute;tude du droit &agrave; allocations.<\/p>\n<p>Les titres Ier et II traitent respectivement de la recormaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille en vue de la dispense &eacute;ventuelle des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national et de la reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien indispensable de famille en vue de l&rsquo;attribution des allocations d&rsquo;aide sociale ; ils s&rsquo;appliquent au cas g&eacute;n&eacute;ral des jeunes gens r&eacute;sidant en m&eacute;tropole ou dans les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer. Le titre III, qui contient des dispositions diverses relatives &agrave; l&rsquo;application de cette r&eacute;glementation, fixe notamment les conditions dans lesquelles il convient d&rsquo;adapter les dispositions des titres Ier et II aux cas particuliers des jeunes gens &eacute;tablis dans un territoire d&rsquo;outre-mer ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.<\/p>\n<p>TITRE Ier<\/p>\n<p>Reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille et dispense des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national.<\/p>\n<p>(Jeunes gens r&eacute;sidant en m&eacute;tropole ou dans les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer.)<\/p>\n<p>CHAPITRE 1er<\/p>\n<p>Consid&eacute;rations g&eacute;n&eacute;rales<\/p>\n<p>Article 1er.<\/p>\n<p>Crit&egrave;res utilis&eacute;s pour d&eacute;terminer la qualit&eacute; de soutien de famille. a) La qualit&eacute; de soutien de famille au sens de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965 pr&eacute;cit&eacute;e est d&eacute;termin&eacute;e en tenant compte de la situation familiale des jeunes gens et des ressources dont disposerait leur famille, s&rsquo;ils &eacute;taient appel&eacute;s au service actif (1). Elle peut &ecirc;tre reconnue, sous r&eacute;serve de la condition des ressources, aux jeunes gens qui ont effectivement la charge d&rsquo;une ou plusieurs des personnes suivantes :<\/p>\n<p>I Enfants (2), au sens donn&eacute; &agrave; cette charge par l&rsquo;article L. 511 du code de la s&eacute;curit&eacute; sociale ; &eacute;pouse inapte &agrave; travailler ;<\/p>\n<p>2. Ascendants ;<\/p>\n<p>3. Fr&egrave;res ou s&oelig;urs ;<\/p>\n<p>4. Beaux-parents, au sens donn&eacute; &agrave; cette charge par l&rsquo;article 206 du code civil ;<\/p>\n<p>5. Personnes autres que celles pr&eacute;vues aux paragraphes ci-dessus, mais ayant avec les int&eacute;ress&eacute;s un lien de parent&eacute; jusqu&rsquo;au troisi&egrave;me degr&eacute;.<\/p>\n<p>b) Pour l&rsquo;&eacute;valuation des moyens d&rsquo;existence de la famille, il est tenu compte de la totalit&eacute; des ressources en esp&egrave;ces et des avantages en nature dont disposeraient les personnes dont le jeune homme a la charge effective, si celui-ci &eacute;tait appel&eacute; au service actif. Dans ce calcul, doivent entrer toutes les ressources du jeune homme autres que le salaire ou la partie du salaire qu&rsquo;il perdrait s&rsquo;il &eacute;tait appel&eacute; au service (3). II est pr&eacute;cis&eacute; qu&rsquo;en aucun cas ne doivent &ecirc;tre incluses dans les ressources : Les allocations d&rsquo;aide sociale dont pourrait b&eacute;n&eacute;ficier la famille du jeune homme si celui-ci est appel&eacute; au service actif ; Les prestations et indemnit&eacute;s que recevrait le jeune homme s&rsquo;il effectuait son service actif au titre du service de l&rsquo;aide technique ou du service de la coop&eacute;ration.<\/p>\n<p>La moyenne mensuelle de l&rsquo;ensemble des ressources ainsi d&eacute;finies I est divis&eacute;e en parts entre les personnes dont l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; a la charge I effective, chacune d&rsquo;elles figurant pour une part ou une demipart dans les conditions suivantes : Une personne : une part ; Deux personnes : deux parts ; Trois personnes : deux parts et demie ; Au-del&agrave; de trois personnes : une demi-part par personne suppl&eacute;mentaire. Le quotient obtenu est compar&eacute; &agrave; un salaire mensuel de base &eacute;gal &agrave; deux cents fois le salaire horaire minimum interprofessionnel garanti en vigueur au lieu de r&eacute;sidence habituel de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, ou &agrave; Paris en cas de r&eacute;sidence &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, au moment o&ugrave; il est proc&eacute;d&eacute; &agrave; cette &eacute;valuation. Les ressources de la famille sont class&eacute;es dans l&rsquo;une des quatre cat&eacute;gories ci-apr&egrave;s, selon le montant du quotient ci-dessus d&eacute;fini :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 384pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"384pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 3218; width: 66pt;\" width=\"88\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 15506; width: 318pt;\" width=\"424\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt; width: 66pt;\" width=\"88\" height=\"20\">CAT&Eacute;GORIES<\/td>\n<td style=\"width: 318pt;\" width=\"424\">MONTANT DU QUOTIENT<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 45.0pt;\">\n<td style=\"height: 45.0pt;\" height=\"60\">a<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 318pt;\" width=\"424\">Inf&eacute;rieur au tiers du salaire mensuel de base.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">b<\/td>\n<td>Compris entre le tiers et les deux tiers du salaire mensuel de base.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 30.0pt;\">\n<td style=\"height: 30.0pt;\" height=\"40\">c<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 318pt;\" width=\"424\">Compris entre les deux tiers et la totalit&eacute; du salaire<br \/>mensuel de base.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">d<\/td>\n<td>Sup&eacute;rieur au salaire mensuel de base.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>c) La qualit&eacute; de soutien de famille n&rsquo;est pas reconnue : D&rsquo;une part, au jeune homme pour lequel le quotient des ressources par personne &agrave; charge, calcul&eacute; comme il est indiqu&eacute; au paragraphe b du pr&eacute;sent article est sup&eacute;rieur au salaire mensuel de base, et qui est par cons&eacute;quent class&eacute; en cat&eacute;gorie d ; D&rsquo;autre part, au jeune homme qui devrait, d&rsquo;apr&egrave;s le calcul des ressources, &ecirc;tre class&eacute; dans une des cat&eacute;gories a, b ou c, lorsque des renseignements portant notamment sur le patrimoine et le train de vie de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; et de sa famille (4) font appara&icirc;tre que, malgr&eacute; l&rsquo;incorporation de celui-ci, l&rsquo;entretien des personnes dont il a la charge continuera &agrave; &ecirc;tre suffisamment assur&eacute; et qu&rsquo;il doit par cons&eacute;quent &ecirc;tre class&eacute; en cat&eacute;gorie d. d) Ne peuvent &ecirc;tre dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national au titre de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965 que les jeunes gens auxquels la qualit&eacute; de soutien de famille a &eacute;t&eacute; reconnue et qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; class&eacute;s aptes d&rsquo;office non excus&eacute;s par le conseil de r&eacute;vision (5).<\/p>\n<p>Article 2.<\/p>\n<p>Classement des jeunes gens.<\/p>\n<p>Cat&eacute;gories dispens&eacute;es. Cas social grave.<\/p>\n<p>Les jeunes gens qui ont demand&eacute; &agrave; &ecirc;tre reconnus soutiens de famille en vue d&rsquo;&ecirc;tre dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national sont class&eacute;s, s&rsquo;ils remplissent les conditions requises, dans les diff&eacute;rentes cat&eacute;gories indiqu&eacute;es ci-dessous :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 439pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"439pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7826; width: 161pt;\" width=\"214\" \/>\n<col style=\"width: 60pt;\" span=\"3\" width=\"80\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 4790; width: 98pt;\" width=\"131\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt; width: 161pt;\" width=\"214\" height=\"20\">PERSONNES A CHARGE<\/td>\n<td class=\"xl66\" style=\"width: 278pt;\" colspan=\"4\" width=\"371\">MOYENNE de l&rsquo;ensemble MENSUELLE des ressources.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 135.0pt;\">\n<td style=\"height: 135.0pt;\" height=\"180\">&nbsp;<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 60pt;\" width=\"80\">Quotient<br \/>inf&eacute;rieur<br \/>au 1 \/3<br \/>du salaire<br \/>mensuel<br \/>de base.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 60pt;\" width=\"80\">Quotient<br \/>compris<br \/>entre le 1\/3<br \/>et les 2\/3<br \/>du salaire<br \/>mensuel<br \/>de base<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 60pt;\" width=\"80\">Quotient<br \/>compris<br \/>entre les 2\/3<br \/>et<br \/>la totalit&eacute;<br \/>du salaire<br \/>mensuel<br \/>de base.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 98pt;\" width=\"131\">Quotient<br \/>sup&eacute;rieur<br \/>au salaire<br \/>mensuel<br \/>de base<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Enfants, &eacute;pouse inapte &agrave; travailler<\/td>\n<td>1a<\/td>\n<td>1b<\/td>\n<td>1c<\/td>\n<td>1d<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Ascendants<\/td>\n<td>2a<\/td>\n<td>2b<\/td>\n<td>2c<\/td>\n<td>2d<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Fr&egrave;res ou s&oelig;urs<\/td>\n<td>3a<\/td>\n<td>3b<\/td>\n<td>3c<\/td>\n<td>3d<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Beaux-parent<\/td>\n<td>4a<\/td>\n<td>4b<\/td>\n<td>4c<\/td>\n<td>4d<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Parents jusqu&rsquo;au 3e degr&eacute;<\/td>\n<td>5a<\/td>\n<td>5b<\/td>\n<td>5c<\/td>\n<td>5d<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Chaque ann&eacute;e un d&eacute;cret pris en application de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965 d&eacute;termine, parmi les jeunes gens auxquels la qualit&eacute; de soutien de famille a &eacute;t&eacute; reconnue avant l&rsquo;incorporation de leur fraction de classe d&rsquo;&acirc;ge ceux qui, appartenant par leur &acirc;ge aux fractions de classes incorporables au cours de l&rsquo;ann&eacute;e consid&eacute;r&eacute;e, seront dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national en se r&eacute;f&eacute;rant aux cat&eacute;gories d&eacute;finies ci-dessus et en se conformant &agrave; l&rsquo;ordre de priorit&eacute; suivant :<\/p>\n<p>1 a, 1 b, 2 a, 2 b, 3 a, 3 b, 4 a, 4 h, 5 a, 5 b, 1 c, 2 c, 3 c, 4 c, 5 c<\/p>\n<p>Les jeunes gens reconnus soutiens de famille avant l&rsquo;incorporation de leur fraction de classe d&rsquo;&acirc;ge et non incorpor&eacute;s avec celle-ci en raison de leur situation particuli&egrave;re (ajourn&eacute;s, sursitaires, etc.), b&eacute;n&eacute;ficient &eacute;galement de la m&ecirc;me dispense si la cat&eacute;gorie dans laquelle ils ont &eacute;t&eacute; class&eacute;s se trouve &ecirc;tre dispens&eacute;e alors qu&rsquo;ils se trouvent encore dans leurs foyers. Les jeunes gens non reconnus soutiens de famille avant l&rsquo;incorporation de leur fraction de classe d&rsquo;&acirc;ge et qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; incorpor&eacute;s avec celle-ci en raison de leur situation particuli&egrave;re (omis, naturalis&eacute;s, ajourn&eacute;s, sursitaires, etc.) ne peuvent &ecirc;tre dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national en qualit&eacute; de soutien de famille que s&rsquo;ils se trouvent, avant leur incorporation, dans une situation constituant un cas social grave. Pour que l&rsquo;existence d&rsquo;un cas social grave soit reconnue, il est n&eacute;cessaire que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; remplisse, &agrave; la date de son incorporation, les conditions exig&eacute;es, &agrave; cette m&ecirc;me date, pour &ecirc;tre dispens&eacute; des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national en qualit&eacute; de soutien de famille et qu&rsquo;en outre les personnes qui sont effectivement &agrave; sa charge se trouvent dans une situation morale ou physique telle que son appel au service national entra&icirc;nerait pour elles des cons&eacute;quences d&rsquo;une particuli&egrave;re gravit&eacute;. La d&eacute;cision d&rsquo;octroi ou de refus de dispense est prise dans ce cas par le ministre des arm&eacute;es (cf. art. 18 ci-apr&egrave;s).<\/p>\n<p>&nbsp;CHAPITRE II<\/p>\n<p>D&eacute;p&ocirc;t des demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien DE FAMILLE.<\/p>\n<p>&#8212; CONSTITUTION DES DOSSIERS. &#8212; R&Ocirc;LE DES BUREAUX D&rsquo;AIDE SOCIALE Article 3.<\/p>\n<p>Composition du dossier.<\/p>\n<p>Chaque dossier doit comprendre :<\/p>\n<p>1&deg; Une demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille formul&eacute;e par l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; ou son repr&eacute;sentant l&eacute;gal sur un imprim&eacute; du mod&egrave;le 301-34 qu&rsquo;il est possible de se procurer dans les mairies, les bureaux de recrutement, les centres de s&eacute;lection et les quartiers des affaires maritimes ;<\/p>\n<p>2&deg; Une notice de renseignements remplie et sign&eacute;e par l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; ou son repr&eacute;sentant l&eacute;gal et certifi&eacute;e exacte par le maire du domicile (mod&egrave;le 301-35). Le demandeur a int&eacute;r&ecirc;t&agrave; remplir cette notice au bureau d&rsquo;aide sociale o&ugrave; il est convoqu&eacute; &agrave; la suite du d&eacute;p&ocirc;t ou de l&rsquo;envoi de sa demande et o&ugrave; il peut demander toutes les explications n&eacute;cessaires. Si, pour des raisons imp&eacute;ratives, il lui est impossible de se rendre &agrave; la convocation, il doit se procurer une notice dans un bureau d&rsquo;aide sociale quelconque et la renseigner avec le plus grand soin avant de la transmettre au bureau d&rsquo;aide sociale charg&eacute; de constituer le dossier ;<\/p>\n<p>3&deg; Chaque fois qu&rsquo;il est possible, les pi&egrave;ces justificatives des d&eacute;clarations.<\/p>\n<p>Article 4. R&egrave;gles fix&eacute;es pour le d&eacute;p&ocirc;t ou l&rsquo;envoi des demandes. Les jeunes gens qui estiment remplir les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 1er ci-dessus pour &ecirc;tre class&eacute;s soutiens de famille doivent se conformer aux r&egrave;gles suivantes en ce qui concerne le d&eacute;p&ocirc;t ou l&rsquo;envoi de leur demande.<\/p>\n<p>I. &mdash; Jeunes gens RECENS&Eacute;S AVEC LEUR CLASSE D&rsquo;AGE<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 531pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"531pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7387; width: 152pt;\" width=\"202\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 8228; width: 169pt;\" width=\"225\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 10240; width: 210pt;\" width=\"280\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"height: 45.0pt;\">\n<td style=\"height: 45.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"60\">SITUATION DES DEMANDEURS<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">D&Eacute;LAIS FIX&Eacute;S POUR LE D&Eacute;P&Ocirc;T<br \/>ou l&rsquo;envoi des demandes.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 210pt;\" width=\"280\">AUTORIT&Eacute;S HABILIT&Eacute;ES<br \/>&agrave; recevoir les demandes.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td class=\"xl67\" style=\"height: 15.0pt; width: 531pt;\" colspan=\"3\" width=\"707\" height=\"20\">1&deg; Jeunes gens qui estiment remplir les conditions pour &ecirc;tre reconnus soutiens de famille<br \/>avant l&rsquo;expiration des d&eacute;lais fix&eacute;s en regard pour le d&eacute;p&ocirc;t ou l&rsquo;envoi des demandes.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 75.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 75.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"100\">Jeunes gens examin&eacute;s dans un centre de s&eacute;lection<br \/>[ou par un m&eacute;decin accr&eacute;dit&eacute; (6)].<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Dans les quinze jours qui sui- \\<br \/>vent leur passage au centre de<br \/>s&eacute;lection ou leur visite par un<br \/>m&eacute;decin accr&eacute;dit&eacute;.<\/td>\n<td>Maire du domicile<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 75.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 75.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"100\">Jeunes gens qui, pour une raison quelconque, ne<br \/>se sont pr&eacute;sent&eacute;s ni au centre de s&eacute;lection, ni<br \/>&agrave; la visite m&eacute;dicale.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Dans les quinze jours qui suivent la date &agrave; laquelle ils (<br \/>auraient d&ucirc; se pr&eacute;senter.&nbsp;<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 210pt;\" width=\"280\">Chef de la circonscription administrative du domicile pour les<br \/>territoires d&rsquo;outre-mer.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 150.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 150.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"200\">Jeunes gens ayant particip&eacute; aux &eacute;preuves de s&eacute;lection au titre de la pr&eacute;paration militaire ; candidats<br \/>&agrave; l&rsquo;engagement reconnus inaptes &agrave; l&rsquo;engagement<br \/>mais aptes au service national ou qui, aptes &agrave;<br \/>l&rsquo;engagement, n&rsquo;ont pas sign&eacute; leur contrat.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Lorsqu&rsquo;ils atteignent l&rsquo;&acirc;ge de<br \/>dix-huit ans et demi.<\/td>\n<td>Consul de la r&eacute;sidence (&agrave; l&rsquo;&eacute;tranger).<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 90.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 90.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"120\">Jeunes &bull; gens recens&eacute;s, r&eacute;vis&eacute;s et r&eacute;sidant dans le<br \/>d&eacute;partement de la R&eacute;union ou dans un territoire<br \/>d&rsquo;outre-mer.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Deux mois au moins avant le<br \/>d&eacute;but des op&eacute;rations de r&eacute;vision de la tranche de naissances (ou de la classe) &agrave;<br \/>laquelle appartiennent les int&eacute;ress&eacute;s.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 210pt;\" width=\"280\">Maire du domicile.<br \/>Chef de la circonscription administrative du domicile pour les<br \/>territoires d&rsquo;outre-mer.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td class=\"xl67\" style=\"height: 15.0pt; width: 531pt;\" colspan=\"3\" width=\"707\" height=\"20\">2&deg; Jeunes gens qui estiment remplir les conditions pour &ecirc;tre reconnus soutiens de famille &agrave; la suite d&rsquo;un fait nouveau<br \/>survenu apr&egrave;s l&rsquo;expiration des d&eacute;lais mentionn&eacute;s ci-dessus mais avant l&rsquo;appel au service actif de leur fraction<br \/>de classe d&rsquo;&acirc;ge.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 120.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 120.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"160\">Fait nouveau survenu avant le d&eacute;but des op&eacute;rations<br \/>de r&eacute;vision de la tranche de naissances &agrave; laquelle<br \/>ils appartiennent.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Dans les quinze jours qui suivent ce fait nouveau.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 210pt;\" width=\"280\">Maire du domicile.<br \/>Chef de la circonscription administrative du domicile pour les<br \/>territoires d&rsquo;outre-mer.<br \/>Consul de la r&eacute;sidence (&agrave; l&rsquo;&eacute;tranger).<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 120.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 120.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"160\">Fait nouveau survenu apr&egrave;s le d&eacute;but des op&eacute;rations<br \/>de r&eacute;vision de la tranche de naissances &agrave; laquelle<br \/>ils appartiennent.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Dans les quinze jours qui suivent<br \/>ce fait nouveau ; la demande<br \/>doit toutefois &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;e ou<br \/>adress&eacute;e au plus tard un mois<br \/>avant la date fix&eacute;e pour l&rsquo;appel<br \/>au service actif de la fraction de classe d&rsquo;&acirc;ge &agrave; laquelle<br \/>appartiennent les int&eacute;ress&eacute;s.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 210pt;\" width=\"280\">Commandant du bureau de recrutement dont rel&egrave;vent les<br \/>demandeurs.<br \/>Consul de la r&eacute;sidence (&agrave; l&rsquo;&eacute;tranger).<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td class=\"xl67\" style=\"height: 15.0pt; width: 531pt;\" colspan=\"3\" width=\"707\" height=\"20\">3&deg; Jeunes gens qui, en raison de leur situation particuli&egrave;re, n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; incorpor&eacute;s en m&ecirc;me temps que la fraction de<br \/>la classe &agrave; laquelle ils appartiennent et qui sont susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre dispens&eacute;s de leurs obligations d&rsquo;activit&eacute; du<br \/>service national pour cas social grave.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 165.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 165.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"220\">Jeunes gens ne r&eacute;unissant plus les conditions<br \/>exig&eacute;es pour continuer &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier de la dispense<br \/>des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national qui<br \/>leur a &eacute;t&eacute; accord&eacute;e pour r&eacute;sidence &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.<br \/>Ajourn&eacute;s ou r&eacute;form&eacute;s temporaires reconnus aptes<br \/>au service.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Dans les quinze jours qui suivent la notification de la d&eacute;cision soit de leur aptitude ou<br \/>de leur appel au service, soit<br \/>de la r&eacute;siliation ou de nonrenouvellement de leur sursis.<\/td>\n<td class=\"xl67\" style=\"width: 210pt;\" rowspan=\"2\" width=\"280\">Commandant du bureau de recrutement dont rel&egrave;vent les<br \/>&nbsp;demandeurs<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 75.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 75.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"100\">Sursitaires dont le sursis est r&eacute;sili&eacute; d&rsquo;office ou n&rsquo;est<br \/>pas renouvel&eacute;.<br \/>Jeunes gens pr&eacute;c&eacute;demment plac&eacute;s dans les d&eacute;lais.<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 90.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 90.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"120\">Sursitaires ou membres du corps enseignant dont<br \/>le sursis ou le report d&rsquo;incorporation arrive &agrave;<br \/>expiration.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Au plus tard quarante-cinq jours<br \/>avant l&rsquo;arriv&eacute;e &agrave; expiration de<br \/>leur sursis ou de leur report<br \/>d&rsquo;incorporation.<\/td>\n<td class=\"xl66\" rowspan=\"2\">Consul de la r&eacute;sidence (&agrave; l&rsquo;&eacute;tranger).<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 45.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 45.0pt; width: 152pt;\" width=\"202\" height=\"60\">Sursitaires r&eacute;siliant volontairement leur sursis<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 169pt;\" width=\"225\">Au plus tard lors de leur<br \/>demande de r&eacute;siliation de<br \/>sursis.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Nota. &mdash; L&rsquo;examen des dossiers devant &ecirc;tre effectu&eacute; au plus pr&egrave;s de l&rsquo;appel au service, en r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale les demandes des sursitaires ne sont recevables, en vue de leur examen au cours d&rsquo;une session donn&eacute;e du conseil de r&eacute;vision, que si les int&eacute;ress&eacute;s doivent &ecirc;tre incorpor&eacute;s avant la session suivante. Toutefois, l&rsquo;application stricte de cette r&egrave;gle conduirait, dans certains cas, &agrave; retarder &eacute;ventuellement de plusieurs mois l&rsquo;appel de certains sursitaires ; aussi devra-t-elle &ecirc;tre appliqu&eacute;e avec discernement. En particulier, pourront &ecirc;tre examin&eacute;es au cours d&rsquo;une session de r&eacute;vision les demandes formul&eacute;es par des sursitaires qui, du fait de l&rsquo;expiration ou du non-renouvellement de leur sursis, doivent &ecirc;tre incorpor&eacute;s dans le mois qui suit la cl&ocirc;ture de la session suivante.<\/p>\n<p>IL &mdash; Jeunes gens recens&eacute;s avec une classe post&eacute;rieure a leur classe d&rsquo;age (En qualit&eacute; d&rsquo;omis ou de naturalis&eacute;s ou en application du code de la nationalit&eacute; ou de conventions internationales.) Les int&eacute;ress&eacute;s ne peuvent pr&eacute;tendre &agrave; &ecirc;tre dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national en qualit&eacute; de soutien de famille que s&rsquo;ils se trouvent dans une situation constituant un cas social grave. Es doivent formuler leurs demandes aupr&egrave;s des autorit&eacute;s indiqu&eacute;es au tableau&rsquo; I du pr&eacute;sent article : Soit dans les d&eacute;lais indiqu&eacute;s au paragraphe 1&deg;, s&rsquo;ils estiment r&eacute;unir &agrave; ce moment-l&agrave; les conditions pour &ecirc;tre reconnus soutiens de famille ; ~ Soit dans les d&eacute;lais fix&eacute;s au paragraphe 2&deg;, s&rsquo;ils ne r&eacute;unissent ces conditions qu&rsquo;&agrave; la suite d&rsquo;un fait nouveau ; Soit dans les d&eacute;lais fix&eacute;s au paragraphe 3&deg;, si leur incorporation a &eacute;t&eacute; retard&eacute;e en raison de leur situation particuli&egrave;re (7). Il est pr&eacute;cis&eacute; que, pour ces jeunes gens, le d&eacute;but des op&eacute;rations de r&eacute;vision est celui de la premi&egrave;re tranche de naissances de la classe avec laquelle ils ont &eacute;t&eacute; recens&eacute;s et il convient en mati&egrave;re de d&eacute;lais de consid&eacute;rer, non pas la date fix&eacute;e pour l&rsquo;appel au service actif de leur fraction de classe d&rsquo;&acirc;ge, mais celle fix&eacute;e pour leur appel au service actif en temps qu&rsquo;omis, naturalis&eacute;s, etc. Article 5. Op&eacute;rations &agrave; effectuer par les autorit&eacute;s qui re&ccedil;oivent les demandes. Les autorit&eacute;s qui re&ccedil;oivent les demandes : S&rsquo;assurent que les demandes ont &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es (ou post&eacute;es) en respectant les d&eacute;lais pr&eacute;cis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus, la date du cachet de la poste de d&eacute;part faisant foi pour les envois postaux ; Portent, selon le cas, sur chaque demande la mention : &laquo; d&eacute;pos&eacute;e (ou post&eacute;e) dans les d&eacute;lais r&eacute;glementaires &raquo; ou &laquo; d&eacute;pos&eacute;e (ou post&eacute;e) hors d&eacute;lais r&eacute;glementaires &raquo; ; Joignent aux demandes post&eacute;es hors d&eacute;lais les enveloppes apportant la preuve de la n&eacute;gligence ; Adressent aux int&eacute;ress&eacute;s un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; du mod&egrave;le 301-11 (annex&eacute; &agrave; l&rsquo;instruction sur le recensement) en portant soit la date de d&eacute;p&ocirc;t soit la date du cachet de la poste de d&eacute;part, sur la ligne : a d&eacute;pos&eacute; le &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. Elles effectuent ensuite les op&eacute;rations suivantes : A. &mdash; Maires. Les demandes re&ccedil;ues dans les mairies sont imm&eacute;diatement transmises au bureau d&rsquo;aide sociale pour &eacute;tablissement d&rsquo;un dossier (cf. art. 3 ci-dessus). Les dossiers &eacute;tablis dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 11 ci-apr&egrave;s, sont ensuite adress&eacute;s dans les trente jours au pr&eacute;fet du d&eacute;partement de recensement, en vue de leur examen par une commission sp&eacute;ciale si&eacute;geant au chef-lieu du d&eacute;partement. Conform&eacute;ment aux prescriptions de l&rsquo;article 4 ci-dessus, les maires ne doivent recevoir directement que les demandes &eacute;manant de jeunes gens non r&eacute;vis&eacute;s ; ils doivent transmettre, d&egrave;s r&eacute;ception, les demandes &eacute;manant de jeunes gens d&eacute;j&agrave; r&eacute;vis&eacute;s, qui leur seraient adress&eacute;es par erreur, au commandant du bureau de recrutement dont rel&egrave;vent les demandeurs ; celui-ci op&egrave;re comme indiqu&eacute; au paragraphe B ci-apr&egrave;s. B. &mdash; Commandants des bureaux de recrutement. Les demandes adress&eacute;es dans les d&eacute;lais r&eacute;glementaires aux bureaux de recrutement, sont transmises au maire du domicile qui fait &eacute;tablir le dossier par le bureau d&rsquo;aide sociale 18). Les dossiers sont ensuite adress&eacute;s dans un d&eacute;lai maximum de trente jours au pr&eacute;fet du d&eacute;partement de recensement (cf. art. 13 ci-apr&egrave;s). Les demandes re&ccedil;ues peuvent n&eacute;cessiter un report d&rsquo;incorporation compte tenu &agrave; la fois : De la date &agrave; laquelle les int&eacute;ress&eacute;s doivent normalement &ecirc;tre appel&eacute;s au service ; De la date de la prochaine session du conseil de r&eacute;vision appel&eacute; &agrave; les examiner. Dans ce cas, les commandants des bureaux de recrutement placent les int&eacute;ress&eacute;s en report d&rsquo;incorporation jusqu&rsquo;&agrave; d&eacute;cision du conseil de r&eacute;vision ; ils les en avisent par une mention port&eacute;e en marge du r&eacute;c&eacute;piss&eacute; mod&egrave;le 301-11. Il est pr&eacute;cis&eacute; que ce report d&rsquo;incorporation peut &ecirc;tre accord&eacute;, m&ecirc;me s&rsquo;il a pour effet de maintenir les int&eacute;ress&eacute;s dans leurs foyers au-del&agrave; de l&rsquo;&acirc;ge de vingt-sept ans. Le report d&rsquo;incorporation qui est ainsi accord&eacute; offre le m&ecirc;me caract&egrave;re qu&rsquo;un sursis d&rsquo;incorporation ;<\/p>\n<p>il en d&eacute;coule, en particulier, qu&rsquo;un naturalis&eacute; dont l&rsquo;incorporation se trouve ainsi report&eacute;e peut, le cas &eacute;ch&eacute;ant, &ecirc;tre maintenu au service actif au-del&agrave; de l&rsquo;&acirc;ge de vingt-neuf ans, pendant une dur&eacute;e &eacute;gale &agrave; la dur&eacute;e du report d&rsquo;incorporation, en application des prescriptions de l&rsquo;article 13 de la loi du 31 mars 1928. Article 6. Demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille formul&eacute;es sans respecter les d&eacute;lais r&eacute;glementaires. Les demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille d&eacute;pos&eacute;es ou adress&eacute;es, sans respecter les d&eacute;lais pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus, peuvent &ecirc;tre frapp&eacute;es de forclusion ; en aucun cas les demandeurs ne sont susceptibles de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un report d&rsquo;incorporation. 1&deg; Demandes adress&eacute;es aux maires. Les dossiers sont constitu&eacute;s dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 11 ci-apr&egrave;s et transmis dans un d&eacute;lai de trente jours au pr&eacute;fet du d&eacute;partement de recensement des int&eacute;ress&eacute;s. Deux cas sont &agrave; consid&eacute;rer : a) Le dossier parvient &agrave; la pr&eacute;fecture &agrave; une date telle qu&rsquo;il puisse &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la session du conseil de r&eacute;vision charg&eacute; d&rsquo;examiner la tranche de naissances &agrave; laquelle appartient l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; : le dossier est &eacute;tudi&eacute; par la commission sp&eacute;ciale et soumis au conseil de r&eacute;vision ; b) Le dossier parvient &agrave; la pr&eacute;fecture trop tardivement pour &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la session du conseil de r&eacute;vision charg&eacute; d&rsquo;examiner la tranche de naissances &agrave; laquelle appartient l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; : la demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille, frapp&eacute;e de forclusion, ne peut plus &ecirc;tre examin&eacute;e ; le dossier est &eacute;ventuellement transmis &agrave; la direction d&eacute;partementale de l&rsquo;action sanitaire et sociale, pour &eacute;tude des droits de la famille du demandeur &agrave; l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale (cf. art. 25 ci-apr&egrave;s). Le pr&eacute;fet (bureau militaire) avise l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; par une correspondance ainsi libell&eacute;e : &laquo; La demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille en vue d&rsquo;une dispense des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national que vous avez formul&eacute;e le aupr&egrave;s d ne peut &ecirc;tre prise en consid&eacute;ration, ayant &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e (ou post&eacute;e) en dehors des d&eacute;lais fix&eacute;s par l&rsquo;article 5 du d&eacute;cret n\u00a0\u00bb 66-333 du 26 mai 1966 et ne sera pas examin&eacute;e par le conseil de r&eacute;vision. &laquo; Je transmets votre dossier au directeur de l&rsquo;action sanitaire et sociale de pour &eacute;tudes des droits de votre famille &agrave; l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale pendant que vous effectuerez votre service actif &raquo;. Pour les jeunes gens qui ont obtenu un sursis ou qui ont &eacute;t&eacute; ajourn&eacute;s, ce deuxi&egrave;me alin&eacute;a est &agrave; remplacer par le suivant : &laquo; Il vous appartient de formuler une nouvelle demande d&rsquo;allocations d&rsquo;aide sociale dans les trois mois qui pr&eacute;c&eacute;deront votre appel au service actif si votre famille estime &agrave; ce moment-l&agrave; en avoir encore besoin &raquo;. 2&deg; Demandes adress&eacute;es aux commandants des bureaux de recrutement. Les commandants des bureaux de recrutement renvoient aux int&eacute;ress&eacute;s les demandes qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; formul&eacute;es dans les d&eacute;lais pr&eacute;cis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus, accompagn&eacute;es d&rsquo;une correspondance ainsi libell&eacute;e : &laquo; J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous retourner la demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille en vue d&rsquo;une dispense des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national que vous m&rsquo;avez adress&eacute;e le &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. . Cette demande n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e dans les d&eacute;lais fix&eacute;s aux articles 5 et 9 du d&eacute;cret n&deg; 66-333 du 26 mai 1966 ne peut pas &ecirc;tre prise en consid&eacute;ration et ne sera pas examin&eacute;e par le conseil de r&eacute;vision. &laquo; Si votre famille estime pouvoir pr&eacute;tendre &agrave; des allocations d&rsquo;aide sociale pendant que vous effectuerez votre service actif, elle doit en formuler d&rsquo;urgence la demande aupr&egrave;s de la mairie de son domicile &raquo;. Article 7. Cas particulier des jeunes gens ayant chang&eacute; de domicile entre la cl&ocirc;ture des op&eacute;rations de recensement et le d&eacute;p&ocirc;t ou l&rsquo;envoi de leur demande. Les jeunes gens ayant chang&eacute; de domicile apr&egrave;s la cl&ocirc;ture des tableaux de recensement se conforment aux dispositions de l&rsquo;article 4 ci-dessus, en ce qui concerne le d&eacute;p&ocirc;t ou l&rsquo;envoi de leur demande, &eacute;tant pr&eacute;cis&eacute; qu&rsquo;ils doivent s&rsquo;adresser, selon les cas pr&eacute;vus : Soit au maire de la commune de leur nouveau domicile (9) ; Soit au commandant du bureau de recrutement dont ils rel&egrave;vent, en raison du lieu de leur recensement (10).<\/p>\n<p>Le maire de la commune du nouveau domicile transmet les demandes au bureau d&rsquo;aide sociale pour &eacute;tablissement des dossiers ; ceux-ci sont ensuite adress&eacute;s au pr&eacute;fet du d&eacute;partement de recensement des int&eacute;ress&eacute;s en vue de leur examen par la commission sp&eacute;ciale. Les demandes re&ccedil;ues dans les bureaux de recrutement font l&rsquo;objet des op&eacute;rations fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 5 ci-dessus. Article 8. Cas particulier des jeunes gens ayant d&eacute;pos&eacute; dans les d&eacute;lais une demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille et dont le dossier parvenu trop tardivement au pr&eacute;fet n&rsquo;a pu &ecirc;tre examin&eacute; au cours de la session du conseil de r&eacute;vision correspondant &agrave; leur tranche de naissances. Les dossiers de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille d&eacute;pos&eacute;s par les jeunes gens dans les mairies ou les consulats dans les d&eacute;lais pr&eacute;vus peuvent parvenir dans les pr&eacute;fectures &agrave; des dates trop tardives pour &ecirc;tre examin&eacute;s, d&rsquo;abord par la commission sp&eacute;ciale et ensuite par le conseil de r&eacute;vision. Tel peut &ecirc;tre le cas : De dossiers d&eacute;pos&eacute;s par les jeunes gens examin&eacute;s dans un centre de s&eacute;lection ou par un m&eacute;decin accr&eacute;dit&eacute; &agrave; une date trop rapproch&eacute;e de l&rsquo;ouverture de la session du conseil de r&eacute;vision ; De dossiers de jeunes gens r&eacute;unissant les conditions exig&eacute;es pour &ecirc;tre class&eacute;s soutiens de famille par suite d&rsquo;un fait nouveau survenu dans un laps de temps insuffisant pour permettre l&rsquo;&eacute;tablissement et l&rsquo;&eacute;tude du dossier en temps voulu. Ces dossiers sont examin&eacute;s au cours de la session suivante du conseil de r&eacute;vision. Les reports d&rsquo;incorporation qui s&rsquo;av&egrave;rent n&eacute;cessaires sont accord&eacute;s par les commandants des bureaux de recrutement dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 5 ci-dessus. Article 9. Cas particulier des jeunes gens dont la situation se trouve modifi&eacute;e par suite d&rsquo;un fait nouveau survenu apr&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;une premi&egrave;re demande (2). Ces jeunes gens peuvent adresser une nouvelle demande aux autorit&eacute;s et dans les conditions et d&eacute;lais pr&eacute;cis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus. Les bureaux d&rsquo;aide sociale r&eacute;clament, s&rsquo;ils les ont d&eacute;j&agrave; exp&eacute;di&eacute;s, les dossiers initiaux au pr&eacute;fet du d&eacute;partement de recensement, y joignent la nouvelle demande et un nouveau dossier est &eacute;tabli puis adress&eacute; &agrave; la pr&eacute;fecture selon le processus normal. Les commandants des bureaux de recrutement transmettent les demandes qu&rsquo;ils re&ccedil;oivent au maire du domicile par l&rsquo;interm&eacute;diaire des pr&eacute;fets qui y joignent les dossiers initiaux si ceux-ci leur sont d&eacute;j&agrave; parvenus. Si les nouvelles demandes ont &eacute;t&eacute; formul&eacute;es dans les d&eacute;lais pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus, les nouveaux dossiers sont pr&eacute;sent&eacute;s devant la plus prochaine session du conseil de r&eacute;vision. Les reports d&rsquo;incorporation qui s&rsquo;av&egrave;rent n&eacute;cessaires sont accord&eacute;s dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 5 ci-dessus. Article 10. R&eacute;ception des demandes &agrave; la mairie. Transmission des demandes au bureau d&rsquo;aide sociale. Le maire de la commune du domicile de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; re&ccedil;oit la demande de celui-ci, soit directement, soit par l&rsquo;interm&eacute;diaire du commandant du bureau de recrutement. Le maire s&rsquo;assure que la demande qu&rsquo;il re&ccedil;oit a &eacute;t&eacute; ou non formul&eacute;e dans les d&eacute;lais r&eacute;glementaires, mais il n&rsquo;a pas &agrave; d&eacute;cider de sa recevabilit&eacute; ; la d&eacute;cision en la mati&egrave;re appartient au pr&eacute;fet . pour les demandes &eacute;manant de jeunes gens non encore r&eacute;vis&eacute;s, au commandant du bureau de recrutement s&rsquo;il s&rsquo;agit de jeunes gens d&eacute;j&agrave; r&eacute;vis&eacute;s. Le pr&eacute;fet prendra sa d&eacute;cision en ce qui concerne la recevabilit&eacute; de la demande lorsque le dossier lui aura &eacute;t&eacute; adress&eacute; par le bureau d&rsquo;aide sociale (cf art. 13 ci-apr&egrave;s). Les demandes formul&eacute;es par des jeunes gens d&eacute;j&agrave; r&eacute;vis&eacute;s doivent parvenir aux maires par l&rsquo;interm&eacute;diaire des commandants des bureaux de recrutement qui, avant de les transmettre, ont statu&eacute; sur leur recevabilit&eacute; et ont, si besoin est, accord&eacute; aux int&eacute;ress&eacute;s un report d&rsquo;incorporation jusqu&rsquo;&agrave; d&eacute;cision du conseil de r&eacute;vision ou du ministre des arm&eacute;es (cf. art. 5, B, ci-dessus) ; les maires doivent en cons&eacute;quence communiquer d&egrave;s r&eacute;ception au commandant du bureau de recrutement dont rel&egrave;vent les demandeurs toutes les demandes &eacute;manant de jeunes gens d&eacute;j&agrave; r&eacute;vis&eacute;s qui, par erreur, leur seraient adress&eacute;es directement. Le maire transmet les demandes, dans les meilleurs d&eacute;lais, au bureau d&rsquo;aide sociale, pour &eacute;tablissement du dossier ; si la demande a &eacute;t&eacute; adress&eacute;e par lettre, il doit y joindre l&rsquo;enveloppe ainsi qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; dit &agrave; l&rsquo;article 5 ci-dessus.<\/p>\n<p>Etablissement du dossier par le bureau d&rsquo;aide sociale. D&egrave;s r&eacute;ception de la demande, le bureau d&rsquo;aide sociale convoque le demandeur ou son repr&eacute;sentant l&eacute;gal et lui fait remplir une notice de renseignements du mod&egrave;le 301-35. Le bureau d&rsquo;aide sociale ne doit pas se contenter de recevoir les d&eacute;clarations des int&eacute;ress&eacute;s ; il doit d&rsquo;une part aider et guider ceuxci dans l&rsquo;&eacute;tablissement de leur notice, leur indiquer quelles pi&egrave;ces justificatives ils doivent y joindre et d&rsquo;autre part contr&ocirc;ler et v&eacute;rifier les renseignements port&eacute;s. La premi&egrave;re page de la notice comporte des renseignements d&rsquo;&eacute;tat civil sur le jeune homme susceptible d&rsquo;&ecirc;tre appel&eacute; au service actif, sur les personnes dont il a la charge effective et sur les personnes qui sont tenues &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire envers les pr&eacute;c&eacute;dentes. Au paragraphe I, il est indispensable de faire pr&eacute;ciser dans quelle commune ou tout au moins dans quel d&eacute;partement le demandeur a &eacute;t&eacute; recens&eacute;, en exigeant le cas &eacute;ch&eacute;ant la production du r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&rsquo;avis d&rsquo;inscription qui lui a &eacute;t&eacute; remis par le maire de la commune dans laquelle il a &eacute;t&eacute; recens&eacute; (11). Au paragraphe II, l&rsquo;&eacute;num&eacute;ration des personnes &agrave; charge doit &ecirc;tre, dans toute la mesure du possible, appuy&eacute;e de fiches individuelles ou familiales d&rsquo;&eacute;tat civil attestant la parent&eacute; de ces personnes avec le demandeur. Au paragraphe III, doivent figurer toutes les personnes tenues &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire envers les personnes &agrave; charge. Le bureau d&rsquo;aide sociale doit aider l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; &agrave; d&eacute;terminer ces personnes et, si besoin est, exiger la production de pi&egrave;ces d&rsquo;&eacute;tat civil telles que fiches familiales, bulletins de d&eacute;c&egrave;s, etc. (12). N&eacute;anmoins, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de personnes mari&eacute;es (par exemple le p&egrave;re et la m&egrave;re de l&rsquo;&eacute;pouse du demandeur), il n&rsquo;y a pas lieu d&rsquo;inscrire ces personnes s&eacute;par&eacute;ment, mais il convient de faire figurer le m&eacute;nage (M. et Mme&#8230;) et de d&eacute;terminer ses ressources globales. D&egrave;s que possible, le bureau d&rsquo;aide sociale adresse au bureau d&rsquo;aide sociale de la commune du domicile de chacune des personnes tenues &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire une demande d&rsquo;enqu&ecirc;te du mod&egrave;le 301-36 ; &eacute;tant donn&eacute; que le dossier doit &ecirc;tre transmis au pr&eacute;fet du d&eacute;partement de recensement dans les trente jours qui suivent le d&eacute;p&ocirc;t de la demande, l&rsquo;attention des bureaux d&rsquo;aide sociale est sp&eacute;cialement attir&eacute;e sur l&rsquo;extr&ecirc;me urgence qu&rsquo;il y a, d&rsquo;une part, &agrave; proc&eacute;der aux enqu&ecirc;tes ou &agrave; les provoquer, d&rsquo;autre part, &agrave; effectuer celles qui leur sont demand&eacute;es par les autres bureaux d&rsquo;aide sociale et &agrave; leur en adresser les r&eacute;sultats. D&egrave;s qu&rsquo;il conna&icirc;t le r&eacute;sultat de ces enqu&ecirc;tes, le bureau d&rsquo;aide sociale reporte dans les colonnes pr&eacute;vues &agrave; cet effet du paragraphe III de la premi&egrave;re page, les ressources annuelles des personnes tenues &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire ainsi que le montant mensuel de l&rsquo;aide alimentaire que les int&eacute;ress&eacute;s peuvent verser. Aux pages 2 et 3 doivent figurer les ressources de la famille ainsi que des pr&eacute;cisions sur le patrimoine et le train de vie : Du jeune homme s&rsquo;il est chef de famille : Mari&eacute;, veuf ou divorc&eacute; avec un ou plusieurs enfants &agrave; charge ; Mari&eacute; sans enfant, dont l&rsquo;&eacute;pouse est inapte &agrave; travailler ; C&eacute;libataire orphelin ayant des fr&egrave;res ou s&oelig;urs mineurs &agrave; charge ; De la personne &agrave; charge qui d&eacute;sire percevoir les allocations d&rsquo;aide sociale si le jeune homme, non b&eacute;n&eacute;ficiaire d&rsquo;une dispense et appel&eacute; au service actif n&rsquo;est pas chef de famille. U y a lieu d&rsquo;exiger, chaque fois qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire, la production d&rsquo;un document probant tel que : Bulletin de salaire ; Copie de la d&eacute;claration d&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu ; Quittances de loyer ; Pi&egrave;ces diverses attestant le paiement et le montant des pensions, rentes, allocations, etc., per&ccedil;ues ; Certificat m&eacute;dical d&eacute;taill&eacute; et pr&eacute;cis attestant l&rsquo;inaptitude au travail de l&rsquo;&eacute;pouse, etc. Le bureau d&rsquo;aide sociale v&eacute;rifie l&rsquo;exactitude des &eacute;l&eacute;ments port&eacute;s sur la notice ; il peut, le cas &eacute;ch&eacute;ant, convoquer les int&eacute;ress&eacute;s pour leur faire pr&eacute;ciser certains points particuliers et leur demander toutes pi&egrave;ces justificatives et, si besoin est, faire proc&eacute;der &agrave; des enqu&ecirc;tes. Toutes les pi&egrave;ces justificatives fournies ainsi que le r&eacute;sultat des enqu&ecirc;tes effectu&eacute;es sont ins&eacute;r&eacute;s dans le dossier et port&eacute;s sur la notice dans les colonnes correspondantes. Au bas de la page 3, la notice est sign&eacute;e par le jeune homme qui demande &agrave; &ecirc;tre dispens&eacute; de service (ou son repr&eacute;sentant l&eacute;gal) et par la personne qui d&eacute;sire percevoir des allocations si le jeune homme, ne b&eacute;n&eacute;ficiant pas d&rsquo;une dispense, est appel&eacute; au service actif. Le maire, pr&eacute;sident du bureau d&rsquo;aide sociale, certifie l&rsquo;exactitude des renseignements port&eacute;s &agrave; la notice.<\/p>\n<p>Dans le haut de la page 4, le bureau d&rsquo;aide sociale r&eacute;sume la situation du jeune homme et de sa famille (4), telle qu&rsquo;elle ressort des renseignements fournis et des enqu&ecirc;tes effectu&eacute;es ; ce r&eacute;sum&eacute; conduit &agrave; indiquer quelles seraient les ressources mensuelles dont disposeraient les personnes &agrave; charge si le jeune homme &eacute;tait incorpor&eacute; et en cons&eacute;quence &agrave; proposer un classement dans une des cat&eacute;gories d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 2 ci-dessus. D&rsquo;autre part, le bureau d&rsquo;aide sociale doit &eacute;galement signaler les renseignements portant notamment sur le patrimoine et le train de vie du jeune homme et de sa famille (41, qui ressortent des enqu&ecirc;tes effectu&eacute;es mais ne figurent pas d&eacute;j&agrave; au dossier et qui sont susceptibles d&rsquo;&eacute;clairer la commission sp&eacute;ciale et le conseil de r&eacute;vision et de permettre &agrave; ce dernier d&rsquo;appr&eacute;cier en toute connaissance de cause si l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; pr&eacute;sente bien la qualit&eacute; de soutien de famille. Article 12. Transmission du dossier au pr&eacute;fet. Le bureau d&rsquo;aide sociale transmet le dossier d&egrave;s qu&rsquo;il est constitu&eacute; et au plus tard dans les trente jours &agrave; compter du d&eacute;p&ocirc;t de la demande au pr&eacute;fet du d&eacute;partement (direction de l&rsquo;administration g&eacute;n&eacute;rale et de la r&eacute;glementation, bureau militaire) dans lequel le jeune homme a &eacute;t&eacute; recens&eacute;. Dans certains cas, ce d&eacute;lai de trente jours peut se r&eacute;v&eacute;ler insuffisant, notamment lorsqu&rsquo;il est n&eacute;cessaire de proc&eacute;der &agrave; des enqu&ecirc;tes sur la situation des personnes tenues &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire qui r&eacute;sident dans un autre d&eacute;partement. N&eacute;anmoins, aucun retard ne doit &ecirc;tre apport&eacute; &agrave; l&rsquo;envoi du dossier ; il convient, le cas &eacute;ch&eacute;ant, d&rsquo;indiquer que des enqu&ecirc;tes sont en cours sur tel ou tel point pr&eacute;cis et d&rsquo;en adresser les r&eacute;sultats au pr&eacute;fet d&egrave;s que possible : dans ce cas, le report des ressources, le calcul du quotient familial et la proposition de classement dans une des cat&eacute;gories d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 2 ci-dessus sont effectu&eacute;s par le pr&eacute;fet. CHAPITRE III La commission sp&eacute;ciale. &mdash; Le conseil de r&eacute;vision R&ocirc;le de la pr&eacute;fecture Article 13. R&eacute;ception, &eacute;tude et v&eacute;rification des dossiers. Le service de la pr&eacute;fecture charg&eacute; de recevoir, d&rsquo;&eacute;tudier et de v&eacute;rifier les dossiers, puis de les soumettre &agrave; la commission sp&eacute;ciale puis au conseil de r&eacute;vision est le premier bureau de la direction de l&rsquo;administration g&eacute;n&eacute;rale et de la r&eacute;glementation (bureau militaire). 1&deg; Recevabilit&eacute; des demandes. Les demandes ne sont recevables et par cons&eacute;quent ne doivent &ecirc;tre soumises &agrave; la commission sp&eacute;ciale et au conseil de r&eacute;vision que si elles ont &eacute;t&eacute; formul&eacute;es dans les d&eacute;lais pr&eacute;cis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus. Pour les demandes formul&eacute;es par les jeunes gens appartenant &agrave; la classe en cours de r&eacute;vision ou recens&eacute;s avec cette classe, il appartient au pr&eacute;fet de se prononcer sur leur recevabilit&eacute;, ainsi qu&rsquo;il est indiqu&eacute; &agrave; l&rsquo;article 6 (1&deg;) ci-dessus. Les demandes &eacute;manant de jeunes gens d&eacute;j&agrave; r&eacute;vis&eacute;s, qu&rsquo;elles soient motiv&eacute;es par un fait nouveau ou que les int&eacute;ress&eacute;s invoquent un cas social grave sont formul&eacute;es aupr&egrave;s des commandants des bureaux de recrutement qui les transmettent au maire du domicile pour &eacute;tablissement du dossier (cf. art. 5 ci-dessus) ou les renvoient aux demandeurs si elles ont &eacute;t&eacute; formul&eacute;es hors des d&eacute;lais (cf. art. 6, 2&deg;, ci-dessus) ; le pr&eacute;fet n&rsquo;a donc pas, en principe, &agrave; la r&eacute;ception des dossiers, &agrave; rechercher si ces demandes ont &eacute;t&eacute; formul&eacute;es dajis les d&eacute;lais. Cependant, si de l&rsquo;&eacute;tude du dossier il ressort que la demande n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; port&eacute;e &agrave; la connaissance du recrutement, il est n&eacute;cessaire que le pr&eacute;fet adresse d&rsquo;urgence cette demande au commandant du bureau de recrutement qui d&eacute;cide de sa recevabilit&eacute; et place &eacute;ventuellement le demandeur en report d&rsquo;incorporation ; s&rsquo;il d&eacute;clare la demande non recevable, le commandant du bureau de recrutement en avise l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; par l&rsquo;interm&eacute;diaire du pr&eacute;fet : ce dernier transmet le dossier au directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;action sanitaire et sociale pour &eacute;tude des droits &eacute;ventuels de la famille &agrave; l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale. 2&deg; Etude et v&eacute;rification des dossiers. L&rsquo;&eacute;tude et la v&eacute;rification des dossiers porte en particulier sur les points suivants : Nombre de pi&egrave;ces du dossier ; Inscription de tous les renseignements n&eacute;cessaires et en particulier la concordance des renseignements port&eacute;s avec ceux figurant sur les pi&egrave;ces justificatives jointes ; V&eacute;rification du calcul du nombre de parts et du quotient familial. Si le dossier est incomplet, les pi&egrave;ces manquantes sont demand&eacute;es soit au bureau d&rsquo;aide sociale, soit &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; lui-m&ecirc;me. Un compl&eacute;ment d&rsquo;enqu&ecirc;te peut &ecirc;tre prescrit (13).<\/p>\n<p>Tout &eacute;l&eacute;ment nouveau qui vient compl&eacute;ter ou modifier les renseignements figurant au dossier est port&eacute; sur la notice ; &eacute;ventuellement il est proc&eacute;d&eacute; &agrave; un nouveau calcul du quotient familial et au classement dans une des cat&eacute;gories d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 2 ci-dessus. Toutefois, l&rsquo;attente des pi&egrave;ces manquantes demand&eacute;es ou du r&eacute;sultat des enqu&ecirc;tes prescrites ne saurait justifier la non-pr&eacute;sentation du dossier devant la commission sp&eacute;ciale. Tout dossier, m&ecirc;me incomplet, doit &ecirc;tre soumis &agrave; la commission sp&eacute;ciale dont la r&eacute;union pr&eacute;c&egrave;de la s&eacute;ance sp&eacute;ciale du conseil de r&eacute;vision au cours de laquelle doit &ecirc;tre examin&eacute;e la demande de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;. Article 14. Pr&eacute;sentation des dossiers devant la commission sp&eacute;ciale. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; dispos&eacute;s par classes de recrutement, arrondissements, cantons, communes et dans chaque commune dans l&rsquo;ordre croissant des dates de naissance, les dossiers sont pr&eacute;sent&eacute;s devant la commission sp&eacute;ciale. La convocation des membres de la commission sp&eacute;ciale ainsi que le secr&eacute;tariat de la s&eacute;ance sont assur&eacute;s par le premier bureau de la direction de l&rsquo;administration g&eacute;n&eacute;rale et de la r&eacute;glementation (bureau militaire) de la pr&eacute;fecture. Article 15. La commission sp&eacute;ciale. A. &mdash; Organisation. La commission sp&eacute;ciale, dont le r&ocirc;le est d&rsquo;examiner les dossiers de demandes de reconnaissance et de la qualit&eacute; de soutien de famille comprend, sous la pr&eacute;sidence du pr&eacute;fet, les autorit&eacute;s ci-apr&egrave;s (ou leur suppl&eacute;ant) : Le directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;action sanitaire et sociale ; Le tr&eacute;sorier-payeur g&eacute;n&eacute;ral du d&eacute;partement ; Le directeur d&eacute;partemental du travail et de l&rsquo;emploi ; Le directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;agriculture ; Un officier sup&eacute;rieur d&eacute;sign&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; militaire ; Le m&eacute;decin inspecteur d&eacute;partemental de la sant&eacute; ; Le cas &eacute;ch&eacute;ant, un administrateur des affaires maritimes. En cas d&rsquo;emp&ecirc;chement du pr&eacute;fet, la pr&eacute;sidence de la commission est assur&eacute;e par le directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;action sanitaire et sociale qui, dans ce cas, doit si&eacute;ger en personne et ne peut &ecirc;tre remplac&eacute; par son suppl&eacute;ant. B. &mdash; Sessions. La commission sp&eacute;ciale tient par an trois sessions qui co&iuml;ncident avec les trois sessions du conseil de r&eacute;vision. La date, le nombre de s&eacute;ances de chaque session ainsi que le lieu de r&eacute;union sont fix&eacute;s par le pr&eacute;fet compte tenu du nombre de dossiers &agrave; examiner, des d&eacute;lais n&eacute;cessaires &agrave; la pr&eacute;paration du proc&egrave;sverbal sp&eacute;cial du conseil de r&eacute;vision et des dates auxquelles doivent se tenir les s&eacute;ances sp&eacute;ciales de ce conseil, compte tenu &eacute;galement de la n&eacute;cessit&eacute; de faire examiner par cette commission les dossiers parvenus tardivement. C. &mdash; Fonctionnement. Au d&eacute;but de chaque s&eacute;ance, la commission sp&eacute;ciale re&ccedil;oit du pr&eacute;fet (bureau militaire) les dossiers des jeunes gens qui demandent la reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille. Le pr&eacute;sident expose chaque cas, &eacute;nonce l&rsquo;&eacute;tat civil du demandeur, indique quel est le nombre des personnes &agrave; charge en pr&eacute;cisant leur parent&eacute; avec le demandeur, le nombre de parts et la totalit&eacute; des ressources dont disposeraient les personnes &agrave; charge si le demandeur &eacute;tait appel&eacute; au service actif, le quotient des ressources par personne &agrave; charge et la cat&eacute;gorie qui en r&eacute;sulte. Il donne lecture de tous renseignements figurant au dossier concernant le patrimoine et le train de vie du jeune homme et de sa famille (4) ainsi que de l&rsquo;avis du maire ou du bureau d&rsquo;aide sociale. Les membres de la commission peuvent demander tous les &eacute;claircissements n&eacute;cessaires. Le pr&eacute;sident met aux voix l&rsquo;avis &agrave; formuler par la commission, les membres de la commission votent &agrave; main lev&eacute;e ; en cas de partage, la voix du pr&eacute;sident est pr&eacute;pond&eacute;rante. Selon le cas, cet avis est : &laquo; La commission propose l&rsquo;acceptation de la demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille et le classement de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; dans la cat&eacute;gorie &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; &raquo; (14). ou &laquo; La commission propose le rejet de la demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille et le classement de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; dans une cat&eacute;gorie d &raquo; (15). Il est inscrit par le pr&eacute;sident &agrave; la derni&egrave;re page de la notice mod&egrave;le 301-35, &agrave; l&rsquo;emplacement pr&eacute;vu &agrave; cet effet.<\/p>\n<p>S&rsquo;il tend au rejet, il doit &ecirc;tre motiv&eacute; : Que les ressources de la famille (4), telles qu&rsquo;elles figurent au dossier, conduisent &agrave; proposer le classement de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; dans une cat&eacute;gorie d (15). ou Que la qualit&eacute; de soutien de famille ne puisse &ecirc;tre reconnue &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; en raison de renseignements (pr&eacute;ciser lesquels) portant notamment sur le patrimoine ou le train de vie du jeune homme et de sa famille (4) d&rsquo;o&ugrave; il appara&icirc;t que, malgr&eacute; l&rsquo;incorporation de celui-ci, l&rsquo;entretien des personnes dont il a la charge continuera &agrave; &ecirc;tre suffisamment assur&eacute; ; dans ce cas, le jeune homme fait l&rsquo;objet d&rsquo;une proposition de classement dans une cat&eacute;gorie d (15) quelles que soient les ressources de la famille (4). Si la commission s&rsquo;estime insuffisamment &eacute;clair&eacute;e, elle peut r&eacute;server son avis et demander au pr&eacute;fet de faire effectuer une enqu&ecirc;te compl&eacute;mentaire sur tel point particulier. Mais, m&ecirc;me dans ce cas, la demande de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; doit &ecirc;tre soumise &agrave; l&rsquo;appr&eacute;ciation du conseil de r&eacute;vision, qui seul a qualit&eacute; pour reporter l&rsquo;&eacute;tude du dossier &agrave; sa prochaine session ; cette d&eacute;cision de report est obligatoire si la commissior sp&eacute;ciale n&rsquo;a pas propos&eacute; le classement de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; ou le rejet de sa demande avec avis motiv&eacute;. Il est pr&eacute;cis&eacute; par ailleurs qu&rsquo;en ce qui concerne les demandes pr&eacute;sent&eacute;es pour cas social grave, la commission, apr&egrave;s avoir formul&eacute; un avis sur la reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille et le classement de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; dans une des cat&eacute;gories d&eacute;finies aux articles 1er et 2 ci-dess&ugrave;s doit &eacute;galement appr&eacute;cier la gravit&eacute; du cas social invoqu&eacute; et fournir tous les &eacute;l&eacute;ments utiles au ministre des arm&eacute;es pour prendre sa d&eacute;cision en mati&egrave;re de dispense des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national. Article 16. Le conseil de r&eacute;vision. Le conseil de r&eacute;vision statue sur les demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille au cours d&rsquo;une s&eacute;ance sp&eacute;ciale qui se tient au chef-lieu du d&eacute;partement &agrave; la fin de chacune des trois sessions annuelles de ce conseil. La date de la s&eacute;ance (ou &eacute;ventuellement des s&eacute;ances) est fix&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral, compte tenu du nombre de demandes. A. &mdash; Etablissement du proc&egrave;s-verbal de s&eacute;ance. Aussit&ocirc;t apr&egrave;s la s&eacute;ance de la commission sp&eacute;ciale, un proc&egrave;sverbal du mod&egrave;le 301-26 annex&eacute; &agrave; l&rsquo;instruction relative aux op&eacute;rations de r&eacute;vision est &eacute;tabli en deux exemplaires par les soins du pr&eacute;fet (bureau militaire). Le proc&egrave;s-verbal est &eacute;tabli en respectant l&rsquo;ordre suivant : En t&ecirc;te les jeunes gens appartenant &agrave; la tranche de naissances examin&eacute;e au cours de cette session du conseil de r&eacute;vision : Par arrondissements pris dans l&rsquo;ordre croissant des num&eacute;ros code ; Par cantons pris dans l&rsquo;ordre croissant des num&eacute;ros code ; Par communes prises dans l&rsquo;ordre croissant des num&eacute;ros code ; Dans chaque commune dans l&rsquo;ordre croissant des dates de naissance ; Ensuite les jeunes gens appartenant aux classes de recrutement ant&eacute;rieures &agrave; la classe en cours de r&eacute;vision ou aux tranches de naissances ant&eacute;rieures de la m&ecirc;me classe : Par classes de recrutement en commen&ccedil;ant par la plus ancienne ; Par tranches de naissances (1, 2, 3) ; Puis dans l&rsquo;ordre indiqu&eacute; ci-dessus. Les avis formul&eacute;s par la commission sp&eacute;ciale y sont report&eacute;s. B. &mdash; D&eacute;roulement de la s&eacute;ance. Les demandes ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une instruction pr&eacute;alable, le conseil de r&eacute;vision doit pouvoir prendre rapidement sa d&eacute;cision. Les int&eacute;ress&eacute;s ne sont pas convoqu&eacute;s et leurs dossiers sont examin&eacute;s &laquo; sur pi&egrave;ces &raquo;. Si le conseil de r&eacute;vision s&rsquo;estime insuffisamment inform&eacute;, il peut prescrire un compl&eacute;ment d&rsquo;enqu&ecirc;te et ajourner sa d&eacute;cision jusqu&rsquo;&agrave; la session suivante du conseil de r&eacute;vision ; il en est ainsi en particulier lorsque, s&rsquo;agissant d&rsquo;une demande formul&eacute;e dans les d&eacute;lais r&eacute;glementaires, le dossier constitu&eacute; par le bureau d&rsquo;aide sociale est parvenu &agrave; la pr&eacute;fecture &agrave; une date trop tardive pour qu&rsquo;il puisse &ecirc;tre examin&eacute; par la commission sp&eacute;ciale, ou m&ecirc;me n&rsquo;est pas encore parvenu &agrave; la pr&eacute;fecture &agrave; la date de la s&eacute;ance sp&eacute;ciale (cf. art. 5 ci-dessus, renvoi 8). Si les int&eacute;ress&eacute;s sont susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre incorpor&eacute;s avant qu&rsquo;il ait &eacute;t&eacute; statu&eacute; sur leur cas, les commandants des bureaux de recrutement les placent (ou les maintiennent) en report d&rsquo;incorporation jusqu&rsquo;&agrave; d&eacute;cision du conseil de r&eacute;vision ou du ministre des arm&eacute;es.<\/p>\n<p>Il est pr&eacute;cis&eacute; toutefois que cet ajournement jusqu&rsquo;&agrave; la session suivante du conseil de r&eacute;vision ne peut avoir lieu qu&rsquo;une seule fois. Le conseil de r&eacute;vision doit obligatoirement se prononcer sur une demande dont il est saisi pour la deuxi&egrave;me fois. Les d&eacute;cisions prises sont consign&eacute;es au proc&egrave;s-verbal sous la forme suivante : Qualit&eacute; de soutien de famille reconnue, class&eacute; cat&eacute;gorie &#8230;&#8230;.. (14). Qualit&eacute; de soutien de famille non reconnue, class&eacute; cat&eacute;gorie&#8230;&#8230;&#8230;..d (15). Elles sont &eacute;galement port&eacute;es par les soins du pr&eacute;fet &agrave; la derni&egrave;re page de la notice de renseignements mod&egrave;le 301-35 &agrave; l&rsquo;emplacement pr&eacute;vu &agrave; cet effet. Les d&eacute;cisions sont toujours motiv&eacute;es lorsqu&rsquo;elles sont contraires &agrave; l&rsquo;avis exprim&eacute; par la commission sp&eacute;ciale et, dans ce cas, elles doivent &ecirc;tre compl&eacute;t&eacute;es en y ajoutant le motif. Si, en raison d&rsquo;un compl&eacute;ment d&rsquo;enqu&ecirc;te, la d&eacute;cision n&rsquo;a pu intervenir, mention de l&rsquo;ajournement est port&eacute;e au proc&egrave;s-verbal. Le d&eacute;cret fixant les cat&eacute;gories de soutiens de famille qui seront dispens&eacute;es des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national sera vraisemblablement d&eacute;j&agrave; paru &agrave; la date de l&rsquo;examen par le conseil de r&eacute;vision de la premi&egrave;re tranche de naissances de la classe. Mais il est bien pr&eacute;cis&eacute; que, m&ecirc;me dans ce cas, le conseil de r&eacute;vision n&rsquo;a pas &agrave; se prononcer sur l&rsquo;octroi de la dispense, mais seulement sur la reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille et le classement dans une des cat&eacute;gories d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 2 cidessus. C. &mdash; Notification des d&eacute;cisions du conseil de r&eacute;vision. Les d&eacute;cisions du conseil de r&eacute;vision en mati&egrave;re de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille sont notifi&eacute;es par &eacute;crit (notification du mod&egrave;le 301-30 annex&eacute; &agrave; l&rsquo;instruction relative aux op&eacute;rations de r&eacute;vision) aux int&eacute;ress&eacute;s par les pr&eacute;fets (bureau militaire) : Par l&rsquo;interm&eacute;diaire des agents diplomatiques ou consulaires, pour les jeunes gens r&eacute;sidant &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger ; Par l&rsquo;interm&eacute;diaire des quartiers des affaires maritimes, pour les marins de la marine marchande ; Par l&rsquo;interm&eacute;diaire des maires, pour les autres jeunes gens. Les jeunes gens sont avis&eacute;s qu&rsquo;ils ont la possibilit&eacute; de se pourvoir contre la d&eacute;cision du conseil de r&eacute;vision, devant le tribunal administratif, dans les quinze jours qui suivent la notification qui leur en a &eacute;t&eacute; faite. Ils doivent accuser r&eacute;ception de cette notification.. Nota. &mdash; Le conseil de r&eacute;vision n&rsquo;examine que les dossiers concernant des jeunes gens non incorpor&eacute;s. Les demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille en vue d&rsquo;une dispense n&rsquo;&eacute;tant recevables que si elles sont formul&eacute;es dans les d&eacute;lais pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus (16) et toute demande formul&eacute;e dans ces d&eacute;lais entra&icirc;nant, le cas &eacute;ch&eacute;ant, la mise du demandeur en report d&rsquo;incorporation, les conseils de r&eacute;vision ne doivent avoir &agrave; examiner que des dossiers concernant des jeunes gens non incorpor&eacute;s. Le conseil de r&eacute;vision ne doit donc pas statuer sur les demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille &agrave; partir du moment o&ugrave; les demandeurs sont incorpor&eacute;s. CHAPITRE IV R&egrave;gles concernant l&rsquo;octroi de la dispense Article 17. Destination &agrave; donner aux dossiers de demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille apr&egrave;s d&eacute;cision du conseil de r&eacute;vision. Apr&egrave;s la cl&ocirc;ture de la session du conseil de r&eacute;vision, les pr&eacute;fets transmettent pour suite &agrave; donn&egrave;r aux commandants des bureaux de recrutement les dossiers des jeunes gens qui ont demand&eacute; &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une dispense pour cas social grave et qui ont &eacute;t&eacute; reconnus soutiens de famille. Tous les autres dossiers sont conserv&eacute;s &agrave; la pr&eacute;fecture. Article 18. Octroi et notification de la dispense. Chaque ann&eacute;e, le Gouvernement fixe par d&eacute;cret les cat&eacute;gories de soutiens de famille qui sont dispens&eacute;es des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national pour l&rsquo;ann&eacute;e consid&eacute;r&eacute;e ; ces dispositions sont, en g&eacute;n&eacute;ral, ins&eacute;r&eacute;es dans le d&eacute;cret concernant la composition du contingent.<\/p>\n<p>1&deg; Jeunes gens reconnus soutiens de famille par le conseil de r&eacute;vision et appartenant par leur &acirc;ge aux fractions de classes incorporables au cours de l&rsquo;ann&eacute;e. D&egrave;s la parution du d&eacute;cret concernant la composition du contingent &agrave; incorporer au cours de l&rsquo;ann&eacute;e, les commandants des bureaux de recrutement : Recherchent les jeunes gens reconnus soutiens de famille par le conseil de r&eacute;vision qui entrent, par leur &acirc;ge, dans la composition des contingents dont l&rsquo;appel est pr&eacute;vu au cours de l&rsquo;ann&eacute;e consid&eacute;r&eacute;e, y compris ceux dont l&rsquo;incorporation doit &ecirc;tre report&eacute;e &agrave; une date ult&eacute;rieure en raison de leur situation particuli&egrave;re (ajourn&eacute;s, r&eacute;form&eacute;s temporaires, sursitaires, membres du corps enseignant en report d&rsquo;incorporation, hommes plac&eacute;s &laquo; dans les d&eacute;lais &raquo;, etc.) ; Notifient l&rsquo;octroi de la dispense &agrave; tous ceux qui sont class&eacute;s dans les cat&eacute;gories dispens&eacute;es (17) et qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s &laquo; aptes d&rsquo;office non excus&eacute;s &raquo; ; Font conna&icirc;tre aux autres qu&rsquo;ils ne sont pas dispens&eacute;s de leurs obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national ; Adressent aux pr&eacute;fets la liste des soutiens de famille incorporables qui ne sont pas dispens&eacute;s (18) ; sur cette liste ne doivent pas figurer les jeunes gens dont l&rsquo;incorporation doit &ecirc;tre report&eacute;e &agrave; une date ult&eacute;rieure en raison de leur situation particuli&egrave;re. Dans le courant de l&rsquo;ann&eacute;e consid&eacute;r&eacute;e, apr&egrave;s chaque session de r&eacute;vision, les commandants des bureaux de recrutement op&egrave;rent de la m&ecirc;me fa&ccedil;on en ce qui concerne les jeunes gens qui entrent par leur &acirc;ge dans la composition des contingents dont l&rsquo;incorporation est pr&eacute;vue au cours de cette m&ecirc;me ann&eacute;e et qui sont class&eacute;s soutiens de famille par le conseil de r&eacute;vision avant la date normale d&rsquo;appel des jeunes gens de leur &acirc;ge. Les notifications doivent &ecirc;tre faites par l&rsquo;envoi d&rsquo;une carte mod&egrave;le 1048 ainsi libell&eacute;e : a) Jeunes gens dispens&eacute;s : &laquo; J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre que, &agrave; la suite de la d&eacute;cision prise &agrave; votre &eacute;gard par le conseil de r&eacute;vision, et en application des dispositions du d&eacute;cret n&deg; &#8230;&#8230;&#8230;.. du , vous &ecirc;tes dispens&eacute;, en qualit&eacute; de soutien de famille, des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national. &laquo; Si vous d&eacute;sirez renoncer &agrave; cette dispense pour &ecirc;tre soumis aux obligations du service actif, vous devez, conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 22 de la loi n&deg; 65-550 du 9 juillet 1965, m&rsquo;eri adresser la demande au plus tard six mois apr&egrave;s votre majorit&eacute;, en indiquant la forme du service national que vous choisissez (service militaire, service de d&eacute;fense, service de l&rsquo;aide technique, service de la coop&eacute;ration) &raquo;. b) Jeunes gens non dispens&eacute;s : Jeunes gens incorporables normalement : &laquo; J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre que la cat&eacute;gorie de soutien de famille dans laquelle vous avez &eacute;t&eacute; class&eacute; par le conseil de r&eacute;vision ne figure pas parmi les cat&eacute;gories dispens&eacute;es des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national, par le d&eacute;cret n&deg; &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; du &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. ; en cons&eacute;quence, vous serez appel&eacute; au service actif en m&ecirc;me temps que les jeunes gens de m&ecirc;me &acirc;ge que vous &raquo; ; Ou : &laquo; J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre que, bien que vous ayez &eacute;t&eacute; class&eacute; par le conseil de r&eacute;vision dans une cat&eacute;gorie de soutien de famille dispens&eacute;e des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national par le d&eacute;cret n&deg; &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; du &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;., vous &ecirc;tes d&eacute;chu de votre droit &agrave; dispense, du fait que vous avez &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; &laquo; apte d&rsquo;office non excus&eacute; &raquo; (art. 11 de la loi n&deg; 65-550 du 9 juillet 1965) ; en cons&eacute;quence, vous serez appel&eacute; au service actif en m&ecirc;me temps que les jeunes gens de m&ecirc;me &acirc;ge que vous &raquo;. Jeunes gens dont l&rsquo;incorporation est report&eacute;e &agrave; une date ult&eacute;rieure en raison de leur situation particuli&egrave;re : &laquo; J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre que la cat&eacute;gorie de soutien de famille dans laquelle vous avez &eacute;t&eacute; class&eacute; par le conseil de r&eacute;vision n&rsquo;est pas, cette ann&eacute;e, dispens&eacute;e des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national. &laquo; Toutefois, du fait que vous &ecirc;tes sursitaire (ou ajourn&eacute; ou etc.), vous ne serez pas appel&eacute; imm&eacute;diatement au service actif et vous demeurez dans cette position &raquo;. 2&deg; Jeunes gens reconnus soutiens de famille par le conseil de r&eacute;vision appartenant par leur &acirc;ge &agrave; des fractions de classes d&eacute;j&agrave; appel&eacute;es au service actif. Il s&rsquo;agit des jeunes gens normalement recens&eacute;s avec leur classe d&rsquo;&acirc;ge, non incorpor&eacute;s avec leur fraction de classe d&rsquo;&acirc;ge en raison de leur situation particuli&egrave;re (ajourn&eacute;s, sursitaires, etc.), qui ont &eacute;t&eacute; class&eacute;s soutiens de famille par le conseil de r&eacute;vision avant l&rsquo;appel au service actif de leur fraction de classe d&rsquo;&acirc;ge, mais dans une cat&eacute;gorie qui &agrave; ce moment-l&agrave; n&rsquo;&eacute;tait pas dispens&eacute;e (19).<\/p>\n<p>Ces jeunes gens seront dispens&eacute;s si, alors qu&rsquo;ils se trouvent encore dans leurs foyers, un d&eacute;cret annuel ult&eacute;rieur accorde &agrave; leur cat&eacute;gorie le b&eacute;n&eacute;fice de la dispense. En cons&eacute;quence, lors de la parution d&rsquo;un d&eacute;cret annuel, &eacute;tendant le droit &agrave; dispense &agrave; de nouvelles cat&eacute;gories, les commandants des bureaux de recrutement recherchent parmi les jeunes gens vis&eacute;s au pr&eacute;sent paragraphe ceux qui ont &eacute;t&eacute; class&eacute;s dans ces cat&eacute;gories ; ils leur accordent automatiquement la dispense s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s &laquo; aptes d&rsquo;office non excus&eacute;s &raquo; et notifient cette d&eacute;cision suivant les m&ecirc;mes modalit&eacute;s que celles pr&eacute;cis&eacute;es au paragraphe 1&deg;, a, ci-dessus pour les jeunes gens dispens&eacute;s (17) ; toutefois, il n&rsquo;y a pas lieu de signaler la possibilit&eacute; de renoncer &agrave; la dispense &agrave; ceux qui sont &acirc;g&eacute;s de plus de vingt et un ans et six mois. 3&deg; Jeunes gens ayant demand&eacute; &agrave; &ecirc;tre dispens&eacute;s pour cas social grave. Il s&rsquo;agit des jeunes gens (cf. art. 4 ci-dessus) : Recens&eacute;s avec leur classe d&rsquo;&acirc;ge qui, en raison de leur situation particuli&egrave;re (ajourn&eacute;s, sursitaires, etc.), n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; incorpor&eacute;s avec leur fraction de classe d&rsquo;&acirc;ge ; Recens&eacute;s avec une classe post&eacute;rieure &agrave; leur classe d&rsquo;&acirc;ge, qui, invoquant un cas social grave, ont demand&eacute; lorsqu&rsquo;ils sont devenus incorporables &agrave; &ecirc;tre dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national. Ces jeunes gens ne peuvent &ecirc;tre dispens&eacute;s que : a) S&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; reconnus soutiens de famille et class&eacute;s par le conseil de r&eacute;vision dans une cat&eacute;gorie effectivement dispens&eacute;e au moment de leur appel au service actif ; b) Et que les personnes dont ils ont la charge se trouvent dans une situation morale ou physique telle que l&rsquo;appel au service des int&eacute;ress&eacute;s entra&icirc;nerait pour elles des cons&eacute;quences d&rsquo;une particuli&egrave;re gravit&eacute;. D&egrave;s qu&rsquo;ils ont re&ccedil;u des pr&eacute;fets les dossiers des jeunes gens qui ont demand&eacute; &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier de la dispense pour cas social grave (cf. art. 17 ci-dessus), les commandants des bureaux de recrutement : Transmettent pour d&eacute;cision au ministre des arm&eacute;es (service central du recrutement) les dossiers des jeunes gens qui remplissent la premi&egrave;re condition d&eacute;termin&eacute;e &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a a ci-dessus (20) &agrave; l&rsquo;exception de ceux des &laquo; aptes d&rsquo;office non excus&eacute;s &raquo; ; ils les maintiennent ou les placent en report d&rsquo;incorporation dans l&rsquo;attente de la d&eacute;cision minist&eacute;rielle &agrave; intervenir et leur adressent une carte 1048 ainsi r&eacute;dig&eacute;e : &laquo; A la suite de la reconnaissance de votre qualit&eacute; de soutien de famille et de votre classement dans la cat&eacute;gorie &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. par le conseil de r&eacute;vision, je transmets votre dossier au ministre des arm&eacute;es pour d&eacute;cision &eacute;ventuelle de dispense ; vous &ecirc;tes maintenu en report d&rsquo;incorporation dans l&rsquo;attente de la d&eacute;cision &agrave; intervenir. &raquo; Avisent tous les autres jeunes gens, par l&rsquo;envoi d&rsquo;une carte correspondance 1048 selon le cas : Que la cat&eacute;gorie de soutien de famille dans laquelle ils ont &eacute;t&eacute; class&eacute;s par le conseil de r&eacute;vision ne figurant pas parmi les cat&eacute;gories dispens&eacute;es des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national par le d&eacute;cret n&ldquo; &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. du &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. , ils doivent satisfaire aux obligations qui leur sont impos&eacute;es par la loi sur le recrutement (21) et qu&rsquo;en cons&eacute;quence ils seront appel&eacute;s au service actif &agrave; compter du Ou qu&rsquo;ayant &eacute;t&eacute; class&eacute;s &laquo; aptes d&rsquo;office non excus&eacute;s &raquo; par le conseil de r&eacute;vision, ils sont, en application de l&rsquo;article 11 de la loi du 9 juillet 1965, d&eacute;chus de leur droit &agrave; dispense (21), et qu&rsquo;en cons&eacute;quence ils seront appel&eacute;s au service actif &agrave; compter du &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; Renvoient aux pr&eacute;fets les dossiers qu&rsquo;ils ne transmettent pas au ministre des arm&eacute;es pour &eacute;tude &eacute;ventuelle des droits des familles des int&eacute;ress&eacute;s &agrave; percevoir les allocations d&rsquo;aide sociale (cf. art. 25 ci-apr&egrave;s). Au re&ccedil;u de la d&eacute;cision d&rsquo;octroi ou de refus de la dispense prise par le ministre des arm&eacute;es, les commandants des bureaux de recrutement : Notifient aux int&eacute;ress&eacute;s la d&eacute;cision prise &agrave; leur &eacute;gard par le ministre ; En cas d&rsquo;octroi par l&rsquo;envoi d&rsquo;une carte correspondance 1048 (cf. paragraphe 1&deg; ci-dessus) ; En cas de refus par l&rsquo;envoi d&rsquo;une lettre, avec accus&eacute; de r&eacute;ception, ainsi r&eacute;dig&eacute;e : &laquo; J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous adresser ci-joint copie de la d&eacute;cision n&deg; &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. du ministre des arm&eacute;es en date du &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; portant rejet de votre demande de dispense. Vous voudrez bien m&rsquo;accuser r&eacute;ception de cette notification en me retournant dans les meilleurs d&eacute;lais le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; ci-joint. Vous serez appel&eacute; au service actif &agrave; compter du &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. &raquo; Adressent aux pr&eacute;fets les dossiers de tous les jeunes gens dont le cas a &eacute;t&eacute; soumis au ministre.<\/p>\n<p>Article 19. Renonciation &agrave; la dispense. Les jeunes gens dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national au titre de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965 peuvent, s&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; reconnus aptes au service national, et jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de vingt et un ans et six mois, renoncer au b&eacute;n&eacute;fice de leur dispense et faire acte de volontariat, pour &ecirc;tre soumis aux obligations de la forme de service national actif de leur choix. A cet effet, les int&eacute;ress&eacute;s adressent au commandant du bureau de recrutement qui les administre une demande de renonciation au b&eacute;n&eacute;fice de la dispense qui leur a &eacute;t&eacute; accord&eacute;e et font conna&icirc;tre la forme de service qu&rsquo;ils choisissent. Il leur est donn&eacute; satisfaction dans la limite des places disponibles sous r&eacute;serve qu&rsquo;ils poss&egrave;dent l&rsquo;aptitude m&eacute;dicale et la qualification requises. Si ces conditions ne sont pas remplies, ils ne peuvent recevoir une affectation d&rsquo;office dans une autre forme de service. Les commandants des bureaux de recrutement signalent aux pr&eacute;fets, pour &eacute;tude &eacute;ventuelle des droits des familles des int&eacute;ress&eacute;s &agrave; percevoir des allocations (cf. art. 25 et 26 ci-apr&egrave;s), ceux de ces jeunes gens qui ont renonc&eacute; &agrave; leur dispense pour effectuer un service militaire ou qui ont contract&eacute; un engagement au titre du service militaire. Article 20. Cons&eacute;quence de la dispense. Les jeunes gens admis au b&eacute;n&eacute;fice de la dispense sont class&eacute;s dans la disponibilit&eacute; : A la date fix&eacute;e comme point de d&eacute;part des services de la fraction de classe de recrutement &agrave; laquelle ils appartiennent, si cette fraction n&rsquo;a pas encore &eacute;t&eacute; incorpor&eacute;e ; ils demeurent dans cette position jusqu&rsquo;au passage dans la r&eacute;serve de la m&ecirc;me fraction de classe ; Imm&eacute;diatement s&rsquo;ils sont sursitaires (leur sursis est en effet annul&eacute;, cf. art. 18 ci-dessus) ; ils demeurent dans la disponibilit&eacute; jusqu&rsquo;au passage dans la r&eacute;serve de la plus jeune fraction de classe entrant dans la composition de la fraction de contingent dont l&rsquo;incorporation a imm&eacute;diatement pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la d&eacute;cision de dispense ; Lorsqu&rsquo;ils sont reconnus aptes au service, s&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; ajourn&eacute;s ou r&eacute;form&eacute;s temporairement avant ou apr&egrave;s incorporation ; ils demeurent dans la disponibilit&eacute; jusqu&rsquo;au passage dans la r&eacute;serve de la plus jeune fraction de classe de recrutement entrant dans la composition de la fraction de contingent dont l&rsquo;incorporation a imm&eacute;diatement pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la d&eacute;cision d&rsquo;aptitude au service les concernant. Les pi&egrave;ces matricules des jeunes gens dispens&eacute;s des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national au titre de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965, y compris le livret individuel, sont mises &agrave; jour d&egrave;s l&rsquo;octroi de la dispense par l&rsquo;inscription de la mention suivante : &laquo; Reconnu soutien de famille et class&eacute; en cat&eacute;gorie &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; par le conseil de r&eacute;vision. &laquo; Dispens&eacute; des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national au titre de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965, en application des prescriptions du d&eacute;cret n&deg; &#8230;&#8230;. du &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. (ou par d&eacute;cision minist&eacute;rielle n&deg; du &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une dispense pour cas social grave). &laquo; Pass&eacute; dans la disponibilit&eacute; le&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&raquo;. TITRE II Reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien indispensable de famille et attribution des allocations d&rsquo;aide sociale. (Jeunes gens r&eacute;sidant en m&eacute;tropole ou dans les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer.) CHAPITRE V Consid&eacute;rations g&eacute;n&eacute;rales Article 21. Crit&egrave;res utilis&eacute;s pour d&eacute;terminer la qualit&eacute; de soutien indispensable de famille. Les jeunes gens reconnus soutiens de famille et incorpor&eacute;s peuvent b&eacute;n&eacute;ficier, pour leur famille, des allocations pr&eacute;vues par les d&eacute;crets n&rdquo; 59-143 du 7 janvier 1959 et n&deg; 64-355 du 20 avril 1964 s&rsquo;ils pr&eacute;sentent &eacute;galement la qualit&eacute; de soutien indispensable de famille au sens desdits d&eacute;crets.<\/p>\n<p>&nbsp;Pour l&rsquo;application des dispositions relatives &agrave; l&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation aux familles dont les soutiens indispensables effectuent leur service actif (22), la qualit&eacute; de soutien indispensable ne peut &ecirc;tre reconnue que : 1&deg; Si le jeune homme apportait une aide effective &agrave; sa famille avant d&rsquo;&ecirc;tre appel&eacute; au service actif ou si, &agrave; la suite d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement survenu pendant son service, notamment en cas de naissance, mariage, maladie ou d&eacute;c&egrave;s, il devient le seul soutien possible de la famille ; 2&deg; Si du fait de la disparition de cette aide, la famille ne dispose plus de ressources suffisantes pour assurer son entretien ; 3&deg; Si l&rsquo;aide pr&eacute;c&eacute;demment apport&eacute;e par le jeune homme ne peut &ecirc;tre remplac&eacute;e par celle d&rsquo;un autre membre de la famille tenu &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire. Il est rappel&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;est pas indispensable qu&rsquo;un jeune homme ait &eacute;t&eacute; au pr&eacute;alable reconnu soutien de famille par le conseil de r&eacute;vision au titre de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965 et du d&eacute;cret du 26 mai 1966 pour qu&rsquo;il puisse pr&eacute;tendre au b&eacute;n&eacute;fice des allocations d&rsquo;aide sociale pour sa famille. De m&ecirc;me, le fait d&rsquo;avoir obtenu cette reconnaissance ne lui donne pas droit ipso facto aux allocations si une dispense ne lui est pas accord&eacute;e. Les deux proc&eacute;dures ne sont pas indissolublement li&eacute;es et, dans certains cas, les familles peuvent demander que des allocations leur soient attribu&eacute;es sans que les int&eacute;ress&eacute;s eux-m&ecirc;mes aient demand&eacute; &agrave; &ecirc;tre reconnus soutiens de famille en vue d&rsquo;une &eacute;ventuelle dispense. Il en est ainsi, en particulier, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;hommes d&eacute;j&agrave; incorpor&eacute;s ; les int&eacute;ress&eacute;s ne peuvent plus demander la reconnaissance de leur qualit&eacute; de soutien de famille en vue d&rsquo;une dispense, puisque les d&eacute;lais r&eacute;glementaires sont expir&eacute;s ; ils demandent donc seulement des allocations pour leur famille. De m&ecirc;me, d&egrave;s la parution du d&eacute;cret annuel fixant pour l&rsquo;ann&eacute;e consid&eacute;r&eacute;e les cat&eacute;gories qui sont dispens&eacute;es des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national, de nombreux jeunes gens incorporables cette ann&eacute;e-l&agrave;, se rendant compte qu&rsquo;en raison de leur situation de famille il est inutile pour eux de faire examiner par le conseil de r&eacute;vision une demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille, puisqu&rsquo;ils sont assur&eacute;s &agrave; l&rsquo;avance, quelle que soit la d&eacute;cision de ce conseil, de ne pouvoir b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une dispense (23), peuvent se contenter alors de demander l&rsquo;octroi de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale pour leur famille pendant leur service actif. Article 22. Droit &agrave; l&rsquo;attribution des allocations d&rsquo;aide sociale aux familles des jeunes gens qui, ayant &eacute;t&eacute; dispens&eacute;s en qualit&eacute; de soutien de famille, ont renonc&eacute; &agrave; cette dispense. Conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 10 du d&eacute;cret du 26 mai 1966, les jeunes gens qui renoncent &agrave; la dispense qui leur a &eacute;t&eacute; accord&eacute;e en qualit&eacute; de soutien de famille ne peuvent b&eacute;n&eacute;ficier pour leur famille de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale pr&eacute;vue par le d&eacute;cret du 20 avril 1964 que si, &agrave; ia suite de cette renonciation, ils sont incorpor&eacute;s au titre du service militaire en qualit&eacute; d&rsquo;appel&eacute; ou d&rsquo;engag&eacute;, &agrave; l&rsquo;exclusion de toute autre forme de service national. CHAPITRE VI D&eacute;p&ocirc;t des demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien INDISPENSABLE DE FAMILLE. &mdash; CONSTITUTION ET INSTRUCTION DES dossiers. &mdash; D&eacute;cision Article 23. Composition du dossier. Chaque dossier doit comprendre : 1&deg; Une demande d&rsquo;attribution des allocations servies aux familles dont le soutien indispensable accomplit ses obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national, formul&eacute;e par la personne qui d&eacute;sire percevoir ces allocations sur un imprim&eacute; du mod&egrave;le 301-37 que les int&eacute;ress&eacute;s peuvent se procurer dans les mairies ; 2&deg; Une notice de renseignements du mod&egrave;le 301-35 remplie et sign&eacute;e par le jeune homme susceptible d&rsquo;&ecirc;tre appel&eacute; au service actif, s&rsquo;il est mari&eacute; ou chef de famille, ou par la personne &agrave; sa charge qui d&eacute;sire percevoir l&rsquo;allocation, et certifi&eacute;e exacte par le maire du domicile ; 3&deg; Chaque fois qu&rsquo;il est possible, les pi&egrave;ces dont la production s&rsquo;av&egrave;re n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;appui des d&eacute;clarations.<\/p>\n<p>Article 24. D&eacute;p&ocirc;t des demandes. A. &mdash; Si la demande d&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale vient en compl&eacute;ment d&rsquo;une demande de dispense en qualit&eacute; de soutien de famille, l&rsquo;instruction des deux demandes &eacute;tant commune, le dossier &agrave; d&eacute;poser aura &eacute;t&eacute; constitu&eacute; conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 3 ci-dessus de la pr&eacute;sente instruction : La transmission et l&rsquo;examen des dossiers se d&eacute;roulent conform&eacute;ment aux dispositions des articles 25, 26 et 27 ci-apr&egrave;s. B. &mdash; Si la demande a pour seul objet l&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale &agrave; la famille, le dossier &agrave; d&eacute;poser est constitu&eacute; conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 23 ci-dessus : Le demandeur d&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale doit alors se conformer aux r&egrave;gles suivantes en ce qui concerne le d&eacute;p&ocirc;t ou l&rsquo;envoi de sa demande. La demande est d&eacute;pos&eacute;e &agrave; la mairie du domicile de la personne &agrave; charge qui d&eacute;sire percevoir l&rsquo;allocation. Le maire en accuse r&eacute;ception et la transmet au bureau d&rsquo;aide sociale qui constitue le dossier en remplissant une notice du mod&egrave;le 301-35 et en y joignant les pi&egrave;ces n&eacute;cessaires (cf. art. 23 ci-dessus). Le bureau d&rsquo;aide sociale apr&egrave;s avoir &eacute;tabli le dossier, le transmet &agrave; la direction d&eacute;partementale de l&rsquo;action sanitaire et sociale qui, apr&egrave;s instruction r&eacute;glementaire, le soumet au pr&eacute;fet de la r&eacute;sidence ; ce dernier statue par d&eacute;cision motiv&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions du d&eacute;cret du 20 avril 1964 et de la circulaire n&deg; 3 du 29 mai 1964 du ministre de la sant&eacute; publique et de la population. Article 25. Transmission des dossiers pour &eacute;tude des droits &agrave; attribution des allocations. Le pr&eacute;fet (direction de l&rsquo;administration g&eacute;n&eacute;rale et de la r&eacute;glementation, bureau militaire) transmet dans les conditions suivantes, pour attribution, au directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;action sanitaire et sociale, les dossiers des jeunes gens qui ont demand&eacute; &agrave; la fois &agrave; &ecirc;tre reconnus soutiens de famille en vue de la dispense et, &agrave; d&eacute;faut de dispense, &agrave; percevoir pour leur famille des allocations d&rsquo;aide sociale, et qui n&rsquo;ont pas obtenu cette dispense : Aussit&ocirc;t apr&egrave;s la cl&ocirc;ture de la session de r&eacute;vision, pour les jeunes gens &agrave; qui le conseil de r&eacute;vision n&rsquo;a pas reconnu la qualit&eacute; de soutien de famille ; D&egrave;s qu&rsquo;il a re&ccedil;u du commandant du bureau de recrutement la liste des soutiens de famille non dispens&eacute;s (cf. art. 18 cidessus) pour les jeunes gens qui figurent sur cette liste ; D&egrave;s qu&rsquo;il a re&ccedil;u du commandant du bureau de recrutement les dossiers des jeunes gens plus &acirc;g&eacute;s que la classe en cours de r&eacute;vision, qui avaient &eacute;t&eacute; soumis au ministre des arm&eacute;es (cas social grave, cf. article 18 [3&deg;] ci-dessus). Il adresse de m&ecirc;me, d&egrave;s qu&rsquo;il en est avis&eacute; (cf. art. 19 ci-dessus) les dossiers des jeunes gens qui ont &eacute;t&eacute; dispens&eacute;s de service en qualit&eacute; de soutiens de famille et qui lui sont signal&eacute;s par le commandant du bureau de recrutement comme renon&ccedil;ant &agrave; leur dispense pour effectuer leur service actif au titre du service militaire ou comme ayant contract&eacute; un engagement dans les arm&eacute;es. Article 26. Examen des dossiers par la direction de l&rsquo;action sanitaire et sociale. &mdash; D&eacute;cision du pr&eacute;fet. Avant d&rsquo;&ecirc;tre soumis au pr&eacute;fet pour d&eacute;cision, les dossiers (24) sont examin&eacute;s par les soins du directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;action sanitaire et sociale qui peut, si besoin est, provoquer un suppl&eacute;ment d&rsquo;enqu&ecirc;te. Le pr&eacute;fet comp&eacute;tent pour d&eacute;cider de l&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation est le pr&eacute;fet du d&eacute;partement dans lequel r&eacute;side la personne qui demande &agrave; percevoir cette allocation. La r&eacute;sidence du demandeur d&rsquo;allocation pouvant &ecirc;tre diff&eacute;rente du lieu de recensement du jeune homme susceptible d&rsquo;&ecirc;tre appel&eacute; pour accomplir ses obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national, il peut donc y avoir transfert du dossier de pr&eacute;fecture &agrave; pr&eacute;fecture. Parmi toutes les demandes re&ccedil;ues, il y a lieu d&rsquo;examiner en priorit&eacute; celles qui concernent les jeunes gens plus &acirc;g&eacute;s que la classe recens&eacute;e et revis&eacute;e, qui sont susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre appel&eacute;s les premiers au service actif. Les allocations sont accord&eacute;es ou refus&eacute;es par d&eacute;cisions motiv&eacute;es du pr&eacute;fet, agissant par d&eacute;l&eacute;gation minist&eacute;rielle.<\/p>\n<p>L&rsquo;examen des dossiers par le directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;action sanitaire et sociale, ainsi que l&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale par le pr&eacute;fet, s&rsquo;effectuent conform&eacute;ment aux dispositions du d&eacute;cret du 20 avril 1964 et de la circulaire n&deg; 3 du 29 mai 1964 du ministre de la sant&eacute; publique et de la population. Article 27. Notification des d&eacute;cisions prises par les pr&eacute;fets en ce qui concerne l&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale. &mdash; Avis d&rsquo;incorporation et de radiation des contr&ocirc;les. La d&eacute;cision prise par le pr&eacute;fet est notifi&eacute;e par le directeur d&eacute;partemental de l&rsquo;action sanitaire et sociale au demandeur de l&rsquo;allocation par l&rsquo;interm&eacute;diaire du maire. Copie de cette d&eacute;cision est adress&eacute;e au commandant du bureau de recrutement dont rel&egrave;ve le jeune homme susceptible d&rsquo;&ecirc;tre incorpor&eacute; ; mention en est port&eacute;e sur le feuillet nominatif de contr&ocirc;le et sur les pi&egrave;ces matricules. Cette copie de la d&eacute;cision est ins&eacute;r&eacute;e dans les pi&egrave;ces matricules et, lors de l&rsquo;appel du jeune homme au service actif, elle est adress&eacute;e avec ces pi&egrave;ces : Au commandant d&rsquo;unit&eacute;, si l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est affect&eacute; au titre du service militaire ou du service de d&eacute;fense ; Au d&eacute;partement minist&eacute;riel responsable, s&rsquo;il est affect&eacute; au titre du service de l&rsquo;aide technique ou de la coop&eacute;ration. D&egrave;s que le jeune homme a rejoint son affectation et a &eacute;t&eacute; incorpor&eacute;, le commandant d&rsquo;unit&eacute; (ou le d&eacute;partement minist&eacute;riel responsable) adresse au pr&eacute;fet (25) qui a pris la d&eacute;cision d&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation (direction de l&rsquo;action sanitaire et sociale) un certificat de pr&eacute;sence au service actif. Bi le jeune homme est d&eacute;j&agrave; incorpor&eacute; lorsque la d&eacute;cision lui parvient, le commandant du bureau de recrutement la transmet au commandant d&rsquo;unit&eacute; (ou au d&eacute;partement minist&eacute;riel responsable) qui adresse aussit&ocirc;t au pr&eacute;fet (25) un certificat de pr&eacute;sence au service actif, en pr&eacute;cisant la date de l&rsquo;incorporation. Lors de la lib&eacute;ration (pr&eacute;matur&eacute;ment par r&eacute;forme, par exemple), ou &agrave; l&rsquo;expiration du temps l&eacute;gal du service actif, le commandant d&rsquo;unit&eacute; (ou le d&eacute;partement minist&eacute;riel responsable) avise le pr&eacute;fet (25) (direction de l&rsquo;action sanitaire et sociale) que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est ray&eacute; des contr&ocirc;les. Article 28. Recours devant la commission centrale d&rsquo;aide sociale. Dans un d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; compter de la notification qui leur est faite de la d&eacute;cision prise dans les conditions pr&eacute;vues aux articles pr&eacute;c&eacute;dents, les demandeurs peuvent, &agrave; l&rsquo;exclusion de tout recours administratif, former un recours devant la commission centrale d&rsquo;aide sociale. Les d&eacute;cisions prises peuvent, quand elles accordent le b&eacute;n&eacute;fice des allocations, &ecirc;tre annul&eacute;es par le ministre des affaires sociales dans un d&eacute;lai de deux mois &agrave; compter de leur intervention. Les int&eacute;ress&eacute;s peuvent d&eacute;f&eacute;rer &agrave; la commission centrale d&rsquo;aide sociale les d&eacute;cisions minist&eacute;rielles d&rsquo;annulation, dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; compter de leur notification. Article 29. Droit des familles des engag&eacute;s &agrave; l&rsquo;attribution des allocations d&rsquo;aide sociale. L&rsquo;article 11 du d&eacute;cret n&deg; 66-333 du 26 mai 1966 pr&eacute;cise que * les familles des engag&eacute;s ont droit aux m&ecirc;mes allocations que celles des hommes du contingent. Cette disposition est &eacute;galement applicable aux rengag&eacute;s. Lorsque la famille d&rsquo;un engag&eacute; a obtenu de percevoir des allocations d&rsquo;aide sociale, elle conserve ce droit, en principe, pendant toute la dur&eacute;e de l&rsquo;engagement. Cependant, compte tenu, d&rsquo;une part, du r&eacute;gime de solde actuel des engag&eacute;s et, d&rsquo;autre part, des modifications qui peuvent intervenir dans la situation mat&eacute;rielle des familles, le b&eacute;n&eacute;fice desdites allocations n&rsquo;est maintenu que dans la mesure o&ugrave; la famille continue &agrave; en avoir besoin. Ceci implique que, p&eacute;riodiquement, il soit proc&eacute;d&eacute; &agrave; un nouvel examen des ressources des familles des engag&eacute;s, &agrave; la suite duquel les d&eacute;cisions d&rsquo;accorder des allocations peuvent &ecirc;tre revis&eacute;es. A cet effet, pour chaque engag&eacute; ou rengag&eacute; dont la famille per&ccedil;oit l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale, quinze jours avant que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; ait accompli la dur&eacute;e l&eacute;gale du service actif, les commandants d&rsquo;unit&eacute;s adressent au pr&eacute;fet (25) qui a pris la d&eacute;cision d&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation (direction de l&rsquo;action sanitaire et sociale) un avis indiquant que celui-ci continue &agrave; servir &agrave; titre d&rsquo;engag&eacute; ou de rengag&eacute; et pr&eacute;cisant la solde mensuelle qu&rsquo;il percevra. Tous les mois, les commandants d&rsquo;unit&eacute;s adressent de m&ecirc;me un bulletin de solde concernant l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;.<\/p>\n<p>Il appartient, le cas &eacute;ch&eacute;ant, au pr&eacute;fet (direction de l&rsquo;action 1 sanitaire et sociale), compte tenu des renseignements re&ccedil;us et &eacute;ventuellement des modifications intervenues dans la situation de la famille, d&rsquo;interrompre le versement des prestations d&rsquo;aide sociale j il en avise le commandant d&rsquo;unit&eacute;. Si l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est ray&eacute; des contr&ocirc;les (pr&eacute;matur&eacute;ment par r&eacute;forme, par exemple, ou &agrave; l&rsquo;expiration de son contrat), le commandant d&rsquo;unit&eacute; en avise aussit&ocirc;t le pr&eacute;fet (25). TITRE III Adaptation de la r&eacute;glementation g&eacute;n&eacute;rale aux territoires d&rsquo;outre-mer et aux pays &eacute;trangers. &mdash; Dispositions diverses. CHAPITRE VH Dispositions sp&eacute;ciales aux territoires d&rsquo;outre-mer Article 30. Modalit&eacute;s particuli&egrave;res. Dans les territoires d&rsquo;outre-mer, les demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille et d&rsquo;attribution des allocations aux familles dont le soutien indispensable effectue ses obligations de service actif ne sont &eacute;tablies que si les int&eacute;ress&eacute;s doivent &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute;s en vue de leur appel au service actif. Dans ce cas, les dispositions pr&eacute;vues pour la m&eacute;tropole et les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer sont applicables aux territoires d&rsquo;outre-mer, compte tenu des am&eacute;nagements suivants : 1&deg; Les attributions incombant au pr&eacute;fet en m&eacute;tropole et dans les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer sont, dans les territoires d&rsquo;outre-mer, d&eacute;volues au d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du Gouvernement de la R&eacute;publique. Les attributions incombant au maire dans la m&eacute;tropole et dans les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer sont, dans les territoires d&rsquo;outre-mer, d&eacute;volues suivant le cas au maire ou au chef de la circonscription administrative. 2&deg; La commission sp&eacute;ciale charg&eacute;e d&rsquo;examiner les dossiers de classement dans les cat&eacute;gories de soutiens de famille pr&eacute;vues par la loi comprend, sous la pr&eacute;sidence du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du Gouvernement de la R&eacute;publique : Un repr&eacute;sentant de l&rsquo;autorit&eacute; militaire ; Un repr&eacute;sentant du service social ; Un repr&eacute;sentant des services financiers ; Un repr&eacute;sentant des services du travail et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre ; Un administrateur des affaires maritimes. Les propositions de cette commission doivent parvenir au d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du Gouvernement de la R&eacute;publique au plus tard dix jours avant la date de la s&eacute;ance sp&eacute;ciale au cours de laquelle le conseil de r&eacute;vision aura &agrave; statuer. 3&Prime; Toutes les demandes vis&eacute;es au pr&eacute;sent article sont d&eacute;pos&eacute;es par les jeunes gens entre les mains de l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente (cf. art. 4 ci-dessus) au moins deux mois avant l&rsquo;ouverture de la session unique du conseil de r&eacute;vision. 4&deg; En ce qui concerne l&rsquo;attribution d&rsquo;allocations d&rsquo;aide sociale aux familles dont les soutiens indispensables effectuent leur service actif, les textes en vigueur sont les suivants : D&eacute;cret n&deg; 51-513 du 5 mai 1951 pour les jeunes gens dont la famille r&eacute;side en Nouvelle-Cal&eacute;donie et d&eacute;pendances ; D&eacute;cret n&deg; 50-1436 du 17 novembre 1950 pour les jeunes gens dont la famille r&eacute;side dans les autres territoires d&rsquo;outre-mer. CHAPITRE VIII Dispositions sp&eacute;ciales aux pays &eacute;trangers Article 31. R&ocirc;le des consuls. Pour les jeunes gens qui r&eacute;sident &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger ou dont la famille est &eacute;tablie dans un pays &eacute;tranger, les dispositions &eacute;nonc&eacute;es dans les titres Ier et II de la pr&eacute;sente instruction sont totalement applicables sous la r&eacute;serve des mesures d&rsquo;adaptation fix&eacute;es aux articles 32 et 33 ci-apr&egrave;s. Le principe de cette adaptation est fond&eacute; sur le r&ocirc;le particulier du consul, auquel sont d&eacute;volues respectivement les attributions : Du maire et des bureaux d&rsquo;aide sociale en ce qui concerne la r&eacute;ception des demandes et l&rsquo;&eacute;tablissement des dossiers de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille au sens de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965 ; Du pr&eacute;fet en ce qui concerne l&rsquo;attribution des allocations d&rsquo;aide sociale aux familles dont le soutien indispensable effectue ses obligations de service actif.<\/p>\n<p>Article 32. Reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille. Les jeunes gens r&eacute;sidant &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger sont soumis notamment aux dispositions des articles 3 et 4 ci-dessus, mais doivent d&eacute;poser ou adresser leur demande (26) : Si leur famille est &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, au consulat dont d&eacute;pend la r&eacute;sidence de celle-ci, quel que soit le pays &eacute;tranger o&ugrave; ils r&eacute;sident eux-m&ecirc;mes ; Si leur famille est domicili&eacute;e en France (m&eacute;tropole, d&eacute;partements ou territoires d&rsquo;outre-mer), au consulat dont d&eacute;pend leur r&eacute;sidence &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Premier cas. &mdash; La famille est &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger : a) R&ocirc;le du consul : Le consul dont rel&egrave;ve la r&eacute;sidence de la famille &eacute;tablit une notice de renseignements du mod&egrave;le 301-35, selon les modalit&eacute;s pr&eacute;cis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 11 ci-dessus. Les consuls peuvent, dans certains cas, &eacute;prouver quelque difficult&eacute; &agrave; r&eacute;unir les renseignements n&eacute;cessaires, mais il est absolument indispensable que les dossiers qu&rsquo;ils constituent soient aussi complets que possible ; en particulier, il convient de faire entrer dans la d&eacute;termination des ressources l&rsquo;aide que pourraient &eacute;ventuellement verser les personnes tenues &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire envers les personnes &agrave; la charge du demandeur : il serait en effet anormal d&rsquo;avantager les jeunes gens r&eacute;sidant &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger par rapport &agrave; ceux qui r&eacute;sident en France en ne tenant pas compte de la possibilit&eacute; de cette aide. Si ces personnes tenues &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire sont de nationalit&eacute; fran&ccedil;aise, le consul doit pouvoir sans trop de difficult&eacute; obtenir des renseignements &agrave; leur &eacute;gard ; il n&rsquo;en est pas de m&ecirc;me, en g&eacute;n&eacute;ral, si elles sont de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re ; pourtant, m&ecirc;me dans ce cas, il est demand&eacute; au consul de faire figurer tous les renseignements qu&rsquo;il peut recueillir sur ces personnes, tels que : r&eacute;sidence, composition de la famille, profession, patrimoine, train de vie, etc. Les conditions de vie &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger pouvant &ecirc;tre tr&egrave;s diff&eacute;rentes de ce qu&rsquo;elles sont en France, l&rsquo;avis formul&eacute; par le consul sur l&rsquo;opportunit&eacute; de reconna&icirc;tre au demandeur la qualit&eacute; de soutien de famille sera d&eacute;terminant en ce qui concerne la d&eacute;cision &agrave; prendre par le conseil de r&eacute;vision. Dans les trente jours qui suivent le d&eacute;p&ocirc;t de la demande, le consul adresse le dossier au commandant du bureau de recrutement dont rel&egrave;ve le demandeur. b) R&ocirc;le du commandant du bureau de recrutement : A la r&eacute;ception du dossier, le commandant du bureau de recrutement &eacute;tudie la recevabilit&eacute; de la demande, en recherchant si elle a ou n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; formul&eacute;e dans les d&eacute;lais fix&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus. Si la demande a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e dans les d&eacute;lais, il place, le cas &eacute;ch&eacute;ant, l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; en report d&rsquo;incorporation jusqu&rsquo;&agrave; d&eacute;cision du conseil de r&eacute;vision ou du ministre des arm&eacute;es et transmet imm&eacute;diatement le dossier au pr&eacute;fet de recensement. Si la demande a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e hors d&eacute;lais et qu&rsquo;elle &eacute;mane d&rsquo;un jeune homme recens&eacute; avec la classe en cours de r&eacute;vision, il transmet aussit&ocirc;t le dossier au pr&eacute;fet comp&eacute;tent, dans le seul cas o&ugrave; ce dossier est parvenu suffisamment &agrave; temps pour &ecirc;tre soumis au conseil de r&eacute;vision charg&eacute; d&rsquo;examiner la tranche de naissances &agrave; laquelle appartient l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; (cf. art. 6 [1&deg;, a] ci-dessus). Dans tous les autres cas, il avise, par l&rsquo;interm&eacute;diaire du consul, le jeune homme concern&eacute; que sa demande, frapp&eacute;e de forclusion, ne sera pas examin&eacute;e par le conseil de r&eacute;vision et renvoie le dossier au consul pour d&eacute;cision en ce qui concerne l&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale &agrave; sa famille. Deuxi&egrave;me cas. &mdash; La famille est domicili&eacute;e en France : a) R&ocirc;le du consul * Le consul joint &agrave; la demande qu&rsquo;il re&ccedil;oit les renseignements qu&rsquo;il peut recueillir sur la situation mat&eacute;rielle du jeune homme et sur l&rsquo;aide qu&rsquo;il est en mesure d&rsquo;apporter &agrave; sa famille. Il transmet cette demande, dans les d&eacute;lais les plus brefs, au commandant du bureau de recrutement dont rel&egrave;ve le demandeur. b) R&ocirc;le du commandant du bureau de recrutement : A la r&eacute;ception de la demande, le commandant du bureau de recrutement en &eacute;tudie la recevabilit&eacute;, en recherchant si elle a ou n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; formul&eacute;e dans les d&eacute;lais fix&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus. Si la demande a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e dans les d&eacute;lais, il place, le cas &eacute;ch&eacute;ant, l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; en report d&rsquo;incorporation jusqu&rsquo;&agrave; d&eacute;cision du conseil de r&eacute;vision ou du ministre des arm&eacute;es ; il transmet imm&eacute;diatement cette demande au maire du domicile qui fait &eacute;tablir le dossier par le bureau d&rsquo;aide sociale ; le dossier est ensuite adress&eacute; dans un d&eacute;lai maximum de trente jours au pr&eacute;fet de recensement. Il op&egrave;re de m&ecirc;me si la demande, bien que formul&eacute;e hors d&eacute;lais, lui parvient avant l&rsquo;ouverture des op&eacute;rations de la session de r&eacute;vision au cours de laquelle sera examin&eacute;e la tranche de naissances &agrave; laquelle appartient l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; (cf. art. 6 [1&deg;, a] ci-dessus).<\/p>\n<p>Si la demande a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e hors d&eacute;lais (sauf cas pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent), il la retourne &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; (cf. art. 6 [2&deg;] ci-dessus) en lui faisant conna&icirc;tre qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas recevable et qu&rsquo;elle ne sera pas examin&eacute;e par le conseil de r&eacute;vision, mais que sa famille peut, si elle le d&eacute;sire, formuler aupr&egrave;s du maire du domicile, une demande d&rsquo;allocations d&rsquo;aide sociale. Lorsque les conseils de r&eacute;vision ont statu&eacute; sur les demandes de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille formul&eacute;es par des jeunes gens r&eacute;sidant &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, les d&eacute;cisions prises sont notifi&eacute;es par les pr&eacute;fets aux int&eacute;ress&eacute;s par l&rsquo;interm&eacute;diaire des consuls, conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 16 ci-dessus. Article 33. Attribution des allocations d&rsquo;aide sociale. Si la demande a pour seul objet l&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale &agrave; la famille, elle doit &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;e au consulat dont rel&egrave;ve la r&eacute;sidence de la personne &agrave; charge qui percevra l&rsquo;allocation ; le consul en accuse r&eacute;ception et instruit le dossier avant de statuer par d&eacute;cision motiv&eacute;e, conform&eacute;ment aux dispositions du d&eacute;cret du 20 avril 1964 et de la circulaire n&deg; 3 du 29 mai 1964 du ministre de la sant&eacute; publique et de la population. Si la demande d&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale vient en compl&eacute;ment d&rsquo;une demande de dispense en qualit&eacute; de soutien de famille, l&rsquo;instruction des deux demandes &eacute;tant commune, l&rsquo;&eacute;tablissement, la transmission et l&rsquo;examen du dossier se d&eacute;roulent conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 32 ci-dessus. Apr&egrave;s le conseil de r&eacute;vision, le dossier est transmis par le bureau des affaires militaires de la pr&eacute;fecture &agrave; l&rsquo;agent diplomatique ou consulaire dont rel&egrave;ve la r&eacute;sidence de la famille. La demande d&rsquo;allocation est alors instruite par cette autorit&eacute;, qui statue par d&eacute;cision motiv&eacute;e. Les d&eacute;cisions prises par les consuls sont notifi&eacute;es par eux-m&ecirc;mes aux demandeurs de l&rsquo;allocation. Copie de ces d&eacute;cisions est adress&eacute;e aux commandants des bureaux de recrutement dont rel&egrave;vent les jeunes gens susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre incorpor&eacute;s. Les consuls qui ont pris une d&eacute;cision d&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation re&ccedil;oivent : Un certificat de pr&eacute;sence au service actif, d&egrave;s que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; a rejoint son affectation et a &eacute;t&eacute; incorpor&eacute; ; Un avis de lib&eacute;ration &eacute;tabli par le commandant d&rsquo;unit&eacute; (ou le d&eacute;partement minist&eacute;riel responsable), d&egrave;s que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; dans ses foyers (cf. art. 27 ci-dessus), et adressent &eacute;ventuellement aux commandants d&rsquo;unit&eacute; un avis de cessation de versement des allocations d&rsquo;aide sociale aux familles des engag&eacute;s (art. 27 ci-dessus, avant-dei&rsquo;nier alin&eacute;a). CHAPITRE IX Dispositions diverses Article 34. Affectation rapproch&eacute;e des soutiens de famille. Parmi les cat&eacute;gories de jeunes gens qui peuvent, en application des dispositions de l&rsquo;article Ier de la loi du 30 novembre 1950, recevoir sur leur demande une affectation dans une unit&eacute; proche de leur domicile, figurent les soutiens de famille. Cette cat&eacute;gorie englobe : Les jeunes gens reconnus soutiens de famille au sens de l&rsquo;article 18 de la loi du 9 juillet 1965, qu&rsquo;ils aient ou non &eacute;t&eacute; reconnus par ailleurs soutiens indispensables de famille ; Les jeunes gens reconnus soutiens indispensables de famille par une d&eacute;cision pr&eacute;fectorale ou consulaire d&rsquo;attribution de l&rsquo;allocation d&rsquo;aide sociale, qu&rsquo;ils aient ou non &eacute;t&eacute; pr&eacute;alablement reconnus soutiens de famille par le conseil de r&eacute;vision. Les jeunes gens qui d&eacute;sirent b&eacute;n&eacute;ficier de cette affectation rapproch&eacute;e doivent en formuler la demande aupr&egrave;s du commandant du bureau de recrutement dont ils rel&egrave;vent un mois au moins avant la date pr&eacute;vue pour leur appel au service actif.&nbsp;<\/p>\n<p>(1) Deux fr&egrave;res, jumeaux ou non, qui doivent se trouver en m&ecirc;me temps au service actif, peuvent demander tous deux &agrave; &ecirc;tre reconnus soutiens de famille pour la raison qu&rsquo;ils subviennent conjointement aux besoins des m&ecirc;mes personnes ; chacun d&rsquo;entre eux ayant la possibilit&eacute; de demander un sursis d&rsquo;incorporation jusqu&rsquo;&agrave; la lib&eacute;ration de son fr&egrave;re, il y a lieu d&rsquo;&eacute;tudier les deux demandes s&eacute;par&eacute;ment, en consid&eacute;rant, pour chacun, que son fr&egrave;re continuera &agrave; apporter sa contribution &agrave; l&rsquo;entretien de la famille. (2) Par l&rsquo;expression &laquo; enfant &raquo;, il faut entendre : Tout enfant n&eacute; et vivant. Un enfant futur (grossesse de la femme du demandeur) ne peut &ecirc;tre pris en consid&eacute;ration ; lorsque l&rsquo;enfant sera n&eacute;, le demandeur pourra, &eacute;ventuellement, formuler une nouvelle demande pour fait nouveau (cf. art. 9 ci-apr&egrave;s), dans les d&eacute;lais fix&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 4 ci-apr&egrave;s. Tout mineur qui ouvre droit au profit du demandeur &agrave; la perception d&rsquo;allocations familiales ; c&rsquo;est ainsi, en particulier, qu&rsquo;un orphelin qui, ayant &agrave; sa charge des fr&egrave;res ou s&oelig;urs mineurs per&ccedil;oit pour ceux-ci des allocations familiales, entre dans la cat&eacute;gorie 1. (3) Le jeune homme appel&eacute; au service actif peut, en effet, avoir des ressources autres que celles provenant de son travail (revenus immobiliers, revenus de valeurs mobili&egrave;res, part de salaire qui lui serait &eacute;ventuellement vers&eacute;e par son employeur, etc.). (4) Par famille, il faut entendre non seulement les personnes dont le jeune homme a la charge mais &eacute;galement celles tenues &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire envers ces personnes &agrave; charge. (5) Les int&eacute;ress&eacute;s sont, dans ce cas, d&eacute;chus de tout droit &agrave; dispense (art. 11 de la loi du 9 juillet 1965). (6) Marins de la marine marchande, jeunes gens atteints d&rsquo;une affection les emp&ecirc;chant de r&eacute;pondre &agrave; la convocation au centre de s&eacute;lection, jeunes gens d&eacute;tenus dans un &eacute;tablissement p&eacute;nitentiaire, jeunes gens r&eacute;sidant &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. (7) Les situations particuli&egrave;res sont &eacute;num&eacute;r&eacute;es au tableau I, paragraphe 3&deg; ci-dessus. (8) Le commandant du bureau de recrutement avise le pr&eacute;fet du d&eacute;partement de recensement, en lui adressant une note ainsi r&eacute;dig&eacute;e : &laquo; J&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre que j&rsquo;ai re&ccedil;u une demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille en vue d&rsquo;une dispense des obligations d&rsquo;activit&eacute; du service national formul&eacute;e par le jeune&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. n&eacute; le&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. &agrave; &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. n&deg; d&rsquo;immatriculation :&#8230;&#8230;.&rsquo;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. recens&eacute; &agrave;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; avec la classe&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; r&eacute;sidant &agrave;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;. &laquo; Cette demande, formul&eacute;e dans les d&eacute;lais r&eacute;glementaires, est recevable ; je la transmets ce jour au maire d &#8230;&#8230;&#8230;&#8230; lequel fera constituer par le bureau d&rsquo;aide sociale, un dossier qui devra vous parvenir dans les trente jours ; pass&eacute; ce d&eacute;lai, si vous ne l&rsquo;avez pas re&ccedil;u, il vous appartiendra de le r&eacute;clamer. &laquo; En tout &eacute;tat de cause, le conseil de r&eacute;vision, au cours de la session de r&eacute;vision de la tranche de naissances de la classe doit &ecirc;tre saisi de la demande de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, m&ecirc;me si le dossier ne vous est pas encore parvenu ; dans ce dernier cas, le conseil de r&eacute;vision ajournera se d&eacute;cision jusqu&rsquo;&agrave; la session suivante au cours de laquelle il devra obligatoirement se prononcer, sans possibilit&eacute; d&rsquo;ajourner &agrave; nouveau l&rsquo;&eacute;tude du dossier. &raquo; (9) Ou au consul dont rel&egrave;ve leur nouvelle r&eacute;sidence &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger ou au chef de la circonscription administrative dont d&eacute;pend leur nouveau domicile dans les territoires d&rsquo;outre-mer. (10) Par l&rsquo;interm&eacute;diaire du consul pour ceux qui r&eacute;sident &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger (cf. art. 32 ci-apr&egrave;s) (11) Le dossier de demande de reconnaissance de la qualit&eacute; de soutien de famille doit en effet, apr&egrave;s &eacute;tablissement, &ecirc;tre adress&eacute; &agrave; la pr&eacute;fecture du d&eacute;partement de recensement (voir art. 12 ciapr&egrave;s). (12) Il y a lieu, en particulier, de consid&eacute;rer que si le jeune homme susceptible d&rsquo;&ecirc;tre appel&eacute; au service actif est mari&eacute; et p&egrave;re de famille, ses grands-parents sont tenus &agrave; l&rsquo;obligation alimentaire envers ses enfants. (13) Si besoin est, certains dossiers peuvent &ecirc;tre soumis &agrave; la direction d&eacute;partementale de l&rsquo;action sanitaire et sociale. (14) 1 a, b ou c ; 2 a, b ou c ; 3 a, b ouc ; 4 a, b ou c ; 5 a, b ou c. (15) 1 d, 2 d, 3 d, 4 d ou 5 d. (16) Sauf exception pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article6 (1&deg;, a) ci-dessus, lorsque le dossier parvient &agrave; la pr&eacute;fecture &agrave; une date telle qu&rsquo;il puisse &ecirc;tre examin&eacute; au cours de la session du conseil de r&eacute;vision charg&eacute; d&rsquo;examiner la tranche de naissances &agrave; laquelle appartient le demandeur. (17) Les commandants des bureaux de recrutement proc&egrave;dent simultan&eacute;ment &agrave; l&rsquo;annulation des sursis ou reports d&rsquo;incorporation qui auraient pu &ecirc;tre accord&eacute;s aux int&eacute;ress&eacute;s par les conseils de r&eacute;vision. Les jeunes gens qui ont &eacute;t&eacute; class&eacute;s &laquo; ajourn&eacute;s &raquo; par le conseil de r&eacute;vision ou &laquo; r&eacute;form&eacute;s temporairement &raquo; seront n&eacute;anmoins convoqu&eacute;s devant une commission de r&eacute;forme &agrave; l&rsquo;expiration de leur p&eacute;riode d&rsquo;ajournement ou de r&eacute;forme temporaire, pour qu&rsquo;il soit statu&eacute; sur leur aptitude au service national, en vue d&rsquo;une &eacute;ventuelle affectation dans la r&eacute;serve. (18) Pour transmission des dossiers des int&eacute;ress&eacute;s &agrave; la direction d&eacute;partementale de l&rsquo;action sanitaire et sociale, en vue de l&rsquo;&eacute;tude des droits des familles &agrave; percevoir des allocations d&rsquo;aide sociale (cf. art. 25 ci-apr&egrave;s).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1330],"nature-dun-texte":[1322],"class_list":["post-114335","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-haut-commissariat","nature-dun-texte-instruction"],"acf":{"reference":"Instruction du 29 juillet 1968","comment":"relative \u00e0 l'application des dispositions concernant les soutiens de famille assujettis aux obligations du service national.","visas":"","signature":"<p>Fait &agrave; Paris, le 29 juillet 1968.<\/p>\n<p>Le ministre des arm&eacute;es.<\/p>\n<p>Pour le ministre et par d&eacute;l&eacute;gation :<\/p>\n<p>Le directeur du cabinet, CASIMIR BIROS.<\/p>\n<p>Le ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; des affaires sociales, Pour le ministre d&rsquo;Etat et par d&eacute;l&eacute;gation :<\/p>\n<p>Le directeur du cabinet, PAUL LEMERLE. N. B.<\/p>\n<p>&mdash; Les mod&egrave;les mentionn&eacute;s dans la pr&eacute;sente instruction seront publi&eacute;s au Bulletin officiel des arm&eacute;es.<\/p>","nature_du_texte":1322,"journal_officiel":[105599],"institution":1330,"mesures":"0","old_texte_id":"45314","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/114335","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/114335\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":155145,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/114335\/revisions\/155145"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1330"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/1322"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105599"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=114335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=114335"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=114335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}