{"id":115775,"date":"1966-06-18T00:00:00","date_gmt":"1966-06-17T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=115775"},"modified":"2024-12-18T00:07:02","modified_gmt":"2024-12-17T21:07:02","slug":"loi-n-66-409-portant-amnistre","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n-66-409-portant-amnistre\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 66-409  portant amnistre"},"content":{"rendered":"<p><strong>Chapitre Ier <\/strong><\/p>\n<p>Amnistie de droit.<\/p>\n<p><strong>Art. 1er. &mdash;<\/strong> Sont amnisti&eacute;es les infractions suivantes lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises, ant&eacute;rieurement au 8 janvier 1966 : 1&deg; Contraventions de police ; 2&deg; D&eacute;lits pr&eacute;vus par les articles suivants du code p&eacute;nal : 123, 222 &agrave; 224, 236, 238, alin&eacute;a 1er (s&rsquo;il y a eu n&eacute;gligence), 249, 250, 259, alin&eacute;a 1er, 260, 271, 274, 275, 289, alin&eacute;a 2, 337 &agrave; 339, 414, 415 et 456 ; 3&deg; D&eacute;lits pour lesquels seule une peine d&rsquo;amende est encourue.<\/p>\n<p><strong>Art. 2. &mdash;<\/strong> Sont amnisti&eacute;es les infractions suivantes lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises ant&eacute;rieurement au 8 janvier 1966 : 1&deg; D&eacute;lits en mati&egrave;re de r&eacute;unions, de manifestations sur la voie publique, de conflits du travail et d&rsquo;&eacute;lections de toutes sortes, &agrave; l&rsquo;exception, en ce qui concerne ces derni&egrave;res infractions, des d&eacute;lits de fraude et de corruption &eacute;lectorale et des d&eacute;lits en mati&egrave;re de vote par correspondance et de vote par procuration ; &#8211; 2&deg; D&eacute;lits pr&eacute;vus par la loi du 29 juillet 1881 sur la libert&eacute; de la presse, &agrave; l&rsquo;exception des infractions pr&eacute;vues aux articles 24, alin&eacute;as 1 &agrave; 3, 25, 26, 30, 31, 32, 33, alin&eacute;as 1 et 2, 36 et 37 ; 3&deg; D&eacute;lits pr&eacute;vus par la loi du 21 mai 1836 portant prohibition des loteries, par la loi du 15 juin 1907 r&eacute;glementant le jeu dans les cercles et casinos des stations baln&eacute;aires, thermales et climatiques, et par l&rsquo;article 4 (3&deg;) de la loi du 2-juin 1891 modifi&eacute;e par le d&eacute;cret-loi du 30 octobre 1935 et par l&rsquo;article 1er de la loi n\u00a0\u00bb 51-681 du 24 mai 1951 ; 4&deg; D&eacute;lits en mati&egrave;re foresti&egrave;re, de chasse et de p&ecirc;che maritime (&agrave; l&rsquo;exception des d&eacute;lits pr&eacute;vus aux articles 3 et 6 du d&eacute;cret du 9 janvier 1852) et fluviale &agrave; l&rsquo;exception des d&eacute;lits pr&eacute;vus aux articles 434 et 434-1 du code rural ; 5&deg; D&eacute;lits en mati&egrave;re de police des chemins de fer &agrave; l&rsquo;exception des d&eacute;lits pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 18 de la loi du 15 juillet 1845 ; 6&deg; D&eacute;lits pr&eacute;vus par l&rsquo;article 1er de la loi du 1er ao&ucirc;t 1905 sur la r&eacute;pression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denr&eacute;es alimentaires et des produits agricoles, sauf le cas de r&eacute;cidive r&eacute;sultant d&rsquo;une condamnation d&eacute;finitive ant&eacute;rieure au 8 janvier 1966 ; 7&deg; Infractions commises &agrave; l&rsquo;occasion de manifestations n&eacute;es de conflits relatifs &agrave; des probl&egrave;mes agricoles ou ruraux.<\/p>\n<p><strong>Art. 3. &mdash;<\/strong> Sont amnisti&eacute;es les infractions pr&eacute;vues aux articles suivants du code de justice militaire pour l&rsquo;arm&eacute;e de terre, lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises ant&eacute;rieurement au 1er janvier 1966 : Articles 206 (sauf l&rsquo;alin&eacute;a 1er), 207, 208, alin&eacute;as 6 et 7, 209, 210 (seulement lorsque les voies de fait envers un sup&eacute;rieur<\/p>\n<p>n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; exerc&eacute;es pendant le service ou &agrave; l&rsquo;occasion du service et lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 211, 213 (seulement lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 214 (sauf l&rsquo;alin&eacute;a 3), 218, 219, 225, 227 (sauf lorsque l&rsquo;abandon de poste a eu lieu en pr&eacute;sence de rebelles ou de l&rsquo;ennemi), 228, 229 (sauf lorsque l&rsquo;abandon de poste a eu lieu en pr&eacute;sence de rebelles ou de l&rsquo;ennemi), 230, 231 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 232 et 240.<\/p>\n<p><strong>Art. 4. &mdash;<\/strong> Sont amnisti&eacute;es les infractions pr&eacute;vues aux articles suivants du code de justice militaire pour l&rsquo;arm&eacute;e de mer, lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises ant&eacute;rieurement au 1er janvier 1966 : Articles 208 (sauf alin&eacute;a 1er), 209, 210 (seulement dans les cas o&ugrave; les voies de fait envers un sup&eacute;rieur n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; exerc&eacute;es &agrave; bord, ou pendant le service ou &agrave; l&rsquo;occasion du service, hors du bord, et lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 211, 212 (seulement lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 213, 215 (seulement lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 216 (sauf alin&eacute;a 3), 219 (&sect;&sect; 1&Prime;&rsquo; et 2 et dernier alin&eacute;a), 220, 221, 227, 228 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 229, 231 (sauf lorsque l&rsquo;abandon de poste a eu lieu en pr&eacute;sence de rebelles ou de l&rsquo;ennemi), 232, 233 (sauf lorsque l&rsquo;abandon du quart ou de poste a eu lieu en pr&eacute;sence de rebelles ou de l&rsquo;ennemi), 234, 235, 236 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 237, 245, 246, 248 (sauf le paragraphe 1er), 249 (sauf l&rsquo;alin&eacute;a 1er), 250 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 251 (alin&eacute;a 2), 252, 253, 259.<\/p>\n<p><strong>Art. 5. &mdash;<\/strong> Sont amnisti&eacute;es les infractions pr&eacute;vues aux articles suivants du code de justice militaire institu&eacute; par la loi n&deg; 65-542 du 8 juillet 1965 lorsqu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; commises ant&eacute;rieurement au 8 janvier 1966 : Article? 398 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 399 ^lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 402, 409, alin&eacute;a l&uuml;r, 410, alin&eacute;a 1er, 416, 418, 420, 431, 432 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 433, 434 (seulement lorsque les voies de fait envers un sup&eacute;rieur n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; exerc&eacute;es pendant le service ou &agrave; l&rsquo;occasion du service et lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 436 (sauf alin&eacute;a 1er), 437, 439, 440 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 441, 442 (lorsque la peine pr&eacute;vue est correctionnelle), 443 (sauf alin&eacute;a 3), 445, 447, 448, 449, 450, 451, 454, 455, 456.<\/p>\n<p><strong>Art. 6. &mdash;<\/strong> Sont amnisti&eacute;es toutes infractions commises apr&egrave;s le 10 juin 1940 et avant le 1er janvier 1946 par des combattants volontaires de la R&eacute;sistance dont la qualit&eacute; a &eacute;t&eacute; reconnue dans les conditions pr&eacute;vues par le chapitre Ier du titre II du livre III du code des pensions militaires d&rsquo;invalidit&eacute; et des victimes de la guerre (2e partie : R&egrave;glement d&rsquo;administration publique), ou qui justifient de cette qualit&eacute; au moyen des documents ou attestations &eacute;num&eacute;r&eacute;s aux 2&deg; &agrave; 5&deg; de l&rsquo;article R. 266 du m&ecirc;me code, valid&eacute;s par un liquidateur national de mouvement ou de r&eacute;seau.<\/p>\n<p><strong>Art. 7. &mdash;<\/strong> Sont amnisti&eacute;s les individus qui ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s d&eacute;finitivement pour avoir refus&eacute; d&rsquo;accomplir leurs obligations militaires en raison de leurs convictions religieuses ou philosophiques et qui ont obtenu le b&eacute;n&eacute;fice des dispositions de la loi n&deg; 63-1255 du 21 d&eacute;cembre 1963 relative &agrave; certaines modalit&eacute;s d&rsquo;accomplissement des obligations impos&eacute;es par la loi sur le recrutement.<\/p>\n<p><strong>Art. 8. &mdash;<\/strong> Sont amnisti&eacute;s : 1&deg; Les faits d&rsquo;insoumission commis par des individus qui se sont rendus volontairement avant le 8 janvier 1966 &agrave; condition que la dur&eacute;e de l&rsquo;insoumission n&rsquo;ait pas exc&eacute;d&eacute; un an ; 2&deg; Les faits de d&eacute;sertion &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur et de d&eacute;sertion &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger en temps de paix et en temps de guerre, commis par les militaires des arm&eacute;es de terre, de mer ou de l&rsquo;air, lorsque le d&eacute;linquant s&rsquo;est rendu volontairement avant le 8 janvier 1966 et que la dur&eacute;e de la d&eacute;sertion n&rsquo;a pas exc&eacute;d&eacute; trois mois. Ont droit &eacute;galement au b&eacute;n&eacute;fice des dispositions du pr&eacute;sent article les personnes condamn&eacute;es pour insoumission ou d&eacute;sertion et qui ont &eacute;t&eacute; emp&ecirc;ch&eacute;es de se rendre volontairement dans les d&eacute;lais ci-dessus pr&eacute;vus par suite d&rsquo;un cas d&ucirc;ment justifi&eacute; de force majeure. Au cas o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; serait dans l&rsquo;incapacit&eacute; de faire valoir ses droits par suite de d&eacute;c&egrave;s, absence ou pour toute autre cause, l&rsquo;amnistie pourra &ecirc;tre constat&eacute;e &agrave; la demande de toute personne justifiant d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t l&eacute;gitime.<\/p>\n<p><strong>Art. 9. &mdash;<\/strong> Sont, en outre, amnisti&eacute;es les infractions commises avant le 8 janvier 1966, qui sont ou seront punies, &agrave; titre d&eacute;finitif :<\/p>\n<p>a) De peines d&rsquo;emprisonnement inf&eacute;rieures ou &eacute;gales &agrave; trois mois, assorties ou non d&rsquo;une amende ;<\/p>\n<p>b) De peines d&rsquo;emprisonnement inf&eacute;rieures ou &eacute;gales &agrave; un an avec application du sursis simple, assorties ou non d&rsquo;une amende ;<\/p>\n<p>c) De peines d&rsquo;amende.<\/p>\n<p><strong>Art. 10. &mdash;<\/strong> Sont ou seront amnisti&eacute;es les infractions commises avant le 8 janvier 1966 qui sont ou seront punies, &agrave; titre d&eacute;finitif, d&rsquo;une peine d&rsquo;emprisonnement inf&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; un an avec application du sursis avec mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve, assortie ou non d&rsquo;une amende, lorsque le condamn&eacute; aura accompli deux ann&eacute;es d&rsquo;&eacute;preuve, sans avoir fait l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure de r&eacute;vocation.<\/p>\n<p><strong>Art. 11. &mdash;<\/strong> Cesseront d&rsquo;&ecirc;tre mentionn&eacute;es au casier judiciaire les condamnations prononc&eacute;es par des juridictions &eacute;trang&egrave;res pour infractions de la nature de celles vis&eacute;es au pr&eacute;sent chapitre commises avant le 8 janvier 1966.<\/p>\n<p><strong>Art. 12. &mdash;<\/strong> Les contestations relatives &agrave; l&rsquo;amnistie de droit pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi, si elles concernent des condamnations p&eacute;nales d&eacute;finitives, sont soumises aux r&egrave;gles de comp&eacute;tence et de proc&eacute;dure pr&eacute;vues par l&rsquo;article 778, alin&eacute;as 2 et 3, du code de proc&eacute;dure p&eacute;nale. Si une condamnation p&eacute;nale a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e par une juridiction dont le si&egrave;ge &eacute;tait &eacute;tabli dans les d&eacute;partements alg&eacute;riens ou sahariens, les contestations relatives &agrave; l&rsquo;amnistie sont soumises &agrave; la chambre d&rsquo;accusation de la cour d&rsquo;appel m&eacute;tropolitaine ou des d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer dans le ressort de laquelle r&eacute;side le requ&eacute;rant, ou, &agrave; d&eacute;faut de r&eacute;sidence de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; en m&eacute;tropole ou dans les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer, &agrave; la chambre d&rsquo;accusation de la cour d&rsquo;appel de Paris. Si la d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; rendue par un tribunal permanent des forces arm&eacute;es si&eacute;geant dans la m&eacute;tropole ou les d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer, la requ&ecirc;te sera soumise &agrave; la chambre d&rsquo;accusation de la cour d&rsquo;appel dans le ressort de laquelle &eacute;tait &eacute;tabli le si&egrave;ge de ce tribunal. Dans le cas o&ugrave; la requ&ecirc;te est rejet&eacute;e, le requ&eacute;rant est condamn&eacute; aux frais. En l&rsquo;absence de condamnation d&eacute;finitive, les contestations sont soumises &agrave; la juridiction comp&eacute;tente pour statuer sur la poursuite. Chapitre II Amnistie par mesure individuelle.<\/p>\n<p><strong>Art. 13. &mdash;<\/strong> Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique peut admettre par d&eacute;cret au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie les d&eacute;linquants primaires, mineurs de vingt et un ans au moment de l&rsquo;infraction, condamn&eacute;s &agrave; des peines correctionnelles pour des faits commis ant&eacute;rieurement au 8 janvier 1966.<\/p>\n<p>La demande peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e par toute personne dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; compter, soit de la promulgation de la pr&eacute;sente loi, soit de la condamnation d&eacute;finitive, soit de la date &agrave; laquelle le condamn&eacute; a atteint la majorit&eacute; de vingt et un ans.<\/p>\n<p><strong>Art. 14. &mdash;<\/strong> Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique peut, en outre, admettre par d&eacute;cret au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie les d&eacute;linquants primaires condamn&eacute;s pour des d&eacute;lits commis ant&eacute;rieurement au 8 janvier 1966, appartenant aux cat&eacute;gories suivantes : 1&deg; P&egrave;re, m&egrave;re, veuve, enfants mineurs d&rsquo;anciens combattants de la guerre 1914-1918 ou de militaires de la guerre 1939-1945 ou des th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;rations ext&eacute;rieurs tu&eacute;s &agrave; l&rsquo;ennemi ou morts en captivit&eacute; ou d&eacute;c&eacute;d&eacute;s par suite de leur captivit&eacute; ou de blessures de guerre ; 2&deg; P&egrave;re, m&egrave;re, conjoint, enfants mineurs de toute personne qui a &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;e comme otage ou qui est morte en d&eacute;portation ou qui est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e des suites de traitements subis du fait de l&rsquo;ennemi ou de ses complices ; 3&deg; Prisonniers de la guerre 1914-1918 ou de la guerre 1939-1945, d&eacute;port&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques, intern&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques et leur conjoint, leurs enfants mineurs ainsi que les Mosellans et Alsaciens qui se sont soustraits &agrave; l&rsquo;ordre d&rsquo;incorporation de leur classe dans l&rsquo;arm&eacute;e allemande et les Mosellans et Alsaciens qui, incorpor&eacute;s dans l&rsquo;arm&eacute;e allemande, ont d&eacute;serte.<\/p>\n<p>avant la lib&eacute;ration du territoire ou ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s par les tribunaux militaires allemands pour d&eacute;sertion, trahison ou sabotage ; 4&ldquo; D&eacute;port&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques et intern&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re justifiant d&rsquo;une r&eacute;sidence en France de plus de vingt ann&eacute;es au 8 janvier 1966 ainsi que leur conjoint, leurs enfants mineurs ; 5&Prime; Anciens combattants de la guerre 1914-1918 et de la guerre 1939-1945 ; 6U Militaires de la guerre 1914-1918 et de la guerre 1939-1945 qui auront &eacute;t&eacute; bless&eacute;s de guerre ou engag&eacute;s volontaires, ou qui sont titulaires d&rsquo;une citation homologu&eacute;e, ou qui se sont &eacute;vad&eacute;s de la France m&eacute;tropolitaine ou des territoires d&rsquo;outre-mer pour se mettre &agrave; la disposition de la France libre ; 7&deg; Combattants volontaires de la R&eacute;sistance, ainsi que leur conjoint et leurs enfants mineurs et les titulaires de la m&eacute;daille de la R&eacute;sistance ; 8&deg; Anciens militaires de la France libre ; 9&deg; Anciens militaires des th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;rations ext&eacute;rieurs ou ayant particip&eacute; &agrave; des op&eacute;rations du maintien de l&rsquo;ordre hors de la m&eacute;tropole ; 10&deg; Personnes b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;une pension &agrave; la suite de blessures re&ccedil;ues soit sur des th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;rations ext&eacute;rieurs, soit au cours d&rsquo;op&eacute;rations du maintien de l&rsquo;ordre hors de la m&eacute;tropole, soit par suite d&rsquo;actes de terrorisme ; 11&deg; P&egrave;re, m&egrave;re, descendants, conjoint de toute personne tu&eacute;e soit sur des th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;rations ext&eacute;rieurs, soit au cours d&rsquo;op&eacute;rations de maintien de l&rsquo;ordre hors de la m&eacute;tropole, soit par suite d&rsquo;actes de terrorisme ; 12&deg; Personnes qui se sont distingu&eacute;es d&rsquo;une mani&egrave;re exceptionnelle dans les domaines culturel ou scientifique. La demande peut &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e par toute personne dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; compter, soit de la promulgation de la pr&eacute;sente loi, soit de la condamnation d&eacute;finitive. Les justifications &agrave; produire pour b&eacute;n&eacute;ficier des dispositions des 1&deg; &agrave; 6&deg; du pr&eacute;sent article sont celles pr&eacute;vues par le d&eacute;cret n&deg; 47-1807 du 12 septembre 1947, modifi&eacute;, portant application de l&rsquo;article 10 de la loi n&deg; 47-1504 du 16 ao&ucirc;t 1947. Toutefois, en ce qui concerne les d&eacute;port&eacute;s, les seules pi&egrave;ces &agrave; fournir seront soit le certificat mod&egrave;le A, soit la carte de d&eacute;port&eacute;.<\/p>\n<p>Les justifications &agrave; produire pour b&eacute;n&eacute;ficier des dispositions du 7&deg; sont, en ce qui concerne la preuve de la qualit&eacute; de combattant volontaire de la R&eacute;sistance, celles pr&eacute;vues par l&rsquo;article 6 de la pr&eacute;sente loi. Chapitre III Amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles.<\/p>\n<p><strong>Art. 15. &mdash;<\/strong> Sans pr&eacute;judice des dispositions de l&rsquo;article 16, sont amnisti&eacute;s les faits commis ant&eacute;rieurement au 8 janvier 1966, en tant qu&rsquo;ils constituent des fautes passibles de sanctions disciplinaires ou professionnelles. Toutefois, si ces m&ecirc;mes faits ont donn&eacute; lieu &agrave; une condamnation p&eacute;nale, l&rsquo;amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles est subordonn&eacute;e &agrave; l&rsquo;amnistie de la condamnation p&eacute;nale. Sont except&eacute;s du b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie pr&eacute;vue par le pr&eacute;sent article les faits constituant des manquements &agrave; la probit&eacute;, aux bonnes m&oelig;urs ou &agrave; l&rsquo;honneur.<\/p>\n<p><strong>Art. 16. &mdash;<\/strong> Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a 2 de l&rsquo;article 15, sont amnisti&eacute;s les faits commis ant&eacute;rieurement au 8 janvier 1966 par les &eacute;tudiants ou &eacute;l&egrave;ves des facult&eacute;s ou &eacute;coles, ayant donn&eacute; lieu ou pouvant donner lieu &agrave; des sanctions disciplinaires par les conseils de discipline ou toutes autres juridictions similaires.<\/p>\n<p><strong>Art. 17. &mdash;<\/strong> Les contestations relatives au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie des sanctions disciplinaires ou professionnelles d&eacute;finitives sont port&eacute;es devant l&rsquo;autorit&eacute; ou la juridiction qui a rendu la d&eacute;cision. L&rsquo;int&eacute;ress&eacute; peut saisir cette autorit&eacute; ou cette juridiction aux fins de faire constater que le b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie lui est effectivement acquis. En l&rsquo;absence de d&eacute;cision d&eacute;finitive, les contestations sont soumises &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; ou &agrave; la juridiction comp&eacute;tente pour statuer sur la poursuite.<\/p>\n<p><strong>Art. 18. &mdash;<\/strong> Si les sanctions disciplinaires ou professionnelles d&eacute;finitives ont &eacute;t&eacute; prononc&eacute;es par une autorit&eacute; ou une juridiction dont le si&egrave;ge &eacute;tait &eacute;tabli sur le territoire d&rsquo;un Etat alors plac&eacute; sous la souverainet&eacute;, le protectorat ou la tutelle de la France, et ayant acc&eacute;d&eacute; depuis &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance, il sera proc&eacute;d&eacute; conform&eacute;ment aux alin&eacute;as suivants. Les sanctions prononc&eacute;es contre les personnes n&rsquo;ayant pas la qualit&eacute; de fonctionnaires ou d&rsquo;agents de l&rsquo;Etat ou des collectivit&eacute;s locales seront r&eacute;put&eacute;es avoir &eacute;t&eacute; prononc&eacute;es par l&rsquo;autorit&eacute; qui aurait &eacute;t&eacute; qualifi&eacute;e ou par la juridiction qui aurait &eacute;t&eacute; comp&eacute;tente en dernier ressort si les faits ayant donn&eacute; lieu &agrave; ces sanctions avaient &eacute;t&eacute; commis &agrave; Paris. Les contestations relatives au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie des sanctions prononc&eacute;es contre des fonctionnaires ou agents de l&rsquo;Etat ou des collectivit&eacute;s locales seront soumises &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; dont d&eacute;pendent ces fonctionnaires ou ces agents. Lorsqu&rsquo;ils ne d&eacute;pendent d&rsquo;aucune autorit&eacute;, les contestations seront soumises &agrave; celle dont d&eacute;pend leur ancien corps ; si les membres de ce corps ont &eacute;t&eacute; int&eacute;gr&eacute;s dans plusieurs corps relevant d&rsquo;autorit&eacute;s diff&eacute;rentes, le ministre charg&eacute; de la fonction publique d&eacute;signera l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente. Chapitre IV Effets de l&rsquo;amnistie.<\/p>\n<p><strong>&nbsp;Art. 19. &mdash;<\/strong> L&rsquo;amnistie entra&icirc;ne, sans qu&rsquo;elle puisse jamais donner lieu &agrave; restitution, la remise de toutes les peines principales, accessoires et compl&eacute;mentaires, notamment de la rel&eacute;gation ainsi que de toutes incapacit&eacute;s ou d&eacute;ch&eacute;ances subs&eacute;quentes. Elle r&eacute;tablit l&rsquo;auteur de l&rsquo;infraction dans le b&eacute;n&eacute;fice du sursis qui a pu lui &ecirc;tre accord&eacute; lors d&rsquo;une condamnation ant&eacute;rieure. Toutefois, sauf en mati&egrave;re de contravention de police, l&rsquo;amnistie pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi ne sera acquise qu&rsquo;apr&egrave;s le paiement, par le b&eacute;n&eacute;ficiaire &eacute;ventuel, de l&rsquo;amende &agrave; laquelle il a &eacute;t&eacute; ou sera personnellement et d&eacute;finitivement condamn&eacute; ou qu&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;ex&eacute;cution de la contrainte par corps dans les conditions pr&eacute;vues par le titre VI du code de proc&eacute;dure p&eacute;nale. Dans ce dernier cas, l&rsquo;amnistie ainsi acquise ne fait pas obstacle au recouvrement ult&eacute;rieur de l&rsquo;amende.<\/p>\n<p><strong>Art. 20. &mdash;<\/strong> En cas de condamnation pour infractions multiples, le condamn&eacute; est amnisti&eacute; si l&rsquo;infraction amnisti&eacute;e est l&eacute;galement punie de la peine la plus forte ou d&rsquo;une peine &eacute;gale &agrave; celles pr&eacute;vues pour les autres infractions poursuivies. Art. 21. &mdash; L&rsquo;amnistie s&rsquo;&eacute;tend aux faits d&rsquo;&eacute;vasion punis des peines de l&rsquo;article 245 du code p&eacute;nal, commis au cours de l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;une condamnation effac&eacute;e par l&rsquo;amnistie, ainsi qu&rsquo;aux infractions &agrave; l&rsquo;interdiction de s&eacute;jour accessoire ou compl&eacute;mentaire d&rsquo;une condamnation effac&eacute;e par l&rsquo;amnistie.<\/p>\n<p><strong>Art. 22. &mdash;<\/strong> L&rsquo;amnistie n&rsquo;entra&icirc;ne pas de droit la r&eacute;int&eacute;gration dans les fonctions, emplois, professions, grades, offices publics ou minist&eacute;riels. En aucun cas, elle ne donne lieu &agrave; reconstitution de carri&egrave;re. Elle entra&icirc;ne la r&eacute;int&eacute;gration dans les divers droits &agrave; pension, &agrave; compter de la date de promulgation de la pr&eacute;sente loi en ce qui concerne l&rsquo;amnistie de droit, et &agrave; compter du jour o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est admis &agrave; son b&eacute;n&eacute;fice en ce qui concerne l&rsquo;amnistie par mesure individuelle. L&rsquo;amnistie ne conf&egrave;re pas la r&eacute;int&eacute;gration dans l&rsquo;ordre de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur, dans l&rsquo;ordre de la Lib&eacute;ration, dans l&rsquo;ordre national du ip&eacute;rite, ni dans le droit au port de la m&eacute;daille militaire. Toutefois, la r&eacute;int&eacute;gration peut &ecirc;tre prononc&eacute;e, pour chaque cas individuellement, &agrave; la demande du garde des sceaux, ministre de la justice, et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, du ministre int&eacute;ress&eacute;, par d&eacute;cret du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, pris sur la proposition du grand chancelier comp&eacute;tent, apr&egrave;s avis conforme du conseil de l&rsquo;ordre.<\/p>\n<p><strong>Art. 23. &mdash;<\/strong> L&rsquo;amnistie ne pr&eacute;judicie pas aux droits des tiers. En cas d&rsquo;instance sur les int&eacute;r&ecirc;ts civils, le dossier p&eacute;nal est vers&eacute; aux d&eacute;bats et mis &agrave; la disposition des parties. Si la juridiction de jugement a &eacute;t&eacute; saisie de l&rsquo;action publique avant la promulgation de la pr&eacute;sente loi, cette juridiction reste comp&eacute;tente pour statuer, le cas &eacute;ch&eacute;ant, sur les int&eacute;r&ecirc;ts civils.<\/p>\n<p>L&rsquo;amnistie n&rsquo;est pas applicable aux frais de poursuites et d&rsquo;instance avanc&eacute;s par l&rsquo;Etat. La contrainte par corps ne peut &ecirc;tre exerc&eacute;e contre les condamn&eacute;s ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;amnistie. Art. 24. &mdash; L&rsquo;amnistie ne peut en aucun cas mettre obstacle &agrave; l&rsquo;action en r&eacute;vision devant toute juridiction comp&eacute;tente en vue de faire &eacute;tablir l&rsquo;innocence du condamn&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 25. &mdash;<\/strong> Il est interdit &agrave; toute personne en ayant eu connaissance dans l&rsquo;exercice de ses fonctions de rappeler sous quelque forme que ce soit ou de laisser subsister dans tout document quelconque, les condamnations p&eacute;nales, les sanctions disciplinaires ou professionnelles et les d&eacute;ch&eacute;ances effac&eacute;es par l&rsquo;amnistie. Les minutes des jugements, arr&ecirc;ts et d&eacute;cisions &eacute;chappent toutefois &agrave; cette interdiction.<\/p>\n<p><strong>Art. 26. &mdash;<\/strong> L&rsquo;amnistie reste sans effet sur les mesures ou d&eacute;cisions prises en vertu de la loi du 24 juillet 1889 relative &agrave; la protection des enfants maltrait&eacute;s ou moralement abandonn&eacute;s. Toutefois, pour l&rsquo;application de l&rsquo;article 15 de ladite loi, l&rsquo;amnistie est assimil&eacute;e &agrave; la r&eacute;habilitation. Elle reste aussi sans effet sur les d&eacute;cisions prononc&eacute;es par application des articles 8, 15, 16 et 28 de l&rsquo;ordonnance n&deg; 45-174 du 2 f&eacute;vrier 1945 relative &agrave; l&rsquo;enfance d&eacute;linquante. Toutefois, les fiches relatives &agrave; ces d&eacute;cisions, prononc&eacute;es pour tous faits ant&eacute;rieurs au 8 janvier 1966, sont supprim&eacute;es du casier judiciaire lorsque le mineur atteint l&rsquo;&acirc;ge de vingt et un ans. Chapitre V Dispositions diverses.<\/p>\n<p><strong>Art. 27. &mdash;<\/strong> Sont exclus du b&eacute;n&eacute;fice des dispositions de la pr&eacute;sente loi : 1&deg; Les infractions &agrave; la l&eacute;gislation et &agrave; la r&eacute;glementation en mati&egrave;re fiscale ou douani&egrave;re ainsi qu&rsquo;en mati&egrave;re de changes ; 2&deg; Les infractions constitu&eacute;es par le d&eacute;tournement ou l&rsquo;utilisation illicite de tout ou partie de sommes destin&eacute;es &agrave; la construction de locaux d&rsquo;habitation, ainsi que les infractions pr&eacute;vues, r&eacute;prim&eacute;es et sanctionn&eacute;es par les articles 59 et 60 de la loi n&deg; 57-908 du 7 ao&ucirc;t 1957 ; 3&deg; Les d&eacute;lits pr&eacute;vus par les articles 312, alin&eacute;as 6, 7 et 8, 334 &agrave; 335-6, 349, 350, 351, alin&eacute;a 1, 352, 353, alin&eacute;a 1, 357-1, 3&deg;, du code p&eacute;nal ; 4&deg; Les crimes et faits de complicit&eacute; criminelle, sous r&eacute;serve, en ce qui concerne les mineurs de vingt et un ans, des dispositions de l&rsquo;article 13, ainsi que les d&eacute;lits pr&eacute;vus par les articles 62 et 63, alin&eacute;a 1, du code p&eacute;nal.<\/p>\n<p><strong>Art. 28. &mdash;<\/strong> Sont r&eacute;habilit&eacute;s de plein droit les commer&ccedil;ants non banqueroutiers qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s en &eacute;tat de faillite ou de r&egrave;glement judiciaire par une juridiction si&eacute;geant sur le territoire d&rsquo;un Etat pr&eacute;c&eacute;demment plac&eacute; sous la souverainet&eacute;, le protectorat ou la tutelle de la France et ayant, post&eacute;rieurement au jugement d&eacute;claratif, acc&eacute;d&eacute; &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance. Dans tous les cas, les droits des cr&eacute;anciers sont express&eacute;ment r&eacute;serv&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Art. 29. &mdash;<\/strong> Est amnisti&eacute;e toute personne condamn&eacute;e avant le lor janvier 1926 pour des faits ayant entra&icirc;n&eacute; une peine quelle qu&rsquo;elle soit, &agrave; condition qu&rsquo;elle n&rsquo;ait, depuis cette date, subi aucune condamnation &agrave; une peine criminelle ou correctionnelle.<\/p>\n<p><strong>Art. 30. &mdash;<\/strong> I. &mdash; Sont amnisti&eacute;s de plein droit tous crimes ou d&eacute;lits commis en liaison avec les &eacute;v&eacute;nements cons&eacute;cutifs &agrave; l&rsquo;insurrection vietnamienne et ant&eacute;rieurement au 1er octobre 1957.<\/p>\n<p>II. &mdash; En ce qui concerne les anciens combattants et prisonniers de la guerre d&rsquo;Indochine, les dispositions de l&rsquo;article 29 bis de la loi n&deg; 53-681 du 6 ao&ucirc;t 1953, modifi&eacute;e par la loi n&deg; 57-784 du 15 juillet 1957, sont &eacute;tendues aux infractions punies de peines correctionnelles commises en Indochine ant&eacute;rieurement au 1er octobre 1957.<\/p>\n<p><strong>Art. 31. &mdash;<\/strong> Les confiscations pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 37 du code p&eacute;nal et &agrave; l&rsquo;article 47, alin&eacute;a 4, de l&rsquo;ordonnance n&deg; 45-1484 du 30 juin 1945, tels qu&rsquo;ils &eacute;taient r&eacute;dig&eacute;s ant&eacute;rieurement &agrave; l&rsquo;ordonnance n&deg; 58-1298 du 23 d&eacute;cembre 1958, ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;article 79 de l&rsquo;ordonnance du 28 novembre 1944, ne seront plus appliqu&eacute;es, &agrave; compter de la promulgation de la pr&eacute;sente loi, qu&rsquo;aux biens pr&eacute;sents.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Art. 32. &mdash;<\/strong> Les b&eacute;n&eacute;ficiaires de l&rsquo;article 2 de la loi n\u00a0\u00bb 53-1244 du 17 d&eacute;cembre 1953 qui auraient &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s irrecevables par une d&eacute;cision administrative ou juridictionnelle parce qu&rsquo;ayant agi plus d&rsquo;un mois apr&egrave;s la date de la publication de ladite loi &agrave; Paris, seront recevables &agrave; agir &agrave; nouveau dans le d&eacute;lai franc de deux mois &agrave; compter du jour o&ugrave; le num&eacute;ro du Journal officiel contenant la pr&eacute;sente loi sera parvenu au chef-lieu d&rsquo;arrondissement ou de territoire de leur domicile ou r&eacute;sidence.<\/p>\n<p><strong>Art. 33. &mdash;<\/strong> La pr&eacute;sente loi est applicable aux territoires d&rsquo;outre-mer. Toutefois, pour leur application dans ces territoires, les articles 12 et 26 re&ccedil;oivent la r&eacute;daction ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<p>&laquo; Art. 12. &mdash; Les contestations relatives &agrave; l&rsquo;amnistie de droit pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi, si elles concernent des condamnations p&eacute;nales d&eacute;finitives, sont soumises aux r&egrave;gles de comp&eacute;tence et de proc&eacute;dure pr&eacute;vues par l&rsquo;article 597, alin&eacute;as 1 &agrave; 4, du code d&rsquo;instruction criminelle. &laquo; Si une condamnation p&eacute;nale a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e par une juridiction dont le si&egrave;ge &eacute;tait &eacute;tabli dans les d&eacute;partements alg&eacute;riens ou sahariens et si l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; a sa r&eacute;sidence dans un territoire d&rsquo;outre-mer, les contestations relatives &agrave; l&rsquo;amnistie sont soumises &agrave; la chambre des mises en accusation de la Cour d&rsquo;appel ou du tribunal sup&eacute;rieur d&rsquo;appel dans le ressort duquel se trouve cette r&eacute;sidence. &laquo; Si la d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; rendue par un tribunal permanent des forces arm&eacute;es si&eacute;geant dans les territoires d&rsquo;outre-mer, la requ&ecirc;te sera soumise &agrave; la chambre des mises en accusation de la Cour d&rsquo;appel ou du tribunal sup&eacute;rieur d&rsquo;appel dans le ressort duquel &eacute;tait &eacute;tabli le si&egrave;ge du tribunal permanent des forces arm&eacute;es. &laquo; Dans le cas o&ugrave; la requ&ecirc;te est rejet&eacute;e, le requ&eacute;rant est condamn&eacute; aux frais. &laquo; En l&rsquo;absence de condamnation d&eacute;finitive, les contestations sont soumises &agrave; la juridiction comp&eacute;tente pour statuer sur la poursuite. &raquo;<\/p>\n<p>&laquo; Art. 26. &mdash; L&rsquo;amnistie reste sans effet sur les mesures ou d&eacute;cisions prises en vertu de la loi du 24 juillet 1889 relative &agrave; la protection des enfants maltrait&eacute;s ou moralement abandonn&eacute;s. Toutefois, pour l&rsquo;application de l&rsquo;article 15 de ladite loi. l&rsquo;amnistie est assimil&eacute;e &agrave; la r&eacute;habilitation. &raquo; La pr&eacute;sente loi sera ex&eacute;cut&eacute;e comme loi de l&rsquo;Etat<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-115775","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"66-409","comment":"portant amnistre ","visas":"<p>L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et le S&eacute;nat ont adopt&eacute;, Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique promulgue la loi dont la teneur suit :<\/p>","signature":"<p>C. DE GAULLE.<\/p>\n<p>Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique :<\/p>\n<p>Le Premier ministre,<\/p>\n<p>GEORGES POMPIDOU.<\/p>\n<p>Le ministre d'Etat charg&eacute; de la r&eacute;forme administrative,<\/p>\n<p>LOUIS JOXE.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le ministre d'Etat<\/p>\n<p>charg&eacute; des d&eacute;partements et territoires d&rsquo;outre-mer,<\/p>\n<p>PIERRE BILLOTTE.<\/p>\n<p>Le garde des sceaux, ministre de la justice,<\/p>\n<p>JEAN FOYER.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur,<\/p>\n<p>roger frey. Le ministre des arm&eacute;es,<\/p>\n<p>PIERRE MESSMER.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le ministre de l&rsquo;&eacute;conomie et des finances,<\/p>\n<p>MICHEL DEBR&Eacute;.<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":[105637],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"46607","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/115775","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/115775\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":156828,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/115775\/revisions\/156828"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105637"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=115775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=115775"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=115775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}