{"id":115777,"date":"1966-10-01T00:00:00","date_gmt":"1966-09-30T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=115777"},"modified":"2024-12-18T00:04:51","modified_gmt":"2024-12-17T21:04:51","slug":"decret-n-66-749-portant-reglement-de-discipline-generale-dans-les-armees","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-66-749-portant-reglement-de-discipline-generale-dans-les-armees\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 66-749  portant r\u00e8glement de discipline g\u00e9n\u00e9rale dans les arm\u00e9es."},"content":{"rendered":"<p>Monsieur le Pr&eacute;sident,<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;poque contemporaine impose &agrave; notre pays et &agrave; son arm&eacute;e des changements de toute nature.<\/p>\n<p>La mise en service des nouveaux armements, l&rsquo;&eacute;volution de la strat&eacute;gie, domin&eacute;e par. le fait nucl&eacute;aire, conduisent &agrave; une organisation des forces plus complexe, se d&eacute;veloppant dans un cadre interarmes et souvent interarm&eacute;es.<\/p>\n<p>Le progr&egrave;s des armes et du mat&eacute;riel r&eacute;clame, pour leur emploi, une qualification toujours plus pr&eacute;cise et plus longue &agrave; acqu&eacute;rir. Les aspects pr&eacute;visibles de futurs conflits, dont les n&eacute;cessit&eacute;s de la d&eacute;fense interdisent d&rsquo;exclure l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute;, impliquent que les combattants soient pr&ecirc;ts &agrave; affronter les situations les plus impr&eacute;vues et lourdes des p&eacute;rils les plus graves.<\/p>\n<p>Les al&eacute;as de la bataille peuvent, &agrave; tout moment, couper les communications, disloquer les unit&eacute;s, s&eacute;parer leurs &eacute;l&eacute;ments de leurs chefs et, ainsi, contraindre des groupes r&eacute;duits, parfois des isol&eacute;s, &agrave; poursuivre la lutte en ne comptant que sur leurs propres ressources.<\/p>\n<p>Aussi la pr&eacute;paration des arm&eacute;es exige-t-elle du personnel militaire des qualit&eacute;s morales et techniques excluant toute d&eacute;faillance.<\/p>\n<p>Elle commande, en fait, d&rsquo;augmenter la proportion des sp&eacute;cialistes sous contrat et de s&eacute;lectionner de mani&egrave;re plus s&eacute;v&egrave;re les jeunes appel&eacute;s. Mais les uns et les autres aspirent &agrave; trouver dans la vie militaire des conditions comparables &agrave; celles qu&rsquo;ils trouvent dans la vie civile et qui connaissent elles-m&ecirc;mes de profondes transformations.<\/p>\n<p>Dans le m&ecirc;me temps, en effet, la population s&rsquo;accro&icirc;t &agrave; un rythme rapide, la migration des campagnes vers la ville s&rsquo;accentue ; chaque jour des progr&egrave;s scientifiques et techniques modifient les conditions d&rsquo;existence et de travail ; une l&eacute;gislation sociale, maintenant g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, apporte la s&eacute;curit&eacute; de la vie familiale et professionnelle.<\/p>\n<p>De nouvelles perspectives sont ainsi offertes &agrave; la jeunesse. Plus instruit, gr&acirc;ce &agrave; une scolarisation plus &eacute;tendue et plus longue, b&eacute;n&eacute;ficiant de moyens consid&eacute;rables d&rsquo;information, se d&eacute;pla&ccedil;ant davantage pour son travail comme pour ses loisirs, le jeune homme d&rsquo;aujourd&rsquo;hui entre dans la vie active avec une conscience aviv&eacute;e de ses possibilit&eacute;s et de ses droits.<\/p>\n<p>Il est anim&eacute; par l&rsquo;ambition d&rsquo;acqu&eacute;rir au plus t&ocirc;t dans la soci&eacute;t&eacute; une place r&eacute;pondant &agrave; ses aspirations.<\/p>\n<p>Cette affirmation de la personnalit&eacute; tend &agrave; l&rsquo;affranchissement de tutelles trop &eacute;troites allant parfois jusqu&rsquo;&agrave; la contestation des valeurs traditionnelles.<\/p>\n<p>Les conditions actuelles de l&rsquo;existence isolent souvent le jeune Fran&ccedil;ais dans des masses anonymes, imposent &agrave; tous ses actes un rythme acc&eacute;l&eacute;r&eacute;, le soumettent &agrave; la pression de l&rsquo;actualit&eacute; et estompent chez lui le sentiment de ses obligations envers la communaut&eacute; nationale.<\/p>\n<p>Cette &eacute;volution des arm&eacute;es et des esprits impose que les r&egrave;gles de la discipline militaire soient adapt&eacute;es aux conditions de notre &eacute;poque. Il importe donc de reviser les d&eacute;crets de 1933 et 1937 portant r&egrave;glement de discipline, respectivement pour les arm&eacute;es de terre et de l&rsquo;air et pour la marine. Ainsi, en &eacute;liminant divers anachronismes, seront renforc&eacute;es l&rsquo;intangibilit&eacute; et la n&eacute;cessit&eacute; du principe sup&eacute;rieur de discipline sans lequel la mission des arm&eacute;es ne saurait &ecirc;tre accomplie.<\/p>\n<p>La discipline reste, en effet, la r&egrave;gle qui guide chacun dans l&rsquo;accomplissement d&rsquo;un devoir difficile et l&rsquo;irrempla&ccedil;able moyen de fortifier les caract&egrave;res, d&rsquo;accoutumer les esprits &agrave; l&rsquo;abn&eacute;gation et de pr&eacute;parer les hommes &agrave; l&rsquo;action du temps de guerre comme &agrave; celle du temps de paix. Mais, la discipline ne prescrit pas seulement l&rsquo;ex&eacute;cution litt&eacute;rale des ordres, elle requiert aussi une initiative fond&eacute;e sur la comp&eacute;tence professionnelle et la recherche du rendement.<\/p>\n<p>Elle doit se conformer aux prescriptions inh&eacute;rentes &agrave; toute discipline fonctionnelle et les assortir de la fermet&eacute; indispensable au combat. De m&ecirc;me, le chef est amen&eacute; &agrave; exercer son autorit&eacute; sur une unit&eacute; o&ugrave; sont remplies des fonctions sp&eacute;cialis&eacute;es qui tendent &agrave; la fois &agrave; isoler les individus et &agrave; les rendre plus &eacute;troitement interd&eacute;pendants. Son r&ocirc;le prend ainsi une importance plus grande et devient plus complexe ; il lui appartient, en particulier, de rechercher la participation volontaire et active de ses subordonn&eacute;s et son souci doit &ecirc;tre, dans la mesure o&ugrave; la conservation du secret le permet, de les informer du but g&eacute;n&eacute;ral poursuivi et de ses intentions.<\/p>\n<p>Enfin, la sp&eacute;cialisation des fonctions exige la coh&eacute;sion des unit&eacute;s fond&eacute;e sur la confiance mutuelle et la solidarit&eacute;. Les normes actuelles de la discipline militaire doivent donc mettre l&rsquo;accent sur l&rsquo;extension des responsabilit&eacute;s des subordonn&eacute;s, la complexit&eacute; croissante du r&ocirc;le des chefs et l&rsquo;importance pour les unit&eacute;s.de certains facteurs de coh&eacute;sion. Telles sont d&rsquo;ailleurs les constatations r&eacute;sultant des enqu&ecirc;tes et sondages auxquels a proc&eacute;d&eacute; la commission constitu&eacute;e en vue d&rsquo;&eacute;laborer un nouveau r&egrave;glement.<\/p>\n<p>Le d&eacute;cret qui vous est pr&eacute;sent&eacute; est le r&eacute;sultat des travaux de cette commission.<\/p>\n<p>Ses dispositions s&rsquo;adressent aux trois arm&eacute;es et leur imposent une conception identique de la discipline ; des textes d&rsquo;application seront &eacute;labor&eacute;s pour chacune d&rsquo;elles afin de respecter, quand il le faut, les particularit&eacute;s et les traditions. Ce d&eacute;cret comprend un pr&eacute;ambule et cinq titres.<\/p>\n<p>Le Pr&eacute;ambule est consacr&eacute; aux principes g&eacute;n&eacute;raux. Apr&egrave;s avoir &eacute;voqu&eacute; les n&eacute;cessit&eacute;s de la d&eacute;fense et la mission incombant aux arm&eacute;es, il rappelle que la discipline fait la force principale des arm&eacute;es ; il traite ensuite de l&rsquo;esprit militaire, de la coh&eacute;sion des unit&eacute;s et de l&rsquo;ob&eacute;issance.<\/p>\n<p>Le titre Ier expose les r&egrave;gles de la hi&eacute;rarchie et du commandement. Il a paru n&eacute;cessaire de distinguer :<\/p>\n<p>&mdash; la hi&eacute;rarchie des grades qui classe les militaires les uns par rapport aux autres en sup&eacute;rieurs et subalternes.<\/p>\n<p>&mdash; la hi&eacute;rarchie des fonctions qui classe les militaires en chefs et subordonn&eacute;s. La hi&eacute;rarchie des fonctions est g&eacute;n&eacute;ralement conforme &agrave; la hi&eacute;rarchie des grades.<\/p>\n<p>L&rsquo;importance du commandement est soulign&eacute;e. Les r&egrave;gles suivant lesquelles il est exerc&eacute; et maintenu sont d&eacute;finies d&rsquo;une mani&egrave;re pr&eacute;cise. Le titre II expose d&rsquo;abord les obligations incombant &agrave; tous les militaires. Les devoirs des chefs et des subordonn&eacute;s sont ensuite pr&eacute;cis&eacute;s. Ils proc&egrave;dent des responsabilit&eacute;s inh&eacute;rentes aux fonctions de chacun.<\/p>\n<p>En particulier le chef doit obtenir de ses subordonn&eacute;s une ob&eacute;issance totale et encourager leur initiative.<\/p>\n<p>Le r&egrave;glement met l&rsquo;accent sur les responsabilit&eacute;s que les chefs ou les subordonn&eacute;s pourraient encourir en ordonnant ou en accomplissant des actions qui constitueraient des crimes ou des d&eacute;lits.<\/p>\n<p>Des dispositions particuli&egrave;res consacr&eacute;es &agrave; la formation militaire indiquent les conditions dans lesquelles les chefs sont pr&eacute;par&eacute;s &agrave; l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorit&eacute; et les subordonn&eacute;s &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des ordres. Cette formation est dispens&eacute;e dans toutes les activit&eacute;s individuelles et collectives de la vie militaire. Un chapitre concerne les devoirs au combat.<\/p>\n<p>Il prescrit &agrave; chacun de poursuivre la lutte jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;accomplissement de sa mission. 11 fixe aussi la conduite &agrave; tenir pour ceux qui auraient le malheur de tomber aux mains de l&rsquo;ennemi.<\/p>\n<p>Il rappelle enfin les principales prescriptions relatives aux lois et coutumes de la guerre.<\/p>\n<p>Le titre III a pour objet les r&egrave;gles du service. Ses dispositions tendent &agrave; d&eacute;velopper la solidarit&eacute; au sein des unit&eacute;s et &agrave; marquer l&rsquo;appartenance des militaires &agrave; la nation. Les manifestations ext&eacute;rieures de la discipline, li&eacute;es aux exigences particuli&egrave;res de la vie militaire, ont &eacute;t&eacute; pour la plupart conserv&eacute;es ; certaines ont &eacute;t&eacute; r&eacute;nov&eacute;es ou all&eacute;g&eacute;es. Les principales modifications concernent le droit de rev&ecirc;tir la tenue civile et la libert&eacute; de circulation ; l&rsquo;un et l&rsquo;autre ont &eacute;t&eacute; &eacute;tendus pour tenir compte des conditions actuelles de l&rsquo;existence.<\/p>\n<p>Le titre IV traitant des r&eacute;compenses et punitions modifie le r&eacute;gime des punitions actuellement en vigueur, notamment dans les arm&eacute;es de terre et de l&rsquo;air.<\/p>\n<p>Attribu&eacute; &agrave; la fonction et non au grade, le droit de punir est r&eacute;serv&eacute; &agrave; trois &eacute;chelons de commandement : le ministre des arm&eacute;es, les officiers g&eacute;n&eacute;raux dans leur commandement, les chefs de corps.<\/p>\n<p>Ce dernier terme d&eacute;signe, outre les commandants de formation formant corps de l&rsquo;arm&eacute;e de terre, les commandants de b&acirc;timent de la marine, les commandants de base ou de formation a&eacute;rienne et les autorit&eacute;s &eacute;quivalentes. Une d&eacute;l&eacute;gation de ce droit peut &ecirc;tre donn&eacute;e par l&rsquo;un de ces trois &eacute;chelons &agrave; un &eacute;chelon subordonn&eacute; selon des modalit&eacute;s qui seront pr&eacute;cis&eacute;es dans des textes d&rsquo;application.<\/p>\n<p>En tout &eacute;tat de cause, tous les &eacute;chelons de commandement conservent le droit de demander une sanction et celui de prendre &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;un de leurs subordonn&eacute;s les mesures privatives de libert&eacute; que peuvent imposer les circonstances.<\/p>\n<p>Toute punition fait l&rsquo;objet d&rsquo;une proc&eacute;dure qui &eacute;carte l&rsquo;arbitraire : c&rsquo;est le chef de corps qui est obligatoirement saisi de toute demande de punition concernant un de ses subordonn&eacute;s. Un bar&egrave;me lui permet de d&eacute;terminer la nature et le taux de la sanction &agrave; infliger suivant la faute commise. Si celle-ci exige une sanction qui exc&egrave;de ses pouvoirs, il transmet une demande de punition &agrave; l&rsquo;&eacute;chelon sup&eacute;rieur. Les derniers articles de ce titre sont consacr&eacute;s aux garanties.<\/p>\n<p>L&rsquo;exercice du droit de r&eacute;clamation est d&eacute;fini et organis&eacute; : le subordonn&eacute; qui aurait &agrave; se plaindre d&rsquo;une mesure injustifi&eacute;e est assur&eacute; que son recours sera transmis, si besoin est, jusqu&rsquo;au sommet de la hi&eacute;rarchie. Le titre V traite des dispositions diverses et fixe, notamment, le champ d&rsquo;application du r&egrave;glement. Tel est l&rsquo;objet du pr&eacute;sent d&eacute;cret que nous avons l&rsquo;honneur de soumettre &agrave; votre approbation. Veuillez agr&eacute;er. Monsieur le Pr&eacute;sident, l&rsquo;assurance de notre profond respect.<\/p>\n<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des arm&eacute;es,<\/p>\n<p>Vu la loi du 14 avril 1832 sur l&rsquo;avancement dans l&rsquo;arm&eacute;e ; Vu la loi du 19 mai 1834 sur l&rsquo;&eacute;tat des officiers ;<\/p>\n<p>Vu la loi du 30 mars 1928 relative au statut des sous-officiers de carri&egrave;re de l&rsquo;arm&eacute;e ; Vu la loi du 31 mars 1928 sur le recrutement de l&rsquo;arm&eacute;e ;<\/p>\n<p>Vu la loi du 4 mars 1929 portant organisation des diff&eacute;rents corps d&rsquo;officiers de l&rsquo;arm&eacute;e de hier et du corps des &eacute;quipages de la flotte ;<\/p>\n<p>Vu la loi du 13 d&eacute;cembre 1932 relative au recrutement de l&rsquo;arm&eacute;e de mer et &agrave; l&rsquo;organisation de ses r&eacute;serves ;<\/p>\n<p>Vu la loi du 9 avril 1935 fixant le statut du personnel des cadres actifs de l&rsquo;arm&eacute;e de l&rsquo;air ; Vu l&rsquo;ordonnance n&deg; 59-147 du 7 janvier 1959 portant organisation g&eacute;n&eacute;rale de la d&eacute;fense ;<\/p>\n<p>Vu la loi n&deg; 65-550 du 9 juillet 1965 relative au recrutement en vue de l&rsquo;accomplissement du service national ;<\/p>\n<p>Vu le code de justice militaire, D&eacute;cr&egrave;te :<\/p>\n<p><strong>PREAMBULE I. <\/strong><\/p>\n<p>&mdash; La loi, expression de la volont&eacute; nationale, d&eacute;finit la d&eacute;fense comme le moyen d&rsquo;assurer en tous temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d&rsquo;agression, la s&eacute;curit&eacute; et l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du territoire, ainsi que la vie de la population. L&rsquo;arm&eacute;e assure la d&eacute;fense par la force des armes ; sa mission et ses moyens lui sont fix&eacute;s par l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Tous les citoyens fran&ccedil;ais, recrut&eacute;s conform&eacute;ment &agrave; la loi, participent &agrave; la d&eacute;fense sous la forme, soit du service militaire destin&eacute; &agrave; r&eacute;pondre aux besoins des arm&eacute;es, soit du service de d&eacute;fense destin&eacute; &agrave; satisfaire les besoins de la d&eacute;fense en personnel non militaire.&nbsp;<\/p>\n<p>&mdash; L&rsquo;appartenance &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e conf&egrave;re, en tous temps, aux citoyens pr&eacute;sents sous les drapeaux des devoirs et des responsabilit&eacute;s exceptionnels.<\/p>\n<p>La discipline fait la force principale des arm&eacute;es. Elle d&eacute;finit l&rsquo;ob&eacute;issance et r&eacute;git l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorit&eacute;. Elle s&rsquo;applique &agrave; tous sans distinction de rang, pr&eacute;cise &agrave; chacun son devoir et aide &agrave; pr&eacute;venir les d&eacute;faillances.<\/p>\n<p>L&rsquo;esprit militaire, qui proc&egrave;de de l&rsquo;esprit civique, unit tous les membres des forces arm&eacute;es, d&eacute;veloppe en eux le sens de leurs responsabilit&eacute;s particuli&egrave;res et les incite &agrave; servir avec loyaut&eacute; et abn&eacute;gation.<\/p>\n<p>Il se manifeste par le courage, la discipline et la solidarit&eacute;. Sa plus haute expression est le sens de l&rsquo;honneur fond&eacute; sur le respect de soi-m&ecirc;me et d&rsquo;autrui, la fiert&eacute; d&rsquo;appartenir &agrave; une unit&eacute; militaire et le d&eacute;vouement &agrave; la patrie.<\/p>\n<p>III. &mdash; La formation militaire inculque &agrave; chacun la valeur et l&rsquo;exigence du devoir militaire.<\/p>\n<p>Elle aide &agrave; acqu&eacute;rir les qualit&eacute;s morales n&eacute;cessaires pour l&rsquo;accomplir en d&eacute;pit des difficult&eacute;s du service et des dangers du combat. Elle f&eacute;conde la discipline dans la vue et l&rsquo;action collectives.&nbsp;<\/p>\n<p>La formation concourt &agrave; cr&eacute;er et &agrave; maintenir dans les unit&eacute;s la coh&eacute;sion et le moral indispensables &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution de la mission de l&rsquo;arm&eacute;e.<\/p>\n<p>La coh&eacute;sion repose sur l&rsquo;adh&eacute;sion de chacun &agrave; son devoir, sur la qualit&eacute; des liens qui unissent les membres des forces arm&eacute;es et sur la confiance mutuelle qu&rsquo;exige la solidarit&eacute; dans l&rsquo;action. Tout militaire doit, dans sa fonction, faire preuve de la conscience professionnelle et de la discipline n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;accomplissement de la mission de son unit&eacute;.<\/p>\n<p>Chefs et subordonn&eacute;s &eacute;tendent leurs relations professionnelles aux relations humaines que la communaut&eacute; de vie et d&rsquo;action d&eacute;veloppe en eux. La valeur de la personne comme de la fonction doit &ecirc;tre reconnue.<\/p>\n<p>IV. &mdash; Conf&eacute;r&eacute;e par la loi, l&rsquo;autorit&eacute; implique le pouvoir d&rsquo;imposer l&rsquo;ob&eacute;issance.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;exercice de son commandement, le chef, d&eacute;positaire de l&rsquo;autorit&eacute;, la maintient et la transmet intacte.<\/p>\n<p>Il a le droit et le devoir de donner des ordres et de les faire ex&eacute;cuter. Toute faiblesse, comme tout abus d&rsquo;autorit&eacute;, sont des manquements &agrave; la discipline.<\/p>\n<p>V. &mdash; L&rsquo;ob&eacute;issance est le concours actif et sans d&eacute;faillance apport&eacute; au chef par le subordonn&eacute;. Elle proc&egrave;de de la soumission &agrave; la loi.<\/p>\n<p>Le subordonn&eacute; est responsable devant son chef de l&rsquo;ex&eacute;cution des ordres re&ccedil;us ainsi que des cons&eacute;quences de leur inex&eacute;cution. Le devoir d&rsquo;ob&eacute;issance ne d&eacute;gage jamais le subordonn&eacute; des responsabilit&eacute;s qui lui incombent au regard de la loi. Il peut en appeler &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente s&rsquo;il se croit l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure injustifi&eacute;e ou s&rsquo;il re&ccedil;oit un ordre ill&eacute;gal.<\/p>\n<p><strong>TITRE Ier <\/strong><\/p>\n<p>REGLES DE LA HIERARCHIE ET DU COMMANDEMENT CHAPITRE 1er<\/p>\n<p>R&egrave;gles de la hi&eacute;rarchie.<\/p>\n<p><strong>Article 1er.<\/strong><\/p>\n<p>Autorit&eacute;s gouvernementales.<\/p>\n<p>Conform&eacute;ment &agrave; la Constitution et &agrave; la loi, les arm&eacute;es rel&egrave;vent :<\/p>\n<p>Du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, chef de l&rsquo;Etat, chef des arm&eacute;es, garant de l&rsquo;ind&eacute;pendance nationale et de l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du territoire ;<\/p>\n<p>Du Premier ministre, responsable de la d&eacute;fense nationale ;<\/p>\n<p>Du ministre des arm&eacute;es, responsable de l&rsquo;ex&eacute;cution de la politique militaire du Gouvernement.<\/p>\n<p><strong>Article 2.<\/strong><\/p>\n<p>Hi&eacute;rarchie.<\/p>\n<p>1. Les arm&eacute;es ont une structure hi&eacute;rarchique. La hi&eacute;rarchie est l&rsquo;ordre des grades ; elle est d&eacute;finie par les statuts g&eacute;n&eacute;raux qui r&eacute;gissent les personnels.<\/p>\n<p>Les militaires appartiennent, d&rsquo;apr&egrave;s leur grade, &agrave; l&rsquo;une des trois cat&eacute;gories de personnels : Officiers. Sous-officiers. Hommes du rang.<\/p>\n<p>2. Selon leur place respective dans l&rsquo;ordre hi&eacute;rarchique, les militaires ont, les uns par rapport aux autres, la qualit&eacute; de sup&eacute;rieur ou de subalterne.<\/p>\n<p><strong>Article 3.<\/strong><\/p>\n<p>Grade.<\/p>\n<p>1. Le grade consacre l&rsquo;aptitude &agrave; exercer des fonctions d&eacute;termin&eacute;es. Il conf&egrave;re une appellation, des pr&eacute;rogatives et comporte des obligations.<\/p>\n<p>2. A &eacute;galit&eacute; de grade, l&rsquo;ordre hi&eacute;rarchique r&eacute;sulte, sauf dispositions particuli&egrave;res, de l&rsquo;anciennet&eacute; dans le grade ; &agrave; &eacute;galit&eacute; d&rsquo;anciennet&eacute; dans le grade, de l&rsquo;anciennet&eacute; dans le grade inf&eacute;rieur.<\/p>\n<p>3. L&rsquo;anciennet&eacute; dans le grade est le temps pass&eacute; en activit&eacute; de service dans ce grade.&nbsp;<\/p>\n<p>4. Les officiers et sous-officiers en retraite ou en position interruptrice d&rsquo;anciennet&eacute;, rappel&eacute;s &agrave; l&rsquo;activit&eacute;, se classent d&rsquo;apr&egrave;s leur grade et leur anciennet&eacute; de service actif dans ce grade.<\/p>\n<p>A &eacute;galit&eacute; de grade et d&rsquo;anciennet&eacute;, ils se classent apr&egrave;s les officiers et sous-officiers du cadre actif. Il en est de m&ecirc;me des officiers et sous-officiers de r&eacute;serve. En ce qui concerne les officiers g&eacute;n&eacute;raux, le temps pass&eacute; dans la 2e section n&rsquo;est pas pris en compte pour d&eacute;terminer leur classement relatif.<\/p>\n<p>5. Le titulaire d&rsquo;un grade a le droit et le devoir de faire respecter les r&egrave;gles g&eacute;n&eacute;rales de la discipline par tous les militaires qui lui sont inf&eacute;rieurs dans l&rsquo;ordre hi&eacute;rarchique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Article 4.<\/strong><\/p>\n<p>Hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale des grades des officiers. 1.<\/p>\n<p>Hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale des grades des officiers.<\/p>\n<p>1. La hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale des grades des officiers dans chaque arm&eacute;e est rappel&eacute;e dans le tableau ci-apr&egrave;s :&nbsp;<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 454pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"454pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7826; width: 161pt;\" width=\"214\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7570; width: 155pt;\" width=\"207\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 6729; width: 138pt;\" width=\"184\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt; width: 161pt;\" width=\"214\" height=\"20\"><strong>ARM&Eacute;E DE TERRE<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 155pt;\" width=\"207\"><strong>ARMEE DE MER<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 138pt;\" width=\"184\"><strong>ARMEE DE AIR<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 30.0pt;\">\n<td class=\"xl64\" style=\"height: 30.0pt; width: 454pt;\" colspan=\"3\" width=\"605\" height=\"40\">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<strong>MARECHAL OU AMIRAL DE FRANC Officiers g&eacute;n&eacute;raux. &nbsp;(1)<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">G&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;arm&eacute;e (2).<\/td>\n<td>Amiral(2),<\/td>\n<td>G&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;arm&eacute;e (2)<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 37.5pt;\">\n<td style=\"height: 37.5pt;\" height=\"50\">G&eacute;neral de corps d&rsquo;armer (2),&nbsp;<\/td>\n<td>Vice -amiral d&rsquo;escader (2)&nbsp;<\/td>\n<td>G&eacute;n&eacute;ral de corps aerianne (2()<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 27.75pt;\">\n<td style=\"height: 27.75pt;\" height=\"37\">G&eacute;n&eacute;ral de division,<\/td>\n<td>Vice -amiral d&rsquo;escader (2)&nbsp;<\/td>\n<td>G&eacute;n&eacute;ral de division aerianne<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 27.75pt;\">\n<td style=\"height: 27.75pt;\" height=\"37\">G&eacute;n&eacute;rale de brigade<\/td>\n<td>contre amiral<\/td>\n<td>G&eacute;n&eacute;ral de brigade aerianne<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td class=\"xl63\" style=\"height: 15.0pt;\" colspan=\"3\" height=\"20\">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <strong>&nbsp; &nbsp; &nbsp; Officiers sup&eacute;rieurs.<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Colonel&nbsp;<\/td>\n<td>Capitaine de vaisseau.<\/td>\n<td>Colonel<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Lieutenant-colonel&nbsp;<\/td>\n<td>Capitaine de fr&eacute;gate.<\/td>\n<td>Lieutenant-colonel<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Commansant (3)<\/td>\n<td>Capitaine de corvette.<\/td>\n<td>Commandant.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" colspan=\"3\" height=\"20\">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<strong> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Officiers subbalternes<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Capitaine&nbsp;<\/td>\n<td>Lieutenant de vaisseau<\/td>\n<td>Capitaine&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Lieutenant&nbsp;<\/td>\n<td>Enseigne de vaisseau de 1e classe<\/td>\n<td>Lieutenant&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">sous-Lieutenant<\/td>\n<td colspan=\"2\">Enseigne de vaisseau de 2e classe<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>(1) Ce titre est, en outre, une dignit&eacute; dans l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>(2) Correspondent &agrave; des rangs et appellations et non &agrave; des grades.<\/p>\n<p>(3) Ou chef de bataillon ou chef d&rsquo;escadron (s) suivant l&rsquo;arme.&nbsp;<\/p>\n<p>2. La hi&eacute;rarchie particuli&egrave;re de chaque corps ou cadre ainsi que, le cas &eacute;ch&eacute;ant, ses correspondances avec la hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale des grades sont d&eacute;finies par le statut particulier de chaque corps ou cadre.<\/p>\n<p>Elles sont rappel&eacute;es dans l&rsquo;annexe I au pr&eacute;sent d&eacute;cret. La hi&eacute;rarchie du contr&ocirc;le g&eacute;n&eacute;ral des arm&eacute;es ne comporte aucune assimilation de grade avec les hi&eacute;rarchies des autres corps.<\/p>\n<p>Les membres de ce corps sont ind&eacute;pendants des chefs militaires et, du point de vue de la discipline, ils ne rel&egrave;vent que du ministre et de leurs sup&eacute;rieurs dans leur hi&eacute;rarchie propre.<\/p>\n<p>Les magistrats militaires sont soumis &agrave; la discipline g&eacute;n&eacute;rale.<\/p>\n<p>Toutefois, dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions, ils sont ind&eacute;pendants des chefs militaires ; ils ne rel&egrave;vent que du ministre et de leurs sup&eacute;rieurs dans leur hi&eacute;rarchie propre.<\/p>\n<p>Les aum&ocirc;niers militaires n&rsquo;ont, en cette qualit&eacute;, ni grade ni rang dans la hi&eacute;rarchie militaire pendant la dur&eacute;e de leurs fonctions.<\/p>\n<p>Ils sont soumis aux obligations de la discipline militaire et, &agrave; ce titre, directement subordonn&eacute;s aux commandants des formations auxquelles ils sont rattach&eacute;s. Ils ne re&ccedil;oivent d&rsquo;ordre que des commandants de ces formations et de leurs sup&eacute;rieurs dans leur hi&eacute;rarchie propre.<\/p>\n<p>Article 5. Hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale des grades des sous-officiers.<\/p>\n<p>1. La hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale des grades des sous-officiers dans chaque arm&eacute;e est rappel&eacute;e dans le tableau ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<table style=\"height: 123px; border-collapse: collapse; width: 454pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"454pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7826; width: 161pt;\" width=\"214\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7570; width: 155pt;\" width=\"207\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 6729; width: 138pt;\" width=\"184\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"height: 15px;\">\n<td style=\"height: 15px; width: 213.203px;\" height=\"20\"><strong>ARM&Eacute;E DE TERRE<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 205.234px; height: 15px;\"><strong>ARMEE DE MER<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 182.891px; height: 15px;\"><strong>ARMEE DE AIR<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 30px;\">\n<td style=\"height: 30px; width: 213.203px;\" height=\"40\">Aspirant.<\/td>\n<td style=\"height: 30px; width: 205.234px;\">Aspirant.<\/td>\n<td style=\"height: 30px; width: 182.891px;\">Aspirant.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15px;\">\n<td style=\"height: 15px; width: 213.203px;\" height=\"20\">Adjudant-chef.<\/td>\n<td style=\"height: 15px; width: 205.234px;\">Ma&icirc;tre principal<\/td>\n<td style=\"height: 15px; width: 182.891px;\">Adjudant-chef.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 18px;\">\n<td style=\"height: 18px; width: 213.203px;\" height=\"24\">Adjudant<\/td>\n<td style=\"height: 18px; width: 205.234px;\">Premier ma&icirc;tre.<\/td>\n<td style=\"height: 18px; width: 182.891px;\">Adjudant<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 16px;\">\n<td style=\"height: 16px; width: 213.203px;\" height=\"22\">Sergent-major (1).<\/td>\n<td style=\"height: 16px; width: 205.234px;\">Ma&icirc;tre.<\/td>\n<td style=\"height: 16px; width: 182.891px;\">Sergent-major&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 14px;\">\n<td style=\"height: 14px; width: 213.203px;\" height=\"19\">Sergent-chef (1).<\/td>\n<td style=\"height: 14px; width: 205.234px;\">Second ma&icirc;tre de 1er cLasse<\/td>\n<td style=\"height: 14px; width: 182.891px;\">Sergent-chef&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15px;\">\n<td style=\"height: 15px; width: 213.203px;\" height=\"20\">Sergent (1).<\/td>\n<td style=\"height: 15px; width: 205.234px;\">Second ma&icirc;tre de 2 classe<\/td>\n<td style=\"height: 15px; width: 182.891px;\">Sergent&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>(1) Sergent ou mar&eacute;chal des logis, selon l&rsquo;arme.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;arm&eacute;e de mer, les sous-officiers sont appel&eacute;s &laquo; officiers mariniers &raquo;. 2. La hi&eacute;rarchie des militaires non officiers de la gendarmerie comprend les grades ci-apr&egrave;s, avec leur correspondance dans la hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 478pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"478pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7826; width: 161pt;\" width=\"214\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 8740; width: 179pt;\" width=\"239\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 6729; width: 138pt;\" width=\"184\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt; width: 161pt;\" width=\"214\" height=\"20\"><strong>&nbsp;GENDARMARIE NATIONAL (1)<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 179pt;\" width=\"239\"><strong>GENDARMARIE MARITIME<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 138pt;\" width=\"184\"><strong>CORRESPONDANCE<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 30.0pt;\">\n<td style=\"height: 30.0pt;\" height=\"40\">Adjudant-chef.<\/td>\n<td>Ma&icirc;tre principal gendarme maritime ,premier maitre gendarme maritine<\/td>\n<td>Adjudant-chef<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Adjudant.<\/td>\n<td>Ma&icirc;tre gendarme maritime&nbsp;<\/td>\n<td>Adjudant<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 18.0pt;\">\n<td style=\"height: 18.0pt;\" height=\"24\">&nbsp;Mar&eacute;chal des logis chef<\/td>\n<td>Gendarme maritime de 1er classe<\/td>\n<td>Sergent-major<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 16.5pt;\">\n<td style=\"height: 16.5pt;\" height=\"22\">Gendarme (ou garde).<\/td>\n<td>Gendarme maritime de 2er classe<\/td>\n<td>Sergent-chef.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;(1) Y compris la gendarmerie de l&rsquo;air.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Article 6.<\/strong><\/p>\n<p>Hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale des grades des hommes du rang.<\/p>\n<p>La hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale des grades des hommes du rang dans chaque arm&eacute;e est rappel&eacute;e dans le tableau ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 518pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"518pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7204; width: 148pt;\" width=\"197\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7862; width: 161pt;\" width=\"215\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 10203; width: 209pt;\" width=\"279\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt; width: 148pt;\" width=\"197\" height=\"20\"><strong>ARME DE TERRE&nbsp;<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 161pt;\" width=\"215\"><strong>ARME DE MER&nbsp;<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 209pt;\" width=\"279\"><strong>ARME&nbsp; DE L&rsquo;AIR<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 91.5pt;\">\n<td class=\"xl63\" style=\"height: 91.5pt; width: 148pt;\" width=\"197\" height=\"122\">Caporal-chef<br \/>Caporal (1) <br \/>Soldat. <\/td>\n<td class=\"xl63\" style=\"width: 161pt;\" width=\"215\">Quartier-ma&icirc;tre de 1<br \/>Quartier-ma&icirc;tre de 2&deg;<br \/>Matelot, apprenti martin .<\/td>\n<td class=\"xl63\" style=\"width: 209pt;\" width=\"279\">Caporal-chef<br \/>Caporal <br \/>Soldat. <\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les soldats et matelots sont r&eacute;partis en deux classes.<\/p>\n<p><strong>Article 7.<\/strong><\/p>\n<p>Hi&eacute;rarchie du personnel militaire f&eacute;minin.<\/p>\n<p>La hi&eacute;rarchie du personnel militaire f&eacute;minin ne comporte aucune assimilation avec la hi&eacute;rarchie du personnel masculin.<\/p>\n<p><strong>Article 8.<\/strong><\/p>\n<p>El&egrave;ves et assimil&eacute;s.<\/p>\n<p>Les militaires &eacute;l&egrave;ves des &eacute;coles de formation portent, selon le cas, le titre d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves officiers, &eacute;l&egrave;ves sous-officiers, &eacute;l&egrave;ves gendarmes, &eacute;l&egrave;ves gardes, apprentis ou &eacute;l&egrave;ves. Ces appellations ne correspondent pas &agrave; des grades. Article 9. Appellations.<\/p>\n<p>1. Les mar&eacute;chaux de France et les gouverneurs militaires sont appel&eacute;s par leur titre pr&eacute;c&eacute;d&eacute; de &laquo; Monsieur le &#8230; &raquo;.<\/p>\n<p>2. Le subalterne s&rsquo;adressant verbalement ou par &eacute;crit &agrave; un sup&eacute;rieur utilise les appellations r&eacute;glementaires suivantes :<\/p>\n<p>a) Pour les officiers et aspirants :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 455pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"455pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 8265; width: 170pt;\" width=\"226\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 4498; width: 92pt;\" width=\"123\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 4352; width: 89pt;\" width=\"119\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 5046; width: 104pt;\" width=\"138\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 28.5pt;\">\n<td class=\"xl67\" style=\"height: 28.5pt; width: 346.344px;\" colspan=\"2\" height=\"38\"><strong>&nbsp;ARM&Eacute;ES DE TERRE ET DE L&rsquo;AIR<\/strong><br \/><strong> (y compris la gendarmerie).<\/strong><\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 257.312px;\" colspan=\"2\"><strong>&nbsp;ARM&Eacute;E DE MER<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 42.0pt;\">\n<td class=\"xl67\" style=\"height: 42pt; width: 223.969px;\" height=\"56\">&nbsp;G&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;arm&eacute;e.<br \/>G&eacute;n&eacute;ral de corps<br \/>d&rsquo;arm&eacute;e.<br \/>G&eacute;n&eacute;ral de division. 1<br \/>G&eacute;n&eacute;ral de brigade.<\/td>\n<td style=\"width: 121.375px;\">Mon g&eacute;n&eacute;ral<\/td>\n<td class=\"xl67\" style=\"width: 118.156px;\">&nbsp;Amiral <br \/>Vice-amiral d&rsquo;escadre.<br \/>Vice-amiral<\/td>\n<td class=\"xl67\" style=\"width: 138.156px;\">&nbsp;<br \/>Amiral.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15pt; width: 223.969px;\" height=\"20\">colonel<\/td>\n<td style=\"width: 121.375px;\">Mon colonel<\/td>\n<td style=\"width: 118.156px;\">Contre-amira<\/td>\n<td style=\"width: 138.156px;\">Commandant<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 30.0pt;\">\n<td style=\"height: 30pt; width: 223.969px;\" height=\"40\">&nbsp;Lieutenant -colonel Commandant<\/td>\n<td style=\"width: 121.375px;\">Mon commandant.<\/td>\n<td style=\"width: 118.156px;\">Capitaine de vaisseau. Capitaine de fr&eacute;gate.<\/td>\n<td style=\"width: 138.156px;\">Capitaine<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 16.5pt;\">\n<td style=\"height: 16.5pt; width: 223.969px;\" height=\"22\">Capitaine .<\/td>\n<td style=\"width: 121.375px;\">Mon capitaine.<\/td>\n<td style=\"width: 118.156px;\">&nbsp;Capitaine de fr&eacute;gate.<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 138.156px;\" rowspan=\"4\">&nbsp;Lieutenant.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 14.25pt;\">\n<td style=\"height: 14.25pt; width: 223.969px;\" height=\"19\">Sous- Lieutenant Aspirant .<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 121.375px;\" rowspan=\"2\">Mon lieutenant.<\/td>\n<td style=\"width: 118.156px;\">Capitaine de corvette<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 20.25pt;\">\n<td style=\"height: 20.25pt; width: 223.969px;\" height=\"27\">Sous- Lieutenant Aspirant .<\/td>\n<td class=\"xl66\" style=\"width: 118.156px;\" rowspan=\"2\">&nbsp;Enseigne de vaisseau de 1&nbsp; classe.<br \/>Enseigne de vaisseau de 2e classe.<br \/>Aspirant de marine<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 29.25pt;\">\n<td style=\"height: 29.25pt; width: 223.969px;\" height=\"39\">&nbsp;<\/td>\n<td style=\"width: 121.375px;\">&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les officiers de marine commandant une unit&eacute; sont appel&eacute;s &laquo; commandant &raquo;, quel que soit leur grade, par le personnel plac&eacute; sous leur autorit&eacute;.<\/p>\n<p>Les officiers de gendarmerie maritime re&ccedil;oivent les m&ecirc;mes appellations que les officiers de marine du m&ecirc;me grade. Les officiers des corps assimil&eacute;s ,ou appartenant &agrave; une hi&eacute;rarchie ne comportant pas mention du grade sont appel&eacute;s &laquo; Monsieur le &#8230;&raquo; suivi &eacute;ventuellement de l&rsquo;indication du grade, sans &eacute;nonc&eacute; de la classe.<\/p>\n<p>b) Pour les sous-officiers, caporaux et quartiers-ma&icirc;tres :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 455pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"455pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 8265; width: 170pt;\" width=\"226\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 4498; width: 92pt;\" width=\"123\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 4352; width: 89pt;\" width=\"119\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 5046; width: 104pt;\" width=\"138\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 28.5pt;\">\n<td class=\"xl66\" style=\"height: 28.5pt; width: 262pt;\" colspan=\"2\" width=\"349\" height=\"38\"><strong>&nbsp;ARM&Eacute;ES DE TERRE ET DE L&rsquo;AIR<\/strong><br \/><strong> (y compris la gendarmerie).<\/strong><\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 193pt;\" colspan=\"2\" width=\"257\"><strong>&nbsp;ARM&Eacute;E DE MER<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 42.0pt;\">\n<td style=\"height: 42.0pt;\" height=\"56\">Adjudant-chef&#8230;<\/td>\n<td>Mon adjudantchef.<\/td>\n<td>Ma&icirc;tre principal<\/td>\n<td>Ma&icirc;tre prinicipal<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Adjudant .<\/td>\n<td>Mon adjudant<\/td>\n<td>Premier ma&icirc;tre<\/td>\n<td>Ma&icirc;tre.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 30.0pt;\">\n<td style=\"height: 30.0pt;\" height=\"40\">Sergent-chef (1).<\/td>\n<td>Sergent-chef (1<\/td>\n<td>Ma&icirc;tre<\/td>\n<td>Second ma&icirc;tre.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 16.5pt;\">\n<td style=\"height: 16.5pt;\" height=\"22\">Sergent (2)&#8230;&#8230;<\/td>\n<td>Sergent (2).<\/td>\n<td>Second ma&icirc;tre<\/td>\n<td>Quartier-ma&icirc;tre.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 14.25pt;\">\n<td style=\"height: 14.25pt;\" height=\"19\">Caporal-chef (3).<\/td>\n<td>Caporal-chef (3).<\/td>\n<td>Quartier &#8211; ma&icirc;tre de lre classe<\/td>\n<td>Quartier-ma&icirc;tre.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 1.5pt;\">\n<td style=\"height: 1.5pt;\" height=\"2\">Sous-lieutenant<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Caporal (3)&#8230;&#8230;<\/td>\n<td>Caporal (3).<\/td>\n<td>Quartier &#8211; ma&icirc;tre) de 2e classe<\/td>\n<td>Quartier-ma&icirc;tre.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>3. Le sup&eacute;rieur s&rsquo;adressant &agrave; un subalterne utilise les appellations suivantes :<\/p>\n<p>a) Arm&eacute;es de terre et de l&rsquo;air (y compris la gendarmerie nationale) : Le sup&eacute;rieur appelle le subalterne par son grade en ajoutant son nom s&rsquo;il le juge &agrave; propos. Si le subalterne est isol&eacute;, le sup&eacute;rieur peut l&rsquo;appeler par son nom ou par son grade conform&eacute;ment aux appellations indiqu&eacute;es au tableau a et b ci-dessus ;<\/p>\n<p>b) Arm&eacute;e de mer (y compris la gendarmerie maritime) : Le sup&eacute;rieur s&rsquo;adressant &agrave; un subalterne utilise les appellations indiqu&eacute;es aux tableaux a et b, sauf pour les officiers subalternes et aspirants qui sont appel&eacute;s &laquo; Monsieur &raquo;, &eacute;ventuellement suivi de leur nom.<\/p>\n<p>c) Corps assimil&eacute;s : Un sup&eacute;rieur s&rsquo;adressant &agrave; un subalterne d&rsquo;un corps assimil&eacute; ou appartenant &agrave; une hi&eacute;rarchie ne comportant pas mention du grade l&rsquo;appelle &laquo; Monsieur le&#8230; &raquo; suivi &eacute;ventuellement du grade, sans &eacute;nonc&eacute; de la classe. d) Les soldats et matelots sont appel&eacute;s : soldat, chasseur, cavalier, canonnier, sapeur, l&eacute;gionnaire, matelot ou toute autre appellation propre &agrave; leur arme ou service.<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE 2<\/strong><\/p>\n<p>R&egrave;gles du commandement et de la subordination.<\/p>\n<p><strong>Article 10. <\/strong><\/p>\n<p>Commandement et subordination.<\/p>\n<p>1. Le commandement est l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorit&eacute;. La subordination est l&rsquo;&eacute;tat dans lequel se trouve le personnel soumis &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;un chef. Le commandement et la subordination r&eacute;sultent du grade et des fonctions remplies. Ils pr&eacute;sentent un caract&egrave;re permanent ou occasionnel.<\/p>\n<p>2. Dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions, les militaires sont subordonn&eacute;s les uns aux autres selon l&rsquo;ordre hi&eacute;rarchique. Cette r&egrave;gle peut comporter des exceptions lorsque des militaires re&ccedil;oivent d&eacute;l&eacute;gation d&rsquo;autorit&eacute; pour exercer des fonctions particuli&egrave;res.<\/p>\n<p>3. Tout militaire qui exerce, m&ecirc;me provisoirement, une fonction est investi de l&rsquo;autorit&eacute; et de la responsabilit&eacute; aff&eacute;rentes &agrave; cette fonction.<\/p>\n<p>4. La hi&eacute;rarchie du personnel militaire f&eacute;minin ne comportant aucune assimilation avec la hi&eacute;rarchie g&eacute;n&eacute;rale, ce personnel est soumis &agrave; la seule subordination r&eacute;sultant de l&rsquo;emploi tenu.<\/p>\n<p>5. L&rsquo;exacte observation des r&egrave;gles de la hi&eacute;rarchie et de la subordination &eacute;carte l&rsquo;arbitraire et maintient chacun dans ses droits comme dans ses devoirs.<\/p>\n<p>Article 11. Commandement des unit&eacute;s.<\/p>\n<p>1. Le commandement d&rsquo;une unit&eacute; implique, &agrave; la fois, le droit et l&rsquo;obligation d&rsquo;exercer l&rsquo;autorit&eacute; sur les personnels constituant cette unit&eacute;.<\/p>\n<p>2. Tout commandement d&rsquo;unit&eacute; est attribu&eacute; nominativement par d&eacute;cision de l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure, soit &agrave; titre d&eacute;finitif, soit, parfois, &agrave; titre provisoire.<\/p>\n<p>Article 12. Commandement territorial. Un commandement comportant des attributions sp&eacute;ciales relatives &agrave; une circonscription de territoire est appel&eacute; &laquo; commandement territorial &raquo;.<\/p>\n<p>Article 13. Commandement op&eacute;rationnel. Pour la pr&eacute;paration et l&rsquo;ex&eacute;cution de missions particuli&egrave;res, des &laquo; commandements op&eacute;rationnels &raquo; peuvent &ecirc;tre constitu&eacute;s pour mettre en &oelig;uvre des groupements de forces compos&eacute;s de plusieurs unit&eacute;s ou m&ecirc;me de fractions d&rsquo;unit&eacute;s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Article 14.<\/p>\n<p>R&eacute;union fortuite d&rsquo;unit&eacute;s.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;union fortuite d&rsquo;unit&eacute;s relevant de diff&eacute;rents Commandements et coup&eacute;es de leur chef, le commandant d&rsquo;unit&eacute; le plus ancien dans le grade le plus &eacute;lev&eacute; prend le commandement de l&rsquo;ensemble. Il confirme leurs missions aux unit&eacute;s. Si certaines d&rsquo;entre elles ne sont plus en mesure de les ex&eacute;cuter, il leur fixe une nouvelle mission. Il en rend compte d&egrave;s que possible. Article 15 Continuit&eacute; du commandement.<\/p>\n<p>1. L&rsquo;exercice du commandement doit &ecirc;tre continuont.<\/p>\n<p>2. En cas d&rsquo;absence du titulaire, le commandement est exerc&eacute; par le premier des subordonn&eacute;s selon l&rsquo;ordre hi&eacute;rarchique, si aucun ordre de d&eacute;volution particulier n&rsquo;est pr&eacute;vu. Un tel commandement est dit &laquo; par int&eacute;rim &raquo;. Il s&rsquo;exerce jusqu&rsquo;au retour du titulaire ou jusqu&rsquo;&agrave; la prise de fonction d&rsquo;un nouveau titulaire.<\/p>\n<p>Article 16. Permanence du commandement.<\/p>\n<p>1. L&rsquo;action du commandement doit &ecirc;tre permanente.<\/p>\n<p>2. Lorsque le titulaire d&rsquo;un commandement ne peut, directement et personnellement, prendre tous les actes n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;exercice de ce commandement, il d&eacute;signe l&rsquo;un de ses subordonn&eacute;s pour le suppl&eacute;er, provisoirement, dans l&rsquo;accomplissement de tout ou partie de sa mission.<\/p>\n<p>Article 17.<\/p>\n<p>Cas particuliers.<\/p>\n<p>1. A grade &eacute;gal, le commandement peut &ecirc;tre assur&eacute; par le titulaire d&rsquo;une lettre de service sp&eacute;ciale ou d&rsquo;une lettre de commandement.<\/p>\n<p>2. Les officiers et sous-officiers des corps dont le statut le mentionne sont subordonn&eacute;s, quel que soit leur grade, mais dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions seulement, aux officiers et sous-officiers des autres corps.<\/p>\n<p>3. Les commandants de b&acirc;timents ou d&rsquo;a&eacute;ronefs, responsables de l&rsquo;ex&eacute;cution de la mission et de la s&eacute;curit&eacute;, ont &agrave; ce titre autorit&eacute; sur toutes les personnes pr&eacute;sentes &agrave; leur bord.<\/p>\n<p>TITRE II DEVOIRS ET FORMATION DES MILITAIRES CHAPITRE 1&Prime;<\/p>\n<p>Devoirs g&eacute;n&eacute;raux. Article 18. Devoirs g&eacute;n&eacute;raux du militaire.<\/p>\n<p>1. En tant que citoyen, il doit : Se conformer aux lois ; Servir avec loyaut&eacute; et d&eacute;vouement ; Honorer le drapeau et respecter les traditions nationales ; S&rsquo;interdire tout acte, propos ou attitude contraires aux int&eacute;r&ecirc;ts ou &agrave; l&rsquo;honneur de la nation.<\/p>\n<p>2. Membre des forces arm&eacute;es, il doit : Observer la discipline et les r&egrave;glements ; Accepter les suj&eacute;tions de l&rsquo;&eacute;tat militaire ; Se comporter avec droiture et dignit&eacute; ; Assurer la protection du secret ; Prendre soin du mat&eacute;riel et des installations appartenant aux arm&eacute;es ou plac&eacute;s sous leur d&eacute;pendance. 3. Responsable d&rsquo;une fonction dans son unit&eacute;, il doit : Apporter un concours sans d&eacute;faillance &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; ; S&rsquo;instruire pour tenir son poste avec comp&eacute;tence ; S&rsquo;entra&icirc;ner en vue d&rsquo;&ecirc;tre efficace dans l&rsquo;action.<\/p>\n<p>4. Chaque militaire a le devoir de se pr&eacute;parer physiquement et moralement au combat et d&rsquo;accomplir sa mission, m&ecirc;me au p&eacute;ril de sa vie.<\/p>\n<p>Article 19.<\/p>\n<p>Sup&eacute;rieurs et subalternes.<\/p>\n<p>1. La hi&eacute;rarchie impose des devoirs r&eacute;ciproques aux sup&eacute;tieurs et aux subalternes, quelles que soient leur arm&eacute;e d&rsquo;appartenance et leur unit&eacute; d&rsquo;affectation.<\/p>\n<p>2. Le sup&eacute;rieur doit &ecirc;tre un exemple pour le subalterne, celui-ci lui doit ob&eacute;issance et respect.<\/p>\n<p>3. Un sup&eacute;rieur ne peut donner d&rsquo;ordres &agrave; un subalterne ne relevant pas de son autorit&eacute; que pour faire appliquer les r&egrave;gles g&eacute;n&eacute;rales de la discipline.<\/p>\n<p>4. Tout militaire, quelle que soit sa qualit&eacute; ou son grade, doit se conformer aux instructions ou obtemp&eacute;rer aux injonctions d&rsquo;un militaire m&ecirc;me subalterne, si ce dernier est en service et agit en vertu d&rsquo;ordres ou de consignes qu&rsquo;il est charg&eacute; de faire appliquer.<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE 2<\/strong><\/p>\n<p>Devoirs et responsabilit&eacute;s des chefs et des subordonn&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 20.<\/p>\n<p>Chef et subordonn&eacute;.<\/p>\n<p>Tout militaire appartient &agrave; une unit&eacute; o&ugrave; il re&ccedil;oit la responsabilit&eacute; d&rsquo;une fonction. Il est, de ce fait, directement subordonn&eacute; &agrave; un chef. Chef et subordonn&eacute; ont, &agrave; ce titre, des responsabilit&eacute;s et des devoirs particuliers.<\/p>\n<p>Article 21.<\/p>\n<p>Devoirs et responsabilit&eacute;s des chefs.<\/p>\n<p>1. L&rsquo;autorit&eacute; dont le chef est investi lui donne le devoir de prendre des d&eacute;cisions et de les faire appliquer par ses subordonn&eacute;s. Il traduit ses d&eacute;cisions par des ordres. Les ordres doivent &ecirc;tre pr&eacute;cis et fermes.<\/p>\n<p>2. Le chef est responsable des ordres qu&rsquo;il donne, de leur ex&eacute;cution et de leurs cons&eacute;quences. Lorsqu&rsquo;il charge l&rsquo;un de ses subordonn&eacute;s d&rsquo;agir en ses lieu et place, sa responsabilit&eacute; demeure enti&egrave;re et couvre les actes de ses subordonn&eacute;s accomplis r&eacute;guli&egrave;rement dans le cadre de leurs fonctions.<\/p>\n<p>3. Le chef a le droit et le devoir d&rsquo;exiger l&rsquo;ob&eacute;issance de ses subordonn&eacute;s ; toutefois, il ne peut leur ordonner d&rsquo;accomplir des actes dont l&rsquo;ex&eacute;cution engagerait leur responsabilit&eacute; p&eacute;nale. Ces actes sont l&eacute;s suivants : Actes contraires aux lois et coutumes de la guerre, d&eacute;finies aux articles 34 et 35 du pr&eacute;sent r&egrave;glement ; Actes qui constituent des crimes et d&eacute;lits contre la s&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;Etat, la Constitution ou la paix publique ; Actes portant atteinte &agrave; la vie, l&rsquo;int&eacute;grit&eacute;, la libert&eacute; des personnes ou au droit de propri&eacute;t&eacute;, quand ils ne sont pas justifi&eacute;s par l&rsquo;application de la loi.<\/p>\n<p>4. Une ob&eacute;issance parfaite ne peut &ecirc;tre obtenue que si le chef exerce son autorit&eacute; avec comp&eacute;tence, justice et fermet&eacute;. A l&rsquo;&eacute;gard de ses subordonn&eacute;s, son altitude doit faciliter Fexercice des responsabilit&eacute;s qui leur incombent. Le chef s&rsquo;efforce de convaincre en m&ecirc;me temps que d&rsquo;imposer. Dans la mesure o&ugrave; la conservation du secret le permet, il informe ses subordonn&eacute;s de ses intentions et du but &agrave; atteindre, il oriente leur initiative et obtient leur participation active &agrave; la mission.<\/p>\n<p>5. Le chef transmet ses ordres par la voie hi&eacute;rarchique. Si l&rsquo;urgence, la n&eacute;cessit&eacute; ou des directives particuli&egrave;res le conduisent &agrave; s&rsquo;affranchir de cette voie, il informe tous les &eacute;chelons concern&eacute;s.<\/p>\n<p>6. Le chef instruit ses subordonn&eacute;s ; il contr&ocirc;le les progr&egrave;s des hommes et la valeur des unit&eacute;s. Il note ses subordonn&eacute;s et formule ses appr&eacute;ciations apr&egrave;s avoir pris l&rsquo;avis de leurs sup&eacute;rieurs directs. Il t&eacute;moigne sa satisfaction par des r&eacute;compenses, r&eacute;prime les fautes par des punitions ; il est attentif aux conditions mat&eacute;rielles de vie et aux pr&eacute;occupations personnelles de ceux qui sont plac&eacute;s sous son autorit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 22.<\/p>\n<p>Devoirs et responsabilit&eacute;s des subordonn&eacute;s.<\/p>\n<p>1. L&rsquo;ob&eacute;issance est le premier devoir du subordonn&eacute;. Celui-ci ex&eacute;cute loyalement les ordres qu&rsquo;il re&ccedil;oit. Il est responsable de leur ex&eacute;cution ou des cons&eacute;quences de leur inex&eacute;cution. Sa responsabilit&eacute; exclut l&rsquo;ob&eacute;issance passive. Le subordonn&eacute; doit donc se p&eacute;n&eacute;trer, non seulement de la lettre des ordres, mais aussi de leur esprit.<\/p>\n<p>2. Le subordonn&eacute; a le devoir de rendre compte de l&rsquo;ex&eacute;cution des ordres re&ccedil;us. Quand il constate qu&rsquo;il lui est impossible d&rsquo;ex&eacute;cuter un ordre, il en rend compte imm&eacute;diatement &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; que l&rsquo;a donn&eacute;.<\/p>\n<p>3. Sous r&eacute;serve des dispositions des articles 114 (alin&eacute;a 2) et 190 du code p&eacute;nal, le subordonn&eacute; qui ex&eacute;cuterait un ordre prescrivant l&rsquo;accomplissement d&rsquo;un acte ill&eacute;gal vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 21-3 du pr&eacute;sent r&egrave;glement, engagerait pleinement sa responsabilit&eacute; p&eacute;nale et disciplinaireSi le subordonn&eacute; croit se trouver en pr&eacute;sence d&rsquo;un tel ordre, il a le devoir de faire part de ses objections &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; qui l&rsquo;a donn&eacute;, en indiquant express&eacute;ment la signification ill&eacute;gale qu&rsquo;il attache &agrave; l&rsquo;ordre litigieux. Si l&rsquo;ordre est maintenu et si, malgr&eacute; les explications ou l&rsquo;interpr&eacute;tation qui lui en ont &eacute;t&eacute; donn&eacute;es, le subordonn&eacute; persiste dans sa contestation, il en r&eacute;f&egrave;re, avant toute mesure d&rsquo;ex&eacute;cution,&rsquo;&agrave; l&rsquo;autorit&eacute; des &eacute;chelons sup&eacute;rieurs qu&rsquo;il a la possibilit&eacute; de joindre. A d&eacute;faut de cette derni&egrave;re possibilit&eacute;, ou si, bien que confirm&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure, l&rsquo;ordre lui appara&icirc;t encore entach&eacute; d&rsquo;ill&eacute;galit&eacute;, le subordonn&eacute; peut ne pas l&rsquo;ex&eacute;cuter, sans &ecirc;tre cependant exon&eacute;r&eacute; des sanctions qu&rsquo;impliquerait cette inex&eacute;cution dans le cas o&ugrave;, par la suite, celle-ci ne pourrait &ecirc;tre justifi&eacute;e par une exacte appr&eacute;ciation du caract&egrave;re ill&eacute;gal de l&rsquo;ordre contest&eacute;.<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE 3<\/strong><\/p>\n<p>Formation militaire.<\/p>\n<p>Article 23.<\/p>\n<p>But et caract&egrave;res. 1.<\/p>\n<p>La formation militaire tend &agrave; d&eacute;velopper le sens du service et l&rsquo;esprit de solidarit&eacute;. Elle pr&eacute;pare les chefs &agrave; l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorit&eacute;, les subordonn&eacute;s &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des ordres, les unit&eacute;s &agrave; l&rsquo;action coh&eacute;rente.<\/p>\n<p>2. La formation militaire s&rsquo;adresse &agrave; tous et suppose la participation de ceux qui la re&ccedil;oivent comme de ceux qui la donnent. Les rapports hi&eacute;rarchiques et de camaraderie ainsi que les rapports personnels qui s&rsquo;&eacute;tablissent dans l&rsquo;ex&eacute;cution du service lui conf&egrave;rent toute sa valeur. Il faut d&eacute;velopper ces rapports dans les activit&eacute;s de chaque jour et mettre &agrave; profit certains moments de la vie militaire, tels que l&rsquo;accueil des recrues, les entretiens, les inspections et les mutations, pour les approfondir.<\/p>\n<p>Article 24.<\/p>\n<p>Moyens.<\/p>\n<p>1. La formation militaire est dispens&eacute;e &agrave; l&rsquo;occasion de toutes les activit&eacute;s individuelles et collectives.<\/p>\n<p>2. L&rsquo;instruction, l&rsquo;entra&icirc;nement et les loisirs sont les principaux moyens d&rsquo;assurer efficacement cette formation. Les inspections et la notation permettent d&rsquo;appr&eacute;cier les r&eacute;sultats obtenus.<\/p>\n<p>Article 25.<\/p>\n<p>Instruction et entra&icirc;nement.<\/p>\n<p>1. L&rsquo;instruction et l&rsquo;entra&icirc;nement rendent les hommes et les unit&eacute;s aptes &agrave; remplir leurs fonctions et &agrave; ex&eacute;cuter leur mission, quelles que soient les circonstances.<\/p>\n<p>2. La pratique r&eacute;guli&egrave;re de l&rsquo;entra&icirc;nement physique accro&icirc;t l&rsquo;endurance et la ma&icirc;trise de soi, &eacute;duque les r&eacute;flexes et pr&eacute;pare &agrave; l&rsquo;action en &eacute;quipe. Elle d&eacute;veloppe chez l&rsquo;individu et dans le groupe le dynamisme n&eacute;cessaire &agrave; toutes les activit&eacute;s militaires.<\/p>\n<p>3. La formation technique, portant essentiellement sur la connaissance du mat&eacute;riel et de sa mise en &oelig;uvre, donne &agrave; cha&shy;cun la qualification indispensable, le sens des responsabilit&eacute;s et l&rsquo;exacte notion de sa place dans un ensemble.<\/p>\n<p>4. La pr&eacute;paration au combat, en simulant les conditions r&eacute;elles, montre &agrave; chacun les risques et les difficult&eacute;s de la lutte et indique les moyens d&rsquo;y faire face. Les exercices et les man&oelig;uvres permettent de juger du degr&eacute; de pr&eacute;paration des hommes et des unit&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 26.<\/p>\n<p>Inspections et notation.<\/p>\n<p>1. Les inspections permettent au commandement de constater l&rsquo;&eacute;tat de pr&eacute;paration des unit&eacute;s. En faisant appara&icirc;tre les diff&eacute;rences qui peuvent exister entre les objectifs fix&eacute;s et les r&eacute;sultats obtenus, elles doivent &ecirc;tre l&rsquo;occasion de pr&eacute;ciser les responsabilit&eacute;s tant des chefs que des subordonn&eacute;s.<\/p>\n<p>2. Les notes &eacute;clairent le commandement sur la valeur, l&rsquo;aptitude professionnelle et la mani&egrave;re de servir des militaires. Elles doivent &ecirc;tre &eacute;tablies avec pr&eacute;cision et en toute objectivit&eacute;. A l&rsquo;occasion de la notation, le chef, au cours d&rsquo;un entretien avec chacun de ses subordonn&eacute;s directs, leur fait conna&icirc;tre son appr&eacute;ciation sur leur mani&egrave;re de servir et leur donne les conseils n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Article 27.<\/p>\n<p>D&eacute;tente et loisirs.<\/p>\n<p>1. La d&eacute;tente est le compl&eacute;ment indispensable du travail, dont elle am&eacute;liore la qualit&eacute; et le rendement. Elle assure le bon &eacute;quilibre de l&rsquo;individu et entretient la coh&eacute;sion et le moral des unit&eacute;s.<\/p>\n<p>2. Les activit&eacute;s de d&eacute;tente visent &agrave; donner &agrave; chacun, dans un climat de camaraderie, la possibilit&eacute; de satisfaire ses go&ucirc;ts et ses aspirations intellectuelles et spirituelles. La pratique des sports individuels et collectifs compl&egrave;te l&rsquo;instruction physique et d&eacute;veloppe un esprit de saine &eacute;mulation &agrave; l&rsquo;occasion des comp&eacute;titions.<\/p>\n<p>3. Ces activit&eacute;s peuvent s&rsquo;exercer au sein de groupes anim&eacute;s par leurs membres sous l&rsquo;impulsion et le contr&ocirc;le du commandement, celui-ci contribue &agrave; les organiser, leur procure les moyens n&eacute;cessaires et facilite les contacts et les &eacute;changes avec l&rsquo;ext&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Article 28.<\/p>\n<p>Promotion sociale. L&rsquo;arm&eacute;e s&rsquo;attache &agrave; r&eacute;pondre au d&eacute;sir de promotion sociale qui pousse l&rsquo;individu &agrave; s&rsquo;&eacute;lever dans la soci&eacute;t&eacute; en am&eacute;liorant ses connaissances et ses aptitudes. Le commandement informe les militaires des possibilit&eacute;s qui leur sont offertes pour perf&eacute;ctionner leur instruction g&eacute;n&eacute;rale et professionnelle. Il leur donne &agrave; cet effet les facilit&eacute;s compatibles avec les n&eacute;cessit&eacute;s du service.<\/p>\n<p>Article 29.<\/p>\n<p>Formation civique.<\/p>\n<p>1. L&rsquo;arm&eacute;e inculque aux Fran&ccedil;ais servant sous les drapeaux le sentiment de leur soldarit&eacute; et des devoirs qu&rsquo;entra&icirc;ne leur appartenance &agrave; la communaut&eacute; nationale.<\/p>\n<p>2. Les actes importants de la vie militaire rappellent &agrave; chacun le devoir d&rsquo;assurer la d&eacute;fense de la patrie. Ils doivent permettre aux citoyens de prendre conscience de leurs obligations et des sacrifices qui peuvent leur &ecirc;tre demand&eacute;s. CHAPITRE 4<\/p>\n<p>Devoirs des militaires au combat.<\/p>\n<p>Article 30.<\/p>\n<p>G&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s. La force et la coh&eacute;sion des unit&eacute;s au combat exigent que chaque militaire participe &agrave; l&rsquo;action contre l&rsquo;ennemi avec &eacute;nergie et abn&eacute;gation. Cette action est men&eacute;e, quoi qu&rsquo;il arrive, jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;accomplissement total de la mission. Article 31.<\/p>\n<p>Devoirs du chef au combat.<\/p>\n<p>1. Le chef conduit la lutte et poursuit le combat jusqu&rsquo;au succ&egrave;s ou jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;puisement de tous ses moyens.<\/p>\n<p>2. Il stimule la volont&eacute; de combattre de ses subordonn&eacute;s, maintient en toutes circonstances l&rsquo;ordre et la discipline ; au besoin, il force l&rsquo;ob&eacute;issance.<\/p>\n<p>3. Le chef prend toutes dispositions pour qu&rsquo;aucun document important ni mat&eacute;riel utilisable ne tombe aux mains de l&rsquo;ennemi.<\/p>\n<p>Article 32.<\/p>\n<p>Devoirs du combattant.<\/p>\n<p>1. Tout combattant doit remplir sans d&eacute;faillance les devoirs qui lui incombent, soit &agrave; titre personnel, soit &agrave; titre de membre d&rsquo;une &eacute;quipe ou d&rsquo;un &eacute;quipage.<\/p>\n<p>2. En particulier : Il s&rsquo;efforce de d&eacute;truire l&rsquo;ennemi ; Il met tout en &oelig;uvre pour atteindre l&rsquo;objectif d&eacute;sign&eacute; ou tenir le poste qui lui est assign&eacute; ; Il maintient en &eacute;tat de fonctionnement les armes ou le mat&eacute;riel qui sert ; il s&rsquo;efforce d&rsquo;assurer le service des armes ou des mat&eacute;riels collectifs dont le personnel a &eacute;t&eacute; mis hors de combat ; Il &eacute;vite la capture et rejoint l&rsquo;unit&eacute; ou l&rsquo;autorit&eacute; la plus proche si, dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de remplir sur place sa mission, il ne peut recevoir des ordres de ses chefs.<\/p>\n<p>3. Il est interdit au combattant : D&rsquo;abandonner des armes et des mat&eacute;riels en &eacute;tat de servir ; D&rsquo;entrer en rapport avec l&rsquo;ennemi ; De se rendre &agrave; l&rsquo;ennemi avant d&rsquo;avoir &eacute;puis&eacute; tous les moyens de combattre. 4. Quand tous les chefs sont tomb&eacute;s, l&rsquo;homme le plus brave prend le commandement et poursuit le combat.<\/p>\n<p>Article 33.<\/p>\n<p>Devoirs du prisonnier.<\/p>\n<p>1. Si un combattant tombe aux mains de l&rsquo;ennemi, son devoir est d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; la captivit&eacute; en profitant de la confusion de la bataille et de toutes occasions favorables pour rejoindre les forces amies. S&rsquo;il est gard&eacute; prisonnier, il a le devoir de s&rsquo;&eacute;vader et d&rsquo;aider ses compagnons &agrave; le faire.<\/p>\n<p>2. Un prisonnier reste militaire. Il est donc, en particulier, soumis dans la vie en commun aux r&egrave;gles de la hi&eacute;rarchie et de la subordination vis-&agrave;-vis de ses compagnons de captivit&eacute;.<\/p>\n<p>3. Tout prisonnier doit conserver la volont&eacute; de r&eacute;sistance et l&rsquo;esprit de solidarit&eacute; n&eacute;cessaires pour surmonter les &eacute;preuves de la captivit&eacute; et r&eacute;sister aux pressions de l&rsquo;ennemi. Il repousse toute compromission et se refuse &agrave; toute d&eacute;claration &eacute;crite ou orale et en g&eacute;n&eacute;ral &agrave; tout acte susceptible de nuire &agrave; son pays et &agrave; ses camarades.<\/p>\n<p>4. Le militaire prisonnier ne donne &agrave; l&rsquo;ennemi que ses nom, pr&eacute;noms, grade, num&eacute;ro matricule et date de naissance. Il peut contribuer &agrave; fournir les m&ecirc;mes renseignements pour des camarades qui ne sont pas physiquement capables de les donner eux-m&ecirc;mes.<\/p>\n<p>Article 34.<\/p>\n<p>Lois et coutumes de la guerre.<\/p>\n<p>1. Il est prescrit aux militaires au combat : De consid&eacute;rer comme &laquo; combattants r&eacute;guliers &raquo; les membres des forces arm&eacute;es ou de milices volontaires, y compris la r&eacute;sistance organis&eacute;e, &agrave; condition que ces formations aient unchef d&eacute;sign&eacute;, que leurs membres arborent un signe distinctif, portent des armes d&rsquo;une fa&ccedil;on apparente et respectent les lois et usages de la guerre ; De traiter avec humanit&eacute; sans distinction toutes les personnes mises hors de combat ; De recueillir, de prot&eacute;ger et de soigner les bless&eacute;s, les malades et les naufrag&eacute;s dans la mesure o&ugrave; les circonstances le permettent ; De respecter les h&ocirc;pitaux et les lieux de rassemblement de malades ou de bless&eacute;s civils ou militaires, les personnels, les formations, les b&acirc;timents, les mat&eacute;riels et les transports sanitaires et d&rsquo;&eacute;pargner les &eacute;difices consacr&eacute;s aux cultes, aux arts, aux sciences et &agrave; la bienfaisance et les monuments historiques, &agrave; condition qu&rsquo;ils ne soient pas employ&eacute;s &agrave; des fins militaires.<\/p>\n<p>2. De plus, il leur est interdit : De prendre sous leur feu, de blesser ou de tuer un ennemi qui se rend ou qui est captur&eacute; ou avec lequel une suspension d&rsquo;armes a &eacute;t&eacute; conclue ; De d&eacute;pouiller les morts et les bless&eacute;s ; De refuser une reddition sans condition ou de d&eacute;clarer qu&rsquo;il ne sera pas fait de quartier ; De se livrer &agrave; toute destruction inutile et &agrave; tout pillage, en particulier, des biens priv&eacute;s ; De prendre des otages, de se livrer &agrave; des repr&eacute;sailles ou &agrave; des sanctions collectives ; De condamner des individus sans jugement pr&eacute;alable rendu par un tribunal r&eacute;guli&egrave;rement constitu&eacute; et assorti des garanties judiciaires pr&eacute;vues par la loi ; D&rsquo;attaquer ou de retenir prisonnier un parlementaire arborant le drapeau blanc ; D&rsquo;utiliser tous les moyens qui occasionnent des souffrances et des dommages inutiles ; D&rsquo;utiliser ind&ucirc;ment le pavillon parlementaire, le pavillon national de l&rsquo;ennemi ainsi que les insignes distinctifs des conventions internationales ; De porter atteinte &agrave; la vie et &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; corporelle des malades, bless&eacute;s, naufrag&eacute;s, &agrave; celles des prisonniers ainsi que des personnes civiles, notamment, par le meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices ; De forcer les nationaux de la partie adverse &agrave; prendre part aux op&eacute;rations de guerre contre leur pays ; De tirer sur l&rsquo;&eacute;quipage et les passagers d&rsquo;avions civils ou militaires sautant en parachute d&rsquo;un avion en d&eacute;tresse, sauf lorsqu&rsquo;ils participent &agrave; une op&eacute;ration a&eacute;roport&eacute;e ; De d&eacute;truire et de saisir des navires ou des a&eacute;ronefs de commerce neutres, sauf en cas de contrebande, rupture de blocus, et autres actes contraires &agrave; leur neutralit&eacute;<\/p>\n<p>&nbsp;Article 35<\/p>\n<p>Traitement des prisonniers.<\/p>\n<p>D&egrave;s leur capture, les prisonniers doivent &ecirc;tre trait&eacute;s avec humanit&eacute;. Ils doivent &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;s contre tout acte de violence, contre les insultes et la curiosit&eacute; publique. Ils ont droit au respect de leur personne et de leur honneur. Ils doivent rester en possession de leurs effets et objets d&rsquo;usage personnel, sauf les armes, &eacute;quipements et documents militaires. Les prisonniers doivent &ecirc;tre &eacute;vacu&eacute;s dans le plus bref d&eacute;lai apr&egrave;s leur capture vers des points de rassemblement situ&eacute;s assez loin de la zone de combat. En attendant leur &eacute;vacuation, ils ne \u00ab\u00a0doivent pas &ecirc;tre expos&eacute;s inutilement au danger. L&rsquo;&eacute;vacuation des prisonniers doit s&rsquo;effectuer dans les m&ecirc;mes conditions, notamment de s&eacute;curit&eacute;, que les d&eacute;placements des troupes fran&ccedil;aises. La liste des prisonniers &eacute;vacu&eacute;s doit &ecirc;tre &eacute;tablie aussit&ocirc;t que possible ; chaque prisonnier n&rsquo;est tenu de d&eacute;clarer, quand il est interrog&eacute; &agrave; ce sujet, que ses nom, pr&eacute;noms, grade, date de naissance, num&eacute;ro matricule, ou, &agrave; d&eacute;faut, une indication &eacute;quivalente. Les prisonniers malades et bless&eacute;s sont confi&eacute;s au service de sant&eacute;.<\/p>\n<p>TITRE III REGLES DU SERVICE CHAPITRE 1er<\/p>\n<p>C&eacute;r&eacute;monial militaire.<\/p>\n<p>Article 36.<\/p>\n<p>But et esprit du c&eacute;r&eacute;monial militaire. Les c&eacute;r&eacute;monies militaires ont pour but de donner la solennit&eacute; qui convient &agrave; certains &eacute;v&eacute;nements de la vie nationale et de la vie militaire. Elles manifestent publiquement la valeur et le prestige des arm&eacute;es et les liens qui les unissent aux autorit&eacute;s et aux populations. Elles t&eacute;moignent de la discipline des forces arm&eacute;es et de l&rsquo;esprit de solidarit&eacute; qui les animent. Leur signification doit &ecirc;tre comprise de tous. Les autorit&eacute;s civiles, les associations d&rsquo;anciens combattants, les associations des militaires de la r&eacute;serve et de pr&eacute;paration militaire peuvent &ecirc;tre invit&eacute;es &agrave; ces c&eacute;r&eacute;monies.<\/p>\n<p>Article 37.<\/p>\n<p>R&egrave;gles du c&eacute;r&eacute;monial.<\/p>\n<p>Le c&eacute;r&eacute;monial militaire comprend les prises d&rsquo;armes et les honneurs militaires. Les r&egrave;gles en sont fix&eacute;es par le r&egrave;glement sur le service de garnison et par le d&eacute;cret sur les &laquo; marques, honneurs, saluts, f&ecirc;tes nationales et visites dans les forces navales et &agrave; bord des \u25a0b&acirc;timents de la marine militaire &raquo;. L&rsquo;instruction et la pr&eacute;paration des unit&eacute;s au combat imposent de r&eacute;duire l&rsquo;importance et la fr&eacute;quence des c&eacute;r&eacute;monies militaires. Lorsque la pr&eacute;paration &agrave; ces c&eacute;r&eacute;monies est indispensable, elle doit &ecirc;tre conduite de fa&ccedil;on &agrave; perturber le moins possible l&rsquo;entra&icirc;nement des unit&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Article 38<\/strong><\/p>\n<p>Prises d&rsquo;armes. Les prises d&rsquo;armes, consistant g&eacute;n&eacute;ralement en une revue suivie d&rsquo;un d&eacute;fil&eacute;, sont organis&eacute;es : Pour rendre les honneurs au drapeau, aux morts des guerres, &agrave; une haute personnalit&eacute; ; Pour f&ecirc;ter un anniversaire ou rehausser l&rsquo;&eacute;clat d&rsquo;une manifestation ; Pour marquer une prise de commandement, &ucirc;ne inspection ou une visite ; Pour remettre des d&eacute;corations ou des insignes. Elles peuvent l&rsquo;&ecirc;tre &eacute;galement pour assurer l&rsquo;ex&eacute;cution de certaines condamnations.<\/p>\n<p><strong> Article 39.<\/strong><\/p>\n<p>Honneurs militaires.<\/p>\n<p>1. Les honneurs militaires sont des d&eacute;monstrations ext&eacute;rieures par lesquelles l&rsquo;arm&eacute;e pr&eacute;sente, dans des conditions d&eacute;termin&eacute;es, un hommage sp&eacute;cial aux personnes et aux symboles qui y ont droit.<\/p>\n<p>2. Ils sont rendus par les troupes, les &eacute;quipages, les gardes, les factionnaires, les sentinelles et les militaires isol&eacute;s ainsi que par les piquets d&rsquo;honneur et les d&eacute;tachements fournis sp&eacute;cialement dans un but d&rsquo;apparat.<\/p>\n<p>3. Les honneurs ne sont rendus qu&rsquo;une fois &agrave; la m&ecirc;me personne ou au m&ecirc;me symbole au cours de la m&ecirc;me prise d&rsquo;armes. Lorsqu&rsquo;une prise d&rsquo;armes concerne une personne ou un symbole, les honneurs sont rendus uniquement &agrave; cette personne ou &agrave; ce symbole, sauf prescriptions sp&eacute;ciales du commandant d&rsquo;armes. Toutefois, chaque fois qu&rsquo;une troupe rencontre un drapeau, elle lui rend les honneurs. L&rsquo;ex&eacute;cution du service n&rsquo;est pas interrompue pour rendre les honneurs. Les honneurs ne se rendent que le jour et aux militaires que s&rsquo;ils sont rev&ecirc;tus de leur uniforme.<\/p>\n<p>4. Les conditions dans lesquelles sont rendus les honneurs militaires ainsi que la liste des autorit&eacute;s civiles et militaires qui y ont droit sont fix&eacute;es par le r&egrave;glement sur le service de garnison. Les prescriptions relatives aux manifestations officielles n&rsquo;ayant pas un caract&egrave;re strictement militaire sont d&eacute;termin&eacute;es par une instruction particuli&egrave;re.<\/p>\n<p><strong>Article 40.<\/strong><\/p>\n<p>Pr&eacute;sentation aux drapeaux et &eacute;tendards.<\/p>\n<p>1. Les honneurs, qui sont dus aux drapeaux et &eacute;tendards des formations militaires, constituent une part essentielle du c&eacute;r&eacute;monial militaire.<\/p>\n<p>2. Les recrues sont pr&eacute;sent&eacute;es solennellement au drapeau ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tendard d&egrave;s qu&rsquo;elles sont aptes &agrave; participer &agrave; une prise d&rsquo;armes. Cette c&eacute;r&eacute;monie d&eacute;bute par une courte allocution. L&rsquo;&eacute;vocation des souvenirs glorieux de l&rsquo;unit&eacute; et le rappel des exemples de leurs a&icirc;n&eacute;s font comprendre aux jeunes soldats leurs devoirs et leurs responsabilit&eacute;s. L&rsquo;officier commandant fait rendre les honneurs r&eacute;glementaires au drapeau ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tendard, devant lequel il fait ensuite d&eacute;filer, &agrave; son commandement, toutes les unit&eacute;s participant &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie. S&rsquo;il y a lieu, les fourrag&egrave;res sont remises aux recrues au cours de la c&eacute;r&eacute;monie.<\/p>\n<p><strong>Article 41.<\/strong><\/p>\n<p>Prise de commandement.<\/p>\n<p>Toute prise de commandement d&rsquo;unit&eacute; fait l&rsquo;objet d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie marquant solennellement l&rsquo;investiture du nouveau chef. Celui-ci est pr&eacute;sent&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure au personnel qu&rsquo;il est appel&eacute; &agrave; commander, en pr&eacute;sence du drapeau ou de l&rsquo;&eacute;tendard ou face au pavillon. Cette autorit&eacute;, ayant fait pr&eacute;senter les armes et ouvrir le ban, prononce &agrave; haute voix la formule suivante : &laquo; Officiers, sous-officiers, hommes du rang (1) (officiers, officiers mariniers, quartiers-ma&icirc;tres et marins) (2), de par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, vous reconna&icirc;trez d&eacute;sormais pour votre chef (pour votre commandant) (2) le (indiquer le grade et le nom) ici pr&eacute;sent, et vous lui ob&eacute;irez en tout ce qu&rsquo;il vous commandera pour le bien du service, l&rsquo;ex&eacute;cution des r&egrave;glements militaires, l&rsquo;observation des lois et le succ&egrave;s des armes de la France. &raquo; Le ban est ferm&eacute; et les troupes reposent les armes. La c&eacute;r&eacute;monie se termine normalement par le d&eacute;fil&eacute; de l&rsquo;unit&eacute; devant son nouveau chef. La prise de commandement d&rsquo;unit&eacute; &eacute;l&eacute;mentaire donne lieu &agrave; une prise d&rsquo;armes analogue dont le c&eacute;r&eacute;monial est simplifi&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Article 42.<\/strong><\/p>\n<p>Remise de d&eacute;corations.<\/p>\n<p>1. Tout militaire nomm&eacute; ou promu &agrave; titre militaire dans l&rsquo;ordre de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur ou l&rsquo;ordre national du M&eacute;rite ou auquel la m&eacute;daille militaire est conf&eacute;r&eacute;e est d&eacute;cor&eacute; au cours d&rsquo;une prise d&rsquo;armes. Les protocoles de ces c&eacute;r&eacute;monies font l&rsquo;objet d&rsquo;instructions particuli&egrave;res. 2. La remise d&rsquo;autres d&eacute;corations, insignes ou r&eacute;compenses est r&eacute;gl&eacute;e par l&rsquo;autorit&eacute; militaire locale selon un c&eacute;r&eacute;monial particulier &agrave; chaque distinction. La citation accompagnant une d&eacute;coration est lue avant la remise de l&rsquo;insigne. (1) Les appellations sont adapt&eacute;es &agrave; la terminologie de chacune des arm&eacute;es et des armes. (2) Formule applicable &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e de mer.<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE 2<\/strong><\/p>\n<p>Uniforme et tenue.<\/p>\n<p><strong>Article 43.<\/strong><\/p>\n<p>G&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s. Les militaires ont droit au port de l&rsquo;uniforme. La stricte correction de la tenue militaire est exig&eacute;e. Elle contribue au prestige de l&rsquo;arm&eacute;e et de l&rsquo;unit&eacute; ; elle justifie la fiert&eacute; et le respect que l&rsquo;uniforme doit inspirer. Au combat, le port de l&rsquo;uniforme permet de se pr&eacute;valoir des garanties pr&eacute;vues par les conventions internationales sur les lois et coutumes de la guerre.<\/p>\n<p><strong>Article 44.<\/strong><\/p>\n<p>Port de l&rsquo;uniforme.<\/p>\n<p>1. Tout militaire en service doit porter l&rsquo;uniforme, sauf d&eacute;rogations particuli&egrave;res. Dans chaque arm&eacute;e, des instructions fixent les diff&eacute;rentes tenues d&rsquo;uniforme et pr&eacute;cisent les situations dans lesquelles elles sont port&eacute;es. Le personnel militaire f&eacute;minin ne rev&ecirc;t la tenue militaire que sur l&rsquo;ordre du commandement.<\/p>\n<p>2. L&rsquo;uniforme ne doit comporter que des effets r&eacute;glementaires. Les v&ecirc;tements doivent &ecirc;tre boutonn&eacute;s. Il est interdit de circuler sans coiffure &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur des b&acirc;timents et de garder les mains dans les poches. La coupe de cheveux doit &ecirc;tre nette et sans excentricit&eacute;, les tempes et la nuque d&eacute;gag&eacute;es. Le port de la moustache et de la barbe est autoris&eacute;, sous r&eacute;serve que la coupe en soit correcte. Toutefois, le port de la barbe, peu compatible avec l&rsquo;emploi de certains &eacute;quipements, peut &ecirc;tre interdit. La surveillance de la tenue est une responsabilit&eacute; permanente des chefs &agrave; tous les &eacute;chelons de la hi&eacute;rarchie.<\/p>\n<p>3. Les militaires de passage dans une garnison ne sont pas obligatoirement astreints &agrave; porter la tenue fix&eacute;e par le commandant d&rsquo;armes, sous r&eacute;serve que leur tenue soit r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>4. Fin dehors du service, le port de Funiforme est interdit aux militaires qui se livrent &agrave; des travaux ou &agrave; des occupations incompatibles avec l&rsquo;uniforme.<\/p>\n<p>5. Dans les Etats &eacute;trangers, l&rsquo;uniforme ne peut &ecirc;tre port&eacute; que par les militaires : Affect&eacute;s &agrave; des &eacute;tats-majors, unit&eacute;s ou formations des forces fran&ccedil;aises stationn&eacute;es sur le territoire consid&eacute;r&eacute; ; En poste aupr&egrave;s d&rsquo;une mission diplomatique ou d&eacute;sign&eacute;s comme membres d&rsquo;une mission technique ; En mission officielle ; En transit ou en escale pour raisons de service. Toutefois, les militaires qui assistent, &agrave; titre personnel, &agrave; une c&eacute;r&eacute;monie officielle ou priv&eacute;e peuvent &eacute;galement porter l&rsquo;uniforme s&rsquo;ils ont l&rsquo;autorisation du ministre et l&rsquo;accord du repr&eacute;sentant diplomatique de la France.<\/p>\n<p><strong>Article 45.<\/strong><\/p>\n<p>Port de la tenue civile. 1.<\/p>\n<p>Dans certaines circonstances, le commandement peut autoriser ou prescrire le port de la tenue civile m&ecirc;me en service.<\/p>\n<p>2. En dehors du service, la tenue civile peut &ecirc;tre port&eacute;e par tous les officiers et sous-officiers et par les hommes du rang servant au-del&agrave; de la dur&eacute;e l&eacute;gale. Les hommes du rang servant pendant la dur&eacute;e l&eacute;gale b&eacute;n&eacute;ficient de la m&ecirc;me autorisation lorsqu&rsquo;ils sont titulaires d&rsquo;une permission quelle qu&rsquo;en soit la dur&eacute;e. Des restrictions peuvent &ecirc;tre apport&eacute;es &agrave; ces r&egrave;gles lorsque les n&eacute;cessit&eacute;s du service ou des circonstances particuli&egrave;res l&rsquo;exigent.<\/p>\n<p>3. Le port de la tenue civile n&rsquo;est pas autoris&eacute; pour rejoindre et quitter le lieu du service sauf pour les officiers de l&rsquo;arm&eacute;e de mer embarqu&eacute;s, les magistrats militaires et dans des cas particuliers laiss&eacute;s &agrave; l&rsquo;appr&eacute;ciation du commandement. 4. Les aum&ocirc;niers portent la tenue militaire ou le costume civil de leur culte.<\/p>\n<p>5. Le personnel militaire f&eacute;minin est normalement en tenue civile en toutes circonstances, sauf ordre particulier du commandement.<\/p>\n<p>6. Les militaires &eacute;l&egrave;ves des &eacute;coles de formation sont, pour le port de la tenue civile, soumis au r&eacute;gime particulier &agrave; leur &eacute;cole.<\/p>\n<p><strong>Article 46.<\/strong><\/p>\n<p>Cas particuliers.<\/p>\n<p>1. Le port de l&rsquo;uniforme peut &ecirc;tre prescrit aux militaires de la disponibilit&eacute; et de la r&eacute;serve pour r&eacute;pondre &agrave; une convocation de l&rsquo;autorit&eacute; militaire.<\/p>\n<p>2. Le port de l&rsquo;uniforme peut &ecirc;tre autoris&eacute; aux m&ecirc;mes personnels, ainsi que pour les officiers et sous-officiers en retraite, &agrave; l&rsquo;occasion des prises d&rsquo;armes, r&eacute;unions, f&ecirc;tes et c&eacute;r&eacute;monies officielles ou non.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>3. Le port de l&rsquo;uniforme est interdit : Aux militaires qui assistent &agrave; des r&eacute;unions publiques ou priv&eacute;es ayant un caract&egrave;re politique, &eacute;lectoral ou syndical, ou qui exercent une activit&eacute; civile ; Aux officiers et sous-officiers de carri&egrave;re qui ont perdu leur grade, sont r&eacute;form&eacute;s ou mis &agrave; la retraite d&rsquo;office par mesure disciplinaire ; Aux personnels plac&eacute;s en non-activit&eacute; par mesure de discipline et aux personnels de r&eacute;serve mis en non-disponibilit&eacute;, sauf quand ils sont appel&eacute;s &agrave; r&eacute;pondre &agrave; une convocation de l&rsquo;autorit&eacute; militaire.<\/p>\n<p>4. Le port de l&rsquo;uniforme entra&icirc;ne pour tous l&rsquo;obligation de se conformer &agrave; toutes les r&egrave;gles de la discipline militaire.<\/p>\n<p><strong>Article 47.<\/strong><\/p>\n<p>Port des d&eacute;corations.<\/p>\n<p>1. Les d&eacute;corations fran&ccedil;aises sont port&eacute;es sous forme d&rsquo;insignes complets, d&rsquo;insignes de format r&eacute;duit ou de barrettes selon la tenue et suivant les prescriptions en vigueur. Les d&eacute;corations ne sont port&eacute;es sur le manteau ou la tenue de campagne que sur ordre particulier. L&rsquo;ordre dans lequel sont port&eacute;es les d&eacute;corations fait l&rsquo;objet de l&rsquo;annexe II au pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>2. Le port des insignes, rubans ou rosettes des grades et dignit&eacute;s des ordres nationaux de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur et du M&eacute;rite est interdit avant la r&eacute;ception dans l&rsquo;ordre de celui qui a &eacute;t&eacute; nomm&eacute;, promu ou &eacute;lev&eacute;.<\/p>\n<p>3. Le port des d&eacute;corations &eacute;trang&egrave;res est subordonn&eacute; &agrave; une autorisation pr&eacute;alable. Il n&rsquo;est obligatoire que dans les c&eacute;r&eacute;monies o&ugrave; se trouvent des personnalit&eacute;s &eacute;trang&egrave;res et pour les seules d&eacute;corations de leurs pays.<\/p>\n<p>4. La fourrag&egrave;re, qui est un insigne, est port&eacute;e en tenue de c&eacute;r&eacute;monie, en tenue de ville, et dans la tenue de campagne pour les prises d&rsquo;armes seulement.<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE 3 <\/strong><\/p>\n<p>R&egrave;gles de la politesse militaire.<\/p>\n<p>Article 48.<\/p>\n<p>G&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s.<\/p>\n<p>La politesse militaire t&eacute;moigne de l&rsquo;appartenance &agrave; une m&ecirc;me communaut&eacute; et exprime la solidarit&eacute; de ses membres. L&rsquo;observation de ses r&egrave;gles marque la place de chacun dans la hi&eacute;rarchie et refl&egrave;te l&rsquo;&eacute;ducation et l&rsquo;esprit militaire.<\/p>\n<p><strong>Article 49.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>Salut.<\/p>\n<p>Le salut est la plus expressive des marques de la politesse militaire. Sa parfaite correction est exig&eacute;e. Le subalterne salue le premier, &agrave; temps pour que le sup&eacute;rieur puisse voir et rendre le salut:<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 518pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"518pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7204; width: 148pt;\" width=\"197\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 7862; width: 161pt;\" width=\"215\" \/>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 10203; width: 209pt;\" width=\"279\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt; width: 148pt;\" width=\"197\" height=\"20\"><strong>MILITAIRES&nbsp;<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 161pt;\" width=\"215\"><strong>IMMOBILE&nbsp;<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 209pt;\" width=\"279\"><strong>EN MARCHER<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 55.5pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 55.5pt; width: 148pt;\" width=\"197\" height=\"74\">Isol&eacute; et sans armes<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 161pt;\" width=\"215\">predre la position du garde-&agrave;-vous<\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 209pt;\" width=\"279\">&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 141.0pt;\">\n<td style=\"height: 141.0pt;\" height=\"188\">&nbsp;<\/td>\n<td class=\"xl67\" style=\"width: 370pt;\" colspan=\"2\" width=\"494\">Regarder dans les yeux la personne que l&rsquo;on salue en releant l&eacute;g&egrave;rement la t&ecirc;te. Porter d&rsquo;un geste&nbsp; la main droite ouverte au c&ocirc;t&eacute; droit de la coiffure, la main dans le prolongement de l&rsquo;avant-bras, les doigts tendus et joints, la paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l&rsquo;alignement des &eacute;paulles.<br \/>Ramener ensuite vivement le bras le long du corps<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 51.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 51.0pt; width: 148pt;\" width=\"197\" height=\"68\">Sans coiffure<br \/>ou embarrass&eacute; des<br \/>&nbsp;deux mains.<\/p>\n<\/td>\n<td class=\"xl67\" style=\"width: 370pt;\" colspan=\"2\" width=\"494\">Tourner franchement la t&ecirc;te du c&ocirc;t&eacute; du sup&eacute;rieur et le regarder dans les yeux en relevant l&eacute;g&egrave;rement la t&ecirc;te.<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 60.0pt;\">\n<td class=\"xl65\" style=\"height: 60.0pt; width: 148pt;\" width=\"197\" height=\"80\">Conducteur<br \/>&nbsp;d&rsquo;&rsquo;un v&eacute;hicule <\/p>\n<\/td>\n<td class=\"xl68\">Saluer&nbsp; sans se lever<\/td>\n<td class=\"xl69\">Dispos&eacute; de salut<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le tableau ci-dessous fixe, pour les militaires isol&eacute;s et sans arme, les diff&eacute;rentes formes du salut.<\/p>\n<p><strong>Article 50.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;R&egrave;gles du salut.<\/p>\n<p>&nbsp;1. Tout militaire isol&eacute; s&rsquo;arr&ecirc;te et salue, en leur faisant face, les drapeaux et &eacute;tendards des unit&eacute;s militaires fran&ccedil;aises et &eacute;trang&egrave;res. S&rsquo;il franchit la coup&eacute;e d&rsquo;un navire de guerre, il salue le pavillon. S&rsquo;il assiste &agrave; une c&eacute;r&eacute;monie au cours de laquelle les honneurs sont rendus au drapeau ou l&rsquo;hymne national est jou&eacute;, il salue pendant tout le temps que durent ces honneurs ou pendant toute la dur&eacute;e d&rsquo;ex&eacute;cution de l&rsquo;hymne national.<\/p>\n<p>2. A l&rsquo;int&eacute;rieur des enceintes militaires ainsi qu&rsquo;&agrave; bord des b&acirc;timents de la marine, le salut est d&ucirc; &agrave; tous les officiers et sous-officiers. Il n&rsquo;est &eacute;chang&eacute;, en principe, qu&rsquo;une fois dans la journ&eacute;e. A l&rsquo;ext&eacute;rieur, le salut est d&ucirc; &agrave; tous les officiers et sous-officiers &agrave; partir du grade de sergent-chef ou ma&icirc;tre inclus. A l&rsquo;int&eacute;rieur comme &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur des enceintes militaires, les personnels de la gendarmerie doivent le salut &agrave; tous leurs chefs hi&eacute;rarchiques ainsi qu&rsquo;aux officiers, adjudants-chefs et adjudants des autres armes, si ceux-ci leur sont sup&eacute;rieurs en grade.<\/p>\n<p>3. Le salut ne s&rsquo;&eacute;change pas &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des &eacute;tablissements ouverts au public, ni dans les gares et les v&eacute;hicules de transports en commun. Tout militaire rencontrant en quelque lieu que ce soit une patrouille ou un d&eacute;tachement &eacute;change le salut avec le chef.<\/p>\n<p>4. Les aum&ocirc;niers militaires en uniforme doivent le salut : Aux drapeaux et &eacute;tendards ou lorsque l&rsquo;hymne national est jou&eacute; au cours d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie ; Aux chefs auxquels ils sont subordonn&eacute;s, en service seulement. Aucun militaire ne leur doit le salut. Ces dispositions sont &eacute;galement applicables au personnel militaire f&eacute;minin en uniforme. 5. Les conditions dans lesquelles les autorit&eacute;s civiles en uniforme ont droit au salut des militaires sont r&eacute;gl&eacute;es par les textes relatifs aux honneurs et pr&eacute;s&eacute;ances.<\/p>\n<p>Article 51. Mani&egrave;re de se pr&eacute;senter &agrave; un sup&eacute;rieur. Tout militaire ayant &agrave; se pr&eacute;senter &agrave; un sup&eacute;rieur prend la position du garde-&agrave;-vous, salue et se met &agrave; ses ordres. Il annonce &eacute;ventuellement son grade et son nom. Lorsqu&rsquo;il est appel&eacute; par un sup&eacute;rieur, il se porte rapidement vers lui. A l&rsquo;int&eacute;rieur des locaux, il se d&eacute;couvre si le sup&eacute;rieur est lui-m&ecirc;me d&eacute;couvert.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Article 52.<\/strong><\/p>\n<p>Visite des officiers dans les locaux.<\/p>\n<p>1. Lorsqu&rsquo;un officier g&eacute;n&eacute;ral ou le chef de corps entre dans un local, le militaire qui l&rsquo;aper&ccedil;oit le premier commande : &laquo; &agrave; vos rangs, fixe &raquo;. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un autre officier, le commandement est : &laquo; fixe &raquo;. Les occupants du local se l&egrave;vent, se d&eacute;couvrent, gardent le silence et l&rsquo;immobilit&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; ce que l&rsquo;officier ait command&eacute; : &laquo; repos &raquo;. 2. Si un officier d&eacute;sire express&eacute;ment que le personnel continue &agrave; vaquer &agrave; ses occupations, il se d&eacute;couvre avant de p&eacute;n&eacute;trer dans le local et aucun commandement n&rsquo;est prononc&eacute;. Article 53. El&eacute;ments de savoir-vivre. 1. Les militaires ont le devoir de respecter en toutes circonstances les r&egrave;gles &eacute;l&eacute;mentaires du savoir-vivre.<\/p>\n<p>2. En particulier : Tout militaire croisant un sup&eacute;rieur &agrave; l&rsquo;embrasure d&rsquo;une porte le laisse passer le premier ; s&rsquo;il le croise dans un escalier, il lui c&egrave;de la rampe et se range pour le laisser passer ; dans la rue, il lui c&egrave;de le haut du trottoir ; S&rsquo;il fume, il prend sa cigarette, son cigare ou sa pipe de la main gauche quand il salue ou s&rsquo;adresse &agrave; une autre personne ; L&rsquo;initiative de la poign&eacute;e de main appartient au sup&eacute;rieur ; Un militaire se d&eacute;couvre pour saluer une femme ; Un militaire en uniforme ne donne pas le bras ; Un militaire en uniforme salue un sup&eacute;rieur en tenue civile qu&rsquo;il reconna&icirc;t. De m&ecirc;me, s&rsquo;il est en civil et rencontre un sup&eacute;rieur en uniforme, il se d&eacute;couvre s&rsquo;il porte une coiffure ou, &agrave; d&eacute;faut, le salue de la t&ecirc;te ; Tout militaire en visite de service dans une unit&eacute; doit se pr&eacute;senter au chef de corps ou &agrave; son repr&eacute;sentant.<\/p>\n<p>C<strong>HAPITRE 4<\/strong><\/p>\n<p>Prescriptions diverses.<\/p>\n<p><strong>Article 54.<\/strong><\/p>\n<p>Discipline &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des garnisons.<\/p>\n<p>1. Une garnison est une aire g&eacute;ographique &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de laquelle stationnent des unit&eacute;s et sont implant&eacute;s des &eacute;tablissements des arm&eacute;es.<\/p>\n<p>2. Sous r&eacute;serve des exceptions &eacute;dict&eacute;es par le r&egrave;glement sur le service de garnison, le commandant d&rsquo;armes, officier de la garnison le plus ancien dans le grade le plus &eacute;lev&eacute;, appartenant aux arm&eacute;es de terre, de mer ou de l&rsquo;air est charg&eacute; de faire observer les r&egrave;gles de la discipline dans toute l&rsquo;&eacute;tendue de la garnison, &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur des enceintes et &eacute;tablissements militaires et des b&acirc;timents de la marine.<\/p>\n<p>Article 55.<\/p>\n<p>Libert&eacute; de circulation des militaires. En dehors du service, les militaires sont libres de circuler &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du territoire m&eacute;tropolitain ; outre-mer et &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, cette libert&eacute; est limit&eacute;e au territoire de stationnement. Toutefois, le commandement peut, en raison de circonstances particuli&egrave;res ou pour la bonne ex&eacute;cution du service, restreindre l&rsquo;exercice de cette libert&eacute;.<\/p>\n<p>Article 56.<\/p>\n<p>R&eacute;sidence des militaires.<\/p>\n<p>Le commandement peut imposer aux militaires de r&eacute;sider soit dans des limites g&eacute;ographiques d&eacute;termin&eacute;es, soit m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du domaine militaire.<\/p>\n<p>Article 57.<\/p>\n<p>Permissions et autorisations d&rsquo;absence.<\/p>\n<p>1. Compte tenu de la mani&egrave;re de servir et des n&eacute;cessit&eacute;s du service, les militaires peuvent b&eacute;n&eacute;ficier de permissions de longue ou de courte dur&eacute;e ainsi que d&rsquo;autorisations d&rsquo;absence. Elles sont accord&eacute;es par les autorit&eacute;s d&eacute;sign&eacute;es, &agrave; cet effet, par des textes particuliers.<\/p>\n<p>2. Les militaires appel&eacute;s, qui accomplissent leurs obligations l&eacute;gales d&rsquo;activit&eacute;, peuvent obtenir une permission de quinze jours, les dimanches et jours f&eacute;ri&eacute;s n&rsquo;&eacute;tant pas compris dans le d&eacute;compte de la permission. En outre, ils peuvent b&eacute;n&eacute;ficier de permissions exceptionnelles pr&eacute;vues par la loi et par des textes particuliers ainsi que par l&rsquo;article 71 du pr&eacute;sent r&egrave;glement. Les militaires de tout grade servant au-del&agrave; de la dur&eacute;e l&eacute;gale peuvent b&eacute;n&eacute;ficier de permissions dans la limite de quarantecinq jours par an.<\/p>\n<p>3. Des permissions de vingt-quatre, trente-six et quarante-huit heures, ainsi que des autorisations d&rsquo;absence diverses d&rsquo;une dur&eacute;e inf&eacute;rieure &agrave; vingt-quatre heures peuvent &ecirc;tre accord&eacute;es, en fonction du grade et du statut, soit &agrave; titre permanent, soit de fa&ccedil;on occasionnelle ou exceptionnelle.<\/p>\n<p>Article 58.<\/p>\n<p>Libert&eacute; d&rsquo;expression et libert&eacute; d&rsquo;association.<\/p>\n<p>Les militaires de tout grade qui d&eacute;sirent soit faire des conf&eacute;rences publiques, soit publier des &eacute;crits sur les sujets pouvant donner lieu, sur le plan de l&rsquo;actualit&eacute; ou des &eacute;v&eacute;nements contemporains, &agrave; des controverses d&rsquo;ordre militaire, politique ou confessionnel, doivent y &ecirc;tre pr&eacute;alablement autoris&eacute;s.<\/p>\n<p>Les militaires en activit&eacute; peuvent adh&eacute;rer &agrave; des associations apr&egrave;s en avoir re&ccedil;u l&rsquo;autorisation. L&rsquo;existence de groupements professionnels militaires &agrave; caract&egrave;re syndical ainsi que l&rsquo;adh&eacute;sion des militaires en activit&eacute; &agrave; des groupements constitu&eacute;s pour soutenir des revendications d&rsquo;ordre professionnel ou politique sont incompatibles avec les r&egrave;gles propres &agrave; la discipline militaire.<\/p>\n<p>Article 59.<\/p>\n<p>Pi&egrave;ces d&rsquo;identification.<\/p>\n<p>Tout militaire en activit&eacute; de service doit &ecirc;tre porteur d&rsquo;une carte d&rsquo;identit&eacute; militaire (ou d&rsquo;une carte d&rsquo;identit&eacute; sp&eacute;ciale en tenant lieu). Le port d&rsquo;une plaque d&rsquo;identit&eacute; militaire est r&eacute;glement&eacute; par instructions minist&eacute;rielles. Tout militaire en tenue, quel que soit son grade, doit pr&eacute;senter sa carte d&rsquo;identit&eacute; &agrave; toute r&eacute;quisition d&rsquo;un sup&eacute;rieur, ainsi qu&rsquo;&agrave; celle des officiers ou sous-officiers de la gendarmerie et de tout fonctionnaire ou agent des divers services de police.<\/p>\n<p>Article 60.<\/p>\n<p>D&eacute;tention et port d&rsquo;armes.<\/p>\n<p>1. Armes de dotation r&eacute;glementaire : Les armes ne sont port&eacute;es qu&rsquo;en tenue militaire ; toutefois, elles peuvent l&rsquo;&ecirc;tre en tenue civile sur autorisation ou instructions sp&eacute;ciales du commandement ; Les armes sont obligatoirement port&eacute;es par les officiers et sous-officiers lorsqu&rsquo;ils participent &agrave; l&rsquo;encadrement de militaires en armes ou lorsqu&rsquo;ils en ont re&ccedil;u l&rsquo;ordre pour l&rsquo;ex&eacute;cution de missions particuli&egrave;res.<\/p>\n<p>2. Armes personnelles : Les militaires d&rsquo;active ou de r&eacute;serve de tout grade sont soumis, en mati&egrave;re d&rsquo;acquisition, de d&eacute;tention et de port d&rsquo;armes, aux dispositions l&eacute;gislatives et r&eacute;glementaires ainsi qu&rsquo;aux instructions en vigueur dans les arm&eacute;es ; Les officiers et sous-officiers ne peuvent utiliser des armes personnelles dans le service, les introduire dans un &eacute;tablissement militaire ou sur un b&acirc;timent de la marine que sur autorisation du chef de corps ; Il est interdit aux hommes du rang de d&eacute;tenir dans un &eacute;tablissement militaire ou sur un b&acirc;timent de la marine et, d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, de porter, m&ecirc;me en uniforme, une 8864 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRAN&Ccedil;AISE 8 Octobre 1966 arme personnelle. Les armes irr&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;tenues ou port&eacute;es sont retir&eacute;es provisoirement par l&rsquo;autorit&eacute; militaire, ind&eacute;pendamment des sanctions disciplinaires ou p&eacute;nales encourues par les int&eacute;ress&eacute;s. Article 61. D&eacute;tention et usage de certains mat&eacute;riels.<\/p>\n<p>1. La d&eacute;tention et l&rsquo;usage d&rsquo;appareils photographiques, cin&eacute;matographiques et enregistreurs, ainsi que des postes r&eacute;cepteurs ou &eacute;metteurs de radiodiffusion ou de t&eacute;l&eacute;vision dans les enceintes et &eacute;tablissements militaires ainsi qu&rsquo;&agrave; bord des b&acirc;timents de la marine, peuvent &ecirc;tre soumis &agrave; l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable du chef de corps ou du chef de service dans les conditions fix&eacute;es par l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure.<\/p>\n<p>2. La publication ou la cession de films, de photographies ou d&rsquo;enregistrements pris dans les enceintes et &eacute;tablissements militaires et &agrave; bord des b&acirc;timents de la marine est soumise &agrave; l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable de l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure. Les demandes d&rsquo;autorisation doivent &ecirc;tre accompagn&eacute;es des clich&eacute;s, films ou enregistrements correspondants.<\/p>\n<p>Article 62.<\/p>\n<p>Interdictions diverses.<\/p>\n<p>Dans les enceintes et &eacute;tablissements militaires, ainsi qu&rsquo;&agrave; bord des b&acirc;timents de la marine, il est interdit : D&rsquo;introduire les &eacute;crits et publications dont la liste est arr&ecirc;t&eacute;e par le ministre ; sous r&eacute;serve d&rsquo;en rendre compte, les chefs de corps et chefs de service sont habilit&eacute;s &agrave; proscrire la diffusion inopin&eacute;e de tout document de nature &agrave; nuire au moral et &agrave; la discipline ; D&rsquo;organiser des manifestations sur des sujets politiques ou d&rsquo;y prendre part, d&rsquo;apposer sans autorisation des affiches ou de distribuer des tracts ; De proc&eacute;der &agrave; des collectes ou souscriptions ; De se livrer &agrave; des jeux d&rsquo;argent ; D&rsquo;introduire sans autorisation des stup&eacute;fiants, toxiques, spiritueux, mati&egrave;res inflammables ou explosives.<\/p>\n<p>Article 63.<\/p>\n<p>Correspondance militaire.<\/p>\n<p>1. La correspondance militaire doit &ecirc;tre concise, claire, pr&eacute;cise et d&rsquo;une pr&eacute;sentation soign&eacute;e. Elle est r&eacute;dig&eacute;e dans une forme respectueuse de la part du subalterne. Elle n&rsquo;est pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;aucune appellation et ne comporte pas de formule de politesse. Lorsque la correspondance est adress&eacute;e &agrave; des autorit&eacute;s ou organismes civils, il y a lieu de se conformer aux usages. Les documents et pi&egrave;ces utilis&eacute;s dans la correspondance militaire sont &eacute;tablis dans les formes prescrites par les instructions en vigueur. Le grade, le nom et la fonction du signataire doivent y appara&icirc;tre clairement.<\/p>\n<p>2. En r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale, le chef d&rsquo;un &eacute;chelon de commandement signe personnellement les documents : Destin&eacute;s &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure ; Engageant sa responsabilit&eacute; vis-&agrave;-vis de l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure ; Portant une appr&eacute;ciation sur l&rsquo;action ou l&rsquo;opinion d&rsquo;un subordonn&eacute; ; Engageant des d&eacute;penses ou une proc&eacute;dure p&eacute;nale judiciaire ; Portant d&eacute;cision lorsqu&rsquo;il a re&ccedil;u d&eacute;l&eacute;gation. Il peut donner &agrave; certains de ses subordonn&eacute;s l&rsquo;autorisation de signer les pi&egrave;ces de service courant ou de routine ainsi que les documents d&rsquo;application de ses ordres et directives g&eacute;n&eacute;rales.<\/p>\n<p>3. Certains documents et correspondances officielles peuvent faire l&rsquo;objet de mesures sp&eacute;ciales de classification, de reproduction, de circulation et de conservation d&eacute;finies par des instructions relatives aux dispositions &agrave; prendre pour la protection du secret.<\/p>\n<p>4. Toute correspondance officielle est achemin&eacute;e par la voie hi&eacute;rarchique aussi bien vers les autorit&eacute;s sup&eacute;rieures que vers les autorit&eacute;s subordonn&eacute;es. Cette r&egrave;gle peut toutefois &ecirc;tre transgress&eacute;e quand il existe une r&eacute;glementation particuli&egrave;re ou en raison de circonstances sp&eacute;ciales, suivant les ordres de l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>TITRE IV RECOMPENSES ET PUNITIONS CHAPITRE<\/p>\n<p>1er R&eacute;compenses.<\/p>\n<p>Article 64.<\/p>\n<p>Principes.<\/p>\n<p>1. Les r&eacute;compenses reconnaissent le m&eacute;rite. Elles permettent au sup&eacute;rieur de marquer sa satisfaction et de susciter l&rsquo;&eacute;mulation. Elles doivent &ecirc;tre accord&eacute;es avec mesure et sans retard pour garder leur valeur.<\/p>\n<p>2. Elles sont attribu&eacute;es pour les motifs suivants : Actes exceptionnels de courage et de d&eacute;vouement ; Efficacit&eacute; exemplaire dans le service ; D&eacute;vouement &agrave; la collectivit&eacute;. 3. Elles sont d&eacute;cern&eacute;es par les autorit&eacute;s d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article suivant. Tout acte m&eacute;ritoire doit &ecirc;tre port&eacute; &agrave; leur connaissance.<\/p>\n<p>Article 65.<\/p>\n<p>Tableau des r&eacute;compenses.<\/p>\n<p>1. Tout militaire en activit&eacute; ou de r&eacute;serve peut faire l&rsquo;objet des r&eacute;compenses indiqu&eacute;es dans le tableau ci-apr&egrave;s, qui mentionne &eacute;galement les droits des diff&eacute;rentes autorit&eacute;s en la mati&egrave;re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 390pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"390pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 10240; width: 210pt;\" width=\"280\" \/>\n<col style=\"width: 60pt;\" span=\"3\" width=\"80\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 25.5pt;\">\n<td style=\"height: 25.5pt; width: 210pt;\" width=\"280\" height=\"34\"><strong>NATURE DES RECONPONSES&nbsp;<\/strong><\/td>\n<td class=\"xl63\" style=\"width: 180pt;\" colspan=\"3\" width=\"240\"><strong>AUTORITES pouvant acorder ces r&eacute;conponses<\/strong><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 43.5pt;\">\n<td style=\"height: 43.5pt;\" height=\"58\">&nbsp;<\/td>\n<td>Minsistre&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>Chef de corps<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">D&eacute;coration<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Citations (1) :<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Arm&eacute;e<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Corps d&rsquo;arm&eacute;e<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Division<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Brigade<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">R&eacute;giment<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">T&eacute;moignages de satisfaction<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">F&eacute;licitatons<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>X<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">R&eacute;compenses en nature ou en esp&eacute;ces<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Permissions exceptionnelles &agrave;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">titre de r&eacute;compense.<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les officiers sup&eacute;rieurs exer&ccedil;ant un commandement et relevant directement du ministre ont, en mati&egrave;re de r&eacute;compense, les m&ecirc;mes pouvoirs que les officiers g&eacute;n&eacute;raux dans leur commandement.<\/p>\n<p>2. Les d&eacute;corations, citations, t&eacute;moignages de satisfaction et f&eacute;licitations sont inscrits avec leurs motifs dans les dossiers et livrets matricules des int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Article 66.<\/strong><\/p>\n<p>D&eacute;corations.<\/p>\n<p>Les d&eacute;corations sont attribu&eacute;es pour reconna&icirc;tre des actions d&rsquo;&eacute;clat, des faits de guerre, des m&eacute;rit&eacute;s &eacute;minents ou distingu&eacute;s ou pour r&eacute;compenser des actes m&eacute;ritoires ou des services rendus. Certaines d&rsquo;entre elles accompagnent des citations. Leur attribution fait l&rsquo;objet d&rsquo;une publication.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Article 67.<\/strong><\/p>\n<p>Citations.<\/p>\n<p>T. Les citations sanctionnent des actions d&rsquo;&eacute;clat, des faits de guerre et, exceptionnellement, des actes de courage ou de d&eacute;vouement. Selon la valeur de ces actes, les citations sont d&eacute;cern&eacute;es &agrave; l&rsquo;ordre : De l&rsquo;arm&eacute;e ; Du corps d&rsquo;arm&eacute;e ; De la division ; De la brigade ; Du r&eacute;giment. Elles sont attribu&eacute;es par l&rsquo;&eacute;chelon de commandement imm&eacute;diatement sup&eacute;rieur &agrave; celui &agrave; l&rsquo;ordre duquel elles sont d&eacute;cern&eacute;es. Des citations collectives peuvent &ecirc;tre d&eacute;cern&eacute;es &agrave; des unit&eacute;s.<\/p>\n<p>2. Les citations sont port&eacute;es &agrave; la connaissance de l&rsquo;ensemble des militaires relevant de l&rsquo;&eacute;chelon de commandement &agrave; l&rsquo;ordre duquel elles sont attribu&eacute;es. Les citations &agrave; l&rsquo;ordre de l&rsquo;arm&eacute;e font l&rsquo;objet d&rsquo;une publication.<\/p>\n<p>3. Certaines citations comportent l&rsquo;attribution d&rsquo;une d&eacute;coration ou d&rsquo;un insigne remis au titulaire au cours d&rsquo;une prise d&rsquo;armes.<\/p>\n<p>4. Les citations &agrave; l&rsquo;ordre de la gendarmerie nationale sont attribu&eacute;es dans les conditions fix&eacute;es par la r&eacute;glementation en vigueur en la mati&egrave;re.<\/p>\n<p><strong>Article 68.<\/strong><\/p>\n<p>Fourrag&egrave;res.<\/p>\n<p>1. Les fourrag&egrave;res sont des insignes destin&eacute;s &agrave; rappeler d&rsquo;une fa&ccedil;on apparente et permanente les actions d&rsquo;&eacute;clat des unit&eacute;s cit&eacute;es plusieurs fois &agrave; l&rsquo;ordre de l&rsquo;arm&eacute;e. Elles sont tress&eacute;es, selon le cas, aux couleurs du ruban de la Croix de guerre, de la M&eacute;daille militaire ou de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur.<\/p>\n<p>2. A titre collectif, le droit au port de ces insignes est reconnu aux seuls militaires appartenant &agrave; l&rsquo;unit&eacute; &agrave; laquelle lesdits insignes ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;s. A titre individuel, ce droit est reconnu aux personnels ayant effectivement pris part &agrave; tous les faits de guerre qui ont valu &agrave; l&rsquo;unit&eacute; l&rsquo;attribution de ces insignes.<\/p>\n<p><strong>Article 69.<\/strong><\/p>\n<p>T&eacute;moignages de satisfaction, f&eacute;licitations.<\/p>\n<p>1. Les r&eacute;compenses suivantes sont d&eacute;cern&eacute;es pour sanctionner des actes ou travaux exceptionnels : T&eacute;moignages de satisfaction ; F&eacute;licitations. 2<\/p>\n<p>Les t&eacute;moignages de satisfaction sont accord&eacute;s par le ministre ou par les officiers g&eacute;n&eacute;raux dans leur commandement. Ils se traduisent par l&rsquo;indication de l&rsquo;&eacute;chelon de commandement qui l&rsquo;accorde et du motif du t&eacute;moignage d&eacute;cern&eacute;. L&rsquo;ensemble des militaires relevant de l&rsquo;&eacute;chelon correspondant en est inform&eacute;.<\/p>\n<p>3. Les f&eacute;licitations sont adress&eacute;es sous forme d&rsquo;une lettre personnelle par l&rsquo;autorit&eacute; qui les d&eacute;cerne. Le texte en est rendu public &agrave; l&rsquo;&eacute;chelon consid&eacute;r&eacute; ; les militaires qui en sont l&rsquo;objet sont f&eacute;licit&eacute;s officiellement au cours d&rsquo;un rassemblement ou d&rsquo;une inspection. 4. Les f&eacute;licitations et les t&eacute;moignages de satisfaction collectifs peuvent &ecirc;tre d&eacute;cern&eacute;s &agrave; des unit&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Article 70.<\/strong><\/p>\n<p>R&eacute;compenses en nature et en esp&egrave;ces. Les r&eacute;compenses en nature ou en esp&egrave;ces peuvent &ecirc;tre attribu&eacute;es par tous les &eacute;chelons de commandement pour sanctionner les r&eacute;sultats obtenus &agrave; l&rsquo;occasion de comp&eacute;titions et d&rsquo;examens divers. De semblables r&eacute;compenses peuvent &ecirc;tre allou&eacute;es pour reconna&icirc;tre des actes m&eacute;ritoires ou encourager des travaux ou recherches personnels contribuant soit &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; ou &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration du service, soit au perfectionnement du mat&eacute;riel des arm&eacute;es.<\/p>\n<p><strong>Article 71.<\/strong><\/p>\n<p>Permissions exceptionnelles.<\/p>\n<p>Ind&eacute;pendamment des permissions normales, les chefs de corps peuvent accorder, &agrave; titre de r&eacute;compense, des permissions individuelles de caract&egrave;re exceptionnel dans les limites de huit jours par an.<\/p>\n<p><strong>Article 72.<\/strong><\/p>\n<p>Certificat de bonne conduite.<\/p>\n<p>1. Au moment de leur lib&eacute;ration, les militaires non officiers re&ccedil;oivent, s&rsquo;ils en sont jug&eacute;s dignes, un certificat attestant leur bonne conduite sous les drapeaux, d&eacute;livr&eacute; par le chef de corps dont rel&egrave;ve l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;.<\/p>\n<p>2. En cas de condamnation, de punition grave ou de punitions r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, le chef de corps, apr&egrave;s avis conforme d&rsquo;un conseil de discipline, peut proposer le refus du certificat de bonne conduite. Le dossier de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est alors transmis pour d&eacute;cision &agrave; l&rsquo;&eacute;chelon de commandement imm&eacute;diatement sup&eacute;rieur.<\/p>\n<p>3. En dehors des administrations publiques, il est interdit de donner des renseignements sur la conduite tenue par les militaires durant leur pr&eacute;sence sous les drapeaux.<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE II<\/strong><\/p>\n<p>Punitions.<\/p>\n<p><strong>Article 73.<\/strong><\/p>\n<p>Principes.<\/p>\n<p>1. Les punitions sanctionnent le manquement au devoir ou la n&eacute;gligence. Elles contribuent &agrave; redresser la conduite du militaire fautif et, par leur valeur d&rsquo;exemple, elles sont une mise en garde pour tous. Elles constituent une sanction morale &agrave; laquelle s&rsquo;ajoute, pour les plus graves, une restriction de libert&eacute; ou une modification de la Quation statutaire de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;. Elles peuvent avoir, en outre, une influence sur la notation et l&rsquo;avancement.<\/p>\n<p>2. Les militaires sont justiciables des juridictions des forces arm&eacute;es pour les infractions d&rsquo;ordre militaire. Ils r&eacute;pondent des autres infractions devant ces m&ecirc;mes juridictions ou devant les tribunaux de droit commun, selon les r&egrave;gles de comp&eacute;tence pr&eacute;vues par le code de justice militaire. Une m&ecirc;me faute peut &ecirc;tre sanctionn&eacute;e &agrave; la fois sur le plan p&eacute;nal et sur le plan disciplinaire. L&rsquo;action disciplinaire est ind&eacute;pendante de l&rsquo;action p&eacute;nale ; une condamnation p&eacute;nale n&rsquo;entra&icirc;ne pas n&eacute;cessairement une sanction disciplinaire ; le refus d&rsquo;ordre de poursuite, le nonlieu ou l&rsquo;acquittement ne font pas obstacle &agrave; l&rsquo;exercice du pouvoir disciplinaire, pourvu que les faits r&eacute;pr&eacute;hensibles soient &eacute;tablis et qu&rsquo;ils n&rsquo;apparaissent pas sous une qualification p&eacute;nale dans le motif de la punition.<\/p>\n<p>3. En aucun cas les fautes individuelles ne peuvent entra&icirc;ner une r&eacute;pression collective.<\/p>\n<p>4. Le droit de punir est li&eacute; &agrave; la fonction, non au grade. Il est r&eacute;serv&eacute; &agrave; diff&eacute;rents &eacute;chelons du commandement jusqu&rsquo;&agrave; celui des chefs de corps lorsque ceux-ci sont officiers sup&eacute;rieurs ou titulaires d&rsquo;une lettre de commandement. Toutefois, dans le cas vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 22-3 (alin&eacute;a 4), les sanctions &eacute;ventuellement encourues ne peuvent &ecirc;tre prononc&eacute;es que par le ministre. Les autorit&eacute;s investies du droit de punir peuvent accorder des d&eacute;l&eacute;gations temporaires &agrave; l&rsquo;&eacute;chelon qui leur est imm&eacute;diatement subordonn&eacute;. En outre, des d&eacute;l&eacute;gations peuvent &ecirc;tre exceptionnellement accord&eacute;es &agrave; d&rsquo;autres &eacute;chelons hi&eacute;rarchiques, dans les limites et cas pr&eacute;vus par des instructions du ministre.<\/p>\n<p>Tout sup&eacute;rieur a le devoir de signaler toute infraction et le droit de demander une sanction.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Article 74.<\/strong><\/p>\n<p>Tableau des punitions.<\/p>\n<p>1. Les punitions, indiqu&eacute;es dans le tableau suivant, sont de trois ordres :<\/p>\n<p>En mati&egrave;re de punitions, les aspirants sont soumis aux r&egrave;gles pr&eacute;vues pour les officiers, &agrave; l&rsquo;exception des sanctions de nature statutaire.<\/p>\n<p>Les militaires &eacute;l&egrave;ves des &eacute;coles de formation sonj; soumis au r&eacute;gime de punitions particulier &agrave; leur &eacute;cole. Les personnels de la r&eacute;serve pr&eacute;sents sous les drapeaux sont passibles des punitions des deux premiers ordres dans les m&ecirc;mes conditions que les personnels en activit&eacute; et des sanctions du troisi&egrave;me ordre qui leur sont propres.<\/p>\n<p>2. Les punitions des deux premiers ordres ci-dessus ne peuvent pas &ecirc;tre cumul&eacute;es. Par contre, elles peuvent pr&eacute;c&eacute;der des sanctions statutaires.<\/p>\n<p><strong>Article 75.<\/strong><\/p>\n<p>Avertissement. L&rsquo;avertissement sanctionne une faute sans gravit&eacute;. Il est inflig&eacute; par le chef de corps et notifi&eacute; verbalement soit en particulier, soit en pr&eacute;sence d&rsquo;autres supeurs de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;. Il est inscrit au registre des punitions mais ne figure pas dans le dossier ou le livret matricule.<\/p>\n<p><strong>Article 76.<\/strong><\/p>\n<p>R&eacute;primande.<\/p>\n<p>La r&eacute;primande sanctionne une faute assez grave ou des fautes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es de gravit&eacute; moindre commises par des officiers ou des sous-officiers. Elle est inflig&eacute;e : Aux officiers, par le chef de corps ou l&rsquo;officier g&eacute;n&eacute;ral exer&ccedil;ant le commandement sup&eacute;rieur ; Aux sous-officiers, par le chef de corps. Elle est notifi&eacute;e verbalement, soit en particulier, soit en pr&eacute;sence d&rsquo;autres sup&eacute;rieurs de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; et inscrite, avec son motif, au dossier individuel.<\/p>\n<p><strong>Article 77. <\/strong><\/p>\n<p>Bl&acirc;me.&nbsp;<\/p>\n<p>Le bl&acirc;me sanctionne une faute grave ou tr&egrave;s grave commise par un officier. Il est inflig&eacute;, soit par l&rsquo;officier g&eacute;n&eacute;ral exer&ccedil;ant le commandement dont rel&egrave;ve cet officier, soit, dans les cas les plus graves, par le ministre. Il est notifi&eacute; par une lettre de l&rsquo;autorit&eacute; qui l&rsquo;inflige, laquelle est communiqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; par le chef de corps avant insertion au dossier individuel.<\/p>\n<p><strong>Article 78<\/strong>.<\/p>\n<p>Consigne.<\/p>\n<p>1. La consigne sanctionne une faute assez grave, ou des fautes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es de gravit&eacute; moindre, commises par des hommes du rang. Elle est inflig&eacute;e par le chef de corps.<\/p>\n<p>2. Les hommes consign&eacute;s sont priv&eacute;s, pendant la dur&eacute;e de leur punition, des autorisations d&rsquo;absence et des permissions auxquelles ils pourraient normalement pr&eacute;tendre. Cependant, les permissions d&eacute;j&agrave; accord&eacute;es ne sont pas suspendues. En outre, les personnels punis de consigne participent aux travaux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral effectu&eacute;s pendant les heures de loisirs ou de repos.<\/p>\n<p>3. Un tour de consigne correspond &agrave; la privation d&rsquo;une matin&eacute;e, d&rsquo;un apr&egrave;s-midi ou d&rsquo;une soir&eacute;e de sortie, la privation d&rsquo;une journ&eacute;e enti&egrave;re de sortie &eacute;quivalant &agrave; trois tours de consigne. Il ne peut &ecirc;tre inflig&eacute; plus de dix tours de consigne pour sanctionner une faute, ni plus de vingt tours cons&eacute;cutifs pour sanctionner plusieurs fautes. La punition prend effet la premi&egrave;re matin&eacute;e ou apr&egrave;s-midi ou soir&eacute;e de sortie suivant la notification de la punition au militaire int&eacute;ress&eacute;.<\/p>\n<p>4. La consigne est notifi&eacute;e verbalement &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; qui l&rsquo;inflige. Elle fait l&rsquo;objet d&rsquo;une inscription motiv&eacute;e au livret matricule.<\/p>\n<p><strong>Article 79.<\/strong><\/p>\n<p>Arr&ecirc;ts.<\/p>\n<p>1. Les arr&ecirc;ts sanctionnent une faute grave ou des fautes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es de gravit&eacute; moindre commises par les sous-officiers ou les hommes du rang. Ils sont inflig&eacute;s soit dans la limite de trente jours, par le chef de corps, soit dans la limite de soixante jours, par l&rsquo;officier g&eacute;n&eacute;ral exer&ccedil;ant le commandement dont rel&egrave;vent les int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p>2. Les sous-officiers et les hommes du rang aux arr&ecirc;ts effectuent leur service dans les conditions normales. En dehors du service, il leur est interdit de quitter leur unit&eacute;. Ils ne peuvent se rendre dans les salles de distractions. Les hommes du rang passent la nuit dans un local sp&eacute;cialement am&eacute;nag&eacute; et surveill&eacute; dit &laquo; salle d&rsquo;arr&ecirc;ts &raquo;.<\/p>\n<p>3. La punition se compte en &laquo;jours d&rsquo;arr&ecirc;ts&raquo;. Elle commence &agrave; partir du jour o&ugrave; la privation de libert&eacute; est effective. Il ne peut &ecirc;tre inflig&eacute; plus de soixante jours d&rsquo;arr&ecirc;ts. 4. Les arr&ecirc;ts sont notifi&eacute;s verbalement &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; qui les inflige. &bull; Ils font l&rsquo;objet d&rsquo;une inscription motiv&eacute;e au dossier individuel ou au livret matricule.<\/p>\n<p><strong>Article 80.<\/strong><\/p>\n<p>Arr&ecirc;ts de rigueur.<\/p>\n<p>1. Les arr&ecirc;ts de rigueur sanctionnent une faute tr&egrave;s grave. Ils sont la plus s&eacute;v&egrave;re des punitions disciplinaires. Ils sont inflig&eacute;s : Aux officiers et sous-officiers, soit dans la limite de trente jours par l&rsquo;officier g&eacute;n&eacute;ral exer&ccedil;ant le commandement dont ils rel&egrave;vent, soit dans la limite de soixante jours par le ministre ; Aux hommes du rang, dans la limite de soixante jours, par l&rsquo;officier g&eacute;n&eacute;ral exer&ccedil;ant le commandement dont ils rel&egrave;vent.<\/p>\n<p>2. Les militaires aux arr&ecirc;ts de rigueur cessent de participer au service de leur unit&eacute;. Ils sont soumis &agrave; un r&eacute;gime sp&eacute;cial de privation de libert&eacute; qui est subi dans une enceinte militaire d&eacute;sign&eacute;e par le commandement : Pour les officiers et sous-officiers : dans les chambres d&rsquo;arr&ecirc;ts individuelles ;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour les hommes du rang : dans les locaux d&rsquo;arr&ecirc;ts. Ils y prennent leurs repas et ne peuvent en sortir qu&rsquo;une heure par jour. Les visites ne peuvent &ecirc;tre accord&eacute;es qu&rsquo;&agrave; titre exceptionnel. Un r&eacute;gime aggrav&eacute; d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur pour les officiers peut &ecirc;tre prescrit par le ministre pour sanctionner des fautes exceptionnellement graves.<\/p>\n<p>3. La punition se compte en &laquo;jours d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur&raquo;. Elle commence &agrave; partir du jour o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est conduit en chambre d&rsquo;arr&ecirc;ts ou dans les locaux d&rsquo;arr&ecirc;ts. Il ne peut &ecirc;tre inflig&eacute; plus de soixante jours d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur.<\/p>\n<p>4. Les arr&ecirc;ts de rigueur sont notifi&eacute;s par &eacute;crit par l&rsquo;autorit&eacute; qui les inflige. La sanction est communiqu&eacute;e &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; par le chef de corps. Elle fait l&rsquo;objet d&rsquo;une inscription motiv&eacute;e au dossier individuel ou au livret matricule.<\/p>\n<p><strong>Article 81.<\/strong><\/p>\n<p>Sanctions modifiant&lsquo; la situation statutaire des militaires. Ces sanctions, inflig&eacute;es aux militaires conform&eacute;ment aux dispositions statutaires qui leur sont propres et prononc&eacute;es par les autorit&eacute;s dans les formes pr&eacute;vues par ces textes, s&rsquo;appliquent au grade, &agrave; l&rsquo;avancement ou &agrave; l&rsquo;emploi.<\/p>\n<p><strong>Article 82.<\/strong><\/p>\n<p>Classification des fa&icirc;ites.<\/p>\n<p>Les fautes sont class&eacute;es en sept cat&eacute;gories groupant les actes ou manquements de m&ecirc;me nature ou r&eacute;sultant d&rsquo;un m&ecirc;me &eacute;tat d&rsquo;esprit. Premi&egrave;re cat&eacute;gorie : fautes tendant &agrave; soustraire leur auteur &agrave; ses obligations militaires. Deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie : fautes contre l&rsquo;honneur, le devoir ou la probit&eacute;. Troisi&egrave;me cat&eacute;gorie : fautes contre la discipline militaire. Quatri&egrave;me cat&eacute;gorie : manquements aux consignes. Cinqui&egrave;me cat&eacute;gorie : fautes et n&eacute;gligences professionnelles. Sixi&egrave;me cat&eacute;gorie : fautes concernant la tenue et la conduite. Septi&egrave;me cat&eacute;gorie : fautes contre la morale.<\/p>\n<p><strong>Article 83<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;Bar&egrave;me des punitions.<\/p>\n<p>1. Les punitions sont inflig&eacute;es aux sous-officiers et hommes du rang dans les limites d&rsquo;un bar&egrave;me fix&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du ministre. Ce bar&egrave;me &eacute;num&egrave;re, en les classant par cat&eacute;gories, les diff&eacute;rentes fautes, indique pour chacune d&rsquo;elles le maximum de la punition qui peut &ecirc;tre inflig&eacute;e et d&eacute;termine ainsi, en fonction du motif retenu, l&rsquo;autorit&eacute; ayant &agrave; statuer en dernier ressort.<\/p>\n<p>2. Lorsqu&rsquo;un sous-officier ou un homme du rang a commis plusieurs fautes, il peut lui &ecirc;tre inflig&eacute; plusieurs punitions dont le total ne peut d&eacute;passer soixante jours d&rsquo;arr&ecirc;ts ou d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur ou vingt tours de consigne.<\/p>\n<p><strong>Article 84.<\/strong><\/p>\n<p>Sursis disciplinaire.<\/p>\n<p>1. Le sursis suspend l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;une punition de consigne ou d&rsquo;arr&ecirc;ts pendant un d&eacute;lai de trois mois pour la consigne et, sur d&eacute;cision de l&rsquo;autorit&eacute; qui inflige la punition, de trois &agrave; neuf mois pour les arr&ecirc;ts. Pass&eacute; ces d&eacute;lais, la punition est effac&eacute;e si le militaire n&rsquo;a fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune autre punition restrictive de libert&eacute;. Dans le cas contraire, elle est ex&eacute;cut&eacute;e et s&rsquo;ajoute &agrave; la nouvelle punition. &nbsp;<\/p>\n<p>Si, de ce fait, la privation de libert&eacute; d&eacute;passe le maximum indiqu&eacute; &agrave; l&rsquo;article 83-2, la punition est ex&eacute;cut&eacute;e en plusieurs fois &agrave; des intervalles de huit jours au moins. Le sursis ne s&rsquo;applique pas aux punitions d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur.<\/p>\n<p>2. Le sursis est normalement accord&eacute; aux militaires de bonne conduite habituelle n&rsquo;ayant jamais encouru de punitions. Il peut l&rsquo;&ecirc;tre &eacute;galement &agrave; ceux n&rsquo;ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucune punition d&rsquo;arr&ecirc;ts ou d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur dans les six derniers mois.<\/p>\n<p>3. Les punitions ne sont inscrites de mani&egrave;re d&eacute;finitive au dossier individuel ou au livret matricule qu&rsquo;en cas de r&eacute;vocation du sursis.<\/p>\n<p><strong>Article 85.<\/strong><\/p>\n<p>R&eacute;cidive. Tout militaire qui, moins de trois mois apr&egrave;s avoir commis une faute sanctionn&eacute;e par une, punition restrictive de libert&eacute;, commet une faute class&eacute;e dans la m&ecirc;me cat&eacute;gorie du bar&egrave;me est en &eacute;tat de r&eacute;cidive. Dans ce cas, la punition maximale qui peut lui &ecirc;tre inflig&eacute;e est celle fix&eacute;e par le bar&egrave;me, multipli&eacute;e par le nombre de r&eacute;cidives, sans pouvoir d&eacute;passer les maxima indiqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 83.-2.<\/p>\n<p><strong>Article 86. <\/strong><\/p>\n<p>Punitions des officiers. Les pouvoirs des diff&eacute;rentes autorit&eacute;s &agrave; l&rsquo;encontre des officiers s&rsquo;exercent, pour chaque punition, dans la limite des maxima indiqu&eacute;s ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 510pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"510pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 10240; width: 210pt;\" width=\"280\" \/>\n<col style=\"width: 60pt;\" span=\"5\" width=\"80\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 25.5pt;\">\n<td style=\"height: 25.5pt; width: 210pt;\" width=\"280\" height=\"34\"><strong>AUTORITES<\/strong><\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 240pt;\" colspan=\"4\" width=\"320\"><strong>SANCTIONS<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 60pt;\" width=\"80\">&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 43.5pt;\">\n<td style=\"height: 43.5pt;\" height=\"58\">&nbsp;<\/td>\n<td>avertisement&nbsp;<\/td>\n<td>Reprimande&nbsp;<\/td>\n<td>Blame&nbsp;<\/td>\n<td>Autre regueur<\/td>\n<td>Statutairais<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 81.75pt;\">\n<td style=\"height: 81.75pt;\" height=\"109\">Ministre Of\ufb01cier g&eacute;n&eacute;ral dans commandement.<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>60 JOURS&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Chef de corps.<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>60 JOURS&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ces punitions ne sont pas d&eacute;termin&eacute;es par un bar&egrave;me.<\/p>\n<p><strong>Article 87. <\/strong><\/p>\n<p>Punitions des sous-officiers.<\/p>\n<p>Les pouvoirs des diff&eacute;rentes autorit&eacute;s &agrave; l&rsquo;encontre des sousofficiers s&rsquo;exercent, pour chaque punition, suivant les indications du bar&egrave;me et dans la limite des maxima indiqu&eacute;s ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 510pt; border-style: solid;\" border=\"1\" width=\"510pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 10240; width: 210pt;\" width=\"280\" \/>\n<col style=\"width: 60pt;\" span=\"5\" width=\"80\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 25.5pt;\">\n<td style=\"height: 25.5pt; width: 210pt;\" width=\"280\" height=\"34\"><strong>AUTORITES<\/strong><\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 240pt;\" colspan=\"4\" width=\"320\"><strong>SANCTIONS<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 60pt;\" width=\"80\">&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 43.5pt;\">\n<td style=\"height: 43.5pt;\" height=\"58\">&nbsp;<\/td>\n<td>avertisement&nbsp;<\/td>\n<td>Reprimande&nbsp;<\/td>\n<td>Blame&nbsp;<\/td>\n<td>Autre regeur<\/td>\n<td>Statutairais<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 81.75pt;\">\n<td style=\"height: 81.75pt;\" height=\"109\">Ministre Of\ufb01cier g&eacute;n&eacute;ral dans commandement.<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>60 JOUR<\/td>\n<td>60 JOURS&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15.0pt;\" height=\"20\">Chef de corps.<\/td>\n<td>X<\/td>\n<td>20 JOURS&nbsp;<\/td>\n<td>30 JOUR<\/td>\n<td>&nbsp;<\/td>\n<td>X<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Article 88.<\/strong><\/p>\n<p>Punitions des hommes du rang.<\/p>\n<p>Les pouvoirs des diff&eacute;rentes autorit&eacute;s &agrave; l&rsquo;encontre des hommes du rang s&rsquo;exercent, pour chaque punition, suivant les indications du bar&egrave;me et dans la limite des maxima indiqu&eacute;s ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; width: 731px; border-style: solid; height: 243px;\" border=\"1\" width=\"510pt\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<colgroup>\n<col style=\"mso-width-source: userset; mso-width-alt: 10240; width: 210pt;\" width=\"280\" \/>\n<col style=\"width: 60pt;\" span=\"5\" width=\"80\" \/> <\/colgroup>\n<tbody>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 25.5pt;\">\n<td style=\"height: 25.5pt; width: 299.328px;\" height=\"34\"><strong>AUTORITES<\/strong><\/td>\n<td class=\"xl65\" style=\"width: 342.062px;\" colspan=\"4\"><strong>SANCTIONS<\/strong><\/td>\n<td style=\"width: 85.6094px;\">&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 43.5pt;\">\n<td style=\"height: 43.5pt; width: 299.328px;\" height=\"58\">&nbsp;<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">avertisement&nbsp;<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">Reprimande&nbsp;<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">Blame&nbsp;<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">Autre&nbsp; regueur<\/td>\n<td style=\"width: 85.6094px;\">Statutairais<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"mso-height-source: userset; height: 81.75pt;\">\n<td style=\"height: 81.75pt; width: 299.328px;\" height=\"109\">Ministre Of\ufb01cier g&eacute;n&eacute;ral dans commandement.<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">&nbsp;<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">&nbsp;<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">60 JOUR<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">60 JOURS&nbsp;<\/td>\n<td style=\"width: 85.6094px;\">X<\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 15.0pt;\">\n<td style=\"height: 15pt; width: 299.328px;\" height=\"20\">Chef de corps.<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">X<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">X<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">60 JOUR<\/td>\n<td style=\"width: 84.7656px;\">30 JOURS<\/td>\n<td style=\"width: 85.6094px;\">X<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Article 89.<\/strong><\/p>\n<p>Punitions du personnel militaire f&eacute;minin.<\/p>\n<p>1. Les punitions susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre inflig&eacute;es au personnel militaire f&eacute;minin sont, : Pour le personnel des classes : les punitions applicables aux officiers, &agrave; l&rsquo;exception des arr&ecirc;ts de rigueur ; Pour le personnel des cat&eacute;gories : les punitions applicables aux sous-officiers, &agrave; l&rsquo;exception des arr&ecirc;ts et des arr&ecirc;ts de rigueur.<\/p>\n<p>2. La suspension de vol est une sanction applicable aux convoyeuses de l&rsquo;air, dans les conditions fix&eacute;es pour le personnel de l&rsquo;arm&eacute;e de l&rsquo;air.<\/p>\n<p><strong>Article 90.<\/strong><\/p>\n<p>Exercice du droit de punir.<\/p>\n<p>1. Lorsqu&rsquo;un militaire a commis une faute, il fait l&rsquo;objet d&rsquo;une demande de punition qui est motiv&eacute;e dans les termes pr&eacute;vus au bar&egrave;me pour cette faute s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un sous-officier ou d&rsquo;un homme du rang. Cette demande est obligatoirement adress&eacute;e &agrave; son chef de corps, m&ecirc;me si elle &eacute;mane d&rsquo;une autorit&eacute; ext&eacute;rieure &agrave; l&rsquo;unit&eacute;.<\/p>\n<p>2. Le chef de corps ou son d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &eacute;tablit l&rsquo;exactitude des faits, entend l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; et arr&ecirc;te le motif. Il r&egrave;gle d&eacute;finitivement la punition si le maximum correspondant au motif retenu ne d&eacute;passe pas ses pouvoirs disciplinaires, tels qu&rsquo;ils sont pr&eacute;vus aux articles 86, 87 et 88. Dans le cas contraire, il adresse une demande de punition&agrave; l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure, qui statue dans la limite de ses pouvoirs ; il agit de m&ecirc;me lorsque, du fait de la r&eacute;cidive ou du cumul des fautes, la sanction maximale encourue d&eacute;passe trente jours d&rsquo;arr&ecirc;ts.<\/p>\n<p>3. Les punitions doivent &ecirc;tre inflig&eacute;es avec justice et impartialit&eacute; dans la limite du maximum fix&eacute; par le bar&egrave;me. Elles doivent &ecirc;tre fix&eacute;es en tenant compte non seulement de la mat&eacute;rialit&eacute; des fautes, mais encore des circonstances dans lesquelles celles-ci ont &eacute;t&eacute; commises, de la conduite habituelle de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, de son caract&egrave;re et du temps de service qu&rsquo;il a accompli. Elles doivent &ecirc;tre notifi&eacute;es sans retard.<\/p>\n<p>4. Le chef de corps tient inform&eacute;e l&rsquo;autorit&eacute; qui a demand&eacute; la punition de la suite donn&eacute;e &agrave; sa demande.<\/p>\n<p><strong>Article 91.<\/strong><\/p>\n<p>Instance de punition ou de poursuites.<\/p>\n<p>1. Jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il ait &eacute;t&eacute; statu&eacute; sur son cas : Tout militaire qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;une demande de punition est dit &laquo; en instance de punition &raquo; ; Tout militaire qui est impliqu&eacute; dans une proc&eacute;dure p&eacute;nale comme auteur ou complice pr&eacute;sum&eacute; d&rsquo;un crime ou d&eacute;lit puni d&rsquo;emprisonnement mais contre lequel aucun ordre de poursuite n&rsquo;a encore &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; est dit &laquo; en instance de poursuites &raquo;.<\/p>\n<p>2. A l&rsquo;encontre du militaire en instance de punition, toute mesure privative de libert&eacute; qui appara&icirc;trait n&eacute;cessaire peut &ecirc;tre prise par le chef de corps ou par son suppl&eacute;ant assurant la permanence du commandement.&nbsp;<\/p>\n<p>Si la faute est commise &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de l&rsquo;unit&eacute;, l&rsquo;autorit&eacute; qui la constate peut prendre une mesure du m&ecirc;me ordre si elle appara&icirc;t indispensable. Le chef de corps en est inform&eacute;.<\/p>\n<p>3. Tout militaire en instance de poursuites peut, pour des n&eacute;cessit&eacute;s d&rsquo;ordre public, &ecirc;tre plac&eacute; dans une chambre d&rsquo;arr&ecirc;ts ou un local disciplinaire, sur ordre de ses chefs hi&eacute;rarchiques, et dans la limite de leurs pouvoirs respectifs en mati&egrave;re de punitions privatives de libert&eacute;.<\/p>\n<p>4. Le temps pendant lequel le militaire a &eacute;t&eacute; priv&eacute; de libert&eacute; vient en d&eacute;duction de la punition inflig&eacute;e. Il est r&eacute;put&eacute; d&eacute;tention pr&eacute;ventive dans les conditions fix&eacute;es par l&rsquo;article 339 du code de justice militaire.<\/p>\n<p><strong>Article 92.<\/strong><\/p>\n<p>Lev&eacute;e des punitions.<\/p>\n<p>Dans certaines circonstances, notamment &agrave; l&rsquo;occasion des f&ecirc;tes nationales, les punitions peuvent &ecirc;tre lev&eacute;es sur ordre du ministre. Cette mesure n&rsquo;efface pas les punitions, mais dispense seulement de l&rsquo;accomplissement de la fraction de punition qui n&rsquo;a pas encore &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e.<\/p>\n<p><strong>Article 93.<\/strong><\/p>\n<p>Maintien au service pour punition en cours.<\/p>\n<p>Tout militaire qui, au moment de la lib&eacute;ration de sa classe ou &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;une p&eacute;riode d&rsquo;exercice, doit subir ou n&rsquo;a pas achev&eacute; une punition d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur est maintenu en service jusqu&rsquo;&agrave; ce que cette punition soit termin&eacute;e. Cette mesure n&rsquo;est pas applicable aux militaires de carri&egrave;re qui ont atteint la limite d&rsquo;&acirc;ge de leur grade. Avant d&rsquo;infliger une punition qui, en vertu de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent, entra&icirc;nerait le maintien au service, il doit &ecirc;tre tenu compte de l&rsquo;aggravation de sanction que comporte cette mesure.<\/p>\n<p><strong>Article 94.<\/strong><\/p>\n<p>Maintien au service pour punitions encourues.<\/p>\n<p>1. Les soldats et matelots servant comme appel&eacute;s ou par engagement volontaire qui, pendant la dur&eacute;e de leur service, ont subi des punitions d&rsquo;arr&ecirc;ts ou d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur d&rsquo;une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; huit jours sont maintenus au service apr&egrave;s la lib&eacute;ration ou l&rsquo;expiration de leur engagement pendant un nombre de jours &eacute;gal &agrave; la moiti&eacute; du nombre des jours d&rsquo;arr&ecirc;ts ou d&rsquo;arr&ecirc;ts de rigueur subis du fait de ces punitions. Ceux qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;un r&eacute;duction de grade ne peuvent &ecirc;tre maintenus dans ces conditions que pour les punitions encourues post&eacute;rieurement &agrave; cette mesure. Ce maintien au service n&rsquo;est applicable aux soldats de lre classe et aux matelots brevet&eacute;s que pour les punitions encourues post&eacute;rieurement &agrave; leur nomination ou &agrave; l&rsquo;obtention de leur brevet. Il n&rsquo;est pas applicable aux soldats et matelots rengag&eacute;s.<\/p>\n<p>2. Une r&eacute;duction ou la remise totale du service suppl&eacute;mentaire &agrave; effectuer en application des dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent peut &ecirc;tre accord&eacute;e, sur avis d&rsquo;un conseil de discipline, aux hommes qui ont eu une bonne conduite depuis leur punition.<\/p>\n<p><strong>Article 95.<\/strong><\/p>\n<p>Absence irr&eacute;guli&egrave;re-, Lorsqu&rsquo;une absence irr&eacute;guli&egrave;re a donn&eacute; lieu &agrave; sanction, la dur&eacute;e des permissions pouvant &ecirc;tre accord&eacute;es, dans les limites fix&eacute;es par la loi et les r&egrave;glements, est diminu&eacute;e d&rsquo;un nombre de jours &eacute;gal &agrave; la dur&eacute;e de cette absence.<\/p>\n<p><strong>Article 96.<\/strong><\/p>\n<p>Envoi aux unit&eacute;s sp&eacute;ciales.<\/p>\n<p>1. Les soldats et les matelots qui, par des fautes r&eacute;it&eacute;r&eacute;es contre le devoir militaire ou par leur mauvaise conduite persistante, compromettent la discipline et sont une menace pour la valeur morale des personnels peuvent &ecirc;tre envoy&eacute;s dans les unit&eacute;s sp&eacute;ciales. La d&eacute;cision appartient au ministre, sur proposition du chef de corps et apr&egrave;s avis d&rsquo;un conseil de discipline.<\/p>\n<p>des infirmit&eacute;s afin de se soustraire au service.<\/p>\n<p>2. Cette mesure est proposable apr&egrave;s trois mois de service lorsque l&rsquo;application des sanctions disciplinaires pr&eacute;vues au pr&eacute;sent chapitre s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e inefficace. Elle est applicable quel que soit le temps de service restant &agrave; accomplir. L&rsquo;envoi aux unit&eacute;s sp&eacute;ciales peut &eacute;galement intervenir, quelle que soit la dur&eacute;e du service effectu&eacute;, en application des dispositions p&eacute;nales des lois sur le recrutement, notamment, en mati&egrave;re de mutilation volontaire ou d&rsquo;insoumission.<\/p>\n<p><strong>Article 97.<\/strong><\/p>\n<p>Garanties fondamentales. Les garanties fondamentales sont : La facult&eacute; de r&eacute;clamation ; Le contr&ocirc;le hi&eacute;rarchique ; Les garanties statutaires : communication du dossier, avis des organismes disciplinaires.<\/p>\n<p><strong>Article 98.<\/strong><\/p>\n<p>R&eacute;clamations.<\/p>\n<p>1. Tout militaire qui estime avoir &agrave; se plaindre d&rsquo;une mesure injustifi&eacute;e peut, par la voie hi&eacute;rarchique, demander &agrave; &ecirc;tre entendu par son chef de corps ou lui adresser une r&eacute;clamation &eacute;crite.<\/p>\n<p>2. Le chef de corps doit entendre l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; s&rsquo;il le demande ou examiner sa r&eacute;clamation. Si le chef de corps ne lui donne pas satisfaction, il fait pr&eacute;ciser par l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; s&rsquo;il maintient sa r&eacute;clamation. Dans ce cas, elle doit &ecirc;tre transmise &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure. Celle-ci la transmet &agrave; son tour si elle n&rsquo;y donne pas satisfaction et si l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; la maintient. Par transmissions successives, la r&eacute;clamation peut ainsi &ecirc;tre port&eacute;e jusqu&rsquo;au ministre. Chaque transmission doit &ecirc;tre accompagn&eacute;e d&rsquo;un avis motiv&eacute;. La r&eacute;clamation est instruite de fa&ccedil;on que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; obtienne r&eacute;ponse de son chef de corps dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois.<\/p>\n<p>3. Le militaire qui pr&eacute;sente une r&eacute;clamation n&rsquo;est pas dispens&eacute; de se conformer aux ordres ou aux mesures prescrites.<\/p>\n<p>4. Une r&eacute;clamation fond&eacute;e sur de fausses all&eacute;gations, irrespectueuse ou adress&eacute;e en dehors de la voie hi&eacute;rarchique, peut entra&icirc;ner une punition. Celle-ci n&rsquo;arr&ecirc;te pas la proc&eacute;dure de r&eacute;clamation. 5. Les adresses et r&eacute;clamations collectives sont interdites, sauf en ce qui concerne les requ&ecirc;tes contentieuses adress&eacute;es &agrave; la juridiction comp&eacute;tente.<\/p>\n<p><strong>Article 99.<\/strong><\/p>\n<p>Garanties en mati&egrave;re de punitions.<\/p>\n<p>1. Les garanties accord&eacute;es en mati&egrave;re de punitions sont : Pour l&rsquo;ensemble des militaires : Le droit de s&rsquo;expliquer sur les faits qui leur sont reproch&eacute;s avant que la punition leur soit inflig&eacute;e ; Le droit de r&eacute;clamation. Pour les sous-officiers et les hommes du rang : L&rsquo;application d&rsquo;un bar&egrave;me qui d&eacute;finit la nature et le taux maximum de la punition qui peut &ecirc;tre inflig&eacute;e pour une faute d&eacute;termin&eacute;e.<\/p>\n<p>2. En outre, pour les sanctions statutaires, des garanties particuli&egrave;res sont constitu&eacute;es par la communication pr&eacute;alable du dossier &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, l&rsquo;avis d&rsquo;un conseil de discipline ou d&rsquo;un conseil d&rsquo;enqu&ecirc;te.<\/p>\n<p><strong>Article 100.<\/strong><\/p>\n<p>Conseils de discipline.<\/p>\n<p>1. Un conseil de discipline est r&eacute;uni pour &eacute;mettre un avis dans les cas suivants : R&eacute;duction ou remise du service suppl&eacute;mentaire &agrave; effectuer pour punitions encourues (cf. art. 94) ; Envoi aux unit&eacute;s sp&eacute;ciales (cf. art. 96) ; Refus du certificat de bonne conduite (cf. art. 72).<\/p>\n<p>2. Un conseil de discipline est compos&eacute; de cinq officiers dont le pr&eacute;sident, d&eacute;sign&eacute;s par l&rsquo;autorit&eacute; en ayant ordonn&eacute; la r&eacute;union. L&rsquo;un des membres exerce les fonctions de rapporteur ; il a la charge d&rsquo;exposer la mat&eacute;rialit&eacute; des faits reproch&eacute;s et les circonstances dans lesquelles ils se sont produits. Il peut, &eacute;ventuellement, exprimer les arguments du comparant si celui-ci en manifeste le d&eacute;sir ou s&rsquo;il est incapable de le faire lui-m&ecirc;me.<\/p>\n<p>3. La d&eacute;lib&eacute;ration du conseil est suivie d&rsquo;un vote par oui ou par non au scrutin secret, la majorit&eacute; formant l&rsquo;avis du conseil. L&rsquo;avis &eacute;mis par le conseil de discipline est sign&eacute; par tous ses membres et par le pr&eacute;sum&eacute; fautif. Il est ins&eacute;r&eacute; au proc&egrave;sverbal. Le proc&egrave;s-verbal dress&eacute; par le rapporteur est transmis par le pr&eacute;sident &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; qui a ordonn&eacute; la r&eacute;union du conseil. L&rsquo;autorit&eacute; qui d&eacute;cide ne peut prendre une mesure plus d&eacute;favorable &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; que celle propos&eacute;e par le conseil de discipline.<\/p>\n<p>4. Le fonctionnement des conseils de discipline est r&eacute;gl&eacute; par instructions minist&eacute;rielles.<\/p>\n<p><strong>Article 101.<\/strong><\/p>\n<p>Conseils d&rsquo;enqu&ecirc;te et commissions d&rsquo;enqu&ecirc;te.<\/p>\n<p>1. Il est form&eacute; un conseil d&rsquo;enqu&ecirc;te ou une commission d&rsquo;enqu&ecirc;te dans tous les cas o&ugrave; la r&eacute;union de cet organisme est rendue obligatoire par les textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires en vigueur.<\/p>\n<p>2. L&rsquo;organisation et le fonctionnement des conseils et des commissions d&rsquo;enqu&ecirc;te sont fix&eacute;s par des r&egrave;glements particuliers.<\/p>\n<p>TITRE V DISPOSITIONS DIVERSES<\/p>\n<p><strong>Article 102.<\/strong><\/p>\n<p>Les dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret sont applicables aux militaires appartenant aux arm&eacute;es de terre, de mer et de l&rsquo;air, aux services communs, ainsi qu&rsquo;aux personnes assimil&eacute;es aux militaires de ces arm&eacute;es et services. Sauf disposition contraire, elles s&rsquo;appliquent au personnel militaire f&eacute;minin.<\/p>\n<p><strong>Article 103.<\/strong><\/p>\n<p>Pour l&rsquo;application du pr&eacute;sent d&eacute;cret, sont d&eacute;sign&eacute;s sous l&rsquo;appellation de &laquo; chef de corps &raquo; les officiers qui exercent : Le commandement d&rsquo;une unit&eacute; ou d&rsquo;une formation ; La direction d&rsquo;un service ou d&rsquo;un &eacute;tablissement, et qui d&eacute;tiennent des attributions &eacute;quivalentes &agrave; celles d&rsquo;un chef de corps de troupe de l&rsquo;arm&eacute;e de terre. Dans chaque arm&eacute;e, sont d&eacute;termin&eacute;es les fonctions comportant pour leurs titulaires les pr&eacute;rogatives d&eacute;volues par le pr&eacute;sent r&egrave;glement au chef de corps. Article 104. Sont abrog&eacute;es toutes dispositions contraires au pr&eacute;sent d&eacute;cret et notamment le d&eacute;cret du 1er avril 1933 portant r&egrave;glement du service dans l&rsquo;arm&eacute;e, &agrave; l&rsquo;exception de ses articles 29 et 30, et le d&eacute;cret du 26 novembre 1937 sur la discipline g&eacute;n&eacute;rale dans l&rsquo;arm&eacute;e de mer, &agrave; l&rsquo;exception de ses articles 25 et 27.<\/p>\n<p><strong>Article 105.<\/strong><\/p>\n<p>Les dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret entreront en vigueur le 1er janvier 1967. Article 106. Le Premier ministre et le ministre des arm&eacute;es sont charg&eacute;s, chacun en ce qui le concerne, de l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent d&eacute;cret qui sera publi&eacute; au Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-115777","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"66-749","comment":"portant r\u00e8glement de discipline g\u00e9n\u00e9rale dans les arm\u00e9es.","visas":"","signature":"<p>C. DE GAULLE.<\/p>\n<p>Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique :<\/p>\n<p>Le Premier ministre :<\/p>\n<p>Georges Pompidou Le ministre des arm&eacute;es,<\/p>\n<p>PIERRE MESSMER.<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":[105637],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"46690","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/115777","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/115777\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":156636,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/115777\/revisions\/156636"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105637"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=115777"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=115777"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=115777"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}