{"id":118744,"date":"1962-03-26T00:00:00","date_gmt":"1962-03-25T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=118744"},"modified":"2024-12-18T00:46:08","modified_gmt":"2024-12-17T21:46:08","slug":"decret-n-62-367-portant-reglement-dadministration-publique-pour-lapplication-de-lordonnance-n-59-63-du-6-janvier-1959-relative-aux-requisitions-de-biens-et-de-services","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-62-367-portant-reglement-dadministration-publique-pour-lapplication-de-lordonnance-n-59-63-du-6-janvier-1959-relative-aux-requisitions-de-biens-et-de-services\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 62-367  portant r\u00e8glement d&rsquo;administration publique pour l&rsquo;application de l&rsquo;ordonnance n\u00b0 59-63 du 6 janvier 1959 relative aux r\u00e9quisitions de biens et de services."},"content":{"rendered":"<p>TITRE I<\/p>\n<p><strong> Modalit&eacute;s d&rsquo;ex&eacute;cution des r&eacute;quisitions pour les besoins de la nation.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 1er. &mdash; Les prestations de biens et de services, n&eacute;cessaires pour assurer les besoins du pays &agrave; la mobilisation et dans tous les cas pr&eacute;vus par la loi, peuvent &ecirc;tre obtenues :<\/p>\n<p>Soit selon les modes usuels du temps de paix ;<\/p>\n<p>Soit, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la satisfaction des besoins de la d&eacute;fense nationale, par march&eacute; soumis au r&eacute;gime particulier en vigueur pendant les p&eacute;riodes exceptionnelles consid&eacute;r&eacute;es ;<\/p>\n<p>Soit par accord r&eacute;alis&eacute; dans le cadre g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ordonnance susvis&eacute;e du 6 janvier 1959 relative aux r&eacute;quisitions de biens et de services ;<\/p>\n<p>Soit par voie de r&eacute;quisition Les circonstances et notamment le degr&eacute; d&rsquo;urgence des besoins &agrave; satisfaire d&eacute;terminent le choix de l&rsquo;administration entre ces divers modes d&rsquo;obtention des prestations.<\/p>\n<p>Art. 2. &mdash; La r&eacute;quisition d&rsquo;un bien peut &ecirc;tre partielle ou totale. A toute &eacute;poque, l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante peut, sauf en ce qui concerne les immeubles par nature, transformer une r&eacute;quisition d&rsquo;usage en r&eacute;quisition de propri&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 3. &mdash; La nature et la quotit&eacute; des ressources, en particulier des immeubles ou parties d&rsquo;immeubles, qui peuvent &ecirc;tre soustraites &agrave; la r&eacute;quisition, soit dans un but d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, soit comme indispensables au producteur, d&eacute;tenteur ou occupant et &agrave; sa famille, sont fix&eacute;es en tant que de besoin, par arr&ecirc;t&eacute; conjoint du Premier ministre et du ministre responsable de la ressource.<\/p>\n<p>La r&eacute;quisition peut porter sur les biens et services des personnes physiques ou morales &eacute;trang&egrave;res, sous la seule r&eacute;serve des conventions internationales en vigueur.<\/p>\n<p>Art. 4. &mdash; La r&eacute;quisition exerc&eacute;e sous forme de logement ou de cantonnement peut &ecirc;tre impos&eacute;e aux habitants en proportion de leurs ressources en locaux d&rsquo;habitation et d&eacute;pendances disponibles.<\/p>\n<p>Cette forme de r&eacute;quisition de services peut &ecirc;tre employ&eacute;e, notamment pour l&rsquo;h&eacute;bergement des r&eacute;fugi&eacute;s, des sinistr&eacute;s et des personnes d&eacute;plac&eacute;es sur l&rsquo;ordre des pouvoirs publics. Les modalit&eacute;s de r&eacute;partition et d&rsquo;ex&eacute;cution du logement et du cantonnement, ainsi que celles relatives &agrave; la d&eacute;livrance des billets de logement, sont d&eacute;termin&eacute;es par un arr&ecirc;t&eacute; contresign&eacute; par le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur, le ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques et le ministre des arm&eacute;es, d&rsquo;apr&egrave;s les principes de la loi du 3 juillet 1877 relatifs au m&ecirc;me objet et des textes pris pour son application.<\/p>\n<p>Art. 5. &mdash; La r&eacute;quisition en usage de la totalit&eacute; d&rsquo;un local d&rsquo;habitation occup&eacute; effectivement ne peut intervenir qu&rsquo;exceptionnellement si un int&eacute;r&ecirc;t national l&rsquo;exige et si la cohabitation avec l&rsquo;affectataire des lieux requis s&rsquo;av&egrave;re impossible ou nuisible. Dans le cas pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent, l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante est tenue de pourvoir d&rsquo;urgence, au besoin par voie de r&eacute;quisition au logement des occupants &eacute;vinc&eacute;s. L&rsquo;indemnit&eacute; de privation de jouissance due au prestataire est diminu&eacute;e, par compensation, du montant des sommes pay&eacute;es par l&rsquo;Etat, au m&ecirc;me titre, pour le logement de remplacement. L&rsquo;Etat ne peut, aor&egrave;s avoir op&eacute;r&eacute; cette compensation, r&eacute;clamer au prestataire aucune somme au titre du loyer, quelle que soit l&rsquo;importance du logement de remplacement.<\/p>\n<p>Art. 6. &mdash; La r&eacute;quisition de services peut s&rsquo;appliquer aux entreprises ou aux personnes. Celle relative aux services des personnes est distincte de la r&eacute;quisition d&rsquo;emploi des personnes qui reste r&eacute;gie par les dispositions du titre II de la loi du 11 juillet 1938 sur l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale de la nation pour le temps de guerre et du d&eacute;cret du 28 novembre 1938.<\/p>\n<p>La r&eacute;quisition des services d&rsquo;une personne a pour effet d&rsquo;obliger cette personne &agrave; fournir, en priorit&eacute;, par l&rsquo;exercice de son activit&eacute; professionnelle et avec tous les moyens dont elle dispose, les prestations d&eacute;finies par l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante.<\/p>\n<p>La r&eacute;quisition des services d&rsquo;une entreprise a pour effet d&rsquo;obliger cette entreprise &agrave; ex&eacute;cuter, par priorit&eacute;, les services prescrits avec tous les moyens dont elle dispose notamment en personnel et en mat&eacute;riel.<\/p>\n<p>Les personnes ou les entreprises qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une r&eacute;quisition de services, conform&eacute;ment aux dispositions du pr&eacute;sent article, conservent pour l&rsquo;ex&eacute;cution des prestations prescrites la direction de leur activit&eacute; professionnelle.<\/p>\n<p>D&egrave;s que ces prestations ont &eacute;t&eacute; fournies, le prestataire retrouve la libert&eacute; professionnelle dont il jouissait ant&eacute;rieurement.<\/p>\n<p>Cette forme de r&eacute;quisition doit &ecirc;tre employ&eacute;e, de pr&eacute;f&eacute;rence &agrave; la r&eacute;quisition d&rsquo;usage, toutes les fois que l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante estime possible d&rsquo;y recourir.<\/p>\n<p>Art. 7. &mdash; Le droit de r&eacute;quisition des biens et des services appartient au Premier ministre, au ministre des arm&eacute;es, au ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur, au ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; des affaires alg&eacute;riennes, au ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; du Sahara, des d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer et des territoires d&rsquo;outre-mer, et aux ministres responsables de chaque ressource, compte tenu de la priorit&eacute; des besoins des arm&eacute;es et des priorit&eacute;s accord&eacute;es, dans des limites d&eacute;termin&eacute;es et pour certaines ressources, &agrave; des besoins d&eacute;sign&eacute;s par voie d&rsquo;instructions du Premier ministre.<\/p>\n<p>Son exercice est d&eacute;l&eacute;gu&eacute;, de plein droit, pour la satisfaction des besoins dont elles ont la charge, aux autorit&eacute;s mentionn&eacute;es dans la deuxi&egrave;me colonne du tableau annex&eacute; au pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Ces autorit&eacute;s peuvent sous-d&eacute;l&eacute;guer elles-m&ecirc;mes, en totalit&eacute; ou en partie, l&rsquo;exercice de ce droit aux personnes d&eacute;sign&eacute;es dans les colonnes 3 et 4 du m&ecirc;me tableau.<\/p>\n<p>La sous-d&eacute;l&eacute;gation doit toujours &ecirc;tre &eacute;crite.<\/p>\n<p>En outre, chaque ministre responsable peut d&eacute;l&eacute;guer directement, par &eacute;crit, son droit de r&eacute;quisition &agrave; un autre ministre, &agrave; des chefs de circonscriptions territoriales administratives ou de subdivisions de services publics ainsi qu&rsquo;&agrave; des pr&eacute;sidents de commissions de r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Art. 8. &mdash; L&rsquo;ordre de r&eacute;quisition est donn&eacute; par &eacute;crit sur une formule extraite d&rsquo;un carnet &agrave; souche. Il doit porter les nom, pr&eacute;noms, qualit&eacute; et signature de l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante, la nature, le quantum ou la dur&eacute;e de la prestation, la d&eacute;signation du prestataire, la date et le lieu de la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>En outre, il pr&eacute;cise s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une r&eacute;quisition de propri&eacute;t&eacute;, d&rsquo;usage ou de services.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut d&rsquo;indication sur l&rsquo;ordre de r&eacute;quisition, et sauf accord ult&eacute;rieur entre l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante et le prestataire, la r&eacute;quisition d&rsquo;un bien mobilier est consid&eacute;r&eacute;e comme effectu&eacute;e en propri&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<p>Au contraire, en ce qui concerne les navires et les a&eacute;ronefs, c&rsquo;est la r&eacute;quisition d&rsquo;usage qui est pr&eacute;sum&eacute;e.<\/p>\n<p>L&rsquo;ordre de r&eacute;quisition est remis au prestataire ou, &agrave; d&eacute;faut, au maire.<\/p>\n<p>Lorsque le prestataire n&rsquo;est pas le propri&eacute;taire, l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante doit aviser ce dernier par lettre recommand&eacute;e, sans que la r&eacute;gularit&eacute; de la r&eacute;quisition soit subordonn&eacute;e &agrave; cette formalit&eacute;.<\/p>\n<p>Toute r&eacute;quisition collective est faite, en principe, sauf en cas d&rsquo;urgence ou d&rsquo;impossibilit&eacute;, par l&rsquo;interm&eacute;diaire du maire de la commune o&ugrave; &agrave; lieu la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;quisition de ressources s&rsquo;adressant &agrave; l&rsquo;ensemble de la commune, le maire assist&eacute;, sauf en cas de force majeure, de quatre membres du conseil municipal appel&eacute;s dans l&rsquo;ordre du tableau, r&eacute;partit les prestations entre les habitants, et contribuables, alors m&ecirc;me que ceux-ci n&rsquo;habitent pas la commune et n&rsquo;y sont pas repr&eacute;sent&eacute;s, et prend toutes mesures pour qu&rsquo;en cas d&rsquo;absence de l&rsquo;un de ceux-ci la contribution soit effective ;<\/p>\n<p>il peut alors, en pr&eacute;sence de deux t&eacute;moins, faire ouvrir la porte et faire proc&eacute;der d&rsquo;office &agrave; la fourniture de la prestation requise ;<\/p>\n<p>il dresse un proc&egrave;s-verbal de ces op&eacute;rations et fait notamment constater aux t&eacute;moins que les locaux ouverts par son ordre ont &eacute;t&eacute; referm&eacute;s.<\/p>\n<p>Les re&ccedil;us de prestations d&eacute;livr&eacute;s aux prestataires sont donn&eacute;s par &eacute;crit sur des formules extraites de carnets &agrave; souches ; ils doivent pr&eacute;ciser, outre la nature, la quantit&eacute; et l&rsquo;&eacute;tat des prestations fournies, s&rsquo;il y a lieu leur qualit&eacute;.<\/p>\n<p>Toutefois, en cas de r&eacute;quisitions d&rsquo;immeubles, la mention de la date de l&rsquo;occupation effective sur l&rsquo;ordre de r&eacute;quisition, sign&eacute;e par l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante, tient lieu de re&ccedil;u de prestation.<\/p>\n<p>Art. 9. &mdash; L&rsquo;ordre de r&eacute;quisition non suivi d&rsquo;un commencement d&rsquo;ex&eacute;cution, par le fait de l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante, dans un d&eacute;lai de quinze jours francs &agrave; compter de la date d&rsquo;&eacute;mission est r&eacute;put&eacute; caduc.<\/p>\n<p>Toutefois, l&rsquo;ordre de r&eacute;quisition peut fixer un d&eacute;lai, pr&eacute;paratoire &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution, sup&eacute;rieur &agrave; quinze jours francs, et au plus &eacute;gal &agrave; soixante, auquel cas cet ordre ne devient caduc que lorsque l&rsquo;ex&eacute;cution n&rsquo;est pas commenc&eacute;e, par le fait de l&rsquo;administration, au terme ainsi d&eacute;termin&eacute;.<\/p>\n<p>Le transfert du droit d&rsquo;usage ou de propri&eacute;t&eacute; s&rsquo;op&egrave;re lors de la prise de possession du bien r&eacute;quisitionn&eacute;.<\/p>\n<p>La lev&eacute;e d&rsquo;une r&eacute;quisition d&rsquo;usage intervient par la remise de ce bien, contre re&ccedil;u, au prestataire ou, &agrave; d&eacute;faut, au maire tenu d&rsquo;aviser le prestataire.<\/p>\n<p>Dans le cas d&rsquo;un bien immobilier, la remise du bien peut &ecirc;tre remplac&eacute;e par celle des cl&eacute;s, s&rsquo;il y a lieu.<\/p>\n<p>Dans le m&ecirc;me cas, quand les circonstances ne permettent pas une remise effective, l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante notifie par &eacute;crit la lev&eacute;e de r&eacute;quisition au prestataire directement ou, &agrave; d&eacute;faut, par l&rsquo;interm&eacute;diaire du maire.<\/p>\n<p>Si la formalit&eacute; pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent n&rsquo;a pu &ecirc;tre remplie, la r&eacute;quisition prend fin, de plein droit, quinze jours apr&egrave;s la cessation compl&egrave;te de l&rsquo;occupation des lieux.<\/p>\n<p>La cessation d&rsquo;une r&eacute;quisition de services comportant une dur&eacute;e, et dont le terme ne se d&eacute;duit pas de l&rsquo;ordre de r&eacute;quisition doit &ecirc;tre notifi&eacute;e par &eacute;crit directement au prestataire.<\/p>\n<p>Un ministre, comp&eacute;tent pour proc&eacute;der &agrave; la r&eacute;quisition de ressources d&eacute;termin&eacute;es, peut fixer par arr&ecirc;t&eacute; contresign&eacute; du ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques, toute disposition qui lui para&icirc;trait n&eacute;cessaire en vue de la prise de possession ou de la restitution de certaines cat&eacute;gories de biens r&eacute;quisitionn&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 10. &mdash; A la prise de possession de tout bien requis en usage, il est &eacute;tabli un &eacute;tat descriptif et, s&rsquo;il y a lieu, un inventaire.<\/p>\n<p>Toutefois, en ce qui concerne la r&eacute;quisition de biens meubles, il suffit d&rsquo;une simple mention port&eacute;e sur le re&ccedil;u, si cette indication permet d&rsquo;identifier les objets et de caract&eacute;riser leur &eacute;tat.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tat descriptif et l&rsquo;inventaire sont &eacute;tablis par &eacute;crit, sur papier libre, en deux exemplaires, en pr&eacute;sence du prestataire ou de son repr&eacute;sentant ou, &agrave; d&eacute;faut, d&rsquo;un repr&eacute;sentant de la municipalit&eacute; ;<\/p>\n<p>ils sont sign&eacute;s contradictoirement ;<\/p>\n<p>l&rsquo;un des exemplaires est remis au prestataire ou &agrave; celui agissant pour son compte, et l&rsquo;autre exemplaire est conserv&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante.<\/p>\n<p>Ces documents doivent contenir tous &eacute;l&eacute;ments pr&eacute;cis d&rsquo;information permettant d&rsquo;&eacute;valuer les prestations requises ;<\/p>\n<p>en cas de contestation, les parties peuvent mentionner leurs observations avant d&rsquo;apposer leur signature ;<\/p>\n<p>le cas &eacute;ch&eacute;ant, il est fait mention du refus de signer du prestataire.<\/p>\n<p>En fin de r&eacute;quisition, les m&ecirc;mes formes sont employ&eacute;es que lors de la prise de possession et il est proc&eacute;d&eacute;, &agrave; cette occasion &agrave; toute constatation utile pour d&eacute;terminer les modifications intervenues dans l&rsquo;&eacute;tat des biens au cours de la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Dans le cas pr&eacute;vu au sixi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 9 ci-dessus, l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante prend toutes mesures pour permettre d&rsquo;&eacute;tablir la date de cessation effective de l&rsquo;occupation, ainsi que l&rsquo;&eacute;tat des lieux &agrave; cette date.<\/p>\n<p>Art. 11. &mdash; Lorsque cette r&eacute;quisition d&rsquo;usage concerne des soci&eacute;t&eacute;s ou entreprises dont les bilans ou inventaires annuels, ou tous autres documents comptables, sont susceptibles de servir de base &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation de tout ou partie des meubles ou immeubles, l&rsquo;&eacute;tat descriptif et l&rsquo;inventaire vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 10 ci-dessus peuvent &ecirc;tre limit&eacute;s aux seuls objets ou mati&egrave;res dont la d&eacute;signation ou le recensement appara&icirc;trait comme n&eacute;cessaire ;<\/p>\n<p>ils pr&eacute;cisent, en outre, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les r&eacute;serves que peuvent comporter les &eacute;valuations figurant aux diff&eacute;rents documents comptables&rsquo;utilis&eacute;s. La prise de possession transf&egrave;re la direction de l&rsquo;exploitation et les responsabilit&eacute;s y aff&eacute;rentes &agrave; l&rsquo;organisme pr&eacute;vu par l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante.<\/p>\n<p>A cet effet, toutes dispositions sont prises pour discriminer les op&eacute;rations relatives &agrave; l&rsquo;ancienne gestion de celles int&eacute;ressant l&rsquo;exploitation dirig&eacute;e par les soins de l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante.<\/p>\n<p>La prise de possession de l&rsquo;exploitation ouvre l&rsquo;exercice du droit d&rsquo;usage de tous les moyens n&eacute;cessaires &agrave; la marche de l&rsquo;&eacute;tablissement, y compris, s&rsquo;il y a lieu, celui des licences ou brevets, sans qu&rsquo;aucun secret de fabrication puisse &ecirc;tre oppos&eacute; par l&rsquo;exploitant.<\/p>\n<p>Les autorit&eacute;s requ&eacute;rantes et leurs repr&eacute;sentants sont tenus au secret professionnel pour tous les renseignements confidentiels dont ils peuvent avoir connaissance, notamment sur le fonctionnement de l&rsquo;entreprise et les proc&eacute;d&eacute;s de fabrication.<\/p>\n<p>Art. 12. &mdash; L&rsquo;ordre de r&eacute;quisition d&rsquo;usage ou de services d&rsquo;une exploitation industrielle, commerciale ou agricole peut &ecirc;tre notifi&eacute; soit au si&egrave;ge social, soit au lieu o&ugrave; se trouve l&rsquo;&eacute;tablissement requis. L&rsquo;ordre de r&eacute;quisition donn&eacute; au si&egrave;ge social peut viser, non seulement le si&egrave;ge social, mais tout ou partie des exploitations qui en d&eacute;pendent.<\/p>\n<p>Art. 13. &mdash; Lorsque la r&eacute;quisition porte sur des marchandises plac&eacute;es sous le r&eacute;gime de l&rsquo;entrep&ocirc;t r&eacute;el ou fictif, en d&eacute;p&ocirc;t dans des magasins g&eacute;n&eacute;raux, ou en cours de transport, l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rant remet l&rsquo;ordre de r&eacute;quisition au g&eacute;rant de l&rsquo;entrep&ocirc;t ou des magasins g&eacute;n&eacute;raux, au chef de gare, &agrave; l&rsquo;entrepreneur de transport ou &agrave; ses pr&eacute;pos&eacute;s. Un inventaire est &eacute;tabli en trois exemplaires, destin&eacute;s :<\/p>\n<p>le premier &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante, le deuxi&egrave;me &agrave; la personne qui a la garde des marchandises, le troisi&egrave;me pour avis aux ayants droit connus ou aux exp&eacute;diteurs des marchandises.<\/p>\n<p>Un extrait de cet inventaire est laiss&eacute; au receveur des douanes lorsque la marchandise est sous le contr&ocirc;le de cette administration.<\/p>\n<p>Art. 14. &mdash; La r&eacute;quisition de l&rsquo;usage ou de la propri&eacute;t&eacute; des navires est notifi&eacute;e &agrave; l&rsquo;armateur ou, &agrave; d&eacute;faut, au capitaine, ma&icirc;tre ou patron ;<\/p>\n<p>sauf indication contraire, elle entra&icirc;ne pour celui-ci l&rsquo;obligation de faire &eacute;ventuellement rallier au navire un port d&eacute;sign&eacute; et d&rsquo;y d&eacute;barquer les passagers ainsi que les marchandises, approvisionnements et objets non r&eacute;quisitionn&eacute;s.<\/p>\n<p>En vue de l&rsquo;&eacute;tablissement de l&rsquo;&eacute;tat descriptif pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 10 ci-dessus, l&rsquo;Etat se r&eacute;serve de faire proc&eacute;der &agrave; une inspection d&eacute;taill&eacute;e contradictoire du navire &agrave; flot et &agrave; sec en pr&eacute;sence de l&rsquo;inspecteur de la navigation et du repr&eacute;sentant du bureau de classification.<\/p>\n<p>La car&egrave;ne est repeinte si l&rsquo;Etat l&rsquo;estime n&eacute;cessaire.<\/p>\n<p>Les frais d&rsquo;&eacute;chouage ou de passage au bassin (y compris la conduite et le retour &agrave; quai) ainsi que ceux de peinture de car&egrave;ne sont support&eacute;s par l&rsquo;armateur proportionnellement au temps qui s&rsquo;est &eacute;coul&eacute; depuis le dernier car&eacute;nage et en admettant que l&rsquo;intervalle normal entre deux car&eacute;nages est de six mois Ces frais s&rsquo;imputent sur les indemnit&eacute;s de r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tat descriptif doit &ecirc;tre dress&eacute; d&rsquo;une fa&ccedil;on tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;e et comporter, dans toute la mesure du possible, un plan g&eacute;n&eacute;ral de sondage du navire (coque, ponts, cloisons).<\/p>\n<p>Il est &eacute;tabli contradictoirement, en deux originaux, outre un&eacute;tat descriptif du navire et un inventaire du mat&eacute;riel, des vivres et mati&egrave;res consommables r&eacute;quisitionn&eacute;es ou conserv&eacute;s &agrave; bord, un proc&egrave;sverbal de remise o&ugrave; sont mentionn&eacute;es la date de prise en charge et, s&rsquo;il y a lieu, les observations des int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p>La r&eacute;quisition d&rsquo;un navire est lev&eacute;e au port d&rsquo;attache ou de r&eacute;quisition, apr&egrave;s consultation de l&rsquo;armateur, ou au lieu o&ugrave; l&rsquo;Etat cesse d&rsquo;en avoir l&rsquo;utilisation si ce lieu se trouve en m&eacute;tropole ou en Alg&eacute;rie.<\/p>\n<p>Art. 15. &mdash; La r&eacute;quisition de l&rsquo;usage ou de la propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;un a&eacute;ronef est notifi&eacute;e soit au propri&eacute;taire, soit &agrave; l&rsquo;exploitant ou, &agrave; d&eacute;faut, au commandant de bord.<\/p>\n<p>Sauf indication contraire, elle entra&icirc;ne l&rsquo;obligation de d&eacute;barquer les passagers, objets, approvisionnements et marchandises.<\/p>\n<p>Lors de l&rsquo;&eacute;tablissement de l&rsquo;&eacute;tat descriptif, le prestataire est tenu de communiquer &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante tous documents permettant d&rsquo;appr&eacute;cier l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;usure du moteur et de la cellule, notamment les documents de bord.<\/p>\n<p>L&rsquo;inventaire du mat&eacute;riel r&eacute;quisitionn&eacute; doit pr&eacute;ciser si ce mat&eacute;riel est ou non conserv&eacute; &agrave; bord.<\/p>\n<p>Un proc&egrave;s-verbal de remise, sur lequel devront &ecirc;tre mentionn&eacute;es &eacute;ventuellement les observations des int&eacute;ress&eacute;s, tiendra lieu de re&ccedil;u des prestations fournies.<\/p>\n<p>TITRE II<\/p>\n<p><strong>Evaluation et paiement des indemnit&eacute;s de r&eacute;quisition. <\/strong><\/p>\n<p>Chapitre 1er<\/p>\n<p>Evaluation directe et paiement des indemnit&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 16. &mdash; La r&eacute;mun&eacute;ration des prestations requises ou obtenues par accord r&eacute;alis&eacute; dans le cadre g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 &eacute;tant assur&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions de cette ordonnance et du pr&eacute;sent d&eacute;cret, les indemnit&eacute;s &agrave; allouer pour la r&eacute;quisition de biens ou de services doivent tenir compte seulement de la perte effective, c&rsquo;est-&agrave;dire mat&eacute;rielle, directe et certaine impos&eacute;e au prestataire.<\/p>\n<p>Tout b&eacute;n&eacute;fice net ou profit pour celui-ci est exclu de l&rsquo;indemnit&eacute; de r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Le b&eacute;n&eacute;fice net ou profit mentionn&eacute; &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent correspond &agrave; la fraction du prix d&rsquo;une chose qui appara&icirc;t, apr&egrave;s d&eacute;duction de toute d&eacute;pense effective et n&eacute;cessaire expos&eacute;e par le prestataire, ainsi que, s&rsquo;il y a lieu, de la r&eacute;mun&eacute;ration normale du travail et du capital et de l&rsquo;amortissement de ce dernier.<\/p>\n<p>Le travail consid&eacute;r&eacute; est celui accompli par le prestataire pour &eacute;laborer la prestation requise. La r&eacute;mun&eacute;ration normale de ce travail personnel est celle habituellement attribu&eacute;e aux personnes salari&eacute;es remplissant des fonctions analogues.<\/p>\n<p>La r&eacute;mun&eacute;ration de la main-d&rsquo;&oelig;uvre &eacute;ventuellement employ&eacute;e par le prestataire est un &eacute;l&eacute;ment des d&eacute;penses n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>La r&eacute;mun&eacute;ration normale du capital investi par le prestataire pour &ecirc;tre productif de revenus correspond &agrave; un int&eacute;r&ecirc;t &eacute;gal au taux des avances sur titres de la Banque de France.<\/p>\n<p>L&rsquo;amortissement &agrave; retenir est celui couramment admis, compte tenu de la nature des immobilisations, sans que le taux adopt&eacute; puisse &ecirc;tre sup&eacute;rieur &agrave; celui effectivement pratiqu&eacute; par le prestataire avant la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Si le bien requis n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de neuf, il y a lieu de tenir compte de sa v&eacute;tust&eacute; pour l&rsquo;appr&eacute;ciation de sa valeur v&eacute;nale ou locative.<\/p>\n<p>Art. 17. &mdash; Les indemnit&eacute;s de r&eacute;quisition ne sont dues qu&rsquo;&agrave; partir du moment o&ugrave; les prestations requises sont fournies par le prestataire.<\/p>\n<p>Toutefois, lorsque le prestataire apporte la preuve d&rsquo;une perte effective, n&eacute;e du fait de la r&eacute;quisition, dans la p&eacute;riode comprise entre la notification de l&rsquo;ordre de r&eacute;quisition, d&rsquo;une part, et son ex&eacute;cution ou, &agrave; d&eacute;faut, la lev&eacute;e de la r&eacute;quisition ou la caducit&eacute; de l&rsquo;ordre, d&rsquo;autre part, une indemnit&eacute; compensatrice est due &agrave; compter du jour o&ugrave; le pr&eacute;judice est devenu effectif.&nbsp;<\/p>\n<p>Cette indemnit&eacute; est au plus &eacute;gale &agrave; celle qui serait accord&eacute;e, pendant une p&eacute;riode de m&ecirc;me dur&eacute;e, pour la r&eacute;quisition d&rsquo;usage du bien consid&eacute;r&eacute; ou pour la r&eacute;quisition des services prescrits.<\/p>\n<p>Les charges suppl&eacute;mentaires pour le prestataire r&eacute;sultant directement des mesures particuli&egrave;res de prise de possession ou de lev&eacute;e de r&eacute;quisition ordonn&eacute;es conform&eacute;ment aux dispositions des articles 9 et 14 (premier alin&eacute;a) lui sont rembours&eacute;es sur justifications.<\/p>\n<p>Art. 18. &mdash; L&rsquo;indemnit&eacute; due pour la r&eacute;quisition en propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;un bien mobilier est d&eacute;termin&eacute;e en principe sur la base de tarifs ou bar&egrave;mes &eacute;tablis dans les conditions pr&eacute;cis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 42.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut de tels tarifs ou bar&egrave;mes, lorsque la r&eacute;quisition porte sur des objets ou produits tax&eacute;s ou faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un contingentement avec prix de cession fix&eacute; par l&rsquo;administration, l&rsquo;indemnit&eacute; allou&eacute;e ne peut, en aucun cas, &ecirc;tre sup&eacute;rieure au prix de la taxe ou au prix de cession, sans pr&eacute;judice des r&eacute;factions ou d&eacute;ductions qui peuvent &ecirc;tre op&eacute;r&eacute;es sur ce prix en raison, notamment, du profit, de la v&eacute;tust&eacute; et du d&eacute;faut de qualit&eacute;.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de biens pour lesquels aucun mode d&rsquo;&eacute;valuation l&eacute;gal ou r&eacute;glementaire n&rsquo;est pr&eacute;vu, l&rsquo;indemnit&eacute; est d&eacute;termin&eacute;e &agrave; partir de la valeur v&eacute;nale du bien, au moyen de tous &eacute;l&eacute;ments tel que le prix de revient et &agrave; l&rsquo;exclusion de tout profit pour le prestataire conform&eacute;ment au principe g&eacute;n&eacute;ral rappel&eacute; &agrave; l&rsquo;article 16.<\/p>\n<p>Le prestataire peut pr&eacute;tendre, s&rsquo;il y a lieu, au remboursement des droits de r&eacute;gie et taxes indirectes frappant certaines prestations, dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;indemnit&eacute; de r&eacute;quisition n&rsquo;en tiendrait pas compte.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de marchandises plac&eacute;es sous le r&eacute;gime de l&rsquo;entrep&ocirc;t r&eacute;el ou fictif, les indemnit&eacute;s de r&eacute;quisition sont calcul&eacute;es sur les prix des marchandises en entrep&ocirc;t, d&eacute;duction faite des droits.<\/p>\n<p>Les conditions suivant lesquelles sont acquitt&eacute;es les droits de toute nature dont sont passibles les marchandises r&eacute;quisitionn&eacute;es en entrep&ocirc;t r&eacute;el ou fictif, ou en transit sur les voies ferr&eacute;es, sont r&eacute;gl&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; du ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques.<\/p>\n<p>Art. 19. &mdash; Les r&eacute;quisitions d&rsquo;usage de biens mobiliers donnent lieu au paiement p&eacute;riodique d&rsquo;une indemnit&eacute; de privation de jouissance comprenant un int&eacute;r&ecirc;t et un amortissement.<\/p>\n<p>Cette indemnit&eacute; est d&eacute;termin&eacute;e conform&eacute;ment aux bar&egrave;mes ou tarifs pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 42 ou, &agrave; d&eacute;faut, d&rsquo;apr&egrave;s la valeur du bien estim&eacute;e directement dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 18 (3e alin&eacute;a).<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; ne peut d&eacute;passer ni le prix l&eacute;gal de location, s&rsquo;il en existe un pour les biens de l&rsquo;esp&egrave;ce, ni le prix conventionnel de location dans le cas o&ugrave; le prestataire est locataire du bien requis. Le prestataire peut obtenir, s&rsquo;il y a lieu, le remboursement, sur justifications, des charges aff&eacute;rentes au bien requis et incombant normalement &agrave; l&rsquo;usager.<\/p>\n<p>Art. 20. &mdash; La r&eacute;quisition de l&rsquo;usage de tout ou partie d&rsquo;un bien immobilier, comprenant ou non des objets mobiliers, donne droit, compte tenu de l&rsquo;utilisation habituelle ant&eacute;rieure, &agrave; une indemnit&eacute; p&eacute;riodique compensatrice de la privation de jouissance impos&eacute;e au prestataire et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de la perte effective r&eacute;sultant de l&rsquo;emp&ecirc;chement d&rsquo;exploiter ou d&rsquo;exercer dans les lieux requis.<\/p>\n<p>En outre, le prestataire peut pr&eacute;tendre, s&rsquo;il y a lieu, au remboursement des prestations et fournitures individuelles incombant aux locataires et support&eacute;es par lui, ainsi qu&rsquo;au remboursement des imp&ocirc;ts et taxes aff&eacute;rents &agrave; l&rsquo;usage des biens requis pour la p&eacute;riode de r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut de tarifs ou bar&egrave;mes, la r&eacute;mun&eacute;ration des prestations requises est fix&eacute;e, compte tenu de la nature des immeubles et selon les cas, conform&eacute;ment aux dispositions des articles 21 &agrave; 35 inclus.<\/p>\n<p>Art. 21. &mdash; Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;immeubles &agrave; usage d&rsquo;habitation, l&rsquo;indemnit&eacute; de privation de jouissance est d&eacute;termin&eacute;e d&rsquo;apr&egrave;s tous &eacute;l&eacute;ments, dans la limite de la valeur locative r&eacute;elle des biens requis, sans pouvoir d&eacute;passer le loyer autoris&eacute; par la loi ni, le cas &eacute;ch&eacute;ant, le loyer conventionnel.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; de privation de jouissance est fix&eacute;e compte tenu, d&rsquo;une part, des &eacute;l&eacute;ments propres &agrave; l&rsquo;immeuble requis, notamment de la cat&eacute;gorie, de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;entretien et de v&eacute;tust&eacute;, du caract&egrave;re saisonnier des locations ant&eacute;rieures et, d&rsquo;autre part, des conditions d&rsquo;utilisation habituelle des lieux avant la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; suppl&eacute;mentaire &agrave; allouer au prestataire pour tenir compte de la valeur de location du mobilier compris, le cas &eacute;ch&eacute;ant, dans la r&eacute;quisition est, en principe, &eacute;gal &agrave; celle fix&eacute;e pour le local nu lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un mobilier normal, en rapport avec l&rsquo;immeuble.<\/p>\n<p>Cette indemnit&eacute; peut &ecirc;tre inf&eacute;rieure si le mobilier requis est incomplet ou en mauvais &eacute;tat.<\/p>\n<p>Elle peut, au contraire, &ecirc;tre sup&eacute;rieure, sans toutefois pouvoir d&eacute;passer le double de l&rsquo;indemnit&eacute; fix&eacute;e pour le local nu, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un mobilier de valeur ou particuli&egrave;rement important.<\/p>\n<p>Pour le mobilier garnissant les lieux requis et non compris dans la r&eacute;quisition, le prestataire peut pr&eacute;tendre, sur justifications, &agrave; une indemnit&eacute; compl&eacute;mentaire qui varie selon que ce mobilier est ou non utilis&eacute; par lui en d&rsquo;autres lieux.<\/p>\n<p>Lorsque le mobilier est ainsi utilis&eacute; ailleurs par le prestataire, cette indemnit&eacute; correspond au remboursement des frais de d&eacute;m&eacute;nagement strictement n&eacute;cessaires au d&eacute;but et en fin d&rsquo;occupation des lieux requis. Lorsque le mobilier n&rsquo;est pas utilis&eacute; ailleurs, le prestataire peut pr&eacute;tendre, en plus de l&rsquo;indemnit&eacute; de d&eacute;m&eacute;nagement, au remboursement p&eacute;riodique des frais indispensables d&rsquo;entreposage, du gardiennage et de conservation en l&rsquo;&eacute;tat des meubles demeur&eacute;s sans emploi.<\/p>\n<p>Art. 22. &mdash; Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de locaux dans lesquels le prestataire exerce r&eacute;guli&egrave;rement sa profession, l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;occupation est d&eacute;termin&eacute;e, compte tenu du caract&egrave;re professionnel de ces locaux, suivant les modalit&eacute;s fix&eacute;es aux deux premiers alin&eacute;as de l&rsquo;article 21 ci-dessus.<\/p>\n<p>Le prestataire a droit, en outre, pour le mobilier requis, &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; suppl&eacute;mentaire pr&eacute;vue au troisi&egrave;me et quatri&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 21 et, pour le mat&eacute;riel professionnel requis, &agrave; une indemnit&eacute; calcul&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions du premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 19.<\/p>\n<p>En cas de transfert du si&egrave;ge de la profession, les indemnit&eacute;s ci-dessus sont limit&eacute;es aux seuls &eacute;l&eacute;ments non transf&eacute;r&eacute;s, le prestataire pouvant pr&eacute;tendre, d&rsquo;autre part, &agrave; une indemnit&eacute; correspondant au montant des d&eacute;penses strictement n&eacute;cessaires pour r&eacute;aliser le transport du mobilier et du mat&eacute;riel non requis, ainsi que la r&eacute;installation dans un nouveau local.<\/p>\n<p>Lorsque le prestataire proc&egrave;de &agrave; l&rsquo;enl&egrave;vement du mobilier et du mat&eacute;riel non requis, mais ne les utilise pas ailleurs, il peut pr&eacute;tendre, sur justification, &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; pr&eacute;vue &agrave; la fin du dernier alin&eacute;a de l&rsquo;article 21.<\/p>\n<p>Art. 23. &mdash; Lorsque les locaux r&eacute;quisitionn&eacute;s sont occup&eacute;s par une collectivit&eacute; priv&eacute;e fonctionnant dans un but non lucratif, l&rsquo;indemnit&eacute; est d&eacute;termin&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 22 ci-dessus, &agrave; l&rsquo;exclusion de tout int&eacute;r&ecirc;t sur la valeur des &eacute;l&eacute;ments mobiliers requis appartenant &agrave; cette collectivit&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 24. &mdash; La r&eacute;quisition de l&rsquo;usage d&rsquo;un bien immobilier appartenant &agrave; une collectivit&eacute; ou un &eacute;tablissement public donne droit, &agrave; titre de privation de jouissance, si ce bien n&rsquo;est pas productif de revenus, &agrave; une indemnit&eacute; p&eacute;riodique d&rsquo;occupation correspondant :<\/p>\n<p>1&deg; aux d&eacute;penses suppl&eacute;mentaires et in&eacute;vitables impos&eacute;es du fait de l&rsquo;occupation totale ou partielle ;<\/p>\n<p>2&deg; aux d&eacute;penses normales d&rsquo;entretien de l&rsquo;immeuble ;<\/p>\n<p>3&deg; le cas &eacute;ch&eacute;ant, aux frais de transfert et de r&eacute;installation des services &eacute;vinc&eacute;s lorsque leur maintien en fonctionnement est justifi&eacute; par l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t public.<\/p>\n<p>Lorsque l&rsquo;immeuble requis procure des recettes, l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;occupation est calcul&eacute;e suivant des modalit&eacute;s analogues &agrave; celles qui s&rsquo;appliquent &agrave; la r&eacute;quisition d&rsquo;un bien priv&eacute; pouvant &ecirc;tre assimil&eacute; &agrave; celui qui est effectivement requis.<\/p>\n<p>Art. 25. &mdash; Dans le cas d&rsquo;une r&eacute;quisition de services adress&eacute;e &agrave; une entreprise, lorsque la prestation est de m&ecirc;me nature que celles habituellement fournies &agrave; la client&egrave;le normale, l&rsquo;indemnit&eacute; due est calcul&eacute;e en partant du prix commercial normal et licite de la prestation, d&eacute;termin&eacute; en tenant compte de l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;entreprise au moment de la r&eacute;quisition, et diminu&eacute; du profit &agrave; exclure conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 16 ci-dessus.<\/p>\n<p>S&rsquo;il y a lieu, des bar&egrave;mes d&rsquo;indemnit&eacute;s calcul&eacute;es comme indiqu&eacute; ci-dessus peuvent &ecirc;tre &eacute;tablis, dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 8 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Si la prestation requise est diff&eacute;rente de celle habituellement fournie par l&rsquo;entreprise, l&rsquo;indemnit&eacute; est d&eacute;termin&eacute;e en ajoutant &agrave; une indemnit&eacute;, calcul&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions des articles 26 &agrave; 28, les charges et frais d&rsquo;exploitation aff&eacute;rents &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des services prescrits.<\/p>\n<p>Art. 26. &mdash; Lorsque l&rsquo;immeuble requis est affect&eacute; &agrave; une exploitation autre qu&rsquo;agricole, non transf&eacute;rable, et que l&rsquo;entreprise, compte tenu, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de son caract&egrave;re saisonnier, est en activit&eacute; au moment de la r&eacute;quisition, l&rsquo;indemnit&eacute; est calcul&eacute;e en partant de la valeur de l&rsquo;ensemble des &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;actif requis.<\/p>\n<p>Cette valeur est d&eacute;termin&eacute;e par tous moyens, compte tenu, notamment, des d&eacute;clarations faites par les contribuables pour l&rsquo;assiette des imp&ocirc;ts, au titre des trois derniers exercices clos avant la r&eacute;quisition et des &eacute;valuations administratives rendues d&eacute;finitives en vertu des lois fiscales.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;valuation d&eacute;taill&eacute;e de cette valeur est fournie, sur leur demande, aux autorit&eacute;s charg&eacute;es du r&egrave;glement des r&eacute;quisitions et aux commissions d&rsquo;&eacute;valuation, par les services comp&eacute;tents du minist&egrave;re des finances et des affaires &eacute;conomiques (service des domaines, en liaison avec l&rsquo;administration des contributions directes).<\/p>\n<p>Art. 27. &mdash; Lorsque la r&eacute;quisition totale ou partielle entra&icirc;ne l&rsquo;arr&ecirc;t complet de l&rsquo;entreprise, et que son transfert ne peut &ecirc;tre op&eacute;r&eacute;, l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;occupation comprend :<\/p>\n<p>1. &mdash; Un int&eacute;r&ecirc;t, calcul&eacute; sur la valeur de l&rsquo;ensemble des &eacute;l&eacute;ments (corporels et incorporels) de l&rsquo;actif requis, au taux des avances sur titres de la Banque de France.<\/p>\n<p>2. &mdash; Un amortissement, calcul&eacute; sur la valeur des &eacute;l&eacute;ments corporels de l&rsquo;actif requis et dont le taux ne peut &ecirc;tre, en aucun cas, sup&eacute;rieur &agrave; celui admis pour l&rsquo;entreprise au cours des trois derniers exercices pour la d&eacute;termination des bases de l&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s ou la taxe proportionnelle frappant les b&eacute;n&eacute;fices industriels et commerciaux.<\/p>\n<p>Lorsque la r&eacute;quisition partielle n&rsquo;entra&icirc;ne pas l&rsquo;arr&ecirc;t complet de l&rsquo;entreprise, l&rsquo;indemnit&eacute; est calcul&eacute;e suivant les principes ci-dessus, compte tenu de la r&eacute;duction apport&eacute;e &agrave; l&rsquo;activit&eacute; normale de l&rsquo;entreprise par la r&eacute;quisition &agrave; l&rsquo;exclusion de toute autre cause.<\/p>\n<p>Art. 28. &mdash; S&rsquo;il existe dans l&rsquo;entreprise des dettes sp&eacute;cifiquement aff&eacute;rentes aux &eacute;l&eacute;ments corporels de l&rsquo;actif requis, le prestataire doit pr&eacute;lever les charges de ces dettes sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t assurant la r&eacute;mun&eacute;ration du capital que repr&eacute;sente la valeur des &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;actif requis.<\/p>\n<p>La majoration &eacute;ventuelle pr&eacute;vue par l&rsquo;article 5 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 n&rsquo;est accord&eacute;e au prestataire que dans la mesure o&ugrave; ces charges d&eacute;passent cet int&eacute;r&ecirc;t.<\/p>\n<p>Ces charges comprennent, non seulement l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t conventionnel &agrave; servir aux pr&ecirc;teurs, mais aussi l&rsquo;amortissement financier de l&rsquo;emprunt (c&rsquo;est-&agrave;-dire la part d&rsquo;annuit&eacute; des emprunts amortissables de longue dur&eacute;e correspondant au remboursement du capital, et non le remboursement de dettes &agrave; &eacute;ch&eacute;ance fixe) d&egrave;s lors du moins que l&rsquo;entreprise est, par le contrat d&rsquo;emprunt m&ecirc;me, tenue de faire cet amortissement.<\/p>\n<p>Art. 29. &mdash; Dans le cas o&ugrave; le transfert de l&rsquo;entreprise peut &ecirc;tre op&eacute;r&eacute;, l&rsquo;indemnit&eacute; de r&eacute;quisition correspond au montant des d&eacute;penses strictement n&eacute;cessaires pour r&eacute;aliser ce transfert, auquel s&rsquo;ajoute une indemnit&eacute; d&rsquo;occupation limit&eacute;e aux seuls &eacute;l&eacute;ments corporels requis et calcul&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 30 ci-dessous. Les d&eacute;penses pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent sont :<\/p>\n<p>1&deg; Les d&eacute;penses du transfert proprement dit, c&rsquo;est-&agrave;-dire les frais n&eacute;cessaires de d&eacute;m&eacute;nagement au d&eacute;but et &agrave; la fin de la r&eacute;quisition ;<\/p>\n<p>2&deg; Les d&eacute;penses de r&eacute;alisation du transfert, c&rsquo;est-&agrave;-dire les frais strictement n&eacute;cessaires pour la r&eacute;installation de l&rsquo;entreprise dans le nouveau local.<\/p>\n<p>Le cas &eacute;ch&eacute;ant, il est allou&eacute; une indemnit&eacute; compl&eacute;mentaire temporaire destin&eacute;e &agrave; compenser la r&eacute;duction d&rsquo;activit&eacute; constat&eacute;e apr&egrave;s le transfert ;<\/p>\n<p>cette indemnit&eacute; est calcul&eacute;e dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 31 ci-dessous.<\/p>\n<p>Art. 30. &mdash; Lorsque l&rsquo;entreprise n&rsquo;est pas en activit&eacute; au moment de la r&eacute;quisition, l&rsquo;indemnit&eacute; de privation de jouissance est d&eacute;termin&eacute;e d&rsquo;apr&egrave;s tous &eacute;l&eacute;ments dans la limite de la valeur locative des biens immobiliers et mobiliers requis, sans pouvoir d&eacute;passer le loyer conventionnel pour la partie aff&eacute;rente aux biens dont le prestataire n&rsquo;est pas propri&eacute;taire.<\/p>\n<p>Art. 31. &mdash; Lorsque la r&eacute;quisition, de propri&eacute;t&eacute; ou d&rsquo;usage, de biens mobiliers a directement pour effet de r&eacute;duire l&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;une entreprise, le prestataire a droit, en compl&eacute;ment de l&rsquo;indemnit&eacute; pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 18 ou 19 et dans la mesure o&ugrave; il justifie d&rsquo;un pr&eacute;judice mat&eacute;riel et certain imputable exclusivement &agrave; la r&eacute;quisition, au paiement d&rsquo;une indemnit&eacute; temporaire destin&eacute;e &agrave; compenser cette r&eacute;duction d&rsquo;activit&eacute;.<\/p>\n<p>Cette indemnit&eacute; compl&eacute;mentaire ne peut &ecirc;tre accord&eacute;e que sur demande motiv&eacute;e du prestataire.<\/p>\n<p>Celui-ci n&rsquo;est autoris&eacute; &agrave; pr&eacute;senter une telle demande qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de trois mois &agrave; compter du jour de la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>La preuve de la r&eacute;duction d&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;entreprise doit &ecirc;tre rapport&eacute;e par le prestataire et peut se faire par tous moyens, notamment par la production des documents comptables permettant d&rsquo;&eacute;tablir les r&eacute;sultats des ann&eacute;es ant&eacute;rieures &agrave; la r&eacute;quisition et ceux de la gestion de l&rsquo;entreprise depuis la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;administration apporte la preuve que les &eacute;l&eacute;ments fournis par le prestataire sont inexacts ou que la r&eacute;duction d&rsquo;activit&eacute; est imputable &agrave; une cause &eacute;trang&egrave;re &agrave; la r&eacute;quisition, telle que la conjoncture &eacute;conomique, l&rsquo;indemnit&eacute; compl&eacute;mentaire peut &ecirc;tre refus&eacute;e.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; compl&eacute;mentaire est d&rsquo;abord accord&eacute;e pour une p&eacute;riode qui ne saurait exc&eacute;der six mois ;<\/p>\n<p>elle pourra ensuite &ecirc;tre reconduite, totalement ou partiellement, pour des p&eacute;riodes successives au plus &eacute;gales &agrave; six mois, &agrave; condition que le prestataire renouvelle sa demande en apportant les preuves n&eacute;cessaires et compte tenu des possibilit&eacute;s de reprise de l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Par analogie, cette indemnit&eacute;, proportionnelle &agrave; la r&eacute;duction d&rsquo;activit&eacute; constat&eacute;e, est d&eacute;termin&eacute;e sur les m&ecirc;mes bases que l&rsquo;indemnit&eacute; dite de post-r&eacute;quisition pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 22 (&sect; 4) de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, d&eacute;duction &eacute;tant faite ensuite de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t calcul&eacute; sur le montant des &eacute;l&eacute;ments mobiliers requis.<\/p>\n<p>Une indemnit&eacute; compl&eacute;mentaire n&rsquo;est ainsi allou&eacute;e que si cet int&eacute;r&ecirc;t est inf&eacute;rieur &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; de post-r&eacute;quisition qui serait accord&eacute;e pour la m&ecirc;me r&eacute;duction d&rsquo;activit&eacute;.<\/p>\n<p>Toute demande tendant &agrave; proroger l&rsquo;indemnit&eacute; compl&eacute;mentaire au-del&agrave; d&rsquo;un an est soumise &agrave; l&rsquo;avis du comit&eacute; consultatif Vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 102 qui se prononce sur le maintien de l&rsquo;indemnit&eacute;, son importance et sa dur&eacute;e ;<\/p>\n<p>les conclusions de cet avis constituent des limites que la d&eacute;cision administrative ne saurait d&eacute;passer.<\/p>\n<p>Art. 32. &mdash; Lorsque la r&eacute;quisition porte sur tout ou partie d&rsquo;une exploitation agricole comprenant ou non des immeubles b&acirc;tis et du mat&eacute;riel, le r&egrave;glement des indemnit&eacute;s fait l&rsquo;objet d&rsquo;une d&eacute;termination par p&eacute;riodes culturales, compte tenu des coutumes et usages locaux d&rsquo;apr&egrave;s les renseignements qui seront demand&eacute;s aux chambres d&eacute;partementales d&rsquo;agriculture ou aux services d&eacute;partementaux comp&eacute;tents du ministre de l&rsquo;agriculture. L&rsquo;indemnit&eacute; p&eacute;riodique de privation de jouissance due au prestataire est d&eacute;termin&eacute;e d&rsquo;apr&egrave;s tous &eacute;l&eacute;ments, dans la limite des fermages fix&eacute;s dans chaque d&eacute;partement par le pr&eacute;fet, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 812 du code rural, pour les exploitations similaires de la r&eacute;gion consid&eacute;r&eacute;e, sans pouvoir d&eacute;passer, pour les &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;exploitation pris &agrave; bail, le montant du fermage conventionnel.<\/p>\n<p>Art. 33. &mdash; Lorsque le transfert de l&rsquo;exploitation agricole ne peut pas &ecirc;tre op&eacute;r&eacute; et si le prestataire justifie d&rsquo;une perte due &agrave; l&rsquo;emp&ecirc;chement partiel ou total de poursuivre son exploitation, l&rsquo;indemnit&eacute; de r&eacute;quisition pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 32 est augment&eacute;e de mani&egrave;re &agrave; atteindre la valeur des r&eacute;coltes que la r&eacute;quisition emp&ecirc;che de faire, d&eacute;duction faite des frais non engag&eacute;s et du profit au sens de l&rsquo;article 16 ci-dessus.<\/p>\n<p>La production moyenne des trois .<\/p>\n<p>derni&egrave;res ann&eacute;es culturales pr&eacute;c&eacute;dant la r&eacute;quisition est calcul&eacute;e d&rsquo;apr&egrave;s les d&eacute;clarations du prestataire aupr&egrave;s des administrations financi&egrave;res int&eacute;ress&eacute;es ou, &agrave; d&eacute;faut, aupr&egrave;s des services agricoles et, en cas d&rsquo;absence de d&eacute;claration, d&rsquo;apr&egrave;s les rendements de la r&eacute;gion pour les cultures de m&ecirc;me nature.<\/p>\n<p>La production ainsi d&eacute;termin&eacute;e est affect&eacute;e d&rsquo;un coefficient d&rsquo;ajustement pour tenir compte de la moyenne des r&eacute;coltes de l&rsquo;ann&eacute;e consid&eacute;r&eacute;e dans la m&ecirc;me r&eacute;gion.<\/p>\n<p>La r&eacute;duction de production due &agrave; la r&eacute;quisition est &eacute;valu&eacute;e en tenant compte des cours licites en vigueur dans la r&eacute;gion &agrave; l&rsquo;issue de chaque ann&eacute;e culturale &eacute;coul&eacute;e depuis la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; due au prestataire est &eacute;gale &agrave; la valeur de la production emp&ecirc;ch&eacute;e, d&eacute;termin&eacute;e comme il est indiqu&eacute; ci-dessus, de laquelle il y a lieu de d&eacute;duire :<\/p>\n<p>les frais de culture non engag&eacute;s par le prestataire en vue de cette production (achat de semences et d&rsquo;engrais, frais de main-d&rsquo;&oelig;uvre, amortissement partiel du mat&eacute;riel non utilis&eacute;, etc.),<\/p>\n<p>ainsi qu&rsquo;un pourcentage correspondant au profit &eacute;ventuel dont le taux sera fix&eacute; apr&egrave;s avis de la direction d&eacute;partementale des services agricoles. Elle est payable p&eacute;riodiquement &agrave; terme &eacute;chu, compte tenu des coutumes et usages locaux. Art. 34. &mdash; Si l&rsquo;exploitation agricole peut &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute;e, en tout ou partie, hors des lieux requis, il est allou&eacute; au prestataire, en plus de l&rsquo;indemnit&eacute; de privation de jouissance pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 32 ci-dessus, une indemnit&eacute; compl&eacute;mentaire destin&eacute;e &agrave; le rembourser, sur justifications, des frais directement n&eacute;cessaires pour reconstituer son exploitation. Cette indemnit&eacute; comprend :<\/p>\n<p>1. &mdash; Les d&eacute;penses de transfert proprement dit, c&rsquo;est-&agrave;-dire les frais de d&eacute;m&eacute;nagement du cheptel vif et des r&eacute;serves stock&eacute;es pour sa subsistance, des engrais et semences, du mat&eacute;riel et, &eacute;ventuellement, du mobilier ;<\/p>\n<p>2. &mdash; Les frais n&eacute;cessit&eacute;s par la mise en &eacute;tat de culture de la nouvelle exploitation dans la limite de la superficie de l&rsquo;exploitation ant&eacute;rieure. En cas de transfert partiel, une indemnit&eacute; calcul&eacute;e comme pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 33 se substituant &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; de privation de jouissance peut &ecirc;tre allou&eacute;e, sur justifications, pour la portion de production non retrouv&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 35. &mdash; D&rsquo;autres indemnit&eacute;s compl&eacute;mentaires peuvent &ecirc;tre allou&eacute;es pour compenser les pr&eacute;judices &eacute;ventuels non indemnis&eacute;s au titre des articles 32, 33 et 34 et r&eacute;sultant, notamment, des frais engag&eacute;s en vue de la r&eacute;colte que la r&eacute;quisition emp&ecirc;che de faire, des frais dus &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de modifier le syst&egrave;me de culture, de la vente forc&eacute;e au-dessous des cours licites du cheptel vif ou mort, de la perte des avantages en nature, des frais de conservation des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;exploitation inutilis&eacute;s et non transf&eacute;r&eacute;s.<\/p>\n<p>L&rsquo;allocation de ces indemnit&eacute;s compl&eacute;mentaires, non p&eacute;riodiques et non renouvelables, ne sera consentie que sur demande formelle du prestataire et production par lui de toutes justifications utiles.<\/p>\n<p>Art. 36. &mdash; Les indemnit&eacute;s compl&eacute;mentaires pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 6 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 et les conditions dans lesquelles elles peuvent &ecirc;tre allou&eacute;es sont d&eacute;termin&eacute;es aux articles 17 &agrave; 22, 29, 31, 34 et 35 du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Art. 37. &mdash; Les indemnit&eacute;s de r&eacute;quisition, pr&eacute;vues aux articles 4, 5 et 6 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, et l&rsquo;indemnit&eacute; compensatrice de dommages pr&eacute;vue par l&rsquo;article 21 sont respectivement &eacute;valu&eacute;es aux dates fix&eacute;es par l&rsquo;article 7 de cette ordonnance. Les dommages sont &eacute;valu&eacute;s d&egrave;s que possible apr&egrave;s la cessation de la r&eacute;quisition, en cas de r&eacute;quisition d&rsquo;usage, et aussit&ocirc;t apr&egrave;s leur constatation contradictoire en cas de r&eacute;quisition de services.<\/p>\n<p>Art. 38. &mdash; La transformation d&rsquo;une r&eacute;quisition d&rsquo;usage d&rsquo;un bien en r&eacute;quisition de propri&eacute;t&eacute; donne lieu &agrave; l&rsquo;&eacute;mission d&rsquo;un nouvel ordre de r&eacute;quisition qui est notifi&eacute; au prestataire ou &agrave; son repr&eacute;sentant.<\/p>\n<p>De l&rsquo;indemnit&eacute; due pour la r&eacute;quisition en propri&eacute;t&eacute;, &eacute;valu&eacute;e au jour de cette notification, compte tenu de l&rsquo;&eacute;tat du bien au jour de la r&eacute;quisition d&rsquo;usage, il y a lieu de d&eacute;duire les sommes qui, dans l&rsquo;indemnit&eacute; allou&eacute;e pour l&rsquo;usage, correspondent &agrave; l&rsquo;amortissement du bien pendant la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Art. 39. &mdash; Les indemnit&eacute;s dues pour les r&eacute;quisitions d&rsquo;usage ou de services peuvent &ecirc;tre revis&eacute;es chaque fois que les prix courants et licites des locations ou des services de m&ecirc;me nature que les prestations consid&eacute;r&eacute;es auront vari&eacute; de 10 p. 100 au moins depuis le d&eacute;but de la r&eacute;quisition ou de la derni&egrave;re r&eacute;vision d&rsquo;indemnit&eacute; qui a pu intervenir .<\/p>\n<p>Les indemnit&eacute;s sont revis&eacute;es proportionnellement &agrave; la variation constat&eacute;e du prix des prestations en cause.<\/p>\n<p>La r&eacute;vision peut &ecirc;tre effectu&eacute;e d&rsquo;office par l&rsquo;administration ou sur demande justifi&eacute;e des prestataires, cette demande ne valant que pour une seule variation de prix et prenant effet &agrave; compter du premier jour du mois qui suitla date de franchissement du seuil de r&eacute;vision susvis&eacute;.<\/p>\n<p>Les dispositions du pr&eacute;sent article ne sont pas applicables aux prestations dont l&rsquo;indemnisation fait l&rsquo;objetde tarifs ou bar&egrave;mes &eacute;tablis dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 3 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Art. 40. &mdash; Les indemnit&eacute;s dues aux prestataires sont liquid&eacute;es et pay&eacute;es dans le plus bref d&eacute;lai.<\/p>\n<p>Lorsque l&rsquo;indemnit&eacute; due pour une r&eacute;quisition n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; ainsi r&eacute;gl&eacute;e dans un d&eacute;lai de trois mois &agrave; compter de la prise de possession d&eacute;finitive ou temporaire du bien ou du d&eacute;but de l&rsquo;ex&eacute;cution des services prescrits, le prestataire peut formuler une demande d&rsquo;acompte qui doit &ecirc;tre satisfaite dans le d&eacute;lai maximum d&rsquo;un mois.<\/p>\n<p>Il en est de m&ecirc;me lorsque l&rsquo;indemnit&eacute; compensatrice de dommages n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;gl&eacute;e dans un d&eacute;lai de six mois &agrave; compter de la constatation contradictoire des dommages.<\/p>\n<p>L&rsquo;acompte accord&eacute; au prestataire est au moins &eacute;gal &agrave; 50 p. 100 du montant de la liquidation provisoire de l&rsquo;indemnit&eacute; limit&eacute;, quand il s&rsquo;agit de dommages, par le maximum fix&eacute; &agrave; l&rsquo;article 22 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Art. 41. &mdash; Les mandats de paiement sont d&eacute;livr&eacute;s au nom des ayants droit pour les marchandises plac&eacute;es en entrep&ocirc;t ou dans les magasins g&eacute;n&eacute;raux, ou au nom du transporteur pour les marchandises en cours de transport.<\/p>\n<p>Le mandatement des indemnit&eacute;s fix&eacute;es d&rsquo;apr&egrave;s les tarifs et bar&egrave;mes pr&eacute;vus par le pr&eacute;sent d&eacute;cret se fait directement au nom des prestataires ou, en ce qui concerne les r&eacute;quisitions collectives, telles que le logement et le cantonnement, au nom du receveur municipal.<\/p>\n<p>Chapitre II<\/p>\n<p><strong>Evaluation des indemnit&eacute;s par voie de bar&egrave;mes.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 42. &mdash; Les tarifs et bar&egrave;mes d&rsquo;indemnisation &eacute;tablis conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 8 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 se classent en deux cat&eacute;gories :<\/p>\n<p>1&deg; Les tarifs qui fixent, en valeur absolue, le montant de l&rsquo;indemnisation des prestations (notamment les tarifs de logement et de cantonnement et les tarifs de r&eacute;quisition.des chevaux) ;<\/p>\n<p>ces tarifs peuvent &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute;s pour tenir compte de l&rsquo;&eacute;volution de la conjoncture &eacute;conomique ;<\/p>\n<p>2&deg; Les bar&egrave;mes &eacute;tablis par r&eacute;f&eacute;rence soit &agrave; des tarifs fix&eacute;s pour d&rsquo;autres fins que les r&eacute;quisitions par les ministres responsables, soit &agrave; des cours commerciaux usuels ;<\/p>\n<p>ces bar&egrave;mes fixent, en vue d&rsquo;exclure le profit, les taux d&rsquo;abattement &agrave; appliquer aux tarifs et cours susvis&eacute;s ;<\/p>\n<p>ils suivent les variations de ces derniers sans qu&rsquo;il soit besoin de les soumettre &agrave; un nouvel examen du comit&eacute; consultatif.<\/p>\n<p>Toutefois, en cas de modification des marges b&eacute;n&eacute;ficiaires incluses dans le prix des biens vis&eacute;s par les bar&egrave;mes se r&eacute;f&eacute;rant &agrave; des cours commerciaux, ces bar&egrave;mes sont sujets &agrave; r&eacute;vision dans les formes pr&eacute;vues pour leur &eacute;tablissement.<\/p>\n<p>Art. 43. &mdash; Les tarifs de logement et de cantonnement des troupes sont fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; interminist&eacute;riel, dans le cadre des dispositions sp&eacute;ciales Dr&eacute;vues par la loi du 3 juillet 1877 et le d&eacute;cret du 2 ao&ucirc;t 1877 pris pour son application. Lorsque les prestations de logement et de cantonnement sont fournies, notamment pour les r&eacute;fugi&eacute;s, les sinistr&eacute;s ou les personnels d&eacute;plac&eacute;s appartenant aux services publics, en ex&eacute;cution des dispositions de l&rsquo;article 4 ci-dessus, les tarifs des indemnit&eacute;s &agrave; allouer &agrave; l&rsquo;habitant sont fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; interminist&eacute;riel apr&egrave;s avis du comit&eacute; consultatif.<\/p>\n<p>Ces tarifs tiennent compte de l&rsquo;importance de la localit&eacute;, d&rsquo;une part, et des prestations fournies d&rsquo;autre part. Ils sont r&eacute;visables dans des conditions analogues &agrave; celles appliqu&eacute;es pour la r&eacute;vision des tarifs de logement et de cantonnement des troupes.<\/p>\n<p>Art. 44. &mdash; Les tarifs des prix de base des v&eacute;hicules automobiles requis en propri&eacute;t&eacute; &eacute;tablis conform&eacute;ment aux articles 8 et 9 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, tiennent compte de la marque, du type et de l&rsquo;anciennet&eacute; de fabrication.<\/p>\n<p>Ils tiennent compte &eacute;galement de la valeur de l&rsquo;outillage, des accessoires et des ingr&eacute;dients n&eacute;cessaires au fonctionnement et &agrave; l&rsquo;entretien courant, tels qu&rsquo;ils sont normalement livr&eacute;s par le constructeur avec les v&eacute;hicules neufs.<\/p>\n<p>La majoration ou la r&eacute;duction de l&rsquo;indemnit&eacute;, pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 9 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 tient compte, notamment, de l&rsquo;&eacute;tat m&eacute;canique et g&eacute;n&eacute;ral du v&eacute;hicule r&eacute;quisitionn&eacute;, ainsi que de l&rsquo;usure des pneumatiques.<\/p>\n<p>Ces tarifs sont r&eacute;vis&eacute;s, dans un d&eacute;lai maximum de trois mois, lorsque les prix courants et licites ont vari&eacute; de cinq pour cent au moins depuis la date de mise en vigueur des derniers tarifs.<\/p>\n<p>Art. 45. &mdash; Par d&eacute;rogation aux dispositions de l&rsquo;article 44 ci-dessus, le ministre des arm&eacute;es fixe, dans chaque cas d&rsquo;esp&egrave;ce, l&rsquo;indemnit&eacute; &agrave; allouer aux pestataires de v&eacute;hicules exceptionnels ou qui ne font qu&rsquo;exceptionnellement l&rsquo;objet de r&eacute;quisitions et, pour ces raisons, ne figurent pas dans les tarifs de prix &eacute;tablis &agrave; l&rsquo;avance.<\/p>\n<p>En cas de refus par le prestataire de l&rsquo;indemnit&eacute; offerte, le dossier est soumis, pour avis, &agrave; la commission d&rsquo;&eacute;valuation conform&eacute;ment aux articles 90 et 91 ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Art. 46. &mdash; L&rsquo;indemnisation des accessoires et de l&rsquo;outillage re&ccedil;us avec le v&eacute;hicule, en suppl&eacute;ment de ceux dont il doit &ecirc;tre normalement pourvu, est d&eacute;termin&eacute;e par les tarifs ou, &agrave; d&eacute;faut, par estimation directe.<\/p>\n<p>Elle s&rsquo;ajoute &agrave; celle fix&eacute;e comme il est indiqu&eacute; aux articles 44 et 45 ci-dessus pour le v&eacute;hicule. En outre, une indemnit&eacute; est accord&eacute;e pour le carburant livr&eacute; avec le v&eacute;hicule ;<\/p>\n<p>son montant est calcul&eacute; selon les prix en vigueur dans le d&eacute;partement o&ugrave; s&rsquo;effectue la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence d&rsquo;accessoires ou d&rsquo;outillage qui doivent normalement accompagner le v&eacute;hicule donne lieu &agrave; diminution, correspondant &agrave; leur valeur, du prix de celui-ci.<\/p>\n<p>Art. 47. &mdash; Pour r&eacute;gler la r&eacute;quisition en propri&eacute;t&eacute; des animaux non destin&eacute;s &agrave; l&rsquo;abattage, les tarifs des prix de base fixent des prix sup&eacute;rieurs, moyens et inf&eacute;rieurs, &eacute;tablis chaque ann&eacute;e en prenant le cas &eacute;ch&eacute;ant, comme point de d&eacute;part, le prix budg&eacute;taire, le prix moyen de chaque s&eacute;rie d&rsquo;&acirc;ge &eacute;tant appliqu&eacute; &agrave; un animal reconnu &laquo; bon &gt;.<\/p>\n<p>Toutefois, pour certains animaux de tr&egrave;s grande valeur, dont la r&eacute;quisition n&rsquo;est intervenue qu&rsquo;en raison de motifs exceptionnels, la commission do r&eacute;quisition peut proposer une indemnit&eacute; exc&eacute;dant le prix sup&eacute;rieur fix&eacute; au bar&egrave;me ;<\/p>\n<p>elle &eacute;met alors un avis motiv&eacute;, sur le vu duquel le ministre dont le d&eacute;partement est b&eacute;n&eacute;ficiaire de la r&eacute;quisition fixe le montant de l&rsquo;indemnit&eacute; propos&eacute;e au prestataire.<\/p>\n<p>En cas de refus par celui-ci de l&rsquo;indemnit&eacute; offerte, le dossier est soumis, pour avis, &agrave; la commission d&rsquo;&eacute;valuation, conform&eacute;ment aux articles 90 et 91 ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Art. 48. &mdash; Les tarifs ou bar&egrave;mes qui seront &eacute;tablis pour le r&egrave;glement des r&eacute;quisitions en propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;animaux destin&eacute;s &agrave; l&rsquo;abattage tiendront compte de la cat&eacute;gorie, de la qualit&eacute;, du poids et des cours moyens officiellement reconnus dans les diverses r&eacute;gions d&rsquo;&eacute;levage ;<\/p>\n<p>ils comporteront des correctifs pour tenir compte des variations saisonni&egrave;res des prix.&nbsp;<\/p>\n<p>TITRE III<\/p>\n<p><strong>Effet de la r&eacute;quisition sur les contrats d&rsquo;assurances.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 49. &mdash; L&rsquo;assur&eacute; qui d&eacute;sire obtenir de l&rsquo;assureur qu&rsquo;&agrave; la r&eacute;siliation du contrat d&rsquo;assurance, pr&eacute;vue par l&rsquo;article 11 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, soit substitu&eacute;e la simple suspension du contrat, doit en faire la demande &agrave; l&rsquo;assureur, par lettre recommand&eacute;e avec demande d&rsquo;avis de r&eacute;ception, dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; partir du jour o&ugrave; il a eu connaissance de la d&eacute;possession.<\/p>\n<p>Art. 50. &mdash; En cas de r&eacute;quisition de services au sens de l&rsquo;article 2 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, l&rsquo;assureur de dommages, subrog&eacute; totalement ou partiellement dans les droits du prestataire, doit fournir, &agrave; l&rsquo;appui de sa demande, tous &eacute;l&eacute;ments et documents lui ayant permis de d&eacute;terminer l&rsquo;indemnit&eacute; allou&eacute;e par ses soins &agrave; l&rsquo;assur&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 51. &mdash; A d&eacute;faut de notification faite conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 49 du pr&eacute;sent d&eacute;cret, et sous r&eacute;serve de l&rsquo;application des dispositions des alin&eacute;as 1 et 2 de l&rsquo;article 13 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, la r&eacute;siliation du contrat d&rsquo;assurance prend effet &agrave; compter de la date de la d&eacute;possession du bien r&eacute;quisitionn&eacute;.<\/p>\n<p>TITRE IV<\/p>\n<p><strong>au cours de r&eacute;quisitions d&rsquo;immeubles, de navires ou d&rsquo;a&eacute;ronefs.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 52. &mdash; Les dispositions des articles 14 &agrave; 18 de Fordonnance du 6 janvier 1959 concernent les immeubles de* toute nature et s&rsquo;&eacute;tendent notamment aux r&eacute;quisitions d&rsquo;usage prononc&eacute;es au profit de particuliers occupant dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Art. 53. &mdash; Les administrations publiques b&eacute;n&eacute;ficiaires des r&eacute;quisitions ou occupations d&rsquo;immeubles ont la facult&eacute; d&rsquo;enlever les am&eacute;nagements amovibles ou fixes r&eacute;alis&eacute;s par elles, sous r&eacute;serve de payer, &eacute;ventuellement, aux prestataires, une indemnit&eacute; compensatrice des d&eacute;g&acirc;ts occasionn&eacute;s par l&rsquo;enl&egrave;vement desdits am&eacute;nagements.<\/p>\n<p>Cette indemnit&eacute; est, le cas &eacute;ch&eacute;ant, calcul&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions du titre V de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Art. 54. &mdash; Les r&eacute;parations, qui sont normalement &agrave; la charge d&rsquo;un locataire, demeurent &agrave; la charge de l&rsquo;Etat ou, le cas &eacute;ch&eacute;ant, du b&eacute;n&eacute;ficiaire de la r&eacute;quisition au sens de l&rsquo;article 52 ci-dessus.<\/p>\n<p>Art. 55. &mdash; Les travaux de gros entretien, qui restent &agrave; la charge du propri&eacute;taire, sont ceux pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 1720 du code civil.<\/p>\n<p>Toutefois, lorsque les d&eacute;penses n&eacute;cessaires sont faites par l&rsquo;Etat ou le b&eacute;n&eacute;ficiaire de la r&eacute;quisition, au lieu et place du propri&eacute;taire, leur remboursement s&rsquo;effectue par voie de compensation &agrave; due concurrence avec les sommes revenant &agrave; celui-ci au titre de la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Lorsque le montant de la d&eacute;pense faite au lieu et place du propri&eacute;taire exc&egrave;de le montant des indemnit&eacute;s dues par l&rsquo;Etat, le surplus est rembours&eacute; par le propri&eacute;taire en dix annuit&eacute;s au plus.<\/p>\n<p>La cr&eacute;ance de l&rsquo;Etat est recouvr&eacute;e dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 61 ci-dessous.<\/p>\n<p>Art. 56. &mdash; D&egrave;s que la r&eacute;quisition est lev&eacute;e ou que l&rsquo;occupation est termin&eacute;e, un inventaire descriptif comportant un &eacute;tat des lieux est &eacute;tabli dans les conditions pr&eacute;cis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 10 ci-dessus.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tat des lieux comporte : 1&deg; La description compl&egrave;te des d&eacute;g&acirc;ts imputables aux services occupants ;<\/p>\n<p>2&deg; Le relev&eacute; d&eacute;taill&eacute; de tous les am&eacute;nagements, am&eacute;liorations, embellissements et constructions r&eacute;alis&eacute;s par l&rsquo;Etat ou par le b&eacute;n&eacute;ficiaire de la r&eacute;quisition ; 3&deg; Le relev&eacute; d&eacute;taill&eacute; des travaux de gros entretien ex&eacute;cut&eacute;s &eacute;ventuellement par l&rsquo;Etat ou par le b&eacute;n&eacute;ficiaire de la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Art. 57. &mdash; Lorsque le prestataire est locataire de l&rsquo;immeuble, l&rsquo;&eacute;tat des lieux se rapportant aux travaux d&rsquo;am&eacute;lioration ou de transformation est &eacute;tabli en sa pr&eacute;sence ainsi qu&rsquo;en pr&eacute;sence du propri&eacute;taire d&ucirc;ment convoqu&eacute; ou de leurs repr&eacute;sentants respectifs.<\/p>\n<p>Les usufruitiers ou les titulaires d&rsquo;un droit d&rsquo;usage ou d&rsquo;habitation, s&rsquo;il en existe, doivent &eacute;galement &ecirc;tre convoqu&eacute;s pour assister, en personne ou par repr&eacute;sentant, &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement de l&rsquo;&eacute;tat des lieux.<\/p>\n<p>Art. 58. &mdash; Doivent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme ayant entra&icirc;n&eacute; une moins-value &agrave; l&rsquo;immeuble, les travaux tels que&nbsp; constructions, am&eacute;nagements ou transformations dont l&rsquo;ex&eacute;cution se traduit par une diminution de sa valeur v&eacute;nale, compte tenu du changement de destination qui a pu en r&eacute;sulter.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; de moins-value est &eacute;gale &agrave; cette diminution de valeur.<\/p>\n<p>Toutefois, si le montant des travaux estim&eacute;s1 n&eacute;cessaires pour faire dispara&icirc;tre les causes de moins-value est inf&eacute;rieur, l&rsquo;indemnit&eacute; est r&eacute;duite &agrave; ce montant.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut d&rsquo;accord amiable, l&rsquo;indemnit&eacute; est fix&eacute;e apr&egrave;s avis de la commission d&eacute;partementale d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions et r&eacute;gl&eacute;e comme en mati&egrave;re de r&eacute;quisition, conform&eacute;ment aux dispositions des articles 24 et 25 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Art. 59. &mdash; Sont consid&eacute;r&eacute;s comme ayant apport&eacute; une plusvalue &agrave; l&rsquo;immeuble, les travaux, tels que constructions et am&eacute;nagements dont l&rsquo;ex&eacute;cution procure une augmentation de la valeur v&eacute;nale dudit immeuble, cete valeur tenant compte &eacute;ventuellement du changement de destination de l&rsquo;immeuble.<\/p>\n<p>La plus-value r&eacute;elle est &eacute;gale &agrave; la diff&eacute;rence entre la valeur v&eacute;nale de l&rsquo;immeuble, compte tenu des travaux ex&eacute;cut&eacute;s, et la valeur v&eacute;nale qu&rsquo;aurait cet immeuble si ces travaux n&rsquo;avaient pas &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 60. &mdash; Lorsque les travaux ex&eacute;cut&eacute;s apportent &agrave; l&rsquo;immeuble une plus-value d&eacute;passant 5 p. 100 de sa valeur v&eacute;nale, le propri&eacute;taire doit verser &agrave; l&rsquo;Etat une indemnit&eacute; calcul&eacute;e dans les conditions indiqu&eacute;es ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<p>1&deg; Toute plus-value ou fraction de plus-value inf&eacute;rieure ou au maximum &eacute;gale &agrave; 5 p. 100 de la valeur v&eacute;nale de l&rsquo;immeuble, compte non tenu des travaux ex&eacute;cut&eacute;s, n&rsquo;est pas compt&eacute;e dans le calcul de l&rsquo;indemnit&eacute; &agrave; verser ;<\/p>\n<p>2&deg; La fraction de plus-value sup&eacute;rieure &agrave; 5 p. 100 et au maximum &eacute;gale &agrave; 10 p 100 de la valeur v&eacute;nale de l&rsquo;immeuble n&rsquo;est compt&eacute;e que pour moiti&eacute; de son montant ;<\/p>\n<p>3&deg;) La fraction de plus-value sup&eacute;rieure &agrave; 10 p. 100 et au maximum &eacute;gale &agrave; 50 p. 100 de ladite valeur v&eacute;nale n&rsquo;est compt&eacute;e que pour les deux tiers ;<\/p>\n<p>4&deg; La fraction de plus-value sup&eacute;rieure &agrave; 50 p. 100 de la m&ecirc;me valeur v&eacute;nale n&rsquo;est compt&eacute;e que pour les neuf dixi&egrave;mes de son montant.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; d&eacute;finitive de plus-value due &agrave; l&rsquo;Etat est &eacute;gale &agrave; la somme de ces divers d&eacute;comptes partiels sans pouvoir toutefois exc&eacute;der la valeur des travaux, appr&eacute;ci&eacute;e au jour de la d&eacute;cision fixant cette indemnit&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 61. &mdash; L&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value se compense, de plein droit, avec l&rsquo;indemnit&eacute; qui peut &ecirc;tre due au propri&eacute;taire par l&rsquo;Etat pour d&eacute;t&eacute;rioration de l&rsquo;immeuble d&eacute;passant celle que comporte l&rsquo;usage normal.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; ou la partie de l&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value ainsi compens&eacute;e s&rsquo;impute sur les premi&egrave;res annuit&eacute;s dues par le propri&eacute;taire, lesquelles sont calcul&eacute;es compte tenu de l&rsquo;escompte de 1 p. 100 pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 63 ci-dessous. La cr&eacute;ance de l&rsquo;Etat au titre de la plus-value est liquid&eacute;e par l&rsquo;administration charg&eacute;e du r&egrave;glement des indemnit&eacute;s d&rsquo;occupation.<\/p>\n<p>Le service des domaines est charg&eacute; du recouvrement de l&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value. Le cas &eacute;ch&eacute;ant, les poursuites sont diligent&eacute;es par ses soins conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article L. 130 du code du domaine de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il est proc&eacute;d&eacute; &agrave; la vente forc&eacute;e de l&rsquo;immeuble pour permettre au Tr&eacute;sor de recouvrer sa cr&eacute;ance impay&eacute;e, le propri&eacute;taire n&rsquo;est tenu de payer sa dette que dans la limite du produit net de la vente, d&eacute;duction faite de la valeur v&eacute;nale de l&rsquo;immeuble, compte non tenu des travaux ex&eacute;cut&eacute;s et du prix de vente du terrain s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un immeuble b&acirc;ti.<\/p>\n<p>Art. 62. &mdash; L&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value est fix&eacute;e par accord amiable ou, &agrave; d&eacute;faut, apr&egrave;s avis de la commission d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions, par d&eacute;cision administrative ;<\/p>\n<p>dans ce dernier cas, elle est notifi&eacute;e au propri&eacute;taire de l&rsquo;immeuble dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 24 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>La commission d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions d&eacute;termine si la destination de l&rsquo;immeuble a &eacute;t&eacute; ou non modifi&eacute;e par les travaux ex&eacute;cut&eacute;s au cours de l&rsquo;occupation et se prononce sur le montant de l&rsquo;indemnit&eacute;. En cas de refus formul&eacute; dans le d&eacute;lai imparti, il appartient &agrave; l&rsquo;administration liquidatrice de l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;intenter une action devant les juridictions civiles qui statuent dans les limites normales de leur taux de comp&eacute;tence.<\/p>\n<p>Le contentieux est suivi par l&rsquo;administration charg&eacute;e de la liquidation de la plus-value.<\/p>\n<p>Art. 63. &mdash; L&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value est recouvr&eacute;e par l&rsquo;Etat par annuit&eacute;s &eacute;gales qui ne portent pas int&eacute;r&ecirc;t et dont le montant est fix&eacute; de telle sorte que le total de la dette soit sold&eacute; en vingt ans au maximum.<\/p>\n<p>Toutefois, ce montant annuel ne doit pas &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 1 p. 100 de la valeur v&eacute;nale de l&rsquo;immeuble, compte non tenu des travaux ex&eacute;cut&eacute;s par l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Le propri&eacute;taire a toujours la facult&eacute; de se lib&eacute;rer par anticipation d&rsquo;une ou plusieurs annuit&eacute;s enti&egrave;res ;<\/p>\n<p>en ce cas, il b&eacute;n&eacute;ficie sur chaque annuit&eacute; vers&eacute;e d&rsquo;avance d&rsquo;un escompte de 1 p. 100 par ann&eacute;e d&rsquo;anticipation. En cas de vente de l&rsquo;immeuble &agrave; un tiers, le montant de l&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value restant d&ucirc;, diminu&eacute; de l&rsquo;escompte pr&eacute;vu ci-dessus, est imm&eacute;diatement exigible.<\/p>\n<p>Art. 64. &mdash; Le propri&eacute;taire qui, dans le cas pr&eacute;vu au deuxi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 17 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, d&eacute;sire c&eacute;der son immeuble &agrave; l&rsquo;Etat adresse une offre de vente &agrave; l&rsquo;administration liquidatrice de l&rsquo;indemnit&eacute; par lettre recommand&eacute;e avec demande d&rsquo;avis de r&eacute;ception.<\/p>\n<p>Cette offre est, &agrave; peine de forclusion, souscrite dans les trois mois de la notification &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; de la d&eacute;cision d&eacute;finitive fixant le montant de l&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value ;<\/p>\n<p>cependant, le ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques peut relever de cette d&eacute;ch&eacute;ance le propri&eacute;taire qui justifie n&rsquo;avoir pu agir dans le d&eacute;lai prescrit.<\/p>\n<p>La d&eacute;cision d&rsquo;acqu&eacute;rir est prise par le ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques apr&egrave;s consultation, s&rsquo;il y a lieu, des commissions institu&eacute;es par le d&eacute;cret n&deg; 49-1209 du 28 ao&ucirc;t 1949.<\/p>\n<p>L&rsquo;acte d&rsquo;acquisition est pass&eacute; par le service des domaines. Si le ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques d&eacute;cide de ne pas r&eacute;aliser l&rsquo;acquisition, l&rsquo;administration liquidatrice de l&rsquo;indemnit&eacute; notifie cette d&eacute;cision au propri&eacute;taire et l&rsquo;informe que la cr&eacute;ance du Tr&eacute;sor est ramen&eacute;e &agrave; 50 p. 100 de la valeur v&eacute;nale de l&rsquo;immeuble, compte tenu des travaux ex&eacute;cut&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 65. &mdash; Le propri&eacute;taire qui, dans le cas pr&eacute;vu au troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 17 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, opte pour la cession de son immeuble &agrave; l&rsquo;Etat, en informe l&rsquo;administration liquidatrice de l&rsquo;indemnit&eacute; par lettre recommand&eacute;e avec demande d&rsquo;avis de r&eacute;ception.<\/p>\n<p>Cette option est irr&eacute;vocable et doit &ecirc;tre formul&eacute;e, &agrave; peine de forclusion, dans les trois mois de la notification &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; de la d&eacute;cision reconnaissant le changement apport&eacute; &agrave; la destination de l&rsquo;immeuble et fixant le montant de l&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value.<\/p>\n<p>Cette notification doit comporter l&rsquo;indication de la valeur v&eacute;nale de l&rsquo;immeubleappr&eacute;ci&eacute;e par la commission d&rsquo;&eacute;valuation, compte non tenu de la plus-value apport&eacute;e par les travaux ex&eacute;cut&eacute;s.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de propri&eacute;t&eacute;s b&acirc;ties, cette notification doit indiquer, en outre, la valeur attribu&eacute;e au terrain par la commission d&rsquo;&eacute;valuation.<\/p>\n<p>Le ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques peut relever de la d&eacute;ch&eacute;ance le propri&eacute;taire qui justifie n&rsquo;avoir pu faire conna&icirc;tre son option dans le d&eacute;lai prescrit au deuxi&egrave;me alin&eacute;a ci-dessus.<\/p>\n<p>Le propri&eacute;taire qui n&rsquo;a pas formul&eacute; son option dans les formes et d&eacute;lais indiqu&eacute;s ci-dessus et qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; relev&eacute; de la forclusion est r&eacute;put&eacute; accepter le paiement de l&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value dans les conditions pr&eacute;vues par les articles 60 et 61 ci-dessus.<\/p>\n<p>L&rsquo;acquisition de l&rsquo;immeuble par l&rsquo;Etat est r&eacute;alis&eacute;e moyennant un prix &eacute;gal &agrave; la valeur v&eacute;nale de cet immeuble au jour du transfert de la propri&eacute;t&eacute;, d&eacute;duction faite de la plusvalue apport&eacute;e par les travaux ex&eacute;cut&eacute;s et des sommes allou&eacute;es &agrave; titre d&rsquo;amortissement dans l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;occupation ;<\/p>\n<p>s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un immeuble b&acirc;ti, ce prix tient compte de la valeur v&eacute;nale du terrain.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il y a lieu &agrave; consultation de la commission de contr&ocirc;le des op&eacute;rations immobili&egrave;res, cet organisme se prononce uniquement sur l&rsquo;affectation qu&rsquo;il convient de donner &agrave; l&rsquo;immeuble.<\/p>\n<p>L&rsquo;acte d&rsquo;acquisition est pass&eacute; par le service des domaines.<\/p>\n<p>Art. 66. &mdash; L&rsquo;intention de l&rsquo;Etat de proc&eacute;der au recouvrement de l&rsquo;indemnit&eacute; de plus-value est notifi&eacute;e au propri&eacute;taire par l&rsquo;administration liquidatrice de l&rsquo;indemnit&eacute;, par lettre recommand&eacute;e avec avis de r&eacute;ception. Le service des domaines, &agrave; la demande de l&rsquo;administration liquidatrice de l&rsquo;indemnit&eacute;, fait proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;inscription de l&rsquo;hypoth&egrave;que de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Art. 67. &mdash; Le r&egrave;glement de la situation r&eacute;sultant des travaux ex&eacute;cut&eacute;s par les affectataires priv&eacute;s occupant dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;Etat est effectu&eacute; par celui-ci dans les conditions pr&eacute;vues au pr&eacute;sent titre. Dans ce cas, le remboursement des sommes vers&eacute;es par l&rsquo;Etat au titre de la moins-value est poursuivi &agrave; l&rsquo;encontre de l&rsquo;affec&shy;tataire suivant la proc&eacute;dure des ordres de versement.<\/p>\n<p>Quant aux sommes vers&eacute;es par le propri&eacute;taire au titre de la plus-value, elles sont mandat&eacute;es au profit de l&rsquo;affectataire, au fur et &agrave; mesure de leur recouvrement par l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Art. 68. &mdash; Lorsque les travaux ex&eacute;cut&eacute;s par l&rsquo;Etat ont entra&icirc;n&eacute; un empi&egrave;tement sur un fonds voisin de celui occup&eacute; par accord amiable ou par voie de r&eacute;quisition, le fonds qui a support&eacute; l&rsquo;empi&egrave;tement est consid&eacute;r&eacute;, pour la partie utile &agrave; ces travaux, comme ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une r&eacute;quisition dont il y a lieu de remplir les formalit&eacute;s le plus t&ocirc;t possible.<\/p>\n<p>La situation en d&eacute;coulant est r&eacute;gl&eacute;e conform&eacute;ment aux dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Art. 69.&mdash; Les travaux envisag&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 19 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 sont, notamment, ceux qui apportent un changement dans les caract&eacute;ristiques commerciales ou les qualit&eacute;s nautiques du navire, ou affectent sa dur&eacute;e d&rsquo;utilisation ou encore le volume et le rythme des r&eacute;parations ou des travaux d&rsquo;entretien.<\/p>\n<p>Les installations nouvelles &eacute;tablies par l&rsquo;Etat sur un navire r&eacute;quisitionn&eacute; sont supprim&eacute;es si le propri&eacute;taire en fait la demande.<\/p>\n<p>Il en est de m&ecirc;me pour le mat&eacute;riel nouveau dont aura &eacute;t&eacute; muni le navire.<\/p>\n<p>Dans le cas o&ugrave; les installations maintenues, les travaux ex&eacute;cut&eacute;s et le mat&eacute;riel nouveau ont apport&eacute; une plus-value au navire, le propri&eacute;taire doit payer une indemnit&eacute; qui ne peut &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; la valeur des installations et du mat&eacute;riel nouveau ou au co&ucirc;t des travaux, appr&eacute;ci&eacute;s au jour de la d&eacute;cision fixant le montant de la plus value. Si ces travaux, installations et mat&eacute;riel nouveau ont entra&icirc;n&eacute; une moins-value, l&rsquo;Etat doit pay&egrave;r au propri&eacute;taire une indemnit&eacute; qui ne peut d&eacute;passer la valeur du navire calcul&eacute;e dans les conditions pr&eacute;vues au premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 22 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Les indemnit&eacute;s de plus-value et de moins-value sont fix&eacute;es, compte tenu des dispositions du pr&eacute;sent article, par accord amiable avec le propri&eacute;taire ou, &agrave; d&eacute;faut, par d&eacute;cision administrative apr&egrave;s avis de la commission sp&eacute;ciale d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions de navires.<\/p>\n<p>Art. 70. &mdash; L&rsquo;Etat peut proc&eacute;der, sur les a&eacute;ronefs r&eacute;quisitionn&eacute;s en usage, &agrave; tous travaux destin&eacute;s &agrave; ses besoins, m&ecirc;me s&rsquo;ils ont pour effet de changer la destination de ces a&eacute;ronefs.<\/p>\n<p>D&egrave;s que la r&eacute;quisition est lev&eacute;e, il est &eacute;tabli, dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 10, un inventaire et un &eacute;tat descriptif mentionnant, en particulier, le relev&eacute; d&eacute;taill&eacute; des travaux ex&eacute;cut&eacute;s par l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;appr&eacute;ciation et le paiement de la plus-value ou de la moins-value apport&eacute;e aux a&eacute;ronefs par les travaux ex&eacute;cut&eacute;s au cours de la r&eacute;quisition, les dispositions pr&eacute;vues pour les immeubles sont applicables par analogie, sous r&eacute;serve de substituer &agrave; la commission d&eacute;partementale d&rsquo;&eacute;valuation, la commission sp&eacute;ciale d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions d&rsquo;a&eacute;ronefs.<\/p>\n<p>TITRE V<\/p>\n<p><strong>Indemnisation des dommages.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 71. &mdash; La d&eacute;t&eacute;rioration ou la d&eacute;gradation, la destruction et la perte des biens r&eacute;quisitionn&eacute;s en usage constituent des dommages indemnisables dans les conditions pr&eacute;cis&eacute;es aux articles 74 et 75 ci-apr&egrave;s, lorsque l&rsquo;Etat est responsable aux termes de l&rsquo;article 20 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>La nature et l&rsquo;&eacute;tendue des dommages sont d&eacute;termin&eacute;es par comparaison des &eacute;tats descriptifs et inventaires dress&eacute;s lors de la prise de possession et de ceux &eacute;tablis &agrave; la lev&eacute;e de la r&eacute;quisition, ou, &agrave; d&eacute;faut, par tous moyens.<\/p>\n<p>Les dommages caus&eacute;s par un fait de guerre &agrave; un bien mobilier r&eacute;quisitionn&eacute; ouvrent droit &agrave; indemnisation, conform&eacute;ment au pr&eacute;sent r&egrave;glement, lorsque la r&eacute;quisition est la cause directe et certaine du maintien ou du transf&egrave;rement de ce bien dans une zone particuli&egrave;rement expos&eacute;e aux attaques de l&rsquo;ennemi ou aux actions de guerre de quelque nature qu&rsquo;elles soient.<\/p>\n<p>Art. 72. &mdash; Sont consid&eacute;r&eacute;s comme faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une occupation commune aux termes des deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me alin&eacute;as de l&rsquo;article 20 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, les parties d&rsquo;immeubles dans lesquelles le prestataire ou ses pr&eacute;pos&eacute;s et les b&eacute;n&eacute;ficiaires de la r&eacute;quisition ont librement acc&egrave;s les uns et les autres.<\/p>\n<p>Art. 73. &mdash; En cas de r&eacute;quisition de services, la responsabilit&eacute; de l&rsquo;Etat pr&eacute;vue par l&rsquo;article 20 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 ne peut porter que sur les dommages caus&eacute;s aux seuls biens utilis&eacute;s pour l&rsquo;ex&eacute;cution de la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Le prestataire doit faire constater imm&eacute;diatement ces dommages et, si n&eacute;cessaire, proc&eacute;der sans retard &agrave; leur r&eacute;paration afin de ne pas entraver l&rsquo;ex&eacute;cution de la r&eacute;quisition. Toutefois, pour les biens qui subissent une usure anormale n&rsquo;emp&ecirc;chant pas l&rsquo;ex&eacute;cution du service prescrit, le dommage est constat&eacute; en fin de r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Le r&egrave;glement des seuls dommages corporels dont l&rsquo;Etat est responsable aux termes de l&rsquo;article 20 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 est instruit et op&eacute;r&eacute; selon les modalit&eacute;s pr&eacute;vues pour les r&eacute;parations civiles, dans la mesure o&ugrave; ces dommages ne sont pas indemnis&eacute;s au titre d&rsquo;une autre l&eacute;gislation, et notamment d&rsquo;une l&eacute;gislation de s&eacute;curit&eacute; sociale.<\/p>\n<p>Dans cette hypoth&egrave;se, il est fait application, suivant le cas, des articles 397 et 470 du code de s&eacute;curit&eacute; sociale.<\/p>\n<p>L&rsquo;aggravation anormale du risque vis&eacute;e par l&rsquo;article 20 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 r&eacute;sulte du d&eacute;passement, n&eacute;cessit&eacute; par l&rsquo;ex&eacute;cution de la r&eacute;quisition, des normes d&rsquo;utilisation ou de s&eacute;curit&eacute;.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;quisition de logement et de cantonnement au profit des troupes, le r&egrave;glement des dommages dont l&rsquo;Etat est responsable est instruit et op&eacute;r&eacute; conform&eacute;ment aux dispositions de la loi du 3 juillet 1877 relative aux r&eacute;quisitions militaires et des textes pris pour son application. En ce qui concerne le logement et le cantonnement chez l&rsquo;habitant au profit, notamment, des r&eacute;fugi&eacute;s, des sinistr&eacute;s et de certains personnels d&eacute;plac&eacute;s et de leur famille, l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; interminist&eacute;riel pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 4 ci-dessus fixera, &eacute;galement, les modalit&eacute;s de constatation et la proc&eacute;dure de r&egrave;glement des d&eacute;g&acirc;ts cons&eacute;cutifs &agrave; la r&eacute;quisition, en s&rsquo;inspirant des dispositions pr&eacute;vues pour les d&eacute;g&acirc;ts de cantonnement caus&eacute;s par les troupes.<\/p>\n<p>Art. 74. &mdash; Les frais de remise en &eacute;tat ou de remplacement des biens endommag&eacute;s sont d&rsquo;abord d&eacute;termin&eacute;s, au moyen de tous &eacute;l&eacute;ments, au jour de la lev&eacute;e de la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Le montant des frais ainsi &eacute;valu&eacute;s est, s&rsquo;il y a lieu, r&eacute;vis&eacute; pour tenir compte de la conjoncture &eacute;conomique au jour de la d&eacute;cision administrative.<\/p>\n<p>De la somme ainsi obtenue, il convient, pour fixer l&rsquo;indemnit&eacute; compensatrice &agrave; allouer au prestataire, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 21 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, de d&eacute;duire un certain pourcentage correspondant :<\/p>\n<p>1&deg; A la v&eacute;tust&eacute; du bien au jour de la prise de possession, telle qu&rsquo;elle r&eacute;sulte de l&rsquo;&eacute;tat descriptif ou de l&rsquo;inventaire &eacute;tabli &agrave; cette &eacute;poque,<\/p>\n<p>et 2&deg; A l&rsquo;usure normale du bien durant la r&eacute;quisition, cette usure &eacute;tant d&eacute;j&agrave; indemnis&eacute;e par l&rsquo;amortissement inclus dans l&rsquo;indemnit&eacute; de r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Pour les biens &agrave; ce point d&eacute;grad&eacute;s ou d&eacute;t&eacute;rior&eacute;s qu&rsquo;il faille envisager leur remplacement, il est d&eacute;duit, en outre, le montant de leur valeur r&eacute;siduelle appr&eacute;ci&eacute;e &agrave; la date de la d&eacute;cision administrative fixant l&rsquo;indemnit&eacute; compensatrice.<\/p>\n<p>Lorsque la remise en &eacute;tat des biens immobiliers endommag&eacute;s n&eacute;cessite le concours d&rsquo;un architecte, les honoraires normaux de celui-ci sont rembours&eacute;s au prestataire sur justification.<\/p>\n<p>Art. 75. &mdash; En cas de r&eacute;quisition de services, y compris le logement et le cantonnement, le prestataire dont les biens ont &eacute;t&eacute; endommag&eacute;s doit, avant de r&eacute;clamer une indemnit&eacute; &agrave; l&rsquo;Etat, s&rsquo;adresser &agrave; la compagnie d&rsquo;assurance aupr&egrave;s de laquelle il a souscrit un contrat.<\/p>\n<p>L&rsquo;Etat ne peut &ecirc;tre tenu &agrave; indemnisation directe vis-&agrave;-vis du prestataire que pour les dommages, ou partie des dommages, non couverts par une assurance ;<\/p>\n<p>le prestataire doit alors faire conna&icirc;tre le r&egrave;glement intervenu avec sa compagnie d&rsquo;assurance et communiquer sa police &agrave; l&rsquo;administration.<\/p>\n<p>Art. 76. &mdash; A la demande de l&rsquo;administration, le prestataire doit fournir le relev&eacute; des sommes &eacute;ventuellement d&eacute;pens&eacute;es, apr&egrave;s r&eacute;quisition, pour la remise en &eacute;tat de son bien.<\/p>\n<p>Art. 77. &mdash; Pour avoir droit &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; de post-r&eacute;quisition, pr&eacute;vue par l&rsquo;article 22 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, le prestataire doit apporter la preuve que les travaux de remise en &eacute;tat, n&eacute;cessit&eacute;s par les dommages dont l&rsquo;Etat est responsable, font obstacle &agrave; la jouissance, totale ou partielle, de son bien et lui occasionnent, de ce fait, un pr&eacute;judice.<\/p>\n<p>Cette indemnit&eacute;, calcul&eacute;e d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;indemnit&eacute; de r&eacute;quisition du bien diminu&eacute;e de l&rsquo;amortissement correspondant &agrave; l&rsquo;usage, est proportionnelle &agrave; la privation de jouissance constat&eacute;e et ne peut &ecirc;tre allou&eacute;e que pour le temps strictement indispensable &agrave; une ex&eacute;cution normale des travaux.<\/p>\n<p>Elle fait l&rsquo;objet de r&eacute;ductions successives, au fur et &agrave; mesure de l&rsquo;ex&eacute;cution des travaux, pour tenir compte des portions de biens dont la jouissance est retrouv&eacute;e par le prestataire.<\/p>\n<p>Art. 78. &mdash; Lorsque des dommages ont &eacute;t&eacute; caus&eacute;s &agrave; une exploitation agricole au cours de sa r&eacute;quisition, l&rsquo;indemnit&eacute; de remise en &eacute;tat &agrave; allouer au prestataire a pour but de permettre la reconstitution des biens dans l&rsquo;&eacute;tat o&ugrave; ils se trouvaient au d&eacute;but de la p&eacute;riode culturale au cours de laquelle a &eacute;t&eacute; pro nonc&eacute;e la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Toutefois si, maigre les travaux de remise en &eacute;tat, ia capacit&eacute; de production de ces biens reste temporairement r&eacute;duite, une indemnit&eacute; forfaitaire dite &laquo; de perte de productivit&eacute; &raquo; est allou&eacute;e, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 22 de l&rsquo;ordonnance du 6 jan vier 1959, pour tenir compte de la diminution de valeur v&eacute;nale desdits biens.<\/p>\n<p>Lorsque la perte de productivit&eacute; est d&eacute;finitive, elle constitue une moins-value &agrave; indemniser comme telle Le temps strictement n&eacute;cessaire &agrave; la remise en &eacute;tat d&rsquo;une exploitation agricole endommag&eacute;e est compt&eacute; depuis la date de la lev&eacute;e de la r&eacute;quisition, mais l&rsquo;indemnit&eacute; de post-r&eacute;quisition, pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 77 ci-dessus, n&rsquo;est allou&eacute;e que pour la portion de ce temps qui exc&egrave;de la fin de la p&eacute;riode culturale d&eacute;j&agrave; indemnis&eacute;e au titre de l&rsquo;article 32 ci-dessus, et uniquement pour les biens dont la jouissance est rendue impossible.<\/p>\n<p>Art. 79. Lorsqu&rsquo;il y a lieu &agrave; application du dernier alin&eacute;a de l&rsquo;article 22 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, l&rsquo;indemnit&eacute; compensatrice de frais qu&rsquo;il pr&eacute;voit est un &eacute;l&eacute;ment de l&rsquo;indem nit&eacute; de remise en &eacute;tat et entre, de ce fait, en ligne de compte pour la comparaison de celle-ci avec la valeur v&eacute;nale d&eacute;finie au premier alin&eacute;a du m&ecirc;me.<\/p>\n<p>Art. 30. &mdash; Lorsque des dommages uiu eie causes a un navire au cours de sa r&eacute;quisition, l&rsquo;Etat ex&eacute;cute ou fait ex&eacute;cuter &agrave; son compte les travaux et remplacements n&eacute;cessaires pour remettre le navire et son mat&eacute;r.el dans l&rsquo;&eacute;tat indiqu&eacute; par l&rsquo;inventaire et l&rsquo;&eacute;tat descriptif dress&eacute;s lors de la prise de possession, sous r&eacute;serve de l&rsquo;usure normale qui est couverte par l&rsquo;amortissement inclus dans l&rsquo;indemnit&eacute; de r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Ces travaux et remplacements &agrave; la charge de l&rsquo;Etat sont cons tat&eacute;s contradictoirement lors de l&rsquo;&eacute;tablissement du proc&egrave;s-verbal de lev&eacute;e de r&eacute;quisition, sur lequel doit &ecirc;tre indiqu&eacute;e la dur&eacute;e probable totale de l&rsquo;immobilisation qui en r&eacute;sultera.<\/p>\n<p>Depuis le jour de la lev&eacute;e de r&eacute;quisition jusqu&rsquo;au jour ou le navire est restitu&eacute; apr&egrave;s remise en &eacute;tat &agrave; son armateur, celui-ci per&ccedil;oit une indemnit&eacute; de post-r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Cette indemnit&eacute; est calcul&eacute;e dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 22 (4&Prime; alin&eacute;a) de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959. Elle est exclusive de l&rsquo;indem nit&eacute; compl&eacute;mentaire pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 31 du pr&eacute;sent d&eacute;cret Toutefois, l&rsquo;Etat peut se lib&eacute;rer de l&rsquo;obligation de remise en &eacute;tat par le paiement d&rsquo;une indemnit&eacute; forfaitaire tenant compte du co&ucirc;t estim&eacute; des travaux et remplacements ainsi qu&rsquo;&eacute;ventuel Iement du d&eacute;lai pendant lequel l&rsquo;armateur aurait eu droit &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; de post-r&eacute;quisition Cette indemnit&eacute; est fix&eacute;e par accord amiable avec l&rsquo;armateur ou, &agrave; d&eacute;faut, par d&eacute;cision adininistrative apr&egrave;s avis de la com mission sp&eacute;ciale d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions de navires.<\/p>\n<p>Les modalit&eacute;s pr&eacute;vues au pr&eacute;sent article pour les navires sont applicables, le cas &eacute;ch&eacute;ant, aux a&eacute;ronefs endommag&eacute;s au cours de r&eacute;quisitions d&rsquo;usage.<\/p>\n<p>TITRE VI<\/p>\n<p><strong>Proc&eacute;dure de r&egrave;glement des indemnit&eacute;s.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>Art. 81. &mdash; Les commissions d&eacute;partementales d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions, pr&eacute;vues par l&rsquo;article 23 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, sont constitu&eacute;es par les pr&eacute;fets qui en d&eacute;signent les membres.<\/p>\n<p>Elles ont une composition paritaire conform&eacute;ment audit article 23.<\/p>\n<p>Chacune des administrations publiques (civiles ou militaires) sp&eacute;cialement int&eacute;ress&eacute;es au r&egrave;glement des r&eacute;quisitions doit y &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;e.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s entente avec les directeurs ou chefs de service d&eacute;partementaux des administrations civiles int&eacute;ress&eacute;es et, en ce qui concerne l&rsquo;administration militaire, avec les g&eacute;n&eacute;raux commandant les r&eacute;gions militaires et a&eacute;riennes ou les pr&eacute;fets maritimes, le pr&eacute;fet &eacute;tablit la liste des fonctionnaires ou officiers susceptibles de repr&eacute;senter les administrations &agrave; la commission d&eacute;partementale d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;fet d&eacute;termine, en outre, les groupements pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 23 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 qu&rsquo;il estime devoir &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;s &agrave; la commission en raison des int&eacute;r&ecirc;ts qu&rsquo;ils ont dans le r&egrave;glement des r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Chaque groupement pr&eacute;sente une liste de plusieurs candidats.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il est n&eacute;cessaire de constituer la commission d&eacute;partementale d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions, le pr&eacute;fet, sous r&eacute;serve des dispositions particuli&egrave;res faisant l&rsquo;objet de l&rsquo;article 84 ci-apr&egrave;s,d&eacute;signe, en fonction du nombre, de l&rsquo;importance et de la nature des affaires &agrave; examiner, les membres titulaires et leurs suppl&eacute;ants qu&rsquo;il choisit sur les listes &eacute;tablies &agrave; cet effet ;<\/p>\n<p>le nombre des membres titulaires de la commission y compris le pr&eacute;sident choisi par le pr&eacute;fet, ne doit pas &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; quatre, ni exc&eacute;der vingt-quatre : le nombre des suppl&eacute;ants est identique. Un des repr&eacute;sentants des administrations fait fonction de rapporteur.<\/p>\n<p>Toutefois, le pr&eacute;fet peut adjoindre des rapporteurs, choisis en raison de leur comp&eacute;tence technique, parmi les fonctionnaires en service dans le d&eacute;partement ou d&eacute;sign&eacute;s, &agrave; la demande du pr&eacute;fet, par les autorit&eacute;s militaires, maritimes ou a&eacute;riennes, parmi les officiers ou fonctionnaires sous leurs ordres. Ces raonorteurs ont seulement voix consultative.<\/p>\n<p>Art. d2. &mdash; La commission peut &ecirc;tre divis&eacute;e en sections de quatre membres au minimum.<\/p>\n<p>Chaque section doit comprendre un nombre &eacute;gal de repr&eacute;sentants des administrations publiques y compris le pr&eacute;sident et de membres appartenant aux autres cat&eacute;gories ;<\/p>\n<p>le pr&eacute;fet r&eacute;partit les membres entre les sections et choisit leur pr&eacute;sident.<\/p>\n<p>La section &eacute;met un avis au nom de la commission sur les affaires qui lui sont attribu&eacute;es.<\/p>\n<p>Le nombre de membres dont la pr&eacute;sence est exig&eacute;e pour d&eacute;lib&eacute;rer doit atteindre les trois quarts du nombre total des membres pour les sections et les deux-tiers pour la commisj sion pl&eacute;ni&egrave;re.<\/p>\n<p>En cas de partage des voix, celle du pr&eacute;sident est pr&eacute;pond&eacute;rante.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident est assist&eacute;, dans l&rsquo;exercice de ses fonctions, par un secr&eacute;taire d&eacute;sign&eacute; par le pr&eacute;fet parmi le personnel de la pr&eacute;fecture.<\/p>\n<p>L&rsquo;organisation mat&eacute;rielle de la commission est assur&eacute;e par les soins do l&rsquo;administration pr&eacute;fectorale.<\/p>\n<p>Art. 83. &mdash; Le pr&eacute;sident de la commission d&eacute;partementale d &eacute;valuation est saisi des dossiers de r&eacute;quisitions par le pr&eacute;fet.<\/p>\n<p>Il r&eacute;partit, s&rsquo;il y a lieu, les affaires entre les sections et les fait examiner par le ou les rapporteurs selon leur ordre d&rsquo;arriv&eacute;e et leur urgence.<\/p>\n<p>Il fixe la date de convocation de la commission et d&eacute;cide de la p&eacute;riodicit&eacute; de ses r&eacute;unions en fonction du nombre d&rsquo;affaires &agrave; examiner.<\/p>\n<p>Lorsque la commission d&eacute;partementale fonctionne en sections, doivent cependant &ecirc;tre examin&eacute;s en commission pl&eacute;ni&egrave;re les dossiers qui lui sont soumis par son pr&eacute;sident, ainsi que ceux pour lesquels deux membres au moins d&rsquo;une section en ont formul&eacute; la demande.<\/p>\n<p>Art. 84. &mdash; Lorsque la commission d&eacute;partementale d&rsquo;&eacute;valuation est charg&eacute;e d&rsquo;examiner des dossiers de r&eacute;quisitions immobili&egrave;res ou de r&eacute;quisitions de services comportant des prestations immobili&egrave;res.<\/p>\n<p>elle est compos&eacute;e de douze membres, savoir : Un membre de l&rsquo;administration pr&eacute;fectorale, pr&eacute;sident.<\/p>\n<p>Le directeur des imp&ocirc;ts (contributions directes et cadastre) ou son repr&eacute;sentant.<\/p>\n<p>Le directeur des imp&ocirc;ts (contributions indirectes) ou son repr&eacute;sentant.<\/p>\n<p>Le directeur des imp&ocirc;ts (enregistrement et domaines) ou son repr&eacute;sentant.<\/p>\n<p>Un fonctionnaire du corps de l&rsquo;intendance ou son suppl&eacute;ant, d&eacute;sign&eacute;s par le g&eacute;n&eacute;ral commandant la r&eacute;gion militaire.<\/p>\n<p>Un fonctionnaire choisi pour chaque cat&eacute;gorie d&rsquo;affaires en raison de sa comp&eacute;tence technique et d&eacute;sign&eacute; par le pr&eacute;fet.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident de la chambre de commerce ou son d&eacute;l&eacute;gu&eacute;.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident de la chambre d&rsquo;agriculture ou son d&eacute;l&eacute;gu&eacute;.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident de la chambre des m&eacute;tiers ou son d&eacute;l&eacute;gu&eacute;.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident de la chambre des notaires ou son d&eacute;l&eacute;gu&eacute;.<\/p>\n<p>Un repr&eacute;sentant dela propri&eacute;t&eacute; b&acirc;tie et un repr&eacute;sentant de rh&ocirc;tellerie d&eacute;sign&eacute;s par le pr&eacute;fet sur la proposition des groupements locaux qualifi&eacute;s.<\/p>\n<p>Dans le d&eacute;partement de la Seine, la commission peut &ecirc;tre &eacute;largie, &agrave; la diligence du pr&eacute;fet. Dans les d&eacute;partements sahariens, en l&rsquo;absence de chambres d&rsquo;agriculture et de chambres des m&eacute;tiers, le pr&eacute;fet d&eacute;signe le repr&eacute;sentant de la profession.<\/p>\n<p>Les dispositions des articles 81, 82 et 83 qui pr&eacute;c&egrave;dent sont applicables &agrave; la commission d&rsquo;&eacute;valuation faisant l&rsquo;objet du pr&eacute;sent article.<\/p>\n<p>Art. 85. &mdash; La comp&eacute;tence de la commission d&eacute;partementale d&rsquo;&eacute;valuation s&rsquo;&eacute;tend &agrave; tous les dossiers de r&eacute;quisitions qui lui sont soumis par les administrations b&eacute;n&eacute;ficiaires de r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Echappent cependant &agrave; cette comp&eacute;tence, les affaires relevant des attributions des commissions sp&eacute;ciales d&rsquo;&eacute;valuation pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 87 et, en ce qui concerne l&rsquo;emploi des personnes, les r&eacute;quisitions pr&eacute;vues aux articles 14 &agrave; 19 de la loi du 11 juillet 1938 pr&eacute;cit&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 86. &mdash; La commission d&rsquo;&eacute;valuation appr&eacute;cie sur pi&egrave;ces les affaires qui lui sont soumises, mais elle peut, si elle l&rsquo;estime n&eacute;cessaire, entendre ou consulter toutes personnes qualifi&eacute;es.<\/p>\n<p>Le prestataire est autoris&eacute;, en tout &eacute;tat de cause, &agrave; adresser un m&eacute;moire pour exposer son point de vue &agrave; la commission qui peut, exceptionnellement, d&eacute;cider de l&rsquo;entendre.<\/p>\n<p>La commission d&rsquo;&eacute;valuation &eacute;value, conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, et d&rsquo;apr&egrave;s tous &eacute;l&eacute;ments, l&rsquo;indemnit&eacute; correspondant &agrave; la prestation fournie.<\/p>\n<p>Elle formule un avis motiv&eacute; que le pr&eacute;sident transmet, avec le dossier, &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; charg&eacute;e de fixer le montant de l&rsquo;indemnit&eacute; &agrave; allouer au prestataire.<\/p>\n<p>Au cas o&ugrave; la commission s&rsquo;estimerait insuffisamment &eacute;clair&eacute;e, son pr&eacute;sident en informe le pr&eacute;fet et poursuit l&rsquo;enqu&ecirc;te tant aupr&egrave;s de l&rsquo;administration requ&eacute;rante qu&rsquo;aupr&egrave;s de toute personne susceptible de donner des renseignements utiles.<\/p>\n<p>Art. 87. &mdash; Les commissions sp&eacute;ciales d&rsquo;&eacute;valuation, pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 23 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, sont institu&eacute;es, notamment, pour le r&egrave;glement des r&eacute;quisitions de navires et d&rsquo;a&eacute;ronefs. La composition, &eacute;galement paritaire, de ces commissions, leurs attributions, leur fonctionnement et leur comp&eacute;tence territoriale (qui peut &ecirc;tre nationale, r&eacute;gionale ou d&eacute;partementale) sont fix&eacute;s par d&eacute;crets contresign&eacute;s du ministre responsable de la ressource, du ministre charg&eacute; de la coordination pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 29 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 et du ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques, apr&egrave;s consultation du comit&eacute; consultatif pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 29 pr&eacute;cit&eacute;.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident et les membres de ces commissions sp&eacute;ciales d&rsquo;&eacute;valuation sont d&eacute;sign&eacute;s par le ministre responsable, qui peut d&eacute;l&eacute;guer ce droit au pr&eacute;fet ou, pour les r&eacute;quisitions de navires, au pr&eacute;fet maritime, et, pour les r&eacute;quisitions d&rsquo;a&eacute;ronefs, au g&eacute;n&eacute;ral commandant la r&eacute;gion a&eacute;rienne.<\/p>\n<p>Art. 88- &mdash; Pour obtenir le r&egrave;glement de sa cr&eacute;ance, le prestataire formule une demande, sur papier libre, en y joignant toutes justifications n&eacute;cessaires, avec pi&egrave;ces &agrave; l&rsquo;appui le cas &eacute;ch&eacute;ant.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de r&eacute;quisition d&rsquo;usage ou de services et que les prestations s&rsquo;&eacute;chelonnent dans le temps, la demande d&rsquo;indemnit&eacute; formul&eacute;e par le prestataire suffit, sans qu&rsquo;il soit besoin de la renouveler ult&eacute;rieurement.<\/p>\n<p>Par contre, si des dommages sont caus&eacute;s en cours de r&eacute;quisition, il appartient au prestataire de formuler une demande sp&eacute;ciale pour obtenir le r&egrave;glement des indemnit&eacute;s dues au titre de ces dommages, conform&eacute;ment aux dispositions des articles 71 &agrave; 80 ci-dessus.<\/p>\n<p>Art. 89. &mdash; L&rsquo;autorit&eacute; charg&eacute;e de la liquidation, saisie de la demande d&rsquo;indemnisation, adresse au prestataire des propositions de r&egrave;glement amiable en lui fixant un d&eacute;lai pour faire conna&icirc;tre sa r&eacute;ponse.<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;acceptation dans le d&eacute;lai imparti, l&rsquo;indemnit&eacute; est mandat&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 90. &mdash; En cas de silence du prestataire dans le d&eacute;lai pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 89 ci-dessus ou de refus du montant de l&rsquo;indemnit&eacute; propos&eacute;e, le dossier est soumis &agrave; la commission d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions, pour avis.<\/p>\n<p>Le prestataire est avis&eacute; de cette transmission.<\/p>\n<p>L&rsquo;autorit&eacute; charg&eacute;e de la liquidation fixe l&rsquo;indemnit&eacute; apr&egrave;s avoir pris connaissance de l&rsquo;avis de la commission d&rsquo;&eacute;valuation.<\/p>\n<p>La d&eacute;cision est notifi&eacute;e au prestataire, par lettre recommand&eacute;e avec demande d&rsquo;avis de r&eacute;ception, en lui faisant conna&icirc;tre le d&eacute;lai dans lequel il doit adresser son refus ou son acceptation.<\/p>\n<p>Faute de r&eacute;ponse dans le d&eacute;lai fix&eacute;, qui commence &agrave; courir &agrave; compter de la date port&eacute;e sur l&rsquo;avis de r&eacute;ception, et peut varier entre quinze jours et trois mois suivant la nature, l&rsquo;importance et la complexit&eacute; de la prestation fournie ou des dommages &agrave; r&eacute;parer, l&rsquo;indemnit&eacute; est consid&eacute;r&eacute;e comme accept&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 91. &mdash; Par d&eacute;rogation &agrave; l&rsquo;article 90, lorsque la r&eacute;quisition est r&eacute;gl&eacute;e selon les tarifs ou bar&egrave;mes &eacute;tablis conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 8 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, le montant de l&rsquo;indemnit&eacute; est arr&ecirc;t&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; charg&eacute;e de la liquidation, sans que l&rsquo;affaire soit soumise &agrave; la commission d&rsquo;&eacute;valuation, et il est mandat&eacute; dans le moindre d&eacute;lai. En cas de contestation, le prestataire peut exercer un recours devant la juridiction de droit commun dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 25 de l&rsquo;ordonnance pr&eacute;cit&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 92. &mdash; Lorsque le prestataire n&rsquo;est pas le propri&eacute;taire des biens requis en usage, le mandatement au nom du prestataire ne doit &ecirc;tre op&eacute;r&eacute; qu&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de quinze jours ayant pour point de d&eacute;part la remise au propri&eacute;taire d&rsquo;une lettre recommand&eacute;e avec avis de r&eacute;ception, laquelle l&rsquo;informe du mandatement &agrave; venir afin qu&rsquo;il puisse, &eacute;ventuellement, faire opposition au paiement entre les mains du comptable assignataire.<\/p>\n<p>Art. 93. &mdash; Dans le cas de r&eacute;quisitions de logements prononc&eacute;es au profit de particuliers, l&rsquo;administration requ&eacute;rante peut, pr&eacute;alablement &agrave; la proc&eacute;dure pr&eacute;vue aux articles 89 et 90, inviter les b&eacute;n&eacute;ficiaires des r&eacute;quisitions et les prestataires &agrave; conclure, dans un d&eacute;lai qu&rsquo;elle d&eacute;termine, un accord pour r&eacute;gler les prestations requises.<\/p>\n<p>Art. 94. &mdash; Les litiges relatifs &agrave; la d&eacute;termination des indemnit&eacute;s pr&eacute;vues par l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 et le pr&eacute;sent d&eacute;cret sont port&eacute;s devant le tribunal d&rsquo;instance lorsque le montant de la demande n&rsquo;exc&egrave;de pas les taux de comp&eacute;tence fix&eacute;s &agrave; l&rsquo;article&nbsp; du d&eacute;cret susvis&eacute; du 22 d&eacute;cembre 1958, ou lorsque, s&rsquo;agissant d&rsquo;une r&eacute;quisition d&rsquo;usage d&rsquo;une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; une ann&eacute;e, le montant de l&rsquo;indemnit&eacute; annuelle est inf&eacute;rieur auxdits taux.<\/p>\n<p>Le tribunal de grande instance est comp&eacute;tent dans les autres cas, ainsi que pour les litiges relatifs &agrave; l&rsquo;acquisition par l&rsquo;Etat, en application de l&rsquo;article 17 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959, d&rsquo;un immeuble r&eacute;quisitionn&eacute;.<\/p>\n<p>L&rsquo;assignation est valablement d&eacute;livr&eacute;e soit au ministre ou au secr&eacute;taire d&rsquo;Etat, soit aux autorit&eacute;s d&eacute;sign&eacute;es par eux en application de l&rsquo;article 23 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Art. 95. &mdash; Les litiges relatifs &agrave; l&rsquo;application de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959 et du pr&eacute;sent d&eacute;cret rel&egrave;vent de la juridiction dans le ressort de laquelle la prestation a &eacute;t&eacute; fournie.<\/p>\n<p>Cependant, en ce qui concerne les r&eacute;quisitions prononc&eacute;es par les autorit&eacute;s maritimes ou a&eacute;riennes, la juridiction comp&eacute;tente est celle du ressort dont rel&egrave;ve l&rsquo;autorit&eacute; charg&eacute;e du r&egrave;glement et de la proc&eacute;dure contentieuse.<\/p>\n<p>TITRE VII<\/p>\n<p><strong>Dispositions diverses.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 96. &mdash; Lorsque l&rsquo;autorit&eacute; qualifi&eacute;e pour r&eacute;quisitionner estime n&eacute;cessaire de conserver &agrave; sa disposition des biens mobiliers, en vue d&rsquo;une r&eacute;quisition &eacute;ventuelle, elle peut en prononcer le blocage pour une dur&eacute;e ne pouvant d&eacute;passer quinze jours. Cette mesure pr&eacute;paratoire est lev&eacute;e de plein droit si, &agrave; l&rsquo;expiration de la dur&eacute;e fix&eacute;e, la r&eacute;quisition n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; ordonn&eacute;e ou si l&rsquo;ordre de blocage n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; renouvel&eacute; pour une deuxi&egrave;me et derni&egrave;re p&eacute;riode de m&ecirc;me dur&eacute;e au maximum. L&rsquo;ordre de blocage est formul&eacute; par &eacute;crit et notifi&eacute; au propri&eacute;taire ou au d&eacute;tenteur des biens ;<\/p>\n<p>il a effet imm&eacute;diat, le jour de sa notification &eacute;tant consid&eacute;r&eacute; comme le premier jour de la dur&eacute;e de validit&eacute; de l&rsquo;ordre.<\/p>\n<p>Cet ordre doit d&eacute;signer les biens bloqu&eacute;s et indiquer leur importance ainsi que le lieu o&ugrave; ils sont conserv&eacute;s.<\/p>\n<p>Aussit&ocirc;t apr&egrave;s notification de l&rsquo;ordre de blocage, un inventaire descriptif des biens bloqu&eacute;s est &eacute;tabli &agrave; la diligence de l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante.<\/p>\n<p>Art. 97. &mdash; La mesure de blocage comporte, pour le propri&eacute;taire ou le d&eacute;tenteur des biens, l&rsquo;obligation d&rsquo;en assurer la garde et la conservation ainsi que celle de les repr&eacute;senter &agrave; toute demande de l&rsquo;administration au lieu, &agrave; la place et dans l&rsquo;&eacute;tat o&ugrave; ils se trouvaient au jour du blocage.<\/p>\n<p>Toutefois, lorsque la mesure de blocage porte sur des choses fongibles, la repr&eacute;sentation de biens &eacute;quivalents en nature, qualit&eacute; et quantit&eacute; est autoris&eacute;e si l&rsquo;ordre de blocage ne s&rsquo;y oppose pas ;<\/p>\n<p>la modification de leur &eacute;tat et leur d&eacute;placement, notamment en vue d&rsquo;assurer leur conservation, sont possibles avec l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable de l&rsquo;administration.<\/p>\n<p>Art. 98. &mdash; Le propri&eacute;taire ou le d&eacute;tenteur des biens bloqu&eacute;s ne peut pr&eacute;tendre qu&rsquo;au remboursement des frais pr&eacute;vus par l&rsquo;article 26 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Art. 99. &mdash; Si le prestataire est locataire ou sous-locataire du bien requis, il demeure tenu de payer le loyer au propri&eacute;taire ou au locataire principal dans la limite pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 27 de l&rsquo;ordonnance du 6 janvier 1959.<\/p>\n<p>Toutefois si, &agrave; la date &agrave; laquelle le paiement du loyer est exigible, l&rsquo;indemnit&eacute; de r&eacute;quisition n&rsquo;est pas vers&eacute;e au prestataire qui a saisi l&rsquo;autorit&eacute; charg&eacute;e de la liquidation, celui-ci peut diff&eacute;rer le paiement de son loyer jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; il per&ccedil;oit le montant de l&rsquo;indemnit&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 100. &mdash; Les demandes de renseignements adress&eacute;es par une commission d&rsquo;&eacute;valuation des r&eacute;quisitions aux administrations publiques sont formul&eacute;es par &eacute;crit ; elles sont sign&eacute;es par le pr&eacute;sident de la commission ou par le pr&eacute;sident de la section comp&eacute;tente.<\/p>\n<p>Art. 101. &mdash; Une action g&eacute;n&eacute;rale de coordination sur le r&egrave;glement des r&eacute;quisitions est exerc&eacute;e, au nom du Premier ministre, par le ministre des arm&eacute;es.<\/p>\n<p>Le ministre des arm&eacute;es adresse, &agrave; cet effet, des directives aux autorit&eacute;s et, par l&rsquo;interm&eacute;diaire des pr&eacute;fets, aux commissions qui interviennent dans la liquidation et le r&egrave;glement des indemnit&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 102. &mdash; Le ministre des arm&eacute;es est assist&eacute; d&rsquo;un comit&eacute; consultatif interminist&eacute;riel de r&egrave;glement des r&eacute;quisitions. Ce comit&eacute; examine les projets de textes &agrave; caract&egrave;re g&eacute;n&eacute;ral relatifs au r&egrave;glement des r&eacute;quisitions qui lui sont soumis par le ministre.<\/p>\n<p>Il est consult&eacute; pour l&rsquo;institution et la constitution des commissions sp&eacute;ciales d&rsquo;&eacute;valuation pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 87 ci-dessus et pour l&rsquo;&eacute;tablissement des bar&egrave;mes d&rsquo;indemnisation pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 42 ci-dessus. En outre, il peut &ecirc;tre appel&eacute; &agrave; &eacute;mettre un avis sur toutes difficult&eacute;s qui lui seraient soumises par le ministre des arm&eacute;es.<\/p>\n<p>Art. 103. &mdash; Le comit&eacute; consultatif de r&egrave;glement des r&eacute;quisitions, dont la composition, l&rsquo;organisation et le fonctionnement sont fix&eacute;s par d&eacute;cret, est pr&eacute;sid&eacute; par un repr&eacute;sentant du ministre des arm&eacute;es. Lorsque ce comit&eacute; doit pr&eacute;parer ou examiner des projets de textes applicables dans les d&eacute;partements alg&eacute;riens ou sahariens, il doit comprendre des repr&eacute;sentants des autorit&eacute;s d&eacute;sign&eacute;es par les ministres charg&eacute;s de ces d&eacute;partements. Quand le comit&eacute; doit pr&eacute;parer ou examiner les bar&egrave;mes et tarifs pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 42 ci-dessus, des repr&eacute;sentants des organisations professionnelles int&eacute;ress&eacute;es sont d&eacute;sign&eacute;s pour l&rsquo;assister.<\/p>\n<p>Art. 104. &mdash; Toutes dispositions contraires au pr&eacute;sent d&eacute;cret sont abrog&eacute;es, notamment le d&eacute;cret du 5 janvier 1939 portant r&egrave;glement d&rsquo;administration publique sur les accords amiables pr&eacute;vus par l&rsquo;article 21 de la loi du 11 juillet 1938 et le d&eacute;cret du 10 f&eacute;vrier 1951 pour l&rsquo;application de l&rsquo;ordonnance du 28 ao&ucirc;t 1945 relative aux augmentations ou diminutions de valeur apport&eacute;es aux immeubles r&eacute;quisitionn&eacute;s, &agrave; la suite de travaux ex&eacute;cut&eacute;s par l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>En outre, sont abrog&eacute;s, dans la mesure o&ugrave; ils &eacute;taient applicables aux r&eacute;quisitions de biens et de services :<\/p>\n<p>les articles 5, 7, 7 bis et 8, les deux derniers alin&eacute;as de l&rsquo;article 9, les articles 24, 26 &agrave; 49, 52 (sauf les deux premiers alin&eacute;as), 53 (sauf les deux premiers alin&eacute;as), 54 bis et 56 du d&eacute;cret du 28 novembre 1938 portant r&egrave;glement d&rsquo;administration publique pour l&rsquo;application de la loi du 11 juillet 1938 sur l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale de la nation pour le temps de guerre.<\/p>\n<p>Art. 105. &mdash; Le pr&eacute;sent d&eacute;cret est applicable aux d&eacute;partements alg&eacute;riens et aux d&eacute;partements des Oasis et de la Saoura.<\/p>\n<p>En tant que de besoin, des d&eacute;crets contresign&eacute;s par les ministres comp&eacute;tents en fixeront les modalit&eacute;s d&rsquo;application.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 106. &mdash; Tous les ministres sont charg&eacute;s, chacun en ce qui le concerne, de l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent d&eacute;cret, qui sera publi&eacute; au Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-118744","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"62-367","comment":"portant r\u00e8glement d'administration publique pour l'application de l'ordonnance n\u00b0 59-63 du 6 janvier 1959 relative aux r\u00e9quisitions de biens et de services.","visas":"<p>Le Premier ministre,<\/p>\n<p>Sur le rapport du ministre des arm&eacute;es, du ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du Premier ministre charg&eacute; de la fonction publique, du ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; du Sahara, des d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer et des territoires d&rsquo;outre-mer, du ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; des affaires alg&eacute;riennes, du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res, du ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur, du ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques, du ministre de l&rsquo;&eacute;ducation nationale, du ministre des travaux publics et des transports, du ministre de l&rsquo;industrie, du ministre de l&rsquo;agriculture, du ministre du travail, du ministre de la sant&eacute; publique et de la population, du ministre de la construction, du ministre des anciens combattants et victimes de guerre, du ministre des postes et t&eacute;l&eacute;communications et du ministre de l&rsquo;information.<\/p>\n<p>Vu la loi du 3 juillet 1877 sur les r&eacute;quisitions militaires, ensemble le r&egrave;glement d&rsquo;administration publique du 2 ao&ucirc;t 1877 pris pour son application ;<\/p>\n<p>Vu la loi du 18 juin 1934 sur le recensement, le classement et la r&eacute;quisition des voitures automobiles ;<\/p>\n<p>Vu la loi du 11 juillet 1938 sur l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale de la nation pour le temps de guerre, et notamment son article 29, ensemble le d&eacute;cret du 28 novembre 1938 portant r&egrave;glement d&rsquo;administration publique pour l&rsquo;application de ladite loi ; Vu l&rsquo;ordonnance n&deg; 59-63 du 6 janvier 1959 relative aux r&eacute;quisitions de biens et de services, et notamment son article 29 aux termes duquel &laquo; des r&egrave;glements d&rsquo;administration publique d&eacute;termineront les modalit&eacute;s d&rsquo;application de la pr&eacute;sente ordonnance... &raquo;;<\/p>\n<p>Vu l&rsquo;ordonnance n&deg; 59-147 du 7 janvier 1959 portant organisation g&eacute;n&eacute;rale de la d&eacute;fense ;<\/p>\n<p>Vu le d&eacute;cret n&deg; 58-1284 du 22 d&eacute;cembre 1958 portant application de l&rsquo;ordonnance n&deg; 58-1273 du 22 d&eacute;cembre 1958 relatif &agrave; la comp&eacute;tence du tribunal d&rsquo;instance, du tribunal de grande instance et de la cour d&rsquo;appel en mati&egrave;re civile, ainsi qu&rsquo;&agrave; la repr&eacute;sentation et &agrave; l&rsquo;assistance des parties devant ces juridictions en cette m&ecirc;me mati&egrave;re ;<\/p>\n<p>Le Conseil d&rsquo;Etat entendu,<\/p>","signature":"<p style=\"padding-left: 1240px;\">michel debr&eacute;.<\/p>\n<p>Par le Premier ministre :<\/p>\n<p>Le ministre des arm&eacute;es,<\/p>\n<p>PIERRE MESSMER.<\/p>\n<p>Le ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; du Sahara,<\/p>\n<p>des d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer<\/p>\n<p>et des territoires d&rsquo;outre-mer,<\/p>\n<p>LOUIS JACQUINOT.<\/p>\n<p>Le ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; des affaires culturelles,<\/p>\n<p>ANDR&Eacute; MALRAUX.<\/p>\n<p>Le ministre d&rsquo;Etat charg&eacute; des affaires alg&eacute;riennes,<\/p>\n<p>LOUIS JOXE.<\/p>\n<p>Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du Premier ministre,<\/p>\n<p>PIERRE GUILLAUMAT.<\/p>\n<p>Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du Premier ministre,<\/p>\n<p>LOUIS TERRENOIRE.<\/p>\n<p>Le garde des sceaux,<\/p>\n<p>ministre de la justice,<\/p>\n<p>BERNARD CHENOT.<\/p>\n<p>Le ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res,<\/p>\n<p>Le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur,<\/p>\n<p>Maurice couve de murville.<\/p>\n<p>ROGER FREY.<\/p>\n<p>Le ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques,<\/p>\n<p>VAL&Eacute;RY GISCARD d&rsquo;ESTAING.<\/p>\n<p>Le ministre de l&rsquo;&eacute;ducation nationale,<\/p>\n<p>LUCIEN PAYE.<\/p>\n<p>Le ministre des travaux publics et des transports,<\/p>\n<p>ROBERT BURON.<\/p>\n<p>Le ministre de l&rsquo;industrie,<\/p>\n<p>JEAN-MARCEL JEANNENEY.<\/p>\n<p>Le ministre de l&rsquo;agriculture.<\/p>\n<p>Le ministre du travail,<\/p>\n<p>edgard pisani.<\/p>\n<p>PAUL BACON.<\/p>\n<p>Le ministre de la sant&eacute; publique et de la population,<\/p>\n<p>JOSEPH FONTANET.<\/p>\n<p>Le ministre de la construction,<\/p>\n<p>PIERRE SUDREAU.<\/p>\n<p>Le ministre des anciens combattants et victimes de guerre,<\/p>\n<p>RAYMOND TRIBOULET.<\/p>\n<p>Le ministre des postes et t&eacute;l&eacute;communications,<\/p>\n<p>MICHEL MAURICE-BOKANOWSKI.<\/p>\n<p>Le ministre de la coop&eacute;ration,<\/p>\n<p>JEAN FOYER.<\/p>\n<p>Le secr&eacute;taire d&rsquo;Etat aupr&egrave;s du Premier ministre,<\/p>\n<p>charg&eacute; de l&rsquo;information,<\/p>\n<p>CHRISTIAN DE LA MAL&Egrave;NE.<\/p>\n<p>Le secr&eacute;taire d&rsquo;Etat au Sahara,<\/p>\n<p>aux d&eacute;partements d&rsquo;outre-mer<\/p>\n<p>et aux territoires d&rsquo;outre-mer,<\/p>\n<p>JEAN DE BROGLIE.&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":[105692],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"49599","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/118744","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/118744\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":160176,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/118744\/revisions\/160176"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105692"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118744"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=118744"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=118744"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}