{"id":119335,"date":"1961-12-23T00:00:00","date_gmt":"1961-12-22T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=119335"},"modified":"2024-12-18T00:49:15","modified_gmt":"2024-12-17T21:49:15","slug":"ordonnance-n-58-1306-portant-modification-du-regime-de-ladoption-et-de-la-legitimation-adoptive","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/ordonnance-n-58-1306-portant-modification-du-regime-de-ladoption-et-de-la-legitimation-adoptive\/","title":{"rendered":"Ordonnance n\u00b0 58-1306  portant modification du r\u00e9gime de l\u2019adoption et de la l\u00e9gitimation adoptive"},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Art. 1er &mdash; Les articles 344 346 &agrave; 370 du code civil sont remplac&eacute;s par les dispositions suivantes :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 344 &mdash; L&rsquo;adoption n&rsquo;est permise qu&rsquo;aux personnes de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre sexe &acirc;g&eacute;es de plus de quarante ans. Toutefois, elle peut &ecirc;tre demand&eacute;e conjointement par deux &eacute;poux non s&eacute;par&eacute;s<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">de corps dont l&rsquo;un au moins est &acirc;g&eacute; de plus de trente ans, s&rsquo;ils sont mari&eacute;s depuis plus de huit ans. L&rsquo;adoption par deux &eacute;poux peut &ecirc;tre demand&eacute;e sans condition d&rsquo;&acirc;ge ni de dur&eacute;e de mariage lorsqu&rsquo;il<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">est. m&eacute;dicalement &eacute;tabli, dans les conditions fix&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; du ministre charg&eacute; de la sant&eacute; publique et de la population, que la femme est dans l&rsquo;impossibilit&eacute; absolue et d&eacute;finitive de donner naissance &agrave; un enfant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Les adoptants doivent avoir quinze ans de plus que les personnes qu&rsquo;ils se proposent d&rsquo;adopter, sauf si ces derni&egrave;res sont les enfants de&rsquo;leur &eacute;poux. Dans ce cas, la diff&eacute;rence d&rsquo;&acirc;ge minimum exig&eacute;e n&rsquo;est plus que de dix ann&eacute;es : elle peut m&ecirc;me &ecirc;tre r&eacute;duite par. dispense du chef de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Les adoptants ne doivent avoir, au jour de la requ&ecirc;te, ni enfants ni descendants l&eacute;gitimes. L&rsquo;existence d&rsquo;enfants l&eacute;gitim&eacute;s par adoption ne fait pas obstacle &agrave; l&rsquo;adoption, non plus que celle d&rsquo;un ou plusieurs enfants l&eacute;gitimes n&eacute; post&eacute;rieurement &agrave; l&rsquo;accueil au foyer des &eacute;poux de l&rsquo;enfant ou des enfants &agrave; adopter.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt; Art. 346. &mdash; Nul ne peut &ecirc;tre adopt&eacute; par plusieurs si ce n&rsquo;est par deux &eacute;poux.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Toutefois, en cas de d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;adoptant ou des deux adoptants, une nouvelle adoption peut &ecirc;tre prononc&eacute;e. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 347. &mdash; Nul &eacute;poux ne peut adopter ou &ecirc;tre adopt&eacute; qu&rsquo;avec le consentement de l&rsquo;autre &eacute;poux, sauf si celui-ci est dans l&rsquo;&rsquo;impossibilit&eacute; de manifester sa volont&eacute; ou s&rsquo;il y a s&eacute;paration de corps entre les &eacute;poux.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt; Le majeur ou le mineur &acirc;g&eacute; de plus de seize ans doit consentir personnellement &agrave; son adoption. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 348. &mdash; Si la personne &agrave; adopter est un-enfant l&eacute;gitime mineur qui a encore ses p&egrave;re et m&egrave;r&eacute;, ceux-ci doivent consentir Jun: et l&rsquo;autre &agrave; l&rsquo;adoption. Toutefois, si les p&egrave;re et m&egrave;re sont<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">divorc&eacute;s ou s&eacute;par&eacute;s de corps, le consentement de celui des &eacute;poux qui a la garde de l&rsquo;enfant suffit &agrave; moins que le divorce ou la s&eacute;paration de corps n&rsquo;ait &eacute;t&eacute; prononc&eacute; &agrave; ses torts, exclusifs ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">n&eacute;anmoins, dans le cas o&ugrave; l&rsquo;autre parent n&rsquo;a pas donn&eacute; son consentement, la requ&ecirc;te en adoption doit lui &ecirc;tre signifi&eacute;e et le tribunal ne peut prononcer l&rsquo;adoption que trois mois au moins apr&egrave;s cette<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">signification, et apr&egrave;s avoir entendu ledit parent si ce dernier a notifi&eacute; son opposition au greffe avant l&rsquo;expiration du d&eacute;lai.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si l&rsquo;un des p&egrave;re o&ugrave; m&egrave;re est d&eacute;c&eacute;d&eacute;. dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de manifester sa volont&eacute;, ou s&rsquo;il a perdu le dro&iuml;t de consentir &agrave; l&rsquo;adoption en application des dispositions des titres I&deg;&rsquo; ou II de la loi du 24 juillet 1889, le consentement de l&rsquo;autre suffit.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si-les p&egrave;re et m&egrave;re sont tous deux d&eacute;c&eacute;d&eacute;s, s&rsquo;ils sont dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de manifester leur volont&eacute; ou s&rsquo;ils ont perdu le droit de consentir &agrave; l&rsquo;adoption en application des dispositions du titre I de la loi du 24 juillet 1889, le consentement est donn&eacute;,&nbsp;apr&egrave;s avis de la personne qui, en fait, prend soin de l&rsquo;enfant, par le&rsquo; conseil de famille du mineur, ou, s&rsquo;il a &eacute;t&eacute; fait application des dispositions de l&rsquo;article 11 de la loi du 24 juillet 1889, par le conseil d&eacute; famille pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 58 du code de la famille et de laide sociale. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">_ Art. 349, &mdash; Si la personne &agrave; adopter est un enfant naturel mineur, le consentement &agrave; l&rsquo;adoption est donn&eacute; par celui de ses p&egrave;re et m&egrave;re &agrave; l&rsquo;&eacute;gard duquel la filiation est &eacute;tablie. Si la filiation&nbsp;de lenfant est &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du p&egrave;re et de la m&egrave;re, ces derniers doivent l&rsquo;un et l&rsquo;autre consentir &agrave; l&rsquo;adoption; toutefois, si l&rsquo;un d&rsquo;eux est d&eacute;c&eacute;d&eacute;, s&rsquo;il est dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de manifester sa volont&eacute;, ou s&rsquo;il a perdu le droit de consentir &agrave; l&rsquo;adoption en application des dispositions des titres l&deg;&rsquo; o&ugrave; Il de la loi du 24 juillet 1889, le consentement de l&rsquo;autre suffit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Si la filiation de l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas &eacute;tablie ou si celui ou ceux de ses auteurs &agrave; l&rsquo;&eacute;gard desquels elle est &eacute;tablie sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s, s&rsquo;ils sont dans l&rsquo;imposSibilit&eacute; de manifester leur volont&eacute;, ou s&rsquo;ils ont perdu le droit de consentir &agrave; l&rsquo;adoption en application des dispositions du titre I&deg; de la loi du 24 juillet 1889, le consentement<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">est donn&eacute; par le conseil des tutelles, apr&egrave;s avis de la personne qui, en fait, prend soin de l&rsquo;enfant.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 359. &mdash; Si la personne &agrave; adopter est pupille de l&rsquo;Etat, le cons&eacute;ntement &agrave; l&rsquo;adoption est donn&eacute; par le conseil de famille pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 58 du code de la famille et de l&rsquo;aide sociale.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Si les p&egrave;re et m&egrave;re d&rsquo;un enfant, l&eacute;gitime ou naturel, ont perdu le droit de consentir &agrave; son adoption &agrave; la suite de l&rsquo;abandon, en application des dispositions du titre II de la loi du 24 juillet 1889, de tout ou partie de leurs dro&iuml;ts de puissance paternelle, le consentement est donn&eacute; par le conseil de famille pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">58 du code de la famille et de laide sociale, ou, avec l&rsquo;accord de ce conseil par l&rsquo;&eacute;tablissement, l&rsquo;association o&ugrave; le particulier auquel ce droit a &eacute;t&eacute; d&eacute;l&eacute;gu&eacute; en application des dispositions pr&eacute;cit&eacute;es. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 351. &mdash; Dans les cas pr&eacute;vus aux articles 347, 348, alin&eacute;as 1 et 2, et 349, alin&eacute;a 1, le consentement est donn&eacute; par acte authentique devant le juge de paix du domicile ou de la r&eacute;sidence de la personne qui consent, ou devant un notaire fran&ccedil;ais ou &eacute;tranger, ou devant les agents diplomatiques ou consulaires fran&ccedil;ais. &gt;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 352. &mdash; Lorsque l&rsquo;adoption est rendue impossible par le refus abusif de consentement d&rsquo;un des parents l&eacute;gitimes o&ugrave; naturels, qui s&rsquo;est notoirement d&eacute;sint&eacute;ress&eacute; de l&rsquo;enfant au risque d&rsquo;en<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">compromettre la moralit&eacute;, la sant&eacute; ou l&rsquo;&eacute;ducation, et que l&rsquo;autre parent consent, ou bien est d&eacute;c&eacute;d&eacute;, inconnu dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de manifester sa volont&eacute;, ou a perdu le droit de consentir &agrave; l&rsquo;adoption en application des dispositions des titres I&deg;*&deg; ou II de la loi du 24 juillet 1889, la personne qui se propose d&rsquo;adopter l&rsquo;enfant peut, en pr&eacute;sentant sa requ&ecirc;te en adoption, demander au tribunal d&rsquo;autoriser celle-ci.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Il en est de m&ecirc;me en cas de refus abusif de consentement des conseils de famille ou des tutelles. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt; Art. 353. &mdash; La requ&ecirc;te aux fins d&rsquo;adoption, &agrave; laquelle doit &ecirc;tre jointe, sauf application de l&rsquo;article 352, une exp&eacute;dition du ou des-consentements requis, est pr&eacute;sent&eacute;e par la personne qui se propose d&rsquo;adopter au tribunal civil de son domicile, ou si elle<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">est domicili&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, du domicile de la personne &agrave; adopter ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&agrave; d&eacute;faut de tout autre, le tribunal civil de la Seine est comp&eacute;tent.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Si l&rsquo;enfant dont l&rsquo;adoption est demand&eacute;e a &eacute;t&eacute; recueilli au foyer du ou des adoptants avant qu&rsquo;il ait atteint l&rsquo;&acirc;ge de sept ans, la requ&ecirc;te peut &ecirc;tre adress&eacute;e au procureur de la R&eacute;publique qui<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">en saisit d&rsquo;office le tribunal. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt; Art. 354. &mdash; Le tribunal saisi de la requ&ecirc;te en adoption d&rsquo;un mineur de vingt et un ans peut, &agrave; la demande de l&rsquo;adoptant et, sauf application de l&rsquo;article 352, avec l&rsquo;accord de tous les orga-<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">nismes ou personnes dont le consentement est exig&eacute; pour l&rsquo;adoption, d&eacute;cider, le cas &eacute;ch&eacute;ant apr&egrave;s enqu&ecirc;te, que l&rsquo;adopt&eacute; cessera<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">d&rsquo;appartenir &agrave; sa famille d&rsquo;origine sous r&eacute;serve des prohibitions au mariage vis&eacute;es aux articles 161 &agrave; 164 du pr&eacute;sent code.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt;Dans ce cas, il ne peut y avoir post&eacute;rieurement &agrave; la date du jugement, ni reconnaissance, ni d&eacute;claration judiciaire de filiation &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;adopt&eacute; ; en outre, toute obligation alimentaire<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">et tout droit de succession ab intestat sont supprim&eacute;s entre l&rsquo;adopt&eacute; et sa famille d&rsquo;origine. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 355. &mdash; L&rsquo;instr&uuml;uction de la demande et, le eas &eacute;ch&eacute;ant, les d&eacute;bats, ont lieu en chambre du conseil, le procureur de la R&eacute;publique entendu.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le tribunal apr&egrave;s avoir, s&rsquo;il y a lieu, fait proc&eacute;der &agrave; une enqu&ecirc;te par toutes personnes qualifi&eacute;es, et avoir v&eacute;rifi&eacute; si toutes les conditions de la loi sont remplies, prononce, sans &eacute;noncer de motifs, qu&rsquo;il. y &agrave; lieu ou qu&rsquo;il ny a pas lieu &agrave; l&rsquo;adoption.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt;Dans le premier cas, s&rsquo;il est appel&eacute; &agrave; statuer sur les nom et pr&eacute;noms de l&rsquo;adopt&eacute; ou sur la rupture de ses liens de parent&eacute; avec sa famille d&rsquo;origine, le tribunal d&eacute;cide dans la m&ecirc;me forme.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le dispositif du jugement contient les mentions prescrites par l&rsquo;article 858 du code de proc&eacute;dure civile ; il indique les noms et pr&eacute;noms anciens et nouveaux de l&rsquo;adopt&eacute; et, le cas &eacute;ch&eacute;ant,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">la rupture des liens de parent&eacute; de celui-ci avec sa famille d&rsquo;origine.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">_&laquo; Art. 356. &mdash; Le jugement pronon&ccedil;ant l&rsquo;adoption peut &ecirc;tre frapp&eacute; d&rsquo;appel par le minist&egrave;re public ainsi que par toute partie en cause en ce qui concerne le ou les chefs dudit jusement pouvant lui faire grief.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le jugement rejetant la demande peut &ecirc;tre frapp&eacute; d&rsquo;appel par toute partie en cause.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt; L&rsquo;appel doit &ecirc;tre interjet&eacute; dans le mois qui suit le jugement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La cour d&rsquo;appel instruit et statue dans les formes et conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le recours en cassation n&rsquo;est recevable que contre l&rsquo;arr&ecirc;t qui refuse de prononcer l&rsquo;adoption et seulement pour vice de forme. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt;Art. 357. &mdash; Le jugement ou l&rsquo;arr&ecirc;t qui admet l&rsquo;adoption est prononc&eacute; &agrave; l&rsquo;audience publique.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Dans les trois mois, mention de l&rsquo;adoption et des nouveaux nom et pr&eacute;noms de l&rsquo;adopt&eacute; est port&eacute;e en marge de l&rsquo;acte de naissance de ce dernier, &agrave; la requ&ecirc;te de l&rsquo;avou&eacute;, du procureur de la R&eacute;publique lorsqu&rsquo;il a pr&eacute;sent&eacute; la requ&ecirc;te, ou de l&rsquo;une des<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">parties int&eacute;ress&eacute;es. Si l&rsquo;adopt&eacute; est n&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger ou si le lieu de sa naissance n&rsquo;est pas connu, la d&eacute;cision est transcrite sur les registres de la mairie du 1&lsquo; arrondissement de Paris, dans le m&ecirc;me d&eacute;lai de trois mois.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;avou&eacute; qui a obtenu le jugement est tenu de faire op&eacute;rer la mention ou la transcription, dans le d&eacute;lai indiqu&eacute; ci-dessus, sous peine de l&rsquo;amende &eacute;dict&eacute;e par l&rsquo;article 50 du pr&eacute;sent code. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 358. &mdash; L&rsquo;adoption ne produit &eacute;es effets entre les parties qu&rsquo;&agrave; partir du jugement ou de l&rsquo;arr&ecirc;t d&rsquo;adoption.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;adoption n&rsquo;est opposable aux tiers qu&rsquo;&agrave; partir de la mention ou de la transcription du jugement ou de l&rsquo;arr&ecirc;t.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt; Lorsque la mention aura &eacute;t&eacute; port&eacute;e &agrave; des dates diff&eacute;rentes sur l&rsquo;exemplaire des registres d&eacute;pos&eacute; &agrave; la mairie et sur celui d&eacute;pos&eacute; au greffe, l&rsquo;adoption ne produira effet &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des tiers qu&rsquo;&agrave; la<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">date de la mention en second lieu. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 359. &mdash; Si l&rsquo;adoptant vient &agrave; d&eacute;c&eacute;der apr&egrave;s la pr&eacute;sentation de la requ&ecirc;te aux fins d&rsquo;adoption, l&rsquo;instruction est continu&eacute;e et l&rsquo;adoption prononc&eacute;e s&rsquo;il y a lieu. Dans ce cas. &eacute;lle produit ses effets au moment du d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;&rsquo;adoptant:<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Les h&eacute;ritiers de l&rsquo;adoptant peuvent, s&rsquo;ils croient l&rsquo;adoption inadmissible, remettre au procureur de la R&eacute;publique tous m&eacute;mioires et observations &agrave; ce sujet. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 360. &mdash; L&rsquo;adoption conf&egrave;re le nom de l&rsquo;&rsquo;adoptant &agrave; l&rsquo;adopt&eacute; en l&rsquo;ajoutant. au nom propre de ce dernier. Si l&rsquo;adoptant et l&rsquo;adopt&eacute; ont le m&ecirc;me nom patronymique, aucune modification n&rsquo;est apport&eacute;e au nom de l&rsquo;adopt&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Si l&rsquo;&rsquo;adopt&eacute; est mineur de seize ans au jour de la requ&ecirc;te ou si, par application de l&rsquo;article 354, il cesse d&rsquo;appartenir &agrave; sa famille d&rsquo;origine, l&rsquo;adoption lui conf&egrave;re purement et simpleme&ntilde;t le nom de l&rsquo;adoptant, &agrave; moins qu&rsquo;il n&rsquo;en soit autrement d&eacute;cid&eacute;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">par le jugement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Si l&rsquo;adoptant est une femme mari&eacute;e, le tribunal peut, dans le jugement d&rsquo;adoption, d&eacute;cider, du consentement du mari de ladoptante, que le nom de ce dernier sera conf&eacute;r&eacute; &agrave; l&rsquo;adopt&eacute; dans<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">les conditions pr&eacute;vues aux pr&eacute;c&eacute;dents alin&eacute;as du pr&eacute;sent article ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">si le mari est d&eacute;c&eacute;d&eacute; ou dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de manifester sa volont&eacute;, le tribunal appr&eacute;cie souverainement, les h&eacute;ritiers du mari ou ses successibles les plus proches dans l&rsquo;ordre l&eacute;gal d&ucirc;ment consult&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;A la demande de l&rsquo;adoptant, le tribunal peut d&eacute;cider que les pr&eacute;noms de l&rsquo;adopt&eacute; &acirc;g&eacute; de moins de seize ans seront modifi&eacute;s. &gt;&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&amp;&laquo; Art. 361. &mdash; L&rsquo;adopt&eacute; reste dans sa famille d&rsquo;origine et y conserve tous ses droits sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 354.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">N&eacute;anmoins, l&rsquo;adoptant est seul investi, &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;adopt&eacute;, de tous les &lsquo;droits de puissance paternelle, inclus celui de consentir au mariage de l&rsquo;adopt&eacute;. En cas de dissentiment entre l&rsquo;adoptant<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">et l&rsquo;adoptante, ce partage emporte consentement au mariage.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;S&rsquo;il y a adoption par deux &eacute;poux, l&rsquo;adoptant administre les biens de l&rsquo;adopt&eacute; dans les m&ecirc;mes conditions que le p&egrave;re l&eacute;gitime administre ceux de ses enfants. Si les adoptants divorcent ou sont s&eacute;par&eacute;s de corps, le tribunal applique aux enfants adopt&eacute;s les r&egrave;gles concernant les enfants l&eacute;gitimes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">: Lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;un adoptant ou lorsque l&rsquo;un des deux adoptants d&eacute;c&egrave;de, l&rsquo;adoptant ou le survivant des deux adoptants est tuteur de l&rsquo;adopt&eacute; : il exerce cette tutelle dans les m&ecirc;mes conditions que le p&egrave;re o&ugrave; la m&egrave;re survivant de l&rsquo;enfant l&eacute;gitime.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">_ &laquo; Les fonctions d&eacute;volues au conseil de famille des enfants l&eacute;gitimes sont remplies &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des enfants adopt&eacute;s par le conseil des tutelles, tel qu&rsquo;il est pr&eacute;vu par l&rsquo;artiele 389 ($ 2) du pr&eacute;sent<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">code.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Si l&rsquo;adoptant est le conjoint:du p&egrave;re ou de la m&egrave;re de l&rsquo;adopt&eacute; ; il a, concurremment avec l&uuml;i, la puissance paternelle ; mais le p&egrave;re ou la m&egrave;re en conserve l&rsquo;exercice. Les r&egrave;gles concernant<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le consentement des p&egrave;re et m&egrave;re au mariage de l&rsquo;enfant l&eacute;gitime s&rsquo;appliquent dans ce cas au mariage de l&rsquo;adopt&eacute;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;En cas d&rsquo;interdiction, d&rsquo;absence judiciairement constat&eacute;e o&ugrave; de d&eacute;c&egrave;s des adoptants survenu pendant la minorit&eacute; de l&rsquo;adopt&eacute;, la tutelle de ce dernier est organis&eacute;e par le conseil des tutelles.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Dans ce cas, le juge de paix peut comprendre ou admettre dans cette assembl&eacute;e, selon les r&egrave;gles &eacute;tablies par l&rsquo;article 389 du pr&eacute;sent code, les p&egrave;re et m&egrave;re l&eacute;gitimes ou naturels ainsi que des<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">parents ou amis soit de ceux-ci, soit des adoptants. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 362. &mdash; Le lien de parent&eacute; r&eacute;sultant de l&rsquo;adoption s&rsquo;&eacute;tend aux enfants l&eacute;gitimes de ladopt&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Le mariage est prohib&eacute; :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;1&deg; Entr&eacute; l&rsquo;adoptant, l&rsquo;adopt&eacute; et ses descendants ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;99 Entre l&rsquo;adobt&eacute; et le conjoint de l&rsquo;adoptant, et, r&eacute;ciproquement, entre l&rsquo;adoptant et le conjoint de l&rsquo;adopt&eacute; ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;3&deg;. Entre les enfants adoptifs du m&ecirc;me individu ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt;4&deg; Entre l&rsquo;adopt&eacute; et les enfants de l&rsquo;adoptant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;N&eacute;anmoins, les prohibitions au mariage port&eacute;es aux 3&deg; et 4&deg; ci-dessus peuvent &ecirc;tre lev&eacute;es par d&eacute;cret, s&rsquo;il y a des causes graves.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 363. &mdash; L&rsquo;adopt&eacute; doit des aliments &agrave; l&rsquo;adoptant s&rsquo;il est dans le besoin et, r&eacute;ciproquement, l&rsquo;adoptant doit des aliments&nbsp;&agrave; l&rsquo;adopt&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En dehors du eas pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 354 l&rsquo;obligation de se fournir des aliments continue d&rsquo;exister entre l&rsquo;adopt&eacute; et ses p&egrave;re et m&egrave;re. Cependant, les p&egrave;re et m&egrave;re de l&rsquo;adopt&eacute; ne sont tenus de lui fournir des aliments que s&rsquo;il ne peut les&rsquo;obtenir de l&rsquo;adoptant. &gt;&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 364. &mdash;&mdash; T&rsquo;adopt&eacute; et ses descendants l&eacute;gitimes n&rsquo;acqui&egrave;rent aucun droit de succession sur les biens des parents de l&rsquo;adoptant, mais ils ont sur la succession de l&rsquo;adoptant les m&ecirc;mes droits que ceux qu&rsquo;y auraient des enfants ou descendents l&eacute;gitimes,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ils conservent leurs droits h&eacute;r&eacute;ditaires dans leur famille d&rsquo;origine sauf au cas pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 354.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 365. -&mdash; Si l&rsquo;adopt&eacute; meurt sans descendants l&eacute;gitimes, es choses donn&eacute;es par l&rsquo;adoptant, ou recueillies dans sa succession et qui existent en nature lors du d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;adopt&eacute;, retournent &agrave; l&rsquo;adoptant ou &agrave; ses descendants m&ecirc;me adoptifs, &agrave; la charge de contribuer aux dettes et sans pr&eacute;judice des droits des tiers. &gt;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le surplus des biens de l&rsquo;adopt&eacute; appartient &agrave; ses. propres parents, en outre, ceux-ci excluent toujours, pour les objets sp&eacute;cifi&eacute;s &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a premier du pr&eacute;sent article, tous h&eacute;ritiers de l&rsquo;adoptant autres que ses descendants.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">.&lt;A d&eacute;faut de descendants, le conjoint survivant de l&rsquo;adoptant, s&rsquo;il a consenti &agrave; l&rsquo;adoption, a un droit d&rsquo;usufruit sur lesdits obj ets.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Si du vivant de l&rsquo;adoptant et apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;adopt&eacute;, les enfants ou descendants laiss&eacute;s par celui-ci meurent eux-m&ecirc;mes sans post&eacute;rit&eacute;, l&rsquo;adoptant succ&egrave;de aux choses par lui donn&eacute;es,&nbsp;comme il est dit ci-dessus, mais ce droit est inh&eacute;rent &agrave; la personne de ladoptrant et non transmissible &agrave; ses h&eacute;ritiers, m&ecirc;me en ligne<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">descendante.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt; Dans le cas pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 354, la succession de l&rsquo;adopt&eacute; d&eacute;c&eacute;d&eacute; sans descendants est d&eacute;volue &agrave; l&rsquo;adoptant ou &agrave; ses descendants l&eacute;sitim&eacute;s ou adoptifs et, &agrave; d&eacute;faut, au conjoint de l&rsquo;adopt&eacute;.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 366. &mdash; L&rsquo;adoption conserve tous ses effets nonobstant l&rsquo;&eacute;tablissement ult&eacute;rieur d&rsquo;un nouveau lien de filiation.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 367. &mdash; L&rsquo;adoption peut &ecirc;tre r&eacute;voqu&eacute;e, s&rsquo;il est justifi&eacute; de motifs graves, par une d&eacute;cision du tribunal rendue &agrave; la demande de l&rsquo;adoptant ou de l&rsquo;adopt&eacute; et, si ce dernier est mineur, du conseil des tutelles qui d&eacute;signe un tuteur sp&eacute;cial pour le r&eacute;pr&eacute;senter.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">N&eacute;anmoins, aucune demande de r&eacute;vocation d&rsquo;adoption n&rsquo;est recevable lorsque l&rsquo;adopt&eacute; est encore mineur de treize ans; dans le cas o&ugrave; il y a eu rupture des liens entre l&rsquo;adopt&eacute; et sa famille d&rsquo;origne en application des dispositions de l&rsquo;article 354, l&rsquo;adoptant ne peut demander la r&eacute;vocation de l&rsquo;adoption tant que l&rsquo;adopt&eacute; n&rsquo;a<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">pas atteint l&rsquo;&acirc;ge de vingt et un ans.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Le jugement rendu par le tribunal comp&eacute;tent en vertu du droit commun, &agrave; la suite de la proc&eacute;dure ordinaire, aupr&egrave;s audition du minst&egrave;re public, doit &ecirc;tre motiv&eacute;: il peut &ecirc;tre attaqu&eacute; par tout les voies de recours. Son dispositif est mentionn&eacute; en marge&nbsp;de l&rsquo;acte de naissance, ou transcrit, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 357 et &agrave; peine des m&ecirc;mes sanctions.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;La r&eacute;vocation fait cesser pour l&rsquo;avenir tous les effets de ladoption, y compris, le cas-&eacute;ch&eacute;ant, ceux qui r&eacute;sultent de l&rsquo;application de l&rsquo;article 354 ; la d&eacute;cision peut toutefois organiser la tutelle dans les conditions pr&eacute;vues aux articles 10 et 11 de la loi du 24 juillet 1889. L&rsquo;adoptant ou ses descendants gardent toutefois,sur les choses donn&eacute;es, le droit de retour prescrit par l&rsquo;article 365.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Les lois sur la protection des enfants maltrait&eacute;s ou moralement abandonn&eacute;s sont applicables aux mineurs adopt&eacute;s et l&rsquo;adoptant peut &ecirc;tre d&eacute;chu de tout ou partie des attributs de la puissance parternelle dans les conditions pr&eacute;vues par lesdites lois. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 368. &mdash;&mdash; La l&eacute;gitimation adoptive ne peut &ecirc;tre demand&eacute;e que conjointement par des &eacute;poux non s&eacute;par&eacute;s de corps remplissant les conditions exig&eacute;es par l&rsquo;article 344.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Elle n&rsquo;est permise qu&rsquo;en faveur des enfants &acirc;g&eacute;s de moins de sept ans, abandonn&eacute;s par leurs parents o&ugrave; dont ceux-ci sont inconnus ou d&eacute;c&eacute;d&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&#8211; &laquo; Toutefois, &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des enfants confi&eacute;s &agrave; des &eacute;poux ne remplissant pas les conditions d&rsquo;&acirc;ge ou de dur&eacute;e de mariage, ou recueillis par eux, la limite d&rsquo;&acirc;ge de sept ans est recul&eacute;e d&rsquo;autant de&nbsp;temps qu&rsquo;il sen est &eacute;coul&eacute; entre le moment o&ugrave; l&rsquo;enfa&ntilde;t a &eacute;t&eacute; confi&eacute; &agrave; ces &eacute;poux ou recueilli par eux et celui o&ugrave; ces conditions ont &eacute;t&eacute; remplies.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; L&rsquo;enfant qui a &eacute;t&eacute; adopt&eacute; avant l&rsquo;&acirc;ge pr&eacute;vu aux deux alin&eacute;as pr&eacute;c&eacute;dents peut faire l&rsquo;objet tant qu&rsquo;il est mineur, d&rsquo;une l&eacute;gitimation adoptive lorsque les autres conditions de la l&eacute;gitimation adoptive sont remplies tant dans la personne des &eacute;poux qui demandent la l&eacute;gitimation adoptive que dans celle de l&rsquo;enfant qui doit en faire l&rsquo;objet ; dans ce cas, si le jugement d&rsquo;adoption avait prononc&eacute; la rupture du lien entre l&rsquo;adopt&eacute; et sa famille d&rsquo;origine,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">la l&eacute;sitimation adoptive pourra &ecirc;tre accord&eacute;e sans qu&rsquo;il y ait lieu de demander &agrave; nouveau les consentements prescrits. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 369. &mdash; Les dispositions des articles 348, 345, 346 alin&eacute;a 2, 348 alin&eacute;a 3, 349 alin&eacute;a 2, 350, 352 alin&eacute;a 2, 353, 354 alin&eacute;a 2, 356 alin&eacute;as 1 2 et 4 356.357. 358 et 359 sont applicables &agrave; la<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">l&eacute;gitimation adoptive.&raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">e Art. 370. &mdash;&mdash; Le jugement brononcant la l&eacute;gitimation adobptive conf&egrave;re &agrave; l&rsquo;enfant le nom du mari, et, sur la demande des &eacute;poux, peut d&eacute;cider que ses pr&eacute;noms seront modifi&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Ta l&eacute;scitimation adovtive est irr&eacute;vocable. Fll&eacute;e donne &agrave; l&rsquo;enfant les m&ecirc;mes droits et les m&ecirc;mes obligations que s&rsquo;il &eacute;tait n&eacute; du mariage. Toutefois, si un ou plusieurs des ascendants des auteurs de la l&eacute;gitimation adoptive n&rsquo;ont pas donn&eacute; leur adh&eacute;sion &agrave; celle-ci dans un acte authentique, l&rsquo;enfant et ses ascendants ne se devront pas d&rsquo;aliments et n&rsquo;auront pas qualit&eacute; d&rsquo;h&eacute;ritiers r&eacute;servataires dans leurs successions r&eacute;ciproques.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;L&rsquo;enfant cesse d&rsquo;appartenir &agrave; sa famille d&rsquo;origine sous r&eacute;serve des prohibitions au mariage vis&eacute;es aux articles 161 &agrave; 164 du pr&eacute;sent code. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 2. &mdash; L&rsquo;article 65 du code de la famille et de l&rsquo;aide sociale est remplac&eacute; par les dispositions suivantes :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&lt; L&rsquo;adovtion ou la l&eacute;gitimation adoptive ne peut &ecirc;tre consentie au&rsquo;en faveur des pubilles dont la remise aux parents ne semble pas devoir &ecirc;tre envisag&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;En cas d&rsquo;adoption ou de l&eacute;gitimation adoptive d&rsquo;un pupille &eacute;lev&eacute; pendant deux ans au moi&iuml;ns par l&rsquo;adoptant, la demande est introduite par requ&ecirc;te d&eacute;pos&eacute;e entre les mains du procureur de la<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">R&eacute;publique qui en saisit le tribunal civil du domicile de l&rsquo;adoptant.&gt;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 3. &mdash; Le deuxi&egrave;m&eacute; alin&eacute;a de l&rsquo;article 784 du code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts est modifi&eacute; ainsi qu&rsquo;il suit :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Cette disposition n&rsquo;est pas applicable aux transmissions entrant dans les pr&eacute;visions des alin&eacute;as 1, 3, 4 et 5 de l&rsquo;article 365 du code civil. &raquo;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 4 &mdash;&mdash; Pendant un d&eacute;lai de deux ans &agrave; compter de la publication de la pr&eacute;sente ordonnance, les services d&rsquo;aide sociale &agrave;&nbsp;Fenfance pourront d&eacute;clarer, dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; lalin&eacute;a 4 de l&rsquo;article 58 du code civil, leurs anciens pupilles qui ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une adoption ou d&rsquo;une l&eacute;gitimation adoptive et pour lesquels il ne peut &ecirc;tre produit que le certificat d&rsquo;origine vis&eacute; &agrave; Farticle 81 du code de la famille et de l&rsquo;aide sociale.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 5 &mdash;, La pr&eacute;sente ordonnance sera publi&eacute;e au Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise et ex&eacute;cut&eacute;e comme loi.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[263],"class_list":["post-119335","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-ordonnance"],"acf":{"reference":"58-1306","comment":"portant modification du r\u00e9gime de l\u2019adoption et de la l\u00e9gitimation adoptive","visas":"<p>Le pr&eacute;sident du conseil des ministres,<\/p>\n<p>Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre des finances et des affaires &eacute;conomiques et du ministre de la sant&eacute; publique&nbsp;et de la population,<\/p>\n<p>Vu ia Constitution et notamment ses articles 34 et 92;<\/p>\n<p>Vu le code civil ;<\/p>\n<p>Vu le code de la famille et de l&rsquo;aide sociale ;<\/p>\n<p>Vu le code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts ;<\/p>\n<p>Le conseil d'Etat (commission permanente) entendu,<\/p>\n<p>Le conseil des ministres entendu,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">C. DE GAULLE.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par le Pr&eacute;sident du Conseil des Ministres :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Garde des Sceaux,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ministre de la Justice,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Michel DEBR&Eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre des Finances<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">et des Affaires &eacute;conomiques,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Antoine PINAy.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le. Ministre de la Sant&eacute; publique<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">et de la Population,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Bernard CHENOT.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":263,"journal_officiel":[105700],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"50295","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/119335","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/119335\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":160443,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/119335\/revisions\/160443"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/263"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105700"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=119335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=119335"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=119335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}