{"id":121885,"date":"1952-12-15T00:00:00","date_gmt":"1952-12-14T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=121885"},"modified":"2024-12-18T01:36:35","modified_gmt":"2024-12-17T22:36:35","slug":"loi-n-52-1322-instituant-un-code-du-travail-dans-les-territoires-et-territoires-associes-relevant-du-ministere-de-la-france-doutre-mer-1","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n-52-1322-instituant-un-code-du-travail-dans-les-territoires-et-territoires-associes-relevant-du-ministere-de-la-france-doutre-mer-1\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 52-1322  instituant un code du travail dans les territoires et territoires associ\u00e9s relevant du minist\u00e8re de la France d\u2019outre-mer (1)."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE 1er<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dispositions g&eacute;n&eacute;rales.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 1er&mdash;<\/strong> La pr&eacute;sente loi est applicable dans tous les territoires et territoires associ&eacute;s relevant du minist&egrave;re de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Est consid&eacute;r&eacute;e comme travailleur au sens de la pr&eacute;sente loi, quels que soient son sexe et sa nationalit&eacute;, toute personne qui e&rsquo;est engag&eacute;e &agrave; mettre son activit&eacute; professionnelle, moyennant r&eacute;mun&eacute;ration, sous la direction et l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;une autre personne, physique ou morale, publique ou priv&eacute;e. Pour la d&eacute;termination de la qualit&eacute; de travailleur, il ne sera tenu compte ni du statut juridique de l&rsquo;employeur, ni de celui de l&rsquo;employ&eacute;.<\/p>\n<p>Les personnes nomm&eacute;es dans un emploi permanent d&rsquo;un cadre d&rsquo;une administration publique ne sont pas soumises aux dispositions de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Les travailleurs continuent &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier des avantages qui leur Sont &eacute;t&eacute; consentis, lorsque ceux-ci sont sup&eacute;rieurs &agrave; ceux que leur reconna&icirc;t la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p><strong>Art. 2. &mdash;<\/strong> Le travail forc&eacute; ou obligatoire est interdit de fa&ccedil;on absolue.<\/p>\n<p>Le terme &laquo; travail forc&eacute; ou obligatoire &raquo; d&eacute;signe tout travail ou service exig&eacute; d&rsquo;un individu sous la menace d&rsquo;une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s&rsquo;est pas offert de plein gr&eacute;.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE II<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des syndicats professionnels.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE 1er<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>De l&rsquo;objet des syndicats professionnels<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>ET DE LEUR CONSTITUTION<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 3. &mdash;<\/strong> Les syndicats professionnels ont exclusivement pour objet l&rsquo;&eacute;tude et la d&eacute;fense des int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques, industriels, commerciaux et agricoles.<\/p>\n<p><strong>Art. 4. &mdash;<\/strong> Les personnes exer&ccedil;ant la m&ecirc;me profession, des m&eacute;tiers similaires ou des professions connexes concourant &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement de produits d&eacute;termin&eacute;s, ou la m&ecirc;me profession lib&eacute;rale, peuvent constituer librement un syndicat professionnel. Tout travailleur ou employeur peut adh&eacute;rer librement &agrave; un syndicat de son choix dans le cadre de sa profession.<\/p>\n<p><strong>Art. 5. &mdash;<\/strong> Les fondateurs de tout syndicat professionnel doivent d&eacute;poser les statuts et les noms de ceux qui, &agrave; un titre quelconque, sont charg&eacute;s de son administration ou de sa direction.<\/p>\n<p>Ce d&eacute;p&ocirc;t a lieu &agrave; la mairie ou au si&egrave;ge de la circonscription administrative o&ugrave; le syndicat est &eacute;tabli, et copie des statuts est adress&eacute;e &agrave; l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales et au procureur de la R&eacute;publique du ressort.<\/p>\n<p>Les modifications apport&eacute;es aux statuts et les changements survenus dans la composition de la direction ou de l&rsquo;administration du syndicat doivent &ecirc;tre port&eacute;s, dans les m&ecirc;mes conditions, &agrave; la connaissance des m&ecirc;mes autorit&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Art. 6. &mdash;<\/strong> Les membres charg&eacute;s de l&rsquo;administration ou de la direction d&rsquo;un syndicat doivent &ecirc;tre citoyens de l&rsquo;Union fran&ccedil;aise, jouir de leurs droits civils, ne pas avoir encouru de condamnation &agrave; une peine correctionnelle, &agrave; l&rsquo;exception toutefois :<\/p>\n<p>1&deg; Des condamnations pour d&eacute;lits d&rsquo;imprudence hors le cas de d&eacute;lit de fuite concomitant;<\/p>\n<p>2&deg; Des condamnations prononc&eacute;es pour infractions, autres que les infractions qualifi&eacute;es d&eacute;lits, &agrave; la loi du 24 juillet 1867 sur les soci&eacute;t&eacute;s &laquo;mais dont cependant la r&eacute;pression n&rsquo;est pas subordonn&eacute;e &agrave; la preuve de la mauvaise foi de leurs auteurs et qui ne sont passibles que d&rsquo;une amende.<\/p>\n<p><strong>Art. 7. &mdash;<\/strong> Les femmes mari&eacute;es exer&ccedil;ant une profession ou un m&eacute;tier peuvent, sans l&rsquo;autorisation de leur mari, adh&eacute;rer aux syndicats professionnels et participer &agrave; leur administration eu &agrave; leur direction dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p><strong>Art. 8. &mdash;<\/strong> Les mineurs-&acirc;g&eacute;s de plus de seize ans peuvent adh&eacute;rer aux syndicats, sauf opposition de leur p&egrave;re, m&egrave;re ou tuteur.<\/p>\n<p><strong>Art. 9. &mdash;<\/strong> Peuvent continuer &agrave; faire partie d&rsquo;un syndicat professionnel les personnes qui ont quitt&eacute; l&rsquo;exercice de leur fonction ou de leur profession, sous r&eacute;serve d&rsquo;avoir exerc&eacute; celle-ci au moins un an.<\/p>\n<p><strong>Art. 10. &mdash;<\/strong> Tout membre d&rsquo;un syndicat professionnel peut s&rsquo;en retirer &agrave; tout instant nonobstant toute clause contraire sans pr&eacute;judice du droit, pour le syndicat, de r&eacute;clamer la cotisation aff&eacute;rente aux six mois qui suivent le retrait d&rsquo;adh&eacute;sion.<\/p>\n<p><strong>Art. 11. &mdash;<\/strong> En cas de dissolution volontaire, statutaire ou prononc&eacute;e par la justice, les biens du syndicat sont d&eacute;volus conform&eacute;ment aux statuts ou, &agrave; d&eacute;faut de dispositions statutaires,<\/p>\n<p>suivant les r&egrave;gles d&eacute;termin&eacute;es par l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale. En aucun cas, ils ne peuvent &ecirc;tre r&eacute;partis entre les membres adh&eacute;rents.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE V<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>De la capacit&eacute; civile des syndicats professionnels<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 12.<\/strong> &mdash; Les syndicats professionnels jouissent de la personnalit&eacute; civile. Ils ont le droit d&rsquo;ester en justice et d&rsquo;acqu&eacute;rir sans autorisation, &agrave; litre gratuit ou &agrave; titre on&eacute;reux, des biens, meubles et immeubles.<\/p>\n<p><strong>Art. 13. &mdash;<\/strong> Us peuvent, devant toutes les juridictions, exercer tous les droits r&eacute;serv&eacute;s &agrave; la partie civile, relativement aux faits portant un pr&eacute;judice direct ou indirect &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t collectif de la profession qu&rsquo;ils repr&eacute;sentent.<\/p>\n<p><strong>Art. 14. &mdash;<\/strong> Us peuvent affecter une partie de leurs ressources &agrave; la cr&eacute;ation de logements de travailleurs, &agrave; l&rsquo;acquisition de terrains de culture ou de terrains d&rsquo;&eacute;ducalion physique, a l&rsquo;usage de leurs membres.<\/p>\n<p><strong>Art. 15. &mdash;<\/strong> I&ugrave;s peuvent cr&eacute;er, administrer ou subventionner des &oelig;uvres professionnelles telles que : institutions de pr&eacute;voyance, caisses de solidarit&eacute;, laboratoires, champs d&rsquo;exp&eacute;rience, &oelig;uvres d&rsquo;&eacute;ducation scientifique, agricole ou sociale,<\/p>\n<p>cours et publications int&eacute;ressant la profession.<\/p>\n<p>Les immeubles et objets mobiliers n&eacute;cessaires &agrave; leurs r&eacute;unions, &agrave; leurs biblioth&egrave;ques et &agrave; leurs cours d&rsquo;instruction professionnels sont insaisissables.<\/p>\n<p><strong>Art. 16. &mdash;<\/strong> Us peuvent subventionner des soci&eacute;t&eacute;s coop&eacute;ratives de production ou de consommation.<\/p>\n<p><strong>Art. 17. &mdash;<\/strong> Us peuvent passer des contrats ou conventions avec tous autres syndicats, soci&eacute;t&eacute;s, entreprises ou personnes.<\/p>\n<p>Les conventions collectives du travail sont pass&eacute;es dans les conditions d&eacute;termin&eacute;es par le chapitre IV du titre 111.<\/p>\n<p><strong>Art. 18. &mdash;<\/strong> S&rsquo;ils y sont autoris&eacute;s par leurs statuts, et &agrave; condition de ne pas distribuer de b&eacute;n&eacute;fices, m&ecirc;me sous forme de ristournes, &agrave; leurs membres, les syndicats peuvent:<\/p>\n<p>1&deg; Acheter pour le louer, pr&ecirc;ter ou r&eacute;partir entre leurs membres, tout ce qui est n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;exercice de leur profession, notamment mati&egrave;res premi&egrave;res, outils, instruments, machines, engrais, semences, plantes, animaux et mati&egrave;res alimentaires pour &ugrave;e b&eacute;tail ;<\/p>\n<p>2&deg; Pr&ecirc;ter leur entremise gratuite pour la vente des produits provenant exclusivement du travail personnel ou des exploitations des syndiqu&eacute;s; faciliter celte vente par expositions, annonces, publications, groupements de commandes et d&rsquo;exp&eacute;ditions, sans pouvoir l&rsquo;op&eacute;rer sous leur nom, et sous leur responsabilit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 19. &mdash;<\/strong> Us peuvent &ecirc;tre consult&eacute;s sur tous les diff&eacute;rends et. toutes les questions sc rattachant &agrave; leur sp&eacute;cialit&eacute;.<\/p>\n<p>Dans les affaires contentieuses, les avis du syndicat sont tenus &agrave; la disposition des parties qui peuvent en prendre communication et copie.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE III<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>De marques syndicales<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 20. &mdash;<\/strong> Les syndicats peuvent d&eacute;poser, dans les conditions d&eacute;termin&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, leurs marques ou labels.<\/p>\n<p>11s peuvent, d&egrave;s lors, en revendiquer la propri&eacute;t&eacute; exclusive dans les conditions dudit arr&ecirc;t&eacute;. Ces marques ou labels peuvent &ecirc;tre appos&eacute;s sur tout produit ou objet de commerce pour en certifier l&rsquo;origine et les conditions de fabrication. Ils peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;s par tous les individus ou entreprises mettant en vente ces produits.<\/p>\n<p>Est nulle et die nul effet toute clause de contrat collectif, accord ou entente aux termes de laquelle l&rsquo;usage de la marque syndicale par un employeur sera subordonn&eacute; &agrave; l&rsquo;obligation pour ledit employeur de ne conserver ou de ne prendre &agrave; son service que les adh&eacute;rents du syndicat propri&eacute;taire cte la marque.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE IV<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des caisses sp&eacute;ciales de secours mutuels et de retraites<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 21. &mdash;<\/strong> Les syndicats peuvent, en se conformant aux msposilions des lois en vigueur, constituer entre leurs membres descaisses sp&eacute;ciales de secours mutuels et de retraites.<\/p>\n<p><strong>Art. 22. &mdash;<\/strong> Les fonds die ces caisses sp&eacute;ciales sont insaisissables dans les limites d&eacute;termin&eacute;es par la loi.<\/p>\n<p>Art. 23. &mdash; Toute personne qui se retire d&rsquo;un syndicat conserve le droit d&rsquo;&ecirc;tre membre de soci&eacute;t&eacute;s de secours mutuels et de retraites pour la viei&rsquo;lesse &laquo;&agrave; l&rsquo;actif desquelles elle a contribu&eacute; par des cotisations ou versements de fonds.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE V<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des unions de syndicats<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 24. &mdash;<\/strong> Les syndicats professionnels r&eacute;guli&egrave;rement constitu&eacute;s d&rsquo;apr&egrave;s les prescriptions de la pr&eacute;sente loi peuvent librement se concerter pour l&rsquo;&eacute;tude et la d&eacute;fense de leurs int&eacute;r&ecirc;ts<\/p>\n<p>&eacute;conomiques, industriels, commerciaux et agricoles.<\/p>\n<p>Iis peuvent se constituer en union sous quelque forme que ce soit.<\/p>\n<p><strong>Art. 25. &mdash;<\/strong> Les dispositions des articles 3, 5, 0, 7, 8 sont applicables aux unions de syndicats qui doivent, d&rsquo;autre part, faire conna&icirc;tre, dons les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 5, le nom et&nbsp;le si&egrave;ge social des syndicats qui les composent. Leurs statuts doivent d&eacute;terminer les r&egrave;gles selon lesquelles les syndicats adh&eacute;rents &agrave; l&rsquo;union sont repr&eacute;sent&eacute;s dans le conseil d&rsquo;administration et dans les assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales.<\/p>\n<p>Art. 26. &mdash; Ces unions jouissent de tous les droits conf&eacute;r&eacute;s aux syndicats professionnels par les chapitres II, 111 et IV du pr&eacute;sent titre.<\/p>\n<p>Art. 27. &mdash; Des locaux pourront &ecirc;tre mis &agrave; la disposition des unions de syndicats pour l&rsquo;exercice de leur activit&eacute;, sur leur demande, apr&egrave;s avis de ia commission consultative du travail et d&eacute;lib&eacute;ration de l&rsquo;assembl&eacute;e repr&eacute;sentative.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE VI<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des associations professionnelles<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 28. &mdash;<\/strong> Les associations professionnelles de caract&egrave;re coutumier reconnues par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire sont assimil&eacute;es aux syndicats professionnels en ce qui regarde l&rsquo;application<\/p>\n<p>des articles 13, 16, 17, 20 et 21. Elles peuvent:<\/p>\n<p>1&deg; Acheter pour le louer, pr&ecirc;ter ou r&eacute;partir entre leurs membres tout ce qui est n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;exercice de leur profession, notamment en mati&egrave;res premi&egrave;res, outils, instruments, machines, engrais, semences, plantes, animaux et mati&egrave;res alimentaires pour le b&eacute;tail;<\/p>\n<p>2&deg; Pr&ecirc;ter leur entremise gratuite pour la vente des produits provenant exclusivement du travail personnel ou des exploitations des membres de l&rsquo;association; faciliter cette vente par exposition, annonces, publications, groupements de commandes et dl&rsquo;exp&eacute;ditions, sans pouvoir l&rsquo;op&eacute;rer sous leur nom, et sous leur responsabilit&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE III<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Du contrat de travail.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE V<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Du contrat de travail individuel<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section I. &mdash; Dispositions d&rsquo;ensemble.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 29. &mdash;<\/strong> Les contrats de travail sont pass&eacute;s librement.<\/p>\n<p>Cependant, le chef de territoire, &agrave; titre exceptionnel et pour des raisons d&rsquo;ordre &eacute;conomique ou social, et notamment dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la sant&eacute; ou de l&rsquo;hygi&egrave;ne publiqu-e, a la facult&eacute; d&rsquo;interdire ou de limiter certains embauchages dans des r&eacute;gions donn&eacute;es, par arr&ecirc;te pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail et de l&rsquo;assembl&eacute;e locale qui pourra d&eacute;l&eacute;guer ses pouvoirs &agrave; sa commission permanente.<\/p>\n<p><strong>Art. 30. &mdash;<\/strong> Quels que soient le lieu de la conclusion du contrat et la r&eacute;sidence de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre partie, tout contrat de travail, conclu pour &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute; dans l&rsquo;un des territoires vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article premier, est soumis aux dispositions de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Son existence est constat&eacute;e, sous r&eacute;serve des stipulations de l&rsquo;article 32, dans les formes qu&rsquo;il convient aux parties contractantes d&rsquo;adopter.<\/p>\n<p>La preuve peut &ecirc;tre rapport&eacute;e par tous moyens.<\/p>\n<p>Le contrat &eacute;crit est exempt de tous droits de timbre et d&rsquo;enregistrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section II&mdash; De la conclusion ou de l&rsquo;ex&eacute;cution du contrat.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 31. &mdash;<\/strong> Le travailleur ne peut engager ses services qu&rsquo;&agrave; temps ou pour un ouvrage d&eacute;termin&eacute;.<\/p>\n<p>Pour les travailleurs originaires du territoire, lorsque le contrat est conclu pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, celle-ci ne peuexc&eacute;der deux ans. Celle dur&eacute;e ne pourra, sauf d&eacute;rogation &rsquo; accord&eacute;e par le ministre de la France d&rsquo;outre-mer, exc&eacute;der trois<\/p>\n<p>ans pour les travailleurs non originaires du territoire.<\/p>\n<p><strong>Art. 32. &mdash;<\/strong> Tout contrat de travail stipulant une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; trois mois ou n&eacute;cessitant l&rsquo;installation des travailleurs hors de leur r&eacute;sidence habituelle doit &ecirc;tre, apr&egrave;s visite m&eacute;dicale de ceux-ci, constat&eacute; par &eacute;crit devant l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre du lieu d&rsquo;embauchage ou, &agrave; d&eacute;faut, devant, l&rsquo;inspecteur du travail et&rsquo;des lois sociales ou son suppl&eacute;ant l&eacute;gal.<\/p>\n<p>L&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente vise le contrat apr&egrave;s notamment:<\/p>\n<p>1&deg; Avoir recueilli, s&rsquo;il y a lieu, l&rsquo;avis de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales du lieu de l&rsquo;emploi sur les conditions du travail consenties et s&rsquo;&ecirc;tre assur&eacute;e de l&rsquo;accord de l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre du lieu de l&rsquo;emploi;<\/p>\n<p>2&deg; Avoir constat&eacute; l&rsquo;identit&eacute; du travailleur, son libre consentement et la conformit&eacute; du contrat de travail aux dispositions applicables en mati&egrave;re de travail ;<\/p>\n<p>3&deg; Avoir v&eacute;rifi&eacute; que le travailleur est libre de tout engagement ant&eacute;rieur ;<\/p>\n<p>4&deg; Avoir donn&eacute; aux parties lecture et, &eacute;ventuellement, traduction du contrat.<\/p>\n<p>La demande de visa incombe &agrave; l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Si le visa pr&eacute;vu au pr&eacute;sent article est refus&eacute;, le contrat est nul de plein droit.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;omission du visa est due au fait de l&rsquo;employeur, le travailleur aura droit de faire constater la nullit&eacute; du contrat et&nbsp;pourra, s&rsquo;il y a lieu, r&eacute;clamer des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts.<\/p>\n<p>Le rapatriement est, dans ces deux cas, support&eacute; par l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente pour accorder le visa n&rsquo;a pas fait conna&icirc;tre sa d&eacute;cision dans les quinze jours qui suivent la demande de visa, ce visa sera r&eacute;put&eacute; avoir &eacute;t&eacute; accord&eacute;.<\/p>\n<p>Le r&ocirc;le d&eacute;volu par le pr&eacute;sent article aux offices locaux de main-d&rsquo;&oelig;uvre sera rempli, en ce qui concerne les travailleurs embauch&eacute;s dans la France m&eacute;tropolitaine, par l&rsquo;office de maind&rsquo;&oelig;uvre pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 174.<\/p>\n<p><strong>Art. 33. &mdash;<\/strong> Quand il y a engagement &agrave; l&rsquo;essai, il doit &ecirc;tre express&eacute;ment stipul&eacute; au contrat. Il ne peut &ecirc;tre conclu pour une dur&eacute;e sup&eacute;rieure au d&eacute;lai n&eacute;cessaire pour, mettre &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve le personnel engag&eacute;, compte tenu de la technique et des usages de la profession.<\/p>\n<p>Dans tous les cas, l&rsquo;engagement &agrave; l&rsquo;essai ne peut porter, renouvellement compris, que sur une p&eacute;riode maxima de six mois.<\/p>\n<p>Pour les travailleurs vis&eacute;s &agrave; Farticle 94, paragraphe premier, la dur&eacute;e maxima de cette p&eacute;riode est port&eacute;e &agrave; un an.<\/p>\n<p>Les d&eacute;lais de recrutement et de route ne sont pas compris dans la dur&eacute;e maxima de l&rsquo;essai.<\/p>\n<p>Le rapatriement est dans tous les cas support&eacute; par l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p><strong>Art. 34. &mdash;<\/strong> Les formes et modalit&eacute;s d&rsquo;&eacute;tablissement du contrat de travail et de l&rsquo;engagement &agrave; l&rsquo;essai sont fix&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute;, ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail et de l&rsquo;assembl&eacute;e repr&eacute;sentative.<\/p>\n<p>Ces arr&ecirc;t&eacute;s sont soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p><strong>Art. 35. &mdash;<\/strong> Le r&egrave;glement int&eacute;rieur est &eacute;tabli par le chef d&rsquo;entreprise sous r&eacute;serve de la communication dont il est fait mention au troisi&egrave;me alin&eacute;a du pr&eacute;sent article. Son contenu est limit&eacute; exclusivement aux r&egrave;gles relatives &agrave; l&rsquo;organisation technique du travail, &agrave; la discipline et aux prescriptions concernant l&rsquo;hygi&egrave;ne et la s&eacute;curit&eacute;, n&eacute;cessaires &agrave; la bonne marche de l&rsquo;entreprise.&nbsp;<\/p>\n<p>Toutes les autres clauses qui viendraient &agrave;&rsquo;y figurer, notamment celles relatives &agrave; la r&eacute;mun&eacute;ration, seront consid&eacute;r&eacute;es comme nulles de plein droit, sous r&eacute;serve des dispositions du dernier alin&eacute;a de l&rsquo;article 100 ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Avant de le mettre en vigueur, le chef d&rsquo;entreprise doit communiquer le r&egrave;glement int&eacute;rieur aux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel, s&rsquo;il en existe, et &agrave; l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales qui peut exiger le retrait ou la modification des dispositions<\/p>\n<p>contraires aux lois et r&egrave;glements en vigueur.<\/p>\n<p>Leis modalit&eacute;s de communication, de d&eacute;p&ocirc;t et d&rsquo;affichage du r&egrave;glement int&eacute;rieur, ainsi que le nombre de travailleurs de l&rsquo;entreprise au-dessus duquel l&rsquo;existence. de ce r&egrave;glement est obligatoire, sont fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s, avis de la commission consultative du travail et soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p><strong>Art. 3G. &mdash;<\/strong> Il est interdit &agrave; l&rsquo;employeur d&rsquo;infliger des amendes.<\/p>\n<p><strong>Art. 37.<\/strong> &mdash; Le travailleur doit toute son activit&eacute; professionnelle &agrave; l&rsquo;entreprise, sauf d&eacute;rogation stipul&eacute;e au contrat.<\/p>\n<p>Toutefois, il lui est loisible, sauf convention contraire, d&rsquo;exercer, en dehors de son temps de travail, toute activit&eacute; &agrave; caract&egrave;re professionnel non susceptible de concurrencer l&rsquo;entreprise ou de nuire &agrave; la bonne ex&eacute;cution des services convenus.<\/p>\n<p>Est nulle de plein droit toute clause d&rsquo;un contrat portant interdiction pour le travailleur d&rsquo;exercer une activit&eacute; quelconque &agrave; l&rsquo;expiration du contrat. En cas de rupture du contrat, cette clause est valable si la rupture est&rsquo; Je fait du travailleur ou<\/p>\n<p>r&eacute;sulte d&rsquo;une faute lourde de celui-ci. Toutefois, en ce cas, l&rsquo;interdiction ne peut porter que sur une activit&eacute; de nature &agrave; concurrencer l&rsquo;employeur, elle ne peut d&eacute;passer deux ans et ne peut s&rsquo;appliquer que dans un rayon de deux cents kilom&egrave;tres autour du lieu du travail.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section III. &mdash; De la r&eacute;siliation du contrat.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 38. &mdash;<\/strong> Le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e peut toujours cesser par la volont&eacute; de l&rsquo;une des parties. Celte r&eacute;siliation est subordonn&eacute;e &agrave; un pr&eacute;avis donn&eacute; par la partie qui prend l&rsquo;initiative de la rupture. Eu l&rsquo;absence de conventions<\/p>\n<p>collectives, un arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, d&eacute;termine les conditions et la dur&eacute;e du pr&eacute;avis, compte tenu, notamment, de la dur&eacute;e du contrat et des cat&eacute;gories professionnelles.<\/p>\n<p>Sur demande du travailleur cong&eacute;di&eacute;, le licenciement doit &ecirc;tre confirm&eacute; par &eacute;crit, dans les huit jours.<\/p>\n<p><strong>Art. 39. &mdash;<\/strong> Pendant la dur&eacute;e du d&eacute;lai de pr&eacute;avis, l&rsquo;employeur et le travailleur sont tenus au respect de toutes les obligations r&eacute;ciproques qui leur incombent.<\/p>\n<p>En vue de la recherche d&rsquo;un autre emploi, le travailleur b&eacute;n&eacute;ficiera, pendant la dur&eacute;e du pr&eacute;avis, d&rsquo;un jour de libert&eacute;, par semaine, pris, &agrave; son choix, globalement ou heure par heure pay&eacute; &agrave; plein salaire.<\/p>\n<p>La partie &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de laquelle ces obligations ne seraient pas respect&eacute;es ne pourra se voir imposer aucun d&eacute;lai de pr&eacute;avis, sans pr&eacute;judice des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts qu&rsquo;elle jugerait bon de demander.<\/p>\n<p><strong>Art. 40. &mdash;<\/strong> Toute rupture de contrat &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e, sans pr&eacute;avis ou sans que le d&eacute;lai de pr&eacute;avis ait &eacute;t&eacute; int&eacute;gralement observ&eacute;, emporte obligation, pour la partie responsable, de verser &agrave; l&rsquo;autre partie une indemnit&eacute; dont le montant correspond &agrave; la r&eacute;mun&eacute;ration et aux avantages de toute nature dont aurait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; le travailleur durant le d&eacute;lai de pr&eacute;avis qui n&rsquo;aura pas &eacute;t&eacute; effectivement respect&eacute;.<\/p>\n<p>Cependant, la rupture de contrat peut intervenir sans pr&eacute;avis en cas de faute lourde, sous r&eacute;serve de l&rsquo;appr&eacute;ciation de la juridiction comp&eacute;tente, en ce qui concerne la gravit&eacute; de la faute.<\/p>\n<p><strong>Art. 41. &mdash;<\/strong> Le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e ne peut cesser avant terme par la volont&eacute; d&rsquo;une seule des parties que dans les cas pr&eacute;vus au contrat ou clans celui de faute lourde laiss&eacute;e &agrave; l&rsquo;appr&eacute;ciation de la juridiction comp&eacute;tente.<\/p>\n<p>La rupture injustifi&eacute;e du contrat par l&rsquo;une des parties ouvre droit aux dommages-int&eacute;r&ecirc;ts pour l&rsquo;autre partie.<\/p>\n<p><strong>Art. 42. &mdash;<\/strong> Toute rupture abusive du contrat peut donner lieu &agrave; des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts. La juridiction comp&eacute;tente constate l&rsquo;abus par line enqu&ecirc;te sur les causes et les circonstances de la rupture du contrat.<\/p>\n<p>&nbsp;Lorsque la responsabilit&eacute; incombe &agrave; l&rsquo;employeur, des usages, de la nature des services engag&eacute;s, de l&rsquo;anciennet&eacute; des services, de l&rsquo;&acirc;ge du travailleur, et des droits acquis &agrave; quelque titre que ce soit.<\/p>\n<p>Ces dommages-int&eacute;r&ecirc;ts ne se confondent ni avec l&rsquo;indemnit&eacute; pour inobservation de pr&eacute;avis, ni avec l&rsquo;indemnit&eacute; de licenciement &eacute;ventuellement pr&eacute;vue par le contrat ou la convention collective.<\/p>\n<p><strong>Art. 43. &mdash;<\/strong> Lorsqu&rsquo;un travailleur ayant rompu abusivement un contrat de travail engage &agrave; nouveau ses services, le nouvel employeur est solidairement responsable du dommage caus&eacute; &nbsp;l&rsquo;employeur pr&eacute;c&eacute;dent dans les trois cas suivants:<\/p>\n<p>1&deg; Quand il est d&eacute;montr&eacute; qu&rsquo;il est intervenu dans le d&eacute;bauchage;&nbsp;<\/p>\n<p>2&deg; Quand il a embauch&eacute; un travailleur qu&rsquo;il savait d&eacute;j&agrave; lie par un contrat de travail ;<\/p>\n<p>3&deg; Quand il a continu&eacute; &agrave; occuper un travailleur apr&egrave;s avoir appris que ce travailleur &eacute;tait encore li&eacute; &agrave; un autre employeur par un contrat de travail. Dans ce troisi&egrave;me cas, la responsabilit&eacute; du nouvel employeur cesse d&rsquo;exister si, au moment o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; averti, le contrat de travail abusivement rompu par le travailleur &eacute;tait venu &agrave; expiration, soit, s&rsquo;il s&rsquo;agit de contrats &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, par l&rsquo;arriv&eacute;e du terme, soit, s&rsquo;il s&rsquo;agit de contrats &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e, par l&rsquo;expiration du pr&eacute;avis ou si un d&eacute;lai de quinze jours s&rsquo;&eacute;tait &eacute;coul&eacute; depuis la rupture du dit contrat.<\/p>\n<p><strong>Art. 44. &mdash;<\/strong> Le privil&egrave;ge &eacute;tabli par l&rsquo;article 2101 (&sect; 4) du code civil s&rsquo;&eacute;tend aux indemnit&eacute;s pr&eacute;vues pour inobservation du pr&eacute;avis et aux dommages-int&eacute;r&ecirc;ts pr&eacute;vus aux articles 41 et 42.<\/p>\n<p><strong>Art. 45. &mdash;<\/strong> En cas de r&eacute;siliation avant terme d&rsquo;un contrat soumis aux dispositions de l&rsquo;article 32, l&rsquo;employeur est tenu d&rsquo;en aviser, dans les quinze jours, l&rsquo;autorit&eacute; devant laquelle le contrat a &eacute;t&eacute; conclu.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Art. 46. &mdash;<\/strong> S&rsquo;il survient une modification dans la situation juridique de l&rsquo;employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation de fonds, mise en soci&eacute;t&eacute;, tous les Contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel entrepreneur et le personnel de l&rsquo;entreprise. Leur r&eacute;siliation ne peut intervenir que dans les formes et aux conditions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente section.<\/p>\n<p>La cessation de l&rsquo;entreprise, sauf le cas de force majeure, ne dispense pas l&rsquo;employeur de respecter les r&egrave;gles &eacute;tablies, &agrave; ladite section. La faillite et la liquidation judiciaire ne sont pas consid&eacute;r&eacute;es comme des cas de force majeure.<\/p>\n<p>Les parties ne peuvent renoncer &agrave; l&rsquo;avance au droit &eacute;ventuel de demander des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts en verlu des dispositions ci-dessus.<\/p>\n<p><strong>Art. 47. &mdash;<\/strong> Le contrat est suspendu :<\/p>\n<p>a) En cas de fermeture de l&rsquo;&eacute;tablissement par suite du d&eacute;part de l&rsquo;employeur sous les drapeaux ou pour une p&eacute;riode obligatoire d&rsquo;instruction militaire ;<\/p>\n<p>b) Tendant la dur&eacute;e du service militaire du travailleur et pendant les p&eacute;riodes obligatoires d&rsquo;instruction militaire auxquelles il est astreint ;<\/p>\n<p>c) Pendant la dur&eacute;e de l&rsquo;absence du travailleur, en cas de maladie d&ucirc;ment constat&eacute;e par un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute;, dur&eacute;e limit&eacute;e &agrave; six mois; ce d&eacute;lai est prorog&eacute; jusqu&rsquo;au remplacement du travailleur.<\/p>\n<p><strong>Art. 48. &mdash;<\/strong> Dans chacun de ces cas, l&rsquo;employeur est tenu de verser au travailleur, dans la limite normale de pr&eacute;avis, une indemnit&eacute; &eacute;gale au montant de sa r&eacute;mun&eacute;ration pendant la dur&eacute;e de l&rsquo;absence.<\/p>\n<p>Des arr&ecirc;tes du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, d&eacute;terminent le quantum de participation du territoire au payement de ces indemnit&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Art. 49. &mdash;<\/strong> Les droits des travailleurs mobilis&eacute;s sont garantis, en tout &eacute;tat de cause, par la l&eacute;gislation en vigueur.<\/p>\n<p><strong>Art. 50. &mdash;<\/strong> Les dispositions des articles 38 &agrave; 48 ne s&rsquo;appliquent pas, sauf convention contraire, aux contrats d&rsquo;engagement &agrave; l&rsquo;essai qui peuvent &ecirc;tre r&eacute;sili&eacute;s sans pr&eacute;avis et sans que l&rsquo;une ou Paulre des parties puisse pr&eacute;tendre &agrave; indemnit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 51. &mdash;<\/strong> A l&rsquo;expiration de son contrat, tout travailleur peut exiger de son employeur, sous peine de dommages-int&eacute;r&ecirc;ts.un certificat indiquant exclusivement la date de son entr&eacute;e,<\/p>\n<p>celle de sa sortie, la nature et les dates des emplois successivement. occup&eacute;s.<\/p>\n<p>Ce certificat est exempt de tous droits de timbre et d&rsquo;enregistrement, m&ecirc;me s&rsquo;il contient la formule &laquo; libre de tout engagement &raquo; ou toute autre formule ne constituant ni obligation ni quittance.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE II<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>De l&rsquo;apprentissage<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section I. &mdash; De la nature et de la forme<\/strong><strong>du contrat d&rsquo;aprentissage.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 52. &mdash;<\/strong> Le contrat d&rsquo;apprentissage est celui par lequel un chef d&rsquo;&eacute;tablissement industriel, commercial ou agricole, un artisan ou un fa&ccedil;onnier s&rsquo;oblige &agrave; donner ou &agrave; faire donner une formation professionnelle m&eacute;thodique et compl&egrave;te &agrave; une autre personne, et par lequel celle-ci s&rsquo;oblige, en retour, &agrave; se conformer aux instructions qu&rsquo;elle recevra et &agrave; ex&eacute;cuter les ouvrages qui lui seront confi&eacute;s en vue de son apprentissage.<\/p>\n<p>Le contrat doit &ecirc;tre constat&eacute; par &eacute;crit, &agrave; peine de nullit&eacute;.<\/p>\n<p>Il est r&eacute;dig&eacute; en langue fran&ccedil;aise et si possible dans la langue de l&rsquo;appienti.<\/p>\n<p>Le contrat est exempt de tous droits de timbre et d&rsquo;enregistrement.<\/p>\n<p><strong>Art. 53. &mdash;<\/strong> Le contrat d&rsquo;apprentissage est &eacute;tabli en tenant compte des usages et coutumes de la profession.<\/p>\n<p>Il contient en particulier:<\/p>\n<p>1&deg; Les nom, pr&eacute;noms, &acirc;ge, profession, domicile du ma&icirc;tre ou la raison sociale ;<\/p>\n<p>2&deg; Les nom, pr&eacute;noms, &acirc;ge, domicile de l&rsquo;apprenti;<\/p>\n<p>3&deg; Les nom, pr&eacute;noms, profession et domicile de ses p&egrave;re et m&egrave;re, de son tuteur ou de la personne autoris&eacute;e par les parents ou &agrave; leur d&eacute;faut par le juge de paix;<\/p>\n<p>4&deg; La date et la dur&eacute;e du contrat;<\/p>\n<p>5&deg; Les conditions de r&eacute;mun&eacute;ration, de nourriture et de logement de l&rsquo;apprenti ;<\/p>\n<p>6&deg; L&rsquo;indication des cours professionnels que le chef d&rsquo;&eacute;tablissement s&rsquo;engage &agrave; faire suivre &agrave; l&rsquo;apprenti, soit dans l&rsquo;&eacute;tablissement, soit au dehors.<\/p>\n<p><strong>Art. 54. &mdash;<\/strong> Les autres conditions de fond et de forme et les effets de ce conlrat, ainsi que les cas et les cons&eacute;quences de sa r&eacute;siliation et les mesures de contr&ocirc;le de son ex&eacute;cution, sont r&eacute;gl&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire* pris sur proposition de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail.<\/p>\n<p><strong>Art. 55. &mdash;<\/strong> Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de territoire, pris apr&egrave;s avis de ,1a commission consultative du travail, pourront d&eacute;terminer les cat&eacute;gories d&rsquo;entreprises dans lesquelles est impos&eacute; un pourcentage d&rsquo;apprentis par rapport au nombre total des travailleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section II&mdash; Des conditions du contra<\/strong>t.<\/p>\n<p><strong>Art. 56. &mdash;<\/strong> Nul ne peut recevoir des apprentis mineurs s&rsquo;il n&rsquo;est &acirc;g&eacute; de 21 ans au moins.<\/p>\n<p><strong>Art. 57. &mdash;<\/strong> Aucun ma&icirc;tre, s&rsquo;il ne vit en famille ou en communaut&eacute;, ne peut loger en son domicile personnel ou dans sont atelier, comme apprenties, des jeunes filles mineures.<\/p>\n<p><strong>Art. 58. &mdash;<\/strong> Ne peuvent recevoir des apprentis les individus qui ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s, soit pour crime, soit pour d&eacute;lit contra les m&oelig;urs, soit pour quelque d&eacute;lit que ce soit &agrave; une peine d&rsquo;au moins trois mois de prison sans sursis.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section III. &mdash; Des devoirs des ma&icirc;tres et des apprentis.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 59. &mdash;<\/strong> Le ma&icirc;tre doit pr&eacute;venir sans retard les parents dans l&rsquo;apprenti ou leurs repr&eacute;sentants en cas de maladie, d&rsquo;absence ou de tout fait de nature &agrave; motiver leur intervention.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;emploiera l&rsquo;apprenti, dans la mesure de ses forces, qu&rsquo;aux travaux et services qui se rattachent &agrave; l&rsquo;exercice de sa profession.<\/p>\n<p><strong>Art. 60. &mdash;<\/strong> La ma&icirc;tre doit traiter l&rsquo;apprenti en bon p&egrave;re de famille et lui assurer les cpttdjtions de logement et de nourriture.Si l&rsquo;apprenti ne sait pas lire, &eacute;crire et &lsquo;compter, ou s&rsquo;il n&rsquo;a &nbsp;pas encore termin&eacute; sa premi&egrave;re &eacute;ducation religieuse, le ma&icirc;tre est tenu de lui accorder le temps et la libert&eacute; n&eacute;cessaires pour son instruction. Ce temps sera d&eacute;volu &agrave; l&rsquo;apprenti selon un accord r&eacute;alis&eacute; entre les parties, mais ne pourra exc&eacute;der une dur&eacute;e calcul&eacute;e sur la base de deux heures par jour de travail.<\/p>\n<p><strong>Art. 61. &mdash;<\/strong> Le ma&icirc;tre doit enseigner &agrave; l&rsquo;apprenti, progressivement et compl&egrave;tement, l&rsquo;art, le m&eacute;tier ou la profession sp&eacute;ciale qui fait Fobjet du contrat.<\/p>\n<p>Il lui d&eacute;livrera-, &agrave; la fin de l&rsquo;apprentissage, un cong&eacute; d&rsquo;acquit o&ugrave; certificat constatant l&rsquo;ex&eacute;cution du contrat.<\/p>\n<p><strong>Art. 62. &mdash;<\/strong> L&rsquo;apprenti doit &agrave; son ma&icirc;tre, dans le cadre de l&rsquo;apprentissage, ob&eacute;issance et respect. Il doit l&rsquo;aider par son travail dans la mesure de ses aptitudes et de ses forces.<\/p>\n<p>L&rsquo;apprenti dont le temps d&rsquo;apprentissage est termin&eacute; passe un examen devant l&rsquo;organisme d&eacute;sign&eacute; apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail. Le certificat d&rsquo;aptitude professionnelle sera d&eacute;livr&eacute; &agrave; l&rsquo;apprenti qui aura subi l&rsquo;examen avec succ&egrave;s.<\/p>\n<p>L&rsquo;apprenti est tenu de remplacer &agrave; la fin de l&rsquo;apprentissage le temps qu&rsquo;il n&rsquo;a pu employer par suite de maladie ou d&rsquo;absence ayant dur&eacute; plus de quinze jours.<\/p>\n<p><strong>Art. 63. &mdash;<\/strong> L&rsquo;embauchage comme ouvriers ou employ&eacute;s, de jeunes gens li&eacute;s par un contrat d&rsquo;apprentissage, &eacute;l&egrave;ves ou &nbsp;stagiaires dans des &eacute;coles ou centres de formation professionnelle, est passible d&rsquo;une indemnit&eacute; au profit du chef d&rsquo;&eacute;tablissement abandonn&eacute;.<\/p>\n<p>Tout nouveau contrat d&rsquo;apprentissage conclu sans que les obligations du pr&eacute;c&eacute;dent contrat aient &eacute;t&eacute; remplies compl&egrave;tement ou sans qu&rsquo;il ait &eacute;t&eacute; r&eacute;solu l&eacute;galement, est nul de plein droit.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE III<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>DU TACHERONNAT<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 65&mdash;<\/strong> Le t&acirc;cheron est un sous-entrepreneur recrutant lui-m&ecirc;me la main-d&rsquo;&oelig;uvre n&eacute;cessaire, qui passe avec un entrepreneur un contrat &eacute;crit ou verbal pour l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;un certain travail ou la fourniture de certains services moyennant un prix forfaitaire<\/p>\n<p><strong>Art. 65. &mdash;<\/strong> Quand les travaux sont ex&eacute;cut&eacute;s dans les ateliers, magasins ou chantiers de l&rsquo;entrepreneur, ce dernier est, en cas d&rsquo;insolvabilit&eacute; du t&acirc;cheron, substitu&eacute; &agrave; celui-ci en ce qui concerne ses obligations &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des travailleurs.<\/p>\n<p>Quand les travaux sont ex&eacute;cut&eacute;s dans un lieu autre que les ateliers, magasins ou chantiers de l&rsquo;entrepreneur, ce dernier est, en cas d&rsquo;insolvabilit&eacute; du t&acirc;cheron, responsable du payement des salaires dus aux travailleurs.<\/p>\n<p>Le travailleur l&eacute;s&eacute; aura, dans ces cas, une action directe contre l&rsquo;entrepreneur.<\/p>\n<p><strong>Art. 60. &mdash;<\/strong> Le t&acirc;cheron est tenu d&rsquo;indiquer sa qualit&eacute; de t&acirc;cheron, le nom et l&rsquo;adresse de l&rsquo;entrepreneur, par voie d&rsquo;affiche appos&eacute;e de fa&ccedil;on permanente dans chacun des ateliers, magasins ou chantiers utilis&eacute;s.<\/p>\n<p>Des arr&ecirc;t&eacute;s locaux pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail fixeront les modalit&eacute;s d&rsquo;application du pr&eacute;sent article.<\/p>\n<p><strong>Art. 67.<\/strong> L&rsquo;entrepreneur doit tenir &agrave; jour la liste des t&acirc;cherons avec lesquels il a pass&eacute; contrat.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE IV<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>De la convention et Les accords collectifs de travail<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section I. &mdash; De la nature et de la validit&eacute; de la convention.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 68. &mdash;<\/strong> La convention collective de travail est un accord relatif aux conditions de travail conclu entre, d&rsquo;une part, les repr&eacute;sentants d&rsquo;un ou plusieurs syndicats ou groupements professionnels de travailleurs, et, d&rsquo;autre part, une ou plusieurs organisations syndicales d&rsquo;employeurs ou tout autre groupement d&rsquo;employeurs ou un ou plusieurs employeurs pris individuellement.<\/p>\n<p>la convention peut mentionner des dispositions plus favorables aux travailleurs que celles des lois et &icirc;&egrave;glements envigueur. Elle ne peut d&eacute;roger aux dispositions d&rsquo;ordre public d&eacute;finies par ces lois et r&egrave;glements.<\/p>\n<p>Les conventions collectives d&eacute;terminent leur champ d&rsquo;application. Celui-ci peut &ecirc;tre f&eacute;d&eacute;ral, territorial, r&eacute;gional ou local.<\/p>\n<p><strong>Art. 69. &mdash;<\/strong> Les repr&eacute;sentants des organisations syndicales ou de tout autre groupement professionnel vises &acirc; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent peuvent contracter aii nom de l&rsquo;organisation qu&rsquo;ils repr&eacute;sentent, en vertu :<\/p>\n<p>Soit des stipulations statutaires de cette organisation;<\/p>\n<p>Soit d&rsquo;une d&eacute;lib&eacute;ration sp&eacute;ciale de cette organisation;<\/p>\n<p>Soit de mandats sp&eacute;ciaux et &eacute;crits qui leur sont donn&eacute;s individuellement par tous les adh&eacute;rents de celte, organisation.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut, pour &ecirc;tre valable, la convention collective doit &ecirc;tre ratifi&eacute;e par une d&eacute;lib&eacute;ration sp&eacute;ciale de ce groupement.<\/p>\n<p>Les groupements d&eacute;terminent eux-m&ecirc;mes leur mode de d&eacute;lib&eacute;ration.<\/p>\n<p><strong>Art. 70. &mdash;<\/strong> La convention collective est applicable pendant une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e ou pour une dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e. Quand la convention est conclue pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, sa dur&eacute;e ne peut &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; cinq ans.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut de stipulation contraire, la convention &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e qui arrive &agrave; expiration continue &acirc; produire ses eifets comme une convention &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e.<\/p>\n<p>La convention collective &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e peut cesser par la volont&eacute; d&rsquo;une des parties.<\/p>\n<p>La convention collective doit pr&eacute;voir dans quelles formes et &agrave; quelle &eacute;poque elle pourra &ecirc;tre d&eacute;nonc&eacute;e, lenouvel&eacute;&eacute; ou revis&eacute;e I.a convention collective doit pr&eacute;voir notamment la dur&eacute;e du pr&eacute;avis qui doit pr&eacute;c&eacute;der la d&eacute;nonciation.<\/p>\n<p>Tout syndicat professionnel ou tout employeur qui n&rsquo;est pas partie &agrave; la convention collective peut y adh&eacute;rer ult&eacute;rieurement.<\/p>\n<p><strong>Art. 71. &mdash;<\/strong> La convention collective doit &ecirc;tre &eacute;crite en langue fran&ccedil;aise &agrave; peine de nullit&eacute;. Le chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle d&eacute;termine par arr&ecirc;t&eacute;s,<\/p>\n<p>pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, les conditions dans lesquelles sont d&eacute;pos&eacute;es, publi&eacute;es et traduites les conventions collectives, ainsi que les conditions dans lesquelles s&rsquo;effectuent les adh&eacute;sions pr&eacute;vues au dernier paragraphe de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent. Ces arr&ecirc;t&eacute;s seront soumis, &agrave; l&rsquo;approbation du ministre dp la France d&rsquo;oufre-mer.<\/p>\n<p>Les conventions collectives sont applicables, sauf stipulation contraire, &agrave; partir du joui qui suit leur d&eacute;p&ocirc;t dans les conditions et aux lieux qui Seront indiqu&eacute;s par les arr&ecirc;t&eacute;s susvis&eacute;s.<\/p>\n<p>Si la d&eacute;cision du ministre de la France d&rsquo;ouIre-mer n&rsquo;est pas intervenue &agrave; l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de trois mois &agrave; compter dons la date des arr&ecirc;t&eacute;s susvis&eacute;s, ces textes seront consid&eacute;r&eacute;s comme approuv&eacute;s et le chef de territoire ou le chef de f&eacute;d&eacute;ration les liubliera sans d&eacute;lai au Journal officiel local.<\/p>\n<p><strong>Art. 72. &mdash;<\/strong> Sont soumises aux obligations de la convention collective toutes personnes qui l&rsquo;ont sign&eacute;e personnellement ou qui sont membres des organisations signataires. La convention lie &eacute;galement les organisations qui lui donnent leur<\/p>\n<p>adh&eacute;sion ainsi que tous ceux qui, &agrave; un moment quelconque, deviennent membres de ces organisations.<\/p>\n<p>Lorsque l&rsquo;employeur est li&eacute; par les clauses de la convention collective de travail, ces clauses s&rsquo;appliquent aux contrats de travail conclus avec lui.<\/p>\n<p>Dans tout &eacute;tablissement compris dans le champ d&rsquo;application d&rsquo;une convention collective, les dispositions de cette convention s&rsquo;imposent, sauf dispositions plus favorables pour les travailleurs, aux rapports n&eacute;s des contrats individuels<\/p>\n<p>ou d&rsquo;&eacute;quipe.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section II. &mdash; Des conventions collectives susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;tendues et de la proc&eacute;dure d&rsquo;extension.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 73. &mdash;<\/strong> A la demande de l&rsquo;une des organisations syndicales d&rsquo;employeurs ou de travailleurs int&eacute;ress&eacute;es, consid&eacute;r&eacute;es comme les plus repr&eacute;sentatives, ou de sa propre initiative, le chef de territoire ou de groupe de territoires provoque la<\/p>\n<p>r&eacute;union d&rsquo;une commission mixte en vue de la conclusion d&rsquo;une convention collective de travail ayant pour objet de r&eacute;gler les rapports entre employeurs et travailleurs d&rsquo;une branche d&rsquo;activit&eacute; d&eacute;termin&eacute;e sur le plan f&eacute;d&eacute;ral, territorial,<\/p>\n<p>r&eacute;gional ou localUn arr&ecirc;t&eacute; &laquo;lu chef de territoire ou de groupe de territoires d&eacute;termine la composition de celle commission mixte qui comprendra en nombre &eacute;gal, d&rsquo;une port, des repr&eacute;sentants des organisations syndicales l&eacute;s plus repr&eacute;sentatives des travailleurs, d&rsquo;autre part, des repr&eacute;sentants des organisations syndicales les plus repr&eacute;sentatives d&rsquo;employeurs ou, &agrave; d&eacute;faut de celles-ci, des employeurs.<\/p>\n<p>Des conventions annexes pourront &ecirc;tre conclues pour chacune des principales cat&eacute;gories professionnelles; elles contiendront les conditions particuli&egrave;res du travail &agrave; ces cat&eacute;gories et seront discut&eacute;es par les repr&eacute;sentants des organisations syndicales les plus repr&eacute;sentatives des cat&eacute;gories int&eacute;ress&eacute;es.<\/p>\n<p>Le caract&egrave;re repr&eacute;sentatif d&rsquo;un syndicat ou d&rsquo;un groupement professionnel est d&eacute;termin&eacute; par le chef de territoire ou de groupe de territoires qui r&eacute;unira tous &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;appr&eacute;ciation ex prendra l&rsquo;avis de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Les &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;appr&eacute;ciation comprendront notamment:<\/p>\n<p>Les effectifs;<\/p>\n<p>L&rsquo;Ind&eacute;pendance;<\/p>\n<p>Les cotisations :<\/p>\n<p>L&rsquo;exp&eacute;rience du syndicat, l&rsquo;&eacute;tendue et la nature de son activit&eacute;.<\/p>\n<p>I.a d&eacute;cision du chef de territoire est susceptible, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de recours dans un d&eacute;lai de quinze jours devant le.<\/p>\n<p>chef de groupe de territoires. Les d&eacute;cisions prises en tous les cas par le chef du groupe de territoires, ou par le chef d&rsquo;un territoire non group&eacute; ou sous tutelle, peuvent &ecirc;tre d&eacute;f&eacute;r&eacute;es, dans les m&ecirc;mes d&eacute;fais, devant le ministre de la France d&rsquo;outremer.<\/p>\n<p>I.e dossier fourni par le chef de territoire ou de groupe de territoires devra comprendre tous &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;appr&eacute;ciation recueillis et l&rsquo;avis de l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Les dispositions qui pr&eacute;c&egrave;dent ne pourront &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;es comme autorisant, l&rsquo;administration &agrave; prendre connaissance des registres d&rsquo;inscription des adh&eacute;rents et des livres de tr&eacute;sorerie du syndicat. ;<\/p>\n<p>Si une commission mixte n&rsquo;arrive pas &agrave; se mettre d&rsquo;accord sur une ou plusieurs des dispositions &agrave; introduire dans la convention, l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales doit,&agrave; la demande de Fune des parties, intervenir pour faciliter&nbsp;<\/p>\n<p>la r&eacute;alisation de cet accord.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Art. 74. &mdash;<\/strong> I.es conventions collectives vis&eacute;es par la pr&eacute;serite section comprennent obligatoirement des dispositions concernant:<\/p>\n<p>1&deg; Le libre exercice du droit syndical et la libert&eacute; d&rsquo;opinion des travailleurs;<\/p>\n<p>2&deg; Les salaires applicables par cat&eacute;gories professionnelles et &eacute;ventuellement par r&eacute;gion;<\/p>\n<p>3&deg; Les modalit&eacute;s d&rsquo;ex&eacute;cution et les taux des heures suppl&eacute;mentaires. du travail de nuit et des jours non ouvrables;<\/p>\n<p>4&deg; La dur&eacute;e de la p&eacute;riode d&rsquo;essai et celle du pr&eacute;avis;<\/p>\n<p>5&deg; Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel;<\/p>\n<p>6&deg; Les dispositions concernant la proc&eacute;dure de r&eacute;vision,<\/p>\n<p>modification et d&eacute;nonciation de tout ou partie de la convention collective ;<\/p>\n<p>7&deg; Les modalit&eacute;s d&rsquo;application du principe: &laquo; &agrave; travail &eacute;gal, salaire &eacute;gal &raquo; pour les femmes et les jeunes;<\/p>\n<p>8&deg; Les cong&eacute;s pay&eacute;s.<\/p>\n<p>Elles peuvent &eacute;galement contenir, sans que cette &eacute;num&eacute;ration soit limitative:<\/p>\n<p>1&deg; Les primes d&rsquo;anciennet&eacute; et d&rsquo;assiduit&eacute;;<\/p>\n<p>2&deg; L&rsquo;indemnit&eacute; pour frais professionnels et assimil&eacute;s;<\/p>\n<p>3&deg; Les indemnit&eacute;s de d&eacute;placement;<\/p>\n<p>4&deg; Quand il y a lieu, l&rsquo;indemnit&eacute; pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 94;<\/p>\n<p>5&deg; Les prime&rsquo;s de panier pour les travailleurs devant prendre leur repas sur le lieu du travail;<\/p>\n<p>6&deg; Les condilions g&eacute;n&eacute;rales de la r&eacute;mun&eacute;ration au rendement chaque fois qu&rsquo;un tel mode de r&eacute;mun&eacute;ration sera reconnu possible ;<\/p>\n<p>7&deg; la majoration pour travaux p&eacute;nibles, dangereux, insalubres;<\/p>\n<p>8&deg; Les conditions d&rsquo;embauchage et de licenciement des travailleurs, sans que ies dispositions pr&eacute;vues puissent porter atteinte au libre choix du syndicat par le travailleur;9&deg; Quand il y a lieu, l&rsquo;organisa,tlop &lsquo; et le fonctionnement<\/p>\n<p>de Fapprentissage&rsquo;et de la formation professionnelle dans le cadre de la branche d&rsquo;activit&eacute; consid&eacute;r&eacute;e;<\/p>\n<p>10&deg; Les conditions particuli&egrave;res de travail des femmes et des jeunes dans certaines entreprises se trouvant dans le champ d&rsquo;application de la convention;<\/p>\n<p>11&deg; Quand il y a lieu, les modalit&eacute;s de constitution du cautionnement vis&eacute; au chapitre V du pr&eacute;sent titre;<\/p>\n<p>12&deg; L&rsquo;emploi &agrave; temps r&eacute;duit de certaines cat&eacute;gories de persormel et leurs conditions de r&eacute;mun&eacute;ration;<\/p>\n<p>13&deg; L&rsquo;organisation, la gestion et le financement des services sociaux et m&eacute;dico-sociaux;<\/p>\n<p>14&deg; Les conditions particuli&egrave;res du travail travaux pan roulement, travaux durant le repos hebdomadaire et durant les jours f&eacute;ri&eacute;s;<\/p>\n<p>15&deg; Les proc&eacute;dures conventionnelles d&rsquo;arbitrage suivant lesquelles seront ou pourront &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute;s les conflits collectifs de travail susceptibles de survenir entre les employeurs et les travailleurs li&eacute;s par la convention.<\/p>\n<p>Des d&eacute;crets du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, pris sur proposition du ministre de Ja Fianc&eacute; d&rsquo;outre-mer, pourront, pour chaque territoire, apr&egrave;s avis du chef de territoire, rendre obligatoires les dispositions facultatives reconnues utiles.<\/p>\n<p><strong>Art. 75. &mdash;<\/strong> Dans le cas o&ugrave; une convention collective concernant une branche d&rsquo;activit&eacute; d&eacute;termin&eacute;e, a &eacute;t&eacute; conclue sur le plan f&eacute;d&eacute;ral, territorial ou r&eacute;gional, les conventions collectives, conclues sur le plan inf&eacute;rieur, territorial, r&eacute;gional ou local, adaptent celte convention ou certaines de ses dispositions aux conditions jiarlicult&egrave;!es de travail existant sur le pian inf&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Elles peuvent pr&eacute;voir des dispositions nouvelles et des clauses p&icirc;&uuml;s favorables aux travailleurs.<\/p>\n<p><strong>Art. 76. &mdash;<\/strong> A la demande de Fune des organisations syndicales les plus repr&eacute;sentatives ou &agrave; l&rsquo;initiative du chef de territoire ou de gioupe de territoires, les dispositions des conventions collectives r&eacute;pondant aux condilions d&eacute;termin&eacute;es<\/p>\n<p>par la pr&eacute;sente section peuvent &ecirc;tre rendues obligatoires pour tous les employeurs et travailleurs compris dans le champ d&rsquo;application professionnel et territorial de la convention, par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire ou de groupe de territoires, pris apr&egrave;s avis motiv&eacute; de la commission consultative du travail.<\/p>\n<p>Celte extension des effets et des sanctions de la convention collective se fera, pour la dur&eacute;e et aux conditions pr&eacute;vues par ladite convention.<\/p>\n<p>Toutefois, le chef de territoire ou de groupe de territoires doit exclure de l&rsquo;extension, apr&egrave;s avis motiv&eacute; de la commission consultative du travail, les dispositions qui seraient en contradiction avec les textes l&eacute;gislatifs ou r&eacute;glementaires en<\/p>\n<p>vigueur. 11 peut, en outre, dans les m&ocirc;mes conditions, extraire de la, convention, sans en modifier l&rsquo;&eacute;conomie, les clauses qui ne r&eacute;pondraient pas &agrave; la situation de la branche d&rsquo;activit&eacute; dans le champ d&rsquo;application consid&eacute;r&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 77. &mdash;<\/strong> L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent cessera d&rsquo;avoir effet lorsque la convention collective aura cess&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre en vigueur entre les parties par suite de sa d&eacute;nonciation ou de son non-renouvellement.<\/p>\n<p>Le chef de territoire ou de groupe de territoires pourra, apr&egrave;s avis motiv&eacute; de la commission consultative du travail, &agrave; la demande de Fune des parties signataires ou de sa propre initiative, rapporter l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; en vue de mettre fin &agrave; l&rsquo;extension de la convention collective, ou de ceitaines de ses dispositions, lorsqu&rsquo;il appara&icirc;tra que la convention, ou les dispositions consid&eacute;r&eacute;es, ne r&eacute;pondent plus &agrave; la situation de la branche d&rsquo;activit&eacute; dans le &#8211; champ territorial consid&eacute;r&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 78. &mdash;<\/strong> Un arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire ou de group&eacute; de territoires, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, peut, &agrave; d&eacute;faut ou en attendant l&rsquo;&eacute;tahlissement d&rsquo;une convention collective, r&eacute;glementer les conditions du<\/p>\n<p>travail pour une profession d&eacute;termin&eacute;e en s&rsquo;inspirant des conventions collectives qui pourraient exister dans l&rsquo;Union fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p><strong>Art. 79. &mdash;<\/strong> Tout arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;extension ou de retrait d&rsquo;extension devra Aiie nr&eacute;c&eacute;d&eacute; d&rsquo;une consultation des organisations professionnelles et (le toutes personnes int&eacute;ress&eacute;es qui devront faire conna&icirc;tre leurs observa tiens dans un d&eacute;lai de trente<\/p>\n<p>jours.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef do territoire ou de groupe de territoires d&eacute;termine les modalit&eacute;s de cette consultation.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section III. &mdash; Des accords collectifs d&rsquo;&eacute;tablissements.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 80. &mdash;<\/strong> Des accords concernant un ou plusieurs &eacute;tablissements d&eacute;termin&eacute;s peuvent &ecirc;tre conclus entre, d&rsquo;une part, un employeur ou un groupement d&rsquo;employeurs et, d&rsquo;autre part, des repr&eacute;sentants des syndicats les plus repr&eacute;sentatifs du<\/p>\n<p>personnel de l&rsquo;&eacute;tablissement ou des &eacute;tablissements int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p>Les accords d&rsquo;&eacute;tablissements ont pour objet d&rsquo;adapter aux conditions particuli&egrave;res de l&rsquo;&eacute;tablissement ou des &eacute;tablissements consid&eacute;r&eacute;s les dispositions des conventions collectives f&eacute;d&eacute;rales, territoriales, r&eacute;gionales ou locales, et notamment les conditions d&rsquo;attribution et le mode de calcul de la r&eacute;mun&eacute;ration au rendement, des primes &agrave; la production individuelle et collective et des primes &agrave; la productivit&eacute;.<\/p>\n<p>Ils peuvent pr&eacute;voir des dispositions nouvelles et des clauses plus favorables aux travailleurs.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut de conventions &lsquo;collectives f&eacute;d&eacute;rales, territoriales, r&eacute;gionales ou locales, les accords d&rsquo;&eacute;tablissements ne peuvent porter que sur la fixation des salaires et des accessoires de salaires.<\/p>\n<p>Les dispositions des articles 70, 71, 72 s&rsquo;appliquent aux fu&icirc;cords pr&eacute;vus au pr&eacute;sent article.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section IV. &mdash; Des conventions collectives dans les services, entreprises et &eacute;tablissements publics.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 81. &mdash;<\/strong> Lorsque le personnel des services, entreprises et &eacute;tablissements publics, n&rsquo;est pas soumis &agrave; un statut l&eacute;gislatif ou r&eacute;glementaire particulier, des conventions collectives peuvent &ecirc;tre conclues conform&eacute;ment aux dispositions du pr&eacute;sent chapitre.<\/p>\n<p><strong>Art. 82. &mdash;<\/strong> Lorsqu&rsquo;une convention collective fait l&rsquo;objet d&rsquo;un arr&ecirc;t&eacute; portant extension, pris en application de l&rsquo;article 76, elle est, en l&rsquo;absence de dispositions contraires, applicable aux services, entreprises et &eacute;tablissements publics vis&eacute;s par la pr&eacute;sente section qui, en raison de leur nature et de leur activit&eacute;, 6e trouvent plac&eacute;s dans son champ d&rsquo;application.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section V. &mdash; De l&rsquo;ex&eacute;cution de la convention.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 83. &mdash;<\/strong> Les groupements de travailleurs ou d&rsquo;employeurs li&eacute;s par une convention collective ou un accord pr&eacute;vu a l&rsquo;article 80 ci-dessus, sont tenus de ne rien faire qui soit de nature &agrave; en compromettre la loyale ex&eacute;cution. Il ne sont garants de<\/p>\n<p>cette ex&eacute;cution que dans la mesure d&eacute;termin&eacute;e par la convention.<\/p>\n<p><strong>Art. 84. &mdash;<\/strong> Les groupements capables d&rsquo;ester en justice, li&eacute;s par une convention collective de travail ou l&rsquo;accord pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 80 ci-dessus, peuvent, en leur nom propre, intenter une action en dommages-int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; tous autres groupements, &agrave; leurs propres membres ou &agrave; toutes personnes, li&eacute;es par la convention ou l&rsquo;accord, qui en violeraient les engagements contract&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Art. 85. &mdash;<\/strong> Les personnes li&eacute;es par une convention collective ou l&rsquo;accord pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 80 ci-des6us peuvent intenter une action en dommages-int&eacute;r&ecirc;ts aux autres personnes ou aux groupements li&eacute;s par la convention qui violeraient &agrave; leur<\/p>\n<p>&eacute;gard les engagements contract&eacute;s.<\/p>\n<p><strong>Art. 86. &mdash;<\/strong> Les groupements capables d&rsquo;ester en justice qui sont li&eacute;s par la convention collective ou l&rsquo;accord pr&eacute;vu l&rsquo;article 80 ci-dessus peuvent exercer toutes les actions qui naissent de cette convention ou de cet accord en faveur de<\/p>\n<p>leurs membres, sans avoir &agrave; justifier d&rsquo;un mandat de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, pourvu que celui-ci ait &eacute;t&eacute; averti et n&rsquo;ait pas d&eacute;clar&eacute; s&rsquo;y opposer. L&rsquo;int&eacute;ress&eacute; peut toujours intervenir &agrave; l&rsquo;instance engag&eacute;e par le groupement.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;une action n&eacute;e de la convention collective ou de l&rsquo;accord est intent&eacute;e soit par une personne, soit par un groupement, tout groupement capable d&rsquo;ester en justice, dont les membres sont li&eacute;s par la convention ou l&rsquo;accord, peut toujours intervenir i&agrave; l&rsquo;instance engag&eacute;e &agrave; raison de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t collectif que la solution du litige peut pr&eacute;senter pour ses membre.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE V<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Du CAUTIONNEMENT<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 87. &mdash;<\/strong> Tout chef d&rsquo;entreprise qui se fait remettre par un travailleur un cautionnement en num&eacute;raire ou en titres&nbsp;doit en d&eacute;livrer r&eacute;c&eacute;piss&eacute; et le mentionner en d&eacute;tail sur le registre d&rsquo;employeur pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 171.<\/p>\n<p><strong>Art. 88. &mdash;<\/strong> Tout cautionnement doit &ecirc;tre mis en d&eacute;p&ocirc;t dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; dater de sa r&eacute;ception par l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Mention du cautionnement et de son d&eacute;p&ocirc;t est faite sur le registre de l&#8217;employeur et justifi&eacute;e par un certificat de d&eacute;p&ocirc;t &agrave; ta disposition de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Le chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle fixe par arr&ecirc;t&eacute; les modalit&eacute;s de ce d&eacute;p&ocirc;t ainsi que la liste des caisses publiques et des banques habilit&eacute;es &agrave; le recevoir. Les caisses d&rsquo;&eacute;pargne doivent accepter ce d&eacute;p&ocirc;t<\/p>\n<p>et d&eacute;livrer un livret sp&eacute;cial, distinct de celui que le travailleur pourrait poss&eacute;der d&eacute;j&agrave; ou acqu&eacute;rir ult&eacute;rieurement.<\/p>\n<p><strong>Art. 89. &mdash;<\/strong> Le retrait de tout ou partie du d&eacute;p&ocirc;t ne peut &ecirc;tre effectu&eacute; que sous le double consentement de l&rsquo;employeur et du travailleur, ou sous celui .de l&rsquo;un d&rsquo;eux habilit&eacute; &agrave; cet effet par une d&eacute;cision de la juridiction comp&eacute;tente.<\/p>\n<p><strong>Art. 90. &mdash;<\/strong> L&rsquo;affectation du livret ou du d&eacute;p&ocirc;t au cautionnement de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; entra&icirc;ne privil&egrave;ge sur les sommes d&eacute;pos&eacute;es au profit de l&rsquo;employeur et &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des tiers qui formeraient des saisies-arr&ecirc;ts aux mains de ce dernier. Toute saisiearr&ecirc;t form&eacute;e entre les mains de l&rsquo;administration de la caisse publique ou de la banque est nulle de plein droit.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE IV<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Du salaire.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE I<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>De la d&eacute;termination du salaire<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 91. &mdash;<\/strong> A conditions &eacute;gales de travail, de qualification professionnelle et de rendement, le salaire est &eacute;gal pour tous les travailleurs quels que soient leur origine, leur sexe, leur &acirc;ge et leur statut dans les conditions pr&eacute;vues au pr&eacute;sent<\/p>\n<p>titre.<\/p>\n<p><strong>Art. 92. &mdash;<\/strong> Dans le cas o&ugrave; le travailleur permanent, qui n&rsquo;est pas originaire du lieu d&rsquo;emploi et n&rsquo;y a pas sa r&eacute;sidence habituelle, ne peut, par ses propres moyens, se procurer un logement suffisant pour lui et sa famille, l&rsquo;employeur est tenu<\/p>\n<p>de le lui assurer dans les conditions pr&eacute;vues au pr&eacute;sent titre.<\/p>\n<p><strong>Art. 93. &mdash;<\/strong> Dans le cas o&ugrave; le travailleur ne peut, par ses propres moyens, obtenir, pour lui et sa famille, un ravitaillement r&eacute;gulier en denr&eacute;es alimentaires de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute;, l&rsquo;employeur est tenu de le lui assurer dans les conditions<\/p>\n<p>pr&eacute;vues au pr&eacute;sent litre.<\/p>\n<p><strong>Art. 94. &mdash;<\/strong> Lorsque les conditions climatiques de la r&eacute;gion du lieu d&rsquo;emploi diff&egrave;rent de celles caract&eacute;risant la r&eacute;sidence habituelle d&rsquo;un travailleur et lorsqu&rsquo;il r&eacute;sultera pour ce dernier des suj&eacute;tions particuli&egrave;res du fait de son &eacute;loignement<\/p>\n<p>du lieu de sa r&eacute;sidence habituelle au lieu d&rsquo;emploi, le travailleur recevra une indemnit&eacute; destin&eacute;e &agrave; le d&eacute;dommager des d&eacute;penses et risques suppl&eacute;mentaires auxquels l&rsquo;exposent sa venue et son s&eacute;jour au lieu d&rsquo;emploi.<\/p>\n<p>Une indemnit&eacute; sera allou&eacute;e au travailleur s&rsquo;il est astreint par des obligations professionnelles &agrave; un d&eacute;placement du lieu d&rsquo;emploi de sa r&eacute;sidence habituelle.<\/p>\n<p>Les indemnit&eacute;s applicables sont fix&eacute;es par convention collective ou, &agrave; d&eacute;faut, par le contrat individuel.<\/p>\n<p><strong>Art. 95. &mdash;<\/strong> 1&deg; Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, fixent :<\/p>\n<p>Les zones de salaires et les salaires minima interprofessionnels garantis;<\/p>\n<p>Les cas dans lesquels le logement doit &ecirc;tre fourni, sa valeur maxima de remboursement et les conditions auxquelles il doit r&eacute;pondre, notamment au regard de l&rsquo;hygi&egrave;ne et pour assurer la protection des femmes et jeunes filles ne vivant<\/p>\n<p>pas ea famille ;<\/p>\n<p>Les r&eacute;gions et les cat&eacute;gories de travailleurs pour lesquelles est obligatoire la fourniture d&rsquo;une ration journali&egrave;re de vivres, la valeur maxima de remboursement de celle-ci, le d&eacute;tail en nature et en poids des denr&eacute;es alimentaires de premi&egrave;re n&eacute;cessit&eacute; la composant, les conditions de sa fourniture, notamment par la mise en culture de terrains r&eacute;serv&eacute;s &agrave; cet effet;<\/p>\n<p>Les cas dans lesquels doivent &ecirc;tre conc&eacute;d&eacute;es d&rsquo;autres fournitures que celles vis&eacute;es aux articles 92 et 93, les modalit&eacute;s de leur attribution et les taux maxima de remboursement;<\/p>\n<p>Eventuellement, les modalit&eacute;s d&rsquo;attribution d&rsquo;avantages en nature, notamment de terrains de culture.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut de conventions collectives ou dans leur silence:<\/p>\n<p>Les salaires minima correspondants par cat&eacute;gorie professionnelle :<\/p>\n<p>Les taux minima des heures suppl&eacute;mentaires et du travail de nuit ou des jours non ouvrables;<\/p>\n<p>Eventuellement, les primes d&rsquo;anciennet&eacute; et d&rsquo;assiduit&eacute;;<\/p>\n<p>2&deg; Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, fixent, conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent, les taux minima des indemnit&eacute;s pr&eacute;vues au m&ecirc;me article;<\/p>\n<p>3&deg; Hors de la limite du groupe de territoires, du territoire non group&eacute; ou sous tutelle, ces taux sont fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du ministre de la France d&rsquo;outre-mer, apr&egrave;s avis du chef de territoire et du conseil sup&eacute;rieur du travail.<\/p>\n<p><strong>Art. 96. &mdash;<\/strong> La r&eacute;mun&eacute;ration d&rsquo;un travail &agrave; la t&acirc;che ou aux pi&egrave;ces doit &ecirc;tre calcul&eacute;e de telle sorte qu&rsquo;elle procure au travailleur de capacit&eacute; moyenne, et travaillant normalement, un salaire au moins &eacute;gal &agrave; celui du travailleur r&eacute;mun&eacute;r&eacute; au<\/p>\n<p>temps effectuant un travail analogue.<\/p>\n<p>Aucun salaire n&rsquo;est d&ucirc; en cas d&rsquo;absence, en dehors des cas pr&eacute;vus par la r&eacute;glementation et sauf accord entre les parties int&eacute;ress&eacute;es.<\/p>\n<p><strong>Art. 97. &mdash;<\/strong> Les taux minima de salaires, ainsi que les conditions de r&eacute;mun&eacute;ration du travail &agrave; la t&acirc;che ou aux pi&egrave;ces, sont affich&eacute;s aux bureaux des employeurs et sur les lieux de paye du personnel.<\/p>\n<p><strong>Art. 98. &mdash;<\/strong> Lorsque la r&eacute;mun&eacute;ration des services est constitu&eacute;e, en totalit&eacute; ou en partie, par des commissions ou des primes et prestations diverses ou des indemnit&eacute;s repr&eacute;sentatives de ces prestations, dans la mesure o&ugrave; celles-ci ne constituent pas un remboursement de frais, il en est tenu compte pour le calcul de la r&eacute;mun&eacute;ration pendant la dur&eacute;e du cong&eacute; pay&eacute;, des indemnit&eacute;s de pr&eacute;avis, des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts.<\/p>\n<p>Le montant &agrave; prendre en consid&eacute;ration &agrave; ce titre est la moyenne mensuelle des &eacute;l&eacute;ments vis&eacute;s au paragraphe pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>Toutefois, La p&eacute;riode sur laquelle s&rsquo;effectue ce calcul n&rsquo;exc&eacute;dera pas les douze mois de service ayant pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la cessation du travail.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE II<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>DU PAYEMENT DU SALAIRE<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section I. &mdash; Du mode de payement du salaire.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 99. &mdash;<\/strong> Le salaire doit &ecirc;tre pay&eacute; en monnaie ayant cours l&eacute;gal, nonobstant toute stipulation contraire.<\/p>\n<p>Le payement de tout ou partie du salaire en alcool ou en boissons alcoolis&eacute;es est formellement interdit.<\/p>\n<p>Le payement de tout ou partie du salaire en nature est &eacute;galement interdit, sous r&eacute;serve des dispositions du chapitre 1er du pr&eacute;sent titre.<\/p>\n<p>La paye est faite, sauf cas de force majeure, sur le lieu du travail ou au bureau de l&rsquo;employeur lorsqu&rsquo;il est voisin du lieu de travail. En aucun cas, elle ne peut &ecirc;tre faite dans un d&eacute;bit de boissons ou dans un magasin de vente, sauf pour<\/p>\n<p>les travailleurs qui y sont normalement occup&eacute;s, ni le jour o&ugrave; le travailleur a droit au repos.<\/p>\n<p><strong>Art. 100. &mdash;<\/strong> A l&rsquo;exception des professions pour lesquelles des usages &eacute;tablis pr&eacute;voient une p&eacute;riodicit&eacute; de payement diff&eacute;rente, et qui seront d&eacute;termin&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, le salairedoit &ecirc;tre pay&eacute; &agrave; intervalles r&eacute;guliers ne pouvant exc&eacute;der quinze jours pour les travailleurs engag&eacute;s &agrave; la journ&eacute;e ou &agrave; la semaine et un mois pour les travailleurs engag&eacute;s &agrave; La quinzaine ou au mois.<\/p>\n<p>Les payements mensuels doivent &ecirc;tre effectu&eacute;s au plus tard huit jours apr&egrave;s la fin du mois de travail qui donne droit au salaire.<\/p>\n<p>Pour tout travail aux pi&egrave;ces ou au rendement dont l&rsquo;ex&eacute;cution doit durer plus d&rsquo;une quinzaine, les dates de payement peuvent &ecirc;tre fix&eacute;es de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;, mais le travailleur doit recevoir chaque quinzaine des acomptes correspondant au<\/p>\n<p>moins &agrave; 90 p. 100 du salaire minimum et &ecirc;tre int&eacute;gralement pay&eacute; dans la quinzaine qui suit la livraison de l&rsquo;ouvrage.<\/p>\n<p>Les commissions acquises au cours d&rsquo;un trimestre doivent &ecirc;tre pay&eacute;es dans les trois mois suivant la fin de ce trimestre.<\/p>\n<p>Les participations aux b&eacute;n&eacute;fices r&eacute;alis&eacute;s durant un exercice doivent &ecirc;tre pay&eacute;es dans l&rsquo;ann&eacute;e suivante, au plus t&ucirc;t apr&egrave;s&nbsp;trois mois et au plus tard avant neuf mois.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;siliation ou de rupture de contrat, le salaire et les indemnit&eacute;s doivent &ecirc;tre pay&eacute;s d&egrave;s la cessation de service.<\/p>\n<p>Toutefois, en cas de litige, l&rsquo;employeur peut obtenir du pr&eacute;sid&eacute;nt du tribunal du travail l&rsquo;immobilisation provisoire entre ses mains de tout ou partie de la fraction saisissable des sommes dues.<\/p>\n<p>Les travailleurs absents le jour de la paye peuvent retirer leur salaire aux heures normales d&rsquo;ouverture de la caisse et conform&eacute;ment au r&egrave;glement int&eacute;rieur de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p><strong>Art. 101. &mdash;<\/strong> Le payement du salaire doit &ecirc;tre constat&eacute; par une pi&egrave;ce dress&eacute;e ou certifi&eacute;e par l&rsquo;employeur ou son repr&eacute;sentant et &eacute;marg&eacute;e par chaque int&eacute;ress&eacute; ou par deux t&eacute;moins s&rsquo;il est illettr&eacute;. Ces pi&egrave;ces^sont conserv&eacute;es par l&rsquo;employeur dans les m&ecirc;mes conditions que les pi&egrave;ces comptables et doivent &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;es &agrave; toute r&eacute;quisition de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Sauf d&eacute;rogation autoris&eacute;e par l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales, les employeurs seront tenus de d&eacute;livrer au travailleur, au moment du payement, un bulletin individuel de paye dont la contexture sera fix&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du chef de<\/p>\n<p>territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative da travail. Mention sera faite par l&rsquo;employeur du payement du salaire sur un registre tenu &agrave; cette fin.<\/p>\n<p>Ne sera pas opposable au travailleur la mention &laquo; pour solde de tout compte &raquo; ou toute mention &eacute;quivalente souscrite par lui, soit au cours de l&rsquo;ex&eacute;cution, soit apr&egrave;s la r&eacute;siliation de son contrat de travail et par laquelle le travailleur renonce &agrave; tout ou partie des droits qu&rsquo;il tient de son contrat de travail.<\/p>\n<p>L&rsquo;acceptation sans protestation ni r&eacute;serve, par le travailleur, d&rsquo;un bulletin de paye ne peut valoir renonciation de sa part au payement de tout ou partie du salaire, des indemnit&eacute;s et des accessoires du salaire qui lui sont dus en vertu des dispositions l&eacute;gislatives, r&eacute;glementaires ou contractuelles. Elle ne peut valoir non plus compte arr&ecirc;t&eacute; et r&eacute;gl&eacute; au sens des articles 2274 du code civil et 541 du code de proc&eacute;dure civile.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section II. &mdash; Des privil&egrave;ges et garanties de la cr&eacute;ance de salaire<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 102. &mdash;<\/strong> Les sommes dues aux entrepreneurs de tous les travaux ayant le caract&egrave;re de travaux publics ne peuvent &ecirc;tre frapp&eacute;es de saisie-arr&ecirc;t, ni d&rsquo;opposition au pr&eacute;judice des ouvriers auxquels les salaires sont dus.<\/p>\n<p>Les sommes dues aux ouvriers pour salaires sont pay&eacute;es de pr&eacute;f&eacute;rence &agrave; celles dues aux fournisseurs.<\/p>\n<p><strong>Art. 103. &mdash;<\/strong> La cr&eacute;ance de salaire des gens de service, des ouvriers, des commis et des fa&ccedil;onniers est privil&eacute;gi&eacute;e sur les meubles et immeubles du d&eacute;biteur, dans les conditions pr&eacute;vues :<\/p>\n<p>1&deg; Pour les gens de service, par l&rsquo;article 2101 (4&deg;), du code civil:<\/p>\n<p>2&deg; Pour les ouvriers, commis et fa&ccedil;onniers, par l&rsquo;article 549 du code de commerce.<\/p>\n<p>Peuvent, en outre, faire valoir une action directe ou des privil&egrave;ges sp&eacute;ciaux:<\/p>\n<p>1&deg; Les ma&ccedil;ons, charpentiers et autres ouvriers employ&eacute;s pour &eacute;difier, reconstruire ou r&eacute;parer les b&acirc;timents, canaux ou autres ouvrages quelconques, dans les conditions pr&eacute;vues par l&rsquo;article 1798 du code civil;2&deg; Les ouvriers qui ont travaill&eacute; soit &agrave; la r&eacute;colte, soit &agrave; la fabrication ou &agrave; la r&eacute;paration des ustensiles agricoles, soit &agrave; la conservation de la chose, dans les conditions pr&eacute;vues par l&rsquo;article 2102, 1&deg; et 3&deg; du code civil;<\/p>\n<p>3&deg; Les inscrits maritimes dans les conditions pr&eacute;vues par les articles 191 et suivants, 271 et 272 du code de commerce ;<\/p>\n<p>4&deg; Les ouvriers employ&eacute;s &agrave; la construction, &agrave; la r&eacute;paration, &agrave; l&rsquo;armement et &agrave; l&rsquo;&eacute;quipage du navire dans les conditions pr&eacute;vues par l&rsquo;article 191 du code de commerce.<\/p>\n<p><strong>Art. 104. &mdash;<\/strong> Les dispositions des articles 2101 du code civil,191 et 519 du code de commerce ne s&rsquo;appliquent pas &agrave; la fraction insaisissable des sommes restant dues sur les salaires effectivement gagn&eacute;s par les ouvriers pendant les quinze derniers jours de travail, ou par les employ&eacute;s pour les trente derniers jours, sur les commissions dues aux voyageurs et repr&eacute;sentants de commerce pour les quatre-vingt-dix derniers jours de travail et sur les salaires dus aux marins de commerce pour la derni&egrave;re p&eacute;riode de payement.<\/p>\n<p>A cette fraction insaisissable repr&eacute;sentant la diff&eacute;rence entre les salaires et commissions dues et la portion saisissable de ces salaires et commissions, telle qu&rsquo;elle est d&eacute;termin&eacute;e par les d&eacute;crets pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 108 s&rsquo;applique la proc&eacute;dure exceptionnelle suivante :<\/p>\n<p>Les fractions des salaires et commissions ainsi d&eacute;sign&eacute;es pour faire l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure d&rsquo;exception devront &ecirc;tre pay&eacute;es, nonobstant l&rsquo;existenc-e de toute autre cr&eacute;ance, dans les dix jours qui suivent le jugement d&eacute;claratif de faillite ou de liquidation judiciaire, et sur simple ordonnance du juge commissaire, &agrave; la seule condition que le syndic ou le liquidateur ait en mains les fonds n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Au cas o&ugrave; cette condition ne serait pas remplie, lesdites fractions de salaires et commissions devront &ecirc;tre acquitt&eacute;es sur premi&egrave;res rentr&eacute;es de fonds, nonobstant l&rsquo;existence et le rang de toute autre cr&eacute;ance privil&eacute;gi&eacute;e.<\/p>\n<p>Au cas o&ugrave; lesdites fractions de salaires et commissions seraient pay&eacute;es gr&acirc;ce &agrave; une avance faite par le syndic, le liquidateur ou toute autre personne, le pr&ecirc;teur serait, par cela m&ecirc;me, subrog&eacute; dans les droits des salari&eacute;s et devrait &ecirc;tre<\/p>\n<p>rembours&eacute; d&egrave;s la rentr&eacute;e des fonds n&eacute;cessaires, sans qu&rsquo;aucun autre cr&eacute;ancier puisse y faire opposition.<\/p>\n<p>Pour &eacute;tablir le montant des salaires, en vue de l&rsquo;appliGation des dispositions du pr&eacute;sent article, il doit &ecirc;tre tenu compte non seulement des salaires et appointements proprement dits, mais de tous les accessoires desdits salaires et appointements et, &eacute;ventuellement, de l&rsquo;indemnit&eacute; de pr&eacute;avis, de l&rsquo;indemnit&eacute; de cong&eacute; pay&eacute; et de l&rsquo;indemnit&eacute; pour rupture abusive du contrat de travail.<\/p>\n<p><strong>Art. 105. &mdash;<\/strong> L&rsquo;ouvrier d&eacute;tenteur de l&rsquo;objet par lui ouvr&eacute; peut exercer le droit de r&eacute;tention dans les conditions pr&eacute;vues par les articles 570 et suivants du code civil.<\/p>\n<p>Les objets mobiliers confi&eacute;s &agrave; un ouvrier pour &ecirc;tre travaill&eacute;s, fa&ccedil;onn&eacute;s, r&eacute;par&eacute;s ou nettoy&eacute;s et qui n&rsquo;auront pas &eacute;t&eacute; retir&eacute;s dans le d&eacute;lai de deux dns pourront &ecirc;tre vendus dans les conditions et formes d&eacute;termin&eacute;es par la loi du 31 d&eacute;cembre 1903, modifi&eacute;e par celle du 7 mars 1905.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section III. &mdash; De la prescription de l&rsquo;action en payement du salaire<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 106. &mdash;<\/strong> La prescription de l&rsquo;action en payement du salaire est r&eacute;gl&eacute;e par les articles 2271, 2272, 2274 et 2275 du .code civil et 433 du code de commerce.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE III<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des retenues sur salaires<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 107. &mdash;<\/strong> En dehors des pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires, des remboursements de cessions consenties dans le cadre des dispositions r&eacute;glementaires pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 95, et des consignations qui peuvent &ecirc;tre pr&eacute;vues par les conventions collectives et les contrats, il ne peut &ecirc;tre fait de retenue sur les appointements ou salaires que par saisie-arr&ecirc;t ou cession volontaire, souscrite devant le magristrat du lieu de la r&eacute;sidence ou &agrave; jtd&eacute;faut l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales, pour le remboursement d&rsquo;avances d&rsquo;argent consenties par l&rsquo;employeur au travailleur.<\/p>\n<p>Toutefois, lorsque le magistrat ou l&rsquo;Ihspecteur du travail et des lois sociales habitera &agrave; plus de vingt-cinq kilom&egrave;tres, il pourra y avoir consentement r&eacute;ciproque et &eacute;crit devant le chef de l&rsquo;unit&eacute; administrative la plus proche.<\/p>\n<p>Les acomptes sur un travail en cours ne sont pas consid&eacute;r&eacute;s comme avances.<\/p>\n<p><strong>Art. 108. &mdash;<\/strong> Des d&eacute;crets pris sur proposition du ministre de la France d&rsquo;outre-mer, apr&egrave;s avis du chef de territoire et de la commission consultative du travail du minist&egrave;re de la France d&rsquo;outre-mer, fixent les portions de salaires soumises &agrave; pr&eacute;l&egrave;vements progressifs et les taux y aff&eacute;rents, La retenue vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent ne peut, pour chaque paye, exc&eacute;der les taux fix&eacute;s par les d&eacute;crets. &raquo;<\/p>\n<p>Il doit &ecirc;tre tenu compte, pour le calcul de la retenue, non seulement du salaire proprement dit, mais de tous les accessoires du salaire, &agrave; l&rsquo;exception toutefois des indemnit&eacute;s d&eacute;clar&eacute;es insaisissables par la r&eacute;glementation en vigueur, des sommes allou&eacute;es &agrave; titre de remboursement de frais expos&eacute;s par le travailleur et des allocations ou indemnit&eacute;s pour charges de famille.<\/p>\n<p><strong>Art. 109. &mdash;<\/strong> Les dispositions d&rsquo;une convention ou d&rsquo;un contrat autorisant tous autres pr&eacute;l&egrave;vements sont nulles de plein droit.<\/p>\n<p>Les sommes retenues au travailleur en contravention des dispositions ci-dessus portent int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; son profit au taux l&eacute;gal depuis la date o&ugrave; elles auraient d&ucirc; &ecirc;tre pay&eacute;es et peuvent &ecirc;tror&eacute;clam&eacute;es par lui jusqu&rsquo;&agrave; prescription, le cours en &eacute;tant suspendu pendant la dur&eacute;e du contrat.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE IV<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des &eacute;conomats<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 110. &mdash;<\/strong> Est consid&eacute;r&eacute;e comme &eacute;conomat, toute organisation o&ugrave; l&rsquo;employeur pratique, directement ou indirectement, la vente ou la cession de marchandises aux travailleurs de l&rsquo;entreprise pour leurs besoins personnels et normaux.<\/p>\n<p>Les &eacute;conomats sont admis sous la triple condition:<\/p>\n<p>a) Que les travailleurs ne soient pas oblig&eacute;s de s&rsquo;y fournir;<\/p>\n<p>b) Que la vente des marchandises y soit faite exclusivement au comptant et sans b&eacute;n&eacute;fice;<\/p>\n<p>c) Que la comptabilit&eacute; du ou des &eacute;conomats de l&rsquo;entreprise soit enti&egrave;rement autonome et soumise au contr&ocirc;le d&rsquo;une commission de surveillance &eacute;lue par les travailleurs.<\/p>\n<p>Le prix des marchandises mises en vente doit &ecirc;tre affich&eacute; lisiblement.<\/p>\n<p>Tout commerce install&eacute; &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;entreprise est soumis aux dispositions qui pr&eacute;c&egrave;dent, &agrave; l&rsquo;exception des coop&eacute;ratives ouvri&egrave;res.<\/p>\n<p>La vente des alcools et spiritueux est interdite dans les &eacute;conomats ainsi que sur le lieu d&rsquo;emploi du travailleur.<\/p>\n<p><strong>Art. 111. &mdash;<\/strong> L&rsquo;ouverture d&rsquo;un &eacute;conomat dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 110 est subordonn&eacute;e &agrave; l&rsquo;autorisation du chef de territoire, d&eacute;livr&eacute;e apr&egrave;s avis de l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales. Elle peut &ecirc;tre prescrite dans toute entreprise par le chef de territoire sur proposition de l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Le fonctionnement est contr&ocirc;l&eacute; par l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales qui, en cas d&rsquo;abus constat&eacute;, peut prescrire la fermeture provisoire pour une dur&eacute;e maxima d&rsquo;un mois.<\/p>\n<p>Le chef de territoire peut ordonner la fermeture d&eacute;finitive du ou des &eacute;conomats de l&rsquo;entreprise sur rapport de l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE V<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Conditions du travail.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE Ier<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>De la dur&eacute;e du travail<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 112. &mdash;<\/strong> Dans tous les &eacute;tablissements publics ou priv&eacute;s, m&ecirc;me d&rsquo;enseignement ou de bienfaisance, la dur&eacute;e l&eacute;gale du travail des employ&eacute;s ou ouvriers de l&rsquo;un ou l&rsquo;autre sexe, de tout &acirc;ge, travaillant &agrave; temps, &agrave; t&acirc;che ou aux pi&egrave;ces, ne peut exc&eacute;der quarante heures par semaine.Les heures effectu&eacute;es au del&agrave; d&rsquo;une dur&eacute;e l&eacute;gale de travail donneront lieu &agrave; une majoration de salaire.<\/p>\n<p>Dans toutes les entreprises agricoles, les heures de travail sont bas&eacute;es sur 2.400 heures pour l&rsquo;ann&eacute;e. Dans cette limile, la dur&eacute;e du travail sera fix&eacute;e, dans chaque territoire, par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire. Cet arr&ecirc;t&eacute;, qui fixera &eacute;galement la r&eacute;glementation des heures suppl&eacute;mentaires et les modalit&eacute;s de leur r&eacute;mun&eacute;ration, sera soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Des d&eacute;rogations pourront toutefois &ecirc;tre d&eacute;cid&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail et soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, d&eacute;termineront par branche d&rsquo;activit&eacute; et par cat&eacute;gorie professionnelle, s&rsquo;il y a lieu, les modalit&eacute;s d&rsquo;application de la dur&eacute;e du travail et des d&eacute;rogations,<\/p>\n<p>ainsi que la dur&eacute;e maxima des heures suppl&eacute;mentaires qui peuvent &ecirc;tre effectu&eacute;es en cas de travaux urgents ou exceptionnels et de travaux saisonniers.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE II<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Du TRAVAIL DE NUIT<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 113. &mdash;<\/strong> Les heures pendant lesquelles le travail est consid&eacute;r&eacute; comme travail de nuit sont fix&eacute;es dans chaque territoire par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail. Les heures de commencement et de fin de travail de nuit peuvent varier suivant les saisons.<\/p>\n<p><strong>Art. 114. &mdash;<\/strong> Le repos des femmes et des enfants doit avoir une dur&eacute;e de onze heures cons&eacute;cutives au minimum.<\/p>\n<p>Le travail de nuit des femmes et des enfants dans l&rsquo;industrie demeure r&eacute;gi par les dispositions des conventions internationales de Washington, &eacute;tendues aux territoires relevant du ministre de la France d&rsquo;outre-mer par les d&eacute;crets du 28 d&eacute;cembre 1937.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE III<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>D&uuml; TRAVAIL DES FEMMES ET DES ENFANTS<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 115. &mdash;<\/strong> Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de fa commission consultative du travail, fixent la nature des travaux interdits aux femmes et aux femmes enceintes.<\/p>\n<p><strong>Art. 116. &mdash;<\/strong> Toute femme enceinte dont l&rsquo;&eacute;tat a &eacute;t&eacute; constat&eacute; m&eacute;dicalement ou dont la grossesse est apparente peut quitter le travail sans pr&eacute;avis et sans avoir de ce fait &agrave; payer une indemnit&eacute; de rupture de contrat.<\/p>\n<p>A l&rsquo;occasion de son accouchement, et sans que cette interruption de service puisse &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une cause de rupture du contrat, toute femme a le droit de suspendre son travail pendant quatorze semaines cons&eacute;cutives dont six<\/p>\n<p>semaines post&eacute;rieures &agrave; la d&eacute;livrance; cette suspension peut &ecirc;tre prolong&eacute;e de trois semaines en cas de maladie d&ucirc;ment constat&eacute;e et r&eacute;sultant de la grossesse ou des couches. Pendant cette p&eacute;riode, l&rsquo;employeur ne peut lui donner cong&eacute;.<\/p>\n<p>Elle a droit, pendant cette p&eacute;riode, &agrave; la charge de l&rsquo;employeur, jusqu&rsquo;&agrave; la mise en place d&rsquo;un r&eacute;gime de s&eacute;curit&eacute; sociale, aux soins gratuits et &agrave; la moiti&eacute; du salaire qu&rsquo;elle percevait au moment de la suspension du travail; elle conserve<\/p>\n<p>le droit aux prestations en nature.<\/p>\n<p>Toute convention contraire est nulle de plein droit.<\/p>\n<p><strong>Art. 117. &mdash;<\/strong> Pendant une p&eacute;riode de quinze mois &agrave; compter de la naissance de l&rsquo;enfant, la m&egrave;re a droit &agrave; des repos pour allaitement.<\/p>\n<p>La dur&eacute;e totale de ces repos ne peut d&eacute;passer une heure par journ&eacute;e de travail.<\/p>\n<p>La m&egrave;re peut, pendant cette p&eacute;riode, quitter son travail, sans pr&eacute;avis, et sans avoir de ce fait &agrave; payer une indemnit&eacute; de rupture.<\/p>\n<p><strong>Art. 118. &mdash;<\/strong> Les enfants ne peuvent &ecirc;tre employ&eacute;s dans aucune entreprise, m&ecirc;me comme apprentis, avant l&rsquo;&acirc;ge de quatorze ans, sauf d&eacute;rogation &eacute;dict&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du chef deterritoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du<\/p>\n<p>travail, compte tenu des circonstances locales et des l&acirc;ches qui peuvent leur &ecirc;tre demand&eacute;es.Un arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire fixe la nature des travaux et les cat&eacute;gories d&rsquo;entreprises interdits aux jeunes gens et l&rsquo;&acirc;ge limite auquel s&rsquo;applique l&rsquo;interdiction.<\/p>\n<p><strong>Art. 119. &mdash;<\/strong> L&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales peut requ&eacute;rir l&rsquo;examen des femmes et des enfants par un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute;, en vue de v&eacute;rifier si le travail dont ils sont charg&eacute;s n&rsquo;exc&egrave;de pas leurs forces. Cette r&eacute;quisition est de droit &agrave; la<\/p>\n<p>demande des int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p>La femme ou l&rsquo;enfant ne peut &ecirc;tre maintenu dans un emploi ainsi reconnu au-dessus de scs forces et doit &ecirc;tre affect&eacute; &agrave; un emploi convenable. Si cela rfest pas possible, le contrat doit &ecirc;tre r&eacute;solu avec payement de l&rsquo;indemnit&eacute; de pr&eacute;avis.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE IV<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>DU REPOS HEBDOMADAIR<\/strong>E<\/p>\n<p><strong>Art. 129. &mdash;<\/strong> Le repos hebdomadaire est obligatoire. Il est au minimum de vingt-quatre heures cons&eacute;cutives par semaine 11 a lieu en principe le dimanche.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, d&eacute;termine les modalit&eacute;s d&rsquo;application du paragraphe pr&eacute;c&egrave;dent, notamment les professions pour lesquelles et les conditions dans lesquelles le repos pourra exceptionnellement et pour des motifs nettement &eacute;tablis, soit &ecirc;tre donn&eacute; par roulement ou collectivement d&rsquo;autres jours que le dimanche, soit &ecirc;tre suspendu par compensation des f&ecirc;les rituelles ou locales, soit r&eacute;parti sur une p&eacute;riode plus longue que la semaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE- V<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des cong&eacute;s et des transports<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section I. &mdash; Des cong&eacute;s.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 121. &mdash;<\/strong> Sauf dispositions plus favorables des conventions collectives, le travailleur acquieit droit au cong&eacute; pay&eacute;<\/p>\n<p>&agrave; la charge de l&rsquo;employeur:<\/p>\n<p>1&deg; A raison d&rsquo;un minimum de cinq jours de cong&eacute; par mois de service effectif, dans les cas vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 95 (3&deg;) ;<\/p>\n<p>2&deg; A raison d&rsquo;un minimum d&rsquo;un jour et demi ouvrable de cong&eacute; par mois de service effectif, dans les cas vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 95 (2&deg;), sauf en ce qui concerne les jeunes gens &acirc;g&eacute;s de moins de dix-huit ans, qui auront droit &agrave; deux jours ouvrables&nbsp;<\/p>\n<p>3&deg; A raison d&rsquo;un minimum d&rsquo;un jour ouvrable de cong&eacute; par mois de service effectif, dans les autres cas, sauf en ce qui concerne les jeunes gens &acirc;g&eacute;s de plus de dix-huit ans et moins de vingt et un ans qui auront droit &agrave; un jour et demi<\/p>\n<p>ouvrable, et ceux &acirc;g&eacute;s de moins de dix-huit ans qui auront droit &agrave; deux jours ouvrables.<\/p>\n<p>La dur&eacute;e du cong&eacute;, ainsi Ax&eacute;e, est augment&eacute;e en consid&eacute;ration de l&rsquo;anciennet&eacute; des travailleurs dans l&rsquo;entreprise,&nbsp;suivant les r&egrave;glements en vigueur ou les dispositions des conventions collectives.<\/p>\n<p>Les m&egrave;res de famille ont droit &agrave; un jour de cong&eacute; suppl&eacute;mentaire par an pour chaque enfant de moins de quatorze ans enregistr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tat civil.<\/p>\n<p>Pour le calcul de la dur&eacute;e du cong&eacute; acquis, ne seront pas d&eacute;duites les absences pour accident du travail ou maladie professionnelle, les p&eacute;riodes de repos des femmes en couches,<\/p>\n<p>pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 116, ni, dans une limite de six mois, les absences pour maladies d&ucirc;ment constat&eacute;es par un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute;.<\/p>\n<p>Seront &eacute;galement d&eacute;compt&eacute;s, sur les bases indiqu&eacute;es cidessus, les services effectu&eacute;s sans cong&eacute; correspondant pour le compte du m&ecirc;me employeur, quel que soit le lieu de l&rsquo;emploi.<\/p>\n<p>Dans une limite de dix jours, ne peuvent &ecirc;tre d&eacute;duites de la dur&eacute;e du cong&eacute; acquis les permissions exceptionnelles qui auraient &eacute;t&eacute; accord&eacute;es au travailleur &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements familiaux touchant directement son propre foyer. Par<\/p>\n<p>contre, les cong&eacute;s sp&eacute;ciaux accord&eacute;s en sus des jours f&eacute;ri&eacute;s pourront &ecirc;tre d&eacute;duits s&rsquo;ils n&rsquo;ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une compensation ou r&eacute;cup&eacute;ration des journ&eacute;es ainsi accord&eacute;es.<\/p>\n<p><strong>Art. 122. &mdash;<\/strong> Le droit de jouissance au cong&eacute; est acquis apr&egrave;s une dur&eacute;e de service effectif :<\/p>\n<p>a) Egale &agrave; un an pour le travailleur qui ne b&eacute;n&eacute;ficie pas de l&rsquo;indemnit&eacute; pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 94 ;<\/p>\n<p>b) D&eacute;termin&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires eTt du&nbsp; territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, dans les cas vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;arIticle 95 (2&deg;) ;<\/p>\n<p>c) D&eacute;termin&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute;s du ministre de la France d&rsquo;outremer, apr&egrave;s avis de la commission consultative pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 162, dans les cas vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 95 (3&deg;).<\/p>\n<p>En cas de rupture ou d&rsquo;expiration du -contrat avant que le travailleur ait acquis droit au cong&eacute;, une indemnit&eacute; calcul&eacute;e sur les bases des droits acquis d&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;article 121 doit &ecirc;tre accord&eacute;e en place de cong&eacute;.<\/p>\n<p>En dehors de ce cas, est nulle et de nul effet toute convention pr&eacute;voyant l&rsquo;octroi d&rsquo;une indemnit&eacute; compensatrice au lieu et place du cong&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 123. &mdash;<\/strong> Le travailleur est libre de prendre son cong&eacute; dans le pays de son choix, sous r&eacute;serve des dispositions des articles 124 (&sect; 3), 125 et 130,<\/p>\n<p><strong>Art. 124. &mdash;<\/strong> L&rsquo;employeur doit verser au travailleur, pendant toute la dur&eacute;e du cong&eacute;, une allocation qui sera au moins &eacute;gale aux salaires et indemnit&eacute;s dont le travailleur b&eacute;n&eacute;ficiait au moment du d&eacute;part en cong&eacute;, &agrave; l&rsquo;exclusion des primes de<\/p>\n<p>rendement et de l&rsquo;indemnit&eacute; pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 94.<\/p>\n<p>Pour les travailleurs b&eacute;n&eacute;ficiant de l&rsquo;indemnit&eacute; pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 94, la dur&eacute;e du cong&eacute; est augment&eacute;e des d&eacute;lais de joute. .<\/p>\n<p>A d&eacute;faut de convention contraire, les d&eacute;lais de route ne peuvent &ecirc;tre sup&eacute;rieurs au temps n&eacute;cessaire au travailleur pour se rendre en cong&eacute; au lieu de sa r&eacute;sidence habituelle et &laquo;en revenir, le cas &eacute;ch&eacute;ant.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Section II &mdash; Voyages et transports.<\/strong><\/p>\n<p>A<strong>rt. 125. &mdash;<\/strong> Sous r&eacute;serve des dispositions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 130, sont &agrave; la charge de l&rsquo;employeur les frais de voyage du travailleur, de son conjoint et de ses enfants mineurs ,vivant habituellement avec lui ainsi que les frais de transport<\/p>\n<p>fie leurs bagages:&nbsp;<\/p>\n<p>1&deg; Du lieu de la r&eacute;sidence habituelle au lieu d&rsquo;emploi;<\/p>\n<p>2&deg; Du lieu d&rsquo;emploi au lieu de la r&eacute;sidence habituelle:<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;expiration du contrat &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e ;<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;siliation du contrat lorsque le travailleur a acquis droit au cong&eacute; dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 122;<\/p>\n<p>En cas de rupture du contrat ou de l&rsquo;engagement &agrave; l&rsquo;essai, du fait de l&rsquo;employeur ou &agrave; la suite d&rsquo;une faute lourde de celui-ci ;<\/p>\n<p>Eu cas de rupture de contrat due &agrave; un cas de force majeure ;<\/p>\n<p>3&deg; Du lieu d&rsquo;emploi au lieu de la r&eacute;sidence habituelle et Vice versa, en cas de cong&eacute; normal. Le retour sur le lieu d&rsquo;emploi n&rsquo;est d&ucirc; que si le contrat n&rsquo;est pas venu &agrave; expiration lavant la date de fin de cong&eacute; et si le travailleur &agrave; cette date<\/p>\n<p>est en &eacute;tat de reprendre son service.<\/p>\n<p>Toutefois, le contrat de travail ou la convention collective pourra pr&eacute;voir une dur&eacute;e minima de s&eacute;jour en de&ccedil;&agrave; de laquelle le transport des familles ne sera pas &agrave; la charge de l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Cette dur&eacute;e n&rsquo;exc&eacute;dera pas douze moisl<\/p>\n<p><strong>Art. 126. &mdash;<\/strong> Lorsqu&rsquo;un contrat est r&eacute;sili&eacute; pour des causes autres que celles vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 125 ou par la faute lourde du travailleur, le montant des frais de transport, aller et retour, incombant &agrave; l&rsquo;entreprise, est proportionn&eacute; au temps de service fiu travailleur.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Art. 127.<\/strong> &mdash; La classe de passage et le poids des bagages sont d&eacute;termin&eacute;s par la situation occup&eacute;e par le travailleur dans l&rsquo;entreprise, suivant la stipulation de la convention collective ou, &agrave; d&eacute;faut, suivant les r&egrave;gles adopt&eacute;es par l&rsquo;employeur &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de son personnel ou suivant les usages locaux.<\/p>\n<p>Il sera tenu compte, dans tous les cas, des charges de famille pour le calcul du poids des bagages.<\/p>\n<p><strong>Art. 128. &mdash;<\/strong> Sauf stipulation contraire, les voyages et transports sont effectu&eacute;s par une voie et (les transports normaux au choix de l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Le travailleur qui use d&rsquo;une voie ou de moyens de transports plus co&ucirc;teux que ceux r&eacute;guli&egrave;rement choisis ou agr&eacute;&eacute;s par l&rsquo;employeur n&rsquo;est d&eacute;fray&eacute; par l&rsquo;entreprise qu&rsquo;&agrave; concurrence des frais occasionn&eacute;s par la voie ou les moyens r&eacute;guli&egrave;rement choisis.<\/p>\n<p>S&rsquo;il use d&rsquo;une voie ou de transports plus &eacute;conomiques, il ne peut pr&eacute;tendre qu&rsquo;au remboursement des frais engag&eacute;s.<\/p>\n<p>Les d&eacute;lais de transport ne sont pas compris dans la dur&eacute;e maxima du contrat telle qu&rsquo;elle est pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 31 de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p><strong>Art. 129. &mdash;<\/strong> A d&eacute;faut de convention contraire, le travailleur qui use d&rsquo;une voie ou de moyens de transports moins rapides que ceux r&eacute;guli&egrave;rement choisis par l&rsquo;employeur ne peut pr&eacute;tendre de ce fait &agrave; des d&eacute;lais de route plus longs que ceux<\/p>\n<p>pr&eacute;vus par la voie et les moyens normaux.<\/p>\n<p>S&rsquo;il use d&rsquo;une voie ou de moyens plus rapides, il continu&eacute; &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier, en plus de la dur&eacute;e du cong&eacute; proprement dit, des d&eacute;lais qui auraient &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaires avec l&rsquo;usage de la voie et des moyens choisis par l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p><strong>Art. 130. &mdash;<\/strong> Le travailleur qui a cess&eacute; son service peut faire valoir, aupr&egrave;s de son ancien employeur, ses droits en mati&egrave;re de cong&eacute;, de voyage et de transport dans un d&eacute;lai maximum de deux ans &agrave; compter du jour de la cessation du travail chez ledit employeur. Toutefois les frais de voyage ne seront pay&eacute;s par l&rsquo;employeur qu&rsquo;en cas de d&eacute;placement effectif du travailleur.<\/p>\n<p><strong>Art. 131. &mdash;<\/strong> Les dispositions de la pr&eacute;sente section ne peuvent &ecirc;tre un obstacle &agrave; l&rsquo;application de la r&eacute;glementation sur les conditions d&rsquo;admission et de s&eacute;jour des nationaux fran&ccedil;ais et &eacute;trangers.&nbsp;<\/p>\n<p>Le travailleur a le droit d&rsquo;exiger le versement en esp&egrave;ces du montant des frais de rapatriement &agrave; la charge de l&rsquo;employeur, dans les limites du cautionnement qu&rsquo;il justifie avoir vers&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 132. &mdash;<\/strong> Des arr&ecirc;t&eacute;s des chefs de territoire et des chefs de groupe de territoires pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail et soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de la France d&rsquo;outre-mer fixeront les mesures transitoires pour l&rsquo;attribution du cong&eacute; et des frais de d&eacute;placement aux travailleurs en service &agrave; la date d&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE VI<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Hygi&egrave;ne et s&eacute;curit&eacute;. &mdash; Service m&eacute;dical&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE I<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>1 Hygi&egrave;ne et s&eacute;curit&eacute;<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 133. &mdash;<\/strong> Dans chaque groupe de territoires et dans chaque territoire est institu&eacute; pr&egrave;s l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales un comit&eacute; technique consultatif pour l&rsquo;&eacute;tude des questions int&eacute;ressant l&rsquo;hygi&egrave;ne et la s&eacute;curit&eacute; des travailleurs.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, r&egrave;gle la composition et le fonctionnement de ce comit&eacute;, dans lequel toutes les parties int&eacute;ress&eacute;es<\/p>\n<p>devront &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;es.<\/p>\n<p><strong>Art. 134. &mdash;<\/strong> Les conditions d&rsquo;hygi&egrave;ne et de securit&eacute; sur le lieu de travail sont r&eacute;gl&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle pris apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif. Ces arr&ecirc;t&eacute;s tiennent<\/p>\n<p>compte des conditions locales et tendent &agrave; assurer aux travailleurs une hygi&egrave;ne et une s&eacute;curit&eacute; &eacute;quivalentes &agrave; celles dont b&eacute;n&eacute;ficie le travailleur dans la m&eacute;tropole.<\/p>\n<p>Ils pr&eacute;cisent dans quels cas et dans quelles conditions l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales devra recourir &agrave; la proc&eacute;dure de la mise en demeure.<\/p>\n<p><strong>Art. 135. &mdash;<\/strong> La mise en demeure doit &ecirc;tre faite par &eacute;crit soit sur le registre d&rsquo;employeur, soit par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception. Elle est dat&eacute;e et sign&eacute;e, elle pr&eacute;cise les infractions ou dangers constat&eacute;s et fixe les d&eacute;lais dans lesquels ils devront avoir disparu, et qui ne pourront &ecirc;tre inf&eacute;rieurs &agrave; quatre jours francs, sauf en cas d&rsquo;extr&ecirc;me urgence.<\/p>\n<p><strong>Art. 136. &mdash;<\/strong> Lorsqu&rsquo;il existe des conditions de travail dangereiises pour la s&eacute;curit&eacute; o&ugrave; la sant&eacute; des travailleurs et non vis&eacute;es par les arr&ecirc;t&eacute;s pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 134, l&rsquo;employeur .estmis en demeure par l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales<\/p>\n<p>d&rsquo;y rem&eacute;dier dans les formes et conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>Toutefois, dans ce cas, les d&eacute;lais d&rsquo;ex&eacute;cution impartis par la mise en demeure sont fix&eacute;s apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif.<\/p>\n<p><strong>Art. 137. &mdash;<\/strong> L&rsquo;employeur est tenu d&rsquo;aviser l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales dans un d&eacute;lai de quarante-huit heures de tout accident du travail survenu ou de toute maladie professionnelle constat&eacute;e dans l&rsquo;entreprise. Cet avis, dont le<\/p>\n<p>mod&egrave;le est d&eacute;termin&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif, pr&eacute;cise le lieu, la cause, les circonstances, les suites probables de l&rsquo;accident, les nom, pr&eacute;noms, &acirc;ge, sexe et cat&eacute;gorie professionnelle de la victime, les noms, pr&eacute;noms et adresses des t&eacute;moins, la d&eacute;nomination et d&rsquo;adresse de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>La d&eacute;claration peut &ecirc;tre faite par le travailleur ou ses repr&eacute;sentants jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;expiration de la deuxi&egrave;me ann&eacute;e suivant la date de l&rsquo;accident ou la premi&egrave;re constatation m&eacute;dicale de la maladie professionnelle.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les maladies professionnelles, la date de la premi&egrave;re constatation m&eacute;dicale de la maladie est assimil&eacute;&nbsp;la date de l&rsquo;accident.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE II<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Service m&eacute;dical<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 138. &mdash;<\/strong> Toute entreprise ou &eacute;tablissement doit assurer un service m&eacute;dical ou sanitaire &agrave; ses travailleurs.<\/p>\n<p>Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif, d&eacute;terminent les modalit&eacute;s d&rsquo;ex&eacute;cution de cette obligation. Ils d&eacute;terminent les conditions dans lesquelles seront effectu&eacute;es les visites m&eacute;dicales p&eacute;riodiques et classent,, compte tenu des conditions locales et du nombre des travailleurs et des membres de leurs familles b&eacute;n&eacute;ficiant de l&rsquo;article 92, les entreprises dans les cat&eacute;gories suivantes:<\/p>\n<p>a) Entreprises devant s&rsquo;assurer au minimum le service permanent d&rsquo;un m&eacute;decin titulaire du dipl&ocirc;me d&rsquo;Etat de docteur en m&eacute;decine et d&rsquo;un ou plusieurs infirmiers;<\/p>\n<p>b) Entreprises devant s&rsquo;assurer au minimum le service permanent d&rsquo;un m&eacute;decin non titulaire du dipl&ocirc;me d&rsquo;Etat de docteur en m&eacute;decine et d&rsquo;un ou plusieurs, infirmiers;<\/p>\n<p>c) Entreprises devant s&rsquo;assurer au minimum le concours p&eacute;riodique d&rsquo;un m&eacute;decin titulaire du dipl&ocirc;me de docteur en m&eacute;decine ou les services permanents d&rsquo;un m&eacute;decin non titulaire de ce dipl&ocirc;me, avec, dans l&rsquo;un ou l&rsquo;autre cas, les services<\/p>\n<p>r&eacute;guliers d&rsquo;un ou plusieurs infirmiers;<\/p>\n<p>d) Entreprises devant s&rsquo;assurer au minimum le concours permanent d&rsquo;un ou plusieurs infirmiers:<\/p>\n<p>e) Entreprises dispens&eacute;es de r&eacute;mun&eacute;rer le concours permanent d?un personnel sp&eacute;cialis&eacute;.<\/p>\n<p>Toute entreprise groupant au moins mille travailleurs, m&ecirc;me situ&eacute;e dans un centre urbain, devra &ecirc;tre class&eacute;e dans la premi&egrave;re cat&eacute;gorie.<\/p>\n<p>Toute entreprise groupant au moins cent travailleurs devra s&rsquo;assurer le concours permanent d&rsquo;au moins un infirmier.<\/p>\n<p><strong>Art. 139. &mdash;<\/strong> Ne comptent pour l&rsquo;application des prescriptions de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent que les m&eacute;decins ou infirmi&egrave;re ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une d&eacute;cision d&rsquo;agr&eacute;ment de la part du chef de territoire.<\/p>\n<p>Cette d&eacute;cision prise apr&egrave;s avis de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales et du service de sant&eacute; peut &ecirc;irc annul&eacute;e dans les m&ecirc;mes formes.<\/p>\n<p>Pourront &ecirc;tre agr&eacute;&eacute;s au titre de la deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent, en cas d&rsquo;insuffisance du nombre de docteurs en m&eacute;decine, les m&eacute;decins, m&ecirc;me &eacute;trangers, titulaires de dipl&ocirc;mes d&eacute;livr&eacute;s par les &eacute;coles ou universit&eacute;s fran&ccedil;aises ou &eacute;trang&egrave;res.<\/p>\n<p><strong>Art. 140. &mdash;<\/strong> Les entreprises groupant moins de mille travailleurs et se trouvant &agrave; proximit&eacute; d&rsquo;un centre m&eacute;dical ou d&rsquo;un dispensaire officiel peuvent utiliser ses services pour les soins b donner aux travailleurs, suivant modalit&eacute;s &agrave; fixer par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire, apr&egrave;s avis du comit&eacute; techniaue consultatifLe service m&eacute;dical et l&rsquo;organisation des dispensaires ou infirmeries communs &agrave; un groupe d&rsquo;entreprises peuvent &ecirc;tre install&eacute;s suivant les modalit&eacute;s &agrave; fixer par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire, apr&egrave;s avis de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales &nbsp;du comit&eacute; technique consultatif.<\/p>\n<p>Chacune des entreprises participant au fonctionnement des oiganisations pr&eacute;cit&eacute;es reste tenue d&rsquo;avoir une infirmerie avec sahe d&rsquo;isolement pour les cas urgents, dans laquelle le nombre de lits, le mat&eacute;riel et l&rsquo;approvisionnement sont fix&eacute;s par d&eacute;cision du chef de territoire, apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif.<\/p>\n<p><strong>Art. 141. &mdash;<\/strong> Dans chaque exploitation dont l&rsquo;effectif moyen d&eacute;passe cent personnes, une visite des travailleurs se d&eacute;clarant malades est pass&eacute;e chaque matin apr&egrave;s l&rsquo;appel. Les femmes et les enfants des travailleurs de l&rsquo;exploitation, s&rsquo;ils le demandent, peuvent se pr&eacute;senter &agrave; celte visite pour y &ecirc;tre examin&eacute;s, et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, recevoir les soins et les traitements n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Les r&eacute;sultats de cette visite sont consign&eacute;s sur un registre sp&eacute;cial dont le mod&egrave;le est fix&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire, apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif.<\/p>\n<p><strong>Art. 142. &mdash;<\/strong>En cas de maladie d&rsquo;un travailleur, d&rsquo;une femme ou d&rsquo;un enfant log&eacute; avec lui aux frais de l&rsquo;entreprise, l&rsquo;employeur est tenu de leur fournir gratuitement les soins et m&eacute;dicaments dans la limite des moyens d&eacute;finis au pr&eacute;sent chapitre.<\/p>\n<p>L&rsquo;employeur est &eacute;galement tenu d&rsquo;assurer gratuitement l&rsquo;alimentation de tout travailleur malade soign&eacute; sur place.<\/p>\n<p><strong>Art. 143. &mdash;<\/strong> L&rsquo;employeur doit faire &eacute;vacuer sur la formation m&eacute;dicale la plus proche les bless&eacute;s et les malades transportables, non susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre trait&eacute;s par les moyens dont il dispose.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;employeur ne dispose pas imm&eacute;diatement de moyens appropri&eacute;s, il en rend compte d&rsquo;urgence au chef de la circonscription administrative la plus proche, qui fait proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;&eacute;vacuation par les moyens &agrave; sa disposition, tous les frais<\/p>\n<p>occasionn&eacute;s de ce chef &agrave; l&rsquo;administration devant &ecirc;tre rembours&eacute;s par l&rsquo;employeur au tarif officiel des transports m&eacute;dicaux.<\/p>\n<p><strong>Art. 144. &mdash;<\/strong> Un arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif, d&eacute;termine les conditions dans lesquelles les employeurs sont obligatoirement tenus d&rsquo;installer et d&rsquo;approvisionner en m&eacute;dicaments et accessoires:<\/p>\n<p>Une infirmerie pour un effectif moyen sup&eacute;rieur &agrave; 100 travailleurs ;<\/p>\n<p>Une salle de pansements pour un effectif de 20 &agrave; 100 travailleurs;<\/p>\n<p>Une boite de secours pour un effectif inf&eacute;rieur &agrave; 20 travailleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE VII<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des organismes et moyens d&rsquo;ex&eacute;cution.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE I<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des organismes administratifs<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 145. &mdash;<\/strong> L&rsquo;inspection du travail et des lois sociales outremer est charg&eacute;e de toutes les questions int&eacute;ressant la condition des travailleurs, les rapports professionnels, l&rsquo;emploi des travailleurs: mouvements de main-d&rsquo;&oelig;uvre, orientation et formation professionnelle, placement.<\/p>\n<p>L&rsquo;inspection du travail et des lois sociales:<\/p>\n<p>Elabore les r&egrave;glements de sa comp&eacute;tence;<\/p>\n<p>Veille &agrave; l&rsquo;application des dispositions &eacute;dict&eacute;es en mati&egrave;re d&eacute; travail et de .protection des travailleurs;<\/p>\n<p>Eclaire de ses conseils et de ses recommandations les employeurs et les travailleurs;<\/p>\n<p>Coordonne et contr&ocirc;le les services et organismes concourant &agrave; l&rsquo;application de la l&eacute;gislation sociale ;<\/p>\n<p>Proc&egrave;de &agrave; toutes &eacute;tudes et enqu&ecirc;tes ayant trait aux diff&eacute;rents (probl&egrave;mes sociaux int&eacute;ressant les territoires d&rsquo;outre-mer, &agrave; l&rsquo;exclusion de ceux qui rel&egrave;vent des services techniques avec<\/p>\n<p>lesquels l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales peut toutefois &ecirc;tre appel&eacute;e &agrave; collaborer.<\/p>\n<p><strong>Art. 146. &mdash;<\/strong> Les inspecteurs du travail et des lois sociales ont l&rsquo;initiative de leurs tourn&eacute;es et de leurs enqu&ecirc;tes dans le cadre de la l&eacute;gislation du travail en vigueur.<\/p>\n<p><strong>Art. 147. &mdash;<\/strong> L&rsquo;inspection du travail et des lois sociales de la France d&rsquo;outre-mer comporte:<\/p>\n<p>1&deg; Aupr&egrave;s du ministre: une inspection g&eacute;n&eacute;rale. L&rsquo;inspecteur g&eacute;n&eacute;ral, clrcl de service, assure l&rsquo;ex&eacute;cution des directives minist&eacute;rielles. Il coordonne, dirige et contr&ocirc;le l&rsquo;activit&eacute; des inspecteurs et en rend compte au ministre. 11 a toute initiative dans les propositions int&eacute;ressant le personnel du corps d&eacute;cisions&nbsp; individuelles ou d&eacute;cisions de principe int&eacute;ressant le statut du corps des inspecteurs du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>2&deg; Outre-mer: des inspections g&eacute;n&eacute;rales, des inspections territoriales. Les inspections, du travail et des lois sociales outre-mer rel&egrave;vent de l&rsquo;inspection g&eacute;n&eacute;rale du minist&egrave;re de la France d&rsquo;outre-mer avec laquelle elles correspondent directement, sous le couvert du chef de territoire, ou du groupe de territoires qui transmet obligatoirement et sans d&eacute;lai.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du ministre de la France d&rsquo;outre-mer d&eacute;termine le ressort de chaque inspection g&eacute;n&eacute;rale et de chaque inspection territoriale outre-mer.<\/p>\n<p><strong>Art. 148. &mdash;<\/strong> L&rsquo;organisation et le fonctionnement des services de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales sont fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du ministre -de la France d&rsquo;outre-mer, apr&egrave;s consultation des chefs de territoire. ,<\/p>\n<p>L&rsquo;inspection du travail et des lois sociales dispose en permanence des moyens en personnel et mat&eacute;riel qui sont n&eacute;cessaires &agrave; son fonctionnement.<\/p>\n<p>Les frais de fonctionnement des services ainsi que les d&eacute;penses r&eacute;sultant des missions sp&eacute;ciales et des prestations pr&eacute;vues au d&eacute;cret du 17 ao&ucirc;t 1914 sont support&eacute;s par les (budgets locaux int&eacute;ress&eacute;s &agrave; titre de d&eacute;penses obligatoires.<\/p>\n<p><strong>Art. 149. &mdash;<\/strong> Le statut des inspecteurs du travail et des lois sociales est fix&eacute; par d&eacute;cret en forme de r&egrave;glement d&rsquo;administration publique pris sur proposition du ministre de la France<\/p>\n<p>d&rsquo;outre-mer et du secr&eacute;taire d&rsquo;Etat &agrave; la fonction publique.<\/p>\n<p>Les inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux du travail et des lois sociales de la France d&rsquo;outre-mer ont, dans la hi&eacute;rarchie administrative, rang de gouverneur; les inspecteurs du travail et des lois sociales de la France d&rsquo;outre-mer ont rang d&rsquo;administrateur. Les inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux et inspecteurs sont nomm&eacute;s par d&eacute;cret pris sur propoeition du ministre de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p><strong>Art. 150. &mdash;<\/strong> Les inspecteurs g&eacute;n&eacute;raux et inspecteurs du travail et des lois sociales sont affect&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du ministre de la France d&rsquo;outre-mer, soit aupr&egrave;s du ministre, soit outre-mer, soit &agrave;-une mission sp&eacute;ciale pour travaux et enqu&ecirc;tes ressortissant de leur comp&eacute;tence.<\/p>\n<p><strong>Art. 151. &mdash;<\/strong> Les inspecteurs du travail et des lois sociales pr&ecirc;tent serment de bien et fid&egrave;lement remplir leur charge et de ne pas r&eacute;v&eacute;ler, m&ecirc;me apr&egrave;s avoir quitt&eacute; leur service, les secrets de fabrication et, en g&eacute;n&eacute;ral, les proc&eacute;d&eacute;s d&rsquo;exploitation dont ils pourraient prendre connaissance dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions.<\/p>\n<p>Ce serment est pr&ecirc;t&eacute; par &eacute;crit devant la cour d&rsquo;appel ou le tribunal sup&eacute;rieur d&rsquo;appel du ressort.<\/p>\n<p>Toute violation de ce serment est punie conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 378 du code p&eacute;nal.<\/p>\n<p>Ils doivent tenir pour confidentielle toute plainte leur signalant un d&eacute;faut dans l&rsquo;installation ou une infraction aux dispositions l&eacute;gales ou r&eacute;glementaires.<\/p>\n<p><strong>Art. 152. &mdash;<\/strong> Les inspecteurs du travail et des lois sociales ne pourront pas avoir un int&eacute;r&ecirc;t quelconque, direct ou indirect, dans les entreprises plac&eacute;es sous leur contr&ocirc;le.<\/p>\n<p><strong>Art.. 153. &mdash;<\/strong> Les inspecteurs du travail et des lois sociales peuvent constater, par proc&egrave;s-verbal faisant foi jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire, les infractions aux dispositions de la l&eacute;gislation et de la r&eacute;glementation du travail. Ils sont habilit&eacute;s &agrave; saisir directement les autorit&eacute;s judiciaires comp&eacute;tentes.<\/p>\n<p>Tout proc&egrave;s-verbal devra &ecirc;tre notifi&eacute;, imm&eacute;diatement par la remise d&rsquo;une copie certifi&eacute;e conforme &agrave; la partie int&eacute;ress&eacute;e ou &agrave; son repr&eacute;sentant, et ce &agrave; peine de nullit&eacute; absolue des poursuites &agrave; intervenir.<\/p>\n<p>Un exemplaire du proc&egrave;s-verbal est d&eacute;pos&eacute; au parquet, un second envoy&eacute; au chef du territoire, un troisi&egrave;me class&eacute; aux archives de l&rsquo;inspection territoriale.<\/p>\n<p><strong>Art. 154. &mdash;<\/strong> Les inspecteurs du travail et des lois sociales ont le pouvoir de :<\/p>\n<p>a) P&eacute;n&eacute;trer librement et sans avertissement pr&eacute;alable, &agrave; toute heure du jour, dans les &eacute;tablissements assujettis au contr&ocirc;le de Finspection o&ugrave; ils peuvent avoir un motif raisonnable de supposer que sont occup&eacute;es les personnes jouissant de la protection l&eacute;gale, et de les inspecter. Ils devront pr&eacute;venir, au d&eacute;but de leur inspection, le chef d&rsquo;entreprise ou le chef d&rsquo;&eacute;tablissement ou son suppl&eacute;ant: celui-ci pourra les accompagner au<\/p>\n<p>cours de leur visite;<\/p>\n<p>b) P&eacute;n&eacute;trer la nuit dans les locaux o&ugrave; il est constant qu&rsquo;il est effectu&eacute; un travail de nuit collectif;<\/p>\n<p>c) Requ&eacute;rir, si besoin est, les avis et les consultations de m&eacute;decins et techniciens, notamment en ce qui concerne les prescriptions d hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute;. Les m&eacute;decins et techniciens sont tenus au secret professionnel dans les m&ecirc;mes conditions et sous les m&ecirc;mes sanctions que les inspecteurs du travail<\/p>\n<p>et des lois sociales;<\/p>\n<p>d) . Se faire accompagner, dans leurs visites, d&rsquo;interpr&egrave;tes officiels asserment&eacute;s et des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel de l&rsquo;entreprise visit&eacute;e, ainsi que des m&eacute;decins et techniciens vis&eacute;s au paragraphe c) ci-dessus;<\/p>\n<p>e) Proc&eacute;der &agrave; tous les examens, contr&ocirc;les ou enqu&ecirc;tes jug&eacute;s n&eacute;cessaires pour s&rsquo;assurer que les dispositions applicables sont effectivement observ&eacute;es et notamment:<\/p>\n<p>1&deg; Interroger, avec ou sans t&eacute;moin, l&rsquo;employeur ou le personnel de l&rsquo;entreprise, contr&ocirc;ler leur identit&eacute; demander des renseignements &agrave; toute antre personne dont le t&eacute;moignage peut sembler n&eacute;cessaire;<\/p>\n<p>2&deg; Requ&eacute;rir la production de tout registre ou document dont la tenue est prescrite par la pr&eacute;sente loi et par les textes pris pour son application;<\/p>\n<p>3&deg; Pr&eacute;lever et emporter aux fins d&rsquo;analyse, en pr&eacute;sence du chef d&rsquo;entreprise ou du chef d&rsquo;&eacute;tablissement ou de son suppl&eacute;ant et contre re&ccedil;u, des &eacute;chantillons des mati&egrave;res et substances utilis&eacute;es ou manipul&eacute;es.<\/p>\n<p><strong>Art. 155. &mdash;<\/strong> Il est institu&eacute; un cadre des contr&ocirc;leurs du travail de la France d&rsquo;outre-mer. Son statut sera fix&eacute; en application des dispositions du d&eacute;cret du 27 octobre 1950 portant r&egrave;glement<\/p>\n<p>d&rsquo;administration publique pour l&rsquo;application de la loi du 19 octobre 194C aux fonctionnaires de certains cadres civils exer&ccedil;ant normalement leur activit&eacute; dans les territoires relevant au minist&egrave;re de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Ils pr&ecirc;tent, devant le tribunal du premier degr&eacute; du ressort, le serment vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 151.<\/p>\n<p><strong>Art. 156. &mdash;<\/strong> Les contr&ocirc;leurs du travail assistent les inspecteurs du travail et des lois sociales dans le fonctionnement d&egrave;s services. Ils sont habilit&eacute;s &agrave; constater les infractions par des rapports &eacute;crits au vu desquels l&rsquo;inspecteur pourra d&eacute;cider de dress&eacute;r iproc&egrave;s-verbal dans les formes pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 153.<\/p>\n<p>Toutefois, les inspecteurs du travail et des lois sociales peuvent, &agrave; titre exceptionnel, d&eacute;l&eacute;guer leurs pouvoirs aux contr&ocirc;leurs, du travail pour une mission d&eacute;termin&eacute;e de contr&ocirc;le ou de v&eacute;rification.<\/p>\n<p><strong>Art. 157. &mdash;<\/strong> Les m&eacute;decins inspecteurs du travail peuvent &ecirc;tre plac&eacute;s aupr&egrave;s des inspecteurs du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Leurs attributions et les conditions de nomination et de r&eacute;mun&eacute;ration sont d&eacute;termin&eacute;es par d&eacute;cret contresign&eacute; par le ministre de la France d&rsquo;outre-mer, le ministre des finances et le secr&eacute;taire d&rsquo;Elat &agrave; la fonction publique.<\/p>\n<p><strong>Art. 158. &mdash;<\/strong> Dans les mines, mini&egrave;res et carri&egrave;res, ainsi que dans les &eacute;tablissements et chantiers o&ugrave; les travaux sont soumis au contr&ocirc;le d&rsquo;un service technique, les fonctionnaires charg&eacute;s de ce contr&ocirc;le veillent &agrave; ce que les installations relevant de<\/p>\n<p>leur contr&ocirc;le technique soient am&eacute;nag&eacute;es en vue de garantir la s&eacute;curit&eacute; des travailleurs. Us assurent l&rsquo;application des r&egrave;glements sp&eacute;ciaux qui peuvent &ecirc;tre pris dans ce domaine et disposent &agrave; cet effet et dans cette limite des pouvoirs des inspecteurs du travail et des lois sociales. Us portent &agrave; la connaissance de l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales les mesures qu&rsquo;ils ont prescrites et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les mises en demeure qui sont signifi&eacute;es.<\/p>\n<p>L&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales peut, -&agrave; tout moment, demander et effectuer avec les fonctionnaires vis&eacute;s au paragraphe pr&eacute;c&eacute;dent la visite des mines, mini&egrave;res, carri&egrave;res, &eacute;tablissements et chantiers soumis &agrave; un contr&ocirc;le technique.<\/p>\n<p>A<strong>rt. 163. &mdash;<\/strong> Outre les cas pour lesquels leur avis est obligatoirement requis en vertu de la pr&eacute;sente loi, les commissions consultatives du travail peuvent &ecirc;tre consult&eacute;es sur toutes les questions relatives au travail et &agrave; la main-d&rsquo;&oelig;uvre.<\/p>\n<p>Elles (peuvent, &agrave; la demande du chef du territoire ou du groupe de territoires:<\/p>\n<p>1&deg; Examiner toute difficult&eacute; n&eacute;e &agrave; l&rsquo;occasion de la n&eacute;gociation des conventions collectives;<\/p>\n<p>2&deg; Se prononcer sur toutes les questions relatives &agrave; la conclusion et &agrave; l&rsquo;application fies conventions collectives et notamment sur leurs incidences &eacute;conomiques.<\/p>\n<p>lorsque la commission consultative du travail est saisie d&rsquo;une des questions portant sur les deux points qui pr&eacute;c&egrave;dent, elle s&rsquo;adjoindra obligatoirement :<\/p>\n<p>Le directeur des aifaires &eacute;conomiques;<\/p>\n<p>Un magistrat ;<\/p>\n<p>Un inspecteur du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Elle peut s&rsquo;adjoindre &eacute;galement &agrave; titre consultatif des fonctionnaires ou personnalit&eacute;s comp&eacute;tentes tel qu&rsquo;il est ipr&eacute;vu au paragraphe 2 de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>Elles sont charg&eacute;es d&rsquo;&eacute;tudier les &eacute;l&eacute;ments pouvant servir de base &agrave; la d&eacute;termination du salaire minimum: &eacute;tude du minimum vital, &eacute;tude des conditions &eacute;conomiques g&eacute;n&eacute;rales.<\/p>\n<p>Ces travaux feront l&rsquo;objet chaque ann&eacute;e fi&rsquo;un rapport qui sera adress&eacute;, ainsi que les arr&ecirc;t&eacute;s fixant les salaires minima, au ministre de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Elles peuvent demander aux administrations comp&eacute;tentes, par l&rsquo;interm&eacute;diaire de leur, pr&eacute;sident, tous documents ou informations utiles &agrave; l&rsquo;accomplissement de leur mission.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE III<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 164. &mdash;<\/strong> Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel sont &eacute;lus; la dur&eacute;e de leur mandat est d&rsquo;un an; ils peuvent &ecirc;tre r&eacute;&eacute;lus. Un arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis des commissions consultatives du travail int&eacute;ress&eacute;es, fixe :<\/p>\n<p>Le nombre de travailleurs &agrave; partir duquel et les cat&eacute;gories d&rsquo;&eacute;tablissements dans lesquels l&rsquo;institution de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel est obligatoire ;<\/p>\n<p>Le nombre des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s et leur r&eacute;partition sur le plan professionnel;<\/p>\n<p>Les modalit&eacute;s de l&rsquo;&eacute;lection, qui doit avoir lieu au scrutin secret et sur des listes&rsquo; &eacute;tablies par les organisations syndicales les plus repr&eacute;sentatives au sein de chaque &eacute;tablissement pour chaque cat&eacute;gorie de personnel; si le nombre des votants<\/p>\n<p>est inf&eacute;rieur &agrave; la moiti&eacute; des inscrits il sera proc&eacute;d&eacute; &agrave; un second tour de scrutin pour lequel les &eacute;lecteurs pourront voter pour des candidats autres que ceux propos&eacute;s par les organisations syndicales. L&rsquo;&eacute;lection a lieu &agrave; la repr&eacute;sentation<\/p>\n<p>proportionnelle, les restes &eacute;tant attribu&eacute;s &agrave; la plus forte moyenne ;<\/p>\n<p>Les conditions exig&eacute;es pour &ecirc;tre &eacute;lecteur ou &eacute;ligible;<\/p>\n<p>La dur&eacute;e, consid&eacute;r&eacute;e et r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e comme temps de travail, dont disposent les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s pour l&rsquo;accomplissement de leurs fonctions;<\/p>\n<p>Les moyens mis &agrave; la disposition des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s;<\/p>\n<p>Les conditions dans lesquelles ils seront re&ccedil;us par l&#8217;employeur ou son repr&eacute;sentant;<\/p>\n<p>Les conditions de r&eacute;vocation du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; par le coll&egrave;ge de travailleurs qui l&rsquo;a &eacute;lu.<\/p>\n<p><strong>Art. 165. &mdash;<\/strong> Les contestations relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;lectorat, &agrave; l&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel ainsi qu&rsquo;&agrave; la r&eacute;gularit&eacute; des op&eacute;rations &eacute;lectorales sont de la comp&eacute;tence du juge de paix qui statue d&rsquo;urgence et en dernier ressort.<\/p>\n<p>La d&eacute;cision du juge de paix peut &ecirc;tre d&eacute;f&eacute;r&eacute;e &agrave; la cour de cassation. Le pourvoi est introduit dans les formes et d&eacute;lais pr&eacute;vus par l&rsquo;article 23 du d&eacute;cret organique du 2 f&eacute;vrier 1852, modifi&eacute; par les lois des 30 novembre 1875, 6 f&eacute;vrier et 31 mars 1914. Il est port&eacute; devant la chambre sociale.<\/p>\n<p><strong>Art. 166. &mdash;<\/strong> Chaque d&eacute;l&eacute;gu&eacute; a un suppl&eacute;ant &eacute;lu dans les memes conditions, qui le remplace en cas d&rsquo;absence motiv&eacute;e,de d&eacute;c&egrave;s, d&eacute;mission, r&eacute;vocation, changement de cat&eacute;gorie provisionnelle, r&eacute;siliation de contrat de travail, perte des conditions requises poux l&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art.167. &mdash;<\/strong> Tout licenciement d&rsquo;un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du personnel envisag&eacute; par Femployeur ou son repr&eacute;sentant devra &ecirc;tre soumis &agrave; la d&eacute;cision de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Toutefois, en cas de faute lourde, l&rsquo;employeur peut prononcer imm&eacute;diatement la mise &agrave; pied provisoire de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; en attendant la d&eacute;cision d&eacute;finitive.<\/p>\n<p><strong>Art. 168. &mdash;<\/strong> Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel ont pour mission:<\/p>\n<p>De pr&eacute;senter aux employeurs toutes les r&eacute;clamations individuelles &laquo;&icirc; collectives qui n&rsquo;auraient pas &eacute;t&eacute; directement salisfaites concernant les conditions de travail et la protection des travailleurs, l&rsquo;application des conventions collectives, des classifications professionnelles et des taux de salaires;<\/p>\n<p>De saisir l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales de toute plainte ou r&eacute;clamation concernant l&rsquo;application des prescriptions l&eacute;gales et r&eacute;glementaires dont elle est charg&eacute;e d&rsquo;assurer le contr&ocirc;le ;<\/p>\n<p>De veiller &agrave; application des prescriptions relatives &agrave; l&rsquo;hygi&egrave;ne et &agrave; la s&eacute;curit&eacute; des travailleurs et &agrave; la pr&eacute;voyance sociale&nbsp;et de proposer toutes mesures utiles &agrave; ce sujet;<\/p>\n<p>De communiquer &agrave; l&rsquo;employeur toutes suggestions utiles tendant &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;organisation et du rendement dans l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p><strong>Art. 169. &mdash;<\/strong> Nonobstant les dispositions ci-dessus, les travailleurs ont la facult&eacute; de pr&eacute;senter eux-m&ecirc;mes leurs r&eacute;clamations et suggestions &agrave; l&rsquo;empluyeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE IV<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des moyens de contr&ocirc;le<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 170. &mdash;<\/strong> Toute personne qui se propose d&rsquo;ouvrir une entreprise de quelque nature que ce soit doit au pr&eacute;alable en faire la d&eacute;claration &agrave; l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales du ressort.<\/p>\n<p>Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail:<\/p>\n<p>1&deg; D&eacute;terminent les modalit&eacute;s de cette d&eacute;claration;<\/p>\n<p>2&deg; Fixent le d&eacute;lai dans lequel les entreprises existantes devront effectuer cette d&eacute;claration;<\/p>\n<p>3&deg; Prescrivent, s&rsquo;il y a lien, la production de renseignements p&eacute;riodiques sur la situation de la main-d&rsquo;&oelig;uvre.<\/p>\n<p><strong>Ait. 171. &mdash;<\/strong> L&#8217;employeur doit tenir constamment &agrave; jour, au lieu d&rsquo;exploitation, un registre dit &laquo; registre d&rsquo;employeur &raquo;,<\/p>\n<p>dont le mod&egrave;le est fix&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail.<\/p>\n<p>Ce registre comprend trois parties.<\/p>\n<p>La premi&egrave;re comprend les renseignements concernant les personnes et le contrat de tous les travailleurs occup&eacute;s dans l&rsquo;entreprise; la deuxi&egrave;me toutes les indications concernant le travail effectu&eacute;, le salaire et les cong&eacute;s; la troisi&egrave;me est r&eacute;serv&eacute;e aux visas, mises en demeure et observations appos&eacute;s par l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales ou son d&eacute;l&eacute;gu&eacute;.<\/p>\n<p>Le registre de l&rsquo;employeur doit &ecirc;tre tenu sans d&eacute;placement &agrave; la disposition de l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales et conserv&eacute; pendant les cinq ans suivant la derni&egrave;re mention qui y a &eacute;t&eacute; port&eacute;e.<\/p>\n<p>Certaines entreprises ou cat&eacute;gories d&rsquo;entreprises peuvent &ecirc;tre exempt&eacute;es de l&rsquo;obligation de tenir un registre en raison de leur situation, de leur faible importance ou de la nature de leur activit&eacute;, par arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail.<\/p>\n<p><strong>Art. 172. &mdash;<\/strong> il est institu&eacute; un dossier du travailleur, conserv&eacute; par l&rsquo;office de la main-d&rsquo;&oelig;uvre du lieu de l&rsquo;emploi.<\/p>\n<p>Tout travailleur embauch&eacute; fait l&rsquo;objet dans les quarante-huit heures ,d&rsquo;une d&eacute;claration &eacute;tablie par l&rsquo;employeur et adress&eacute;e par ce dernier &agrave; l&rsquo;office de la main-d&rsquo;&oelig;uvre. Cette d&eacute;claration mentionne le nom et l&rsquo;adresse de l&rsquo;employeur, la nature de l&rsquo;entreprise, tous les renseignements utiles sur l&rsquo;&eacute;tat civil et l&rsquo;identit&eacute; du travailleur, sa profession, les emplois qu&rsquo;il a pr&eacute;c&eacute;demment occup&eacute;s, &eacute;ventuellement le lieu de sa r&eacute;sidence<\/p>\n<p>d&rsquo;origine et la date d&rsquo;entr&eacute;e dans le territoire, la date de l&rsquo;emhauche et le nom du pr&eacute;c&eacute;dent employeur.<\/p>\n<p>Tout travailleur quittant une entreprise doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une d&eacute;claration &eacute;tablie dans les m&ecirc;mes conditions mentionnant la date du d&eacute;part de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle,.pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, d&eacute;termineront les modalit&eacute;s de ces d&eacute;clarations, les modifications dans la situation du travailleur qui doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une d&eacute;claration suppl&eacute;mentaire et les cat&eacute;gories professionnelles pour lesquelles l&rsquo;employeur est provisoirement dispens&eacute; de d&eacute;claration. Dans ce dernier cas, un&nbsp; dossier devra n&eacute;anmoins &ecirc;tre ouvert sur demande du travailleur.<\/p>\n<p>Le travailleur ou, avec son assentiment, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du personnel peuvent piendre connaissance du dossier.<\/p>\n<p><strong>Art. 173.<\/strong> &mdash; 11 est remis par l&rsquo;office de la main-d&rsquo;&oelig;uvre une carte de travail &agrave; tout travailleur pour lequel il a &eacute;t&eacute; institu&eacute; un dossier conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>Celte carte, &eacute;tablie d&rsquo;apr&egrave;s les indications port&eacute;es au dossier, devra mentionner l&rsquo;&eacute;tat civil et la profession exerc&eacute;e par le travailleur.<\/p>\n<p>La photographie de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; ou, &agrave; d&eacute;faut, tout autre &eacute;l&eacute;ment d&rsquo;identification devra, si possible, figurer sur la carte pr&eacute;vue au pr&eacute;sent article<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE V<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>DU PLACEMENT<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 174. &mdash;<\/strong> 11 est institu&eacute; un office de main-d&rsquo;&oelig;uvre charg&eacute; du service de l&rsquo;emploi&rsquo; des travailleurs orient&eacute;s vers les territoires d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Cet office, rattach&eacute; &agrave; l&rsquo;inspection g&eacute;n&eacute;rale du travail et des lois sociales et plac&eacute; sous son contr&ocirc;le :<\/p>\n<p>Centralise les demandes et offres d&rsquo;emploi;<\/p>\n<p>Organise, avec la collaboration des services et &eacute;tablissements m&eacute;tropolilaips, la formation professionnelle compl&eacute;mentaire des travailleurs;<\/p>\n<p>Proc&egrave;de &agrave; l&rsquo;orientation, au transfert et au placement;<\/p>\n<p>R&egrave;gle, en liaison avec l&rsquo;office national d&rsquo;immigration, les modalit&eacute;s de recrutement de la main-d&rsquo;&oelig;uvre &eacute;trang&egrave;re.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, de territoire non<\/p>\n<p>group&eacute; ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail et de l&rsquo;assembl&eacute;e repr&eacute;sentative, organise des<\/p>\n<p>offices de la. main-d&rsquo;&oelig;uvre &agrave; comp&eacute;tence territoriale d&eacute;limit&eacute;e.<\/p>\n<p>Ces offices sont pourvus d&rsquo;un conseil d&rsquo;administration dans lequel, aupr&egrave;s des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du chef de territoire, doivent &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;s d&rsquo;une fa&ccedil;on paritaire lee employeurs et les travailleurs et qui pourrait comprendre aussi, &agrave; titre consultatif, des personnalit&eacute;s d&eacute;sign&eacute;es en raison de leur comp&eacute;tence sociale reconnue.&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;office r&eacute;gional de la main-d&rsquo;&oelig;uvre, plac&eacute; sous l&rsquo;autorit&eacute; et le contr&ocirc;le permanent de l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales, est charg&eacute;:<\/p>\n<p>De la r&eacute;ception des offres et demandes d&rsquo;emploi, du placement;<\/p>\n<p>Des op&eacute;rations d&rsquo;introduction et de rapatriement de maind&rsquo;&oelig;uvre ;<\/p>\n<p>Du transfert, dans le cadre de la r&eacute;glementation en vigueur, des &eacute;conomies des travailleurs d&eacute;pays&eacute;s;<\/p>\n<p>De r&eacute;tablissement des dossiers des travailleurs et de leurs caries de travail;<\/p>\n<p>Du rassemblement d&rsquo;une documentation permanente sur les offres et demandes d&rsquo;empLi, et, en g&eacute;n&eacute;ral, de toutes les questions relatives &agrave; l&rsquo;utilisation et &agrave; la r&eacute;partition de la maind&rsquo;&oelig;uvre.<\/p>\n<p><strong>Art. 175. &mdash;<\/strong> Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail et de l&rsquo;ofiice de maind&rsquo;&oelig;uvre, peuvent d&eacute;terminer, en fonction des n&eacute;cessit&eacute;s &eacute;conomiques, d&eacute;mographiques et sociales, les possibilit&eacute;s d&rsquo;embauchage des entreprises.<\/p>\n<p><strong>Art. 176. &mdash;<\/strong> Les op&eacute;rations de l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre sont gratuites.<\/p>\n<p>Il est interdit d&rsquo;offrir et de remettre &agrave;. toute personne faisant partie de l&rsquo;office, el &agrave; celle-ci de l&rsquo;accepter, une r&eacute;tribution sous &nbsp;Quelque forme que ce soit.<\/p>\n<p><strong>Art. 177. &mdash;<\/strong> En cas de cessation concert&eacute;e du travail, les op&eacute;rations de l&rsquo;office concernant les entreprises touch&eacute;es par cette cessation sont imm&eacute;diatement interrompues.<\/p>\n<p>La liste desdites entreprises est en outre affich&eacute;e dans la salle r&eacute;serv&eacute;e aux demandeurs et aux offreurs.<\/p>\n<p><strong>Art. 178. &mdash;<\/strong> Dans les r&eacute;gions o&ugrave; est organis&eacute; un office de la main-d&rsquo;&oelig;uvre, il est interdit, sauf aux syndicats professionnels vis&eacute;s au titre II de la pr&eacute;sente loi, de maintenir ou d&rsquo;ouvrir, sous quelque forme que ce soit, un bureau ou un office priv&eacute; de placement. Cette interdiction ne peut ouvrir droit &agrave; une indemnit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE VIII<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Des diff&eacute;rends du travail.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 179. &mdash;<\/strong> Les diff&eacute;rends individuels ou collectifs du travail &laquo;ont soumis &agrave; la proc&eacute;dure institu&eacute;e au pr&eacute;sent titre.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE I<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Du DIFF&Eacute;REND INDIVIDUEL<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 180. &mdash;<\/strong> Il est institu&eacute; des tribunaux dii travail qui connaissent des diff&eacute;rends individuels pouvant s&rsquo;&eacute;lever &agrave; l&rsquo;occasion du contrat de travail entre les travailleurs et leurs<\/p>\n<p>employeurs.<\/p>\n<p>Ces tribunaux ont qualit&eacute; pour se prononcer sur tou6 les diff&eacute;rends individuels relatifs aux conventions collectives ou aux arr&ecirc;t&eacute;s en tenant lieu. Leur comp&eacute;tence s&rsquo;&eacute;tend &eacute;galement<\/p>\n<p>aux diff&eacute;rends n&eacute;s entre travailleurs &agrave; l&rsquo;occasion du travail.<\/p>\n<p><strong>Art. 181. &mdash;<\/strong> Le tribunal comp&eacute;tent est celui du lieu du travail.<\/p>\n<p>Toutefois, pour les litiges n&eacute;s de (la r&eacute;siliation du contrat de travail, et nonobstant toute attribution conventionnelle de juridiction, le travailleur dont la r&eacute;sidence habituelle est dans la m&eacute;tropole ou dans un territoire de l&rsquo;Union fran&ccedil;aise autre<\/p>\n<p>que celui du lieu du travail aura le choix entre le tribunal de cette r&eacute;sidence et celui d&uuml; lieu du travail.<\/p>\n<p><strong>Art. 182. &mdash;<\/strong> Les tribunaux du travail sont cr&eacute;&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute;s du chef de territoire, pris sur proposition de l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales et du chef du service judiciaire.<\/p>\n<p>Ces arr&ecirc;t&eacute;s, qui sont soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de la France d&rsquo;outre-mer, fixent, poux chaque tribunal, son si&egrave;ge et sa comp&eacute;tence territoriale.<\/p>\n<p><strong>Art. 183. &mdash;<\/strong> Les tribunaux du travail d&eacute;pendent administrativement du chef du service judiciaire du territoire.<\/p>\n<p><strong>Art. 184. &mdash;<\/strong> Le tribunal du travail est compos&eacute; :<\/p>\n<p>1&deg; D&rsquo;un magistrat d&eacute;sign&eacute; par le chef du service judiciaire, pr&eacute;sident.<\/p>\n<p>A titre exceptionnel, et tant que les cadres des magistrats seront insuffisants, cette pr&eacute;sidence pourra &ecirc;tre assur&eacute;e par un fonctionnaire d&eacute;sign&eacute; par le chef de territoire, sur proposition du chef des services judiciaires.<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;absence, de cong&eacute; ou d&rsquo;emp&ecirc;chement du magistrat, la pr&eacute;sidence du tribunal pourra &ecirc;tre assur&eacute;e par un fonctionnaire d&eacute;sign&eacute; comme il est dit ci-dessus.<\/p>\n<p>2&deg; De deux assesseurs employeurs et de deux assesseurs travailleurs, pris parmi ceux figurant sur les listes &eacute;tablies en conformit&eacute; de l&rsquo;article 185 ci-apr&egrave;s. Le pr&eacute;sident d&eacute;signe, pour<\/p>\n<p>chaque affaire, les assesseurs employeurs et travailleurs appartenant &agrave; la cat&eacute;gorie int&eacute;ress&eacute;e.<\/p>\n<p>Les assesseurs titulaires sont remplac&eacute;s, en cas d&rsquo;emp&ecirc;chement, par des assesseurs suppl&eacute;ants dont le nombre est &eacute;gal a celui des titulaires.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;un des assesseurs fait d&eacute;faut, le plus jeune membre de la cat&eacute;gorie en surnombre ne si&egrave;ge pas.<\/p>\n<p>Un agent administratif-d&eacute;sign&eacute; par le chef de territoire est attach&eacute; au tribunal en qualit&eacute; de secr&eacute;taire.<\/p>\n<p><strong>Art. 185. &mdash;<\/strong> Les assesseurs et leurs suppl&eacute;ants sont nomm&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire. Us sont choisis sur des listes pr&eacute;sent&eacute;es par les organisations syndicales les plus repr&eacute;sentatives ou, en cas de carence de celles-ci, par l&rsquo;inspection du trayait et des lois sociales et comportant un nombre de noms double de celui des postes &agrave; pourvoir.<\/p>\n<p>Le mandat des assesseurs titulaires ou suppl&eacute;ants a une dur&eacute;e d&rsquo;un an; il est renouvelable.<\/p>\n<p>Les assesseurs ou leurs suppl&eacute;ants doivent justifier de la possession de leurs droits civils et Dolitiques.Ils doivent, en outre, n&rsquo;avoir subi aucune condamnation&nbsp; une peine correctionnelle, &agrave; l&rsquo;exception toutefois:<\/p>\n<p>1&deg; Des condamnations pour d&eacute;lits, d&rsquo;imprudence hors le cas<\/p>\n<p>de d&eacute;lit de fuite concomitant;<\/p>\n<p>2&deg; Des condamnations prononc&eacute;es pour Infractions, autres que les infractions qualifi&eacute;es d&eacute;lits, &agrave; la loi du 24 juillet 1867 sur les soci&eacute;t&eacute;s, mais dont cependant la r&eacute;pression n&rsquo;est pas subordonn&eacute;e &agrave; la preuve de la mauvaise foi de leurs auteurs et qui ne sont passibles que d&rsquo;une amende.<\/p>\n<p>Sont d&eacute;chus de leur mandat les assesseurs qui sont frapp&eacute;s 5e l&rsquo;une des condamnations vis&eacute;es ci-dessus ou qui perdent leurs droits civils et politiques.<\/p>\n<p><strong>Art. 186. &mdash;<\/strong> Tout assesseur titulaire ou suppl&eacute;ant qui aura gravement manqu&eacute; &agrave; ses devoirs dans l&rsquo;exercice de ses fonctions sera appel&eacute; devant le tribunal du travail pour s&rsquo;expliquer sur les faits qui lui sont reproch&eacute;s.<\/p>\n<p>L&rsquo;initiative de cet appel appartient au pr&eacute;sident du tribunal du travail et au procureur de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p>Dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois, &agrave; dater de la convocation, le proc&egrave;s-verbal de la s&eacute;ance de comparution est adress&eacute; par le pr&eacute;sident du tribunal du travail au procureur de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p>Ce proc&egrave;s-verbal&raquo; est transmis par le procureur de la R&eacute;publique avec son avis au chef du service judiciaire du territoire.<\/p>\n<p>Par arr&ecirc;t&eacute; motiv&eacute; du chef de territoire pris sur proposition du chef du service judiciaire, les peines suivantes peuvent &ecirc;tre prononc&eacute;es :<\/p>\n<p>J.a censure ;<\/p>\n<p>La suspension pour un temps qui ne peut exc&eacute;der six mois;<\/p>\n<p>La d&eacute;ch&eacute;ance.<\/p>\n<p>Tout assesseur contre lequel la d&eacute;ch&eacute;ance a &eacute;t&eacute; prononc&eacute; ne peut &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; &agrave; nouveau aux m&ecirc;mes fonctions.<\/p>\n<p><strong>Art. 187. &mdash;<\/strong> Le pr&eacute;sident, s&rsquo;il n&rsquo;est pas magistrat, les assesseurs et leurs suppl&eacute;ants pr&ecirc;tent, devant le tribunal de premi&egrave;re instance du ressort, le serment suivant :<\/p>\n<p>&nbsp;Je jure de remplir mes devoirs avec z&egrave;le et int&eacute;grit&eacute; et de garder Je secret des d&eacute;lib&eacute;rations &raquo;.<\/p>\n<p>Toutefois, en cas d&rsquo;emp&ecirc;chement, le serment peut &ecirc;tre pr&ecirc;t&eacute; par &eacute;crit.<\/p>\n<p><strong>Art. 188. &mdash;<\/strong> Les fonctions d&rsquo;assesseurs titulaires ou suppl&eacute;ants des tribunaux du travail sont gratuites.<\/p>\n<p>Toutefois, pourront &ecirc;tre allou&eacute;es aux assesseurs des indemnit&eacute;s de s&eacute;jour et de d&eacute;placement, dont le montant, qui ne pourra &ecirc;tre inf&eacute;rieur au montant des salaires et indemnit&eacute;s perdus, sera fix&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du chef de territoire.<\/p>\n<p><strong>Art. 189. &mdash;<\/strong> La proc&eacute;dure devant les tribunaux du travail est gratuite. En outre, pour l&rsquo;ex&eacute;cution des jugements rendus &agrave; leur profit, les travailleurs b&eacute;n&eacute;ficient de l&rsquo;assistance judiciaire.<\/p>\n<p><strong>Art. 190. &mdash;<\/strong> Tout travailleur ou tout employeur pourra demander &agrave; l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales, &agrave; son d&eacute;l&eacute;gu&eacute; ou &agrave; son suppl&eacute;ant l&eacute;gal de r&eacute;gler le diff&eacute;rend &agrave; l&rsquo;amiable.<\/p>\n<p>En l&rsquo;absence ou en cas d&rsquo;&eacute;chec de ce r&egrave;glement amiable, l&rsquo;action est introduite par d&eacute;claration orale ou &eacute;crite faite au secr&eacute;taire du tribunal du travail. Inscription en est faite sur un registre tenu sp&eacute;cialement &agrave; cet effet; un extrait de cette<\/p>\n<p>inscription est d&eacute;livr&eacute; &agrave; la partie ayant introduit l&rsquo;action.<\/p>\n<p><strong>Art. 191. &mdash;<\/strong> Dans les deux jours &agrave; dater de la r&eacute;ception de la demande, dimanche et jours f&eacute;ri&eacute;s non compris, le pr&eacute;sident cite les parties &agrave; compara&icirc;tre dans un d&eacute;lai qui ne peut exc&eacute;der douze jours, major&eacute; s&rsquo;il y a lieu des d&eacute;lais de distance fix&eacute;s dans les conditions pr&eacute;vues &agrave;, l&rsquo;article 208.<\/p>\n<p>La citation doit contenir les nom et profession du demandeur, l&rsquo;indication de l&rsquo;objet de la demande, l&rsquo;heure et le jour de la comparution.<\/p>\n<p>La citation est faite &agrave; personne ou domicile par voie d&rsquo;agent administratif sp&eacute;cialement commis &agrave; cet effet. Elle peut valablement &ecirc;tre faite par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception.<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;urgence, elle peut &ecirc;tre faite par voie t&eacute;l&eacute;graphique<\/p>\n<p><strong>Art. 192. &mdash;<\/strong> Les parties sont tenues de se rendre au jour et h l&rsquo;heure fix&eacute;s devant le tribunal du travail. Elles peuvent se faire assister ou repr&eacute;senter soit par un travailleur ou un employeur appartenant &agrave; la m&ecirc;me branche d&rsquo;activit&eacute;, soit par<\/p>\n<p>un avocat r&eacute;guli&egrave;rement inscrit au barreau ou un avocatd&eacute;fenseur, soit encore par un repr&eacute;sentant des organisations syndicales auxquelles elles sont affili&eacute;es. Les employeurs peuvent, en outre, &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;s par un directeur ou un<\/p>\n<p>employ&eacute; de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;&eacute;tablissement.<\/p>\n<p>Sauf en ce qui concerne les avocats, le mandataire des parties doit &ecirc;tre constitu&eacute; par &eacute;crit.<\/p>\n<p><strong>Art. 193. &mdash;<\/strong> Si, au jour fix&eacute; par la convocation, le demandeur ne compara&icirc;t pas et ne justifie pas d&rsquo;un cas de force majeure, la cause est ray&eacute;e du r&ocirc;le; elle ne peut &ecirc;tre reprise qu&rsquo;une seule fois et selon les formes imparties pour la demande primitive, &agrave; peine de d&eacute;ch&eacute;ance.<\/p>\n<p>Si le d&eacute;fendeur ne compara&icirc;t pas, et ne justifie pas d&rsquo;un cas de force majeure, ou s&rsquo;il n&rsquo;a pas pr&eacute;sent&eacute; ses moyens sous forme de m&eacute;moire, d&eacute;faut est donn&eacute; contre lui et le tribunal statue sur le m&eacute;rite de la demande.<\/p>\n<p><strong>Art. 194. &mdash;<\/strong> L&rsquo;audience est publique, sauf au stade de la conciliation.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident dirige les d&eacute;bats, interroge et confronte les parties, fait compara&icirc;tre les t&eacute;moins cit&eacute;s &agrave; la diligence des parties ou par lui-m&ecirc;me, dans les formes indiqu&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 191. U proc&egrave;de &agrave; l&rsquo;audition de toute autre personne dont<\/p>\n<p>il juge la d&eacute;position utile au r&egrave;glement du diff&eacute;rend peut proc&eacute;der ou faire proc&eacute;der &agrave; tous constats ou expertises,<\/p>\n<p>La police de la salle d&rsquo;audience et des d&eacute;bats appartient au pr&eacute;sident, qui est rev&ecirc;tu des pouvoirs attribu&eacute;s aux juges de paix par les articles 10 et 12 du code de proc&eacute;dure civile.<\/p>\n<p><strong>Art. 195. &mdash;<\/strong> La femme mari&eacute;e est autoris&eacute;e &agrave; se concilier, &agrave; demander, &agrave; d&eacute;fendre devant le tribunal du travail.<\/p>\n<p>Art. 196. &mdash; Les assesseurs du tribunal du travail peuvent &ecirc;tre r&eacute;cus&eacute;s :<\/p>\n<p>1&deg; Quand ils ont un int&eacute;r&ecirc;t personnel &agrave; la contestation;<\/p>\n<p>2&deg; Quand ils sont parents ou alli&eacute;s de l&rsquo;une des parties jusqu&rsquo;au sixi&egrave;me degr&eacute; ;<\/p>\n<p>3&deg; Si, dans l&rsquo;ann&eacute;e qui a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la r&eacute;cusation, il y a eu proc&egrave;s p&eacute;nal ou civil entre eux et l&rsquo;une des parties ou 6 conjoint ou alli&eacute; en ligne directe ;<\/p>\n<p>4&deg; S&rsquo;ils ont donn&eacute; un avis &eacute;crit sur la contestation;<\/p>\n<p>5&deg; S&rsquo;ils sont employeurs ou travailleurs de l&rsquo;une des paities &nbsp;cause.<\/p>\n<p>La r&eacute;cusation est form&eacute;e avant tout d&eacute;bat. Le pr&eacute;sident statue<\/p>\n<p>Imm&eacute;diatement. Si la demande est rejet&eacute;e, il est pass&eacute; outre au d&eacute;bat ; si elle est admise, l&rsquo;affaire est renvoy&eacute;e &agrave; la prochaine audience o&ugrave; doivent si&eacute;ger le ou les assesseurs suppl&eacute;ants.<\/p>\n<p><strong>Art. 197.<\/strong> &mdash; Lorsque les parties comparaissent devant le tribunal du travail, il est proc&eacute;d&eacute; &agrave; une tentative de conciliation.<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;accord, un proc&egrave;s-verbal r&eacute;dig&eacute; s&eacute;ance tenante sur le registre des d&eacute;lib&eacute;rations du tribunal consacre le r&egrave;glement &agrave; l&rsquo;amiable du litige.<\/p>\n<p>Un extrait du proc&egrave;s-verbal de conciliation sign&eacute; du pr&eacute;sident et &nbsp;du secr&eacute;taire vaut titre ex&eacute;cutoire.<\/p>\n<p><strong>Art. 198.<\/strong> &mdash; En cas de conciliation partielle, un extrait du proc&egrave;s-verbal sign&eacute; du pr&eacute;sident et du secr&eacute;taire vaut titre<\/p>\n<p>ex&eacute;cutoire pour les parties sur lesquelles un accord est intervenu et proc&egrave;s-verbal de non-conciliation pour le surplus de la<\/p>\n<p>demande.<\/p>\n<p><strong>Art. 199. &mdash;<\/strong> En cas de non-conciliation ou pour la partie contest&eacute;e de la demande, le tribunal du travail doit retenir l&rsquo;affaire; il proc&egrave;de imm&eacute;diatement &agrave; son examen; aucun&nbsp;renvoi ne peut &ecirc;tre prononc&eacute; sauf accord des parties, mais le<\/p>\n<p>tribunal peut toujours, par jugement motiv&eacute;, prescrire toutes Enqu&ecirc;tes, descentes sur les lieux et toutes mesures d&rsquo;informations quelconques.<\/p>\n<p><strong>Art. 200. &mdash;<\/strong> Les d&eacute;bats clos, le tribunal d&eacute;lib&egrave;re imm&eacute;diatement en secret. Sauf mise en d&eacute;lib&eacute;r&eacute; -dont le d&eacute;lai maximum &laquo;st de quatre jours, le jugement est r&eacute;dig&eacute; sur l&rsquo;heure et Faudience reprise pour sa lecture ; il doit &ecirc;tre motiv&eacute;.<\/p>\n<p><strong>Art. 201. &mdash;<\/strong> La minute du jugement est transcrite par le &laquo;secr&eacute;taire sur le registre des d&eacute;lib&eacute;rations. Elle est sign&eacute;e<\/p>\n<p>&nbsp;le pr&eacute;sident et le secr&eacute;taire.<\/p>\n<p><strong>Art. 202. &mdash;<\/strong> Le jugement peut ordonner l&rsquo;ex&eacute;cution imm&eacute;diate, nonobstant opposition ou appel et par provision avec dispense de caution jusqu&rsquo;&agrave; une somme qui sera fix&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, fie territoire non<\/p>\n<p>group&eacute; ou sous tutelle, soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministrede la France d&rsquo;outre-mer. Pour le surplus, l&rsquo;ex&eacute;cution provisoire peut &ecirc;tre ordonn&eacute;e &agrave; charge dq^ fournir caution. Copie du jugement, sign&eacute;e par le pr&eacute;sident et le secr&eacute;taire, doit<\/p>\n<p>&ecirc;tre remise aux parties sur demande. Mention de cette d&eacute;livrance, de sa date et de son heure est faite par le secr&eacute;taire en marge du jugement.<\/p>\n<p><strong>Art. 203. &mdash;<\/strong> En cas de jugement par d&eacute;faut, signification du jugement est faite, dans les formes de l&rsquo;article 191, sans frais, &agrave; la partie d&eacute;faillante, par le secr&eacute;taire du tribunal ou par un agent administratif commis sp&eacute;cialement &agrave; cet<\/p>\n<p>effet par le pr&eacute;sident.<\/p>\n<p>Si, dans un d&eacute;lai de dix jours apr&egrave;s la signification, plus les d&eacute;lais de distance, le d&eacute;faillant ne fait pas opposition au jugement, dans les formes prescrites &agrave; l&rsquo;article 190, le jugement est ex&eacute;cutoire. Sur opposition, le pr&eacute;sident convoque<\/p>\n<p>&agrave; nouveau les parties, comme il est dit &agrave; l&rsquo;article 191; le nouveau jugement, nonobstant tout d&eacute;faut ou appel, est ex&eacute;cutoire.<\/p>\n<p><strong>Art. 204. &mdash;<\/strong> Les jugements du tribunal du travail sont d&eacute;finitifs et sans appel, sauf du chef de la comp&eacute;tence, lorsque le chiffre de la demande n&rsquo;exc&egrave;de pas trente-six mille francs en monnaie m&eacute;tropolitaine. Au-dessus de trente-six mille francs en monnaie m&eacute;tropolitaine, les jugements sont susceptibles d&rsquo;appel devant la justice de paix &agrave; comp&eacute;tence &eacute;tendue ou le tribunal de premi&egrave;re instance.<\/p>\n<p><strong>Art. 205. &mdash;<\/strong> Le tribunal du travail conna&icirc;t de toutes les demandes reconventionnelles ou en compensation qui, par leur nature, rentrent dans sa comp&eacute;tence. Lorsque chacune des demandes principales reconventionnelles ou en compensation sera dans les limites de sa comp&eacute;tence en dernier ressort, il prononcera sans qu&rsquo;il y ait lieu &agrave; aippel.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;une de ces demandes n&rsquo;est susceptible d&rsquo;&ecirc;tre jug&eacute;e qu&rsquo;&agrave; charge d&rsquo;appel, le tribunal du travail ne se prononcera sur toutes qu&rsquo;&agrave; charge d&rsquo;appel. N&eacute;anmoins, il statuera en dernier ressort si seule la demande reconventionnelle en dommages-int&eacute;r&ecirc;ts, fond&eacute;e exclusivement sur la demande principale, d&eacute;passe sa comp&eacute;tence en dernier ressort. Il statue &eacute;galement sans appel, en cas de d&eacute;faut du d&eacute;fendeur, si seules les demandes reconventionnelles form&eacute;es par celui-ci d&eacute;passent le taux de sa comp&eacute;tence en dernier ressort, quels que soient la nature et le montant de cette demande.<\/p>\n<p>Si une demande reconventionnelle est reconnue non fond&eacute;e et form&eacute;e uniquement en vue de rendre le jugement susceptible d&rsquo;appel, l&rsquo;auteur de eette demande peut &ecirc;tre condamn&eacute; &agrave; des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts envers l&rsquo;autre partie, m&ecirc;me au cas o&ugrave;, en appel, le jugement en premier ressort n&rsquo;a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;<\/p>\n<p>que partiellement.<\/p>\n<p><strong>Art. 206. &mdash;<\/strong> Dans les quinze jours du prononc&eacute; du jugement, appel peut &ecirc;tre interjet&eacute; dans les formes pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 190.<\/p>\n<p>L&rsquo;appel est transmis, dans la huitaine de la d&eacute;claration d&rsquo;appel, &agrave; la justice de paix &agrave; comp&eacute;tence &eacute;tendue ou au tribunal de premi&egrave;re instance du ressort, avec une exp&eacute;dition du jugement et des lettres, m&eacute;moires et documents, d&eacute;pos&eacute;s<\/p>\n<p>par les parties en premi&egrave;re instance et en appel.<\/p>\n<p>L&rsquo;appel est jug&eacute; sur pi&egrave;ces. Toutefois, les parties peuvent demander &agrave; &ecirc;tre entendues ; en ce cas, la repr&eacute;sentation des parties ob&eacute;it aux r&egrave;gles fix&eacute;es par l&rsquo;article 192.<\/p>\n<p><strong>Art. 207. &mdash;<\/strong> La cour de cassation conna&icirc;t des recours en cassation contre les jugements rendus en dernier ressort.<\/p>\n<p>Le pourvoi est introduit, et jug&eacute; dans les formes et conditions pr&eacute;vues aux articles 36 et suivants de la loi du 23 juillet 1947 relative &agrave; l&rsquo;organisation et &agrave; la proc&eacute;dure de la cour d&rsquo;occassation.<\/p>\n<p><strong>Art. 208. &mdash;<\/strong> Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle d&eacute;terminent les modalit&eacute;s d&rsquo;application du pr&eacute;sent chapitre, notamment la contexture des registres et les d&eacute;lais de distance.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>CHAPITRE II<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Du DIFF&Eacute;REND COLLECTIF<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 209. &mdash;<\/strong> Tout diff&eacute;rend collectif est imm&eacute;diatement notifi&eacute; par les parties &agrave; l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales, qui intervient pour aider &agrave; son r&egrave;glement.<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;&eacute;chec, il est soumis &agrave; la proc&eacute;dure de conciliation.<\/p>\n<p>Les diff&eacute;rends collectifs du travail sont port&eacute;s en conciliation devant la commission consultative du travail &agrave; la demande de l&rsquo;une des parties et, A d&eacute;faut, sur l&rsquo;initiative de son pr&eacute;sident.<\/p>\n<p>La commission consultative du travail peut, chaque fois qu&rsquo;elle le juge n&eacute;cessaire, notamment en raison de l&rsquo;&eacute;loignement, donner d&eacute;l&eacute;gation &agrave; une commission sp&eacute;ciale de conciliation compos&eacute;e d&rsquo;un nombre &eacute;gal (te repr&eacute;sentants<\/p>\n<p>d&rsquo;employeurs et de travailleurs et pr&eacute;sid&eacute;e par l&rsquo;inspecteur du travail et des lois sociales.<\/p>\n<p>Les accords de conciliation sign&eacute;s par les parties sont imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoires.<\/p>\n<p><strong>Art. 210.<\/strong> &mdash; En cas d&rsquo;&eacute;chec de la proc&eacute;dure de conciliation, le diff&eacute;rend est soumis A la proc&eacute;dure de recommandation.<\/p>\n<p><strong>Art. 211. &mdash;<\/strong> Lorsque la tentative de conciliation n&rsquo;a pas abouti, le proc&egrave;s-verbal de non-conciliation est dress&eacute;. Il est sign&eacute; par les parties et mentionne l&rsquo;objet du conflit et les points qui seront soumis &agrave; la proc&eacute;dure de recommandation.<\/p>\n<p>Dans le d&eacute;lai de quatre jours &agrave; compter de la notification aux parties de l&rsquo;&eacute;chec de la conciliation par le pr&eacute;sident de la commission consultative du travail ou, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de la commission pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 209, les parties sont tenues<\/p>\n<p>de d&eacute;signer un expert &agrave; d&eacute;faut, cette d&eacute;signation est faite, dans les quarante-huit heures, par le chef de territoire ou de groupe de territoires comp&eacute;tent.<\/p>\n<p>L&rsquo;expert ne peut &ecirc;tre choisi ni parmi les fonctionnaires d&rsquo;autorit&eacute;, ni parmi les dirigeants des entreprises impliqu&eacute;es dans le conflit, ni parmi les personnes ayant particip&eacute; &agrave; la proc&eacute;dure de conciliation.<\/p>\n<p>Chaque ann&eacute;e, le chef de groupe de territoires, de territoire non group&eacute; ou sous tutelle, &eacute;tablit par arr&ecirc;t&eacute;, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, la liste des magistrats et des personnalit&eacute;s appel&eacute;es &agrave; remplir les fonctions d&rsquo;expert.<\/p>\n<p>Les personnes qui seront choisies en fonction de leur autorit&eacute; inorale et de leurs comp&eacute;tences &eacute;conomique et sociale ne doivent pas exercer, n&eacute;cessairement, leur activit&eacute; professionnelle ou avoir leur r&eacute;sidence dans le territoire ou le groupe<\/p>\n<p>de territoires int&eacute;ress&eacute;s par le conflit.<\/p>\n<p><strong>Art.. 212. &mdash;<\/strong> L&rsquo;expert devra se prononcer sur tous les objets d&eacute;termin&eacute;s par le proc&egrave;s-verbal de non-conciliation et sur tous autres qui pourraient &ecirc;tre en relation avec le diff&eacute;rend en cours.<\/p>\n<p><strong>Art. 213. &mdash;<\/strong> L&rsquo;expert a les plus larges pouvoirs pour s&rsquo;informer de la situation &eacute;conomique des entreprises et de la situation sociale des travailleurs int&eacute;ress&eacute;s par le conflit.<\/p>\n<p>Dans ce but, il peut, notamment, enqu&ecirc;ter aupr&egrave;s des entreprises et des syndicats, r&eacute;clamer aux parties tous documents ou renseignements d&rsquo;ordre comptable et financier susceptibles de lui &ecirc;tre utiles. 11 peut recourir aux offices de toute personne qualifi&eacute;e susceptible de l&rsquo;&eacute;clairer, tels les experts comptables agr&eacute;&eacute;s.<\/p>\n<p>L&rsquo;expert est tenu au secret professionnel, quant aux documents a lui confi&eacute;s.<\/p>\n<p>De leur c&ocirc;t&eacute;, les parties remettent &agrave; l&rsquo;expert un m&eacute;moire et les observations qu&rsquo;elles jugeront utiles die pr&eacute;senter.<\/p>\n<p><strong>Art. 214. &mdash;<\/strong> Dans un d&eacute;lai de huit jours, l&rsquo;expert dresse un rapport motiv&eacute; de ses investigations. Les conclusions de ce rapport &eacute;tablissent, sous forme de recommandation, un projet de r&egrave;glement des points en litige.<\/p>\n<p>Le rapport et la recommandation finale sont communiqu&eacute;s aux parties dans les vingt-quatre heures. Ils sont publi&eacute;s, diffus&eacute;s et traduits dans des conditions qui seront fix&eacute;es par les arr&ecirc;t&eacute;s pris en application de l&rsquo;article 71 du pr&eacute;sent code, lis sont, dans tous les cas, imm&eacute;diatement publi&eacute;s au Journal officiel du territoire.<\/p>\n<p><strong>Art. 215. &mdash;<\/strong> A l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de cinq jours francs, &agrave; compter de la notification du rapport aux parties et si aucune de celles-ci n&rsquo;a manifest&eacute; son opposition,&rsquo; la recommandation acquiert force ex&eacute;cutoire.<\/p>\n<p>L&rsquo;opposition, &agrave; peine de nullit&eacute;, est form&eacute;e, dans le d&eacute;lai ci-dessus indiqu&eacute;, par lettre recommand&eacute;e adress&eacute;e A l&rsquo;expert lui-m&ecirc;me. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&rsquo;exp&eacute;dition fera foi de la date die formation de l&rsquo;opposition..<\/p>\n<p>La dat&eacute; d&rsquo;application des dispositions de la recommandation, en cas de silence die celle-ci sur ce point, est celle de i introduction de la demande de conciliation.<\/p>\n<p>Les frais expos&eacute;s par les experts dans leur mission leur sont remirours&eacute;s, dans des conditions fix&eacute;es par un d&eacute;cret du ministre de la France d&rsquo;outre-mer, sur le budget du territoire ou des territoires int&eacute;ress&eacute;s par le conflit.<\/p>\n<p><strong>Art. 216. &mdash;<\/strong> Les recommandations ne peuvent faire l&rsquo;objet que d&rsquo;un recours pour exc&egrave;s de pouvoir ou violation de la loi qui est port&eacute; devant la Cour sup&eacute;rieure d&rsquo;arbitrage.<\/p>\n<p>Le recours est instruit et jug&eacute; conform&eacute;ment aux dispositions du chapitre IV du titre H de la loi du 11 f&eacute;vrier 1950 relative aux conventions collectives et aux proc&eacute;dures du r&eacute;glement des conflits collectifs du travail.<\/p>\n<p><strong>Art. 217. &mdash;<\/strong> Lorsqu&rsquo;un accord de conciliation ou une recommandation devenu ex&eacute;cutoire porte sur l&rsquo;interpr&eacute;tation des clauses d&rsquo;une convention collective, sur les salaires ou sur les conditions de travail, cet accord ou celte recommanda lion produira les effets d&rsquo;une convention collective de travail.<\/p>\n<p>Si i&rsquo;accorc ou la recommandation est intervenu en vue de r&eacute;gler un conflit survenu dans une branche d&rsquo;activit&eacute; ayant lait l&rsquo;objet d&rsquo;une convention collective &eacute;tendue, cet accord ou cette recommandation devra faire l&rsquo;objet d&rsquo;un arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;extension de le convention.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;accord ou la recommandation porte sur l&rsquo;application des dispositions d&rsquo;un arr&ecirc;t&eacute; r&eacute;glementaire &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;une convention collective, selon l&rsquo;article 78, un nouvel arr&ecirc;t&eacute; sera pris automatiquement.<\/p>\n<p><strong>Art. 218. &mdash;<\/strong> Sont interdits tout lock-out et toute gr&egrave;ve d&eacute;clench&eacute;s avant &eacute;puisement des proc&eacute;dures de conciliation et de recommandation ou en violation des dispositions d&rsquo;un accord de conciliation ou d&rsquo;une recommandation ayant acquis force ex&eacute;cutoire.<\/p>\n<p>Le lock-out ou la gr&egrave;ve engag&eacute; en contravention des dispositions de la pr&eacute;sente loi peut entra&icirc;ner par sentence de la cour sup&eacute;rieure d&rsquo;arbitrage :<\/p>\n<p>a) Pour les employeurs, le payement aux travailleurs des journ&eacute;es de salaires perdues de ce fait et, pendant une p&eacute;riode de deux ans au minimum, l&rsquo;in&eacute;ligibilit&eacute; aux fonctions de membres<\/p>\n<p>des chambres de commerce, l&rsquo;interdiction de faire partie d&rsquo;une commission consultative du travail et d&rsquo;un conseil d&rsquo;aitbitrage, de participer, sous une forme quelconque, &agrave; urie entreprise de travaux ou un march&eacute; de fournitures pour le compte de l&rsquo;Etat, du territoire ou d&rsquo;une collectivit&eacute; publique;<\/p>\n<p>b) Pour les travailleurs, la perte du droit &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; de pr&eacute;avis et aux dommages-int&eacute;r&ecirc;ts pour rupture de contrat.<\/p>\n<p>La gr&egrave;ve d&eacute;clench&eacute;e apr&egrave;s notification de l&rsquo;opposition &agrave; ce que la recommandation de l&rsquo;expert acqui&egrave;re force ex&eacute;cutoire n&rsquo;entra&icirc;ne pas la rupture du contrat de travail.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE IX<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>P&eacute;nalit&eacute;s.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 219. &mdash;<\/strong> Dans le pr&eacute;sent titre, les sommes indiqu&eacute;es s&rsquo;entendent en monnaie m&eacute;tropolitaine.<\/p>\n<p><strong>Art. 220. &mdash;<\/strong> Sera puni d&rsquo;une amende civile de 1.000 F tout assesseur du tribunal du travail qui ne se sera pas rendu &agrave; son poste sur la citation qui lui aura &eacute;t&eacute; notifi&eacute;e.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;cidive, l&rsquo;amende civile sera de 2.000 F &agrave; 6.000 F et le tribunal pourra, en outre, le d&eacute;clarer incapable d&rsquo;exercer &agrave; l&rsquo;avenir les fonctions d&rsquo;assesseur du tribunal du travail.<\/p>\n<p>Le jugement sera imprim&eacute; et affich&eacute; &agrave; ses frais.<\/p>\n<p>Les amendes seront prononc&eacute;es par le tribunal.<\/p>\n<p><strong>Art. 221. &mdash;<\/strong> Seront punis d&rsquo;une amende de 100 &agrave; 500 F et, en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une amende de 400 A 4.000 F:<\/p>\n<p>a) Les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des articles 32, 45, 52 (&sect; 2), 53, 66, 67, 97, 99 (&sect;3), 100 et 173;<\/p>\n<p>b) Les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des arr&ecirc;t&eacute;s pr&eacute;vus par les articles 55 et 172;<\/p>\n<p>c) Les employeurs, fond&eacute;s de pouvoir ou leurs pr&eacute;pos&eacute;s responsables du d&eacute;faut d&rsquo;affichage conforme aux dispositions de l&rsquo;article 110.<\/p>\n<p><strong>Art. 222. &mdash;<\/strong> Seront punis d&rsquo;une amende de 200 &agrave; 500 F et, en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une amende de 400 &agrave; 4.000 F:<\/p>\n<p>a)Les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des articles 58, 57. 119 (S 2), 142 et 143;b) Les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des arr&ecirc;t&eacute;s pr&eacute;vus par les articles 34, 35, 118, 120, 138, 144, 170 et 171 ;<\/p>\n<p>e) Les personnes qui auront omis de- faire la d&eacute;claration pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article ,137.<\/p>\n<p>Dans le cas d&rsquo;infractions aux dispositions des arr&ecirc;t&eacute;s pr&eacute;vus par les articles 138 ou 144, la r&eacute;cidive pourra, en outre, &ecirc;tre punie d&rsquo;un emprisonnement de six jours &agrave; trois mois. S&rsquo;il y a double r&eacute;cidive, l&rsquo;emprisonnement sera Obligatoirement<\/p>\n<p>prononc&eacute;.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les infractions &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 171, l&rsquo;amende sera appliqu&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il y aura d&rsquo;inscriptions omises ou erron&eacute;es.<\/p>\n<p><strong>Art. 223. &mdash;<\/strong> Les infractions aux dispositions des articles 3 &agrave; 6 inclus, 18, et de l&rsquo;article 25, seront poursuivies contre les&nbsp;directeurs ou administrateurs des syndicats et punies .d&rsquo;une amende de 400 &agrave; 4.000 F.<\/p>\n<p>Au cas de fausse d&eacute;claration relative aux statuts et aux noms et qualit&eacute;s des administrateurs ou directeurs, l&rsquo;amende pourra &ecirc;tre port&eacute;e &agrave; 5.000 F.<\/p>\n<p>Les peines pr&eacute;vues par les articles 7 &agrave; 11 de la loi du 25 juin 1857 contre les. auteurs de contrefa&ccedil;on, apposition,imitation ou usage frauduleux des marques de commerce sont applicables en mati&egrave;re de contrefa&ccedil;on, apposition, imitation<\/p>\n<p>o&ugrave; usage frauduleux des marques syndicales ou labels.<\/p>\n<p><strong>Art. 224. &mdash;<\/strong> Les infractions aux dispositions de l&rsquo;article 76 en mati&egrave;re de salaires seront punies d&rsquo;une amende de 400 &agrave; 4.000 F.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;cidive, l&rsquo;amende sera de 1.000 &agrave; 10.000 F.<\/p>\n<p><strong>Art. 225. &mdash;<\/strong> Seront punis d&rsquo;une amende de 400 &agrave; 4.000 F, et, en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une amende de 4.000 &agrave; 10.000 F et d&rsquo;un emprisonnement de six jours &agrave; dix jours ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement:<\/p>\n<p>a) Les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des articles 36, 118, 121, 122, 124, 125, 130, 131 (&sect; 2), 136 et 171, avant-dernier paragraphe ;<\/p>\n<p>b) Les auteurs d&rsquo;infractions aux arr&ecirc;t&eacute;s pr&eacute;vus aux articles 29 (&sect; 2), 115, 122, 134, 164 et 175.<\/p>\n<p>Dans le cas d&rsquo;infraction &agrave; l&rsquo;article 36, s&rsquo;il y a double r&eacute;cidive, Femprisonnement sera obligatoirement prononc&eacute;.<\/p>\n<p>Dans le cas d&rsquo;infraction &agrave; l&rsquo;article 118, les p&eacute;nalit&eacute;s ne seront pas encourues si l&rsquo;infraction a &eacute;t&eacute; l&rsquo;eflet d&rsquo;une erreur portant sur l&rsquo;&acirc;ge des enfants commise lors de l&rsquo;&eacute;tablissement du carnet de travailleur.<\/p>\n<p><strong>Art. 226. &mdash;<\/strong> Seront punis d&rsquo;une amende de 1.000 &agrave; 4.000 F, et, en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une amende de 4.000 &agrave; 10.000 F. et d&rsquo;un emprisonnement de six jours &agrave; dix jours ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement:<\/p>\n<p>Les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des articles 58, 87, 88, 94, 107, 108, 114, 116 et 176;<\/p>\n<p>b) Les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des arr&ecirc;t&eacute;s pr&eacute;vus par les articles 78, 95 et 112;<\/p>\n<p>c) Toute personne qui aura employ&eacute; un travailleur de nationalit&eacute;. &eacute;trang&egrave;re d&eacute;muni de carnet de travailleur ou de carte<\/p>\n<p>de travail ou muni d&rsquo;un carnet ou carte &eacute;tabli pour une profession autre que celle de l&rsquo;emploi r&eacute;ellement tenu;<\/p>\n<p>d) Toute personne qui aura embauch&eacute; un travailleur &eacute;tranger dont le contrat avec un pr&eacute;c&eacute;dent employeur n&rsquo;&eacute;tait pas, soit expir&eacute;, soit r&eacute;sili&eacute; par d&eacute;cision judiciaire, &agrave; moins que le travailleur n&rsquo;ait &eacute;t&eacute; autoris&eacute; par l&rsquo;inspection du travail et des<\/p>\n<p>lois sociales ou pr&eacute;sent&eacute; par l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre, cette autorisation ou pr&eacute;sentation r&eacute;servant les droits du pr&eacute;c&eacute;dent, employeur vis-&agrave;-vis. du travailleur et du nouvel employeur.<\/p>\n<p><strong>Art. 227. &mdash;<\/strong> Sera puni d&rsquo;une amende de 500 &agrave; 5.000 F et d&rsquo;un emprisonnement de six jours &agrave; un an ou.de l&rsquo;une de ces deux peines seulement, quiconque aura port&eacute; ou tent&eacute; de porter atteinte soit &agrave; la libre d&eacute;signation des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel, soit &agrave; l&rsquo;exercice r&eacute;gulier de leurs fonctions.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;cidive dans le d&eacute;lai d&rsquo;une arm&eacute;e, l&rsquo;emprisonnement sera toujours prononc&eacute;. Les infractions pourront &ecirc;tre constat&eacute;es, soit par l&rsquo;inspection du travail et des lois sociales, soit par les officiers de police judiciaire.<\/p>\n<p><strong>Art. 228. &mdash;<\/strong> Seront punis d&rsquo;une amende de 2.000 &agrave; 20.000 francs et d&rsquo;un emprisonnement de six jours &agrave; trois mois ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement:<\/p>\n<p>a) Les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des articles 2, sur l&rsquo;interdiction du travail forc&eacute;, et 99, paragraphe 2, sur le payement -du salaire en alcool ou boisson alcoolis&eacute;e;b) Les personnes qui auront fait sciemment une fausse<\/p>\n<p>d&eacute;claration d&rsquo;accident du travail ou de maladie professionnelle;<\/p>\n<p>c) Toute personne qui, par violence, menaces, tromperie, dois ou promesses, aura contraint ou tent&eacute; de contraindre un travailleur &agrave; s&rsquo;embaucher contre son gr&eacute;, ou qui, par l&eacute;s m&ecirc;mes moyens, aura tent&eacute; de l&rsquo;emp&ecirc;cher ou l&rsquo;aura emp&ecirc;ch&eacute; de s&rsquo;embaucher ou de remplir les obligations impos&eacute;es par son contrat;<\/p>\n<p>d) Toute personne qui, en faisant usage d&rsquo;un contrat effectif ou d&rsquo;un carnet de travailleur contenant des indications inexactes, se sera fait embaucher ou se sera substitu&eacute; volontairement &agrave; un autre travailleur;<\/p>\n<p>e) Tout employeur, fond&eacute; de pouvoir ou pr&eacute;pos&eacute;, qui aura port&eacute; sciemment sur le carnet du travailleur, le registre d&rsquo;employeur ou tout autre document, des attestations mensong&egrave;res relatives &agrave; la dur&eacute;e et aux conditions du travail accompli par le travailleur, ainsi que tout travailleur qui aura sciemment fait usage de ces attestations;<\/p>\n<p>f) Tout employeur, fond&eacute; de pouvoir ou pr&eacute;pos&eacute;, qui aura sciemment engag&eacute;, tent&eacute; d&rsquo;engager ou conserv&eacute; &agrave; son service un travailleur encore li&eacute; &agrave; un autre employeur par contrat de travail, un apprenti encore li&eacute; par un contrat d&rsquo;apprentissage ou un stagiaire en cours de formation dans un centre de formation professionnelle, ind&eacute;pendamment du droit &agrave; dommagesint&eacute;r&ecirc;ts qui pourra &ecirc;tre reconnu &agrave; la partie les&eacute;e;<\/p>\n<p>g) Toute personne qui aura exig&eacute; ou accept&eacute; du travailleur une r&eacute;mun&eacute;ration quelconque &agrave; titre d&rsquo;interm&eacute;diaire dans le r&egrave;glement ou le payement des salaires, indemnit&eacute;s, allocations et frais de toute nature.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;cidive, l&rsquo;amende sera de 4.000 &agrave; 40.000 francs et remprisonnemeift de quinze jours &agrave; six mois.<\/p>\n<p><strong>Art. 220. &mdash;;<\/strong> Seront punis d&rsquo;une amende de 4.000 &agrave; 20.000 francs et, en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une amende de 20.000 &agrave; 100.000<\/p>\n<p>Francs les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des articles iiO, sauf en mati&egrave;re d&rsquo;aflichage, lit et 178.<\/p>\n<p><strong>Art. 230. &mdash;<\/strong> Sera punie d&rsquo;une amende de 10.000 &agrave; 20.000 F et d&rsquo;un emprisonnement de quinze jours &agrave; trois mois ou de l&rsquo;une de ces deux.peines seulement toute personne qui s&rsquo;est oppos&eacute;e ou a tent&eacute; de s&rsquo;opposer &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des obligations ou &agrave;&nbsp;l&rsquo;exercice des pouvoirs qui incombent aux inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail et aux chefs de circonscription administratives agissant comme suppl&eacute;ant de l&rsquo;inspecteur du travail et<\/p>\n<p>des lois sociales.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;cidive, l&rsquo;amende est de 20.000 &agrave; 40.000 F et Femprisonnement de un mois &agrave; six mois.<\/p>\n<p>En cas de double r&eacute;cidive, l&#8217;emprisonnement est obligatoirement prononc&eacute;.<\/p>\n<p>Les dispositions du code p&eacute;nal qui pr&eacute;voient et r&eacute;priment les actes de r&eacute;sistance, les outrages et les violences contre les officiers de police judiciaire sont, en outre, applicables &agrave; ceux qui se rendent coupables de faits de m&ecirc;me nature &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des inspecteurs ou de leurs suppl&eacute;ants.<\/p>\n<p><strong>Art. 231. &mdash;<\/strong> Sera puni des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 408 du code p&eacute;nal tout employeur qui aura retenu ou utilis&eacute; dans son int&eacute;r&ecirc;t personnel ou pour les besoins de son entreprise les sommes ou titre remis en cautionnement.&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Art.. 232. &mdash;<\/strong> L&rsquo;article 463 du code p&eacute;nal et la loi de sursis sont applicables &agrave; toutes les infractions pr&eacute;vues et r&eacute;prim&eacute;es au, pr&eacute;sent titre.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;une amende est prononc&eacute;e en vertu du pr&eacute;sent titre, elle est encourue autant de. fois qu&rsquo;il y a eu d&rsquo;infractions, sans que cependant le montant total des amendes inflig&eacute;es puisse exc&eacute;der cinquante fois les tauv maxima pr&eacute;vus ci-dessus.<\/p>\n<p>Cette r&egrave;gle s&rsquo;applique notamment au cas o&ugrave; plusieurs travailleurs auraient &eacute;t&eacute; employ&eacute;s dans des conditions contraires &agrave; la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;application des articles 221, 222, 223, 224, 225, 226, 227, il y a r&eacute;cidive lorsque, dans les douze mois ant&eacute;rieurs au fait poursuivi, le contrevenant a d&eacute;j&agrave; subi condamnation pour, un fait identique.<\/p>\n<p><strong>Art. 233. &mdash;<\/strong> Les chefs d&rsquo;entreprises sont civilement responsables des condamnations prononc&eacute;es contre leurs fond&eacute;s de pouvoir ou pr&eacute;pos&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>TITRE X<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Dispositions transitoires.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Art. 234. &mdash;<\/strong> Les dispositions de la pr&eacute;sente loi sont de plein droit applicables aux contrats individuels en cours.<\/p>\n<p>Elles ne peuvent constituer une cause de rupture de ces contrats.<\/p>\n<p>Toute clause d&rsquo;un contrat en cours qui ne serait pas conforme aux dispositions de la pr&eacute;sente loi, ou d&rsquo;un, d&eacute;cret ou arr&ecirc;t&eacute; pris pour son application, sera modifi&eacute;e dans un d&eacute;lai de six mois &agrave; compter de la publication de la pr&eacute;sente loi ou du d&eacute;cret ou arr&ecirc;t&eacute; en cause.<\/p>\n<p>Au cas de refus de l&rsquo;une des parties, la juridiction comp&eacute;tente pourra ordonner, sous peine d&rsquo;astreinte, de proc&eacute;der aux modifications qui seront jug&eacute;es n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p><strong>Art. 235. &mdash;<\/strong> Aussi longtemps que de nouvelles conventions collectives n&rsquo;auront pas &eacute;t&eacute; &eacute;tablies dans le cadre de la pr&eacute;sente loi, les conventions ant&eacute;rieures resteront en vigueur en celles de leurs dispositions qui ne lui sont pas contraires. Ces conventions sont susceptibles de faire l&rsquo;objet d&rsquo;arr&ecirc;t&eacute;s d&rsquo;extension dans les conditions pr&eacute;vues au chapitre des conventions collectives.<\/p>\n<p><strong>Art. 236. &mdash;<\/strong> L&rsquo;orientation et la formation professionnelles seront organis&eacute;es par d&eacute;crets du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, pris sur le rapport du ministre de la France d&rsquo;outre-mer et apr&egrave;s avis de rassembl&eacute;e de l&rsquo;Union fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p>Les d&eacute;penses aff&eacute;rentes &agrave; l&rsquo;orientation et &agrave; la formation professionnelles sont inscrites pour les parts incombant aux budgets g&eacute;n&eacute;raux et locaux, au titre des d&eacute;penses obligatoires.<\/p>\n<p><strong>Art. 237. &mdash;<\/strong> Les chefs de territoires sont habilit&eacute;s&rsquo; &agrave; prendre des arr&ecirc;t&eacute;s, apr&egrave;s avis des commissions consultatives du travail et des assembl&eacute;es repr&eacute;sentatives, instituant des prestations familiales pour tous les travailleurs r&eacute;gis par le pr&eacute;sent code et des caisses de compensation pour assurer le versement de ces prestations.<\/p>\n<p>Ces arr&ecirc;t&eacute;s seront soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p><strong>Art. 238. &mdash;<\/strong> Il sera cr&eacute;&eacute;, partout ou cela sera jug&eacute; possible, par d&eacute;cret du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pris sur proposition du ministre de la France d&rsquo;outre-mer, des caisses charg&eacute;es du financement des &oelig;uvres sociales d,&rsquo;entreprises, telles que cantines, coop&eacute;ratives de consommation, organisation des loisirs et de l&rsquo;habitat.<\/p>\n<p>Ces caisses seront aliment&eacute;es par des cotisations d&rsquo;employeurs et des subventions des pouvoirs publics; elles pourront &eacute;galement recevoir des dons et legs.<\/p>\n<p>Elles seront g&eacute;r&eacute;es avec le concours des repr&eacute;sentants des travailleurs.<\/p>\n<p><strong>Art. 239. &mdash;<\/strong> Les institutions et proc&eacute;dures existant en application de r&egrave;glements ant&eacute;rieurement en vigueur en mati&egrave;re de travail, de s&eacute;curit&eacute; sociale et de prestations familiales continueront &agrave; &ecirc;tre valables jusqu&rsquo;au moment o&ugrave; seront effectivement mises en place les institutions et proc&eacute;dures d&eacute;coulant de la pr&eacute;sente loi&nbsp; des actes subs&eacute;quents.<\/p>\n<p><strong>Art. 240. &mdash;<\/strong> Les d&eacute;crets et les arr&ecirc;t&eacute;s du ministre de la France d&rsquo;outre-mer, des chefs de groupe de territoires et des chefs de territoire pr&eacute;vus par le pr&eacute;sent code, devront &ecirc;tre pris dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an qui&rsquo; suivra la promulgation de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p><strong>Art. 241. &mdash;<\/strong> Sont abrog&eacute;es toutes dispositions contraires &agrave; la pr&eacute;sente loi.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-121885","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"52-1322","comment":"instituant un code du travail dans les territoires et territoires associ\u00e9s relevant du minist\u00e8re de la France d\u2019outre-mer (1).","visas":"<p>L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et le Conseil de la R&eacute;publique ont d&eacute;lib&eacute;r&eacute;,<\/p>\n<p>L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a adopt&eacute;, Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique promulgue la loi dont la teneur suit:&nbsp;<\/p>","signature":"<p>VINCENT AURIOL.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique:<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident du conseil des ministres,<\/p>\n<p>ANTOINE PINAY.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le garde des sceaux, ministre de la justice,<\/p>\n<p>L&Eacute;ON MARTIN'AUD-D&Eacute;PLAT.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le ministre de la France d'outre-mer,<\/p>\n<p>PIERRE PFLIMLI<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":[105727],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"52386","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/121885","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/121885\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":164225,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/121885\/revisions\/164225"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105727"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=121885"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=121885"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=121885"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}