{"id":122595,"date":"1953-08-06T00:00:00","date_gmt":"1953-08-05T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=122595"},"modified":"2024-12-18T01:24:24","modified_gmt":"2024-12-17T22:24:24","slug":"loi-n-53-681-portant-amnistie","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n-53-681-portant-amnistie\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 53-681  portant amnistie."},"content":{"rendered":"<p>Art. 1er. &mdash; La R&eacute;publique fran&ccedil;aise rend t&eacute;moignage &agrave; la R&eacute;sistance, dont le combat au dedans et au dehors des fronti&egrave;res a sauv&eacute; la nation.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l&rsquo;esprit de la R&eacute;sistance qu&rsquo;elle entend que soit aujourd&rsquo;hui dispens&eacute;e la cl&eacute;mence.<\/p>\n<p>L&rsquo;amnistie n&rsquo;est pas une r&eacute;habilitation ni une revanche, pas plus qu&rsquo;elle n&rsquo;est une critique contre ceux qui, au nom de la nation eurent la lourde t&acirc;che de juger et de punir.<\/p>\n<p>TITRE 1er<\/p>\n<p><strong>Dispositions relatives aux faits de collaboration.<\/strong><\/p>\n<p>Chapitre Ier Amnistie de droit<\/p>\n<p>Art. 2. &mdash; Sont amnisti&eacute;s les faits ayant entra&icirc;n&eacute; ou susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner une condamnation &agrave; la peine de la d&eacute;gradation nationale &agrave; titre principal, telle qu&rsquo;elle est d&eacute;finie par l&rsquo;ordonnance du 26 d&eacute;cembre 1944 et par l&rsquo;an ticle 23 de la loi du 5 janvier 1951.<\/p>\n<p>Art. 3. &mdash; Sont amnisti&eacute;s les faits d&eacute;finis &agrave; l&rsquo;article 1er de l&rsquo;ordonnance du 28 novembre 1944 portant modification et codification des textes relatifs &acirc; la r&eacute;pression des faits de collaboration lorsque ces faits, quelle qu&rsquo;en soit la nature, n&rsquo;ont entra&icirc;n&eacute; initialement ou ne sont susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner qu&rsquo;une condamnation &acirc; l&rsquo;amende o&ugrave; &agrave; une peine d&rsquo;emprisonnement inferieure ou &eacute;gale &agrave; cinq ans, assortie ou non d&rsquo;une amende inf&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; 200.000 F. Sont exclus des dispositions du pr&eacute;sent article ceux qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une condamnation pour un autre crime ou d&eacute;lit &agrave; une peine d&rsquo;emprisonnement &eacute;gale ou sup&eacute;rieure &agrave; deux ans.<\/p>\n<p>Art. 4. &mdash; Sont &eacute;galement amnisti&eacute;s les faits vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 3, lorsqu&rsquo;ils n&rsquo;ont entra&icirc;n&eacute;, compte tenu des mesures de gr&acirc;ce intervenues, ou ne sont susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner qu&rsquo;une condamnation &agrave; une peine privative de libert&eacute;<\/p>\n<p>&mdash; assortie ou non d&rsquo;une amende inf&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; 2 millions de francs<\/p>\n<p>&mdash; dont la dur&eacute;e n&rsquo;exe&eacute;de pas cinq ans ou qui est venue &agrave; expiration au plus tard le 1er janvier 1952.<\/p>\n<p>Toutefois, ne pourront b&eacute;n&eacute;ficier des dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent ceux qui se sont rendus coupables de meurtre, de viol, de d&eacute;nonciation ou qui, par leurs agissements ou leurs &eacute;crits, ont sciemment expos&eacute; ou tent&eacute; d&rsquo;exposer des personnes &agrave; des tortures, &agrave; la d&eacute;portation ou &agrave; la mort, ou ont sciemment concouru &agrave; l&rsquo;action de l&rsquo;ann&eacute;e ou des services de police ou d&rsquo;espionnage ennemis.<\/p>\n<p>Sont exclus des dispositions du pr&eacute;sent article ceux qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une condamnation pour un autre crime ou d&eacute;lit &agrave; une peine d&rsquo;emprisonnement &eacute;gale ou sup&eacute;rieure &agrave; deux ans.<\/p>\n<p>Art. 5. &mdash; Sont amnisti&eacute;s les faits d&eacute;finis, &agrave; l&rsquo;article 1er de l&rsquo;ordonnance du 29 mars 1945 relative &agrave; la r&eacute;pression du commerce avec l&rsquo;ennemi, lorsque ces faits n&rsquo;ont entra&icirc;n&eacute; ou ne sont susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner qu&rsquo;une condamnation &agrave; une peine de prison inf&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; cinq ans, assortie ou non d&rsquo;une peine d&rsquo;amende, &agrave; condition qu&rsquo;elle ne d&eacute;passe pas 200.000 F, ou une condamnation &agrave; une peine d&rsquo;amende ne d&eacute;passant pas 500.000 F.<\/p>\n<p>Sont exclus des dispositions du pr&eacute;sent article ceux qui ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une autre condamnation &agrave; une peine plus grave pour crime ou d&eacute;lit.<\/p>\n<p>Art. 6. &mdash; Sont amnisti&eacute;s les faits vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 3, quelles que soient la nature et la dur&eacute;e de la peine qu&rsquo;ils ont entra&icirc;n&eacute;e j ou qu&rsquo;ils sont susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner, lorsque ces faits ont &eacute;t&eacute; commis par un mineur de dix-huit ans.<\/p>\n<p>Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 4 (alin&eacute;a 2), sont amnisti&eacute;s les faits vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 3, quelle que soit la dur&eacute;e de la peine qu&rsquo;ils ont entra&icirc;n&eacute;e ou qu&rsquo;ils sont susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner, lorsque ces faits ont &eacute;t&eacute; commis par un mineur de plus de dix-huit ans et de moins de vingt et un ans.<\/p>\n<p>Art. 7. &mdash; Sont amnisti&eacute;s les faits vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 3, lorsqu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; commis, soit par les grands invalides de guerre vis&eacute;s aux articles 31 &agrave; 34 du d&eacute;cret n&deg; 47-2084 du 20 octobre 1947, soit par les grands mutil&eacute;s de guerre vis&eacute;s aux articles 36 et 37 du m&ecirc;me d&eacute;cret, soit par les d&eacute;port&eacute;s des camps de concentration anciens combattants cit&eacute;s et d&eacute;cor&eacute;s des guerres 1914-1918 a 1939-1945 et &agrave; la condition que, compte tenu des mesures de gr&acirc;ce intervenues, ils n&rsquo;aient entra&icirc;n&eacute;, ou ne soient susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner qu&rsquo;une condamnation &agrave; l&rsquo;amende ou &agrave;&rsquo; une peine privative de libert&eacute; d&rsquo;une dur&eacute;e inf&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; dix ann&eacute;es, assortie ou non d&rsquo;une amende n&rsquo;exc&eacute;dant pas 200.000 F.<\/p>\n<p>Art. 8. &mdash; Sont &eacute;galement amnisti&eacute;s dans les conditions pr&eacute;vues &agrave;, l&rsquo;article 7 et sous les r&eacute;serves des dispositions de l&rsquo;article 4, alin&eacute;a 2, les laits vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 3 lorsque leurs auteurs ont &eacute;t&eacute; nomm&eacute;s ou promus dans l&rsquo;ordre de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur, ou ont re&ccedil;u la m&eacute;daille militaire ou la m&eacute;daille de la R&eacute;sistance pour faits de guerre ou de r&eacute;sistance post&eacute;rieurs aux infractions retenues &agrave; leur charge.<\/p>\n<p>Art. 9. &mdash; Les contestations relatives &agrave; l&rsquo;application des dispositions du pr&eacute;sent chapitre seront jug&eacute;es dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 597 du code d&rsquo;instruction criminelle, sous r&eacute;serve de ce qui suit:<\/p>\n<p>La juridiction comp&eacute;tente sera, dans tous les cas, la chambre des mises en accusation de la cour d&rsquo;appel dans le ressort de laquelle la condamnation a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e.<\/p>\n<p>Le magistrat rapporteur sera mis en possession du dossier de proc&eacute;dure et, s&rsquo;il y a lieu, proc&eacute;dera contradictoirement, dans les conditions fix&eacute;es aux articles 71 et suivants et 87 et suivants du code d&rsquo;instruction criminelle, &agrave; toute mesure d&rsquo;insdiruction utile.<\/p>\n<p>Le condamn&eacute; ou son avocat pourra prendre communication du dossier;<\/p>\n<p>il sera cit&eacute; dans le d&eacute;lai pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 184 du code d&rsquo;instruction criminelle et pourra fournir ses moyens de d&eacute;fense par lui-m&ecirc;me et son conseil, verbalement et par &eacute;crit.<\/p>\n<p>La d&eacute;cision devra intervenir dans les six mois de la saisine.<\/p>\n<p>Art. 10. &mdash; Les dispositions du pr&eacute;sent chapitre ne s&rsquo;appliquent pas aux condamnations prononc&eacute;es par la Haute Cour dje justice institu&eacute;e par l&rsquo;ordonnance du 18 novembre 1944.<\/p>\n<p>Chapitre II<\/p>\n<p><strong>Amnistie par mesure individuelle.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 11. &mdash; Peuvent &ecirc;tre admis par d&eacute;cret au b&eacute;n&eacute;fice d.e l&rsquo;amnistie les condamn&eacute;s pour faits d&eacute;finis par les ordonnances Vis&eacute;es au chapitre 1er de la pr&eacute;sente loi, &agrave; condition que, compte tenu des mesures de gr&acirc;ce intervenues, ils n&rsquo;aient &eacute;t&eacute; frapp&eacute;s, &agrave; titre principal, que d&rsquo;une peine privative de libert&eacute; assortie ou non d&rsquo;une amende<\/p>\n<p>&mdash; d&rsquo;une dur&eacute;e inf&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; quinze ans, cette limite &eacute;tant port&eacute;e &agrave; vingt ans pour ceux qui entrent dans l&rsquo;une des cat&eacute;gories vis&eacute;es aux articles 7 et 8 de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Sont exclus des mesures pr&eacute;vues au pr&eacute;sent article ceux qui se sont rendus coupables de meurtre, de viol, de d&eacute;nonciation ou qui, par leurs agissements ou leurs &eacute;crits, ont sciemment expos&eacute; ou tent&eacute; d&rsquo;exposer des personnes &agrave; la torture, k la d&eacute;portation ou k la mort ou qui ont sciemment concouru &agrave; l&rsquo;action de l&rsquo;arm&eacute;e ou des services de police au d&rsquo;espionnage ennemis.<\/p>\n<p>Chapitre III<\/p>\n<p><strong>Effets de l&rsquo;amnistie et dispositions diverses.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 12. &mdash; Ind&eacute;pendamment des dispositions du titre VII, l&rsquo;amnistie pr&eacute;vue au pr&eacute;sent titre produit effet dans les conditions fix&eacute;es par l&rsquo;article 14 de la loi n&deg; 51-18 du 5 janvier 1951. Les dispositions dudit article 14 sont &eacute;galement &eacute;tendues &agrave; l&rsquo;application des lois d&rsquo;amnistie des 18 avril 1916 et 16 ao&ucirc;t 1947.<\/p>\n<p>Le troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 15 de la loi n&reg; 51-18 du 5 janvier 1951 est ahrog&eacute;.<\/p>\n<p>TITRE II<\/p>\n<p><strong>Dispositions relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;puration.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 13. &mdash; Sont amnisti&eacute;s les faits susceptibles de donner lieu ou ayant donn&eacute; &lsquo;lieu uniquement ou conjointement &agrave; une sanction p&eacute;nale amnisti&eacute;e, aux sanctions pr&eacute;vues par les ordonnances du 18 ao&ucirc;t 1943, du 6 d&eacute;cembre 1943, du 27 juin 1944, du 12 octobre 1944, du 12 novembre 1944 et du 13 avril 1945 relatives k l&rsquo;&eacute;puration administrative ou par l&rsquo;ordonnance du 16 octobre 1944 sur l&rsquo;&eacute;puration dans les entreprises.<\/p>\n<p>Sont amnisti&eacute;s dans les m&ecirc;mes conditions les faits ayant provoqu&eacute; des mesures d&rsquo;&eacute;viction du service ou des sanctions prises pour des motifs relevant, en fait, de r&eacute;puration administrative ou de l&rsquo;&eacute;puration dans les entreprises, et notamment celle prises en application de l&rsquo;ordonnance du 2 janvier 1944.<\/p>\n<p>Art. 12. &mdash; Ind&eacute;pendamment des dispositions du titre VII, l&rsquo;amnistie pr&eacute;vue au pr&eacute;sent titre produit effet dans les conditions fix&eacute;es par l&rsquo;article 14 de la loi n&deg; 51-18 du 5 janvier 1951.<\/p>\n<p>Les dispositions dudit article 14 sont &eacute;galement &eacute;tendues &agrave; l&rsquo;application des lois d&rsquo;amnistie des 18 avril 1916 et 16 ao&ucirc;t 1947.<\/p>\n<p>Le troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 15 de la loi n&deg; 51-18 du 5 janvier 1951 est ahrog&eacute;.<\/p>\n<p>TITRE II<\/p>\n<p><strong>Dispositions relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;puration.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 13. &mdash; Sont amnisti&eacute;s les faits susceptibles de donner lieu ou ayant donn&eacute; lieu uniquement ou conjointement &agrave; une sanction p&eacute;nale amnisti&eacute;e, aux sanctions pr&eacute;vues par les ordonnances du 18 ao&ucirc;t 1943, du 6 d&eacute;cembre 1943, du 27 juin 1944, du 12 octobre 1944, du 12 novembre 1944 et du 13 avril 1945 relatives&nbsp; l&rsquo;&eacute;puration administrative ou par l&rsquo;ordonnance du 16 octobre 1944 sur l&rsquo;&eacute;puration dans les entreprises.<\/p>\n<p>Sont amnisti&eacute;s dans les m&ecirc;mes conditions les faits ayant provoqu&eacute; des mesures d&rsquo;&eacute;viction du service ou des sanctions prises pour des motifs relevant, en fait, de r&eacute;puration administrative ou de l&rsquo;&eacute;puration dans les entreprises, et notamment celle prises en application de l&rsquo;ordonnance du 2 janvier 1944.<\/p>\n<p>TITRE III<\/p>\n<p><strong>De rin&eacute;ligibilit&eacute;.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 19. &mdash; Les in&eacute;ligibilit&eacute;s r&eacute;sultant des paragraphes &agrave;, d, e, f de l&rsquo;article 18 de l&rsquo;ordonnance du 21 avril 1944 portani organisation des pouvoirs publics en France apr&egrave;s la lib&eacute;ration et de la loi n&deg; 46-2174 du 4 octobre 1946 relative &agrave; l&rsquo;in&eacute;ilgibilit&eacute; sont supprim&eacute;es pour toutes les &eacute;lections.<\/p>\n<p>TITRE IV<\/p>\n<p><strong>Amnistie aux r&eacute;sistants. <\/strong><\/p>\n<p>Art. 20. &mdash; L&rsquo;article 30 de la loi du 5 janvier 1951 est remplac&eacute; par les dispositions suivantes: &laquo; Sont r&eacute;put&eacute;s l&eacute;gitimes et, en tant que de besoin, amnisti&eacute;s, tous les faits post&eacute;rieurs au 10 juin 1910 et ant&eacute;rieurs au 1er janvier 1916, lorsqu&rsquo;il sera &eacute;tabli soit qu&rsquo;au moment de ces faits leur auteur appartenait &agrave; une organisation de r&eacute;sistance, soit qu&rsquo;au cours de la proc&eacute;dure ou des d&eacute;bats et ant&eacute;rieurement &agrave; la condamnation, il a &eacute;t&eacute; invoqu&eacute; que ces faits ont &eacute;t&eacute; accomplis &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;une action tendant &agrave; servir la cause de la lib&eacute;ration du territoire ou &agrave; contribuer &agrave; la lib&eacute;ration d&eacute;finitive de la France.<\/p>\n<p>&laquo; Sont exclus du b&eacute;n&eacute;fice de ces dispositions, tous actes dont le minist&egrave;re public apportera la preuve que leur v&eacute;ritable mobile &eacute;tait compl&egrave;tement &eacute;tranger &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la R&eacute;sistance &raquo;.<\/p>\n<p>Art. 2t. &mdash; L&rsquo;article 31 de la loi du 5 janvier 1951 est remplac&eacute; par les dispositions suivantes:<\/p>\n<p>&laquo; Les juridictions saisies de la poursuite statueront sur l&rsquo;application de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>&laquo; En cas d&rsquo;instance purement civile, le d&eacute;fendeur pourra &laquo;aisir la chambre des mises en accusation comme il est dit &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>La victime ou ses ayants droit pourront &eacute;galement, en l&rsquo;absence de toute action, saisir cette juridiction.<\/p>\n<p>&laquo; Pour les condamnations p&eacute;nales prononc&eacute;es avant la promulgation de la pr&eacute;sente loi, les contestations seront port&eacute;es devant la chambre des mises en accusation dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 9 de cette loi.<\/p>\n<p>&laquo; Dans tous les cas la commission F. F. C. T. sera obligatoirement consult&eacute;e.<\/p>\n<p>Elle devra donner son avis dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; compter de la demande &agrave; elle adress&eacute;e par le minist&egrave;re public.<\/p>\n<p>Si la commission n&rsquo;a pas donn&eacute; son avis dans ledit d&eacute;lai, il sera pass&eacute; outre &raquo;.<\/p>\n<p>TITRE V<\/p>\n<p><strong>Amnistie de faits commis au cours et &agrave; l&rsquo;occasion de conflits collectifs du travail et de manifestations sur la voie publique y relatives.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 22. &mdash; L&rsquo;amnistie pr&eacute;vue aux articles 23, 24 et 25 s&rsquo;applique aux faits commis au cours de conflits collectifs du travail ou de manifestations sur la voie publique y relatives, qui sont d&eacute;roul&eacute;s entre le 16 janvier 1947 et le lor avril 1952. Art. 23. &mdash; Sont amnisti&eacute;es les infractions ci-apr&egrave;s:<\/p>\n<p>1&deg; Contraventions de simple police; 2&deg; D&eacute;lits pr&eacute;vus par les textes suivants:<\/p>\n<p>A. &mdash; Code p&eacute;nal : Articles 211 (s&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu port d&rsquo;armes), 212, 218, 219, 222, 223, 224, 225, 230, 257, 283, 285, 311 (s&rsquo;il n&rsquo;y a pas r&eacute;cidive), 414, 415.<\/p>\n<p>B. &mdash; Lois sp&eacute;ciales? Loi du 21 avril 1810 sur les mines, mini&egrave;res et carri&egrave;res, article 96; Loi du 10 avril 1831 contre les attroupements;<\/p>\n<p>Loi du 7 juin 1848 sur les attroupements;<\/p>\n<p>Loi du 29 juillet 1881 sur la libert&eacute; de la presse, article 23 lorsque (les d&eacute;lits ayant suivi la provocation sont eux-m&ecirc;mes amnisti&eacute;s), article 24 (dernier alin&eacute;a), et article 27 ;<\/p>\n<p>Loi du 11 juillet 1938 sur l&rsquo;organisation g&eacute;n&eacute;rale de la Nation pour le temps de guerre, article 31;<\/p>\n<p>Loi n&deg; 46-1072 du 17 mai 1946 relative &agrave; la nationalisation des combustibles min&eacute;raux solides, article 32, 3&deg;; Loi n&deg; 47-2291 du 6 d&eacute;cembre 1917 tendant &agrave; la protection de la libert&eacute; du travail.<\/p>\n<p>Art. 24. &mdash; Sont amnisti&eacute;es les infractions pr&eacute;vues par les textes suivants: Article 9 du d&eacute;cret du 20 mars 1937 instituant la conciliation et l&rsquo;arbitrage obligatoires pour le r&egrave;glement des conflits du travail en Afrique occidentale fran&ccedil;aise; Article 97 du d&eacute;cret du 7 avril 1938 portant r&eacute;glementation du travail indig&egrave;ne &agrave; Madagascar.<\/p>\n<p>Art. 25. &mdash; Pendant un d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; compter de la publication de la pr&eacute;sente loi ou de la condamnation, pourront demander &agrave; &ecirc;tre admises par d&eacute;cret au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie les personnes condamn&eacute;es en application des textes suivants; Articles 309, alin&eacute;as lw et 2, 311 (en ca6 de r&eacute;cidive), 388, 401, alin&eacute;as 1er, 2 et 3, 443 du code p&eacute;nal; Loi du 10 janvier 1936 sur le port des armes prohib&eacute;es.<\/p>\n<p>Art. 26. &mdash; La contrainte par corps ne pourra &ecirc;tre exerc&eacute;e contre le condamn&eacute; ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;amnistie pour les dommages et int&eacute;r&ecirc;ts prononc&eacute;s en suite de la condamnation amnisti&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 27. &mdash; Les arr&ecirc;t&eacute;s d&rsquo;expulsion pris contre des ouvriers &eacute;trangers en raison de leur participation aux conflits collectifs du travail et aux manifestations sur la voie publique vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 22 ou en raison d&rsquo;une condamnation amnisti&eacute;e par la pr&eacute;sente loi, devront faire l&rsquo;objet d&rsquo;un nouvel examen dans les formes r&eacute;glementaires si les int&eacute;ress&eacute;s le demandent.<\/p>\n<p>TITRE VI<\/p>\n<p><strong>Amnistie de droit commun.<\/strong>&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 28. &mdash; Sous r&eacute;serve de6 dispositions de l&rsquo;article 5, sont amnisti&eacute;s tous d&eacute;lits ou contraventions commis ant&eacute;rieurement au 1er janvier 1953 qui sont ou seront punis: a) De peines d&rsquo;emprisonnement inf&eacute;rieures ou &eacute;gales &agrave; trois mois assorties ou non d&rsquo;une amende;<\/p>\n<p>b) De peines d&rsquo;emprisonnement inf&eacute;rieures ou &eacute;gales &agrave; un an avec application de la loi du 26 mars 1891, assorties ou non d&rsquo;une amende;<\/p>\n<p>c) De peines d&rsquo;amendes.<\/p>\n<p>Art. 29. &mdash; Amnistie pleine et enti&egrave;re est accord&eacute;e aux infractions punies de peines correctionnelles commises ant&eacute;rieurement au 1er janvier 1951 par des d&eacute;linquants primaires appartenant aux cat&eacute;gories suivantes:&nbsp;<\/p>\n<p>1&deg; P&egrave;re, m&egrave;re, veuve, enfants mineurs d&rsquo;anciens combattants de la guerre 1914-1918 ou de militaires de la guerre 1939-1945 ou des th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;rations ext&eacute;rieurs tu&eacute;s&nbsp; l&rsquo;ennemi ou morts en captivit&eacute; ou d&eacute;c&eacute;d&eacute;s par suite de leur captivit&eacute; ou de blessures de guerre;<\/p>\n<p>2&deg; P&egrave;re, m&egrave;re, conjoint, enfants mineurs de toute personne qui a &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;e comme otage ou qui est morte en d&eacute;portation ou qui est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e des suites de traitements subis du fait de l&rsquo;ennemi ou de ses complices;<\/p>\n<p>3&deg; Prisonniers de la guerre 1914-1918 ou de la guerre 1939- 1945, d&eacute;port&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques, intern&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques et leurs conjoints, leqrs enfants mineurs ainsi que les Mosellans et Alsaciens qui se&rsquo;sont soustraits &agrave; l&rsquo;ordre d&rsquo;incorporation de leur classe dans l&rsquo;arm&eacute;e allemande et les Mosellans et Alsaciens qui, incorpor&eacute;e dans l&rsquo;arm&eacute;e allemande, ont d&eacute;sert&eacute; avant la lib&eacute;ration du territoire ou ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s par les tribunaux militaires allemands pour d&eacute;sertion, trahison ou sabotage;<\/p>\n<p>4&deg; D&eacute;port&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques et intern&eacute;s r&eacute;sistants ou politiques de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re justifiant d&rsquo;une r&eacute;sidence en France de plus de trente arm&eacute;es au 10 juin 1953 ainsi que leur conjointe, leurs enfants mineurs;<\/p>\n<p>5&deg; Anciens combattants de la guerre 1914-1918 et de la guerre 1939-1945;<\/p>\n<p>6&deg; Militaires de la guerre 1939-1945 ou des th&eacute;&acirc;tres d&rsquo;op&eacute;rations ext&eacute;rieurs qui auront &eacute;t&eacute; bless&eacute;s de guerre ou engag&eacute;s volontaires, ou qui sont titulaires d&rsquo;une citation homologu&eacute;e, ou qui se sont &eacute;vades de la France m&eacute;tropolitaine ou des territoires d&rsquo;oulre-iner pour se mettre &agrave; la disposition de la France,libre;<\/p>\n<p>7&deg; Personnes ayant appartenu &agrave; une formation de r&eacute;sistance, telles qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; d&eacute;finies par la loi du 15 mai 19-46, &agrave; la date du 1er juin 194G, ainsi que leur conjoint et leurs enfants mineurs.<\/p>\n<p>Les justifications &agrave; produire pour b&eacute;n&eacute;ficier des dispositions du pr&eacute;sent article sont celles pr&eacute;vues par le d&eacute;cret du 12 septembre 1947, modifi&eacute;, portant application de l&rsquo;article 10 de la loi du 16 ao&ucirc;t 1947.<\/p>\n<p>Toutefois, en ce qui concerne les d&eacute;port&eacute;s, les seules pi&egrave;ces &agrave; fournir seront soit le certificat mod&egrave;le A, soit la carte de d&eacute;port&eacute;.<\/p>\n<p>Sont exclus des dispositions du pr&eacute;sent article les d&eacute;lits pr&eacute;vus et r&eacute;prim&eacute;s par les articles 174, 177, 312 (alin&eacute;as G, 7, 8), 317 (alin&eacute;as 2 et 4), 334 et 334 bis, 349, 350, 351 (alin&eacute;a 1er), 352 et 353 (alin&eacute;a 1er) du code p&eacute;nal.<\/p>\n<p>Art. 30. &mdash; Sont r&eacute;habilit&eacute;s de plein droit les commer&ccedil;ants non banqueroutiers qui, ant&eacute;rieurement au 1er janvier 1953, ont &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s en &eacute;tat d&eacute; faillite ou de liquidation judiciaire et ceux qui auront &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s en &eacute;tat de faillite ou de liquidation judiciaire &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;une proc&eacute;dure en cours &agrave; cette date s&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; d&eacute;cor&eacute;s, pour faits de guerre ou de r&eacute;sistance, de la m&eacute;daille, militaire ou de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur, ou de la Croix de guerre ou de la m&eacute;daille de la R&eacute;sistance, ou qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;port&eacute;s au titre de la R&eacute;sistance, sauf cas de faillite ou de liquidation,judiciaire ant&eacute;rieure.<\/p>\n<p>Dans tous les cas, les droits des cr&eacute;anciers sont express&eacute;ment r&eacute;serv&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 31. &mdash; Sont amnisti&eacute;es de plein droit les infractions &agrave; la loi du 21 mai 1836, modifi&eacute;e par la loi du 18 avril 1924, portant prohibition des loteries, commises ant&eacute;rieurement au 1er janvier 1953.<\/p>\n<p>Art. 32. &mdash; Amnistie pleine et enti&egrave;re est accord&eacute;e &agrave; tous les faits commis ant&eacute;rieurement au 1er janvier 1953 ayant donn&eacute; lieu ou pouvant donner lieu, uniquement ou conjointement &agrave; une sanction p&eacute;nale amnisti&eacute;e &agrave; des peines disciplinaires contre les avocats et officiers publics ou minist&eacute;riels sans qu&rsquo;il en r&eacute;sulte aucun droit la r&eacute;int&eacute;gration qui reste facultative. Sont &eacute;galement amnisti&eacute;s dans les m&ocirc;mes conditions de date les faits ayant donn&eacute; lieu ou pouvant donner lieu, uniquement ou conjointement &agrave;&lsquo;une sanction p&eacute;nale amnisti&eacute;e, &agrave; les sanctions professionnelles quel que, soit le nom ou la nature de l&rsquo;autorit&eacute; ou de la juridiction charg&eacute;e de les prononcer, sans qu&rsquo;il en r&eacute;sulte aucun droit &agrave; la r&eacute;int&eacute;gration qui reste facultative.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;un ou l&rsquo;autre cas sont except&eacute;s les manquements &agrave; la probit&eacute;, aux bonnes m&oelig;urs ou &agrave; l&rsquo;honneur.<\/p>\n<p>Art. 33. &mdash; Sont amnisti&eacute;s dans les m&ecirc;mes conditions de date, les faits, quelle qu&rsquo;en soit la nature, ayant donn&eacute; lieu ou pouvant donner lieu, uniquement ou conjointement &agrave; une sanction p&eacute;nale amnisti&eacute;e, &agrave; des sanctions disciplinaires contre les fonctionnaires de l&rsquo;Etat, les agents civils ou militaires, les fonctionnaires, agents, ouvriers et employ&eacute;s des collectivit&eacute;s et services publics, &agrave; l&rsquo;exception de ceux constituant des manquer ments &agrave; la probit&eacute;, aux bonnes m&oelig;urs ou &agrave; l&rsquo;honneur.<\/p>\n<p>Ces personnes&rsquo;b&eacute;n&eacute;ficieront, le eas-tfeh&eacute;ant, des dispositions des articles 14 et 15 de la pr&eacute;sente loi en ce qui concerne l&rsquo;octroi d&rsquo;une pension proportionnelle.<\/p>\n<p>Art. 31. &mdash; Sont amnisti&eacute;s de plein droit les faits commis ant&eacute;rieurement au 1er janvier 1953 par les &eacute;tudiants et &eacute;l&egrave;ves des &eacute;coles et facult&eacute;s ayant donn&eacute; lieu ou pouvant donner lieu, uniquement ou conjointement &agrave; une sanction p&eacute;nale amnisti&eacute;e, &agrave; des sanctions disciplinaires par les conseils de discipline ou toutes autres juridictions simil&agrave;ir&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 35. &mdash; L&rsquo;article 5 de la loi n&deg; 46-729 du 16 avril 1946 est&rsquo; modifi&eacute; ainsi qu&rsquo;il suit:<\/p>\n<p>&laquo; &Agrave;rt. 5. &mdash; Seront admises au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie tontes personnes condamn&eacute;es en raison de faits commis durant la p&eacute;riode -l&eacute;gale des hostilit&eacute;s pour des propos&#8230; &raquo;.<\/p>\n<p>(Le reste sans changement ).<\/p>\n<p>TITRE VII<\/p>\n<p><strong>Dispositions g&eacute;n&eacute;rales.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 36. &mdash; Sont exclus du b&eacute;n&eacute;fice des dispositions de la pr&eacute;sente loi les infractions &agrave; la r&eacute;glementation des changes, ainsi que les infractions &agrave; la l&eacute;gislation fiscale pr&eacute;vues et r&eacute;prim&eacute;es par les codes fiscaux.<\/p>\n<p>Sont &eacute;galement exclues les infractions &agrave; la l&eacute;gislation &eacute;conomique, ainsi que celles pr&eacute;vues aux articles 419 et 420 du code p&eacute;nal.<\/p>\n<p>Art. 37. &mdash; L&rsquo;amnistie de l&rsquo;infraction entra&icirc;ne, sans qu&rsquo;elle puisse jamais donner lieu &agrave; restitution, la remise de toutes les peines principales, accessoires et compl&eacute;mentaires, notamment de la rel&eacute;gation, comme aussi elle r&eacute;tablit son auteur dans le b&eacute;n&eacute;fice du sursis qui a pu lui &ecirc;tre accord&eacute; lors de la condamnation ant&eacute;rieure.<\/p>\n<p>Toutefois, l&rsquo;amnistie pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi ne sera acquise qu&rsquo;apres le payement, par le b&eacute;n&eacute;ficiaire &eacute;ventuel, de l&rsquo;amende &agrave; laquelle 11 a &eacute;t&eacute; ou sera personnellement et d&eacute;finitivement condamn&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 38. &mdash; En cas de condamnation pour infractions multiples, le condamn&eacute; est amnisti&eacute; si l&rsquo;infraction amnisti&eacute;e par la pr&eacute;sente loi comporte la peine la plus forte, ou, en tout cas, une peine &eacute;gale &agrave; la peine pr&eacute;vue pour les autres infractions poursuivies, lors m&ecirc;me que les juges, apr&egrave;s avoir accord&eacute; les circonstances att&eacute;nuantes pour cette infraction, auraient emprunt&eacute; la r&eacute;pression &agrave; un article pr&eacute;voyant une peine inf&eacute;rieure.<\/p>\n<p>Les dispositions du pr&eacute;sent article ne s&rsquo;appliquent pas aux condamnations qui seraient amnisti&eacute;es en vertu du titre premier de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Art. 39. &mdash; Pour l&rsquo;application des lois d&rsquo;amnistie des 16 avril 1946 et 16 ao&ucirc;t 1947, et de la pr&eacute;sente loi, sont assimil&eacute;es aux d&eacute;lits ou aux infractions punies de peines correctionnelles, le infractions qui n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; passibles de peines criminelles quo par l&rsquo;effet de dispositions l&eacute;gislatives &eacute;dict&eacute;es sous l&rsquo;occupation, et annul&eacute;es ou abrog&eacute;es apr&egrave;s la Lib&eacute;ration.<\/p>\n<p>Art. 40. &mdash; L&rsquo;amnistie ne conf&egrave;re pas la r&eacute;int&eacute;gration danS l&rsquo;ordre de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur, ni dans le droit au port de la m&eacute;daille militaire.<\/p>\n<p>Il sera, statu&eacute;, &agrave; cet &eacute;gard, et pour chaque cas individuellement, par la grande chancellerie sur la proposition, du garde des sceaux, ministre de la justice ou, s&rsquo;il y a lieu, du ministre de la d&eacute;fense nationale.<\/p>\n<p>Art. 41.. &mdash; L&rsquo;amnistie n&rsquo;entra&icirc;ne pas la r&eacute;int&eacute;gration dans les fonctions ou emplois publics, grades, offices publics ou minist&eacute;riels.<\/p>\n<p>&lt; Elle ne donne lieu en aucun cas &agrave; reconstitution de carri&egrave;re. Tout militaire des arm&eacute;es de terre, de mer et de l&rsquo;air qui aura perdu son grade, ses d&eacute;corations ou ses droits &agrave; pension en vertu d&rsquo;une condamnation prononc&eacute;e pour des faits amnisti&eacute;s par la pr&eacute;sente loi ou par la loi du 5 janvier 1951, pourra, par d&eacute;cret, &ecirc;tre r&eacute;int&eacute;gr&eacute; dans lesdits grades, d&eacute;corations ou droits &agrave; pension.<\/p>\n<p>Art. 42. &mdash; L&rsquo;amnistie ne pr&eacute;judicie pas aux droits des tiers, En cas d&rsquo;instance sur les int&eacute;r&ecirc;ts civils, le dossier p&eacute;nal sera vers&eacute; aux d&eacute;bats et mis &agrave; la disposition des parties. Lorsque le tribunal de r&eacute;pression aura &eacute;t&eacute; saisi avant la promulgation de la pr&eacute;sente loi, soit par la cilation, soit par l&rsquo;ordonnanc&eacute; de renvoi, ce tribunal restera comp&eacute;tent pour statuer, le cas &eacute;ch&eacute;ant, sur les int&eacute;r&ecirc;ts civils.<\/p>\n<p>L&rsquo;amnistie n&rsquo;est pas applicable aux frais de poursuites&rsquo; et d&rsquo;instance avanc&eacute;s par L&rsquo;Eiat. Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 2G, la contrainte, par corps ne pourra &ecirc;tre exerc&eacute;e contre&rsquo;les condamn&eacute;s ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;amnistie si ce n&rsquo;est h la requ&ecirc;te des victimes de l&rsquo;infraction ou de leurs ayants droit.<\/p>\n<p>Art. 43. &mdash; L&rsquo;amnistie ne peut en aucun cas mettre obstacle &agrave; l&rsquo;action en r&eacute;vision devant toute juridiction comp&eacute;tente en vue de faire &eacute;tablir l&rsquo;innocence du condamn&eacute;.<\/p>\n<p>Afin de lui permettre de faire la preuve de la fausset&eacute; des laits qui ont servi de base &agrave; la condamnation, un recours en r&eacute;vision est ouvert de plein droit, pendant un d&eacute;lai de six mois, &agrave; compter de la date de la promulgation de loi, &agrave; toute personne condamn&eacute;e entre le 10 juin 1940 et la date de la lib&eacute;ration, par des juridictions r&eacute;pressives, eu raison des poursuites engag&eacute;es sur l&rsquo;ordre ou l&rsquo;inspiration du gouvernement de fait, et ce, m&ecirc;me dans le cas o&ugrave; la condamnation a &eacute;t&eacute; annul&eacute;e par application des ordonnances du 6 juillet 1943, du 20 novembre 1944, du 5 d&eacute;cembre 1944 et du 26 avril 1945.<\/p>\n<p>Art. 44. &mdash; Sous 5 r&eacute;serve des dispositions des articles 9 et 21, les contestations sur le b&eacute;n&eacute;fice de la pr&eacute;sente amnistie sont soumises aux r&egrave;gles de comp&eacute;tence et de proc&eacute;dure pr&eacute;vues par les articles 590 et suivants du code d&rsquo;instruction criminelle.<\/p>\n<p>Lorsque lo droit au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;amnistie est r&eacute;clam&eacute; par un inculp&eacute; pr&eacute;venu ou accus&eacute;, la requ&ecirc;te doit &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; ,la juridiction comp&eacute;tente pour statuer sur la poursuite.<\/p>\n<p>Dans ce dernier cas, les d&eacute;bats sont soumis aux m&ecirc;mes r&egrave;gles de proc&eacute;dure et de publicit&eacute; que pour la poursuite ellepi&ecirc;me.<\/p>\n<p>Art. 45. &mdash; Il est interdit &agrave; tout magistrat ou fonctionnaire Be l&rsquo;ordre administratif, et ce, &agrave; peine de sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu&rsquo;&agrave; la r&eacute;vocation ou la destitution, de rappeler ou de laisser subsister sous quelque forme que ce soit, dans un dossier judiciaire ou de police ou dans tout document quelconque, les condamnations, les peines disciplinaires et d&eacute;ch&eacute;ances effac&eacute;es par l&rsquo;amnistie.<\/p>\n<p>Seules, les minutes des jugements ou arr&ecirc;ts d&eacute;pos&eacute;s dans les greffes &eacute;chappent &agrave; cette interdiction.<\/p>\n<p>est interdit, sous les m&ecirc;mes peines que ci-dessus, de rappeler ou de laisser subsister, sous quelque forme que ce 60it, dans tout dossier administratif ou tout autre document quelconque concernant les fonctionnaires, agents, employ&eacute;s ou ouvriers des services publics ou conc&eacute;d&eacute;s des d&eacute;partements ou des communes, les peines disciplinaires effac&eacute;es par l&rsquo;amnistie.<\/p>\n<p>Art. 46. &mdash; La pr&eacute;sente loi et applicable &agrave; tout le territoire do la R&eacute;publique, au Cameroun et au Togo&nbsp; A l&rsquo;&eacute;gard du Maroc, de la Tunisie et des Etats associ&eacute;s d&rsquo;Indochine, et en ce qui concerne les condamnations prononc&eacute;es sur le territoire de ces Etats par les juridictions fran&ccedil;aises, des d&eacute;cr&eacute;t&eacute; d&eacute;termineront les conditions d&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Des d&eacute;crets d&eacute;termineront &eacute;galement les conditions d&rsquo;application de la loi n&deg; 47-1504 du 16 ao&ucirc;t 1947 &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des faits commis &agrave; Madagascar et dans les territoires constituant &agrave; l&rsquo;&eacute;pojque l&rsquo;Indochine.<\/p>\n<p>Art. 47. &mdash; Les dispositions de l&rsquo;article 29 s&rsquo;appliquent m&ecirc;me en cas de r&eacute;cidive ou de condamnations multiples &agrave; ceux qui, appartenant &agrave; l&rsquo;une des cat&eacute;gories vis&eacute;es audit article, ont en outre la qualit&eacute; de grands invalides de guerre ou de grands mutil&eacute;s de guerre ou ont &eacute;t&eacute;, post&eacute;rieurement aux faits r&eacute;prim&eacute;s, d&eacute;cor&eacute;e pour faits de guerre ou de r&eacute;sistance, de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur ou de la m&eacute;daille militaire ou de la m&eacute;daille Be la R&eacute;sistance.<\/p>\n<p>L&agrave; pr&eacute;sente loi sera ex&eacute;cut&eacute;e comme loi de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>VINCENT AURIOE.<\/p>\n<p>Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-122595","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"53-681","comment":"portant amnistie.","visas":"<p>L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et le Conseil de la R&eacute;publique ont d&eacute;lib&eacute;r&eacute;,<\/p>\n<p>L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale a adopt&eacute;,<\/p>\n<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique promulgue la loi dont la teneur suit :<\/p>","signature":"<p>VINCENT AURIOE.<\/p>\n<p>Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique:<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident du conseil des ministres,<\/p>\n<p>JOSEPH LANIEL.<\/p>\n<p>Le garde des sceaux,<\/p>\n<p>ministre de la justice,<\/p>\n<p>PAIX R1BEYRE.<\/p>\n<p>le ministre des affaires &eacute;trang&egrave;res,<\/p>\n<p>GEO'ROES BIDAULT.<\/p>\n<p>Le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur.<\/p>\n<p>L&Eacute;ON MARTINAUD-D&Eacute;PLAT.<\/p>\n<p>Le ministre de la d&eacute;fense nationale et des forces arm&eacute;es,<\/p>\n<p>R. PLEVEN.<\/p>\n<p>Le ministre de la France d&rsquo;outre-mer,<\/p>\n<p>LOUIS JACQUINOT.<\/p>\n<p>le ministre des anciens combattants et victimes de la guerre,<\/p>\n<p>ANDR&Eacute; MUTTER.&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":[105735],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"53234","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/122595","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/122595\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":163279,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/122595\/revisions\/163279"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105735"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=122595"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=122595"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=122595"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}