{"id":129609,"date":"1947-10-17T00:00:00","date_gmt":"1947-10-16T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=129609"},"modified":"2024-12-18T02:56:50","modified_gmt":"2024-12-17T23:56:50","slug":"decret-n-47-2031-instituant-un-code-du-travail-dans-les-territoires-relevant-du-ministere-de-la-france-doutre-mer-autres-que-lindochine","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-47-2031-instituant-un-code-du-travail-dans-les-territoires-relevant-du-ministere-de-la-france-doutre-mer-autres-que-lindochine\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 47-2031  instituant un Code du travail dans les territoires relevant du minist\u00e8re de la France d&rsquo;outre-mer autres que l\u2019Indochine."},"content":{"rendered":"<p>Art. 1er. &mdash; Le pr&eacute;sent d&eacute;cret est applicable, dans tous les territoires relevant du minist&egrave;re de la Franc&egrave; d&rsquo;outre-mer autres que l&rsquo;Indochine, &agrave; tous les travailleurs de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre sexe, quel que soit leur statut juridique et quelle que soit la personne publique ou priv&eacute;e qui les emploie,&nbsp;&agrave; rexception de ceux soumis au statut&nbsp;sp&eacute;cial de la fonction publique.<\/p>\n<p>Les travailleurs continuent &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier&nbsp;des avantages qui leur ont &eacute;t&eacute; consentis,&nbsp;lorsque ceux-ci sont sup&eacute;rieurs ceux que leur reconna&icirc;t le pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>TITRE II<\/p>\n<p>Du contrat de travail.<\/p>\n<p>CHAPITRE PREMIER<\/p>\n<p><strong>DU LOUAGE DE SERVICE.<\/strong><\/p>\n<p>Section I<\/p>\n<p>De la conclusion et de l&rsquo;ex&eacute;cution du contrat.<\/p>\n<p>Art. 2. &mdash; Quels que soient le lieu de la conclusion du contrat et la r&eacute;sidence de&nbsp;l&rsquo;une ou l&rsquo;autre partie, tout contrat de&nbsp;travail conclu pour &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute; dans l&rsquo;un des territoires vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 1er est soumis aux dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret;<\/p>\n<p>sous cette r&eacute;serve, il ob&eacute;it aux r&egrave;gles du droit, commun et peut &ecirc;tre constat&eacute; dans&nbsp;les formes qu&rsquo;il convient aux parties contractantes d&rsquo;adopter.<\/p>\n<p>Le contrat est exempt de tous droits&nbsp;de timbre et d&rsquo;enregistrement.<\/p>\n<p>Art. 3. &mdash; Le travailleur ne peut engager&nbsp;ses services qu&rsquo;&agrave; temps ou pour un&nbsp;ouvrage d&eacute;termin&eacute;.<\/p>\n<p>Pour les travailleurs originaires du territoire, lorsque le contrat est conclu pour&nbsp;une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, celle-ci ne peut&nbsp;exc&eacute;der deux ans et un an lorsqu&rsquo;ils sont&nbsp;mari&eacute;s et que leur famille ne les accompagne pas sur les lieux du travail.<\/p>\n<p>Art. 4. &mdash; Tout contrat de louage de services concernant les travailleurs originaires du territoire et stipulant une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; trois mois ou l&rsquo;emploi dans une entreprise situ&eacute;e hors&nbsp;de la circonscription d&rsquo;origine du travailleur doit &ecirc;tre constat&eacute; par &eacute;crit et pass&eacute; devant la section comp&eacute;tente de l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 118 du pr&eacute;sent d&eacute;cret du lieu de l&#8217;embauchage&nbsp;ou, &agrave; d&eacute;faut, devant le chef de la circonscription administrative.<\/p>\n<p>Toutefois, peuvent &ecirc;tre exempt&eacute;s de&nbsp;cette formalit&eacute; administrative les travailleurs de -certaines cat&eacute;gories professionnelles d&eacute;termin&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; du chef du&nbsp;territoire.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 5.&mdash; Lorsque le contrat de travail&nbsp;est pass&eacute; devant la section comp&eacute;tente de&nbsp;l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre ou le cliel de la&nbsp;circonscription administratilve, ceux &#8211; ci&nbsp;s&rsquo;assurent de l&rsquo;identit&eacute; dn&rsquo;travailleur. Lecture et traduction du contrat sont donn&eacute;es&nbsp;aux parties.<\/p>\n<p>Il peut n&rsquo;&ecirc;tre dress&eacute; qu&rsquo;un seul contrat&nbsp;pour tous les travailleurs engag&eacute;s en&nbsp;m&ecirc;me temps par une m&ecirc;me entreprise aux&nbsp;m&ecirc;mes conditions, sans q&ugrave;&rsquo;il en r&eacute;sulte&nbsp;d&rsquo;ailleurs solidarit&eacute; entre ces travailleurs&nbsp;&agrave; l&rsquo;&eacute;gard de d&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Les formes et modalit&eacute;s d&rsquo;&eacute;tablissement du contrat de travail sont fix&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute;&nbsp;du chef du groupe de territoires, du lenritoire autonome ou sous tutelle pris apr&egrave;s&nbsp;avis de la commission consultative du travail pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 98 du pr&eacute;sent decret&nbsp;et soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de&nbsp;la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Art. 6. &mdash; Le contrat d&rsquo;engagement &agrave;&nbsp;l&rsquo;essai ne peut &ecirc;tre conclu pour une dur&eacute;e&nbsp;sup&eacute;rieure au d&eacute;lai n&eacute;cessaire&rsquo; pour mettre&nbsp;&agrave; l&rsquo;&eacute;preuve le personnel engag&eacute;, compte&nbsp;tenu de la technique ou des usages de la&nbsp;profession.<\/p>\n<p>Dans tous les cas, le contrat &agrave; l&rsquo;essai&nbsp;ne peut porter, renouvellement compris,&nbsp;que sur une p&eacute;riode maximum de trois&nbsp;mois. Pour les travailleurs b&eacute;n&eacute;ficiant de&nbsp;l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;expatriation, la dur&eacute;e maximum de cette p&eacute;riode est port&eacute;e &agrave; un an.<\/p>\n<p>Art. 7. &mdash; L&rsquo;afficliage d&rsquo;un r&egrave;glement&nbsp;int&eacute;rieur est obligatoire dans toutes les&nbsp;entreprises employant plus de vingt travailleurs.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission&nbsp;consultative du travail, d&eacute;termine les modalit&eacute;s, d&rsquo;&eacute;tablissement, d&rsquo;approbation et&nbsp;de d&eacute;p&ocirc;t d&ugrave; r&egrave;glement&rsquo; int&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Est r&eacute;put&eacute; nul tout r&egrave;glement int&eacute;rieur&nbsp;ne r&eacute;pondant pas aux conditions dudit&nbsp;arr&ecirc;t&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 8. &mdash; Il est interdit &agrave; tout employeur&nbsp;de sanctionner par des amendes les manquements aux prescriptions du r&egrave;glement&nbsp;int&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Le r&egrave;glement int&eacute;rieur peut toutefois&nbsp;pr&eacute;voir que les manquements graves aux&nbsp;prescriptions relatives &agrave; l&rsquo;hygi&egrave;ne et &agrave; la&nbsp;s&eacute;curit&eacute; du travailleur seront sanctionn&eacute;s&nbsp;par des amendes.<\/p>\n<p>Dans ce cas, le r&egrave;glement int&eacute;rieur doit&nbsp;&ecirc;tre approuv&eacute; par un arr&ecirc;t&eacute; du chef du&nbsp;territoire, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 98 et du comit&eacute; technique consultatif&nbsp;pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 83.<\/p>\n<p>Cette approbation est subordonn&eacute;e notamment aux conditions suivantes:<\/p>\n<p>a) Le produit des amendes dont le taux est fix&eacute; express&eacute;ment par le r&egrave;glement int&eacute;rieur, doit &ecirc;tre vers&eacute; dans une caisse de secours au profit du personnel, dont la comptabilit&eacute; est tenue &agrave; la disposition&nbsp;de l&rsquo;inspection du travail et des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s&nbsp;du personnel ;<\/p>\n<p>b) Le total des amendes inflig&eacute;es dans&nbsp;une m&ecirc;me journ&eacute;e ne peut exc&eacute;der le huiti&egrave;me du salaire journalier.<\/p>\n<p>Art. 9. &mdash; Le travailleur doit toute son activit&eacute; professionnelle &agrave; l&rsquo;entreprise. Toutefois, il lui esc loisible, sauf convention contraire, d&rsquo;exercer, en dehors de son temps de travail, toute activit&eacute; &agrave; caract&egrave;re&nbsp;professionnel non susceptible de concurrencer l&rsquo;entreprise ou de nuire &agrave; la bonne&nbsp;ex&eacute;cution des services convenus.<\/p>\n<p>Section II. &mdash; De la r&eacute;siliation du contrat.<\/p>\n<p>Art. 10. &mdash; Le contrat de louage de services &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e peut toujours&nbsp;cesser par la volont&eacute; de l&rsquo;une des parties.<\/p>\n<p>La r&eacute;siliation est subordonn&eacute;e &agrave; un pr&eacute;avis donn&eacute; par la partie qui prend l&rsquo;initiative de la rupture.<\/p>\n<p>En l&rsquo;absence de convention collective,&nbsp;un arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire, pris apr&egrave;s&nbsp;avis de la commission consultative du&nbsp;travail, d&eacute;termine les conditions de la&nbsp;dur&eacute;e du pr&eacute;avis.<\/p>\n<p>Toute clause d&rsquo;un contrat individuel ou&nbsp;d&rsquo;un r&egrave;glement d&rsquo;atelier fixant un pr&eacute;avis inf&eacute;rieur &agrave; celui qui est &eacute;tabli par la&nbsp;convention collective ou l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; susvis&eacute;&nbsp;est nulle de plein droit.<\/p>\n<p>Art. 11. &mdash; Tendant la dur&eacute;e du d&eacute;lai&nbsp;de pr&eacute;avis, l&rsquo;employeur et le travailleur sont, tenus au respect de toutes les obligations r&eacute;ciproques qui leur incombent.<\/p>\n<p>La partie &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de laquelle ces obligations ne seraient pas respect&eacute;es ne&nbsp;pourra se voir imposer aucun&rsquo; d&eacute;lai de&nbsp;pr&eacute;avis, sans pr&eacute;judice des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts qu&rsquo;elle jugerait bon de demander.<\/p>\n<p>Art. 12. &mdash; Toute rupture de contrat&nbsp;sans pr&eacute;avis ou sans que le d&eacute;lai de&nbsp;pr&eacute;avis ait &eacute;t&eacute; int&eacute;gralement observ&eacute; emporte obligation, pour la partie responsable, de verser &agrave; l&rsquo;autre partie une indemnit&eacute; dont le montant correspond &agrave; la&nbsp;r&eacute;mun&eacute;ration et aux avantages de toute&nbsp;nature dont aurait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; le travailleur&nbsp;durant le d&eacute;lai de pr&eacute;avis qui n&rsquo;aura pas&nbsp;&eacute;t&eacute; effectivement respect&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 13. &mdash; Toute rupture abusive de&nbsp;contrat par la volont&eacute; d&rsquo;une des parties&nbsp;peut donner lieu &agrave; des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts.<\/p>\n<p>La juridiction comp&eacute;tente constate l&rsquo;abus par une enqu&ecirc;te sur les causes et les circonstances de la rupture du contrat. Le&nbsp;jugement devra, en tout cas, mentionner&nbsp;express&eacute;ment le mofif all&eacute;gu&eacute; par la partie&nbsp;qui aurav rompu le contrat.<\/p>\n<p>Le montant des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts est&nbsp;d&eacute;termin&eacute; compte tenu, en g&eacute;n&eacute;ral, de&nbsp;tous &eacute;l&eacute;ments qui peuvent justifier l&rsquo;existence et d&eacute;terminer l&rsquo;&eacute;tendue bu pr&eacute;judice&nbsp;caus&eacute; et notamment:<\/p>\n<p>a) Lorsque la responsabilit&eacute; incombe au&nbsp;travailleur, du pr&eacute;judice subi par l&rsquo;employeur en raison de l&rsquo;inex&eacute;cution du&nbsp;contrat;&nbsp;<\/p>\n<p>b) Lorsque la responsabilit&eacute; incombe &agrave; l&rsquo;employeur, de l&rsquo;&eacute;poque de la rupture du contrat, de la nature des fonctions qu&rsquo;occupait le travailleur, de son temps de service, de son &acirc;ge.<\/p>\n<p>Ces dommages-int&eacute;r&ecirc;ts ne se confondent ni avec l&rsquo;indemnit&eacute; pour inobservation de&nbsp;pr&eacute;avis, ni avec l&rsquo;indemnit&eacute; de licenciement &eacute;ventuellement pr&eacute;vu par le contrat&nbsp;pu la convention collective.<\/p>\n<p>Art. 14. &mdash; Le privil&egrave;ge &eacute;tabli par l&rsquo;article 2101 (&sect; 4) du code civil s&rsquo;&eacute;tend aux&nbsp;indemnit&eacute;s pr&eacute;vues pour inobservation du&nbsp;r&eacute;avis et aux dommages-int&eacute;r&ecirc;ts pr&eacute;vus&nbsp;l&rsquo;article 13.<\/p>\n<p>Art. 15. &mdash; S&rsquo;il survient une modification&nbsp;dans la situation juridique de l&rsquo;employeur,&nbsp;notamment par succession, vente, fusion,&nbsp;Iran-Formation de fonds, mise en soci&eacute;t&eacute;,&nbsp;tous les contrats de travail en cours au&nbsp;jour de la modification subsistent entre le&nbsp;nouvel entrepreneur et le personnel de&nbsp;l&rsquo;entreprise. Leur r&eacute;siliation ne peut intervenir que dans les formes et aux conditions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente section.<\/p>\n<p>La cessation de l&rsquo;entreprise, sauf le cas de force majeure, ne dispense pas l&rsquo;employeur de respecter les r&egrave;gles &eacute;tablies &agrave; l&rsquo;adite section. La faillite et la liquidation judiciaire ne sont pas consid&eacute;r&eacute;es comme&nbsp;des cas de force majeure.<\/p>\n<p>Les parties ne peuvent renoncer &agrave; l&rsquo;avance au droit &eacute;ventuel de demander&nbsp;des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts en vertu des dispositions ci-dessus.<\/p>\n<p>Art. 16. &mdash; Le contrat peut &ecirc;tre suspendu mais ne peut &ecirc;tre rompu :&nbsp;<\/p>\n<p>a) Par l&rsquo;appel de l&rsquo;employeur ou du tratvail&rsquo;cur pour l&rsquo;accomplissement d&rsquo;une p&eacute;riode militaire d&rsquo;instruction;<\/p>\n<p>b) Par la maladie d&ucirc;ment constat&eacute;e du&nbsp;travilleur, lorsque l&rsquo;absence ainsi motiv&eacute;e n&rsquo;exc&egrave;de pas six mois et qu&rsquo;il n&rsquo;est&nbsp;pas impossible soit de laisser l&rsquo;emploi vacant, soit de le pourvoir d&rsquo;un rempla&ccedil;ant&nbsp;pour la dur&eacute;e de l&rsquo;absence.<\/p>\n<p>En cas de rupture au cours d&rsquo;une des&nbsp;absences ci-dessus d&eacute;finies, le d&eacute;lai de&nbsp;pr&eacute;avis ne commence &agrave; courir qu&rsquo;apr&egrave;s, la&nbsp;fin de l&rsquo;absence ainsi motiv&eacute;e du travailleur.<\/p>\n<p>Les droits des travailleurs mobilis&eacute;s, en ce qui concerne la reprise de leur emploi, sont garantis par la l&eacute;gislation sp&eacute;ciale en la mati&egrave;re.<\/p>\n<p>Art. 17. &mdash; A l&rsquo;expiration de son contrat,&nbsp;tout travailleur peut exiger de son employeur, sous peine de dommages-int&eacute;r&ecirc;ts,&nbsp;lin certificat indiquant exclusivement la&nbsp;date de son entr&eacute;e, celle de sa sortie, la&nbsp;nature et les dates des emplois successivement occup&eacute;s.<\/p>\n<p>Ces certificats sont exempts de tous&nbsp;droits de timbre et d&rsquo;enregistrement, m&ecirc;me s&rsquo;ils contiennent la formule &laquo; libre&nbsp;de tout engagement &raquo; ou toute autre formule ne constituant ni obligation ni quittance.<\/p>\n<p>lorsque le travailleur n&rsquo;est pas dispens&eacute;&nbsp;de la possession du carnet pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 3. le report sur ce carnet des mentions indiqu&eacute;es au pr&eacute;sent article tient lieu de l&rsquo;&eacute;tablissement du certificat.<\/p>\n<p>CHAPITRE II<\/p>\n<p><strong>DE L&rsquo;APPRENTISSAGE.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 18. &mdash; Le contrat d&rsquo;apprentissage est celui par lequel un chef d&rsquo;&eacute;tablissement&nbsp;Industriel, commercial ou agricole, ou un&nbsp;artisan, s&rsquo;oblige &agrave; donner une formation&nbsp;professionnelle m&eacute;thodique et compl&egrave;te &agrave;<\/p>\n<p>une autre personne et par lequel celle-ci&nbsp;s&rsquo;oblige, en retour, &agrave; se conformer au&nbsp;instructions qu&rsquo;elle recevra et &agrave; ex&eacute;cuter&nbsp;les ouvrages qui lui seront confi&eacute;s en vue&nbsp;de son apprentissage.<\/p>\n<p>Le contrat est exempt de tous droits detimbre et d&rsquo;enregistrement.<\/p>\n<p>Art. 19. &mdash; Les conditions de fond et&nbsp;de forme et les effets de ce contrat, ainsi&nbsp;que les cas et les cons&eacute;quences de sa r&eacute;siliation et les mesures de contr&ocirc;le de son&nbsp;ex&eacute;cution, sont r&eacute;gl&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute;s du chef&nbsp;de groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis&nbsp;de la commission consultative du travail&nbsp;et soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de&nbsp;la France d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Art. 29. &mdash; Sont incapables de recevoir&nbsp;des apprentis les individus qui ont subi une condamnation pour crime, ceux qui&nbsp;ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s pour attentai aux&nbsp;m&oelig;urs et ceux qui ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s, &agrave;<\/p>\n<p>pins de trois mois d&rsquo;emprisonnement pour&nbsp;vols, escroquerie, abus de confiance ou&nbsp;d&eacute;lits analogues.<\/p>\n<p>Aucun ma&icirc;tre, s&rsquo;il est c&eacute;libataire ou en&nbsp;&eacute;tat de veuvage ou divorc&eacute;, ne peut loger&nbsp;comme apprenties des jeunes filles mineures.<\/p>\n<p>CHAPITRE III&nbsp;<\/p>\n<p><strong>DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE TRAVAIL.<\/strong><\/p>\n<p>Section I<\/p>\n<p>Des effets de la convention collective.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 21. &mdash; La convention collective de&nbsp;travail est un accord relatif aux conditions de travail conclu entre, d&rsquo;une part,&nbsp;une ou plusieurs organisations syndicales&nbsp;de travailleur, et, d&rsquo;autre part, une ou<\/p>\n<p>plusieurs organisations syndicales d&rsquo;employeurs, ou tout autre groupement d&rsquo;employeurs ou un ou plusieurs employeurs&nbsp;pris individuellement.<\/p>\n<p>La convention d&eacute;termine son champ d&rsquo;application territorial et professionnel.<\/p>\n<p>Dans tout &eacute;tablissement compris dans le&nbsp;champ d&rsquo;application d&rsquo;une convention, les&nbsp;dispositions de cette convention s&rsquo;imposent aux rapports n&eacute;s des contrats individuels ou d&rsquo;&eacute;quipe, sauf si les clauses de&nbsp;ces contrats sont plus favorables aux travailleurs que celles de la convention.<\/p>\n<p>Art. 22. &mdash; Les repr&eacute;sentants d&rsquo;une organisation syndicale d&rsquo;employeurs ou de travailleurs, ou d&rsquo;un groupement d&rsquo;employeurs, peuvent contracter au nom de l&rsquo;organisation qu&rsquo;ils repr&eacute;sentent en vertu:<\/p>\n<p>Soit de stipulations statutaires de cette organisation;<\/p>\n<p>Soit d&rsquo;une d&eacute;lib&eacute;ration sp&eacute;ciale de cette&nbsp;organisation ;<\/p>\n<p>Soit de mandats sp&eacute;ciaux et &eacute;crits qui&nbsp;leur sont donn&eacute;s individuellement par tous&nbsp;les adh&eacute;rents de cette organisation.<\/p>\n<p>Les groupements d&eacute;terminent eux-m&ecirc;mes leur mode de d&eacute;lib&eacute;ration.<\/p>\n<p>Art. 23. &mdash; La convention collective de&nbsp;travail doit &ecirc;tre &eacute;crite, &agrave; peine de nullit&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 24. &mdash; Les groupements de travailleurs ou d&rsquo;employeurs li&eacute;s par une convention collective de travail sont tenus de&nbsp;ne rien faire qui soit de nature &agrave;, en compromettre l&rsquo;ex&eacute;cution loyale. Ils sont garants de l&rsquo;ex&eacute;cution de la convention par leurs membres.<\/p>\n<p>Art. 25. &mdash; Les groupements capables&nbsp;d&rsquo;ester en justice, li&eacute;s par une convention&nbsp;collective de travail, peuvent, en leur nom&nbsp;propre, intenter une action en dommagesint&eacute;r&ecirc;ts aux autres groupements, &agrave; leurs<\/p>\n<p>propres membres ou ii toutes personnes&nbsp;li&eacute;es par la convention, qui violeraient les&nbsp;engagements contract&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 26. &mdash; Les personnes li&eacute;es par une&nbsp;convention collective de travail peuvent&nbsp;intenter une action en dommages-int&eacute;r&ecirc;ts&nbsp;aux autres personnes ou aux groupements&nbsp;li&eacute;s par la convention qui violeraient &agrave;<\/p>\n<p>leur &eacute;gard les engagements contract&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 27. &mdash; Les groupements capables&nbsp;d&rsquo;ester en justice qui sont parties &agrave; la convention collective de travail, peuvent exercer toutes les actions qui naissent de cette&nbsp;convention en faveur de chacun de leurs<\/p>\n<p>membres, sans avoir &agrave; justifier d&rsquo;un mandat de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, pourvu que celui-ci ait&nbsp;&eacute;t&eacute; averti et n&rsquo;ait pas d&eacute;clar&eacute; s&rsquo;y opposer.<\/p>\n<p>L&rsquo;int&eacute;ress&eacute; peut toujours intervenir &agrave; l&rsquo;instance engag&eacute;e par le groupement.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;une action n&eacute;e de la convention&nbsp;collective de travail est intent&eacute;e soit par&nbsp;une personne, soit par un groupement, les&nbsp;autres groupements capables d&rsquo;ester en&nbsp;justice dont les membres sont li&eacute;s par la<\/p>\n<p>convention, peuvent toujours intervenir&nbsp;dans l&rsquo;instance engag&eacute;e, &agrave; raison de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t collectif que la solution du litige peut&nbsp;pr&eacute;senter pour leurs membres.<\/p>\n<p>Section II<\/p>\n<p>De la dur&eacute;e et de la r&eacute;solution&nbsp;de la convention.<\/p>\n<p>Art. 28. &mdash; La convention collective de&nbsp;travail peut &ecirc;tre conclue sans d&eacute;termination de dur&eacute;e ou pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e.<\/p>\n<p>Lorsque la convention collective est conclue pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, cette dur&eacute;e ne peut &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; cinq ans.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut de stipulation contraire, la convention &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e qui arrive &agrave;&nbsp;expiration continue &agrave; produire ses effets&nbsp;comme une convention collective &agrave; dur&eacute;e&nbsp;ind&eacute;termin&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 29. &mdash; Les conventions collectives de&nbsp;travail ne sont applicables, m&ecirc;me entre les&nbsp;parties contractantes, qu&rsquo;apr&egrave;s avoir re&ccedil;u&nbsp;l&rsquo;agr&eacute;ment du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle, suivant le champ territorial d&rsquo;application de la convention. Le chef du groupe,&nbsp;de territoires, du territoire autonome ou&nbsp;sous tutelle statue, apr&egrave;s avis motiv&eacute; de&nbsp;la commission consultative du travail comp&eacute;tente pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 98 du m&ecirc;me d&eacute;cret., par un arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;agr&eacute;ment pris en conseil de gouvernement ou en conseil priv&eacute;, ou par une d&eacute;cision motiv&eacute;e de refus d&rsquo;agr&eacute;ment.<\/p>\n<p>Art. 30. &mdash; Si la convention ne fixe pas&nbsp;elle-m&ecirc;me sa date d&rsquo;application, ses dispositions s&rsquo;appliquent entre les parties contractantes &agrave; compter de leur publication,&nbsp;Elles sont obligatoires dans les m&ecirc;mes<\/p>\n<p>conditions pour tous les employeurs et travailleurs des professions et r&eacute;gions compris dans leur champ d&rsquo;application.<\/p>\n<p>Art. 31. &mdash; La convention agr&eacute;&eacute;e s&rsquo;applique, &agrave; moins de dispositions contraires,&nbsp;aux entreprises publiques ou &eacute;tablissements nationalis&eacute;s qui, en raison de la nature de leur travail, se trouvent normalement plac&eacute;s dans son champ d&rsquo;application.<\/p>\n<p>Elle peut &ecirc;tre &eacute;tendue aux &eacute;tablissements&nbsp;et exploitations d&eacute;pendant du groupe de&nbsp;territoires, du territoire, des circonscriptions administratives et des municipalit&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de territoires&nbsp;ou du territoire.<\/p>\n<p>Elle peut &eacute;galement &ecirc;tre &eacute;tendue aux &eacute;tablissements similaires de l&rsquo;&Eacute;tat par arr&ecirc;t&eacute;&nbsp;conjoint du ministre de la France d&rsquo;outremer et du ou des ministres int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 32. &mdash; Soit sur l&rsquo;initiative du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle, soit &agrave; la demande d&rsquo;une organisation syndicale de travailleurs ou d&rsquo;employeurs int&eacute;ress&eacute;s, l&rsquo;agr&eacute;ment donn&eacute; &agrave; une convention peut, &ecirc;tre retir&eacute; apr&egrave;s avis de l&rsquo;ensemble des organisations int&eacute;ress&eacute;es.<\/p>\n<p>D&egrave;s la publication de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; de retrait&nbsp;d&rsquo;agr&eacute;ment, le chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle proc&egrave;de &agrave; la r&eacute;union de la commission&rsquo; mixte pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 34.<\/p>\n<p>La convention collective primitive demeure applicable nonobstant le retrait&nbsp;d&rsquo;agr&eacute;ment de la nouvelle convention conclue dans les conditions d&eacute;termin&eacute;es &agrave;&nbsp;l&rsquo;article 34 ou de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 35.<\/p>\n<p>Art. 33. &mdash; Les dispositions des conventions collectives qui ont re&ccedil;u l&rsquo;agr&eacute;ment<\/p>\n<p>du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle sont d&eacute;pos&eacute;es par les soins de la partie la plus diligente aux greffes des juridictions comp&eacute;tentes.<\/p>\n<p>Elles sont publi&eacute;es au Journal officiel du&nbsp;groupe de territoires ou du territoire.<\/p>\n<p>Il en est. donn&eacute; gratuitement communication il toute personne int&eacute;ress&eacute;e. Des copies certifi&eacute;es conformes pourront lui en&nbsp;&ecirc;tre d&eacute;livr&eacute;es &agrave; ses frais.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle&nbsp;fixera les &eacute;moluments des secr&eacute;taires et&nbsp;greffiers, le mode de recouvrement des&nbsp;frais et honoraires et le mode de communication des conventions.<\/p>\n<p>Section III<\/p>\n<p>Des conventions collectives de groupe&nbsp;de territoires et de leurs avenants.<\/p>\n<p>Art. 31. &mdash; A la demande d&rsquo;une organisation syndicale agissant dans le cadre du&nbsp;groupe de territoires pour le compte de&nbsp;syndicats d&rsquo;employeurs ou de travailleurs&nbsp;qui lui sont affili&eacute;s, le chef de groupe de<\/p>\n<p>territoires provoque la r&eacute;union d&rsquo;une commission mixte en vue de la conclusion&nbsp;d&rsquo;une convention collective de travail&nbsp;ayant pour objet de r&eacute;gler les rapports&nbsp;entre employeurs et travailleurs d&rsquo;une<\/p>\n<p>branche d&rsquo;activit&eacute; d&eacute;termin&eacute;e pour l&rsquo;ensemble du groupe de territoires.<\/p>\n<p>Toutefois le chef du groupe de territoires&nbsp;peut ne pas donner suite &agrave; la demande&nbsp;dont il est saisi si celle-ci n&rsquo;&eacute;mane pas&nbsp;d&rsquo;une des organisations les plus repr&eacute;sentatives dans la branche d&rsquo;activit&eacute; pour laquelle la convention est demand&eacute;e.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s que, dans une branche d&rsquo;activit&eacute;&nbsp;d&eacute;termin&eacute;e, sera intervenue une telle convention collective, agr&eacute;&eacute;e dans les conditions fix&eacute;es aux articles 29 et suivants, des&nbsp;avenants territoriaux et locaux pourront<\/p>\n<p>&ecirc;tre conclus cuire les organisations d&rsquo;employeurs et de travailleurs les plus repr&eacute;sentatives de la branche d&rsquo;activit&eacute; du territoire ou de la localit&eacute; int&eacute;ress&eacute;e, en vue&nbsp;d&rsquo;adapter la convention collective du&nbsp;groupe de territoires ou certaines de ses&nbsp;dispositions aux conditions particuli&egrave;res de&nbsp;travail dans le territoire ou la localit&eacute;.<\/p>\n<p>La proc&eacute;dure de r&eacute;union des commissions mixtes pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a 1er du pr&eacute;sent article s&rsquo;applique &agrave; la conclusion des&nbsp;avenants territoriaux et locaux, ainsi qu&rsquo;au renouvellement ou &agrave; la modification de&nbsp;toute convention et de tout avenant conclus dans la forme pr&eacute;vue au pr&eacute;sent chapitre, l&rsquo;initiative de la r&eacute;union appartenant dans les m&ecirc;mes conditions aux chefs&nbsp;de territoires.<\/p>\n<p>Les commissions mixtes sont compos&eacute;es&nbsp;de repr&eacute;sentants des organisations d&rsquo;employeurs et de travailleurs les plus repr&eacute;sentatives de la branche d&rsquo;activit&eacute; int&eacute;ress&eacute;e pour le territoire ou la localit&eacute; consid&eacute;r&eacute;e ou, dans le cas o&ugrave; il s&rsquo;agit d&rsquo;une convention du groupe de territoires, pour l&rsquo;ensemble du groupe de territoires.<\/p>\n<p>Quand il n&rsquo;a pas pu &ecirc;tre conclu de convention pour un groupe de territoires, des&nbsp;conventions territoriales ou locales pourront &ecirc;tre conclues directement dans les&nbsp;conditions pr&eacute;vues au troisi&egrave;me alin&eacute;a du&nbsp;pr&eacute;sent article ; dans ce cas, le d&eacute;lai de&nbsp;deux mois pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article suivant est&nbsp;ramen&eacute; &agrave; un mois.<\/p>\n<p>Art. 35. &mdash; Si la commission mixte convoqu&eacute;e en vertu de l&rsquo;alin&eacute;a 1er de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent en vue de la conclusion d&rsquo;une convention d&rsquo;un groupe de territoires n&rsquo;arrive pas il se mettre d&rsquo;accord sur une ou plusieurs des dispositions &agrave; introduire dans la convention, le chef du groupe de territoires doit, &agrave; la demande, soit conjointe des deux parties, soit de l&rsquo;une des parties, intervenir pour aider &agrave; la solution du diff&eacute;rend.<\/p>\n<p>Si dans un d&eacute;lai de deux mois &agrave; complet&nbsp;du jour o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; saisi du diff&eacute;rend un&nbsp;accord n&rsquo;a pu &ecirc;lre r&eacute;alis&eacute; sur la conclusion&nbsp;ou le renouvellement de la convention collective, un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de<\/p>\n<p>territoires, pris apr&egrave;s consultation des organisations d&rsquo;employeurs et de travailleurs&nbsp;fixe provisoirement les salaires, les classifications professionnelles et les conditions&nbsp;de travail dans la branche d&rsquo;activit&eacute; int&eacute;ress&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 36. &mdash; Les conventions collectives de groupe de territoires doivent contenir&nbsp;obligatoirement des dispositions concernant :<\/p>\n<p>1&deg; La libert&eacute; syndicale et la libert&eacute; d&rsquo;opinion et de pratiques religieuses des travailleurs;<\/p>\n<p>2&deg; Les salaires applicables par cat&eacute;gories&nbsp;professionnelles et par r&eacute;gion dans les conditions fix&eacute;es par les lois et r&egrave;glements en&nbsp;vigueur;<\/p>\n<p>3&deg; Les conditions d&rsquo;embauchage et de licenciement de travailleurs sans que les&nbsp;dispositions pr&eacute;vues puissent porter atteinte au libre choix du syndicat par les&nbsp;travailleurs ;<\/p>\n<p>4&deg; La dur&eacute;e de la p&eacute;riode l&rsquo;essai et&nbsp;celle du pr&eacute;avis.<\/p>\n<p>Elles peuvent &eacute;galement contenir, sans que celte &eacute;num&eacute;ration soit limitative, des dispositions concernant :<\/p>\n<p>a) Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel;<\/p>\n<p>1) L&rsquo;organisation de l&rsquo;apprentissage et&nbsp;de la formation professionnelle;<\/p>\n<p>c) Les conditions g&eacute;n&eacute;rales de la r&eacute;mun&eacute;ration au rendement;<\/p>\n<p>d) Le r&eacute;gime des primes d&rsquo;anciennet&eacute; et&nbsp;d&rsquo;assiduit&eacute;;<\/p>\n<p>e) Le r&eacute;gime des indemnit&eacute;s d&rsquo;expatriation et de d&eacute;paysement;<\/p>\n<p>f) Le r&eacute;gime des primes de danger et&nbsp;d&rsquo;insalubrit&eacute; ;<\/p>\n<p>g )L&rsquo;indemnisation des d&eacute;placements ;<\/p>\n<p>h) Les cong&eacute;s pay&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 37. &mdash; Dans un territoire autonome&nbsp;ou sous tutelle, les dispositions de la pr&eacute;sente section sont applicables A la conclusion des conventions collectives territoriales du travail pour l&rsquo;ensemble du territoire.<\/p>\n<p>Les pouvoirs qui y sont donn&eacute;s au chef&nbsp;du groupe de territoires sont d&eacute;volus au&nbsp;chef du territoire autonome ou sous tutelle. Le d&eacute;lai de deux mois pr&eacute;vu par&nbsp;l&rsquo;article 35 est ramen&eacute; &agrave; un mois.<\/p>\n<p>Section IV<\/p>\n<p>Des avenants d&rsquo;etablissement.<\/p>\n<p>Art. 38. &mdash; Des avenants concernant un&nbsp;ou plusieurs &eacute;tablissements d&eacute;termin&eacute;s&nbsp;peuvent &ecirc;tre conclus entre, d&rsquo;une part un&nbsp;employeur ou un groupement quelconque&nbsp;d&rsquo;employeurs et, d&rsquo;autre ipart, les repr&eacute;sentants des syndicats ou groupements&nbsp;professionnels les plus repr&eacute;sentatifs du&nbsp;personnel de l&rsquo;&eacute;tablissement on des &eacute;tablissements int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p>En ce cas, l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;agr&eacute;ment n&rsquo;a d&rsquo;effet qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;gard des parties signataires.<\/p>\n<p>Art. 39. &mdash; Les avenants d&rsquo;&eacute;tablissement r&egrave;glent, dans les limites pr&eacute;vues par&nbsp;les conventions de groupe de territoires&nbsp;et territoriales ainsi que dans leurs avenants, les conditions de travail dans l&rsquo;entreprise et notamment:<\/p>\n<p>Les conditions d&rsquo;embauchage et de licenciement ;<\/p>\n<p>La d&eacute;finition et la classification des emplois particuliers aux &eacute;tablissements consid&eacute;r&eacute;s ;<\/p>\n<p>Les conditions d&rsquo;attribution et le mode&nbsp;de calcul de primes de rendement individuelles et collectives.<\/p>\n<p>Art. 40. &mdash; Les avenants d&rsquo;&eacute;tablissement ne peuvent contenir de disposition&nbsp;moins favorables ipour les travailleurs que&nbsp;celles des avenants des conventions de&nbsp;groupe de territoire ou territoriales applicables &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement int&eacute;ress&eacute;.<\/p>\n<p>Section V<\/p>\n<p>Dispositions diverses.<\/p>\n<p>Art. 41. &mdash; Les dispositions des conventions collectives conclues dans le cadre&nbsp;de la r&eacute;glementation ant&eacute;rieure demeurent en vigueur jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;application des dispositions des conventions collectives<\/p>\n<p>agr&eacute;&eacute;es qui doivent s&rsquo;y substituer en application du pr&eacute;sent chapitre.<\/p>\n<p>Art. 42. &mdash; Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef du&nbsp;groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle r&egrave;glent les modalit&eacute;s d&rsquo;application de la pr&eacute;sente scction.<\/p>\n<p>CHAPITRE IV<\/p>\n<p>DU CAUTIONNEMENT<\/p>\n<p>Art. 43. &mdash; Tout chef d&rsquo;entreprise qui&nbsp;se fait remettre par un travailleur un&nbsp;cautionnement en num&eacute;raire ou en titred&nbsp;doit en d&eacute;livrer r&eacute;c&eacute;piss&eacute; et le mentionner en d&eacute;tail sur le registre d&#8217;employeur&nbsp;pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 110.<\/p>\n<p>Art. 44. &mdash; Tout cautionnement doit,&nbsp;dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; dater de la r&eacute;ception par l&rsquo;employeur, &ecirc;tre mis en d&eacute;p&ocirc;t dans les conditions suivantes :<\/p>\n<p>a) S&rsquo;il est constitu&eacute; en esp&egrave;ces d&rsquo;un montant inf&eacute;rieur au maximum fix&eacute; pour&nbsp;les d&eacute;p&ocirc;ts &agrave; la caisse d&rsquo;&eacute;pargne, il fait&nbsp;l&rsquo;objet d&rsquo;un versement au nom du travailleur sur un livret sp&eacute;cial, distinct de&nbsp;celui que le travailleur pourrait poss&eacute;der&nbsp;d&eacute;j&agrave; ou acqu&eacute;rir ult&eacute;rieurement;<\/p>\n<p>b) Si son montant exc&egrave;de ledit maximum, ou s&rsquo;il est constitu&eacute; en totalit&eacute; on&nbsp;en partie par des titres, le d&eacute;p&ocirc;t en est&nbsp;effectu&eacute; &agrave; la banque d&rsquo;&eacute;mission du territoire, par un acte mentionnant son caract&egrave;re et son affectation sp&eacute;ciale; les titres&nbsp;devront &ecirc;tre admis en garantie de pr&ecirc;ts&nbsp;par la banque, et ne pourront &ecirc;tre des actions ou obligations &eacute;mises par l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Dans les deux cas, mention du cautionnement et de 6on d&eacute;p&ocirc;t est faite sur le&nbsp;registre de l&rsquo;employeur, et justifi&eacute;e par&nbsp;un certificat de d&eacute;p&ocirc;t tenu &agrave; la disposition de l&rsquo;inspection du travail.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 45. &mdash; Le retrait de tout ou partie&nbsp;des sommes ou valeurs d&eacute;pos&eacute;es ci-dessus ne peut &ecirc;tre effectu&eacute; que sous la&nbsp;double signature de l&rsquo;employeur et du&nbsp;travailleur, ou sous celle de l&rsquo;un d&rsquo;eux&nbsp;habilit&eacute; &agrave; cet effet par une d&eacute;cision judiciaire.<\/p>\n<p>L&rsquo;affectation du cautionnement entra&icirc;ne privil&egrave;ge au profit de l&rsquo;employeur&nbsp;et &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des tiers qui formeraient des saisies-arr&ecirc;ts aux mains de ce dernier.<\/p>\n<p>Toute saisie-arr&ecirc;t form&eacute;e entre les mains de l&rsquo;administration de la caisse d&rsquo;&eacute;pargne ou de la banque est nulle de plein droit.<\/p>\n<p>TITRE III<\/p>\n<p>Du salaire.<\/p>\n<p>CHAPITRE PREMIER.<\/p>\n<p><strong>DE LA D&Eacute;TERMINATION DE LA R&Eacute;MUN&Eacute;RATION.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 46. &mdash; A conditions &eacute;gales de travail, de qualification professionnelle et de&nbsp;rendement, le salaire est &eacute;gal pour tous&nbsp;les travailleurs quels que soient leur origine, leur sexe et leur statut.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire, pris&nbsp;apr&egrave;s avis de la commission consultative&nbsp;du travail, fixe les zones de salaire et les&nbsp;salaires minima correspondante.<\/p>\n<p>Les salaires minima ainsi fix&eacute;s sont p&uuml;bli&eacute;s au Journal officiel du territoire et&nbsp;affich&eacute;s visiblement et en permanence, en&nbsp;langue fran&ccedil;aise et, lorsqu&rsquo;il y a lieu, en&nbsp;langues en usage dans le territoire, aux<\/p>\n<p>bureaux des circonscriptions administratives.<\/p>\n<p>En aucun cas le salaire de l&rsquo;adulte ne&nbsp;peut &ecirc;tre Inf&eacute;rieur aux salaires minima&nbsp;d&eacute;finis ci-dessus.<\/p>\n<p>Art. 47. &mdash; Pour le travailleur qui n&rsquo;est&nbsp;pas originaire du lieu d&rsquo;emploi s&rsquo;ajoute&nbsp;au salaire une indemnit&eacute; de d&eacute;paysement&nbsp;ou d&rsquo;expatriation destin&eacute;e &agrave; le d&eacute;dommager des d&eacute;penses et risques suppl&eacute;mentaires auxquels l&rsquo;expose sa venue au lieu&nbsp;d&rsquo;emploi.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; de d&eacute;paysement est allou&eacute;e&nbsp;aux travailleurs dont la r&eacute;sidence habituelle est situ&eacute;e dans une r&eacute;gion dont les&nbsp;conditions climatiques, ethniques ou alimentaires diff&eacute;rent de celles caract&eacute;risant&nbsp;le lieu d&rsquo;emploi. Les groupes de travailleurs b&eacute;n&eacute;ficiaires de l&rsquo;indemnit&eacute; de d&eacute;paysement sont d&eacute;termin&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute;s du&nbsp;chef du territoire, pris apr&egrave;s avis de la&nbsp;commission consultative du travail.<\/p>\n<p>L&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;expatriation est allou&eacute;e&nbsp;aux travailleurs dont la r&eacute;sidence habituelle est situ&eacute;e dans un d&eacute;partement m&eacute;tropolitain ou dans une r&eacute;gion appartenant A la zone temip&eacute;r&eacute;e. A d&eacute;faut de&nbsp;convention collective cette indemnit&eacute; sera&nbsp;obligatoirement fix&eacute;e par le contrat individuel.<\/p>\n<p>Art. 48. &mdash; Au cas o&ugrave; ni une convention&nbsp;toliective, ni l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pris en vertu de l&rsquo;article 33 ne fixe les salaires, le chef du&nbsp;croupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle effectue d&rsquo;office par<\/p>\n<p>arr&ecirc;t&eacute;s pris apr&egrave;s avis de la commission&nbsp;gonsultative du travail, le classement des&nbsp;travailleurs en cat&eacute;gories professionnelles la fixation par zones des salaires minima correspondants.<\/p>\n<p>Aucun salaire ne pourra &ecirc;tre inf&eacute;rieur&nbsp;aux taux minima fix&eacute;e par les conventions collectives agr&eacute;&eacute;es ou par les arr&ecirc;t&eacute;s susvis&eacute;s.<\/p>\n<p>S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un travail &agrave; la t&acirc;che ou aux&nbsp;pi&egrave;ces, la r&eacute;mun&eacute;ration doit &ecirc;tre calcul&eacute;e&nbsp;de telle sorte qu&rsquo;elle procure au travailleur de capacit&eacute; moyenne et travaillant&nbsp;normalement un salaire au moins &eacute;gal &agrave;<\/p>\n<p>celui du salari&eacute; r&eacute;mun&eacute;r&eacute; au temps, effectuant un travail analogue.<\/p>\n<p>Hors les cas pr&eacute;vus par la r&eacute;glementation, et sauf accord entre les parties int&eacute;ress&eacute;es, aucun salaire n&rsquo;est d&ucirc; en cas d&rsquo;absence.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 49. &mdash; Les taux des salaires ainsi&nbsp;que les conditions de r&eacute;mun&eacute;ration du&nbsp;travail &agrave; t&acirc;che ou aux pi&egrave;ces, sent affich&eacute;s aux bureaux des employeurs, sur les&nbsp;lieux de travail et de paye du personnel.<\/p>\n<p>Art. 50. &mdash; Lorsque la r&eacute;mun&eacute;ration des&nbsp;services est constitu&eacute;e, en totalit&eacute; ou en&nbsp;partie, par des commissions ou primes, il&nbsp;en est tenu compte pour le calcul du salaire pendant la dur&eacute;e du cong&eacute; pay&eacute;, des&nbsp;indemnit&eacute;s de pr&eacute;avis, des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts.<\/p>\n<p>Le montant &agrave; prendre en consid&eacute;ration&nbsp;&agrave; ce titre est la moyenne mensuelle des commissions obtenue en divisant le montant total des commissions acquises par&nbsp;le travailleur &agrave; la date du d&eacute;part en cong&eacute;<\/p>\n<p>ou du licenciement, par le nombre de&nbsp;mois de service durant lesquels il aura&nbsp;travaill&eacute; la commission.<\/p>\n<p>Toutefois la p&eacute;riode sur laquelle s&rsquo;effectue ce calcul n&rsquo;exc&eacute;dera pas les douze&nbsp;mois de service ayant pr&eacute;c&eacute;d&eacute; le d&eacute;part&nbsp;en cong&eacute; ou le licenciement.<\/p>\n<p>CHAPITRE II<\/p>\n<p><strong>DU PAYEMENT DU SALAIRE<\/strong><\/p>\n<p>Section I<\/p>\n<p>Du mode de payement du salaire.<\/p>\n<p>Art. 51. &mdash; Le salaire doit &ecirc;tre pay&eacute; en&nbsp;monnaie ayant cours l&eacute;gal, nonobstant&nbsp;toute stipulation contraire &agrave; peine de nullit&eacute;.<\/p>\n<p>Tout payement en nature, notamment&nbsp;en alcool bu en boissons alcoolis&eacute;es, est&nbsp;formellement interdit.<\/p>\n<p>La paye est faite, sauf cas de force majeure, sur le lieu du travail ou au bureau&nbsp;de l&rsquo;employeur lorsqu&rsquo;il est voisin du lieu&nbsp;du travail. En aucun cas elle ne peut &ecirc;tre&nbsp;faite dans un d&eacute;bit de (boissons ou dans<\/p>\n<p>un magasin de vente &mdash; sauf pour les travailleurs qui y sont normalemnt occup&eacute;s&nbsp;&mdash; ni le jour o&ugrave; le travailleur a droit au&nbsp;repos.<\/p>\n<p>Art. 52. &mdash; Le salaire fixe doit &ecirc;tre pay&eacute;&nbsp;au moins deux fois par mois, &agrave; seize jours au plus d&rsquo;intervalle en ce qui concerne les&nbsp;travailleurs r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s &agrave; l&rsquo;heure ou &agrave; la journ&eacute;e, et au moins une fois par mois<\/p>\n<p>en ce qui concerne ceux dont la r&eacute;mun&eacute;ration est calcul&eacute;e au mois.<\/p>\n<p>Le d&eacute;lai qui peut s&rsquo;&eacute;couler entre l&rsquo;arr&ecirc;t&nbsp;des comptes et le payement au travailleur&nbsp;ne doit pas exc&eacute;der huit jours.<\/p>\n<p>Pour tout travail aux pi&egrave;ces ou au rendement dont l&rsquo;ex&eacute;cution doit durer plus&nbsp;d&rsquo;une quinzaine, les dates de payement&nbsp;peuvent &ecirc;tre fix&eacute;es de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;, mais le&nbsp;travailleur doit recevoir des acomptes&nbsp;chaque quinzaine et &ecirc;tre int&eacute;gralement&nbsp;pay&eacute; dans la quinzaine qui suit la livraison de l&rsquo;ouvrage.&nbsp;<\/p>\n<p>Les commissions ou les primes acquises&nbsp;au cours d&rsquo;un trimestre donnent lieu &agrave;&nbsp;r&egrave;glement au moins tous les trois mois.<\/p>\n<p>Art. 53. &mdash; A l&rsquo;occasion du payement du&nbsp;salaire et du r&egrave;glement des commissions&nbsp;ou des primes, il doit &ecirc;tre remis au travailleur une pi&egrave;ce justificative indiquant ses nom et pr&eacute;noms, sa qualification professionnelle, le montant brut de sa r&eacute;mun&eacute;ration, la p&eacute;riode de travail aff&eacute;rente &agrave;&nbsp;celle-ci et, il y a lieu, la nature et le montant des diverses d&eacute;ductions op&eacute;r&eacute;es&nbsp;sur cette r&eacute;mun&eacute;ration brute, ainsi que<\/p>\n<p>le montant de la r&eacute;mun&eacute;ration nette et&nbsp;la date du payement.<\/p>\n<p>Sur cette pi&egrave;ce justificative devra figurer la mention du nom et de l&rsquo;adresse de&nbsp;l&rsquo;employeur et le lieu d&rsquo;emploi.<\/p>\n<p>Toutefois, la remise de celte pi&egrave;ce justificative ne sera pas obligatoirement faite&nbsp;lo jour du payement, lorsque, sur la demande de Payant droit, la r&eacute;mun&eacute;ration&nbsp;lui sera vers&eacute;e en dehors des dates habituelles de payement ou de r&egrave;glement.<\/p>\n<p>Section II<\/p>\n<p>Des privil&egrave;ges et garanties de la cr&eacute;ance&nbsp;de salaire.<\/p>\n<p>Art. 51. &mdash; Les sommes dues aux entrepreneurs de tous les travaux ayant le caract&egrave;re de travaux publics ne peuvent &ecirc;tre&nbsp;frapp&eacute;es do saisie-arr&ecirc;t ni d&rsquo;opposition&nbsp;aii pr&eacute;judice soit des ouvriers auxquels&nbsp;des salaires sont dns, 6oit des fournissetirs qui sont cr&eacute;anciers &agrave; raison de fournitures de mat&eacute;riaux et d&rsquo;autres objets servant &agrave; la construction des ouvrages.<\/p>\n<p>Les sommes ducs aux ouvriers pour salaires sont pay&eacute;es de pr&eacute;f&eacute;rence &agrave; colles&nbsp;dues aux fournisseurs.<\/p>\n<p>Art. 55. La cr&eacute;ance de salaire des&nbsp;gens de service, des ouvriers, des commis et des fa&ccedil;onniers est privil&eacute;gi&eacute;e sur&nbsp;les meubles et immeubles du d&eacute;biteur,&nbsp;dans les conditions pr&eacute;vues :<\/p>\n<p>1&deg; Pour les gens de service, par l&rsquo;article 2101, 4e, du code civil;<\/p>\n<p>2&deg; Pour les ouvriers, commis et fa&ccedil;onniers, par l&rsquo;article 519 du code de commerce.<\/p>\n<p>Peuvent, en outre, faire valoir une action directe ou des privil&egrave;ges sp&eacute;ciaux:<\/p>\n<p>1&deg; Les ma&ccedil;ons, charpentiers et autres&nbsp;ouvriers employ&eacute;s pour &eacute;difier, reconstruire ou r&eacute;parer des b&acirc;timents, canaux&nbsp;ou autres ouvrages quelconques, dans les&nbsp;conditions pr&eacute;vues par l&rsquo;article 1798 du<\/p>\n<p>code civil;<\/p>\n<p>2&deg; Les ouvriers qui ont travaill&eacute; soit &agrave;&nbsp;la recolle, soit &agrave; la fabrication ou &agrave; la&nbsp;r&eacute;paration des ustensiles agricoles, soit &agrave;&nbsp;la conservation de la chose, dans les conditions pr&eacute;vues par Rarticle 2102, 1e cl 3e,<\/p>\n<p>du code civil;<\/p>\n<p>3&deg; Les matelots et gens de l&rsquo;&eacute;quipage,&nbsp;dans les conditions pr&eacute;vues par les articles 191 et suivants, 271 et 272 du code&nbsp;ue commerce ;<\/p>\n<p>4&deg; Les ouvriers employ&eacute;s &agrave; la construction, &agrave; la r&eacute;paration, &agrave; l&rsquo;armement et &agrave; l&rsquo;&eacute;quipement du navire, dans les conditions pr&eacute;vues par l&rsquo;article 191 du code de&nbsp;commerce.<\/p>\n<p>Art. 56. &mdash; Les dispositions des articles 2101 du code civil, 191 et 549 du code&nbsp;de commerce ne s&rsquo;appliquent pas &agrave; la fraction insaisissable des sommes restant dues&nbsp;sur les salaires effectivement gagn&eacute;s par&nbsp;les ouvriers pour les quinze derniers jours&nbsp;de travail, ou par les employ&eacute;s pour les&nbsp;trente derniers jours, sur les commissions&nbsp;dues aux voyageurs et repr&eacute;sentants de&nbsp;commerce pour les quatre-vingt-dix derniers jours fie travail et sur les salaires .<\/p>\n<p>dus aux marins de commerce pour la derni&egrave;re p&eacute;riode de payement.<\/p>\n<p>A cette fraction insaisissable repr&eacute;sentant la diff&eacute;rence entre les salaires et commissions dus et la portion saisissable de les salaires et commissions telle qu&rsquo;elle est d&eacute;termin&eacute;e par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 60 s&rsquo;applique la proc&eacute;dure exceptionnelle suivante :<\/p>\n<p>Les fractions des salaires et commissions&nbsp;ainsi d&eacute;sign&eacute;es pour faire l&rsquo;objet d&rsquo;une&nbsp;mesure d&rsquo;exception devront &ecirc;tre pay&eacute;es,&nbsp;nonobstant l&rsquo;existence de toute autre&nbsp;cr&eacute;ance, dans les dix jours qui suivent le<\/p>\n<p>jugement d&eacute;claratif de faillite ou de liquidation judiciaire, et sur simple ordonnance du juge-commissaire, &agrave; la spule&nbsp;condition que le syndic ou le liquidateur&nbsp;ait en mains les fonds n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Au cas o&ugrave; cette condition ne serait pas remplie, lesdites fractions de salaires et commissions devront &ecirc;tre acquitt&eacute;es sur les premi&egrave;res rentr&eacute;es de fonds, nonobstant l&rsquo;existence et le rang de toute autre<\/p>\n<p>cr&eacute;ance privil&eacute;gi&eacute;e.<\/p>\n<p>Au cas o&ugrave; lesdites fractions de salaires&nbsp;et commissions seraient pay&eacute;es gr&acirc;ce &agrave;&nbsp;une avance faite par le syndic, le liquidateur ou toute autre personne, le pr&ecirc;teur serait, par cela m&ecirc;me, subrog&eacute; dans les<\/p>\n<p>droits des salari&eacute;s et devrait &ecirc;tre rembours&eacute; d&egrave;s la rentr&eacute;e des fonds n&eacute;cessaires sans qu&rsquo;aucun autre cr&eacute;ancier puisse y&nbsp;faire opposition.<\/p>\n<p>Pour &eacute;tablir le montant du salaire en&nbsp;vue de l&rsquo;application des dispositions du&nbsp;pr&eacute;sent article, il doit &ecirc;tre tenu compte,&nbsp;non seulement des salaires et appointements proprement dits, mais de tous les&nbsp;accessoires desdits salaires et appointements et &eacute;ventuellement de l&rsquo;indemnit&eacute;&nbsp;pour rupture du contrat de travail.<\/p>\n<p>Art. 57. &mdash; L&rsquo;ouvrier d&eacute;tenteur de l&rsquo;objet&nbsp;par lui ouvr&eacute; peut exercer le droit de&nbsp;r&eacute;tention dans les conditions pr&eacute;vues par&nbsp;l&rsquo;article 570 du code civil.<\/p>\n<p>Les objets mobiliers confi&eacute;s un ouvrier&nbsp;pour &ecirc;tre travaill&eacute;s, fa&ccedil;onn&eacute;s, r&eacute;par&eacute;s ou&nbsp;nettoy&eacute;s et qui n&rsquo;auront pas &eacute;t&eacute; retir&eacute;s&nbsp;dans &lsquo;le d&eacute;lai de deux ans pourront &ecirc;tre&nbsp;vendus dans les conditions et formes&nbsp;d&eacute;termin&eacute;es par la loi du 31 d&eacute;cembre&nbsp;4903, modifi&eacute;e par celle du 7 mars 1905.<\/p>\n<p>Section III<\/p>\n<p>De la prescription de l&rsquo;action en payement&nbsp;du salaire.<\/p>\n<p>Art. 58. &mdash; La prescription de l&rsquo;action&nbsp;en payement du salaire est r&eacute;gl&eacute;e par les&nbsp;articles 2271, 2272, 2271 et 2275 du code&nbsp;civil, et 133 du code de commerce.<\/p>\n<p>CHAPITRE III<\/p>\n<p>DES RETENUES SUR SALAIRES<\/p>\n<p>Art. 59. &mdash; En dehors des pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires, tels que contributions ou cotisations de s&eacute;curit&eacute; sociale, il ne peut &ecirc;tre&nbsp;fait de retenue sur les appointements ou&nbsp;salaires que par saisie-arr&ecirc;t, cession volontaire, pour le remboursement d&rsquo;avances&nbsp;d&rsquo;argent consenties par l&rsquo;employeur au&nbsp;travailleur ou le r&egrave;glement des amendes&nbsp;pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 8 du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Art. 60. &mdash; Pour l&rsquo;application de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de&nbsp;territoires, du territoire autonome ou sous&nbsp;tutelle, fixe les portions de salaire somm&eacute;es &agrave; des pr&eacute;l&egrave;vements progressifs et les<\/p>\n<p>taux y aff&eacute;rents.<\/p>\n<p>La retenue effectu&eacute;e pour chacun des&nbsp;(quatre motifs &eacute;nonc&eacute;s &acirc; l&rsquo;article 59 ne&nbsp;peut, pour chaque paye, exc&eacute;der les taux&nbsp;fix&eacute;s par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; susvis&eacute;.<\/p>\n<p>Il doit &ecirc;tre tenu compte pour le calcul&nbsp;de la retenue non seulement du salaire&nbsp;proprement dit, mais de tous les accessoires dudit salaire, &agrave; l&rsquo;exception toutefois&nbsp;ides indemnit&eacute;s d&eacute;clar&eacute;es insaisissables par<\/p>\n<p>la r&eacute;glementation en vigueur, des sommes&nbsp;allou&eacute;es &agrave; titre de remboursement de frais&nbsp;expos&eacute;s par le travailleur et des allocations ou indemnit&eacute;s pour charges de&nbsp;famille.<\/p>\n<p>Art. 61. &mdash; La convention autorisant&nbsp;fous autres pr&eacute;l&egrave;vements est nulle de plein&nbsp;droit.<\/p>\n<p>Les sommes retenues au travailleur en contravention des dispositions ci-dessus&nbsp;portent int&eacute;r&ecirc;t &agrave; son profit au taux l&eacute;gal&nbsp;depuis la date o&ugrave; elles auraient d&ucirc; &ecirc;tre&nbsp;pay&eacute;es et peuvent &ecirc;tre r&eacute;clam&eacute;es par lui<\/p>\n<p>jusqu&rsquo;&agrave; prescription, le cours en &eacute;tant&nbsp;suspendu pendant la dur&eacute;e du louage de&nbsp;services.<\/p>\n<p>CHAPITRE IV<\/p>\n<p><strong>DES &Eacute;CONOMATS<\/strong><\/p>\n<p>Art. 62. &mdash; Est consid&eacute;r&eacute;e comme &eacute;conomat toute organisation cr&eacute;&eacute;e par l&rsquo;employeur en vue de pratiquer directement ou indirectement la vente ou la cession de&nbsp;marchandises aux travailleurs de l&rsquo;entreprise, pour leurs besoins personnels et&nbsp;normaux.<\/p>\n<p>Les &eacute;conomats sont admis sous la triple&nbsp;condition :<\/p>\n<p>a) Que les travailleurs ne soient pas&nbsp;oblig&eacute;s de s&rsquo;y fournir;<\/p>\n<p>b) Que la vente des marchandises y soit&nbsp;faite exclusivement au comptant et sans&nbsp;b&eacute;n&eacute;fice ;&nbsp;<\/p>\n<p>c) Que la comptabilit&eacute; du ou des &eacute;conomats de l&rsquo;entreprise soit enti&egrave;rement autonome.<\/p>\n<p>Le prix des marchandises mises en vente&nbsp;doit &ecirc;tre affich&eacute; visiblement.<\/p>\n<p>La vente des alcools et boissons alcoolis&eacute;es est interdite.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 63. &mdash; L&rsquo;ouverture d&rsquo;un &eacute;conomat&nbsp;est subordonn&eacute;e &agrave; l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable&nbsp;du chef du territoire d&eacute;livr&eacute;e apr&egrave;s avis&nbsp;de l&rsquo;inspecteur du travail.<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;abus constat&eacute;, l&rsquo;inspecteur du&nbsp;travail peut prescrire la fermeture provisoire de l&rsquo;&eacute;conomat jusqu&rsquo;&agrave; d&eacute;cision du&nbsp;chef du territoire. Celui-ci peut ordonner&nbsp;la fermeture d&eacute;finitive du ou des &eacute;conomats de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>TITRE IV<\/p>\n<p>Conditions du travail.<\/p>\n<p>CHAPITRE Ier<\/p>\n<p><strong>DU TRAVAIL DE NUIT<\/strong><\/p>\n<p>Art. 64. &mdash; La dur&eacute;e de la p&eacute;riode pendant laquelle le travail est consid&eacute;r&eacute;&nbsp;comme travail de nuit est fix&eacute;e &agrave; onze&nbsp;heures.<\/p>\n<p>Toutefois, pour les entreprises accordant&nbsp;&agrave; leur personnel un repos d&rsquo;une heure pendant la sieste, cette dur&eacute;e peut &ecirc;tre ramen&eacute;e &agrave; dix heures.&nbsp;<\/p>\n<p>Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef du territoire fixent,&nbsp;suivant les saisons, les heures de commencement et de fin de la p&eacute;riode de nuit.<\/p>\n<p>Art. 65. &mdash; Le travail de nuit des femmes dans l&rsquo;industrie demeure r&eacute;gi par les&nbsp;dispositions de la convention internationale de Washington &eacute;tendues aux territoires relevant du minist&egrave;re de la France<\/p>\n<p>d&rsquo;outre-mer par le d&eacute;cret du 28 d&eacute;cembre&nbsp;1937.<\/p>\n<p>Le travail de nuit des enfants dans l&rsquo;industrie demeure r&eacute;gi par les dispositions&nbsp;de la convention internationale de Washington &eacute;tendues aux territoires relevant du minist&egrave;re de la France d&rsquo;outre-mer<\/p>\n<p>par le d&eacute;cret du 28 d&eacute;cembre 1937.<\/p>\n<p>CHAPITRE II<\/p>\n<p><strong>DU TRAVAIL DES FEMMES ET DES ENFANTS.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 66. &mdash; Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef du groupe&nbsp;de territoires, du territoire autonome ou&nbsp;sous tutelle pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail fixent la nature&nbsp;des travaux interdits aux femmes et aux<\/p>\n<p>femmes enceintes. Ils fixent &eacute;galement&nbsp;l&rsquo;&acirc;ge &agrave; partir duquel les enfants peuvent&nbsp;&ecirc;tre admis ou employ&eacute;s dans une entreprise ainsi que la nature des travaux qui,&nbsp;leur sont Interdits.<\/p>\n<p>Art. 67 &mdash; Toute femme enceinte peut&nbsp;quitter le travail sans pr&eacute;avis et sans avoir&nbsp;de ce fait &agrave; payer une indemnit&eacute; le rupture.<\/p>\n<p>A l&rsquo;occasion de son accouchement, et&nbsp;sans que cette interruption de servie&nbsp;puisse &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une cause&nbsp;de rupture du contrat, toute femme a le&nbsp;droit de suspendre son travail pendant<\/p>\n<p>douze semaines cons&eacute;cutives dont six au&nbsp;moins post&eacute;rieures &agrave; la d&eacute;livrance ; cette<\/p>\n<p>suspension peut &ecirc;tre prolong&eacute;e de trois semaines en cas de maladie d&ucirc;ment constat&eacute;e et r&eacute;sultant de la grossesse ou des&nbsp;couches.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;&agrave; la mise en place d&rsquo;un r&eacute;gime de&nbsp;s&eacute;curit&eacute; sociale, elle a droit, pendant cette p&eacute;riode, &agrave; la charge de remployem, aux<\/p>\n<p>soins gratuits et &agrave; la moiti&eacute; du salaire&nbsp;qu&rsquo;elle percevait au moment de la suspension du travail.<\/p>\n<p>Art. 68. &mdash; Pendant une p&eacute;riode d&rsquo;ume ann&eacute;e &agrave; compter d&eacute; la naissance de l&rsquo;enfant, la m&egrave;re a droit &agrave; des repos pour allaitement.<\/p>\n<p>La dur&eacute;e totale de ces repos ne peut d&eacute;passer une heure par journ&eacute;e de travail.<\/p>\n<p>Art. 69. &mdash; L&rsquo;inspecte&ugrave;r du travail peut requ&eacute;rir l&rsquo;examen par un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute; des femmes et des enfants en vue v&eacute;rifier si le travail dont il sont charg&eacute;s n&rsquo;exc&egrave;de pas leurs forces.<\/p>\n<p>La femme ou l&rsquo;enfant ne peuvent &ecirc;tre&nbsp;maintenus dans un emploi ainsi reconnu&nbsp;au-dessus de leur force et doivent &agrave; d&eacute;faut&nbsp;d&rsquo;un autre emploi convenable &ecirc;tre licenci&eacute;s.<\/p>\n<p>CHAPITRE III.<\/p>\n<p><strong>DU REPOS HEBDOMADAIRE.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 70. &mdash; Le repos hebdomadaire est&nbsp;obligatoire. Il est de vingt-quatre heures&nbsp;cons&eacute;cutives par semaine, il a lieu en nrinj cipe le dimanche.&nbsp;<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire, pri apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, d&eacute;termine les modalit&eacute;s d&rsquo;appb ration&nbsp;du paragraphe pr&eacute;c&eacute;dent, notamment les&nbsp;conditions dans lesquelles le repos pourra&nbsp;&ecirc;tre donn&eacute; par roulement ou collectivement d&rsquo;autres jours que le dimanche; suspendu par compensation de f&ecirc;tes rituelles&nbsp;ou locales ou r&eacute;parti sur une p&eacute;riode autre que la semaine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>CHAPITRE IV<\/p>\n<p><strong>DU LOGEMENT ET DE LA RATION DE VIVRES.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 71. &mdash; Dans le cas o&ugrave; le travailleur ne peut par ses propres moyens se procurer un logement, l&rsquo;employeur est tenu de le lui assurer.<\/p>\n<p>Dans le cas o&ugrave; le lieu du travail ne permet pas au travailleur et &agrave; sa famille de&nbsp;s&rsquo;assurer un ravitaillement r&eacute;gulier, l&#8217;employeur est tenu &agrave; la fourniture d&rsquo;une ration journali&egrave;re de vivres par personne.<\/p>\n<p>Les conditions et la valeur du logeaient&nbsp;et les cas o&ugrave; il est obligatoire, la composition de la ration journali&egrave;re de vivres,&nbsp;ainsi que leur prix de remboursement,&nbsp;sont fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire,<\/p>\n<p>compte tenu du travail effectu&eacute;, apr&egrave;s avis de l&rsquo;inspecteur du travail et du service de&nbsp;sant&eacute;.<\/p>\n<p>CHAPITRE V<\/p>\n<p><strong>DES CONG&Eacute;S ET TRANSPORTS<\/strong><\/p>\n<p>Section I&nbsp;Cong&eacute;s pay&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 72. &mdash; Le travailleur acquiert droit&nbsp;au cong&eacute; pay&eacute; &agrave; la charge de l&rsquo;employeur:<\/p>\n<p>1&deg; A raison d&rsquo;un minimum de cinq jours&nbsp;de cong&eacute; par mots de service effectif s&rsquo;il&nbsp;b&eacute;n&eacute;ficie de l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;expatriation pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 47 ;&nbsp;<\/p>\n<p>2&deg; A raison d&rsquo;un minimum d&rsquo;un jour et&nbsp;demi ouvrables de cong&eacute; par mois de service effectif s&rsquo;il b&eacute;n&eacute;ficie de l&rsquo;indemnit&eacute;&nbsp;de d&eacute;paysement pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;artic&rsquo;le 47 ;<\/p>\n<p>3&deg; a raison d&rsquo;un minimum d&rsquo;un jour ouvrable de cong&eacute; par mois de service effectif dans les autres cas.<\/p>\n<p>Pour le calcul de la dur&eacute;e du cong&eacute; acquis, ne seront pas d&eacute;duites les absencespour accident du travail ou maladie professionnelle, les p&eacute;riodes de repos des&nbsp;femmes en couches pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 47<\/p>\n<p>du pr&eacute;sent d&eacute;cret, ni, dans une limite de&nbsp;six mois, les absences pour maladie d&ucirc;ment constat&eacute;e par un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute;.<\/p>\n<p>Seront &eacute;galement d&eacute;compt&eacute;s, sur les&nbsp;bases indiqu&eacute;es ci-dessus, les services effectu&eacute;s ant&eacute;rieurement et sans cong&eacute; correspondant pour le compte du m&ecirc;me employeur, dans tons autres territoires que&nbsp;celui o&ugrave; le travailleur est employ&eacute; au moment o&ugrave; il sollicite son cong&eacute;.<\/p>\n<p>Dans une limite de dix jours, ne peuvent &ecirc;tre d&eacute;duites de la dur&eacute;e du cong&eacute; acquis les permissions exceptionnelles qui&nbsp;auraient &eacute;t&eacute; accord&eacute;es au travailleur &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements familiaux touchant<\/p>\n<p>directement son propre foyer. Par contre,&nbsp;les cong&eacute;s sp&eacute;ciaux accord&eacute;s &agrave; l&rsquo;occasion&nbsp;de t&ecirc;tes rituelles pourront &ecirc;tre d&eacute;duits&nbsp;s&rsquo;ils n&rsquo;ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;une compensation&nbsp;par suppression de jours de repos hebdomadaire.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 73. &mdash; Le droit de jouissance au&nbsp;cong&eacute; est acquis au travailleur:<\/p>\n<p>1&deg; Apr&egrave;s un an de service effectif, s&rsquo;il&nbsp;est originaire du territoire o&ugrave; il est employ&eacute; ;<\/p>\n<p>2&deg; Apr&egrave;s deux ans de service effectif,&nbsp;s&rsquo;il b&eacute;n&eacute;ficie de l&rsquo;indemnit&eacute; de d&eacute;paysement ou d&rsquo;expatriation et si le lieu d&rsquo;emploi est situ&eacute; dans un territoire de l&rsquo;Afrique continentale relevant du minist&egrave;re de&nbsp;la France d&rsquo;outre-mer ;<\/p>\n<p>3&deg; Apr&egrave;s trois ans de service effectif dans les autres cas.<\/p>\n<p>Sauf stipulation contraire au contrat, ce droit au cong&eacute; peut &ecirc;tre exig&eacute; par le travailleur ou impos&eacute; par l&rsquo;employeur avant&nbsp;l&rsquo;expiration dudit delai, en cas de maladie&nbsp;d&ucirc;ment constat&eacute;e rendant n&eacute;cessaire le<\/p>\n<p>d&eacute;part imm&eacute;diat en cong&eacute;.<\/p>\n<p>En cas de rupture ou d&rsquo;expiration du&nbsp;contrat avant que le travailleur ait acquis&nbsp;droit au cong&eacute;, une indemnit&eacute; calcul&eacute;e&nbsp;d&rsquo;apr&egrave;s les dispositions de l&rsquo;article 72 cidessus doit &ecirc;tre accord&eacute;e en place de<\/p>\n<p>cong&eacute;, sauf si la r&eacute;siliation est le fait&nbsp;d&rsquo;une faute lourde du travailleur. Est&nbsp;nulle et de nul el&iuml;et toute convention pr&eacute;voyant l&rsquo;octroi d&rsquo;une indemnit&eacute; compensatrice de cong&eacute; dans des cas autres que<\/p>\n<p>la rupture ou l&rsquo;expiration du contrat avant&nbsp;l&rsquo;acquisition du droit au cong&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p>Les parties peuvent, &agrave; l&rsquo;expiration du terme normal, convenir de retarder la&nbsp;jouissance du cong&eacute; acquis. La dur&eacute;e totale en est alors augment&eacute;e, suivant le&nbsp;cas, de un, un jour et demi ou cinq jours&nbsp;par mois de service effectif suppl&eacute;mentaire.<\/p>\n<p>Art. 74. &mdash; Le travailleur peut prendre&nbsp;son cong&eacute; dans son pays d&rsquo;origine ou dans&nbsp;le pays de son choix.<\/p>\n<p>Toutefois, si le louage de services doit,&nbsp;&agrave; l&rsquo;expuation du cong&eacute;, se poursuivre&nbsp;dans lia des territoires relevant du minist&egrave;re de la France d&rsquo;outre-mer, le contrat&nbsp;peut valablement imposer au travailleur,<\/p>\n<p>originaire d&rsquo;un pays &agrave; climat temp&eacute;r&eacute;, de&nbsp;passer son cong&eacute; clans son pays (l&rsquo;origine&nbsp;ou, en cas de refus du travailleur, dans&nbsp;um autre pays &agrave; climat temp&eacute;r&eacute;.<\/p>\n<p>La violation de cette clause serait pour&nbsp;l&rsquo;employeur une juste cause de rupture du&nbsp;contrat&rsquo;sans pr&eacute;avis ni indemnit&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 7.7. &mdash; L&rsquo;employeur doit verser au&nbsp;travailleur, pendant toute la dur&eacute;e du&nbsp;cong&eacute;, une allocation qui sera au moins&nbsp;&eacute;gale au salaire dont le travailleur b&eacute;n&eacute;ficiait au moment du d&eacute;part en cong&eacute;, d&eacute;duction faite, selon le cas, de l&rsquo;indemnit&eacute;&nbsp;de d&eacute;paysement nu d&rsquo;expatriation.&nbsp;<\/p>\n<p>Pour les travailleurs b&eacute;n&eacute;ficiant de l&rsquo;indemnit&eacute; de d&eacute;paysement ou d&rsquo;expatriation, la dur&eacute;e du cong&eacute; est augment&eacute;e des&nbsp;d&eacute;lais de route.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut de convention sur le lieu du&nbsp;cong&eacute;, les d&eacute;lais de route ne peuvent &ecirc;tre&nbsp;sup&eacute;rieurs au temps n&eacute;cessaire au travailleur pour se rendre en cong&eacute; dans son&nbsp;pays d&rsquo;origine.<\/p>\n<p>Section II&nbsp;Voyages cl transports.<\/p>\n<p>Art. 76. &mdash; Sont &agrave; la cha&icirc;ne de l&rsquo;employeur les frais de voyage du travailleur&nbsp;et de sa famille (femme et enfants mineurs &agrave; charge) ainsi que les frais de&nbsp;transport de leurs bagages:<\/p>\n<p>1&deg; Du lieu de la r&eacute;sidence habituelle au lieu d&rsquo;emploi;<\/p>\n<p>2&deg; Du lieu d&rsquo;emploi au lieu de cong&eacute; et&nbsp;vice versa, dans la limite pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 75 et pour les seuls travailleurs b&eacute;n&eacute;ficiant des dispositions de l&rsquo;article 47;<\/p>\n<p>3&deg; En cas de changement de r&eacute;sidence&nbsp;prescrit par l&rsquo;entreprise en cours de&nbsp;louage de services;<\/p>\n<p>4&deg; En cas de d&eacute;part dans les conditions fix&eacute;es par les articles 80 et 81.<\/p>\n<p>Sauf stipulation contraire, les voyages&nbsp;et transports sont effectu&eacute;s par une voie&nbsp;et des moyens normaux au choix de i&rsquo;empioyeur.<\/p>\n<p>Art. 77. &mdash; La classe de passage et le&nbsp;poids des bagages sont d&eacute;termin&eacute;s par la&nbsp;situation occup&eacute;e par le travailleur dans&nbsp;l&rsquo;entreprise, suivant les r&egrave;gles adopt&eacute;es&nbsp;par celle-ci &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de son personnel ou,<\/p>\n<p>&agrave; d&eacute;faut, suivant les usages locaux.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 78. &mdash; Le travailleur qui use d&rsquo;une&nbsp;voie ou de moyens de transport plus co&ucirc;teux que ceux r&eacute;guli&egrave;rement choisis ou&nbsp;agr&eacute;&eacute;s par l&rsquo;employeur n&rsquo;est d&eacute;fray&eacute; par&nbsp;i&rsquo;entre-prige qu&rsquo;&agrave; concurrence des frais occasionn&eacute;s par la voie et les moyens r&eacute;guli&egrave;rement choisis.<\/p>\n<p>S&rsquo;il use d&rsquo;une voie ou de moyens de&nbsp;transport plus &eacute;conomiques, il ne peut&nbsp;pr&eacute;tendre qu&rsquo;au remboursement des frais&nbsp;engag&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 79. &mdash; Le travailleur qui use d&rsquo;une voie ou de moyens de transports moins&nbsp;rapides que ceux r&eacute;guli&egrave;rement choisis&nbsp;par l&rsquo;employeur ne peut pr&eacute;tendre de ce&nbsp;fait &agrave; des d&eacute;lais de route plus longs que<\/p>\n<p>ceux pr&eacute;vus pour la voie et les moyens&nbsp;normaux.<\/p>\n<p>S&rsquo;il use d&rsquo;une voie ou de moyens plus&nbsp;rapides, il continue &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier, en plus&nbsp;de la dur&eacute;e du cong&eacute; proprement dit, des&nbsp;d&eacute;lais qui auraient &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaires avec,&nbsp;l&rsquo;usage de la voie et des moyens choisis<\/p>\n<p>par l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Art. 80. &mdash; A droit au transport jusqu&rsquo;au&nbsp;lieu de r&eacute;sidence habituelle le travailleur&nbsp;qui quitte l&rsquo;entreprise :<\/p>\n<p>A l&rsquo;expiration du contrat &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e ;<\/p>\n<p>En cas de contrat &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e,&nbsp;apr&egrave;s trente-six mois, vingt-quatre mois&nbsp;ou douze mois de service effectif, suivant&nbsp;des cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 73;<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;accident du travail, de maladie&nbsp;professionnelle ou end&eacute;mique pla&ccedil;ant l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de continuer&nbsp;ses services sur place ;<\/p>\n<p>En cas de rupture du contrat motiv&eacute;e&nbsp;par une faute grave de l&rsquo;employeur.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 81. &mdash; Lorsqu&rsquo;un contrat est r&eacute;sili&eacute;&nbsp;lour des causes autres que celles vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 80 ou par la faute grave du travailleur, le montant des frais de transport,&nbsp;incombant &agrave; l&rsquo;entreprise, est proportionnel au temps de service du travailleur.<\/p>\n<p>Art. 82. &mdash; Les dispositions de la pr&eacute;sente&nbsp;section ne peuvent faire obstacle &agrave; l&rsquo;application de la r&eacute;glementation sur les conditions d&rsquo;admission et de s&eacute;joifr des nationaux fran&ccedil;ais et &eacute;trangers.<\/p>\n<p>Le travailleur a le droit d&rsquo;exiger le versement en esp&egrave;ces du montant des frais&nbsp;de rapatriement &agrave; charge de l&rsquo;employeur&nbsp;lorsqu&rsquo;il justifie avoir vers&eacute; le cautionnement pr&eacute;vu par la r&eacute;glementation en la<\/p>\n<p>mati&egrave;re.<\/p>\n<p>TITRE V<\/p>\n<p>Hygi&egrave;ne et s&eacute;curit&eacute;, service midical.<\/p>\n<p>CHAPITRE Ier<\/p>\n<p><strong>HYGI&Egrave;NE ET S&Eacute;CURIT&Eacute;.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 83. &mdash; Dans chaque groupe de territoires et dans chaque territoire est institu&eacute; un comit&eacute; technique consultatif pour&nbsp;l&rsquo;&eacute;tude des questions int&eacute;ressant l&rsquo;hygi&egrave;ne&nbsp;et la s&eacute;curit&eacute; des travailleurs.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou soustutelle soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre&nbsp;de la France d&rsquo;outre-mer r&egrave;gle la composition et le fonctionnement de ce comit&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 84. &mdash; Les conditions d&rsquo;hygi&egrave;ne et&nbsp;de s&eacute;curit&eacute; sur le lieu de travail sont r&eacute;gl&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute;s du chef du groupe de&nbsp;territoires, du territoire autonome ou sous&nbsp;tutelle pris apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif et soumis &agrave; l&rsquo;approbation&nbsp;du ministre de la France d&rsquo;outre-mer. Ces&nbsp;arr&ecirc;t&eacute;s tiennent compte des conditions&nbsp;locales et tendent &agrave; assurer au travailleur&nbsp;l&rsquo;hygi&egrave;ne et une s&eacute;curit&eacute; &eacute;gales &agrave; celles<\/p>\n<p>dont b&eacute;n&eacute;ficie le travailleur dans la m&eacute;tropole; ils pr&eacute;cisent celles de leurs prescriptions pour lesquelles la proc&eacute;dure de&nbsp;mise en demeure est obligatoirement appliqu&eacute;e, et les d&eacute;lais minima &agrave; impartir.<\/p>\n<p>Art. 85. &mdash; Lorsqu&rsquo;il existe des conditions de travail dangereuses pour la s&eacute;curit&eacute; ou la sant&eacute; des travailleurs, et non&nbsp;vis&eacute;es nar le pr&eacute;sent d&eacute;cret ou les arr&ecirc;t&eacute;s&nbsp;pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent, l&rsquo;inspecteur&nbsp;du travail peut mettre l&#8217;employeur en&nbsp;demeure de rem&eacute;dier aux inconv&eacute;nients&nbsp;constat&eacute;s. Dans ce cas, les mises en demeure sont soumises &agrave; l&rsquo;approbation du&nbsp;comit&eacute; technique consultatif qui fixe les<\/p>\n<p>d&eacute;lais d&rsquo;ex&eacute;cution.<\/p>\n<p>Art. 86. &mdash; Dans le d&eacute;lai imparti par la mise en demeure et au plus tard dans les quinze jours qui suivent la signification, l&rsquo;employeur peut former un recours,&nbsp;suspensif devant le chef du territoire.<\/p>\n<p>Celui-ci statue apr&egrave;s avis du comit&eacute; technique consultatif et fixe le nouveau d&eacute;lai&nbsp;d&rsquo;ex&eacute;cution.<\/p>\n<p>Art. 87. &mdash; La mise en demeure doit&nbsp;&ecirc;tre faite par &eacute;crit soit sur le registre&nbsp;d&rsquo;employeur, soit par lettre recommand&eacute;e&nbsp;avec accus&eacute; de r&eacute;ception. Elle est dat&eacute;e&nbsp;et sign&eacute;e; elle pr&eacute;cise les infractions ou<\/p>\n<p>dangers constates et fixe les d&eacute;lais dans&nbsp;lesquels ils devront avoir disparu, et qui&nbsp;ne pourront &ecirc;tre inf&eacute;rieurs quatre jours&nbsp;francs.<\/p>\n<p>Art. 88. &mdash; L&rsquo;employeur est tenu d&rsquo;aviser&nbsp;l&rsquo;inspecteur du travail dans un d&eacute;lai de&nbsp;quarante-huit heures de tout accident du&nbsp;travail survenu dans l&rsquo;entreprise. Cet avis&nbsp;pr&eacute;cisera le lieu, la cause, les circonstances, les suites probables de l&rsquo;accident,&nbsp;les nom, pr&eacute;noms, &acirc;ge et sexe et cat&eacute;gorie- professionnelle de la victime, les&nbsp;nom, pr&eacute;noms et adresse des t&eacute;moins, la&nbsp;dnomination et l&rsquo;adresse de l&rsquo;entreprise.&nbsp;<\/p>\n<p>CHAPITRE II<\/p>\n<p><strong>SERVICE M&Eacute;DICAL<\/strong><\/p>\n<p>Art. 89. &mdash; Chaque entreprise ou &eacute;tablissement groupant un effectif moyen de&nbsp;deux cents personnes doit s&rsquo;assurer le concours d&rsquo;an docteur en mdecine ou d&rsquo;un&nbsp;m&eacute;decin auxiliaire, qui lui consacrera au&nbsp;moins :<\/p>\n<p>Dnux demi-journ&eacute;es par semaine, &agrave; quatre jours au plus d&rsquo;intervalle si l&rsquo;effectif&nbsp;&nbsp;moyen est inf&eacute;rieur &agrave; 500;<\/p>\n<p>Quatre demi-journ&eacute;es par semaine, &agrave;&nbsp;deux jours au plus d&rsquo;intervalle si l&rsquo;effectif&nbsp;moyen est compris entre 500 et 1.000.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;effectif moyen atteint ou d&eacute;passe&nbsp;4.000, le m&eacute;decin devra avoir sa r&eacute;sidence&nbsp;fix&eacute;e dans l&rsquo;entreprise, et lui consacrer&nbsp;au moins une demi-iourn&eacute;e par jour ouvrable.<\/p>\n<p>Les femmes et enfants des travailleurs&nbsp;comptent dans les effectifs ci-dessus pour&nbsp;le tiers de leur nombre r&eacute;el s&rsquo;ils b&eacute;n&eacute;ficient des prescriptions de l&rsquo;article 71 du&nbsp;pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Dans les entreprises mini&egrave;res n&eacute;cessitant un travail souterrain, les effectifs&nbsp;moyens &agrave; prendre en consid&eacute; pour&nbsp;l&rsquo;application du pr&eacute;sent article sont abaiss&eacute;s respectivement &agrave; 150, 300 et 600.<\/p>\n<p>Art. 90. &mdash; Chaque entreprise ou &eacute;tablissement dont l&rsquo;effectif moyen calcul&eacute;<\/p>\n<p>comme ci-dessus est compris entre 100 et&nbsp;200 doit instituer un service sanitaire permanent, assur&eacute; par un infirmier ayant sa&nbsp;r&eacute;sidence fixe dans l&rsquo;entreprise, il iui sera&nbsp;adjoint un Infirmier suppl&eacute;mentaire par<\/p>\n<p>groupe suppl&eacute;mentaire de 500 personnes.<\/p>\n<p>Art. 91. &mdash; Ne comptent pour l&rsquo;application des prescriptions des articles pr&eacute;c&eacute;dents que les m&eacute;decins ou infirmiers&nbsp;faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une d&eacute;cision d&rsquo;agr&eacute;ment&nbsp;de la part du chef du territoire.<\/p>\n<p>Cette d&eacute;cision, prise apr&egrave;s avis de l&rsquo;inspection du travail et du service de sant&eacute;,&nbsp;peut &ecirc;tre annul&eacute;e dans la m&ecirc;me forme.<\/p>\n<p>Art. 92. &mdash; Dans chaque exploitation dont&nbsp;l&rsquo;effectif moyen d&eacute;passe 100 personnes,&nbsp;une visite des- travailleurs se d&eacute;clarant&nbsp;ifialades est pass&eacute;e chaque matin avant&nbsp;le d&eacute;but du travail. Les femmes et les<\/p>\n<p>enfants des travailleurs de l&rsquo;exploitation,&nbsp;s&rsquo;ils le demandent, peuvent se pr&eacute;senter&nbsp;&agrave; cette visite pour y &ecirc;tre examin&eacute;s et, le&nbsp;cas &eacute;ch&eacute;ant, recevoir les soins et les traitements n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Les r&eacute;sultats de celte visite sont consign&eacute;s sur un registre sp&eacute;cial dont le mod&egrave;le est fix&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire.<\/p>\n<p>Art. 93. &mdash; En cis de maladie d&rsquo;un travaialleur, d&rsquo;une femme ou d&rsquo;un enfant&nbsp;r&eacute;sidant avec lui aux frais de l&rsquo;entreprise,&nbsp;Uemp&icirc;oycur est tenu jusqu&rsquo;&agrave; la mise en&nbsp;place d&rsquo;on r&eacute;gime de s&eacute;curit&eacute; sociale, de&nbsp;leur fournir gratuitement les soins et m&eacute;dicaments dans la liite des moyens d&eacute;finis au pr&eacute;sent chapitre.<\/p>\n<p>L&rsquo;employeur est &eacute;galement tenu d&rsquo;assurer l&rsquo;aurneatalion de tout travailleur malade, qui b&eacute;n&eacute;ficiait de cette prestation&nbsp;avant sa maladie.<\/p>\n<p>Art. 94. &mdash; L&rsquo;employeur doit faire &eacute;vacuer sur la formation m&eacute;dicale la plus&nbsp;proche les bless&eacute;s et les malades non susceptibles (l&rsquo;&egrave;tre trait&eacute;s par les moyens de&nbsp;l&rsquo;infirmerie.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;employeur ne dispose pas imm&eacute;diatement de moyens appropri&eacute;s, il en rend&nbsp;compte d&rsquo;urgence au chef de ld circonscription administrative la plus proche, qui&nbsp;fait proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;&eacute;vacualion par les moyens<\/p>\n<p>&agrave; sa disposition, tous les frais occasionn&eacute;s&nbsp;&agrave; l&rsquo;administration, de ce chef devant &ecirc;tre&nbsp;rembours&eacute;s par remployeur au tarif officiel des transports m&eacute;dicaux.<\/p>\n<p>Art. 95. &mdash; Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe&nbsp;de territoires, du territoire autonome ou&nbsp;sous tutelle, pris- apr&egrave;s avis du comit&eacute;&nbsp;technique consultatif, d&eacute;termine les conditions dans lesquelles les employeurs sont<\/p>\n<p>obligatoirement tenus d&rsquo;installer et d&rsquo;approvisionner en m&eacute;dicaments et accessoires :<\/p>\n<p>Une infirmerie, pour un effectif moyen&nbsp;sup&eacute;rieur &agrave; cent travailleurs;<\/p>\n<p>Une salle de pansements, pour un effectif de vingt &agrave; cent travailleurs;<\/p>\n<p>Une bo&icirc;te de secours, pour un effectif de&nbsp;cinq &agrave; vingt travailleurs.<\/p>\n<p>Cet arr&ecirc;t&eacute; d&eacute;finit les conditions dans lesquelles un employeur peut &ecirc;tre dispens&eacute;&nbsp;de l&rsquo;ex&eacute;cution de tout ou partie des prescriptions du pr&eacute;sent chapitre &agrave; la suite de&nbsp;son adh&eacute;sion &agrave; une organisation m&eacute;dicale<\/p>\n<p>commune &agrave; plusieurs entreprises ou &agrave; un&nbsp;s&egrave;mes m&eacute;dical publie, pourvu que soient&nbsp;assur&eacute;es aux travailleurs des garanties au&nbsp;moins &eacute;gales.<\/p>\n<p>Cet arr&ecirc;t&eacute; fixe &eacute;galement les conditions&nbsp;dans lesquelles le service m&eacute;dical doit &ecirc;tre&nbsp;assur&eacute; dans les &eacute;tablissements non vis&eacute;s&nbsp;par les article 89, 90 et 92.<\/p>\n<p>TITRE VI<\/p>\n<p>INSPECTION DU TRAVAIL ET DE LA MAIN-D&rsquo;&OElig;UVRE.<\/p>\n<p>CHAPITRE Ier.<\/p>\n<p><strong>INDISPOSITIONS CENTRALES.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 90. &mdash; La mission g&eacute;n&eacute;ralf de l&rsquo;inspection du travail et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre&nbsp;est de veiller &agrave; la s&eacute;curit&eacute;, &agrave; la sant&eacute; et&nbsp;au bien-&ecirc;tre les travailleurs ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;application des dispositions l&eacute;gales et r&eacute;glementaires prises &agrave; cet effet; d&rsquo;&eacute;elairer de ses conseils employeurs et travailleurs ; d&rsquo;aider &agrave; la solution des conflits du&nbsp;travail et de tous probl&egrave;mes d&rsquo;introduction, de formation, d&rsquo;utilisation et de placernent de la main-d&rsquo;&oelig;uvre ainsi qu&rsquo;&agrave; la&nbsp;mise en place des r&eacute;alisations sociales.<\/p>\n<p>Art. 97. &mdash; Dans chaque territoire est&nbsp;constitu&eacute; une inspection du travail et de&nbsp;la main-d&rsquo;&oelig;uvre, plac&eacute;e sous la direction&nbsp;d&rsquo;un inspecteur du travail.<\/p>\n<p>L&rsquo;organisation et le fonctionnement de&nbsp;l&rsquo;inspection sont r&eacute;gl&eacute;s par un arr&ecirc;t&eacute; du&nbsp;chef du groupe de territoires, du territoire&nbsp;autonome ou sous tutelle soumis &agrave; l&rsquo;approbation du ministre de la France d&rsquo;outre-mer. L&rsquo;inspection du travail contr&ocirc;le de fa&ccedil;on permanente l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre.<\/p>\n<p>Art. 98. &mdash; Une commission consultative<\/p>\n<p>du travail est institu&eacute;e aupr&egrave;s de l&rsquo;inspecteur du travail, chef du service du territoire. Elle est compos&eacute;e en nombre &eacute;gal&nbsp;d&rsquo;employeurs et de travailleurs, respectivement d&eacute;sign&eacute;s par les organisations professionnelles d&rsquo;employeurs et de travailleurs les pins repr&eacute;sentatives ou, &agrave; d&eacute;faut, d&rsquo;organisations suffisamment repr&eacute;sentatives, par le chef du territoire.<\/p>\n<p>Outre les cas pour lesquels son avis est&nbsp;obligatoirement requis en vertu du pr&eacute;sent d&eacute;cret, elle peut &ecirc;tre consult&eacute;e sur&nbsp;toutes les questions relatives au travail et&nbsp;&agrave; la main-d&rsquo;&oelig;uvre dans le territoire.<\/p>\n<p>Elle examine les conventions collectives&nbsp;dans leurs classe et leurs incidences &eacute;conomiques, et peut donner tous avis sur leur conclusion et leur application.<\/p>\n<p>Elle peut demander, par l&rsquo;interm&eacute;diaire&nbsp;de l&rsquo;inspecteur du travail, chef du service&nbsp;du territoire, tous documents et informations utiles &agrave; l&rsquo;accomplissement de sa mission aux administrations comp&eacute;tentes.<\/p>\n<p>Art. 99. &mdash; Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de territoires, du territoire autonome on&nbsp;sons tutelle, fixe les conditions d&rsquo;&eacute;ligibillit&eacute; et le nombre des repr&eacute;sentants des employeurs et des travailleurs, la dur&eacute;e<\/p>\n<p>de leur mandat, qui ne peut exc&eacute;der trois ans, le montant des indemnit&eacute;s qui leur sont allou&eacute;es, et d&eacute;termine les modalit&eacute;s de fonctionnement de la commission.<\/p>\n<p>Art. 100. &mdash; Dans chaque groupe de territoires, un inspecteur g&eacute;n&eacute;ral un travail&nbsp;contr&ocirc;l&eacute; et coordonne l&rsquo;action des inspections territoriales.&nbsp;<\/p>\n<p>Le chef du groupe de territoires institue&nbsp;aupr&egrave;s de l&rsquo;inspecteur g&eacute;n&eacute;ral, dans les&nbsp;conditions pr&eacute;vues aux articles 98 et 99,&nbsp;une commission consultative du travail&nbsp;dont la mission et les pouvoirs sont, dans<\/p>\n<p>le cadre du groupe de territoires, ceux&nbsp;d&eacute;finis &agrave; l&rsquo;article 98.<\/p>\n<p>CHAPITRE II.<\/p>\n<p>DES INSPECTEURS DU TRAVAIL.<\/p>\n<p>Art. 101. &mdash; Les inspecteurs du travail&nbsp;sont charg&eacute;s du contr&ocirc;le de l&rsquo;application&nbsp;des titres IV, V et VI, des chapitres 11 et&nbsp;IV du titre III, des articles 4, 7, 8, 20, 43,&nbsp;44, 45, 46, 48, 49, 59 et 60 du pr&eacute;sent&nbsp;d&eacute;cret, et des arr&ecirc;tes pris en vertu des articles 7, 8, 19, 46, 48, 60, 66, 70, 71, 84,<\/p>\n<p>95, 109, 110, lit, 115, 118 et 119 dudit&nbsp;d&eacute;cret, et des clauses d&egrave;classifications&nbsp;professionnelles et salaires pr&eacute;vus dans&nbsp;les conventions collectives ou les arr&ecirc;t&eacute;s&nbsp;pris en vertu de l&rsquo;article 35.<\/p>\n<p>Dans les mineis, mini&egrave;res et carri&egrave;res&nbsp;ainsi que dans les &eacute;tablissements et chantiers o&ugrave; les travaux sont soumis au contr&ocirc;le d&rsquo;un service technique, les fonctionnaires charg&eacute;s de ce contr&ocirc;le veillent &agrave; ce&nbsp;que les installations relevant de leur&nbsp;contr&ocirc;le technique soient am&eacute;nag&eacute;s en&nbsp;vue de garantir la s&eacute;curit&eacute; des travailleurs. Ils assurent l&rsquo;application des r&egrave;glements sp&eacute;ciaux qui peuvent &ecirc;tre pris dans ce domaine et disposent pour cela des&nbsp;pouvoirs de l&rsquo;irospecteur du travail. Ils&nbsp;portent &agrave; la connaissance de l&rsquo;inspecteur<\/p>\n<p>du travail les mesures qu&rsquo;ils ont prescrites et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les mises en demeure qu&rsquo;ils ont signifi&eacute;es.<\/p>\n<p>Art. 102. &mdash; Les inepeeteurs du travail&nbsp;peuvent constater, par proc&egrave;s-verbal faisant foi jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire, les&nbsp;infractions aux dispositions &eacute;num&eacute;r&eacute;es &agrave;&nbsp;l&rsquo;article 101, les contraventions pr&eacute;vues et<\/p>\n<p>punies par les articles 157, 158, 159, 161,&nbsp;162 et 163 du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Un exemplaire du proc&egrave;s-verbal est d&eacute;pos&eacute; au parquet, lin second envoy&eacute; au&nbsp;chef du territoire et un troisi&egrave;me class&eacute;&nbsp;aux archives de l&rsquo;inspection territoriale.<\/p>\n<p>Art. 103. &mdash; Les inspecteurs du travail pr&ecirc;tent serment de ne pas r&eacute;v&eacute;ler les secrets de fabrication et. en g&eacute;n&eacute;ral, les&nbsp;proc&eacute;d&eacute;s d&rsquo;exploitation dont ils pourraient&nbsp;prendre connaissance dans l&rsquo;exercice de<\/p>\n<p>leurs fonctions.&nbsp;<\/p>\n<p>Ce serment est pr&ecirc;t&eacute; par &eacute;crit devant le chef du service judiciaire du territoire.<\/p>\n<p>Toute violation de ce serment est punie&nbsp;conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 378 du code p&eacute;nal.<\/p>\n<p>Art. 105. &mdash; Les inspecteurs du travail&nbsp;ont pouvoir de:<\/p>\n<p>a) Visiter et inspecter, &agrave; toute heure&nbsp;du jour ou de la nuit, tout lieu ou local&nbsp;o&ugrave; ils peuvent l&eacute;gitimement supposer&nbsp;qu&rsquo;un employeur occupe, abrite ou h&eacute;berge un ou des travailleurs;<\/p>\n<p>b) Requ&eacute;rir, si besoin est, les avis et&nbsp;consultations de m&eacute;decins et techniciens, notamment en ce qui concerne les prescriptions d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute;;<\/p>\n<p>c) Se faire accompagner, dans leurs visites, d&rsquo;interpr&egrave;tes officiels et des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel de l&rsquo;entreprise visit&eacute;e,&nbsp;ainsi que des m&eacute;decins ou techniciens vis&eacute;s au paragraphe b) ci-dessus;<\/p>\n<p>d) Interroger, avec ou sans t&eacute;moins,&nbsp;toute personne employ&eacute;e dans l&rsquo;entreprise&nbsp;et contr&ocirc;ler son identit&eacute;, ainsi que demander des renseignements &agrave; toute antre personne dont le t&eacute;moignage peut sembler<\/p>\n<p>n&eacute;cessaire ;<\/p>\n<p>e) Requ&eacute;rir la production de tout registre ou document dont la tenue eet prescrite par le pr&eacute;sent d&eacute;cret et par des&nbsp;textes pris pour son application.<\/p>\n<p>Art. 105. &mdash; Les&rsquo;inspecteurs du travail&nbsp;peuvent &ecirc;tre charg&eacute;s de toutes missions&nbsp;ayant tiait aux questions d&rsquo;ordre- technique, social, &eacute;conomique ou r&eacute;glementaire&nbsp;int&eacute;ressant les rapports sociaux.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 106. &mdash; Les inspecteurs du travail pe uvent &ecirc;tre assist&eacute;s dans leur mission de contr&ocirc;le et d&rsquo;inspection par des contr&ocirc;leurs &agrave; comp&eacute;tence limit&eacute;e, plac&eacute;s sous leur autorit&eacute;, et habilit&eacute;e &agrave; constater les&nbsp;infractions par des rapports au vu desquels proc&egrave;s-verbal peut &ecirc;tre dress&eacute; par&nbsp;l&rsquo;inspecteur.&nbsp;<\/p>\n<p>Ces contr&ocirc;leurs, dont la comp&eacute;tence et&nbsp;les pouvoirs sont d&eacute;finis par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;vu&nbsp;A l&rsquo;article 97 pr&ecirc;tent le serment prescrit &agrave;&nbsp;l&rsquo;article 103.<\/p>\n<p>Art. 107. &mdash; Les dispositions du pr&eacute;sent&nbsp;chapitre ne d&eacute;rogent pas aux r&eacute;gies du&nbsp;droit commun quant &agrave; la constatation et &agrave;&nbsp;la poursuite des infractions par les officiers de police judiciaire.<\/p>\n<p>Art. 108. &mdash; Le chef de l&rsquo;unit&eacute; administrative est, dans le ressort de celle-ci, le suppl&eacute;ant l&eacute;gal de l&rsquo;inspecteur du travail.<\/p>\n<p>CHAPITRE III<\/p>\n<p><strong>DU CONTR&Ocirc;LE<\/strong><\/p>\n<p>Section I<\/p>\n<p>Affiches, registres et carnets.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 109. &mdash; La liste des textes et documents non indiqu&eacute;s par le pr&eacute;sent d&eacute;cret&nbsp;et dont l&rsquo;affichage est obligatoire, ainsi&nbsp;que les conditions d&rsquo;affichage sont fix&eacute;es&nbsp;par un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle.<\/p>\n<p>Art. 110. &mdash; L&rsquo;employeur doit tenir constamment &agrave; jour, au lieu de l&rsquo;exploitation,&nbsp;un registre dit &laquo; registre d&rsquo;employeur &raquo;&nbsp;dont le mod&egrave;le est fix&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du chef&nbsp;du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle.<\/p>\n<p>Cot&eacute; et paraph&eacute; par le chef de l&rsquo;unit&eacute;&nbsp;administrative, ce registre comporte trois&nbsp;parties.<\/p>\n<p>Doivent &ecirc;tre r&eacute;guli&egrave;rement consign&eacute;s:<\/p>\n<p>1&deg; Dans la premi&egrave;re partie, les renseignements concernant la personne et le&nbsp;contrat de tous les travailleurs occup&eacute;s par&nbsp;l&rsquo;entreprise, et notamment:<\/p>\n<p>L&rsquo;identit&eacute;, la r&eacute;sidence habituelle et la&nbsp;nationalit&eacute; ;<\/p>\n<p>Le mode de r&eacute;mun&eacute;ration;<\/p>\n<p>L&rsquo;emploi occup&eacute;;<\/p>\n<p>Les dates d&rsquo;entr&eacute;e de changement d&rsquo;emploi et de sortie;<\/p>\n<p>Les cautionnements;<\/p>\n<p>Et les dates et lieu de cong&eacute;s;<\/p>\n<p>2&deg; Dans la deuxi&egrave;me partie, toutes les&nbsp;indications concernant le salaire et notamment ;<\/p>\n<p>Le travail effectu&eacute; ;<\/p>\n<p>Le salaire pay&eacute;;<\/p>\n<p>Les avances faites;<\/p>\n<p>Les retenues op&eacute;r&eacute;es sur le salaire ;<\/p>\n<p>Les absences r&eacute;guli&egrave;res ou irr&eacute;guli&egrave;res,&nbsp;avec indication de leur motif;<\/p>\n<p>Les rations distribu&eacute;es.<\/p>\n<p>La troisi&egrave;me partie du registre est r&eacute;serv&eacute;e aux visas, mises eu demeure et&nbsp;observations appos&eacute;s par l&rsquo;inspecteur du&nbsp;travail.<\/p>\n<p>Le registre d&#8217;employeur doit &ecirc;tre constamment tenu &agrave; la disposition du service&nbsp;de l&rsquo;inspection du travail.<\/p>\n<p>Art. 111. &mdash; Il est institu&eacute; un carnet&nbsp; du travailleur dont le mod&egrave;le est &eacute;tabli&nbsp;par arr&ecirc;t&eacute; du chef de groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle. Ce carnet mentionne tous renseignements d&rsquo;&eacute;tat, civil et d&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, sa profession et, &eacute;ventuellement, les&nbsp;circonstances de son entr&eacute;e dans le territoire.<\/p>\n<p>Il est &eacute;tabli pai l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous&nbsp;tutelle d&eacute;termine les conditions dans lesquelles sont attribu&eacute;s les carnets des travailleurs de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re.<\/p>\n<p>Art. 112. &mdash; L&rsquo;employeur est tenu d&rsquo;inscrire sur le carnet, dans les vingt-quatre&nbsp;heures suivant la conclusion ou la modification de contrat, son nom, son adresse&nbsp;et la nature de son entreprise, les dates<\/p>\n<p>d&rsquo;entr&eacute;e et de changement d&rsquo;emploi, les&nbsp;emplois successivement remplis et les conditions du travail; il est tenu de remettre&nbsp;le carnet au travailleur lors du d&eacute;part de&nbsp;celui-ci, en cas d&rsquo;expiration ou de rupture<\/p>\n<p>do contrat, apr&egrave;s y avoir port&eacute; la date de&nbsp;sortie.<\/p>\n<p>Il est interdit d&rsquo;inscrire sur le carnet&nbsp;toute indication autre que celles &eacute;nonc&eacute;es&nbsp;dans le pr&eacute;sent article.<\/p>\n<p>Art. 113. &mdash; L&rsquo;employeur est tenu de&nbsp;conserver au lieu d&rsquo;exploitation et de pr&eacute;senter le carnet &agrave; toute r&eacute;quisition du&nbsp;service de l&rsquo;inspection du travail, qui peut proc&eacute;der &agrave; la saisie de tout carnet semblant porter des indications inexactes ou&nbsp;irr&eacute;guli&egrave;res; mention de cette saisie sera&nbsp;faite gur le registre d&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Art. 11-5. &mdash; Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire peut dispenser les travailleurs&nbsp;appartenant &agrave; certaines cat&eacute;gories professionnelles de la possession du carnet&nbsp;pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 111. N&eacute;anmoins, les int&eacute;ress&eacute;s, s&rsquo;ils sont de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re,&nbsp;recevront une carte de travail, qui tiendra&nbsp;lieu do carnet, dans les conditions pr&eacute;vues par ledit arr&ecirc;t&eacute;.<\/p>\n<p>Section II<\/p>\n<p>Des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel.<\/p>\n<p>Art. 115. &mdash; Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel&nbsp;sont &eacute;lus; la dur&eacute;e de leur mandat est&nbsp;d&rsquo;un an; ils peuvent &ecirc;tre r&eacute;&eacute;lus.<\/p>\n<p>Un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission&nbsp;consultative du travail, fixe:<\/p>\n<p>Les cat&eacute;gories d&rsquo;&eacute;tablissements dans lesquels l&rsquo;institution de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel est obligatoire;<\/p>\n<p>Le nombre des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s et leur r&eacute;partition;<\/p>\n<p>Les modalit&eacute;s d&rsquo;&eacute;lection;<\/p>\n<p>Les conditions exig&eacute;es pour &ecirc;tre &eacute;lecteur ou &eacute;ligible;<\/p>\n<p>La dur&eacute;e, consid&eacute;r&eacute;e et r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e&nbsp;comme temps de travail, dont disposent&nbsp;les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s pour l&rsquo;accomplissement de&nbsp;leurs fonctions;<\/p>\n<p>Les moyens mis &agrave; la disposition des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s;<\/p>\n<p>Les conditions dans lesquelles ils seront&nbsp;re&ccedil;us par l&rsquo;employeur ou son repr&eacute;sentant;<\/p>\n<p>Les conditions dans lesquelles le mandat&nbsp;d&rsquo;un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; pourra lui &ecirc;tre retir&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 116 &mdash; Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel ont pour mission:<\/p>\n<p>De pr&eacute;senter aux employeurs toutes les&nbsp;r&eacute;clamations individuelles ou collectives&nbsp;qui n&rsquo;auraient pas &eacute;t&eacute; directement satisfaites concernant les conditions de travail et la protection des travailleurs:<\/p>\n<p>De saisir l&rsquo;inspection du travail de toutes plaintes ou r&eacute;clamations concernant&nbsp;l&rsquo;application des prescriptions l&eacute;gales et&nbsp;r&eacute;glementaires dont elle est charg&eacute;e d&rsquo;assurer-le contr&ocirc;le;<\/p>\n<p>De veiller &agrave; l&rsquo;application des prescriptions relatives &agrave; l&rsquo;hygi&egrave;ne et &agrave; la s&eacute;curit&eacute;&nbsp;des travailleurs et de proposer toutes mesures utiles &agrave; ce sujet;<\/p>\n<p>De communiquer &agrave; l&#8217;employeur toutes suggestions utiles tendant &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;organisation et du rendement de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Art. 117. &mdash; Nonobstant les dispositions&nbsp;ci-dessus, les travailleurs ont la facult&eacute;&nbsp;de pr&eacute;senter eux-m&ecirc;mes leurs r&eacute;clamations&nbsp;et suggestions &agrave; l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>CHAPITRE IV<\/p>\n<p><strong>DU placement<\/strong><\/p>\n<p>Art. 118. &mdash; Un arr&ecirc;l&eacute; du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou&nbsp;sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de la commission consultative du travail, peut instituer, au si&egrave;ge de chaque territoire, un&nbsp;office de la main-d&rsquo;&oelig;uvre pourvu d&rsquo;un&nbsp;conseil d&rsquo;administration, dans lequel, aupr&egrave;s des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du chef du territoire,&nbsp;doivent &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;s d&rsquo;une fa&ccedil;on paritaire les employeurs et les travailleurs.<\/p>\n<p>L&rsquo;office territorial de la main-d&rsquo;&oelig;uvre:<\/p>\n<p>a) Est habilit&eacute; &agrave; recevoir tontes offres&nbsp;et demandes d&#8217;emploi et effectuer tous&nbsp;placements;<\/p>\n<p>b) Proc&egrave;de aux op&eacute;rations d&rsquo;introduction et de rapatriement de main-d&rsquo;oeuvre;<\/p>\n<p>c) Veille au transfert, dans le cadre de&nbsp;la r&eacute;glementation en vigueur, des &eacute;conomies des travailleurs d&eacute;pays&eacute;s ou expatri&eacute;s;<\/p>\n<p>d) Etablit les carnets du travailleur et&nbsp;les cartes de travail;<\/p>\n<p>c) Oriente la main-d&rsquo;&oelig;uvre selon les besoins professionnels d&eacute;mographiques ou g&eacute;ographiques ;<\/p>\n<p>f) Contr&ocirc;le ou g&egrave;re les organismes agr&eacute;&eacute;&nbsp;de formation ou d&rsquo;orientation professionnelles.<\/p>\n<p>A d&eacute;faut d&rsquo;ofTice de la main-d&rsquo;&oelig;uvre, les&nbsp;attributions pr&eacute;vues au pr&eacute;sent article&nbsp;sont exerc&eacute;es par le chef de la circonscription administrative.<\/p>\n<p>Art. 119.&nbsp; &mdash; Des arr&ecirc;t&eacute;s du chef du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle, pris apr&egrave;s avis de&nbsp;la commission consultalive du travail et&nbsp;fournis de l&rsquo;approbation du ministre de la&nbsp;France d&rsquo;outre-mer, peuvent rendre obligatoire l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable de l&rsquo;office&nbsp;de main-d&rsquo;&oelig;uvre pour tout embauchage ou d&eacute;bauchage ou d&eacute;mission dans une ou&nbsp;plusieurs professions ou r&eacute;gions.<\/p>\n<p>Art. 120. &mdash; Les op&eacute;rations de l&rsquo;office&nbsp;de main-d&rsquo;&oelig;uvre sont gratuites.<\/p>\n<p>Art. 121. &mdash; En cas de conflit collectif,&nbsp;l&rsquo;office continue ses op&eacute;rations. N&eacute;anmoins. sont avis&eacute;s du conflit tant les travailleurs auxquels est signal&eacute; un emploi&nbsp;vacant dans une entreprise atteinte directement ou indirectement, que les employeurs de la profession int&eacute;ress&eacute;e, demandeurs de main-d&rsquo;&oelig;uvre.<\/p>\n<p>Art. 122. &mdash; L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;vu h l&rsquo;article 118 peut Interdire d&rsquo;ouvrir, sous quelque&nbsp;forme que ce soit, un bureau ou office&nbsp;priv&eacute; de placement.<\/p>\n<p>Dans ce cas, tous bureaux ou offices&nbsp;de placement priv&eacute;s, payants ou gratuits,&nbsp;doivent &ecirc;tre supprim&eacute;s dans un d&eacute;lai d&rsquo;un compter de la date de la publication&nbsp;dudit arr&ecirc;t&eacute;.<\/p>\n<p>TITRE VII.<\/p>\n<p>CONCILIATION ET ARBITRAGE.<\/p>\n<p><strong>CHAPITRE Ier DE LA COMP&Eacute;TENCE ET DE LA COMPOSITION DES CONSEILS L&rsquo;ARBITRAGE.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 123. &mdash; Dans toutes les circonscriptions administratives sont institu&eacute;s des&nbsp;conseils d&rsquo;arbitrage qui connaissent des&nbsp;diff&eacute;rends individuels ou collectifs pouvant&nbsp;s&rsquo;&eacute;lever &agrave; l&rsquo;occasion du louage de services entre les&rsquo; travailleurs et leurs employeurs. Ces conseils ont qualit&eacute; notamment pour se prononcer sur l&rsquo;interpr&eacute;tation des conventions, leur validit&eacute; et sur&nbsp;les voies d&rsquo;ex&eacute;cution n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Le conseil comp&eacute;tent est celui du lieu de&nbsp;travail.<\/p>\n<p>Art. 121. &mdash; Les conseils d&rsquo;arbitrage fonctionnent sous le contr&ocirc;le du chef du service judiciaire du territoire, &agrave; qui, apr&egrave;s&nbsp;chaque audience, sont adress&eacute;es les notices par le pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;arbitrage<\/p>\n<p>ou, &agrave; d&eacute;faut, par le secr&eacute;taire.<\/p>\n<p>Art. 125. &mdash; Le conseil d&rsquo;arbitrage est&nbsp;compos&eacute; :<\/p>\n<p>1&deg; D&rsquo;un magistrat ou d&rsquo;un fonctionnaire&nbsp;d&eacute;sign&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire pr&eacute;sident;<\/p>\n<p>2&deg; D&rsquo;un nombre &eacute;gal d&rsquo;assesseurs employeurs et travailleur fix&eacute; par chaque&nbsp;conseil, par arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire,&nbsp;dans la limite maximum de deux membres&nbsp;pour chacune des cat&eacute;gories.<\/p>\n<p>Les assesseurs titulaires sont remplac&eacute;s&nbsp;en cas d&rsquo;emp&ecirc;chement par des assesseurs&nbsp;suppl&eacute;ants dont le nombre est au moins&nbsp;&eacute;gal &agrave; celui des titulaires.<\/p>\n<p>Si le conseil comprend deux assesseurs&nbsp;de chaque cat&eacute;gorie et que l&rsquo;un des assesseurs fasse d&eacute;faut, le plus jeune membre&nbsp;do la cat&eacute;gorie en surnombre ne si&egrave;ge pas.<\/p>\n<p>Un agent administratif d&eacute;sign&eacute; par le&nbsp;pr&eacute;sident est attach&eacute; au conseil en qualit&eacute; de secr&eacute;taire.<\/p>\n<p>Art. 126. &mdash; Les assesseurs et leurs suppl&eacute;ants sont nomm&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du chef du territoire. Ils sont choisis de pr&eacute;f&eacute;rence sur&nbsp;des &lsquo;listes pr&eacute;sent&eacute;es par les organisations&nbsp;syndicales les plus repr&eacute;sentatives.<\/p>\n<p>Les assesseurs ou leurs suppl&eacute;ants doivent justifier de la possession de leurs&nbsp;droits civils et politiques.<\/p>\n<p>En outre, ils doivent n avoir subi aucune&nbsp;condamnation correctionnelle pour infraction &agrave; la r&eacute;glementation du travail dans les deux ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dant leur nomination.<\/p>\n<p>Art. 127. &mdash; La dur&eacute;e du mandat des assesseurs titulaires ou suppl&eacute;ants, est fix&eacute;e&nbsp;&agrave; deux ans.<\/p>\n<p>Le mandat est annul&eacute; d&rsquo;office si l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est condamn&eacute; pour infraction &agrave; la&nbsp;r&eacute;glementation du travail ou s&rsquo;il perd ses&nbsp;droits civils et politiques.<\/p>\n<p>Art. 128. &mdash; Les assesseurs et leurs suppl&eacute;ants doivent pr&ecirc;ter devant le pr&eacute;sident&nbsp;le serment suivant:<\/p>\n<p>&laquo; Je jure de remplir mes devoirs avec&nbsp;z&egrave;le et int&eacute;grit&eacute; et de garder le secret des&nbsp;d&eacute;lib&eacute;rations &raquo;.<\/p>\n<p>Ils peuvent, s&rsquo;ils ne sont pas domicili&eacute;s&nbsp;au chef-lieu de circonscription administrative, pr&ecirc;ter serment par &eacute;crit.<\/p>\n<p>Ait. 129. &mdash; Les fonctions d&rsquo;assesseurs titulaires ou suppl&eacute;ants des conseils d&rsquo;arbitrage sont gratuites.<\/p>\n<p>Des indemnit&eacute;s de session et, eventuellement. de d&eacute;placement, leur seront allou&eacute;es,&nbsp;leur montant sera fix&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du chef&nbsp;du groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle par r&eacute;f&eacute;rence &agrave;<\/p>\n<p>celles pr&eacute;vues pour une. cat&eacute;gorie de fonctionnaires.<\/p>\n<p>Ait. 130. &mdash; Par arr&ecirc;t&eacute; motiv&eacute; et pris&nbsp;apr&egrave;s avis du chef du service judiciaire, le&nbsp;chef du territoire prononce la suspension,&nbsp;pour un temps qui ne peut exc&eacute;der six&nbsp;mois, ou la d&eacute;ch&eacute;ance de tout assesseur<\/p>\n<p>ui aura gravement manqu&eacute; &agrave; ses devoirs&nbsp;ans l&rsquo;exercie&egrave; de scs fonctions.<\/p>\n<p>CHAPITRE II<\/p>\n<p><strong>DE LA PROC&Eacute;DURE.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 131. &mdash; Dans tous les litiges concert liant le louage de service et peur l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;cisions rendues &agrave; son profit en&nbsp;cette mati&egrave;re, le travailleur est admis de&nbsp;plein droit au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;assistance judiciaire; un arr&ecirc;t&eacute; du chef du groupe de&nbsp;territoires, du territoire autonome ou sous&nbsp;tutelle, fixera le salaire au-dessus duquel&nbsp;le travailleur ne pourra pas b&eacute;n&eacute;ficier de&nbsp;cette disposition.<\/p>\n<p>Art. 132. &mdash; L&rsquo;action est introduite par&nbsp;une simple lettre de la partie demanderesse adress&eacute;e au pr&eacute;sident du conseil&nbsp;d&rsquo;arbitrage. Il en est d&eacute;livr&eacute; re&ccedil;u. Un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; postal de la lettre d&rsquo;envoi peut tenir&nbsp;lieu de re&ccedil;u.<\/p>\n<p>La lettre de la partie demanderesse doit&nbsp;pour saisir le conseil d&rsquo;arbitrage, exposer&nbsp;au moins sommairement l&rsquo;objet de la demande et les moyens &agrave; l&rsquo;appui.<\/p>\n<p>Art. 133. &mdash; Dans les deux jours &agrave; dater&nbsp;de la r&eacute;ception de la demande, jours f&eacute;ri&eacute;s non compris, le pr&eacute;sident cite les parties &agrave; compara&icirc;tre dans le plus bref d&eacute;lai,&nbsp;compte tenu do l&rsquo;&eacute;tat des communications.<\/p>\n<p>La citation doit contenir la date des&nbsp;jours, mois et an, les nom et profession du&nbsp;demandeur, l&rsquo;indication de l&rsquo;objet de la&nbsp;demande, les jour et heure de la comparution.<\/p>\n<p>La citation est faite &agrave; personne ou domicile. Copie de la lettre du demandeur est&nbsp;adress&eacute;e &agrave; la partie adverse avec la citation.<\/p>\n<p>Art. 134. &mdash; Les parties sont tenues de se&nbsp;rendre au jour et &agrave; l&rsquo;heure fix&eacute;e devant&nbsp;le conseil d&rsquo;arbitrage. Elles peuvent toutefois se faire repr&eacute;senter par un mandataire d&ucirc;ment autoris&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 135. &mdash; Si, au jour fix&eacute; par la convocation, le demandeur ne compara&icirc;t pas,&nbsp;la cause est ray&eacute;e du r&ocirc;le; elle ne peut&nbsp;&ecirc;tre reprise qu&rsquo;une seule fois et selon les&nbsp;formes imparties pour la demande primitive, &agrave; peine de d&eacute;ch&eacute;ance.<\/p>\n<p>Si le d&eacute;fendeur ne compara&icirc;t pas d&eacute;faut&nbsp;est donn&eacute; contre lui et le tribunal statue&nbsp;sur le m&eacute;rite de la demande.<\/p>\n<p>Art. 136. &mdash; L&rsquo;audience est publique.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident dirige les d&eacute;bats, interroge&nbsp;et confronte les parties, fait compara&icirc;tra&nbsp;&agrave; sa discr&eacute;tion les t&eacute;moins cit&eacute;s &agrave; ia diligence des parties ou par lui-m&ecirc;me, dans&nbsp;les formes indiqu&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 133, proc&egrave;de &agrave;&rsquo;tous constats ou expertises.<\/p>\n<p>La police de la salle d&rsquo;audience et des d&eacute;bats appartient au pr&eacute;sident, qui est&nbsp;rev&ecirc;tu dos pouvoirs attribu&eacute;s aux juges&nbsp;de paix par les articles 11 et 12 du code&nbsp;de proc&eacute;dure civile.<\/p>\n<p>Art. 137. &mdash; Le conseil, en cas d&rsquo;absence,&nbsp;d&#8217;emp&ecirc;chement ou de refus d&rsquo;autorisation du mari, peut autoriser la femme&nbsp;mari&eacute;e &agrave; se concilier, &agrave; demander ou &agrave; d&eacute;fendre devant lui.<\/p>\n<p>Art. 138. &mdash; Les assesseurs du conseil d&rsquo;arbitrage peuvent &ecirc;tre r&eacute;cus&eacute;s:<\/p>\n<p>1&deg; Quand ils ont un int&eacute;r&ecirc;t personnel &nbsp;&agrave; la contestation;<\/p>\n<p>2&deg; Quand ils sont parents ou alli&eacute;s de&nbsp;l&rsquo;une &lsquo;des parties jusqu&rsquo;au sixi&egrave;me degr&eacute;&nbsp;inclusivement ;<\/p>\n<p>3&deg; Si, dans l&rsquo;ann&eacute;e qui a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la&nbsp;r&eacute;cusation il y a eu proc&egrave;s criminel ou&nbsp;civil entre eux et l&rsquo;une des parties ou son&nbsp;conjoint est alli&eacute; en ligne directe;<\/p>\n<p>4&deg; S&rsquo;ils ont donn&eacute; un avis &eacute;crit sur la&nbsp;contestation ;<\/p>\n<p>5&deg; S&rsquo;ils sont employeurs ou employ&eacute;s&nbsp;de l&rsquo;une des parties en cause.<\/p>\n<p>La r&eacute;cusation est form&eacute;e avant tout d&eacute;bat. Le conseil statue imm&eacute;diatement. Si&nbsp;la demande en r&eacute;cusation est rejet&eacute;e il est&nbsp;pass&eacute; outre au d&eacute;bat; si elle est admise,&nbsp;l&rsquo;affaire est renvoy&eacute;e &agrave; la prochaine<\/p>\n<p>s&eacute;ance o&ugrave; doivent si&eacute;ger le ou les assesseurs suppl&eacute;ants.<\/p>\n<p>Section I<\/p>\n<p>Du diff&eacute;rend individuel.<\/p>\n<p>Art. 139. &mdash; Lorsque les parties comparaissent devast le conseil d&rsquo;arbitrage, le&nbsp;pr&eacute;sident tente de les concilier. En cas&nbsp;d&rsquo;accord, un proc&egrave;s-verbal est r&eacute;dig&eacute;&nbsp;s&eacute;ance tenante qui consacre le r&egrave;glement<\/p>\n<p>&agrave; l&rsquo;amiable du litige. Le proc&egrave;s-verbal de conciliation a valeur authentique et, pour les obligations qui peuvent y &ecirc;tre contenues, force ex&eacute;cutoire. Dans ce cas, l&rsquo;ex&eacute;cution en est poursuivie comme en mati&egrave;re de jugement.<\/p>\n<p>Art. 140. &mdash; Au cas de non conciliation le conseil d&rsquo;arbitrage doit retenir l&rsquo;affaire ;&nbsp;il proc&egrave;de imm&eacute;diatement &agrave; son examen;&nbsp;aucun renvoi ne peut &ecirc;tre prononc&eacute;, mais&nbsp;le conseil d&rsquo;arbitrage peut toujours, par&nbsp;jugement motiv&eacute;, prescrire toutes enqu&ecirc;tes, descentes sur l&egrave;s lieux et toutes&nbsp;mesures d&rsquo;information quelconques.<\/p>\n<p>Art. 141. &mdash; Les d&eacute;bats clos, le conseil&nbsp;d&eacute;lib&egrave;re imm&eacute;diatement en secret. Le jueinent est r&eacute;dig&eacute; sur l&rsquo;heure et l&rsquo;auienee .reprise pour sa lecture; il doit&nbsp;&ecirc;tre motiv&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 142. &mdash; La minute du jugement est&nbsp;transcrite par le secr&eacute;taire sur le registre&nbsp;du conseil. Elle est sign&eacute;e par le pr&eacute;sident et le secr&eacute;taire.<\/p>\n<p>Art. 143. &mdash; Le jugement est ex&eacute;cutoire,&nbsp;sauf appel, huit jours apr&egrave;s le prononc&eacute; en audience publique, jours f&eacute;ri&eacute;s non&nbsp;compris. Il peut ordonner l&rsquo;ex&eacute;cution imm&eacute;diate nonobstant opposition ou appel<\/p>\n<p>et par provision avec dispense de caution&nbsp;jusqu&rsquo;&agrave; concurrence de 8.000 F. Pour le&nbsp;surplus, l&rsquo;ex&eacute;cution provisoire peut &ecirc;tre&nbsp;ordonn&eacute;e &agrave; charge de fournir caution. Copie du jugement, sign&eacute;e par le secr&eacute;taire,<\/p>\n<p>doit &ecirc;tre remise aux parties sur demande.<\/p>\n<p>Mention de cette d&eacute;livrance, de sa date&nbsp;et de son heure est faite par le secr&eacute;taire en marge du jugement.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 144. &mdash; Si le d&eacute;fendeur fait d&eacute;faut&nbsp;en premi&egrave;re instance, il est pass&eacute; outre&nbsp;comme il est dit &agrave; l&rsquo;article 135.<\/p>\n<p>Signification du jugement est faite, dans&nbsp;les formes de l&rsquo;article 133, sans frais, &agrave;&nbsp;la partie d&eacute;faillante, par le secr&eacute;taire du&nbsp;conseil ou par un agent de l&rsquo;administration commis sp&eacute;cialement &agrave; cet effet par<\/p>\n<p>le pr&eacute;sident.<\/p>\n<p>Si, dans les quinze jours apr&egrave;s la signification le d&eacute;faillant ne fait pas opposition au jugement, dans les formes prescrites &agrave; l&rsquo;article 132, le jugement est imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoire. Sur opposition, le pr&eacute;sident convoque &agrave; nouveau les parties,&nbsp;comme il est dit &agrave; l&rsquo;article 133: le nouveau jugement, nonobstant tout d&eacute;faut&nbsp;est imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoire.<\/p>\n<p>Art. 145. &mdash; L&rsquo;ex&eacute;cution des condamnations est poursuivie &agrave; la requ&ecirc;te du secr&eacute;taire du conseil dans le d&eacute;lai de huit&nbsp;jours du prononc&eacute; du jugement.<\/p>\n<p>Art. 146. &mdash; Les jugements du conseil&nbsp;d&rsquo;arbitrage sont d&eacute;finitifs et sans appel&nbsp;lorsque le chiffre de la demande n&rsquo;exc&egrave;de&nbsp;pas 10.000 F en capital.<\/p>\n<p>Au-dessus de 10.000 F les jugements&nbsp;6ort susceptibles d&rsquo;appel devant la justice de paix &agrave; comp&eacute;tence &eacute;tendue ou le&nbsp;tribunal de premi&egrave;re instance.<\/p>\n<p>Le taux des demandes reconventicnnclles est sans eflet sur la comp&eacute;tence.<\/p>\n<p>Art. 147. &mdash; L&rsquo;appel est interjet&eacute; dans&nbsp;les formes indiqu&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 132 et&nbsp;dans les huit jours qui suivent la lecture&nbsp;du jugement. Il est fait entre les mains&nbsp;du pr&eacute;sident ou du secr&eacute;taire du conseil.<\/p>\n<p>L&rsquo;appel est transmis par le pr&eacute;sident,&nbsp;ou, &agrave; d&eacute;faut, le secr&eacute;taire du conseil, dans&nbsp;la huitaine de la d&eacute;claration d&rsquo;appel, &agrave; la&nbsp;justice de paix &agrave; comp&eacute;tence &eacute;tendue ou&nbsp;du tribunal de premi&egrave;re instance du ressort avec une exp&eacute;dition du jugement et&nbsp;des lettres d&eacute;pos&eacute;es par les parties en&nbsp;premi&egrave;re instance et en appel.&nbsp;<\/p>\n<p>Mention, de l&rsquo;appel est faite par le secr&eacute;taire en marge du jugement.<\/p>\n<p>Le tribunal d&rsquo;appel juge sur pi&egrave;ces. Le jugement est rendu obligatoirement dans&nbsp;e mois de l&rsquo;arriv&eacute;e des pi&egrave;ces au tribunal&nbsp;d&rsquo;appel.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 148. &mdash; Le chef du service judiciaire&nbsp;a, dans tous les cas, le droit d&rsquo;interjeter&nbsp;appel de toutes d&eacute;cisions rendues et dans&nbsp;un d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; dater du jour de la&nbsp;r&eacute;ception des notices. Cet appel est<\/p>\n<p>adresse par simple lettre au pr&eacute;sident de&nbsp;la juridiction dont &eacute;mane la d&eacute;cision attaqu&eacute;e.<\/p>\n<p>Section II<\/p>\n<p>Du diff&eacute;rend collectif.<\/p>\n<p>Art. 149. &mdash; En mati&egrave;re de diff&eacute;rend&nbsp;collectif le diff&eacute;rend est port&eacute; en conciliation devant le conseil d&rsquo;arbitrage et en&nbsp;cas de non conciliation le diff&eacute;rend peut&nbsp;&ecirc;tre port&eacute; devant le juge de paix &agrave; comp&eacute;tence &eacute;tendue ou devant le pr&eacute;sident&nbsp;du tribunal de premi&egrave;re instance comp&eacute;tent qui agit et se prononce en qualit&eacute;&nbsp;d&rsquo;arbitre.<\/p>\n<p>Toute sentence arbitrale prononc&eacute;e en&nbsp;ex&eacute;cution de la proc&eacute;dure r&eacute;glementaire&nbsp;pr&eacute;vue ci-dessus, est imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoire sauf recours devant un comit&eacute;&nbsp;sup&eacute;rieur d&rsquo;arbitrage compos&eacute; du pr&eacute;sident de la juridiction d&rsquo;appel, pr&eacute;sident,&nbsp;d&rsquo;un magistrat et d&rsquo;un fonctionnaire, tous&nbsp;deux d&eacute;sign&eacute;s par le chef du territoire.<\/p>\n<p>Art. 150. &mdash; En mati&egrave;re de diff&eacute;rend collectif, si une sentence arbitrale n&rsquo;est pas&nbsp;ex&eacute;cut&eacute;e tout int&eacute;ress&eacute; peut demander &agrave;&nbsp;la juridiction qui a rendu la sentence de&nbsp;constater son inex&eacute;culion et de condamner le groupement, ou la personne auquel&nbsp;elle est imputable au payement d&rsquo;une astreinte proportionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;valuation du&nbsp;pr&eacute;judice.&nbsp;<\/p>\n<p>Le chef du territoire d&eacute;signe, par arr&ecirc;t&eacute;,&nbsp;les organismes publics d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t social&nbsp;auxquels doit &ecirc;tre obligatoirement vers&eacute;&nbsp;le produit des astreintes.<\/p>\n<p>L&rsquo;inex&eacute;cution d&rsquo;une sentence peut entra&icirc;ner en outre:<\/p>\n<p>a) Pour les employeurs, pendant une&nbsp;p&eacute;riode de deux ans du minimum, l&rsquo;in&eacute;ligibilit&eacute; aux fonctions de membres des&nbsp;chambres d&eacute; commerce, l&rsquo;interdiction de&nbsp;faire partie d&rsquo;une commission consultative<\/p>\n<p>du travail et d&rsquo;un conseil d&rsquo;arbitrage, de&nbsp;participer, sous une forme quelconque, &agrave;&nbsp;une entreprise de travaux ou un march&eacute;&nbsp;de fourniture pour le compte de l&rsquo;Etat, du&nbsp;territoire ou d&rsquo;une collectivit&eacute; publique ;<\/p>\n<p>b) Pour les travailleurs, la perte du&nbsp;droit au cong&eacute; pay&eacute;, &agrave; l&rsquo;indemnit&eacute; de&nbsp;pr&eacute;avis et aux dommages-int&eacute;r&ecirc;ts pour&nbsp;rupture de contrat.<\/p>\n<p>CHAPITRE III<\/p>\n<p><strong>LE LA CASSATION.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 151. &mdash; La cour d&rsquo;appel du ressort&nbsp;conna&icirc;t des recours en cassation pour violation de la loi relatifs aux jugements d&eacute;finitifs rendus par les conseils d&rsquo;arbitrage&nbsp;et, sur appel, par les juridictions civiles.<\/p>\n<p>Art. 152. &mdash; Le recours devra &ecirc;tre introduit dans les d&eacute;lais et les formes qui&nbsp;seront d&eacute;termin&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; du chef du&nbsp;groupe de territoires, du territoire autonome ou sous tutelle.<\/p>\n<p>TITRE VIII<\/p>\n<p><strong>P&eacute;nalit&eacute;s.<\/strong><\/p>\n<p>Art. 153. &mdash; Sont punis d&rsquo;une amende de&nbsp;12 &agrave; 180 F et, en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une&nbsp;amende de 200 &agrave; 2.000 F :<\/p>\n<p>a) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs&nbsp;ou leurs pr&eacute;pos&eacute;s, qui ont contrevenu aux&nbsp;dispositions des articles 51, 52, 53.&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;amende est appliqu&eacute;e autant de fois&nbsp;qu&rsquo;il y a de travailleurs employ&eacute;s dans&nbsp;des conditions contraires aux prescriptions&nbsp;vis&eacute;es ;<\/p>\n<p>b) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs ou g&eacute;rants qui ont contrevenu aux dispositions des articles 49, 112, 113 et des arr&ecirc;t&eacute;s pris en vertu de l&rsquo;articls 109. L&rsquo;amende&nbsp;est appliqu&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute;<\/p>\n<p>commis de contraventions distinctes.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 154. &mdash; Sont punis d&rsquo;une amende de&nbsp;75 &agrave; 180 F et, en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une&nbsp;amende de 200 &agrave; 2.000 F:<\/p>\n<p>a) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs ou g&eacute;rants uui ont contrevenu aux dispositions des articles 7, alin&eacute;a 1er, 20, alin&eacute;a 2, 88 et des arr&ecirc;t&eacute;s pris en vertu des articles 7, alin&eacute;a 2, et 110. L&rsquo;amende est appliqu&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; commis de contraventions distinctes et. en ce qui concerne l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pris en vertu de l&rsquo;article 110, autant de fois qu&rsquo;il y aura d&rsquo;inscriptions omises ou erron&eacute;es;&nbsp;<\/p>\n<p>b) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs&nbsp;ou g&eacute;rants qui ont contrevenu aux dispositions d&egrave;s articles 40, alin&eacute;a 4, 48, alin&eacute;as 2 et 3, 59, 60, alin&eacute;a 2, 75 et, en ce&nbsp;qui concerne les salaires, des arr&ecirc;t&eacute;s pris<\/p>\n<p>en vertu de l&rsquo;article 35. L&rsquo;amende est appliqu&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il y a de travailleurs r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s dans des conditions contraires aux prescriptions vis&eacute;es;<\/p>\n<p>c) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs&nbsp;ou pr&eacute;pos&eacute;s ayant autorit&eacute; sur les travailleurs qui ont contrevenu aux dispositions des articles 69 et 71 et des arr&ecirc;t&eacute;s&nbsp;pris en vertu des articles 70 et 71.<\/p>\n<p>L&rsquo;amende est appliqu&eacute;e autant de fois&nbsp;qu&rsquo;il y a de travailleurs employ&eacute;s dans des&nbsp;conditions contraires aux prescriptions vis&eacute;es;<\/p>\n<p>d) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs&nbsp;ou pr&eacute;pos&eacute;s ayant autorit&eacute; sur les travailleurs qui ont contrevenu aux dispositions&nbsp;des arr&ecirc;t&eacute;s pris en vertu de l&rsquo;article 84 ou&nbsp;ne se sont pas conform&eacute;s aux mises en&nbsp;demeure formul&eacute;es e,n application desdits&nbsp;arr&ecirc;t&eacute;s ou de l&rsquo;article 8o. L&rsquo;amende est<\/p>\n<p>appliqu&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il est relev&eacute;&nbsp;de contraventions distinctes dans le proc&egrave;s-verbal. Le jugement fixe en outre le d&eacute;lai dans lequel sont ex&eacute;cut&eacute;s les travaux impos&eacute;s par lesdites dispositions.<\/p>\n<p>A l&rsquo;expiration de ce d&eacute;lai, le tribunal peut,&nbsp;sur nouveau proc&egrave;s-verbal, ordonner la&nbsp;fermeture de r&eacute;tablissement;<\/p>\n<p>e) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs&nbsp;ou pr&eacute;pos&eacute;s ayant autorit&eacute; sur le personnel qui ont contrevenu aux dispositions&nbsp;des articles 65, 68, alin&eacute;a 1er, et des arr&ecirc;t&eacute;s&nbsp;pris en vertu de l&rsquo;article 66. L&rsquo;amende est<\/p>\n<p>appliqu&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il y a de travailleurs employ&eacute;s dans des conditions&nbsp;contraires aux prescriptions vis&eacute;es. Toutefois, les p&eacute;nalit&eacute;s ne seront pas encourues&nbsp;si l&rsquo;infraction a &eacute;t&eacute; l&rsquo;effet d&rsquo;une erreur&nbsp;portant sur l&rsquo;&acirc;ge dans l&rsquo;&eacute;tablissement du&nbsp;carnet du travailleur, en ce qui concerne le travail des enfants;&nbsp;<\/p>\n<p>f) Toute personne ayant contrevenu aux&nbsp;dispositions des arr&ecirc;t&eacute;s pris en vertu de&nbsp;l&rsquo;article 119. L&rsquo;amende est appliqu&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; commis de contraventions distinctes;<\/p>\n<p>g) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs&nbsp;oii g&eacute;rants qui ont contrevenu aux dispositions des articles 89, 90, 92 et de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute;&nbsp;pris en vertu de l&rsquo;article 95. L&rsquo;amende&nbsp;pourra &ecirc;tre appliqu&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il<\/p>\n<p>y a de travailleurs occup&eacute;s dans l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Art 155. &mdash; Pour l&rsquo;application des articles 153 et 154, il y a r&eacute;cidive lorsque dans les douze, mois ant&eacute;rieurs au fait pour,&nbsp; suivi, le contreveiumt a d&eacute;j&agrave; subi une&nbsp;condamnation pour une contravention<\/p>\n<p>Identique.<\/p>\n<p>Art. 156. &mdash; Sont punis d&rsquo;une amende de&nbsp;200 &agrave; 2.000 F et, en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une&nbsp;amende de 2.000 &agrave; 5.000 F et d&rsquo;un emprisonnement do six jours &agrave; trois mois, ou&nbsp;de l&rsquo;une de ces deux peines seulement,<\/p>\n<p>les chefs d&rsquo;entreprises, directeurs ou g&eacute;rants qui ont contrevenu aux dispositions&nbsp;des articles 8 (alin&eacute;a 1er),.72, 73, 75, 76, 80,&nbsp;81, 82, 110 (dernier alin&eacute;a) et de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute;&nbsp;pris en vertu de l&rsquo;article 115. L&rsquo;amende&nbsp;est appliqu&eacute;e autant de.fois qu&rsquo;il y a de&nbsp;travailleurs employ&eacute;s dans des conditions&nbsp;contraires aux prescriptions vis&eacute;es.<\/p>\n<p>Art. 157. &mdash; Sont punis d&rsquo;une amende de&nbsp;50Q 2.000 F et. en cas de r&eacute;cidive, d&rsquo;une&nbsp;amende de 2.000 &agrave; 5.000 F et d&rsquo;un emprisonnement de six jours &agrave; trois mois, ou&nbsp;de l&rsquo;une de ces deux peines seulement,<\/p>\n<p>les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs ou&nbsp;g&eacute;rants :<\/p>\n<p>a) Qui ont employ&eacute; un travailleur de&nbsp;nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re d&eacute;muni de carnet de&nbsp;travailleur ou de carte de travail, ou muni&nbsp;d&rsquo;un carnet ou carte &eacute;tabli pour une profession aulre que celle de l&rsquo;emploi r&eacute;ellement tenu ;<\/p>\n<p>b) Qui ont embauch&eacute; un travailleur&nbsp;&eacute;tranger dont le contrat avec un pr&eacute;c&eacute;dent employeur n&rsquo;&eacute;tait pas soit expir&eacute;,&nbsp;soit r&eacute;sili&eacute; par d&eacute;cision judiciaire, &agrave; moins&nbsp;que le travailleur n&rsquo;ait &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; par&nbsp;l&rsquo;office de main-d&rsquo;&oelig;uvre, cette pr&eacute;sentation r&eacute;servant les droits du pr&eacute;c&eacute;dent&nbsp;employeur vis-&agrave;-vis du travailleur et du&nbsp;nouvel employeur.<\/p>\n<p>Art. 158. &mdash; Sont punis d&rsquo;une amende&nbsp;de 500 &agrave; 2.000 F et d&rsquo;un emprisonnement de six jours &agrave; trois mois, ou de l&rsquo;une de&nbsp;ces deux peines seulement:<\/p>\n<p>a) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs ou g&eacute;rants qui ont contrevenu aux dispositions &eacute;num&eacute;r&eacute;es dans le dernier alin&eacute;a&nbsp;de l&rsquo;article 8 et aux dispositions des articles 20 (alin&eacute;a 1er), 43, 44, 67 (alin&eacute;a 3),<\/p>\n<p>83, 94 ;<\/p>\n<p>b) Toute personne qui a contrevenu aux&nbsp;dispositions de l&rsquo;article 120;<\/p>\n<p>c) Toute personne qui, par violence,&nbsp;menaces, tromperies ou dol, a contraint&nbsp;ou tent&eacute; de contraindre un travailleur &agrave;&nbsp;s&rsquo;embaucher contre son gr&eacute; ou qui, par&nbsp;les m&ecirc;mes moyens, a tent&eacute; ,de l&#8217;emp&ecirc;cher&nbsp;ou l&rsquo;a emp&ecirc;ch&eacute; de s&rsquo;embaucher ou de remplir les obligations impos&eacute;es par son&nbsp;contrat;<\/p>\n<p>d) Toute personne qui a exig&eacute; ou&nbsp;accept&eacute; du travailleur une r&eacute;mun&eacute;ration&nbsp;quelconque &agrave; titre d&rsquo;interm&eacute;diaire dans le&nbsp;r&egrave;glement ou le payement des salaires,&nbsp;indemnit&eacute;s, allocations et frais de toute<\/p>\n<p>nature ;<\/p>\n<p>c) Les chefs d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs&nbsp;ou pr&eacute;pos&eacute;s qui ont sciemment engag&eacute;,&nbsp;tente d&rsquo;engager ou conserv&eacute; &agrave; leur service&nbsp;un travailleur encore li&eacute; &agrave; un autre&nbsp;employeur par contrat de travail ou d&rsquo;apprentissage, ind&eacute;pendamment du droit &agrave; dommages-int&eacute;r&ecirc;ts qui pourra &ecirc;tre reconnu&nbsp;au pr&eacute;c&eacute;dent employeur.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;cidive, l&rsquo;amende est de 2.000&nbsp;&agrave; 5.000 F et l&#8217;emprisonnement de quinze&nbsp;jours &agrave; six mois.<\/p>\n<p>En cas de double r&eacute;cidive, l&rsquo;emprisonnement est obligatoirement prononc&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p>En ce qui concerne les infractions aux&nbsp;articles 43 et 44 les peines encourues sont&nbsp;celles de l&rsquo;article 408 (a&icirc;i&eacute;a 1er) du code&nbsp;p&eacute;nal si l&rsquo;employeur a retenu ou utilis&eacute;,&nbsp;dans un int&eacute;r&ecirc;t personnel ou pour les<\/p>\n<p>besoins de son commerce, les sommes ou&nbsp;titres remis&rsquo; &agrave; titre de cautionnement.<\/p>\n<p>Art. 159. &mdash; Sont punis des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 158 ci-dessus les chefs&nbsp;d&rsquo;&eacute;tablissements, directeurs ou pr&eacute;pos&eacute;s&nbsp;qui ont sciemment exerc&eacute; ou laiss&eacute; exercer sur un travailleur des exc&egrave;s ou s&eacute;vices&nbsp;pouvant compromettre sa sant&eacute;. Si les&nbsp;exc&egrave;s ou s&eacute;vices ont occasionn&eacute; une incapacit&eacute; de travail, l&#8217;emprisonnement sera&nbsp;obligatoirement prononc&eacute;,-m&ecirc;me s&rsquo;il s&rsquo;agit&nbsp;d&rsquo;une premi&egrave;re infraction.<\/p>\n<p>Art. 160. &mdash; Sont punis d&rsquo;une amende de&nbsp;2.000 &agrave; 10.000 F et, en cas de r&eacute;cidive, de&nbsp;10.000 &agrave; 50.000 F les chefs d&rsquo;&eacute;tablissement&nbsp;directeurs ou leurs pr&eacute;pos&eacute;s qui ont contrevenu aux prescriptions des articles 62,&nbsp;63 et 122.<\/p>\n<p>Art. 161. &mdash; Sont punies d&rsquo;un emprisonnement de un &agrave; six mois et d&rsquo;une amende&nbsp;de 500 &agrave; 5.000 F, ou de l&rsquo;une de ces deux&nbsp;peines seulement, toutes personnes qui&nbsp;auront pr&eacute;par&eacute;, facilit&eacute; ou ex&eacute;cut&eacute; la<\/p>\n<p>substitution &agrave; un travailleur r&eacute;guli&egrave;rement&nbsp;embauch&eacute; d&rsquo;un autre travailleur.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;cidive, les peines de prison&nbsp;et d&rsquo;amende peuvent &ecirc;tre port&eacute;es au&nbsp;double.<\/p>\n<p>Tous les frais d&rsquo;alimentation et de transport du-substitu&eacute; de sa r&eacute;sidence au lieu&nbsp;de travail, tant au retour qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;aller, sont&nbsp;mis &agrave; la charge du ou des auteurs de la&nbsp;substitution.<\/p>\n<p>Art. 162. &mdash; Est punie d&rsquo;une amende de&nbsp;5.000 &agrave; 10.000 F et d&rsquo;un emprisonnement&nbsp;de quinze jours &agrave; trois mois ou de l&rsquo;une&nbsp;de ces deux peines seulement, toute personne qui s&rsquo;est oppos&eacute;e ou a tent&eacute; de s&rsquo;opposer &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des obligations ou&nbsp;l&rsquo;exercice des obligations ou l&rsquo;exercice&nbsp;des pouvoirs qui incombent aux inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail et aux chefs&nbsp;de circonscription administrative agissant&nbsp;comme suppl&eacute;ant de l&rsquo;inspecteur du travail.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;cidive, l&rsquo;amende est de&nbsp;10.000 &agrave; 20.000 F et l&rsquo;emprisonnement&nbsp;d&rsquo;un mois &agrave; six mois.<\/p>\n<p>En cas de double r&eacute;cidive, l&rsquo;emprisonnement est obligatoirement prononc&eacute;.<\/p>\n<p>Art. 163. &mdash; Les dispositions du code p&eacute;nal qui pr&eacute;voient et r&eacute;priment les act&eacute;s de&nbsp;r&eacute;sistance, les outrages et les violences&nbsp;contre les officiers de police judiciaire&nbsp;sont, en outre, applicables &agrave; ceux qui se&nbsp;rendent coupables de faits de m&ecirc;me nature &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des inspecteurs.<\/p>\n<p>Art. 164. &mdash; Les chefs d&rsquo;entreprise sont&nbsp;civilement responsables des condamnations prononc&eacute;es contre leurs directeurs,&nbsp;g&eacute;rants ou pr&eacute;pos&eacute;s.<\/p>\n<p>TITRE IX<\/p>\n<p>Dispositions transitoires.<\/p>\n<p>Art. 165. &mdash; Les dispositions du pr&eacute;sent&nbsp;d&eacute;cret sont de plein droit applicables aux&nbsp;contrats en cours.<\/p>\n<p>Elles ne peuvent constituer une cause de&nbsp;rupture de ces contrats.<\/p>\n<p>Les contrats qui ne sont pas conformes&nbsp;&agrave; ces dispositions doivent &ecirc;tre modifi&eacute;s&nbsp;dans un d&eacute;lai de trois mois, &agrave; compter de&nbsp;la mise en application du pr&eacute;sent d&eacute;cret&nbsp;ou des arr&ecirc;t&eacute;s qu&rsquo;il pr&eacute;voit.<\/p>\n<p>Au cas de refus de l&rsquo;une des parties, la&nbsp;juridiction comp&eacute;tente pourra ordonner,&nbsp;sous peine d&rsquo;astreinte, de proc&eacute;der aux&nbsp;modifications qui seront jug&eacute;es n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Art. 166. &mdash; Sous r&eacute;serve des dispositions concernant les accidents du travail&nbsp;et les allocations familiales, jusqu&rsquo;&agrave; la&nbsp;mise ex, place d&rsquo;uu r&eacute;gime de s&eacute;curit&eacute; sociale, sont abrog&eacute;es toutes dispositions&nbsp;contraires au pr&eacute;sent d&eacute;cret.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 167. &mdash; Le ministre de la Francs&nbsp;d&rsquo;oulre-mer est charg&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution du&nbsp;pr&eacute;sent d&eacute;cret, qui sera publi&eacute; au Journal&nbsp;officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise et aux&nbsp;Journaux officiels des territoires int&eacute;ress&eacute;s<\/p>\n<p>et ins&eacute;r&eacute; au Bulletin officiel du minist&eacute;re&nbsp;de la France d&rsquo;outre-mer, et qui entrera en vigueur le 1er janvier 1948.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-129609","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"47-2031","comment":"instituant un Code du travail dans les territoires relevant du minist\u00e8re de la France d'outre-mer autres que l\u2019Indochine.","visas":"<p style=\"margin: 0px;\">Vu la Constitution de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise, et notamment son article 104;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le s&eacute;naTus-vonsulle du 3 mai 1854;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le conseil d&rsquo;Etat (section sociale et section des finances r&eacute;unies) entendu.<\/p>","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">Paul RAMADIER,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par le Pr&eacute;sident du Conseil des Ministres :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre de la France d'outre-mer,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Marius MOUTET.<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":[105813],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"60547","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/129609","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/129609\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":170076,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/129609\/revisions\/170076"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105813"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=129609"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=129609"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=129609"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}