{"id":130584,"date":"1946-10-24T00:00:00","date_gmt":"1946-10-23T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=130584"},"modified":"2024-12-18T03:15:03","modified_gmt":"2024-12-18T00:15:03","slug":"decret-n-46-2356-determinant-les-conditions-dans-lesquelles-la-caisse-centrale-de-la-france-doutre-mer-effectue-les-operations-autorisees-par-la-loi-du-30-avril-1946","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-46-2356-determinant-les-conditions-dans-lesquelles-la-caisse-centrale-de-la-france-doutre-mer-effectue-les-operations-autorisees-par-la-loi-du-30-avril-1946\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 46-2356  d\u00e9terminant les conditions dans lesquelles la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre mer effectue les op\u00e9rations autoris\u00e9es  par la loi du 30 avril 1946"},"content":{"rendered":"<p>Art. 1er. &mdash; La Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer apporte son concours aux collec tivit&eacute;s publiques et aux organismes publics et priv&eacute;s des territoires relevant de l&rsquo;autorit&eacute; du Ministre de la France d&rsquo;outre-mer pour l&rsquo;ex&eacute;cution des op&eacute;rations pr&eacute;vues et dans les limites fix&eacute;es par la loi du 30 avril 1946, conform&eacute;ment aux dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>TITRE 1er.<\/p>\n<p>DISPOSITIONS FINANCI&Egrave;RES.<\/p>\n<p>Art. 2. &mdash; La Caisse centrale de la France d&rsquo;outre tuer peut consentir aux collectivit&eacute;s ou &eacute;tablissements publics des territoires d&rsquo;outre mer de avances remboursables &agrave; court, moyen et long terme, exclusivement affect&eacute;es &agrave; la r&eacute;alisation d&rsquo;op&eacute;rations pr&eacute;vues ou condition n&eacute;es par les plans approuv&eacute;s de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social de ces territoires.<\/p>\n<p>Art. 3. &mdash; La Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer ne r&eacute;alise aucun profit sur ces avances.<\/p>\n<p>La r&eacute;mun&eacute;ration qu&rsquo;elle per&ccedil;oit pour celles-ci comporte un int&eacute;r&ecirc;t dont le taux ne peut d&eacute;passer 1 p. 100 l&rsquo;an, et des commissions destin&eacute;es &agrave; la couvrir des frais cons&eacute;cutifs &agrave; ces op&eacute;rations.<\/p>\n<p>Ces commissions sont fix&eacute;es par elle pour chaque avance.<\/p>\n<p>Art. 4. &mdash; La dur&eacute;e des avances ne peut &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; trente ans.<\/p>\n<p>Les conditions d&rsquo;amortissement sont fix&eacute;es par accord entre la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer et les collectivit&eacute;s ou &eacute;ta blissements emprunteurs le d&eacute;but du rem boursement pouvant &ecirc;tre diff&eacute;r&eacute; pendant une p&eacute;riode maximum de cinq ans &agrave; partir de l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; les fonds ont &eacute;t&eacute; vers&eacute;s &agrave; la collectivit&eacute; ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement.<\/p>\n<p>La collectivit&eacute; ou l&rsquo;&eacute;tablissement emprun tour a la facult&eacute; de se lib&eacute;rer par anticipation.<\/p>\n<p>Les retards dans le versement des an nuit&eacute;s donnent lieu &agrave; la perception d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts moratoires au taux l&eacute;gal.<\/p>\n<p>Art. 5. &mdash; La Caisse centrale de la France d&lsquo;outre-mer peut, avec l&rsquo;accord du Ministre de la France d&rsquo;outre-mer ou sur sa demande, constituer en tout ou partie le capital des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&Eacute;tat ou d&rsquo;&eacute;conomie mixte pr&eacute;vues aux alin&eacute;as 1&deg; et 2&deg; de l&rsquo;article 2 de la loi du 30 avril 1946 susvis&eacute;e, et dont la cr&eacute;ation est jug&eacute;e n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des plans.<\/p>\n<p>Elle est repr&eacute;sent&eacute;e au sein des organes d&rsquo;administration ou de surveillance desdites soci&eacute;t&eacute;s et a droit, en r&eacute;mun&eacute;ration de son apport. soit &agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts et commissions, soit &agrave; une part des b&eacute;n&eacute;fices.<\/p>\n<p>Art. 6. &mdash; La Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer est habilit&eacute;e &agrave; participer &agrave; la for mation ou &agrave; l&rsquo;augmentation du capital des entreprises concourant &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des plans.<\/p>\n<p>Cette participation est prise par la souscription ou l&rsquo;achat d&rsquo;actions ou de parts des dites soci&eacute;t&eacute;s.<\/p>\n<p>Elle donne &agrave; la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer, en ce qui concerne la gestion ou la r&eacute;partition des b&eacute;n&eacute;fices, des droits &eacute;quivalents &agrave; ceux qui sont normale ment d&eacute;volus aux actionnaires priv&eacute;s.<\/p>\n<p>Art. 7. &mdash; La Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer est autoris&eacute;e &agrave; accorder aux entreprises ou &eacute;tablissements concourant &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des plans tous cr&eacute;dits &agrave; moyen ou long terme susceptibles de faciliter cette ex&eacute;cution.<\/p>\n<p>Il le veut &eacute;galement garantir le remboursement de tous emprunts ou cr&eacute;dits consentis &agrave; ces entreprises ou &eacute;tablissements pour le m&ecirc;me objet.<\/p>\n<p>Art. 8. &mdash; La Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer ne peut prendre les participations pr&eacute;vues par l&rsquo;article&nbsp; qu&rsquo;au moyen de ses fonds propres et consentir les cr&eacute;dits mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 7 qu&rsquo;au moyen de ses fonds propres ou de fonds d&#8217;emprunts sauf autorisations sp&eacute;ciales accord&eacute;es sur sa proposition, par d&eacute;cisions conjointes du Ministre de la France d&rsquo;outre-mer et du Ministre des finances.<\/p>\n<p>Art. 9. &mdash; La Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer &agrave; la facilit&eacute; d&#8217;emprunter pour la r&eacute;alisation des op&eacute;rations vis&eacute;es au pr&eacute;sent titre.<\/p>\n<p>Les &eacute;missions d&rsquo;obligations sont sou mises &agrave; l&rsquo;approbation du Ministre des finances.<\/p>\n<p>Art. 10. &mdash; Outre les op&eacute;rations mentionn&eacute;es ci-dessus, la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer peut assurer ou garantir toutes autres op&eacute;rations financi&egrave;res destin&eacute;es &agrave; faciliter l&rsquo;ex&eacute;cution des plans.<\/p>\n<p>Ces op&eacute;rations ne peuvent &ecirc;tre faites sans l&rsquo;autorisation du Ministre de la France d&rsquo;outre-mer et du Ministre des finances.<\/p>\n<p>TITRE III.<\/p>\n<p>DISPOSITIONS ADMINISTRATIVES.<\/p>\n<p>Art. 11. &mdash; Les op&eacute;rations vis&eacute;es par le titre Ier qui pr&eacute;c&egrave;de ne peuvent &ecirc;tre effectu&eacute;es par la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre mer qu&rsquo;apr&egrave;s autorisation du Comit&eacute; direc teur du fonds d&rsquo;investissements pour le d&eacute;ve- &lsquo;oppement &eacute;conomique et social des territoires d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p>Ces op&eacute;rations doivent &ecirc;tre &eacute;gale ment approuv&eacute;es par le conseil de surveillance de la Caisse dans les conditions fix&eacute;es par les statuts de cet &eacute;tablissement.<\/p>\n<p>Art. 12. &mdash; Les avances de la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer aux collectivit&eacute;s publiques des territoires d&rsquo;outre-mer font l&rsquo;objet de conventions entre les repr&eacute;sentants desdites collectivit&eacute;s d&ucirc;ment habilit&eacute;s &agrave; cet offet par d&eacute;lib&eacute;ration des assembl&eacute;es locales, et le directeur g&eacute;n&eacute;ral de la Caisse centrale.<\/p>\n<p>Art. 13. &mdash; Le repr&eacute;sentant de la collectivit&eacute; publique int&eacute;ress&eacute;e et le directeur g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer peuvent d&eacute;l&eacute;guer leurs pouvoirs.<\/p>\n<p>Art. 14. &mdash; Les cr&eacute;dits n&eacute;cessaires au paie ment des int&eacute;r&ecirc;ts et de l&rsquo;amortissement des avances sont ouverts parmi les d&eacute;penses obligatoires au budget des collectivit&eacute;s emprunteuses.<\/p>\n<p>Art. 15. &mdash; Les collectivit&eacute;s publiques des territoires d&rsquo;outre-mer peuvent emprunter va lablement aupr&egrave;s de la Caisse centrale d&rsquo;outre-mer conform&eacute;ment aux dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret sans &ecirc;tre assujetties aux approba tions l&eacute;gislatives ou r&eacute;glementaires pr&eacute;vues par le d&eacute;cret du 30 d&eacute;cembre 1912.<\/p>\n<p>TITRE III. DISPOSITIONS G&Eacute;N&Eacute;RALES.<\/p>\n<p>Art. 16. &mdash; Les op&eacute;rations effectu&eacute;es par la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer en ex&eacute;cution de la loi du 30 avril 1949 sont sou mises exclusivement aux mesures de contr&ocirc;le pr&eacute;vues par le pr&eacute;sent d&eacute;cret et par l&rsquo;ordonnance du 2 f&eacute;vrier 1944 modifi&eacute;e par l&rsquo;ordonnance du 20 juin 1945.<\/p>\n<p>Art. 17. &mdash; Les autorisations pr&eacute;vues par le pr&eacute;sent d&eacute;cret peuvent &ecirc;tre accord&eacute;es &agrave; la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer sous forme d&rsquo;autorisations g&eacute;n&eacute;rales valables pour une cat&eacute;gorie d&eacute;termin&eacute;e d&rsquo;op&eacute;rations.<\/p>\n<p>Art. 18. &mdash; Le Ministre de la France d&rsquo;outre mer et le Ministre des finances sont charg&eacute;s, chacun en ce qui le concerne, de l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent d&eacute;cret qui sera publi&eacute; au Journal officiel de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-130584","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"46-2356","comment":"d\u00e9terminant les conditions dans lesquelles la Caisse centrale de la France d'outre mer effectue les op\u00e9rations autoris\u00e9es  par la loi du 30 avril 1946","visas":"<p>Le Pr&eacute;sident du Gouvernement provisoire de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise. Sur le rapport du Ministre de la Franc d&rsquo;outre-mer et du Mnistre des finances ;<\/p>\n<p>Vu l&rsquo;ordonnance du 2 f&eacute;vrier 1944 transforniant la Caisse centrale de la France d&rsquo;outre-mer et les statuts y annex&eacute;s, modifi&eacute;e par l&rsquo;ordonnance du 20 juin 1945;<\/p>\n<p>Vu la loi n&deg; 46-860 du 30 avril 1946 tendant &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement, au financement et &agrave; l'ex&eacute;cution des plans d'&eacute;quipement et de d&eacute;veloppement des territoires relevant du minist&egrave;re de la France d'outre-mer, et notamment l'article 4. dernier alin&eacute;a, ainsi con&ccedil;u :<\/p>\n<p>&laquo; Les conditions auxquelles s&rsquo;effectueront les diverses op&eacute;rations pr&eacute;cit&eacute;es seront d&eacute;ter min&eacute;es par d&eacute;crets en forme de r&egrave;glement d&rsquo;administration publique rendus sur le rapport des Ministres de la France d'outre-mer et des finances. Les m&ecirc;mes d&eacute;crets modifieront, si besoin est les statuts de la Caisse centrale de la France d'outre-mer. &raquo;<\/p>\n<p>Vu le d&eacute;cret du 30 d&eacute;cembre 1912 sur le r&eacute;gime financier des colonies:<\/p>\n<p>Vu le d&eacute;cret du 5 juillet 1946 fixant les attributions du Comit&eacute; directeur du fonds d&rsquo;inve st issements pour le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social des territoires d&rsquo;outre-mer :<\/p>\n<p>Le Conseil d&rsquo;Etat entendu.&nbsp;<\/p>","signature":"<p>Georges BIDAULT.&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":[105822],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"61534","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/130584","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/130584\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":171312,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/130584\/revisions\/171312"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105822"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=130584"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=130584"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=130584"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}