{"id":133562,"date":"1941-02-08T00:00:00","date_gmt":"1941-02-07T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=133562"},"modified":"2024-12-18T04:17:37","modified_gmt":"2024-12-18T01:17:37","slug":"loi-n-n-533-la-loi-relative-au-reglement-de-certaines-dettes-en-monnaies-etrangeres","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n-n-533-la-loi-relative-au-reglement-de-certaines-dettes-en-monnaies-etrangeres\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 n\u00b0 533   La loi relative au r\u00e8glement de certaines dettes en monnaies \u00e9trang\u00e8res."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Art, 1&deg;, &mdash; Lorsqu&rsquo;une somme est due, &agrave;&nbsp;quelque titre que ce soit, par une personne&nbsp;consid&eacute;r&eacute;e comme Fran&ccedil;aise au sens de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 50 avril 1940 pr&eacute;cisant les op&eacute;rations&nbsp;prohib&eacute;es ou autoris&eacute;es (article 1&deg;, 4&deg; alin&eacute;a),<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&agrave; une personne consid&eacute;r&eacute;e comme &eacute;trang&egrave;re au&nbsp;sens de l&rsquo;article 17 (5&deg; alin&eacute;a) de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 30 avril 1940 susvis&eacute;, et que l&rsquo;Office des chanes, sans d&eacute;livrer les devises &eacute;trang&egrave;res ou les&nbsp;autorisations n&eacute;cessaires au r&eacute;glement, estime<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">cependant que celui-ci r&eacute;pond aux conditions&nbsp;pr&eacute;vues par la r&eacute;glementation des changes, le&nbsp;d&eacute;biteur est tenu de verser la somme en question &agrave; 1&rsquo;Office des changes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Si la somane est libell&eacute;e dans une monnaie&nbsp;autre que le france, le versement pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent doit &ecirc;tre effectu&eacute; en francs sur&nbsp;la base des derniers cours de vente fix&eacute;s &agrave; la&nbsp;date de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance par le fonds de stabilisation des changes,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 2. &mdash; L&rsquo;obligation de versement pr&eacute;vue&nbsp;&agrave; l&rsquo;article 1&deg; s&rsquo;applique &eacute;galement lorsque&nbsp;l&rsquo;Office des changes &agrave; d&eacute;j&agrave; autoris&eacute; le parement de la dette, mais que le r&egrave;glement effectif de celle-ci dans la monnaie autoris&eacute;e est&nbsp;devenu impossible par suite de circonstances&nbsp;ind&eacute;pendantes de la volont&eacute; du d&eacute;biteur, notamment par suite de mesures prises par le&nbsp;pays dans la monnaie duquel le parement est&nbsp;pr&eacute;vu.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 3. &mdash; Les versements pr&eacute;vus aux articles pr&eacute;c&eacute;dents doivent &ecirc;tre faits &agrave; la date de&nbsp;l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance de la dette, Pour les dettes &eacute;chues ant&eacute;rieurement &agrave; la publication de la pr&eacute;sente&nbsp;loi, les versements doivent &ecirc;tre faits avant le<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le\u00a0\u00bb mai 1941.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les versent&nbsp; qui ne seront pas faits 4 bonne date donneront lien &agrave; la perception d&rsquo;int&eacute;r&eacute;ts de retard au profit de l&rsquo;Office des chances, suns pr&eacute;judice des sanctions pr&eacute;vues &agrave;&nbsp;l&rsquo;article 8 ci-dessous.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les conditions dans lesquelles ces int&eacute;r&ecirc;ts&nbsp;de retard seront calcul&eacute;s et per&ccedil;us seront fix&eacute;es&nbsp;par arr&ecirc;t&eacute; du Ministre Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat aux&nbsp;finances,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 4, -Lorsqne le d&eacute;biteur a des raisons valubles de solliciter une prorogation des d&eacute;lais de versements r&eacute;sultant de l&rsquo;article 8 ci-dessus, il a la facult&eacute; d&rsquo;adresser &agrave; cet effet&nbsp;une demande &agrave; l&rsquo;Office des changes, qui peut,&nbsp;&ldquo;pr&eacute;s appr&eacute;ciation des justifications produites, accorder des d&eacute;lais de payement,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 5&raquo; &#8211; Sur demande motiv&eacute;e du d&eacute;biteur et apr&eacute;s appr&eacute;ciation des justifications&nbsp;produites, l&rsquo;Office des changes peut &eacute;galement&nbsp;le dispenser en tout ou partie des versements&nbsp;pr&eacute;vus aux articles 17 et 2 ci-dessus, lorsqu&rsquo;il<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">existe des raisons particuli&egrave;res d&rsquo;accorder une&nbsp;telle dispense, et notamment lorsque le d&eacute;biteur a acquis une provision en monnaie &eacute;trangere qui ne peut &ecirc;tre vers&eacute;e effectivement au&nbsp;cr&eacute;ancier, par suite de mesures de blocage pri-<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ses &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des avoirs fran&ccedil;ais&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art, 6, &mdash; Les dispositions des articles 1&deg;&nbsp;et s ci-dessus ne sont pas applicables aux dettes dont le versement doit &ecirc;tre fait &agrave; l&rsquo;Office&nbsp;des changes (Service de ia compensation), en&nbsp;application des dispositions d&rsquo;un accord de&nbsp;parement en vigueur entre la France et le&nbsp;pays de r&eacute;sidence du cr&eacute;ancier<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 7. &mdash; Les versements pr&eacute;vus aux articles 1&Prime; et 2 ci-dessus lib&eacute;rent le d&eacute;biteur &agrave;&nbsp;l&rsquo;&eacute;gard du cr&eacute;ancier, que celui-ci soit le b&eacute;n&eacute;ficiaire primitif de la cr&eacute;ance ou un tiers qui&nbsp;eu est devenu b&eacute;n&eacute;ficiaire &agrave; quelque titre que&nbsp;ce soit.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les fonds vers&eacute;s par le d&eacute;biteur conform&eacute;ment aux articles 1% et 2 ci-dessus sont conserv&eacute;s par l&rsquo;Office des changes pour le compte&nbsp;du cr&eacute;ancier en attendant que les circonstances rendent possible le r&egrave;glement effectif de la<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">dette entre les mains du b&eacute;n&eacute;ficiaire, Si, lorsque la dette est libell&eacute;e dans une monnaie&nbsp;autre que le franc, ledit r&egrave;glement fait ressortir une diff&eacute;rence de change, celle-ci est mise&nbsp;au b&eacute;n&eacute;fice ou &agrave; la charge de l&rsquo;Office des&nbsp;changes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art, 8, &mdash; Toute infraction aux dispositions&nbsp;r&eacute;sultant des articles 1&deg; &agrave; 3 ci-dessus est passible d&rsquo;une amende de 100 francs &agrave; 50.000&nbsp;francs qui peut toutefois &ecirc;tre port&eacute;e au montant de la somme sur laquelle a port&eacute; la fraude ou la tentative de fraude s&rsquo;il est sup&eacute;rieur&nbsp;AU Maxinum pr&eacute;vu.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La poursuite de ces infractions ne peut &ecirc;tre&nbsp;exerc&eacute;e que sur la plainte du Ministre des&nbsp;tinances ou de l&rsquo;un des agents habilit&eacute;s par&nbsp;l&rsquo;article 27 du d&eacute;cret du 2+4 avril 1940, fixant&nbsp;les conditions d&rsquo;application du d&eacute;cret du 9 septembre 1959, prohibant ou r&eacute;glementant, en&nbsp;temps de guerre, l&rsquo;exportation des capitaux,&nbsp;les op&eacute;rations de change et le commerce de&nbsp;l&rsquo;or.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 9 &mdash; Lorsqu&rsquo;une personne consid&eacute;r&eacute;e&nbsp;comme Fran&ccedil;aise au sens de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; du 30 avril&nbsp;110 susvis&eacute; (article 1%, 4&deg; alin&eacute;a) est redevable envers une autre personne consid&eacute;r&eacute;e comme Fran&ccedil;aise d&rsquo;une dette qui doit &ecirc;tre pay&eacute;e<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">dans une monnaie autre que le franc. elle se&nbsp;lib&egrave;re valablement, apr&egrave;s autorisation de l&rsquo;Office des changes, en versant &agrave; son cr&eacute;ancier&nbsp;en France la contre-valeur en francs de la&nbsp;dette calcul&eacute;e sur la base des derniers cours<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">de vente fix&eacute;s &agrave; la date de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance par le&nbsp;fonds de stabilisation des changes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 10, _les dispositions des d&eacute;crets des 27 ao&ucirc;t. 17 septembre, 4 octobre et 13 d&eacute;cembre 1940, prescrivent la d&eacute;claration et le versement &agrave; l&rsquo;Office de compensation des dettes&nbsp;r&eacute;sultant de l&rsquo;importation en France et dans&nbsp;l&rsquo;Empire fran&ccedil;ais de marchandises originaires&nbsp;ou en provenance des pays ou territoires suivants : Su&egrave;de, Suisse, Belgique, Danemark,&nbsp;Luxembourg, Norv&egrave;ge, Pays-Bas, Pologne,&nbsp;Tch&eacute;coslovaquie, Rofnaume-Uni de Grande-Bretagne et d&rsquo;Irlande du Nord, colonies de la&nbsp;couronne britannique, x compris les Indes anglaises, sont abrog&eacute;es et remplac&eacute;es par les&nbsp;dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 11. &#8211;&mdash; Les arr&ocirc;t&eacute;s du Ministre Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat aux tinances pr&eacute;ciseront, en tant&nbsp;que de besoin, les modalit&eacute;s d&rsquo;application du&nbsp;pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 12, -&mdash; Le pr&eacute;sent d&eacute;cret est applicable&nbsp;&agrave; l&rsquo;Alg&eacute;rie et aux territoires relevant de l&rsquo;autorit&eacute; du Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat aux colonies,&nbsp;Des arr&ecirc;t&eacute;s du Ministre Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat&nbsp;aux finances et du Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat aux colonies ftixeront les modalit&eacute;s d&rsquo;application du&nbsp;pr&eacute;sent d&eacute;cret aux territoires relevant de&nbsp;l&rsquo;autorit&eacute; du Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat aux colonies.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre Secr&eacute;taire d&rsquo;Etat aux affaires&nbsp;&eacute;trang&egrave;res est charg&eacute; de prendre les dispositions n&eacute;cessaires pour en rendre les prescriptions applicables aux pays de protectorat tunisien et marocain, ainsi qu&rsquo;aux Etats du Levant sous mandat fran&ccedil;ais,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 13. -&mdash; Ie pr&eacute;sent d&eacute;cret sera publi&eacute; au Journal officiel et ex&eacute;cut&eacute; comme loi de l&rsquo;Etat,<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-133562","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"n\u00b0 533","comment":" La loi relative au r\u00e8glement de certaines dettes en monnaies \u00e9trang\u00e8res.","visas":"<p style=\"margin: 0px;\">Nous, Mar&eacute;chal de France, Chef de l'Etat&nbsp;francais,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Conseil des Ministres entendu,<\/p>","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">lu. l'&Eacute;TAIN<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">par le marechal de france chef de l'etat francais<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le ministre secretaire d'etat aux finance<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">bouthillier<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le ministre secretaire &agrave; l'interieur peyroution<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">peyrouton<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le ministre secretaired'etat aux affaire etrangere<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">flandin<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le contrat -amiral secretaire d'etat au colonies<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">platon<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le garde des sceaux ministre secretaired'atat &agrave; la justice<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">joseph barthelemy<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":[105867],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"64493","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/133562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/133562\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":175264,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/133562\/revisions\/175264"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105867"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=133562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=133562"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=133562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}