{"id":135999,"date":"1938-01-13T00:00:00","date_gmt":"1938-01-12T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=135999"},"modified":"2024-12-18T05:03:09","modified_gmt":"2024-12-18T02:03:09","slug":"decret-n-13-janvier-1938-etablissant-un-regime-forestier-a-la-cote-francaise-des-somalis","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-13-janvier-1938-etablissant-un-regime-forestier-a-la-cote-francaise-des-somalis\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 13 janvier 1938  \u00e9tablissant un r\u00e9gime forestier \u00e0 la C\u00f4te fran\u00e7aise des Somalis."},"content":{"rendered":"<p>Art. 1er . &mdash; Dans toute l&rsquo;&eacute;tendue du terri toire de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis, il est interdit aux Europ&eacute;ens ou assimil&eacute;s et aux indig&egrave;nes d&rsquo;abattre des arbres ou de les &eacute;brancher sans un permis sign&eacute; du gouverneur ou de son d&eacute;l&eacute;gu&eacute;. Ce permis doit &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; &agrave; toute r&eacute;quisition. Il doit accompagner le bois coup&eacute; ou le charbon de bois fabriqu&eacute; sur place, durant le trajet du lieu d&rsquo;abatage au lieu d&rsquo;utilisation.<\/p>\n<p>Art. 2. &mdash; Aucun arbre ne peut &ecirc;tre abattu ou &eacute;branch&eacute; s&rsquo;il a moins de 10 centim&egrave;tres de diam&egrave;tre ou 30 centim&egrave;tres de circonf&eacute;rence &agrave; un m&egrave;tre au-dessus du sol.<\/p>\n<p>Art. 3. &mdash; Les indig&egrave;nes continueront &agrave; exer cer les droits d&rsquo;usage dont ils jouissent actuel lement, sous r&eacute;serve que ces droits aient &eacute;t&eacute; reconnus fond&eacute;s par l&rsquo;administrateur du cercle dont ils rel&egrave;vent. Il leur est formellement interdit, sauf exception pour ceux qui ont obtenu le permis pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 1er, d&rsquo;abattre des arbres ou de les &eacute;brancher dans un but lucratif (vente de bois ou (Je charbon de bois).<\/p>\n<p>Art. 4. Est consid&eacute;r&eacute; comme provenant de la colonie le bois qui n&rsquo;est pas accompagn&eacute; d&rsquo;un manifeste prouvant son origine &eacute;trang&egrave;re.<\/p>\n<p>Art. 5. L&rsquo;exportation du bois coup&eacute; et du charbon de bois fabriqu&eacute; dans la colonie est prohib&eacute;e.<\/p>\n<p>Art. 6. Le bois coup&eacute; et le charbon de bois fabriqu&eacute; dans la colonie doivent &agrave; leur arriv&eacute;e &agrave; Djibouti. (pie cette arriv&eacute;e ait lieu i par terre ou par mer, &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;s et pr&eacute; sent&eacute;s aux agents des douanes, aux fins de | v&eacute;rification.<\/p>\n<p>Art. 7. &mdash; La d&eacute;livrance du permis pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 1er donne lieu au payement, au profit du budget local, d&rsquo;une redevance dont le mode d&rsquo;assiette, la quotit&eacute;, les r&egrave;gles de perception sont fix&eacute;s conform&eacute;ment aux dispositions inscrites au d&eacute;cret du 30 d&eacute;cembre 1912 sur le r&eacute;gime financier des colonies.<\/p>\n<p>Art. 8. &mdash; Ce permis est personnel et ne peut &ecirc;tre c&eacute;d&eacute;. Sa dur&eacute;e de validit&eacute; est de trente* jours &agrave; compter de la date de sa d&eacute;livrance. Pass&eacute; ce d&eacute;lai, il est caduc.<\/p>\n<p>Art. 9. &mdash; Les administrateurs des cercles et leurs adjoints dans la limite du territoire sou mis &agrave; leur autorit&eacute;, les agents des douanes et les gendarmes &agrave; Djibouti, sont charg&eacute;s de relever les infractions au pr&eacute;sent d&eacute;cret et d&rsquo;en dresser proc&egrave;s-verbal.<\/p>\n<p>Art. 10. &mdash; Les infractions au pr&eacute;sent d&eacute;cret sont punies d&rsquo;une amende de cinquante &agrave; deux cents francs. Une peine d&#8217;emprisonnement de huit jours &agrave; un mois est prononc&eacute;e en cas de r&eacute;cidive. Elles entra&icirc;nent, en outre :<\/p>\n<p>1&deg; dans tous les cas, la saisie, au profit du budget local, du bois ou du charbon de bois trouv&eacute; en la pos session des d&eacute;linquants au moment o&ugrave; il leur a &eacute;t&eacute; dress&eacute; proc&egrave;s-verbal :<\/p>\n<p>2&deg; la saisie des moyens de transport utilis&eacute;s par eux, quand il s&rsquo;agit de r&eacute;cidivistes.<\/p>\n<p>Art. 11. &mdash; Toutes dispositions ant&eacute;rieures sont abrog&eacute;es.<\/p>\n<p>Art. 12. &mdash; Le Ministre des colonies est charg&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent d&eacute;cret, (pli sera publi&eacute; au Journal officiel de la R&eacute;pu blique fran&ccedil;aise, au Journal officiel de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis et ins&eacute;r&eacute; au Bulletin officiel du Minist&egrave;re des colonies.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-135999","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"13 janvier 1938","comment":"\u00e9tablissant un r\u00e9gime forestier \u00e0 la C\u00f4te fran\u00e7aise des Somalis.","visas":"<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise,<\/p>\n<p>Vu le s&eacute;natus-consulte du 3 mai 1854 :<\/p>\n<p>Vu le d&eacute;cret du 4 f&eacute;vrier 1904 sur le service de la justice &agrave; la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis, modifi&eacute; par les d&eacute;crets des 25 juillet 1914, 2 ao&ucirc;t 1922 et 10 juin 1929;<\/p>\n<p>Vu le d&eacute;cret du 2 avril 1927 r&eacute;organisant la justice indig&egrave;ne &agrave; la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis, modifi&eacute; par le d&eacute;cret du 16 novembre 1932;<\/p>\n<p>Sur le rapport du Ministre des colonies,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","signature":"<p>ALBERT LEBRUN.<\/p>\n<p>Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique :<\/p>\n<p>Le Ministre des colonies.<\/p>\n<p>Marins MOUTET.<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":[105897],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"66919","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/135999","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/135999\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":177860,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/135999\/revisions\/177860"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105897"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=135999"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=135999"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=135999"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}