{"id":137065,"date":"1937-09-24T00:00:00","date_gmt":"1937-09-23T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=137065"},"modified":"2024-12-18T05:06:13","modified_gmt":"2024-12-18T02:06:13","slug":"arrete-n-947-relatif-a-la-participation-de-larmee-au-maintien-de-lordre-public","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/arrete-n-947-relatif-a-la-participation-de-larmee-au-maintien-de-lordre-public\/","title":{"rendered":"Arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 947  relatif a la participation de l&rsquo;arm\u00e9e au maintien de l\u2019ordre public."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">TITRE Ier<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">PRINCIPES G&Eacute;N&Eacute;RAUX.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sent arr&ecirc;t&eacute; a pour objet de r&eacute;gler&nbsp;les conditions de la participation de l&rsquo;arm&eacute;e&nbsp;au maintien de l&rsquo;ordre public sur le territoire de la colonie de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise&nbsp;des Somalis et d&eacute;pendances.<\/p>\n<p>Il ne s&rsquo;applique pas aux diff&eacute;rents services d&rsquo;ordre auxquels l&rsquo;arm&eacute;e peut &ecirc;tre&nbsp;appel&eacute;e &agrave; pr&ecirc;ter son concours et qui sont r&eacute;gl&eacute;s par des instructions particuli&egrave;res.<\/p>\n<p>Art. 1er. &mdash; Le maintien de l&rsquo;ordre sur le territoire de la colonie de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis et d&eacute;pendances incombe&nbsp;&agrave; l&rsquo;autorit&eacute; civile.<\/p>\n<p>L&rsquo;autorit&eacute; militaire ne peut agir qu&rsquo;en vertu d&rsquo;une r&eacute;quisition des autorit&eacute;s civiles d&eacute;nomm&eacute;es &agrave; l&rsquo;article ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Il est assur&eacute; par la police locale, la milice indig&egrave;ne, la gendarmerie et, subsidiairement,&nbsp;par les troupes de ligne (troupes de toutes armes y compris l&rsquo;arm&eacute;e de&nbsp;l&rsquo;air et l&rsquo;arm&eacute;e de mer).<\/p>\n<p>En principe, l&rsquo;intervention de ces troupes est r&eacute;gl&eacute;e, conform&eacute;ment aux dispositions des chapitres I.II. III. IV, de la&nbsp;circulaire minist&eacute;rielle du 19 juillet 1912.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est que dans le cas pr&eacute;vu au chapitre V de ladite circulaire que l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;civile proc&egrave;de par voie de r&eacute;quisition,<\/p>\n<p>c&rsquo;est-&agrave;-dire lorsque l&rsquo;intervention des troupes pr&eacute;sente un tel caract&egrave;re d&rsquo;urgence&nbsp;qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de se conformer&nbsp;aux r&egrave;gles expos&eacute;es dans les chapitres 1&nbsp;&agrave; IV de la circulaire susvis&eacute;e.<\/p>\n<p>Le concours absolu et continu que doivent se pr&ecirc;ter l&rsquo;autorit&eacute; civile et l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;militaire est la condition indispensable&nbsp;&agrave; la bonne ex&eacute;cution des r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">TITRE II.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">DES R&Eacute;QUISITIONS.<\/p>\n<p>Autorit&eacute;s pouvant exercer le droit de r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Art. 2. &mdash; Les autorit&eacute;s civiles pouvant&nbsp;exercer le droit de r&eacute;quisition sont :<\/p>\n<p>&mdash; le Gouverneur ou. en son absence, le&nbsp;suppl&eacute;ant :<\/p>\n<p>&mdash; les chefs de circonscription administrative:<\/p>\n<p>&mdash; Le procureur de la R&eacute;publique, chef&nbsp;du service judiciaire;<\/p>\n<p>&mdash; le commissaire de police de Djibouti.<\/p>\n<p>Les pouvoirs ci-dessus conf&eacute;r&eacute;s aux magistrats de l&rsquo;ordre judiciaire civil s&rsquo;appliquent aux magistrats de l&rsquo;ordre militaire dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions.<\/p>\n<p>Dans les cas urgents, les officiers, grades et commandants de brigades de gendarmerie&nbsp;peuvent requ&eacute;rir directement&nbsp;l&rsquo;assistance de la troupe.<\/p>\n<p>Autorit&eacute;s militaires susceptibles&nbsp;d&rsquo;&ecirc;tre riquises.<\/p>\n<p>Art. 3. &mdash; Les autorit&eacute;s militaires susceptibles&nbsp;d&rsquo;&ecirc;tre requises sont : le commandant&nbsp;sup&eacute;rieur, les commandants d&rsquo;armes, les chefs de gardes, piquets et patrouilles&nbsp;dans les cas et conditions prevus par le d&eacute;cret sur le service de garnison. lorsque les troupes doivent agir sur&nbsp;place ou &ecirc;tre employ&eacute;es dans un rayon de&nbsp;dix kilom&egrave;tres de leur garnison (sauf d&eacute;cision du commandant sup&eacute;rieur. rattachant &agrave; la place par mesure d&rsquo;ordre public une agglom&eacute;ration ou un &eacute;tablissement plus &eacute;loign&eacute;).<\/p>\n<p>En cas d&rsquo;urgence, tous autres commandants de la force publique et. en particulier, les chefs de d&eacute;tachement de troupes&nbsp;en cours de d&eacute;placement n&rsquo;&eacute;tant pas d&eacute;j&agrave;&nbsp;l&rsquo;objet d&rsquo;une r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Disposition s pr&eacute;liminaires&nbsp;aux r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Art. 4. &mdash; L&rsquo;autorit&eacute; civile est seule juge du moment o&ugrave; la force arm&eacute;e doit &ecirc;tre requise.<\/p>\n<p>Elle a le devoir, d&egrave;s que la tranquillit&eacute;&nbsp;publique se trouve menac&eacute;e, d&rsquo;aviser de&nbsp;la situation l&rsquo;autorit&eacute; militaire susceptible d&rsquo;&ecirc;tre requise, de la tenir au courant des phases diverses des &eacute;v&eacute;nements et de lui fournir tous les &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;apprecialion&nbsp;utiles pour que le secours qui sera&nbsp;requis puisse arriver en temps opportun&nbsp;dans les conditions jug&eacute;es n&eacute;cessaires par&nbsp;l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante.<\/p>\n<p>L&rsquo;autorit&eacute; civile ne s&rsquo;adresse qu&rsquo;aux au&nbsp;torit&eacute;s militaires d&eacute;nomm&eacute;es dans l&rsquo;artide 3.<\/p>\n<p>Art. 5. &mdash; L&rsquo;autorit&eacute; militaire pr&eacute;pare&nbsp;les mesures d&rsquo;ex&eacute;cution qui sont la cotise&nbsp;quence des communications de l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;requ&eacute;rante en lui signalant s&rsquo;il y a lieu&nbsp;les difficult&eacute;s d&rsquo;ordre mat&eacute;riel rencontr&eacute;es.<\/p>\n<p>Elle tient le plus grand compte des avis&nbsp;qui lui sont donnes par l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;tante.<\/p>\n<p>Elle s&rsquo;efforce, en particulier, de&nbsp;donner satisfaction &agrave; la demande adress&eacute;e par celle-ci quant aux effectifs et &agrave; la&nbsp;nature des troupes &agrave; employer, &eacute;tant entendu&nbsp;qu&rsquo;en principe ce n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; d&eacute;faut&nbsp;et en cas d&rsquo;insuffisance des forces de police&nbsp;et de la gendarmerie qu&rsquo;il est tait&nbsp;appel aux troupes de ligne.<\/p>\n<p>Art. 6. &mdash; Lorsque les autorit&eacute;s civiles&nbsp;et militaires jugent &agrave; propos de se r&eacute;unir&nbsp;pour se concerter et qu&rsquo;elles ne sont pas&nbsp;d&rsquo;accord sur le lieu de r&eacute;union, elles se&nbsp;rencontrent de droit &agrave; la mairie, si la r&eacute;quisition&nbsp;&eacute;mane d&rsquo;un magistrat municipal,&nbsp;et. dans tous les autres cas, chez celui&nbsp;des repr&eacute;sentants de l&rsquo;une ou de l&rsquo;autre&nbsp;autorit&eacute; dont le rang est le plus &eacute;lev&eacute;&nbsp;dans l&rsquo;ordre des pr&eacute;s&eacute;ances.<\/p>\n<p>Forme des r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Art. 7. &mdash; Les r&eacute;quisitions, suivant leur&nbsp;objet, sont divis&eacute;es en trois categories :<\/p>\n<p>a) Les r&eacute;quisitions g&eacute;n&eacute;rales, qui ont&nbsp;pour but d&rsquo;obtenir des autorit&eacute;s militaires les moyens n&eacute;cessaires au maintien&nbsp;de l&rsquo;ordre public. Ces r&eacute;quisitions sont&nbsp;normalement les premi&egrave;res adress&eacute;es, en particulier s&rsquo;il a pu &ecirc;tre fait des pr&eacute;visions&nbsp;pr&eacute;alables a l&#8217;emploi des troupes;<\/p>\n<p>b) Les r&eacute;quisitions particuli&egrave;res, qui&nbsp;ont pour objet de confier &agrave; une troupe d&eacute;termin&eacute;e une mission pr&eacute;cise et d&eacute;limit&eacute;e.<\/p>\n<p>Ces r&eacute;quisitions peuvent &ecirc;tre pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es&nbsp;ou non d&rsquo;une r&eacute;quisition g&eacute;n&eacute;rale;<\/p>\n<p>c) Les r&eacute;quisitions sp&eacute;ciales qui ont&nbsp;pour objet de prescrire l&rsquo;usage des armes hors des deux cas pr&eacute;vus plus loin o&ugrave; il&nbsp;peut &ecirc;tre recouru aux armes &laquo; sans y &ecirc;tre&nbsp;express&eacute;ment autoris&eacute; par un officier civil &raquo;.<\/p>\n<p>Dans tous les cas, l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante&nbsp;peut toujours substituer une r&eacute;quisition&nbsp;nouvelle &agrave; la r&eacute;quisition primitive.<\/p>\n<p>Forme des r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Art. 8. &mdash; Toute r&eacute;quisition doit, sous peine de nullit&eacute;, &ecirc;tre faite par &eacute;crit, dat&eacute;e,&nbsp;sign&eacute;e et r&eacute;dig&eacute;e dans la forme suivante :<\/p>\n<p>AU NOM DU PEUPLE FRAN&Ccedil;AIS.<\/p>\n<p>Nous (indication du nom et de la qualit&eacute; de&nbsp;l autorit&eacute; requ&eacute;rante), requ&eacute;rons en vertu de&nbsp;la loi M.&nbsp;commandant&nbsp;de&nbsp;pr&ecirc;ter le secours des troupes n&eacute;cessaires&nbsp;pour (indiquer d&rsquo;une fa&ccedil;on claire et&nbsp;pr&eacute;cise l&rsquo;objet de la r&eacute;quisition et l&rsquo;&eacute;tendue&nbsp;de la zone dans laquelle que doit &ecirc;tre exerc&eacute;e).<\/p>\n<p>Et, pour garantie dudit commandant, nous&nbsp;apposons notre signature.<\/p>\n<p>Fait &agrave;&nbsp;le (Signature.)<\/p>\n<p>Art. 9. Quand il s&rsquo;agit de r&eacute;quisition&nbsp;g&eacute;n&eacute;rale ou particuli&egrave;re, l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante doit y joindre des indications sur&nbsp;la nature et l&rsquo;effectif des moyens a employer ainsi que son avis personnel sur&nbsp;les dispositions a prendre notamment sur&nbsp;les points suivants ;<\/p>\n<p>&mdash; moment le plus favorable pour l&rsquo;arriv&eacute;e des troupes;<\/p>\n<p>&mdash; points &agrave; occuper;<\/p>\n<p>&mdash; mode d&rsquo;acc&egrave;s de ces troupes &agrave; ces points;<\/p>\n<p>&mdash; conduite g&eacute;n&eacute;rale &agrave; tenir par la troupe &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e.<\/p>\n<p>Pour une r&eacute;quisition g&eacute;n&eacute;rale, mention&nbsp;est faite des autorit&eacute;s qualifi&eacute;es pour utiliser les troupes sur place.<\/p>\n<p>Pour une r&eacute;quisition particuli&egrave;re, cette&nbsp;indication est remplac&eacute;e par celle des autorit&eacute;s&nbsp;civiles appel&eacute;es a coop&eacute;rer avec la&nbsp;troupe.<\/p>\n<p>Pour une r&eacute;quisition sp&eacute;ciale, il est&nbsp;mentionn&eacute; express&eacute;ment que l&rsquo;autorit&eacute; civile requiert l&rsquo;usage des armes, l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;militaire restant toujours libre d&rsquo;en r&eacute;gler l&#8217;emploi (effectifs &agrave; mettre en ligne,&nbsp;nature des armes, commencement, fin, dur&eacute;e. mode d&rsquo;emploi ).<\/p>\n<p>Ces r&eacute;quisitions sont r&eacute;p&eacute;t&eacute;es chaque&nbsp;fois que l&rsquo;autorit&eacute; civile juge n&eacute;cessaire&nbsp;l&rsquo;usage des armes.<\/p>\n<p>Envoi des r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Art. 10 . &mdash; Les r&eacute;quisitions ne peuvent &ecirc;tre donn&eacute;es et ex&eacute;cut&eacute;es que dans les circonscriptions de celui qui les donne et de&nbsp;celui qui les ex&eacute;cute.<\/p>\n<p>Toutefois, le droit de poursuivre est ouvert&nbsp;au chef de d&eacute;tachement qui jugerait&nbsp;n&eacute;cessaire d&rsquo;en b&eacute;n&eacute;ficier, pour atteindre&nbsp;le but qui lui a &eacute;t&eacute; assign&eacute;. En aucun cas,&nbsp;le chef de d&eacute;tachement ex&eacute;cutant une r&eacute;quisition&nbsp;ne doit abandonner la poursuite&nbsp;s&rsquo;il a pris le contact, alors m&ecirc;me qu&rsquo;il a&nbsp;franchi les limites de la circonscription&nbsp;dans laquelle il a &eacute;t&eacute; requis. Il ne cesse,&nbsp;le cas &eacute;ch&eacute;ant, les op&eacute;rations commenc&eacute;es&nbsp;qu&rsquo;apr&egrave;s en avoir remis la direction au&nbsp;chef du d&eacute;tachement r&eacute;quisitionn&eacute; dans&nbsp;la circonscription voisine ou d&eacute;sign&eacute; &agrave; cet&nbsp;effet.<\/p>\n<p>Quand l&rsquo;autorit&eacute; militaire ne peut satisfaire &agrave; la fois aux r&eacute;quisitions de plusieurs&nbsp;autorit&eacute;s civiles, l&rsquo;ordre dans le&nbsp;quel ces r&eacute;quisitions sont ex&eacute;cut&eacute;es est ce&nbsp;lui dans lequel les autorit&eacute;s requ&eacute;rantes&nbsp;sont cit&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 2 ci-dessus. Si ces&nbsp;autorit&eacute;s sont de m&ecirc;me rang, l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;militaire ob&eacute;it &agrave; la r&eacute;quisition qui lui para&icirc;t pr&eacute;senter les plus grands caract&egrave;res&nbsp;d&rsquo;urgence.<\/p>\n<p>Art. 11. &mdash; En principe et sauf le cas d&rsquo;urgence absolue, les r&eacute;quisitions g&eacute;n&eacute;rales sont adress&eacute;es au commandant sup&eacute;rieur des troupes.<\/p>\n<p>Les r&eacute;quisitions particuli&egrave;res ou sp&eacute;ciales&nbsp;sont adress&eacute;es au commandant de&nbsp;la troupe int&eacute;ress&eacute;e.<\/p>\n<p>Dans le cas o&ugrave; cette troupe aurait d&eacute;j&agrave;&nbsp;fait l&rsquo;objet d&rsquo;une r&eacute;quisition g&eacute;n&eacute;rale, la&nbsp;nouvelle r&eacute;quisition ne peut &ecirc;tre faite que&nbsp;par l&rsquo;autorit&eacute; qui a sign&eacute; la r&eacute;quisition&nbsp;g&eacute;n&eacute;rale, ou, en cas d&rsquo;urgence, par son repr&eacute;sentant&nbsp;charg&eacute; d&rsquo;assurer le maintien&nbsp;de l&rsquo;ordre sur le point occup&eacute; par cette&nbsp;troupe.<\/p>\n<p>S&rsquo;il doit &ecirc;tre satisfait sans d&eacute;lai a la&nbsp;r&eacute;quisition, cette derni&egrave;re est adress&eacute;e a l&rsquo;autorit&eacute; la plus qualifi&eacute;e pour y repondre.<\/p>\n<p>Art. 12. Si la r&eacute;quisition &eacute;tablie dans&nbsp;la forme pr&eacute;vue ci -dessus a l&rsquo;article 8 n&rsquo;est pas remise en mains propres au repr&eacute;sentant&nbsp;de l&rsquo;autorit&eacute; requise, elle peut lui&nbsp;&ecirc;tre adress&eacute;e sous pli postal, par t&eacute;l&eacute;gramme&nbsp;officiel, ou par courrier sp&eacute;cial.<\/p>\n<p>Elle est ex&eacute;cutoire d&egrave;s r&eacute;ception. Toutefois,&nbsp;lorsqu&rsquo;elle est adress&eacute;e par voie&nbsp;t&eacute;l&eacute;graphique, elle doit &ecirc;tre suivie par le&nbsp;plus prochain courrier d&rsquo;une confirmation&nbsp;&eacute;crite.<\/p>\n<p>Le chef militaire qui, avant d&rsquo;avoir re&ccedil;u&nbsp;cette confirmation, proc&egrave;de a l&rsquo;ex&eacute;cution&nbsp;de la r&eacute;quisition, est couvert par le pr&eacute;sent arr&ecirc;t&eacute; qui lui tient lieu d&rsquo;ordre &eacute;crit.<\/p>\n<p>Obligation respective des autorit&eacute;s requ&eacute;rant&nbsp;des autorit&eacute;s requises.<\/p>\n<p>Art. 13. &mdash; L&rsquo;autorit&eacute; requise lait conna&icirc;tre d&rsquo;urgence et par la voie la plus rapide,&nbsp;&agrave; l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante, la date et&nbsp;l&rsquo;heure auxquelles lui sont parvenus, soit&nbsp;l&rsquo;&eacute;crit, soit le t&eacute;l&eacute;gramme qui aura port&eacute;&nbsp;la r&eacute;quisition &agrave; sa connaissance.<\/p>\n<p>Si la r&eacute;quisition n&rsquo;est pas faite dans&nbsp;les conditions indiqu&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 8, l&rsquo;autorit&eacute; militaire signale par les voies les plus rapides, &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; civile, l&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute; qu&rsquo;elle contient et lui notifie l&rsquo;impossibilit&eacute; dans laquelle elle se trouve d&rsquo;y obtemp&eacute;rer en l&rsquo;&eacute;tat.<\/p>\n<p>N&eacute;anmoins, elle pr&eacute;pare l&rsquo;ex&eacute;cution de la r&eacute;quisition, mais ne l&rsquo;ex&eacute;cute qu&rsquo;apr&egrave;s&nbsp;que l&rsquo;autorit&eacute; civile a fait dispara&icirc;tre l&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute; signal&eacute;e.<\/p>\n<p>Si les indications mentionn&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 9 ont &eacute;t&eacute; omises par l&rsquo;autorit&eacute; civile,&nbsp;l&rsquo;autorit&eacute; militaire en prend acte, en informe l&rsquo;autorit&eacute; civile, pour en provoquer&nbsp;l&rsquo;envoi, rend compte par la voie hi&eacute;rarchique, mais ex&eacute;cute n&eacute;anmoins la r&eacute;quisition&nbsp;sous sa responsabilit&eacute; en s&rsquo;inspirant&nbsp;des circonstances et du but &agrave; atteindre.<\/p>\n<p>Si la r&eacute;quisition est r&eacute;guli&egrave;re en la forme, l&rsquo;autorit&eacute; militaire en assure l&rsquo;ex&eacute;cution sans en discuter l&rsquo;objet ni la teneur.<\/p>\n<p>Elle proc&egrave;de imm&eacute;diatement &agrave; cette ex&eacute;cution sans en r&eacute;f&eacute;rer &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; qu lui est hi&eacute;rarchiquement sup&eacute;rieure. Toute&nbsp;fois, elle l&rsquo;informe le plus t&ocirc;t possible de&nbsp;la r&eacute;quisition re&ccedil;ue et des dispositions prises ou pr&eacute;vues.<\/p>\n<p>Art. 14. &mdash; Tant que dure l&rsquo;effet de la&nbsp;r&eacute;quisition, l&rsquo;autorit&eacute; militaire reste seule&nbsp;juge des moyens de son ex&eacute;cution.<\/p>\n<p>La fixation des effectifs &agrave; employer au&nbsp;maintien de l&rsquo;ordre est une pr&eacute;rogative de&nbsp;l&rsquo;autorit&eacute; militaire. Elle les d&eacute;termine en&nbsp;tenant compte, d&rsquo;une part, des indications&nbsp;et avis de l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante, et, d&rsquo;autre part, des ressources dont elle peut&nbsp;disposer en propre dans l&rsquo;&eacute;tendue de son&nbsp;commandement et de celle qu&rsquo;elle est susceptible de recevoir de l&rsquo;autorit&eacute; sup&eacute;rieure.<\/p>\n<p>Si les moyens dont elle dispose ainsi&nbsp;sont insuffisants, elle rend compte &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; dont elle d&eacute;pend hi&eacute;rarchiquement&nbsp;en faisant conna&icirc;tre l&rsquo;effectif des renforts n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Les indications et l&rsquo;avis de l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante constituent &eacute;galement un des &eacute;l&eacute;ments importants de la d&eacute;cision de l&rsquo;autorit&eacute; requise, mais ils ne sauraient engager cel le derni&egrave;re.<\/p>\n<p>Art. 15. Au cours de la p&eacute;riode d&rsquo;ex&eacute;cution, l&rsquo;autorit&eacute; militaire doit se main&nbsp;tenir en liaison avec l&rsquo;autorit&eacute; civile et&nbsp;elle est tenue de la consulter, a moins de cas de force majeure, sur la convenance<\/p>\n<p>et l&rsquo;opportunit&eacute; des moyens d&rsquo;action&nbsp;qu&rsquo;elle se propose de mettre en oeuvre.<\/p>\n<p>Ces moyens d&rsquo;action doivent, en effet,&nbsp;&ecirc;tre souvent subordonnes a l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit&nbsp;des populations et a certaines autres consid&eacute;rations que l&rsquo;autorit&eacute; civile est plus&nbsp;a m&ecirc;me de juger, consid&eacute;rations qui de coulent souvent de ses renseignements&nbsp;personnels ou des ordres et directives&nbsp;qu&rsquo;elle peut recevoir du Gouverneur.<\/p>\n<p>De son c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;autorit&eacute; civile doit traitsmettre&nbsp;a l&rsquo;autorit&eacute; militaire toutes les&nbsp;informations de nature a l&rsquo;int&eacute;resser et&nbsp;se tenir constamment pr&ecirc;te a r&eacute;pondre&nbsp;aux demandes d&rsquo;avis qui peuvent lui &ecirc;tre&nbsp;adress&eacute;es.<\/p>\n<p>Les repr&eacute;sentants des autorit&eacute;s civiles&nbsp;et militaires, sur l&rsquo;initiative de l&rsquo;un d&rsquo;eux,&nbsp;ont toujours la facult&eacute; de se r&eacute;unir en&nbsp;vue de d&eacute;lib&eacute;rer sur les difficult&eacute;s qui&nbsp;peuvent se pr&eacute;senter et cours d&rsquo;ex&eacute;cution.<\/p>\n<p>Fin des r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p>Art. 16. Le concours des troupes ne prend lin que lorsque l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante&nbsp;a notifi&eacute; &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; requise, par&nbsp;&eacute;crit ou par t&eacute;l&eacute;gramme officiel, la lev&eacute;e&nbsp;de sa r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Lorsque sa mission est termin&eacute;e, le commandant des troupes accuse r&eacute;ception &agrave;&nbsp;l&rsquo;autorit&eacute; requ&eacute;rante de la lev&eacute;e de sa r&eacute;quisition&nbsp;et informe ses chefs hi&eacute;rarchiques.<\/p>\n<p>Toute r&eacute;quisition, une fois ex&eacute;cut&eacute;e,&nbsp;donne lieu &agrave; un rapport sur les op&eacute;rations&nbsp;effectu&eacute;es qui est &eacute;tabli et transmis dans&nbsp;les conditoins pr&eacute;vues au 15 paragraphe&nbsp;de la circulaire minist&eacute;rielle (colonies) du&nbsp;13 janvier 1905.<\/p>\n<p>Ce rapport peut &ecirc;tre transmis au Ministre&nbsp;de la guerre par l&rsquo;interm&eacute;diaire du&nbsp;Ministre des colonies et par la voit hi&eacute;rarchique.<\/p>\n<p>Dispositions pr&eacute;par&eacute;es &agrave; l&rsquo;avance.&nbsp;<\/p>\n<p>Art. 17. &mdash; Des plans dits &laquo; plans de&nbsp;protection &raquo;. correspondant soit &agrave; des&nbsp;troubles g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;s, soit &agrave; certaines &eacute;ventualit&eacute;s particuli&egrave;res, peuvent &ecirc;tre &eacute;tablis &agrave; l&rsquo;avance (dans la colonie) en collaboration entre les autorit&eacute;s civiles et&nbsp;militaires. Ils ont notamment pour objet&nbsp;de pr&eacute;voir les points &agrave; garder, les effectifs &agrave; y consacrer, les troupes &agrave; r&eacute;server&nbsp;et de faciliter une participation rapide&nbsp;de l&rsquo;arm&eacute;e au maintien de l&rsquo;ordre public.<\/p>\n<p>Ils peuvent &ecirc;tre compl&eacute;t&eacute;s par des instructions particuli&egrave;res &agrave; chaque garnison. &eacute;tablies dans les m&ecirc;mes conditions&nbsp;de collaboration sur l&rsquo;ordre du commandant sup&eacute;rieur.<\/p>\n<p>La mise en application de ces plans se&nbsp;fait sur r&eacute;quisition pr&eacute;cise de l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;civile qui indique les modalit&eacute;s d&rsquo;application (nature du plan &agrave; appliquer, applica tion totale ou partielle, exceptions &agrave; pr&eacute;voir et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, dispositions compl&eacute;mentaires).<\/p>\n<p>La r&eacute;quisition donn&eacute;e pour l&rsquo;application d&rsquo;un plan de protection lieu a la fois lieu de r&eacute;quisition g&eacute;n&eacute;rale et de r&eacute;quisition particuli&egrave;re.<\/p>\n<p>R&eacute;quisition individuelles.<\/p>\n<p>Art. 18. En vertu de l&rsquo;article 106 du Code d&rsquo;instruction criminelle, tout d&eacute;positaire de la force publique, et par cons&eacute;quent&nbsp;tout militaire, est en &eacute;tat de r&eacute;quisition l&eacute;gale et permanente sans qu&rsquo;il soit&nbsp;besoin d&rsquo;une r&eacute;quisition &eacute;crite de l&rsquo;autorite civile lorsque, en cas de crime ou de&nbsp;d&eacute;lits flagrants, il s&rsquo;agit de s&rsquo;assurer de la personne du pr&eacute;venu<\/p>\n<p>En cons&eacute;quence et conform&eacute;ment au r&egrave;glement sur le service de garnison, tout &nbsp;militaire en uniforme doit pr&ecirc;ter spontan&eacute;ment&nbsp;main forte, m&ecirc;me au p&eacute;ril de sa vie, a la gendarmerie ainsi qu&rsquo;aux agents de l&rsquo;autorit&eacute;, lorsque ceux-ci sont en uniforme ou rev&ecirc;tus de leurs insignes.<\/p>\n<p>En outre, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;officier de police pr&eacute;sent sur les lieux, tout militaire&nbsp;doit se saisir du malfaiteur et de remettre a la gendarmerie ou a l&rsquo;autorit&eacute; de&nbsp;police la plus voisine.<\/p>\n<p>TITRE III.<\/p>\n<p>DE 1.&rsquo;EMPLOI DES TROUPES.<\/p>\n<p>(&lsquo;flUstit Illifill &lt;h x troupe*.<\/p>\n<p>Art. 19. &mdash; Les troupes doivent &ecirc;tre em<\/p>\n<p>ploy&eacute;es en unit&eacute;s constitu&eacute;es en principe<\/p>\n<p>de l&rsquo;effectif d&rsquo;une section minimum, au<\/p>\n<p>tant que possible sous les ordres d&rsquo;un<\/p>\n<p>officier.<\/p>\n<p>Tout officier d&eacute;sign&eacute;s pour ce service&nbsp;doit, aux qualit&eacute;s d&rsquo;&eacute;nergie et de sangfroid&nbsp;indispensables au commandement&nbsp;d&rsquo;une troupe dans ces circonstances d&eacute;licates, joindre le tact n&eacute;cessaire dans les&nbsp;rapports avec les autorit&eacute;s civiles: il doit&nbsp;veiller avec soin &agrave; ce qu&rsquo;il ne soit port&eacute;&nbsp;aucune atteinte &agrave; la dignit&eacute;s en m&ecirc;me&nbsp;temps qu&rsquo;au prestige de la force arm&eacute;e.<\/p>\n<p>Toute troupe appel&eacute;e &agrave; marcher pour&nbsp;une r&eacute;quisition doit comporter un clairon&nbsp;(ou trompette).<\/p>\n<p>Dans certains cas dont l&rsquo;autorit&eacute; civile&nbsp;reste juge et dont elle assume la responsabilit&eacute;,&nbsp;les troupes de gendarmerie peuveut&nbsp;&ecirc;tre utilis&eacute;es par fractions aussi r&eacute;duites qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire sous r&eacute;serve&nbsp;que chacune des ces fractions, quel qu&rsquo;en soit l&rsquo;effectif, ait toujours un chef (gendarme le plus ancien &agrave; d&eacute;faut de grad&eacute;).<\/p>\n<p>Commandement.<\/p>\n<p>Art. 20. &mdash; Les troupes de toutes cat&eacute;gories ne re&ccedil;oivent d&rsquo;ordres que de leurs chefs militaires.<\/p>\n<p>Quand plusieurs unit&eacute;s de milice, de&nbsp;gendarmerie et de troupe de ligne sont&nbsp;appel&eacute;es &agrave; coop&eacute;rer &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;une&nbsp;m&ecirc;me mission, le commandement d&rsquo;ensemble sera assur&eacute; par l&rsquo;officier de plus ancien dans le grade le plus &eacute;lev&eacute;. Cet&nbsp;officier se mettra imm&eacute;diatement en liaison avec le repr&eacute;sentant sur place de l&rsquo;autorit&eacute;&nbsp;requ&eacute;rante.<\/p>\n<p>Armement des troupes.<\/p>\n<p>Art. 21. &mdash; Les troupes employ&eacute;es au maintien de l&rsquo;ordre sont, en principe. dot&eacute;es de leur armement individuel normal &agrave; l&rsquo;exclusion de l&rsquo;armement collectif ou &agrave; grande puissance (F.M., mitrailleuses, en gins, grenades explosives, canons). Elles&nbsp;peuvent &ecirc;tre pourvues d&rsquo;engins sp&eacute;ciaux&nbsp;ou de moyens de d&eacute;fense passifs (r&eacute;seaux&nbsp;de fils de 1er &agrave; pose rapide, chevaux de&nbsp;frise) destin&eacute;s &agrave; maintenir Fordre sans&nbsp;effusion de sang: ces engins ou moyens de&nbsp;d&eacute;fense passifs sont pris sur Fordre de&nbsp;l&rsquo;autorit&eacute; requise. L&rsquo;armement collectif&nbsp;n&rsquo;est emport&eacute; que dans le cas de mise en&nbsp;application d&rsquo;un plan de protection qui&nbsp;en pr&eacute;voit l&#8217;emploi ou sur ordre du Gouverneur.<\/p>\n<p>Les chars, autos-mitrailleuses,&nbsp;canons, avions, ne sont employ&eacute;s que sur&nbsp;l&rsquo;ordre du Gouverneur.<\/p>\n<p>L&rsquo;autorit&eacute; militaire peut modifier Parmement individuel des troupes, par exemple en cas de travaux a ex&eacute;cuter.<\/p>\n<p>Des instructions du commandant sup&eacute;rieur,&nbsp;pr&eacute;alablement soumises a lapprobation&nbsp;du Gouverneur, fixent les conditions&nbsp;(nature, importance, mode de transport ) dans lesquelles les munitions sont&nbsp;prises.<\/p>\n<p>l\/odalit&eacute;s g&eacute;n&eacute;rales d&#8217;emploi.<\/p>\n<p>Art. 22. Dans l&rsquo;ex&eacute;cution des r&eacute;quisitions,&nbsp;les troupes r&eacute;quisitionn&eacute;es doivent se renfermer exactement dans le mandat trac&eacute; par la r&eacute;quisition.<\/p>\n<p>Le commandant des troupes doit &eacute;viter&nbsp;autant que possible tout contact des troupes avec la population.<\/p>\n<p>Les autorit&eacute;s requ&eacute;rantes et les autorit&eacute;s requises devront s&rsquo;efforcer de ne&nbsp;pas placer de faibles effectifs en pr&eacute;sence&nbsp;de rassemblements importants.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;un conflit est a pr&eacute;voir, les troupes de ligne doivent &ecirc;tre accompagn&eacute;es de&nbsp;militaires de la gendarmerie ou d&rsquo;agents&nbsp;de la force publique pour proc&eacute;der aux&nbsp;arrestations qui seront n&eacute;cessaires. En&nbsp;outre, il y a le plus grand int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce&nbsp;qu&rsquo;un magistrat civil ayant qualit&eacute; pour,&nbsp;le cas &eacute;ch&eacute;ant, faire des sommations comme il est pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 25, se trouve&nbsp;avec elles.<\/p>\n<p>R&eacute;yles g&eacute;n&eacute;rales pour l&#8217;emploi des armes.<\/p>\n<p>Art. 23. &mdash; L&rsquo;usage des armes comprend :<\/p>\n<p>&mdash; celui des armes blanches (sabres,&nbsp;ba&iuml;onnettes, etc.) ;<\/p>\n<p>&mdash; celui du feu;<\/p>\n<p>&mdash; celui des engins explosifs.&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;usage des armes par les troupes est&nbsp;toujours command&eacute; par leurs chefs militaires.<\/p>\n<p>S&rsquo;il est fait usage du feu ou d&rsquo;engins&nbsp;explosifs, le commandant de la troupe doit&nbsp;faire cesser le tir imm&eacute;diatement apr&egrave;s&nbsp;les premiers coups.<\/p>\n<p>La troupe et particuli&egrave;rement les officiers doivent s&#8217;employer &agrave; &eacute;viter tout&nbsp;usage des armes en faisant preuve, jusqu&rsquo;aux&nbsp;derni&egrave;res limites, du calme, du&nbsp;sang-froid, de la patience et de sentiments&nbsp;d&rsquo;humanit&eacute; dont ils sont coutumiers.<\/p>\n<p>L&rsquo;emploi des armes blanches et celui du&nbsp;feu ne peuvent se justifier pour les isol&eacute;s&nbsp;qu&rsquo;en cas de l&eacute;gitime d&eacute;fense caract&eacute;ris&eacute;e.<\/p>\n<p>L&#8217;emploi du tir &agrave; blanc et du tir en l&rsquo;air&nbsp;est interdit.<\/p>\n<p>Usage des armes sans r&eacute;quisition&nbsp;sp&eacute;ciale pr&eacute;alable.<\/p>\n<p>Art. 21. &mdash; Les troupes requises ne peuveut faire usage de leurs armes sans r&eacute;-quisition sp&eacute;ciale que dans les cas suivants :<\/p>\n<p>1&deg; Si des violences ou voies de fait sont&nbsp;exerc&eacute;es contre elles (ces violences ou&nbsp;voies de lait doivent &ecirc;tre caract&eacute;ris&eacute;es,&nbsp;graves et g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;es) :<\/p>\n<p>2&deg; Si elles ne peuvent d&eacute;fendre autre&nbsp;ment le terrain qu&rsquo;elles occupent ou les&nbsp;postes dont elles sont charg&eacute;es.<\/p>\n<p>Dans tous les autres cas, elles ne peuveut&nbsp;faire usage des armes qu&rsquo;a pr&egrave;s r&eacute;quisition sp&eacute;ciale par l&rsquo;autorit&eacute; civile.&nbsp;<\/p>\n<p>Le commandant de la troupe, quand les&nbsp;circonstances le lui permettent, a le devoir&nbsp;d&rsquo;alerter les assaillants, soit par une ou&nbsp;plusieurs sonneries du &laquo; garde &agrave; vous &raquo;.<\/p>\n<p>soit par des avis r&eacute;p&eacute;t&eacute;s a haute voix et&nbsp;sur un ton ferme. que l&#8217;emploi des armes&nbsp;va &ecirc;tre ordonn&eacute;.<\/p>\n<p>Avant d&rsquo;agir, il laissera s&rsquo;&eacute;couler autant&nbsp;de temps (pie le lui permettra la s&eacute;curit&eacute;&nbsp;de sa troupe ou la conservation des postes&nbsp;et du terrain.<\/p>\n<p>Quand l&rsquo;usage du feu ou d&rsquo;engins explosifs doit &ecirc;tre renouvel&eacute;, il doit &ecirc;tre proc&eacute;d&eacute;. toutes les fois que cela est possible,&nbsp;&agrave; de nouveaux avertissements.&nbsp;<\/p>\n<p>Usage des armes sur r&eacute;quisition sp&eacute;ciale.<\/p>\n<p>Art. 25. &mdash; L&rsquo;usage des armes, sur r&eacute;quisition&nbsp;sp&eacute;ciale de l&rsquo;autorit&eacute; civile, a toujours&nbsp;lieu apr&egrave;s qu&rsquo;un magistrat civil a&nbsp;proc&eacute;d&eacute; sur les lieux aux sommations,&nbsp;dans les conditions prescrites par l&rsquo;article 3 de la loi du 7 juin 1848 (I). Ces sommations sont renouvel&eacute;es quand l&rsquo;usage&nbsp;des armes doit l&rsquo;&ecirc;tre.<\/p>\n<p>Tous avertissements ou sommations&nbsp;mentionn&eacute;s ci-dessus devront, le cas&nbsp;&eacute;ch&eacute;ant, &ecirc;tre traduits par un interpr&egrave;te.<\/p>\n<p>Dispersion des attroupements.<\/p>\n<p>Art. 26. &mdash; La dispersion des attroupements&nbsp;par la force arm&eacute;e a lieu dans les&nbsp;conditions pr&eacute;vues par la loi du 7 juin&nbsp;1848. Dette op&eacute;ration est confi&eacute;e &agrave; la police. &agrave; la milice indig&egrave;ne et &agrave; la gendarmerie, et seulement en cas de n&eacute;cessit&eacute; absolue aux troupes de ligne.<\/p>\n<p>Le recours &agrave; la force n&rsquo;implique pas&nbsp;(1) Extrait de la loi du 7 juin 1848 :<\/p>\n<p>Art. 3. &mdash; Lorsqu&rsquo;un attroupement arm&eacute; eu&nbsp;non arm&eacute; se sera form&eacute; sur la voie publique,&nbsp;le maire ou l&rsquo;un de ses adjoints, &agrave; leur d&eacute;faut&nbsp;le commissaire de police ou tout autre agent&nbsp;ou d&eacute;positaire de la force publique et du&nbsp;pouvoir ex&eacute;cutif, portant l&rsquo;&eacute;charpe tricolore,&nbsp;se rendra sur les lieux de l&rsquo;attroupement.<\/p>\n<p>Un roulement de tambour annoncera l&rsquo;arriv&eacute;e&nbsp;du magistrat.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;attroupement est arm&eacute;, le magistrat lui&nbsp;fera sommation de se dissoudre et de se retirer.<\/p>\n<p>Cette premi&egrave;re sommation restant sans&nbsp;effet, une seconde sommation pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;un&nbsp;roulement de tambour sera faite par le magistrat.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;sistance, l&rsquo;attroupement sera&nbsp;dissip&eacute; par la force.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;attroupement est sans arme, le magistrat apr&egrave;s le premier roulement de tambour&nbsp;(si la troupe n&rsquo;a pas de tambour, le roulement&nbsp;de tambour peut &ecirc;tre remplac&eacute; par une sonnerie&nbsp;de &laquo; garde &agrave; vous &raquo;), exhortera les ciioyens&nbsp;&agrave; se disperser. S&rsquo;ils ne se retirent pas.<\/p>\n<p>trois sommations seront successivement faites.<\/p>\n<p>En cas de r&eacute;sistance, l&rsquo;attroupement sera&nbsp;dispers&eacute; par la force.<\/p>\n<p>obligatoirement l&rsquo;usage imm&eacute;diat des armes. Cet usage peut, suivant le cas, &ecirc;tre&nbsp;pr&eacute;c&eacute;d&eacute; ou non de l&rsquo;emploi de moyens propres &agrave; dissiper l&rsquo;attroupement sans effusion&nbsp;de sang: mais foules les fois que le&nbsp;commandant de la troupe ne se trouvera&nbsp;pas, pour la dispersion d&rsquo;un attroupement,&nbsp;dans l&rsquo;un des cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 21 ci-dessus, il ne devra faire usage&nbsp;des armes qu&rsquo;apr&egrave;s r&eacute;quisition sp&eacute;ciale de&nbsp;l&rsquo;autorit&eacute; civile.<\/p>\n<p>TITRE IV.<\/p>\n<p>SANCTIONS.<\/p>\n<p>Art. 27. La responsabilit&eacute; des autorit&eacute;s des divers ordres dans les r&eacute;quisilions&nbsp;est definie par les articles suivants&nbsp;du Code penal et du Code de justice militaire&nbsp;:<\/p>\n<p>A) Dispositions applicables aux autorit&eacute;s&nbsp;civiles qui adressent la r&eacute;quisition :<\/p>\n<p>articles III, 1ss, 189, 190 et 191 du Code&nbsp;p&eacute;nal :<\/p>\n<p>B) Dispositions applicables aux autorit&eacute;s militaires qui assurent l&rsquo;ex&eacute;cution&nbsp;de la r&eacute;quisition : articles 205 et 215 du&nbsp;Code de justice militaire et 2334 du Code&nbsp;p&eacute;nal.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">TITRE V.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">DOCUMENTS ABROG&Eacute;S.<\/p>\n<p>Art. 28. &mdash; Sont abrog&eacute;es toutes dispositions contraires au pr&eacute;sent arr&ecirc;t&eacute; et notamment l&rsquo;arr&ecirc;te n&deg; 119 du 10 juillet 1933.<\/p>\n<p>TITRE VI.<\/p>\n<p>Art. 29. &mdash; Le commandant sup&eacute;rieur des troupes, les commandants d&rsquo;armes, le procureur de la R&eacute;publique, le commissaire de police de Djibouti sont charg&eacute;s, chacun en ce (pii le concerne, de l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent arr&ecirc;t&eacute; qui sera enregistr&eacute;, publi&eacute; et communiqu&eacute; partout o&ugrave; besoin sera.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1328],"nature-dun-texte":[256],"class_list":["post-137065","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-local","nature-dun-texte-arrete"],"acf":{"reference":"947","comment":"relatif a la participation de l'arm\u00e9e au maintien de l\u2019ordre public.","visas":"<p>Le Gouverneur de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis et d&eacute;pendances, commandeur de la L&eacute;gion d'honneur.<\/p>\n<p>Vu l'ordonnance organique du 18 septembre&nbsp;1844, rendue applicable &agrave; la colonie par d&eacute;cret du 18 juin 1884 :<\/p>\n<p>Vu l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; n&deg; 449. du 10 juillet 1933, relatif &agrave; la participation de l'arm&eacute;e au maintien&nbsp;de l'ordre public sur le territoire de la C&ocirc;te&nbsp;fran&ccedil;aise des Somalis et d&eacute;pendances :<\/p>\n<p>Vu la loi du 7 juin 1848 d&eacute;clar&eacute;e ex&eacute;cutoire&nbsp;dans les colonies par d&eacute;cret du 23 janvier&nbsp;1852 :<\/p>\n<p>Vu la circulaire minist&eacute;rielle (colonies), du&nbsp;19 juillet 1912, modifi&eacute;e par les circulaires&nbsp;minist&eacute;rielles n&deg; 464 1\/1, du 23 mars 1929 et&nbsp;n&deg; 2334 1\/1. du 22 septembre 1936:<\/p>\n<p>Vu l'instruction interminist&eacute;rielle du 13 octobre 1934, relative &agrave; la participation de l'arm&eacute;e au maintien de l'ordre public;<\/p>\n<p>Apr&egrave;s avis du commandant sup&eacute;rieur des&nbsp;troupes du groupe de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des&nbsp;Somalis :<\/p>\n<p>Apr&egrave;s approbation des Ministres de la&nbsp;guerre et des colonies (D. 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