{"id":137778,"date":"1935-04-26T00:00:00","date_gmt":"1935-04-25T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=137778"},"modified":"2024-12-18T05:34:12","modified_gmt":"2024-12-18T02:34:12","slug":"decret-n-24-462-1935-discipline-des-greffiers-des-colonies-pays-de-protectorat-et-territoires-relevant-du-ministere-des-colonies-autres-que-lindochine-la-martinique-la-guadeloupe-e","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-24-462-1935-discipline-des-greffiers-des-colonies-pays-de-protectorat-et-territoires-relevant-du-ministere-des-colonies-autres-que-lindochine-la-martinique-la-guadeloupe-e\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 24-462-1935  Discipline des greffiers des colonies, pays de protectorat et territoires relevant du minist\u00e8re des colonies, autres que l\u2019Indochine, la Martinique, la Guadeloupe et la R\u00e9union."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Art. 1er. &mdash; Dans chaque ressort, les greffiers sont plac&eacute;s sous la surveillance des chefs des services judiciaires, des pr&eacute;sidents des juridietions d&rsquo;appel, et des chefs des juridictions<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">pr&egrave;s lesquels ils sont asserment&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 2. &mdash; Tout greffier qui manquerait aux obligations de son &eacute;tat est averti par le chef<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">du parquet on par le pr&eacute;sident de la juridiction&nbsp;d&rsquo;appel agissant d&rsquo;office on sur la r&eacute;quisition<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">du minist&egrave;re public.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Si l&rsquo;avertissement reste sans effet, o&ugrave; si le&nbsp;fait reproch&eacute; au greffier est de nature &agrave; compromettre sa dignit&eacute;, sont chef hi&eacute;rarchique&nbsp;provoque contre lui l&rsquo;application d&rsquo;une peine<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">disciplinaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art . 3 &mdash; Les peines qui peuvent etre prononc&eacute;es contre les greffiers sont :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La censure simple,&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La censure avec r&eacute;primande,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La suspension temporaire,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La r&eacute;trogradation,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La r&eacute;vocation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 4. &mdash; La suspension temporaire petit comporter, pendant le temps de sa dur&eacute;e, la<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">privation de la moiti&eacute; du traitement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 5. &mdash; L&rsquo;application des trois premi&egrave;res&nbsp;peines : censure simple, censure avec r&eacute;primande et suspension temporaire, est faite par la juridiction d&rsquo;appel en chambre du conseil<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">cet, s&rsquo;il y a plusieurs chambres, toutes chambres&nbsp;r&eacute;unies, sur les conclusions &eacute;crites du chef du&nbsp;parquet, apr&egrave;s toutefois que le greffier poursuivi a &eacute;t&eacute; entendu ou dfiment appel&eacute;. Ces d&eacute;cisions ne sont pas susceptibles de recours en cassation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il est rendu compte au chef de la colonie ou du territoire, par le chef du service judiciaire, des d&eacute;cisions prises par la juridiction d&rsquo;appel.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 6. Si la juridiction d&rsquo;appel, r&eacute;unie en&nbsp;assembl&eacute;e u&eacute;n&eacute;rale, estime que les faits reproche&eacute;s &agrave; un greffier sont de telle nature qu&rsquo;ils paraissent justifier contre lui la peine de la r&eacute;trogradation ou de la r&eacute;vocation et ne permettent pas de le maintenir dans l&rsquo;exercice de ses fonctions, le chef du service judiciaire transemet cet avis au chef de la colonie ou du territoire, qui prononce la suspension du greffier.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le chef de la colonie o&ugrave; du territoire rend compte imm&eacute;diatement au Ministre des colonies de cette suspension et lui transmet les explications du greffier.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La suspension prononc&eacute;e dans ces conditions&nbsp;est essentiellement provisoire et ne constitue<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">pus une mesure de discipline. Elle se trouve,&nbsp;en ce qui concerne sa r&eacute;perceussion sur la solde du greffier int&eacute;ress&eacute;, soumise aux r&egrave;gles g&eacute;n&eacute;rules fix&eacute;es par le r&eacute;glement sur la solde du personnel colonial.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 7. &#8211; La r&eacute;trogradation et la r&eacute;vocation&nbsp;sont prononc&eacute;es par d&eacute;cret rendu sur la proposition du Ministre des colonies et du Garde&nbsp;des sceaux, Ministre de ln justice, apr&egrave;s avis<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">conforme de ln Commission permanente de discipline institu&eacute;e au minist&egrave;re des colonies par l&rsquo;article 47 du d&eacute;cret du 22 ao&ucirc;t 128, d&eacute;terminant le statut de la magistrature coloniale.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le greffier qui est l&rsquo;objet de poursnites disciplinaires est autoris&eacute; &agrave; compara&icirc;tre en personne devant un commission de discipline, s&rsquo;il se trouve en France, et &agrave; s&rsquo;y faire repr&eacute;senter ou assister par nn avocat inserit au tableau.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;avis &eacute;mis par ln Commission de discipline&nbsp;devra toujours &ecirc;tre notifi&eacute; &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Dans le cas o&ugrave; la Commission permanente de discipline &eacute;mettrait l&rsquo;avis que le greffier<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">d&eacute;f&eacute;r&eacute; devant elle ne m&eacute;rite ui la r&eacute;trogradation, ni ln r&eacute;vocation, mais simplement une des trois premi&egrave;res peines &eacute;nonc&eacute;es &agrave; larticle 3, cette peine serait appliqu&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du Ministre des colonies et du Garde des sceaux Ministre de la justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 8. &mdash; Tout greffier faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un&nbsp;mandat d&rsquo;arr&ecirc;t, de d&eacute;p&ocirc;t, o&ugrave; d&rsquo;une ordonnance de prise de corps, est suspendu de ses fonctions.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En cas de condamnation correctionnelle &agrave;&nbsp;une peine d&#8217;emprisonnement, la suspension a<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">lieu &agrave; dater du jour de In condamnation jusqu&rsquo;&agrave; celui o&ugrave; le greffier aura subi sa peine,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">sans pr&eacute;judice des mesures de discipline qui&nbsp;pourront &ecirc;tre prises contre lui.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La suspension prononc&eacute;e dans ces conditions&nbsp;se trouve, en ce qui concerne sa r&eacute;percussion sur la solde du greffier int&eacute;ress&eacute;, soumise aux r&egrave;gles sur la solde du personnel colonial.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 9. &mdash; Les dispositions de l&rsquo;article 65 de la loi du 22 avril 1905 sont applicables aux greffiers qui font l&rsquo;objet de poursuites disciplinaires.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">A rt. 10. &mdash; Sont abrog&eacute;es toutes dispositions&nbsp;contraires qui pour les colonies, pays de protectorat et territoires relevant du minist&egrave;re des colonies, autres que l&rsquo;Indochine, la Martinique, la Guadeloupe et la R&eacute;union, sont relatives aux mati&egrave;res qui font l&rsquo;objet du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 11. &mdash; Le Ministre des colonies et le Garde des sceaux, Ministre de la justice, sont charg&eacute;s, chacun en ce qui le concerne, de l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-137778","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"24-462-1935","comment":"Discipline des greffiers des colonies, pays de protectorat et territoires relevant du minist\u00e8re des colonies, autres que l\u2019Indochine, la Martinique, la Guadeloupe et la R\u00e9union.","visas":"<p style=\"margin: 0px;\">Vu les textes r&eacute;glementaires concernant la&nbsp;discipline des greffiers des colonies, pays de<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">protectorats et territoires relevant du minist&egrave;re des colonies, autres que l'Indochine, la<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Martinique, la Guadeloupe et la R&eacute;union,&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le d&eacute;cret du 22 ao&ucirc;t 1928 d&eacute;terminant le&nbsp;statut de la magistrature coloniale, et les&nbsp;d&eacute;crets qui l'ont modifi&eacute;,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">ALBERT LEBRUN.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre des colonies,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Louis ROLLIN.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Garde des sceaux, Ministre de la justice,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Georges PERNOT.<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":[105932],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"69011","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/137778","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/137778\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":179634,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/137778\/revisions\/179634"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/105932"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=137778"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=137778"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=137778"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}