{"id":143270,"date":"1929-06-10T00:00:00","date_gmt":"1929-06-09T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=143270"},"modified":"2024-12-18T06:59:40","modified_gmt":"2024-12-18T03:59:40","slug":"decret-n-06-393-1929-10-juin-1929","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-06-393-1929-10-juin-1929\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 06-393-1929  10 juin 1929"},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Art. 1er &mdash; L&rsquo;article 17 du d&eacute;cret du 4 f&eacute;vrier 1904 est abrog&eacute; et remplac&eacute; par les dissositions suivantes : n es A<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art.1er&#8211; La cour criminelle conna&icirc;t, en premier lieu et dernier ressort, des crimes pr&eacute;vus et punis par les lois fran&ccedil;aises et soumis en France &agrave; la cour d&rsquo;assises. Les attributions de la cha bre des mises en aceusation des cours d&rsquo;appel de la m&eacute;tropole sont d&eacute;volues aux membres du Conseil d&rsquo;appel de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis r&eacute;unis en chambredu conseil. Les membres du Conseil d&rsquo;appel qui auront vot&eacute; sur la mise en accusation pourront conna&icirc;tre le jugement de l&rsquo;affaire renvov&eacute; &agrave; la conr criminelle.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La chambre des mises examine s&rsquo;il existe contre le pr&eacute;venu des preuves ou indices d&rsquo;un fait qualifi&eacute; crime et si ces preuves et indices sont assez graves pour que la mise en aceusation soit prononc&eacute;e. Elle peut d&eacute;livrer contre les accus&eacute;s renvoy&eacute;s par elle devant la cour criminelle une ordonnance de prise de corps. Si elle n&rsquo;aper&ccedil;oit aucune trace d&rsquo;un d&eacute;lit ou si elle ne trouve pas des indices suffisants de culpabilit&eacute;, elle ordonne la mise en libert&eacute; du pr&eacute;venu, ce qui est ex&eacute;eut&eacute; sur le-champ, s&rsquo;il n&rsquo;est retenu pour autre cause.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La chambre conna&icirc;t comme juge d&rsquo;appel de toutes les ordonnances du magistrat instrue teur frapp&eacute;es d&rsquo;opposition ; elle conna&icirc;t &eacute;galement de toutes les demandes de mise et libert&eacute; provisoire lorsque aucune juridictiorn d&rsquo;information ou de jugement ne se trouv&eacute; saisie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Si elle estime que le pr&eacute;venu doit &ecirc;tre renvoy&eacute; devant une autre juridiction que la cour eriminelle, elle prononce le renvoi devant la juridiction comp&eacute;tente.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La chambre des mises peut se faire apporter les pi&egrave;ces, informer ou faire informer et statuer ensuite ce qu&rsquo;il appartiendra.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le minist&egrave;re publice demande au pr&eacute;sident de la cour criminelle l&rsquo;indication d&rsquo;un jour pour l&rsquo;ouverture des d&eacute;bats. ,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;ordonnance du juge d&rsquo;instruction, l&rsquo;arr&ecirc;t de renvoi et l&rsquo;acte d&rsquo;accusation sont signifi&eacute;s par le greffier &agrave; l&rsquo;aceus&eacute; auquel les pi&egrave;ces de la proc&eacute;dure sont communiqu&eacute;es. La date de l&rsquo;andience est &eacute;galement notifi&eacute;e &agrave; l&rsquo;accus&eacute; huit jours &agrave; l&rsquo;avance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 2. &mdash; L&rsquo;article 19 du d&eacute;cret du 4 f&eacute;vrier 1904 est abrog&eacute; et remplac&eacute; par les dispositions suivantes :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Lorsque, apr&egrave;s un arr&ecirc;t de renvoi devant la cour criminelle et la r&eacute;daction de l&rsquo;acte d&rsquo;accusation, l&rsquo;accus&eacute; n&rsquo;a pu &ecirc;tre saisi, ou ne se pr&eacute;sentera pas dans les dix jours de la notification qui aura &eacute;t&eacute; faite &agrave; son domicile, ou lorsque, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; saisi, il se sera &eacute;vad&eacute;, le pr&eacute;sident de la cour criminelle rendra une ordonnance portant qu&rsquo;&rsquo;il sera tenu de se pr&eacute;senter dans un nouveau d&eacute;lai de dix jours, sinon qu&rsquo;il sera d&eacute;clar&eacute; rebelle &agrave; la loi, qu&rsquo;il sera suspendu de l&rsquo;exercice des droits de citoyen, que ses biens seront s&eacute;questr&eacute;s pendant l&rsquo;instruction de la contumace, que toute action en justice lui sera interdite pendant le m&ecirc;me temps, qu&rsquo;il sera proc&eacute;d&eacute; contre lui et que toute personne sera tenue d&rsquo;indiquer le lieu o&ugrave; il se trouve.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Apr&egrave;s un d&eacute;lai de dix jours, &Icirc;l sera proc&eacute;d&eacute; au jugement de la contumace par la cour criminelle. Les assesseurs seront d&eacute;sign&eacute;s s&eacute;ance tenante, par la voie du sort, sur la liste dont 11 a &eacute;t&eacute; parl&eacute; &agrave; l&rsquo;article 15.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 3, &mdash; Sont abrog&eacute;es toutes dispositions contraires au pr&eacute;sent d&eacute;cret et, notamment, l&rsquo;alin&eacute;a 2 de l&rsquo;article 16 du d&eacute;cret du 4 f&eacute;vrier 1904<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 4 &mdash; Le Ministre des colonies et le Garde des sceaux, Ministre de la justice, sont charg&eacute;s, chacun en ce qui le concerne, de l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent d&eacute;cret, qui sera publi&eacute; au Journat officielt de 1a R&eacute;publique fran&ccedil;aise sinsi qu&rsquo;au Journal officiel de la C&ocirc;te francaise des Somalis et ins&eacute;r&eacute; au Bulletin officiel &lsquo; du minist&egrave;re des colonies,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-143270","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"06-393-1929","comment":"10 juin 1929","visas":"<p style=\"margin: 0px;\">Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique fran&ccedil;aise,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu l&rsquo;article 18 du s&eacute;natus-consulte du 3 mai 1854 ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu l'article 4 du d&eacute;cret du 1&deg; d&eacute;cembre 1858 ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vu le d&eacute;cret du 4 f&eacute;vrier 1904, portant r&eacute;organisation du service de la justice dans la colonie de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Sur le rapport du Ministre des colonies et du Garde des sceaux, Ministre de la justice,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","signature":"<p>Gaston DOUMERGUE.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par la Pr&eacute;cident de la R&eacute;nublique :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre des colonies,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Andr&eacute; MAGINOT.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Garde des so&eacute;qux Mindaire de la justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Louis BartHou<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":[106009],"institution":1326,"mesures":"0","old_texte_id":"74146","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/143270","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/143270\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":184416,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/143270\/revisions\/184416"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/106009"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=143270"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=143270"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=143270"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}