{"id":145383,"date":"1925-08-25T00:00:00","date_gmt":"1925-08-24T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=145383"},"modified":"2024-12-18T07:37:24","modified_gmt":"2024-12-18T04:37:24","slug":"arrete-n-18-346-1925-extension-au-personnel-des-cadres-coloniaux-et-locaux-des-avantages-de-la-loi-du-17-avril-1924","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/arrete-n-18-346-1925-extension-au-personnel-des-cadres-coloniaux-et-locaux-des-avantages-de-la-loi-du-17-avril-1924\/","title":{"rendered":"Arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 18-346-1925  Extension au personnel des cadres coloniaux et locaux des avantages de la loi du 17 avril 1924."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre des colonies &agrave; MM. les Gouverneurs g&eacute;n&eacute;raux de l&rsquo;Indo-Chine, de l&rsquo;Afrique occidenlale fran&ccedil;aise, de l&rsquo;Afrique &eacute;quatoriale fran&ccedil;aise et de Madagascar; les Gouverneurs des colonies; les Commissaires de la R&eacute;publique au Togo et au Cameroun.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Un d&eacute;cret en Conseil d&rsquo;Etat du 17 f&eacute; vrier dernier a &eacute;tendu au personnel des corps coloniaux organis&eacute;s par d&eacute;cret et<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">r&eacute;tribu&eacute;s sur les budgets des colonies, les dispositions de la loi du 17 avril 1924 &laquo; r&eacute;glant l&rsquo;entr&eacute;e en carri&egrave;re et l&rsquo;avancement des fonclionnaires et candidats fonctionnaires, agents, sous-agents el ouvriers civils d&eacute;mobilis&eacute;s de l&rsquo;Etat &raquo;. Il a &eacute;t&eacute; pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 2 de ce d&eacute;cret qu&rsquo;un arr&egrave;l&eacute; minist&eacute;riel interviendrait pour en d&eacute;terminer les conditions d&rsquo;application.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Comil&eacute; d&rsquo;&eacute;tudes qui fonctionne au minist&egrave;re des colonies sous la pr&eacute;sidence de M. le s&eacute;naleur Auber, a eslim&eacute;, en raison de la diversit&eacute; des situations particuli&egrave;res &agrave; examiner qu&rsquo;avant d&rsquo;&eacute;laborer un texte d&eacute;finitif, il &eacute;tait pr&eacute;f&eacute;rable de vous adresser un projet d&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; pour vous permettre, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de formuler toutes vos observations.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">C&rsquo;est ce projet que j&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous adresser, ci-joint, Pour vous &eacute;clairer plus compl&egrave;tement sur la queslion, j&rsquo;ai cru utile de vous en exposer ci-apr&egrave;s les principes g&eacute;n&eacute;raux, Je vous demande de porter ia pr&eacute;sente circulaire &agrave; la connaissance des int&eacute;ress&eacute;s en l&rsquo;ins&eacute;rent au Journal officiel de votre colonie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La loi du 17 avril 1924 proc&egrave;de de ce principe de justice que nul ne doil subir une diminution dans sa situalion adminislrative du fait de sa mobilisation aux arn&eacute;es,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Elle s&rsquo;inspire d&rsquo;une id&eacute;e de r&eacute;paration sans toutefois viser &agrave; la concession d&rsquo;avantages sp&eacute;ciaux aux fonclionnaires mobilses.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Tout comme l&rsquo;artiele 7 de la loi du 1er avril 1923, sur le recrutement de l&rsquo;artn&eacute;e, elle a pour objet non de r&eacute;mun&eacute;rer des ,services militaires ant&eacute;rieurement rendus, mais d&rsquo;&eacute;viter qu&rsquo;au regard de l&rsquo;avancement professionnel les fonctionnaires et agenis mobilis&eacute;s pendant la campagne de guerre contre l&rsquo;Allemagne soient plac&eacute;s dans une position moins avantageuse que ceux qui ont &eacute;t&eacute; dispens&eacute;s de la pr&eacute;sence sous les drapeaux,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ce r&eacute;sultat est obtenu en &eacute;tablissant au point de vue de l&rsquo;anciennet&eacute; exig&eacute;e pour l&rsquo;avancement l&rsquo;&eacute;quivalence des services de guerre et des services administratifs et cela<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">par extension des diverses lois sur le recrutement de l&rsquo;arm&eacute;e, notamment de l&rsquo;article 7 de la loi du 1 avril 1923.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">C&rsquo;est ce qui r&eacute;sulte de l&rsquo;article 1er de la loi, lequel assure &agrave; tous les mobilis&eacute;s le rappel int&eacute;gral des services militaires de guerre pour le caleul de l&rsquo;anciennet&eacute; au m&ecirc;me titre<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">que la loi du 1er avril 1923 rappelle le service actif normal.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;application de la loi du 17 avril 1224 doit done s&rsquo;effectuer suivant des principes identiques &agrave; ceux de l&rsquo;article 7 de la loi du 1er avril 1923, mais sous r&eacute;serve de la consid&eacute;ration suivante :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Dans un certain nombre de corps, en raison de la difficult&eacute; qu&rsquo;&eacute;prouvait l&rsquo;administration pour d&eacute;terminer d&rsquo;une mani&egrave;re pr&eacute;cise la dur&eacute;e d&rsquo;anciennet&eacute; exig&eacute;e pour l&rsquo;avancement normal, aux diff&eacute;rentes &eacute;poques de la carri&egrave;re administrative des b&eacute;n&eacute;ficiaires de la loi du 19 avril 1923 (article 7), par rapport &agrave; la p&eacute;riode minimum exig&eacute;e par les r&egrave;glements pour l&rsquo;acquisition du droit &agrave; cet avancement, les promotions de cette nature par suite de rappels de services militaires ont &eacute;t&eacute; accord&eacute;es au temps minimum exig&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Cette m&eacute;thode, bienveillante en soi, n&rsquo;a pas toujours cependant, produit des r&eacute;sultats satisfaisants, et il conviendra d&rsquo;y renoncer pour la mise &agrave; ex&eacute;cution du d&eacute;cret du 17 f&eacute;vrier 1925, si l&rsquo;on ne veut aller &agrave; l&rsquo;encontre des principes m&ecirc;mes de la loi du 17 avril 1924.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les promotions susceplibles d&rsquo;&ecirc;tre eflectu&eacute;es en application de celte loi devront donc &ecirc;tre bas&eacute;es sur ja dur&eacute;e moyenne de l&rsquo;anciennet&eacute; que poss&eacute;daient les fonctionnaires promus &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; le droit &agrave; l&rsquo;avancement des mobilis&eacute;s serait ouvert normalement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il est certain, en effet, que c&rsquo;est dans la mesure seulement o&ugrave; l&rsquo;appel sous les drapeaux aura occasionn&eacute; un retard dens l&rsquo;avancement qu&rsquo;il pourra &ecirc;tre fait &eacute;tat des services de guerre post&eacute;rieurs &agrave; l&rsquo;admission dans les cadres, Ce principe, qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; pos&eacute; &agrave; l&rsquo;article 6 de l&rsquo;arr&egrave;l&eacute; du 8 novembre 1923, fixant les conditions d&rsquo;application ae<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">l&rsquo;article 7 de la loi du 1 avril 1923 est rappel&eacute; dans le projel d&rsquo;arr&egrave;l&eacute; ci-joint : &laquo; Le temps de service militaire donnant droit au rappel et accompli post&eacute;rieurement &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; dans les cadres administratifs n&rsquo;est admis que S&rsquo;il n&rsquo;en a pas &eacute;t&eacute; d&eacute;j&agrave; tenu compte au titre civil dans le calcul de l&rsquo;anciennet&eacute; exig&eacute;e pour l&rsquo;avancement, &raquo; Ce qui revient &agrave; dire que d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale ne peuvent b&eacute;n&eacute;ficier des dispositions de la loi du 17 avril 1924, les<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">fonctionnaires qui, au 2 ao&ucirc;t 1914, apparicnaient d&eacute;j&agrave; aux cadres adininistralifs,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le temps pass&eacute; sous tes drapeaux leur &agrave;, en effet, &eacute;l&eacute; compl&eacute; &euro; comme lemps de pr&eacute;sence effective dans la colonie &agrave; laquelle ils &eacute;luient affect&eacute;s et dans l&#8217;emploi qu&rsquo;ils<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">occupaient &raquo;, Ainsi, pendant la guerre, dons les fonctionnaires mobilis&eacute;s ou non se sont, d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, trouv&eacute;s plac&eacute;s sur le i&egrave;me pied. Les titres des mobilis&eacute;s ont &eacute;t&eacute; soumis aux commissions de classement<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">comme ceux des fonctionnaires rest&eacute;s &agrave; leur poste administratif, Il a &eacute;t&eacute; tenu compte des notes militaires obtenues par les interes&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Pendant toute la dur&eacute;e de la mobilisation, le D&eacute;partement n&rsquo;a cess&eacute; de se pr&eacute;occuper de la situation de ceux de ces fonctionnaires plac&eacute;s sous les drapeaux aussi bien en ce<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">qui concerne l&rsquo;avancement qu&rsquo;en ce qui est relatif &agrave; la retraite ou &agrave; tous autres points de vue.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En ce qui a trait sp&eacute;cialement &agrave; l&rsquo;avarcement, je vous rappell&eacute;rai les stipulalions des trois d&eacute;crets du 28 f&eacute;vrier 1915 et de ceux ,dat&eacute;s des 19 octobre et 16 d&eacute;cembre suivants, des 8 janvier, 15 mai et 3 juin 1916, 5 septembre 1917 (&eacute;l&egrave;ves sortant de l&rsquo;Ecole coloniale), 17 juillet et 20 seplembre 1918, des d&eacute;crels sp&eacute;ciaux au personnel de l&rsquo;IndoChine, des 30 mars et 17 novembre 1916, { novembre et 30 d&eacute;cembre 1917 et du 1er juillet 1918, enfin, de la circulaire minist&eacute;rielle du 26 janvier 1920.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">C&rsquo;est, au reste, pour celle raison, que la loi du 17 avril 1924, n&rsquo;a pas &eacute;l&eacute; rendue applicable aux colonies par le Parlement, la situation des fonctionnaires coloniaux mobilis&eacute;s lui paraissant, dans l&rsquo;ensemble, avoir &eacute;t&eacute; sauvegard&eacute;e d&egrave;s l&rsquo;origine par le pouvoir administratif charg&eacute; de ce soin.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">C&rsquo;est done &agrave; titre tout &agrave; fait exceptionnel qu&rsquo;il pourra &ecirc;tre fait application des dispositions de l&rsquo;article 1 de la loi du 17 avril 1924 aux fonctionnaires mobilis&eacute;s entr&eacute;s dans les cadres administratifs avant le 2 ao&ucirc;t 1914. 11 devra &ecirc;tre &eacute;labli d&rsquo;une, mani&egrave;re indiscutable, dans chaque ces, que le<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">retard apport&eacute; &agrave; l&rsquo;avancement de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; r&eacute;sulte uniquement du fait que sa qualit&eacute; de mobilis&eacute;, l&rsquo;a seule emp&ecirc;ch&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre not&eacute; et propos&eacute; par ses sup&eacute;rieurs hi&eacute;rarchiques dans l&rsquo;ordre civil el que ses notes ani&eacute;rieures &agrave; sa mobilisation auraient justifi&eacute; cette mesure,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ces redressements de silualion ne seront op&eacute;r&eacute;s que sur la demande &eacute;crite et motiv&eacute;e des int&eacute;ress&eacute;s. Je vous prie donc, d&egrave;s maintenant, d&rsquo;en aviser les fonctionnaires plac&eacute;s<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">sous vos ordres et de les inviler &agrave; formuler, s&rsquo;il y a lieu, leurs requ&ecirc;tes le plus t&ocirc;t possible, Celles qui parviendraient apr&egrave;s le a) d&eacute;cembre 1926 ne pourraient &ecirc;tre utilement soumises &agrave; l&rsquo;exumen des cominissions classement ou d&rsquo;avancement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Pour que ces derni&egrave;res puissent se prononcer en loute connaissance de cause, les demandes devront comporter l&rsquo;indication aussi pr&eacute;cise que possible des circonstances<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">invoqu&eacute;es pour justifier la r&eacute;paration du retard subi dans l&rsquo;avancement. Elles devront m&egrave;tre transmises avec vos observations ou appr&eacute;ciations et, autant qu&rsquo;il est possible,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">accompagn&eacute;es, des notes des int&eacute;ress&eacute;s avant l&rsquo;&eacute;poque de leur mobilisation, si ceux-ci appartenaient d&eacute;j&agrave; &agrave; votre colonie &agrave; cette &eacute;poque.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;insisle vivement pour que lous ces &eacute;l&eacute;ments me soient fournis en lemps utile, seront indispensables, en effet, vous vous en rendrez facilement compte, pour permettre<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&agrave; la Commission comp&eacute;tente d&rsquo;appr&eacute;cier en toute connaissance de cause la suite &agrave; donner &agrave; la r&eacute;clamation, el d&rsquo;indiquer, le cas &eacute;ch&eacute;ant, la quotit&eacute; du rappel d&rsquo;anciennet&eacute; qu&rsquo;elle propose d&rsquo;attribuer.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le l&eacute;gislateur ayant &eacute;cart&eacute; toute id&eacute;e ,d&rsquo;avantages particuliers aux mobilis&eacute;s et<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ayant voulu seulement replacer sur le m&egrave;me pied tous les fonctionnaires, qu&rsquo;ils aient &eacute;t&eacute; ou non pr&eacute;sents sous les drapeaux au cours de la guerre, il s&rsquo;ensuit et je crois devoir insister sur ce point que les b&eacute;n&eacute;ficiaires acrmaux de la loi du 17 avril 1924, c&rsquo;est-&agrave;-dire, en l&rsquo;esp&egrave;ce, ceux admis dans un cadre apr&egrave;s le d&eacute;but des hostilit&eacute;s ne peuvent, en principe, et sauf les exceplions qui ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;vues, prendre, du fait de l&rsquo;applicauon de celle loi, rang avant les agents du m&ecirc;me cadre qui &eacute;taient en fonctions dans ce cadre, avant le 2 ao&ucirc;t 1914.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il importe, en outre, de consid&eacute;rer quand d&eacute;but des hostilit&eacute;s l&rsquo;avancement a subi un ralentissement cerlain, Au cours de les derni&egrave;res ann&eacute;es, il a, par contre, dans la plupart des corps, &eacute;l&eacute; donn&eacute; avec une certaine rapidit&eacute;, Il sera donc n&eacute;cessaire, pour respecter le principe g&eacute;n&eacute;ral pos&eacute; au d&eacute;butde la pr&eacute;sente circulaire, de tenir compte de celte circonstance dans l&rsquo;&eacute;valuation des p&eacute;riodes d&rsquo;anciennel&eacute; exig&eacute;es selon l&rsquo;&eacute;poque pour acqu&eacute;rir les droits &agrave; l&rsquo;avancement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Un autre point &agrave; consid&eacute;rer est le suivant :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les p&eacute;riodes de services militaires ayant d&eacute;j&agrave; b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des avantages pr&eacute;vus par l&rsquo;articie 7 de la loi du 1er avril 1923, ne pourroni parliciper une seconde fois &agrave; des rappels d&rsquo;anciennet&eacute; au titre de la loi du 17 avril 1924, m&ecirc;me si elles ont &eacute;t&eacute; accomplies pendant la guerre.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">De m&ecirc;me, les rappels d&rsquo;anciennet&eacute; accord&eacute;s par ladite loi ne pourront, en aucun cas, se cumuler avec les avantages de m&ecirc;me nature qui auraient d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; obtenus par les int&eacute;ress&eacute;s pour les m&ecirc;mes motifs, &agrave; le est, notamment, le cas des fonctionnaires qui ont profit&eacute; des dispositions du d&eacute;cret du 3 septembre 1917 portant admission<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">jaux droits &agrave; l&rsquo;avancement des fonctionnaires mobilis&eacute;s, alors qu&rsquo;ils &eacute;laient en disponibilit&eacute; ou en cong&eacute; sans solde.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Tel est &eacute;galement la situation des &eacute;l&egrave;ves brevel&eacute;s de l&rsquo;Ecole coloniale auxquels ent &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;es les dispositions des irois autres d&eacute;crels de la m&ecirc;me date et que, par suie, les prescriptions du paragraphe 38 de l&rsquo;article 2 de la loi ne sauraient concerner.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">C&rsquo;est ce principe qu&rsquo;il convient d&rsquo;observer aussi &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des adjoints des services civils nomm&eacute;s administrateurs-adjoints des colonies &agrave; titre provisoire par. application<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">du d&eacute;cret du 19 octobre 1915. &Agrave; ce sujet, il y a lieu de remarquer, que si le 4e de l&rsquo;article 3 de da loi du 17 avril 1924 permet le reclassement des int&eacute;ress&eacute;s pass&eacute;s dans &Icirc;le m&egrave;me service d&rsquo;une cal&eacute;gorie de fonctionnaires dans une autre, celle possibilit&eacute; est subordonn&eacute;e &agrave; la condition d&rsquo;avoir subi avec succ&egrave;s l&rsquo;un des trois premiers concours ou<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">examens professionnels ouverts apr&egrave;s la guerre, Ces disposilions ne peuvent donc s&rsquo;appliquer loutes les fois que le changement de cal&eacute;gorie s&rsquo;est effectu&eacute; sans concours, situalion par exemple des secr&eacute;tariats g&eacute;n&eacute;raux (sous-chefs de bureau des secr&eacute;tariats g&eacute;n&eacute;raux des colonies nomm&eacute;s par application du d&eacute;cret du 12 novembre<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">1916), situation du personnel des services civils de l&rsquo;IndChine (d&eacute;cret du 30 mars 1916, etc&#8230;). C&rsquo;est en ce sens que sest formellement prononc&eacute; le Comit&eacute; d&rsquo;&eacute;tudes pr&eacute;sid&eacute; par M. le s&eacute;nateur Auber.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ne peuvent encore b&eacute;n&eacute;ficier des dispositions de la loi du 17 avril 1924, les commis principaux des secr&eacute;tariats g&eacute;n&eacute;raux nomm&eacute;s sous-chefs de bureau dans les conditions du d&eacute;cret du 1er juillet 1918.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il en est de m&ecirc;me pour les officiers de l&rsquo;arm&eacute;e aclive nomm&eacute;s &agrave; ce titre par voie de recrutement lat&eacute;ral &agrave; un emploi adiministratif, Ce dernier emploi &eacute;tant, dans le cas<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">dont il s&rsquo;agit, fonction de leur grade dans l&rsquo;arm&eacute;e et celui-ci s&rsquo;&eacute;tant &eacute;lev&eacute; pendant la mobilisation, ils ont, de ce fait, b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&rsquo;avancement pendant la guerre, Ils se trouvent dans la m&ecirc;me situation que les fonctionnaires ayant d&eacute;j&agrave; eu leur avancement dans un autre corps,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Sont admis &eacute;galement &agrave; r&eacute;clamer le b&eacute;n&eacute;fice de leurs services de guerre, &eacute;nonce l&rsquo;article 3 de la loi du 17 avril 1924, 4&deg; : &laquo; les fonctionnaires dont l&rsquo;admission dans les<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&eacute;coles qui ouvrentinormalement, d&rsquo;apr&egrave;s le classement de sortie, acc&egrave;s de la carri&egrave;re o&ugrave; ils sont entr&eacute;s, a &eacute;t&eacute; retard&eacute;e par suile:<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">soit de leur mobilisation, soit de la suppression des concours d&rsquo;admission pendant la guerre &raquo;,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Un examen minutieux-des textes r&eacute;gissant les corps auxquels donnait acc&egrave;s avant la guerre le dipl&ocirc;me d&rsquo;&eacute;l&egrave;ve de l&rsquo;Ecole nationale sup&eacute;rieure d&rsquo;agricullure coloniale, devenue aujourd&rsquo;hui Institut national d&rsquo;agronomie coloniale, m&rsquo;a permis de me rendre compte que les disposilions rappel&eacute;es ci-dessus ne sont pas applicables aux &eacute;l&egrave;ves brevet&eacute;s dudit &eacute;lablissement,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les titulaires du dipl&egrave;me dont il s&rsquo;agit, &agrave; la diff&eacute;rence de ce qui existe pour l&rsquo;Ecole coloniale quant aux corps d&rsquo;acc&egrave;s r&eacute;serv&eacute;s &agrave; ces &eacute;l&egrave;ves, n&rsquo;avaient pas un droit acquis chaque ann&eacute;e &agrave; un nombre de places mininum dans le personnel de l&rsquo;agriculture coloniale, Une possibilit&eacute; seulement leur est ouverte, Il est &agrave; remarquer, enfin, que jusqu&rsquo;en 1920, l&rsquo;entr&eacute;e &agrave; celle Ecole s&rsquo;effectuait sans Concours.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les anciens &eacute;l&egrave;ves de l&rsquo;&eacute;tablissement de Nogent, qui ont &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;s au cours de la derni&egrave;re guerre, rentrent donc dans le droit commun, Ce sont les dispos&rsquo;tions de l&rsquo;article 1e de la loi du 17 avril 1924 qui sont applicables aux int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;article 6 de la loi du 17 avril 1924 pr&eacute;voit que celle-ci recevra son application &agrave; compter du 1er janvier 1924; c&rsquo;est donc dans la siluation occup&eacute;e &agrave; celle date par les<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ayants droit que les rappels pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 1e de la loi devront &ecirc;tre appliqu&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les avancements susceptibles d&rsquo;en r&eacute;sulter compieront rappel de solde &agrave; compter du 1 janvier 1924.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Tels sont les principes g&eacute;n&eacute;raux que pose la loi du 17 avril 1924.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En terminant, je crois devoir insister d&rsquo;une fa&ccedil;on toute sp&eacute;ciale sur le caract&egrave;re &eacute;quitable de l&rsquo;extension ay personnel des cadres locaux des dispositions dont il s&rsquo;agit.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Une mesure de ce genre est d&rsquo;autant plus d&eacute;sirable, que la loi du 17 avril 1924 ne fait, en d&eacute;finitive, que compl&eacute;ter l&rsquo;article &lsquo;7 de<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">la loi du 1er avril 1923 et qu&rsquo;elle s&rsquo;inspire de la m&egrave;me pens&eacute;e de justice,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Je ne puis, conform&eacute;ment aux dispositions du d&eacute;cret du 11 septembre 1920, que vous laisser le soin de prendre en faveur de ce personnel, si vous ne l&rsquo;avez d&eacute;j&agrave; fait, toutes mesures que vous jugerez utiles.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Afin de maintenir l&rsquo;uniformit&eacute; de principes si n&eacute;cessaires en pareille mati&egrave;re, ils serait d&eacute;sirable que vous vous rapprochiez le plus possible des r&egrave;gles trac&eacute;es dans la pr&eacute;sente circulaire, 11 conviendrait &eacute;galement de pr&eacute;parer d&egrave;s maintenant cette application, afin de la r&eacute;aliser en m&ecirc;me temps que pour le personnel des cadres g&eacute;n&eacute;raux,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Je vous prie de m&rsquo;accuser r&eacute;ceplion de la pr&eacute;sente circulaire et de m&rsquo;adresser, dans le plus bref d&eacute;lai, les observations qu&rsquo;elle vous para&icirc;tra devoir comporter.<\/p>","protected":false},"author":1,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[256],"class_list":["post-145383","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-arrete"],"acf":{"reference":"18-346-1925","comment":"Extension au personnel des cadres coloniaux et locaux des avantages de la loi du 17 avril 1924.","visas":"","signature":"<p>Andr&eacute; 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