{"id":196691,"date":"1913-01-27T00:00:00","date_gmt":"1913-01-26T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=196691"},"modified":"2025-05-07T21:52:15","modified_gmt":"2025-05-07T18:52:15","slug":"instruction-n-04-196-1913-relatif-aux-ceremonies-publiques-preseances-honneurs-civils-et-militaires-dans-les-colonies-et-pays-de-protectorat-dependant-du-ministere-des-colonies","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/instruction-n-04-196-1913-relatif-aux-ceremonies-publiques-preseances-honneurs-civils-et-militaires-dans-les-colonies-et-pays-de-protectorat-dependant-du-ministere-des-colonies\/","title":{"rendered":"Instruction n\u00b0 04-196-1913 relatif aux c\u00e9r\u00e9monies publiques, pr\u00e9s\u00e9ances, honneurs civils et militaires dans les colonies et pays de protectorat d\u00e9pendant du minist\u00e8re des colonies."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">&agrave; Messieurs les Gouverneurs G&eacute;n&eacute;raux et<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Gouverneurs des colonies et l&rsquo;Administrateur des Iles Saint-Pierre et Miquelon.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">D&egrave;s le 5 f&eacute;vrier 1903, un arr&ecirc;t&eacute; du Ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur avait institu&eacute; une commission interminist&eacute;rielle pr&eacute;sid&eacute;e par M. Weil-Durand, conseiller d&rsquo;Etat, charg&eacute;e de proc&eacute;der &agrave; la revision du d&eacute;cret du 24 messidor an XII et des textes post&eacute;rieurs visant les c&eacute;r&eacute;monies publiques, les pr&eacute;s&eacute;ances et les honneurs civils et militaires ; le d&eacute;partement des colonies comptait un repr&eacute;sentant dans cette<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">commission qui a tenu 22 s&eacute;ances du 2 mars au 8 d&eacute;cembre 1903 et &eacute;labor&eacute; trois projets de d&eacute;cret concernant respectivement la France, l&rsquo;Alg&eacute;rie et les colonies.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les d&eacute;crets relatifs &agrave; la France et &agrave; l&rsquo;Alg&eacute;rie ont &eacute;t&eacute; rendus, le conseil d&rsquo;Etat entendu les 16 juin et 5 octobre 1907.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Quant au d&eacute;cret concernant les colonies, il a fait l&rsquo;objet le 20 juillet 1904 d&rsquo;une demande des sections r&eacute;unies de l&rsquo;Int&eacute;rieur et des Finances du Conseil d&rsquo;Etat en vue de provoquer les avis des gouverneurs, notamment sur le principe et la r&eacute;glementation en pays de protectorat, les rangs &agrave; accorder aux souverains et fonctionnaires ainsi qu&rsquo;aux chefs et pr&ecirc;tres indig&egrave;nes. Ces avis ont &eacute;t&eacute; fournis dans le courant des ann&eacute;es 1904 et 1905.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">D&rsquo;autre part, un certain nombre d&rsquo;incidents concernant les honneurs et pr&eacute;s&eacute;ances aux colonies se sont produits particuli&egrave;rement depuis une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es. Le d&eacute;cret de messidor n&rsquo;ayant jamais &eacute;t&eacute; rendu applicable ni promulgu&eacute; aux colonies, et aucun texte g&eacute;n&eacute;ral n y existant sur la mati&egrave;re, les<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">nombreux d&eacute;crets et arr&ecirc;t&eacute;s partiels et parfois contradictoires qui ont &eacute;t&eacute; pris &agrave; ce sujet &agrave; des &eacute;poques tr&egrave;s diverses, ont donn&eacute; lieu &agrave; des interpr&eacute;tations, des assimilations et des improvisations qui ont pu devenir la source de conflits.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Une d&eacute;cision du Ministre des Colonies du 20 novembre 1907 institua. dans ces conditions, une commission interminist&eacute;rielle charg&eacute;e de mettre &agrave; jour le projet de d&eacute;cret dont avait &eacute;t&eacute; saisi le Conseil d&rsquo;Etat, relatif aux c&eacute;r&eacute;monies publiques, pr&eacute;s&eacute;ances, honneurs civils et militaires dans les colonies, et<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">de r&eacute;gler les principaux incidents soulev&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La m&ecirc;me commission avait pour mission d&rsquo;&eacute;laborer l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel &eacute;tablissant, en ex&eacute;cution de l&rsquo;article I du d&eacute;cret du 16 juin 1907, le rang que doivent occuper en France dans les c&eacute;r&eacute;monies publiques, les autorit&eacute;s et fonctionnaires relevant du Minist&egrave;re des Colonies. Cet arr&ecirc;t&eacute; en date du 13<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">juillet 1911, a &eacute;t&eacute; publi&eacute; au Journal Officiel du 14.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La commission, apr&egrave;s avoir tenu six s&eacute;ances du 26 mars au 21 juillet 1909, a &eacute;mis un avis sur chacun es incidents qui lui avaient &eacute;t&eacute; soumis, et des propositions dont le Conseil d&rsquo;Etat a &eacute;t&eacute; saisi sur<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le projet de d&eacute;cret en instance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ce projet a fait aussi 1 objet des d&eacute;lib&eacute;rations de la haute assembl&eacute;e, dont les sections r&eacute;unies de l&rsquo;Int&eacute;rieur et des Finances ont exprim&eacute; le d&eacute;sir de voir intervenir une en tente absolue entre les Minist&egrave;res de la Guerre, de la Marine et des Colonies sur certains points en litiges et notamment sur le rang &agrave; attribuer au commandant de la marine.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Une nouvelle commission interminist&eacute;rielle fut constitu&eacute;e &agrave; cet effet par un arr&ecirc;t&eacute; du Ministre des Colonies du 16 mai 1911 Enfin le projet d&eacute;finitif a &eacute;t&eacute; approuv&eacute; eu assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du Conseil d&rsquo;Etat le 2 mai 1912, les Ministres de la Guerre et de la Marine ont estim&eacute; que leur contreseing ne s&rsquo;imposait pas au bas de ce texte, les d&eacute;crets analogues rendus pour la France et l&rsquo;Alg&eacute;rie ayant &eacute;t&eacute; contresign&eacute;s par le Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur l&rsquo;entente s&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;ailleurs &eacute;tablie entre les trois d&eacute;partements &agrave; la suite de la derni&egrave;re commission interminist&eacute;rielle, et le texte adopt&eacute; par le Conseil d&rsquo;Etat n&rsquo;a subi<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">aucune modification. C&rsquo;est dans ces conditions qu&rsquo;est intervenu le d&eacute;cret du 10 d&eacute;cembre 1912, que vous trouverez ins&eacute;r&eacute; au Journal Officiel du 13 d&eacute;cembre, et dont je vous ai adress&eacute; un exemplaire par bordereau du 16 d&eacute;cembre.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Sans vouloir rien ajouter aux dispositions contenues dans le rapport au Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui pr&eacute;c&egrave;de le d&eacute;cret, j&rsquo;appelle votre attention sur la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;ex&eacute;cuter cet acte &agrave; la fois suivant une<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">interpr&eacute;tation rigoureuse, et dans un esprit de parfaite conciliation. afin de mettre un terme &agrave; des incidents toujours regrettables qui ne font qu&rsquo;&eacute;nerver l&rsquo;autorit&eacute;, et d&eacute;tourner l&rsquo;activit&eacute;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">des agents du gouvernement fran&ccedil;ais dans les colonies, de la mission qui lui incombe, sur des querelles de personnes sans int&eacute;r&ecirc;t v&eacute;ritable.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">D&rsquo;autre part, certains des articles du d&eacute;cret exigent pour leur application quelques explications, que vous trouverez ci apr&egrave;s :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Article 1er. &mdash; L&rsquo;article 1 er d&eacute;termine l&rsquo;ordre des corps et des autorit&eacute;s dans les c&eacute;r&eacute;monies<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">publiques, lorsqu&rsquo;ils sont convoqu&eacute;s ensemble.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">1&deg; Par Gouverneur chef de la colonie, on a voulu d&eacute;signer le gouverneur d&rsquo;une colonie non<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">rattach&eacute;e &agrave; un gouvernement g&eacute;n&eacute;ral.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les notes &ldquo; Administrateur chef de la colonie &rdquo; visent l&rsquo;Administrateur des Iles Saint-Pierre et Miquelon.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">2&deg; 11 faut comprendre les lieutenant-gouverneurs ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le gouverneur de la Cochinchine dont le nouveau titre r&eacute;sulte du d&eacute;cret du 20 octobre 1911.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les mots &ldquo; autre chef d&rsquo;une colonie ou d&rsquo;un territoire d&eacute;pendant directement d&rsquo;un gouvernement g&eacute;n&eacute;ral ou<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">d&rsquo;un gouvernement&rdquo; s&rsquo;appliquent en tous les cas aux commissaires du gouvernement g&eacute;n&eacute;ral en Mauritanie et dans les territoires du Niger, qui remplissent des fonctions civiles &eacute;quivalentes &agrave; celles de<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">lieutenant gouverneur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il en serait de m&ecirc;me du commandant du territoire du Tchad et de l&rsquo;administrateur du territoire de Kouang<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Tch&eacute;ou-Wan pour le cas o&ugrave; ils prendraient part &agrave; des c&eacute;r&eacute;monies publiques sur leur territoire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Quant aux administrateurs des d&eacute;pendances d&rsquo;une colonie, par exemple de l&rsquo;une des Comores ou d&rsquo;un &eacute;tablissement isol&eacute; de l&rsquo;Oc&eacute;anie, ils seront assimil&eacute;s &agrave; l&rsquo;administrateur de la r&eacute;gion, de la province, ou du cercle.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ces distinctions bien que non explicite ment pr&eacute;vues dans le texte du d&eacute;cret, qui n&rsquo;a pas pu entrer dans ces d&eacute;tails, r&eacute;sultent des proc&egrave;s-verbaux de la commission inter minist&eacute;rielle de 1909- La situation du commissaire du Gouvernement g&eacute;n&eacute;ral dans le territoire du Niger a &eacute;t&eacute; assimil&eacute;e en outre, &agrave; celle du commissaire du Gouvernement g&eacute;n&eacute;ral en Mauritanie par d&eacute;cret du 5 avril1912.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">4&deg; Les dispositions relatives aux inspecteurs des colonies abrogent celles de l&rsquo;article 4 du d&eacute;cret du 19 octobre 1906, portant r&egrave;glement sur les honneurs dus &agrave; ces fonctionnaires.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il n&rsquo;est pr&eacute;vu aucun rang pour les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du Gouvernement, conseillers d&rsquo;Etat ou fonctionnaires charg&eacute;s de mission extraordinaire Eventuellement le d&eacute;cret pris en Conseil des Ministres instituant la mission, ainsi qu&rsquo;il est pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;art. 10 du d&eacute;cret, statuera s&rsquo;il y a lieu &agrave; cet &eacute;gard, comme il est dit par ledit article pour les honneurs.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">5&deg; Dans certaines colonies, certaines autorit&eacute;s pr&eacute;vues sous les num&eacute;ros suivants, telles que le commandant sup&eacute;rieur des troupes (8&deg;), le chef du service judiciaire (12&deg;) les directeurs g&eacute;n&eacute;raux (13&deg;) etc&#8230; font par tie du Conseil du gouvernement En ce cas, ces autorit&eacute;s prendront rang au n&deg; 5 avec ce conseil et seront class&eacute;s entre elles suivant l&rsquo;ordre de leurs num&eacute;ros.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale lorsqu&rsquo;une autorit&eacute; est pr&eacute;vue &agrave; deux places diff&eacute;rentes, elle se classe &agrave; la premi&egrave;re des deux.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">6&deg; Conseil priv&eacute; d&rsquo;administration ou de protectorat : m&ecirc;me observation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">13&deg; Le contr&ocirc;leur financier a &eacute;t&eacute; class&eacute; apr&egrave;s le chef du service judiciaire en raison de l&rsquo;importance exceptionnelle des fonctions judiciaires, auxquelles la commission interminist&eacute;rielle de 1903 a voulu donner le pas sur toutes autres Le rang hors de pair, qui n&rsquo;en reste pas moins attribu&eacute; au contr&ocirc;leur<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">financier, tient &agrave; ce fait qu&rsquo;il n&rsquo;est pas pr&eacute;cis&eacute;ment subordonn&eacute; au gouverneur g&eacute;n&eacute;ral, mais d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s de lui par le gouverne ment central. Ainsi se trouve tranch&eacute;e une question de pr&eacute;s&eacute;ance, qui &eacute;tait demeur&eacute;e en suspens<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">16&deg; Si le contre-amiral commandant une force navale est en m&ecirc;me temps commandant de la marine, il prend rang au n&deg; 11.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">17&deg; Le rang du commandant de la marine lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas officier g&eacute;n&eacute;ral, a donn&eacute; lieu &agrave; de longs pourparlers entre les D&eacute;partement de la Guerre, de la Marine et des Colonies. L&rsquo;accord s&rsquo;est &eacute;tabli sur la distinction suivante :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Lorsque le commandant de la marine est commandant sup&eacute;rieur d&rsquo;une force navale et d&rsquo;un arsenal maritime comme en Indochine, le d&eacute;cret du 25 juin 1911 pr&eacute;voit l&rsquo;attribution de ses fonctions &agrave; un officier g&eacute;n&eacute;ral ou sup&eacute;rieur, il prend le m&ecirc;me rang que le com mandant sup&eacute;rieur des troupes de grade<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&eacute;quivalent C&rsquo;est ainsi que le contre-amiral commandant de la marine a &eacute;t&eacute; class&eacute; au paragraphe 11&deg;, au m&ecirc;me rang que le g&eacute;n&eacute;ral de brigade commandant sup&eacute;rieur des troupes ; et que le commandant de la marine,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">commandant sup&eacute;rieur d&rsquo;une force navale et d&rsquo;un arsenal maritime, lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas officier g&eacute;n&eacute;ral se trouve class&eacute; au paragraphe 17&deg;, au m&ecirc;me rang que le commandant sup&eacute; rieur des troupes Lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas officiel g&eacute;n&eacute;ral. Ce rang sp&eacute;cial conf&eacute;r&eacute; au commandant de la marine en Indochine se justifie<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">par l&rsquo;importance toute particuli&egrave;re de ses fonctions.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il n&rsquo;en est pas de m&ecirc;me dans les autres colonies, ainsi qu&rsquo;il sera expliqu&eacute; au para graphe 19&deg;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">19&deg; Le commandant de la marine, lors qu&rsquo;il n&rsquo;est pas officier g&eacute;n&eacute;ral et qu&rsquo;il ne remplit pas les conditions pr&eacute;vues au para graphe 17&deg;, c&rsquo;est-&agrave;-dire lorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas commandant sup&eacute;rieur d&rsquo;une force navale et d&rsquo;un arsenal maritime, re&ccedil;oit le rang non du commandant sup&eacute;rieur des troupes, mais du commandant de la d&eacute;fense dans les places points d&rsquo;appui de la flotte. Ce cas se pr&eacute;sente actuellement dans les colonies autres que l&rsquo;Indochine, o&ugrave; les fonctions de commandant de la marine sont d&rsquo;une importance relative ment moindre, puisqu&rsquo;il est, en fait, d&rsquo;un grade inf&eacute;rieur &agrave; celui du commandant de la d&eacute;fense<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;ajoute que l&rsquo;officier de marine, commandant de la d&eacute;fense fixe, qui ne remplit pas les fonctions de commandant de la marine doit prendre rang au paragraphe 26, avec les d&eacute;l&eacute;gations des corps d&rsquo;officiers.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">2G&deg; Lorsque le chef du corps municipal est en m&ecirc;me temps administrateur de la r&eacute;gion, de la province ou du cercle, il prend rang au paragraphe n&deg; 18.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">25&deg; Dans le classement des services entre-eux, les arr&ecirc;t&eacute;s des gouverneurs g&eacute;n&eacute;raux et gouverneurs s&rsquo;inspireront autant que possible, sous r&eacute;serve des additions suppressions ou d&eacute;rogations impos&eacute;es par des n&eacute;cessit&eacute;s locales de l&rsquo;ordre pr&eacute;vu en France par l&rsquo;article 1er n&deg; 22 du d&eacute;cret du 16 juin 1907, et les arr&ecirc;t&eacute;s minist&eacute;riels des 31 ao&ucirc;t 1907, Travaux publics.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">(Journal Officiel du 8 septembre); 7 d&eacute;cembre 1907 commerce ( Journal Officiel du 18 janvier 190S); 12 d&eacute;cembre 1907, l&rsquo;instruction publique! Journal Officiel du 29d&eacute;cembre 1907) ; 21 d&eacute;cembre 1907, Finances ( Journal Officiel du 24) ; 30 d&eacute;cembre 1907, int&eacute;rieur Journal Officiel du 31); 24 mars 1908, commerce (Journal Officiel du 5 avril) ; 30 juillet 1908, travaux publics i Journal Officiel du 9 ao&ucirc;t).<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il n&rsquo;a &eacute;t&eacute; pris, &agrave; ma connaissance, aucun arr&ecirc;t&eacute; pour la Justice et le Travail. Ceux des 15 novembre et 9 d&eacute;cembre 1907 des Affaires &eacute;trang&egrave;res et de l&rsquo;Agriculture qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; ins&eacute;r&eacute;s au Journal Officiel, ne pr&eacute;sentent pas d&rsquo;utilit&eacute; dans la circonstance.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">26&deg; Pour le classement des d&eacute;l&eacute;gations des corps d&rsquo;officiers, vous pourrez vous inspirer tant des dispositions de l&rsquo;article 3 du d&eacute;cret que de celles des arr&ecirc;t&eacute;s minist&eacute;riels des 21 ao&ucirc;t 1907 et 26 d&eacute;cembre 1911. Guerre (Journal Officiel 29 ao&ucirc;t et 26 d&eacute;cembre et des 18 septembre et des 18 novembre 1907; Marine (Journal Officiel 25 septembre et 21 novembre pour l&rsquo;application de l&rsquo;article 1 er n&deg; 22 du<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">d&eacute;cret du 16 juin 1907 sans pr&eacute;judice, en tout ce qui n&rsquo;est pas contraire au d&eacute;cret du 10 d&eacute;cembre 1912, de l&rsquo;application du chapitre VI &ldquo;honneurs et pr&eacute;s&eacute;ances&rdquo; du d&eacute;cret du 7 octobre 1909, sur le service de place, rendu applicable aux colonies par d&eacute;cret du 2 ao&ucirc;t 1912.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le dernier alin&eacute;a de l&rsquo;article 1er dispose que les officiers g&eacute;n&eacute;raux sont accompagn&eacute;s d&rsquo;officiers de leur Etat-Major ; ces officiers sont destin&eacute;s &agrave; remplacer les officiers d&rsquo;ordonnance supprim&eacute;s par d&eacute;cret du 25 septembre 1908<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Article 2. &mdash; Alors que l&rsquo;article 1 er d&eacute;termine, ainsi qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; dit plus haut, l&rsquo;ordre des corps et des autorit&eacute;s convoqu&eacute;s ensemble, l&rsquo;article 2 fixe celui des autorit&eacute;s civiles et militaires convoqu&eacute;es individuellement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">II y a une certaine corr&eacute;lation entre ces deux articles.de sorte que la plupart des observations pr&eacute;sent&eacute;es sur le 1er s&rsquo;appliquent &eacute;galement au second.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Toutefois, une observation s&rsquo;impose ici en ce qui concerne le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;une colonie d&eacute;pendant d&rsquo;un gouverneur g&eacute;n&eacute;ral Les articles 18 et 24 du d&eacute;cret pr&eacute;voient que lors de la prise en possession deses fonctions 11 fait visite aux autorit&eacute;s d&eacute;nomm&eacute;es avant lui et re&ccedil;oit la visite des autorit&eacute;s d&eacute;nomm&eacute;es apr&egrave;s lui aux articles 1 et 2, en r&eacute;sidence dans la ville ou s&rsquo;effectue la prise de possession des fonctions. Ur, un doute pourrait s&rsquo;&eacute;lever au sujet du rang attribu&eacute; &agrave; ce fonctionnaire par l&rsquo;article 2, o&ugrave; le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;un gouvernement g&eacute;n&eacute;ral ou d&rsquo;une colonie est class&eacute; au n&deg; 2, entre le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral ou gouverneur de la colonie et le lieutenant gouverneur etc&#8230; 11 faut en<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">tendre par ces dispositions que, dans une colonie d&eacute;pendant d&rsquo;un gouvernement g&eacute;n&eacute;ral, le lieutenant-gouverneur prend le premier rang, en qualit&eacute; de gouverneur de sa colonie, et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral le rang suivant ; dans toute autre circonstance aucun rang n&rsquo;est attribu&eacute; au secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;une<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">colonie d&eacute;pendant d&rsquo;un gouvernement g&eacute;n&eacute;ral.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il peut d&rsquo;ailleurs arriver que dans les conseils ou tout au moins dans les commissions temporaires &mdash; je n&rsquo;y saurais voir en principe aucun inconv&eacute;nient &mdash; les membres prennent place sans s&rsquo;inqui&eacute;ter des pr&eacute;s&eacute;ances. A plus forte raison le d&eacute;cret sur les c&eacute;r&eacute;monies publiques ne s&rsquo;applique-t-il pas n&eacute;cessaire<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ment dans les d&icirc;ners :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">la commission interminist&eacute;rielle de 1909 ayant estim&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un incident qui lui &eacute;tait soumis qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas. &agrave; proprement parler, de &ldquo; d&icirc;ners officiels\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;ajoute qu&rsquo;en fait, les dispositions du nouveau d&eacute;cret ne cadrent pas toujours avec celles des actes fixant la composition des divers conseils. Si, malgr&eacute; les observations qui pr&eacute;c&egrave;dent, vous jugez que dans un esprit de simplification, ou pour &eacute;viter toute contestation il y aurait avantagea modifier ces actes<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">pour les mettre en harmonie avec le d&eacute;cret sur les pr&eacute;s&eacute;ances, je suis dispos&eacute; &agrave; examiner les propositions que vous me feriez dans ce sens<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 10. &mdash; Le deuxi&egrave;me alin&eacute;a, attribuant aux fonctionnaires envoy&eacute;s pour remplir par int&eacute;rim, en l&rsquo;absence du chef de la colonie, les fonctions de gouverneur g&eacute;n&eacute;ral ou de gouverneur les m&ecirc;mes honneurs qu&rsquo;aux titulaires, tranche une question qui avait &eacute;t&eacute; sou mise au D&eacute;partement Cette disposition qui<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">est exceptionnelle ainsi qu&rsquo;il ressort du commentaire ci-apr&egrave;s de l&rsquo;article 11, ne s&rsquo;&eacute;tend pas aux gouverneurs g&eacute;n&eacute;raux et gouverneures int&eacute;rimaires d&eacute;sign&eacute;s parmi les fonctionnaires pr&eacute;sents dans la colonie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 11. &mdash; Alors que le rang de pr&eacute;s&eacute;ance est attribu&eacute; en principe &agrave; la fonction, aussi bien pour les autorit&eacute;s civiles que pour les autorit&eacute;s militaires, et que l&rsquo;int&eacute;rimaire occupe la place r&eacute;serv&eacute;e au titulaire, les honneurs ne se d&eacute;l&egrave;guent pas, et l&rsquo;int&eacute;rimaire ne peut pr&eacute;tendre qu&rsquo;aux honneurs dus &agrave; son grade ou &agrave; sa fonction normale, non &agrave; la fonction qu&rsquo;il remplit par int&eacute;rim, sauf dans le cas pr&eacute;vu au 2 e alin&eacute;a de l&rsquo;article 10 ci-dessus.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Cette distinction est confirm&eacute;e, en ce qui concerne les militaires, par l&rsquo;article 35.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 16. &mdash; Par gouverneur d&rsquo;une colonie il faut entendre ici &eacute;galement l&rsquo;administrateur des Iles Saint-Pierre et Miquelon qui re&ccedil;oit les honneurs civils pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 16 tout comme on a pr&eacute;vu explicitement &agrave; l&rsquo;article 22 qu&rsquo;il recevait des honneurs militaires.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 17 &agrave; 19. &mdash; Ces articles concernent les visites que les autorit&eacute;s se doivent entre elles.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En principe chacun doit la premi&egrave;re visite &agrave; ceux qui le pr&eacute;c&egrave;dent dans l&rsquo;ordre des pr&eacute;s&eacute;ances du titre I er et la re&ccedil;oivent de ceux qui le suivent dans cet ordre des pr&eacute;s&eacute;ances.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par ces dispositions se trouvent r&eacute;solues diverses questions qui avaient donn&eacute; lieu &agrave; des incidents.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">C&rsquo;est ainsi par exemple que l&rsquo;administrateur d&rsquo;un &eacute;tablissement fran&ccedil;ais dans l&rsquo;Inde que l&rsquo;article 2 classe au 17 e rang, doit la premi&egrave;re visite, lorsqu&rsquo;il prend possession de ses fonctions, au pr&eacute;sident de la cour criminelle inscrit par le m&ecirc;me article au 14 e rang.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le nouveau d&eacute;cret ne change rien aux dispositions de l&rsquo;article 10 du d&eacute;cret du 15 septembre 1904, portant r&egrave;glement d&rsquo;administration publique sur l&rsquo;organisation du corps de l&rsquo;inspection des colonies qui &eacute;num&egrave;re limitativement les visites &agrave; &eacute;changer par les chefs de mission &agrave; leur arriv&eacute;e dans une colonie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En ce qui concerne les dispositions de l&rsquo;article 18 applicables au secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;une colonie rattach&eacute;e &agrave; un gouvernement g&eacute;n&eacute;ral il suffit de se reporter &agrave; ce qui a &eacute;t&eacute; dit ci-dessus &agrave; ce sujet au commentaire de l&rsquo;article 2.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Quant aux visites entre les autorit&eacute;s coloniales et les officiers de marine commandant une escadre, une division navale ou un navire de guerre isol&eacute; elles sont pr&eacute;vues dans le d&eacute;cret du 22 juin 1909 relatif aux marques distinctives, honneurs et pr&eacute;s&eacute;ances &agrave; bord des b&acirc;timents de la marine militaire, ainsi<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">qu&rsquo;il est dit au commentaire de l&rsquo;article 44.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">On remarquera d&rsquo;autre part que le paragraphe 2 de l&rsquo;article 17 mentionne les honneurs civils dus &agrave; l&rsquo;officier exer&ccedil;ant un commandement territorial ou commandant la d&eacute;fense dans les points d&rsquo;appui de la flotte ; sans dire qu&rsquo;il est officier sup&eacute;rieur, alors quel &rsquo;article 1 er 19&deg;, l&rsquo;article2,18&deg; et le premier alin&eacute; a de l&rsquo;article 17, n&rsquo;attribuent de rang individuel et n&rsquo;imposent de visite qu&rsquo; &agrave; l&rsquo;officier sup&eacute;rieur exer&ccedil;ant l&rsquo;un des commandements pr&eacute;cit&eacute;s. Il n&rsquo;y a point l&agrave; contradiction ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">les officiers exer&ccedil;ant un commandement dont il est question au paragraphe 2 de l&rsquo;article 17 sont en effet, les m&ecirc;mes que ceux vis&eacute;s dans le 1 er alin&eacute;a du dit article puisque cet alin&eacute;a se termine par la phrase : &laquo; Ils re&ccedil;oivent en suite les honneurs civils d apr&egrave;s les dispositions suivantes &raquo;. 11 s agit donc l&agrave; d&rsquo;officiers sup&eacute;rieurs.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 21 &mdash; L&rsquo;article 21 d&eacute;termine les honneurs militaires dus au gouverneur g&eacute;n&eacute;ral.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Afrique Occidentale Fran&ccedil;aise avait demand&eacute; que ce fut lui, et non le commandant sup&eacute;rieur des troupes, qui remit le drapeau au 1er r&eacute;giment de tirailleurs s&eacute;n&eacute;galais. Le Conseil des Ministres d&eacute;cida le 20 f&eacute;vrier 1903 qu&rsquo;il en serait ainsi. Mais la question de savoir si<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">les honneurs du d&eacute;fil&eacute; &eacute;taient dus au gouverneur g&eacute;n&eacute;ral &eacute;tait demeur&eacute;e en suspens Cette question est r&eacute;solue par l&rsquo;affirmative dans l&rsquo;article 17 du d&eacute;cret, dont l&rsquo;avant-dernier alin&eacute;a pr&eacute;voit que le d&eacute;fil&eacute; des troupes a lieu devant le gouverneur g&eacute;n&eacute;ral ; il en est de m&ecirc;me pour le gouverneur chef d&rsquo;une colo<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">nie, aux termes de l&rsquo;article 22.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Article 22. &mdash; L&rsquo;article 22 termine les hornneurs militaires dus aux Gouverneurs ou Administrateurs Chefs de colonie (Administrateur des Iles Saint-Pierre et Miquelon).<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La question s&rsquo;est pos&eacute;e de savoir si le Gouverneur d&rsquo;une colonie &agrave; bord d&rsquo;un paquebot se rendant &agrave; destination de sa colonie, a droit &agrave; la visite des officiers de marine d&rsquo;un croiseur fran&ccedil;ais stationnant dans la m&ecirc;me rade Conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;avis &eacute;mis par la commission interminist&eacute;rielle de 1909 il est bien &eacute;vident qu&rsquo;il n&rsquo;en est rien. Le Gouverneur, en ce cas, ne se distingue en aucune fa&ccedil;on des autres passagers. Cette interpr&eacute;tation est d ailleurs conforme aux dispositions de l&rsquo;article 11, en vertu des<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">quelles les honneurs ne sont dus que dans la limited u territoire o&ugrave; le fonctionnaire exerce ses fonctions.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Articles 23 &agrave; 25. &mdash; Les articles 23 &agrave; 25 d&eacute;terminent les honneurs militaires dus aux Secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux d&rsquo;un Gouvernement g&eacute;n&eacute;ral, lieutenants gouverneurs, r&eacute;sidents sup&eacute;rieurs ou autres chefs d&rsquo;une colonie ou<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">d&rsquo;un territoire d&eacute;pendant d&rsquo;un gouverne ment g&eacute;n&eacute;ral (d&eacute;finis &agrave; l&rsquo;article 1 er ) ainsi qu&rsquo;aux secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux des colonies.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ces dispositions mettent fin &agrave; plusieurs difficult&eacute;s. Il en r&eacute;sulte notamment que le Gouverneur de la Cochinchine, lors de la prise en possession de ses fonctions, re&ccedil;oit la visite du g&eacute;n&eacute;ral commandant les troupes de cette colonie, comme des autorit&eacute;s militaires en r&eacute;sidence au chef-lieu.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La question de savoir si des honneurs militaires sont dus aux secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux se trouve &eacute;galement r&eacute;solue par l&rsquo;affirmative.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;article 25 ne leur donne pas droit, toutefois, au salut des militaires et marins.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En ce qui concerne le rang attribu&eacute; par l&rsquo;article 2 au secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;une colonie d&eacute;pendant d&rsquo;un Gouvernement g&eacute;n&eacute;ral dont il est question &agrave; l&rsquo;article 24 il suffit de se reporter au commentaire de l&rsquo;article 2 ci dessus.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Article 44. &mdash; Cet article dispose que les honneurs &agrave; rendre &agrave; bord des b&acirc;timents de la flotte font l&rsquo;objet de d&eacute;crets sp&eacute;ciaux pris d&rsquo;accord par le Ministre de la Marine et par celui des Colonies. Le d&eacute;cret du 22 juin 1909 relatif aux marques distinctives, honneurs et pr&eacute;s&eacute;ances &agrave; bord des b&acirc;timents de la marine militaire actuellement en vigueur, sera compl&eacute;t&eacute;, s&rsquo;il y a lieu, &agrave; ce point de vue, lorsque les D&eacute;partements de la Marine et des Colonies auront r&eacute;gl&eacute; la question de concert.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;ajoute que, de m&ecirc;me, le d&eacute;cret du 7 novembre 1909 portant sur le service de place, dont le chapitre VI pr&eacute;voit des dispositions relatives aux honneurs et pr&eacute;s&eacute;ances non r&eacute;gl&eacute;s par les d&eacute;crets des 16 juin et 5 octobre 1907, a &eacute;t&eacute; rendu applicable aux colonies dans son ensemble et sous certaines r&eacute;serves, par le d&eacute;cret du 2 ao&ucirc;t 1912 publi&eacute; au Journal Officiel du 9 ao&ucirc;t.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il vous appartient, si vous ne l&rsquo;avez d&eacute;j&agrave; fait, de prendre un arr&ecirc;t&eacute; d&eacute;clarant que sont promulgu&eacute;s dans la colonie :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">1&deg; Le d&eacute;cret du 2 ao&ucirc;t 1912 portant application aux colonies du r&egrave;glement du 7 octobre 1909, sur le service de place ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">2&deg; Le d&eacute;cret pr&eacute;cit&eacute; du 7 octobre 1909, en tout ce qui n&rsquo;est pas contraire au dit d&eacute;cret du 2 ao&ucirc;t 1912.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les dispositions du chapitre VI du d&eacute;cret du 7 octobre 1909 se trouvent elles-m&ecirc;mes compl&eacute;t&eacute;es sur certains points par le d&eacute;cret du 10 d&eacute;cembre 1912 qui fait l&rsquo;objet des pr&eacute;sentes instructions.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Article 45. &mdash; L&rsquo;article 45 pr&eacute;sente une importance particuli&egrave;re. C&rsquo;est en effet celui qui concerne les autorit&eacute;s indig&egrave;nes. 11 a &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute; &agrave; la suite de l&rsquo;enqu&ecirc;te ouverte aux colonies en 1904 et 1905 comme il a &eacute;t&eacute; expliqu&eacute; au d&eacute;but de la pr&eacute;sente instruction.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il &eacute;tait r&eacute;sult&eacute; de cette enqu&ecirc;te que d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale il est pr&eacute;f&eacute;rable, pour des raisons politiques, de r&eacute;gler par des arr&ecirc;t&eacute;s locaux, plut&ocirc;t que dans le d&eacute;cret lui-m&ecirc;me, les honneurs et pr&eacute;s&eacute;ances des autorit&eacute;s et fonctionnaires indig&egrave;nes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La commission interminist&eacute;rielle et le Conseil d Etat se sont inspir&eacute;s des raisons invoqu&eacute;es et ont pens&eacute; que la d&eacute;termination de telles r&egrave;gles, m&ecirc;mes par des arr&ecirc;t&eacute;s locaux, pourrait avoir des inconv&eacute;nients C est pour quoi le d&eacute;cret pr&eacute;voit qu&rsquo; &agrave; l&rsquo;occasion de chaque c&eacute;r&eacute;monie, les Gouverneurs g&eacute;n&eacute;raux et<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Gouverneurs. Chefs de colonie, pourront inviter les autorit&eacute;s indig&egrave;nes par des lettres sp&eacute;ciales qui fixeront les honneurs &agrave; leur rendre et le rang qu&rsquo;elles occuperont.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre des Colonies en sera avis&eacute; aussit&ocirc;t.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Article 46. &mdash; L&rsquo;article 46 abroge toutes dispositions contraires &agrave; celles du d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il convient de rappeler &agrave; ce sujet que l&rsquo;article 12 dispose qu&rsquo;aucun fonctionnaire civil ou militaire, aucune autorit&eacute; publique ne peut exiger ni rendre d autres honneurs que ceux d&eacute;termin&eacute;s au d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Je vous prie de vouloir bien assurer la stricte ex&eacute;cution des dispositions qui pr&eacute;c&egrave;dent. et qui seront<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ins&eacute;r&eacute;es au Journal Officiel de la Colonie ainsi que l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; de promulgation du d&eacute;cret du 10 d&eacute;cembre 1912 et ce texte lui-m&ecirc;me.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[1322],"class_list":["post-196691","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-instruction"],"acf":{"reference":"04-196-1913","comment":"relatif aux c\u00e9r\u00e9monies publiques, pr\u00e9s\u00e9ances, honneurs civils et militaires dans les colonies et pays de protectorat d\u00e9pendant du minist\u00e8re des colonies.","visas":"","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">JEAN MOREL.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":1322,"journal_officiel":192159,"institution":1326,"mesures":false,"old_texte_id":"80874","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/196691","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/196691\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":201381,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/196691\/revisions\/201381"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/1322"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/192159"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=196691"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=196691"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=196691"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}