{"id":197214,"date":"1911-12-01T00:00:00","date_gmt":"1911-11-30T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=197214"},"modified":"2025-05-07T22:10:14","modified_gmt":"2025-05-07T19:10:14","slug":"circulaire-n-05-186-1912-ministerielle-a-s-rapatriement-des-inscrits-coloniaux","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/circulaire-n-05-186-1912-ministerielle-a-s-rapatriement-des-inscrits-coloniaux\/","title":{"rendered":"Circulaire n\u00b0 05-186-1912 minist\u00e9rielle a. s. rapatriement des inscrits coloniaux."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre des Colonies,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&agrave; Messieurs les Gouverneurs G&eacute;n&eacute;raux de&nbsp;l&rsquo;Indo-Chine, de l&rsquo;Afrique Occidentale Fran&ccedil;aise, de Madagascar, de l&rsquo;Afrique Equatoriale fran&ccedil;aise et &agrave; MM. les Gouverneurs&nbsp;des Colonies et M. lAdministrateur de&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Saint-Pierre et Miquelon.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La question du rapatriement des inscrits&nbsp;coloniaux a soulev&eacute; des difficult&eacute;s, sur le&nbsp;point de savoir dans quelles circonstances le&nbsp;D&eacute;partement de la Marine, devait, en d&eacute;finitive, supporter les frais qui en r&eacute;sultent.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le d&eacute;cret du 22 septembre 1891 qui r&eacute;git&nbsp;la mati&egrave;re, met &agrave; la charge du budget de la&nbsp;Marine les frais de rapatriement des gens de&nbsp;mer qui incombent &agrave; lElat, mais, dans la&nbsp;pratique, il s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; des cas qui doivent&nbsp;&ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme des exceptions au&nbsp;principe pose.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;ai donc d&eacute;cid&eacute;, d&rsquo;accord avec mon coll&egrave;gue de la Marine, d&rsquo;adopter les dispositions&nbsp;suivantes qui devront &agrave; l&rsquo;avenir, fixer la&nbsp;r&eacute;partition entre les budgets locaux des colonies et le budget de la Marine, des d&eacute;pen-<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ses dont il s&rsquo;agit.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il importe d&rsquo;abord de pr&eacute;ciser en quoi&nbsp;consiste, &agrave; proprement parler, le rapatriement et de l&rsquo;apposer &agrave; la conduite avec laquelle il est souvent confondu.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le rapatriement est une n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;ordre public. (D&eacute;cret-loi du 4 mars 1852) que les&nbsp;articles 252, 258, 262, 270 du Code de commerce imposent aux armateurs pour leurs&nbsp;&eacute;quipages d&eacute;laiss&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, Ces marins,&nbsp;doivent &ecirc;tre ramen&eacute;s au port d&rsquo;armement&nbsp;ou au premier port fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La conduite consiste dans l&rsquo;envoi du marin&nbsp;d&eacute;barqu&eacute;, du port de France, dans lequel il&nbsp;se trouve, &agrave; son quartier d&rsquo;inscription.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;Armateur doit assurer le rapatriement&nbsp;toutes les fois que l&rsquo;homme n&rsquo;est pas d&eacute;barqu&eacute; sur sa demande pour cause de discipline&nbsp;ou pour passer en justice. Au contraire le&nbsp;contrat d&rsquo;engagement peut lib&eacute;rer l&rsquo;Armateur dans tous les cas, de l&rsquo;obligation de la&nbsp;conduite &agrave; laquelle le Marin a toujours la&nbsp;facult&eacute; de renoncer.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par exception en cas de prise, naufrage,&nbsp;d&eacute;claration d&rsquo;innavigabilit&eacute;, les frais de subsistance, rapatriement et autres ne sont dus&nbsp;par l&rsquo;armement que jusqu&rsquo;&agrave; concurrence de&nbsp;la valeur du navire ou de ses d&eacute;bris, et du&nbsp;montant du prix des marchandises sauv&eacute;es&nbsp;du naufrage ; les loyers de l&rsquo;&eacute;quipage pour&nbsp;la derni&egrave;re travers&eacute;e ayant &eacute;t&eacute; d&rsquo;abord pr&eacute;lev&eacute;s sur les produits. La partie des frais non&nbsp;couverts par lesdits produits reste &agrave; la charge&nbsp;de l&rsquo;Etat. (Art. 17 du d&eacute;cret du 22 septembre 1891 et art. 258 du Code commercial<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">modifi&eacute; par la loi du 12 ao&ucirc;t 1885.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">C&rsquo;est au d&eacute;partement de la Marine qu&rsquo;incombe cette charge pour les Armements&nbsp;fran&ccedil;ais, mais sauf recours contre l&rsquo;indemnit&eacute;&nbsp;d&rsquo;assurance ou contre les produits du sauvetage, du moins s&rsquo;il en existe.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La Marine paye,&nbsp;d&eacute;finitivement et sans recours contre personne, les frais de rapatriement des hommes<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">d&eacute;barqu&eacute;s pour passer en jugement ou pour&nbsp;subir une peine.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En ce qui concerne la conduite, le D&eacute;partement de la Marine peut payer les avances&nbsp;de route &agrave; des inscrits d&eacute;finitifs rejoignant&nbsp;leurs quartiers, mais c&rsquo;est l&agrave; une faveur qui&nbsp;peut &ecirc;tre refus&eacute;e si le marin en cause ne para&icirc;t pas solvable.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La mesure dans laquelle ces r&egrave;glements et ces usages sont applicables, aux inscrits coloniaux doit &ecirc;tre d&eacute;termin&eacute;e suivant les diff&eacute;rentes situations o&ugrave; ces marins peuvent se&nbsp;trouver.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">1&deg; Si l&rsquo;inscrit colonial est embarqu&eacute; en&nbsp;compl&eacute;ment d&rsquo;&eacute;quipage, dans une possession&nbsp;fran&ccedil;aise d&rsquo;outre-mer, il sera, en cas de d&eacute;laissement,rapatri&eacute; au port d&#8217;embarquement sous&nbsp;la garantie de la Marine. L&rsquo;art. 21 du d&eacute;cret&nbsp;du 22 septembre 1891 et le rapport qui pr&eacute;c&egrave;de cet acte et en commente les dispositions<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">nouvelles sont formels &agrave; cet &eacute;gard.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">20 Si un inscrit colonial embarqu&eacute; est d&eacute;laiss&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger il a droit au rapatriement&nbsp;dans les m&ecirc;mes conditions que les autres&nbsp; marins de l&rsquo;&eacute;quipage. Il est ramen&eacute; en France&nbsp;d&rsquo;o&ugrave; il est parti, car le r&eacute;sultat du rapatriement est de replacer l&rsquo;inscrit dans la m&ecirc;me&nbsp;situation qu&rsquo;au d&eacute;part du voyage, et non&nbsp;de le ramener dans la r&eacute;gion dont il est originaire (1).<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;inscrit colonial dans cette situation, est&nbsp;donc trait&eacute;, &agrave; tous les points de vue, comme&nbsp;l&rsquo;inscrit m&eacute;tropolitain lui-m&ecirc;me et les frais&nbsp;de son rapatriement restent, suivant le cas, &agrave;&nbsp;la charge de l&rsquo;armement de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; ou du&nbsp;budget de la Marine selon que le d&eacute;barquement r&eacute;sulte de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre des divers<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">cas pr&eacute;vus aux art. 16 &agrave; 20 du d&eacute;cret du 22&nbsp;septembre 1891.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">3&deg; Dans cet ordre d&rsquo;id&eacute;es il convient d&rsquo;examiner la question des frais de conduite, c&rsquo;est-&agrave;-dire des frais de retour dans son pays d&rsquo;origine, de l&rsquo;inscrit colonial embarqu&eacute; sur un&nbsp;navire m&eacute;tropolitain et qui se trouve apr&egrave;s&nbsp;son rapatriement rapatri&eacute; en France. L&rsquo;obligation de la conduite n&rsquo;est pas d&rsquo;ordre public&nbsp;l&rsquo;armateur n&rsquo;y est pas tenu et la Marine peut&nbsp;refuser de faire l&rsquo;avance des frais qu&rsquo;elle occasionne, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;inscrits m&eacute;tropolitains ; ce d&eacute;partement ne saurait donc, a&nbsp;fortiori assumer la charge des frais de conduite occasionn&eacute;s par les marins coloniaux.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">1&deg; Un cas tout diff&eacute;rent des pr&eacute;c&eacute;dents est&nbsp;celui des inscrits coloniaux embarqu&eacute;s sur&nbsp;des navires arm&eacute;s dans les Colonies, ces armements ne rel&egrave;vent pas du Minist&egrave;re de la&nbsp;Marine et, le fait que l&rsquo;inscription maritime&nbsp;existerait dans la colonie n&rsquo;entraine pas comme&nbsp;cons&eacute;quence de les rattacher &agrave; ses services.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les r&egrave;glements de l&rsquo;inscription maritime,&nbsp;proprement dits, ne sauraient en effet &ecirc;tre&nbsp;consid&eacute;r&eacute;s comme la raison d&rsquo;&ecirc;tre du rapatriement des gens de mer qui est une cons&eacute;quence du contrat de louage du marin. Le<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">d&eacute;partement de la Marine ne peut donc supporter les frais de rapatriement ou, plus exactement, le retour dans leur pays d&rsquo;origine des marins embarqu&eacute;s sur des navires coloniaux.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">5&deg; Il reste une derni&egrave;re cat&eacute;gorie d&rsquo;inscrits coloniaux dont la Marine ne saurait, &agrave; aucun titre, assumer le rapatriement, ce sont les marins qui se trouvent sans ressources, dans un port de France, des colonies ou de l&rsquo;&eacute;tranger, sans &ecirc;tre dans les conditions voulues pour b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;art. 1 er du d&eacute;cret du 22 septembre 1891.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le rapatriement des indigents, fussent-ils des inscrits maritimes de la M&eacute;tropole, s&rsquo;ils ne sont pas dans les conditions fix&eacute;es par l&rsquo;art. 1 er du d&eacute;cret pr&eacute;cit&eacute; doit &ecirc;tre assur&eacute; par le Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En r&eacute;sum&eacute;, les inscrits coloniaux embar qu&eacute;s sur des navires de la M&eacute;tropole, doivent &ecirc;tre trait&eacute;s, pour le droit au rapatriement, comme les inscrits m&eacute;tropolitains et ren voy&eacute;s dans un port fran&ccedil;ais (sauf le temp&eacute; rament indiqu&eacute; ci-dessus).<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Si ces marins coloniaux se sont embarqu&eacute;s en compl&eacute;ment d&rsquo;&eacute;quipage et dans les condi tions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 21 du d&eacute;cret du 22 septembre 1891, ils seront trait&eacute;s confor m&eacute;ment aux dispositions de cet article.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En ce qui concerne les avances de route ou frais de conduite pour le retour de ces inscrits d&rsquo;un port de France dans leur pays d&rsquo;origine, ils ne peuvent &ecirc;tre, en aucun cas, pay&eacute;s par le budget de la Marine.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il en est de m&ecirc;me des frais de retour, dans leur colonie, des marins indig&egrave;nes inscrits, embarqu&eacute;s sur des navires arm&eacute;s aux colonies et ces marins ne se trouvent pas dans les conditions de l&rsquo;art. 1 er du d&eacute;cret du 22 septembre 1891. Dans ce dernier cas les ma rins coloniaux ne pourront pas &ecirc;tre rapatri&eacute;s, le cas &eacute;ch&eacute;ant, dans leur colonie d&rsquo;origine qu&rsquo;au compte du budget local de cette colonie et dans la limite des cr&eacute;dits inscrits &agrave; ce bud get pour le rapatriement des indig&egrave;nes.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[257],"class_list":["post-197214","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-circulaire"],"acf":{"reference":"05-186-1912","comment":"minist\u00e9rielle a. s. rapatriement des inscrits coloniaux.","visas":"","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">LEBRUN.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":257,"journal_officiel":192173,"institution":1326,"mesures":false,"old_texte_id":"81397","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197214","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197214\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":201731,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197214\/revisions\/201731"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/257"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/192173"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=197214"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=197214"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=197214"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}