{"id":197472,"date":"1897-02-07T00:00:00","date_gmt":"1897-02-06T21:07:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=197472"},"modified":"2025-05-07T22:15:46","modified_gmt":"2025-05-07T19:15:46","slug":"decret-n-08-190-1912-1-fevrier-1897","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-08-190-1912-1-fevrier-1897\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 08-190-1912 1 f\u00e9vrier 1897."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">TITRE 1er<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ACOUISITION. PERTE ET RECOUVREMENT DE LA&nbsp;QUALIT&Eacute; DE FRAN&Ccedil;AIS DANS LES COLONIES&nbsp;AUTRES QUE LA GUADELOUPE, LA MARTINIQUE ET LA REUNION.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 1er. &mdash; Les articles 7 8, 9 10, 12, 17.&nbsp;48, 19. 20 et 21 du Code civil sont d&eacute;clar&eacute;s applicables aux colonies autres que la Guadeloupe, la Martinique, la R&eacute;union, sous les conditions suivantes :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 7. &#8211; L&rsquo;exercice des droits civils est&nbsp;ind&eacute;pendant de l&rsquo;exercice des droits poliliques, lesquels s&rsquo;acaui&egrave;rent et se conservent conform&eacute;ment aux lois constitutionnelles et &eacute;lectorales.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 8. &mdash; Tout Fran&ccedil;ais jouira des droits&nbsp;civils. sont Fran&ccedil;ais :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">1&deg; Tout individu n&eacute; d&rsquo;un Fran&ccedil;ais en France,&nbsp;aux colonies ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, L&rsquo;enfant naturel dont la filiation est &eacute;tablie, pendant la minorit&eacute;, par reconnaissance ou par jugement suit la nationalit&eacute; de celui&nbsp;des parents &agrave; l&rsquo;&eacute;gard duquel la preuve a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; faite. Si elle r&eacute;sulte pour le p&egrave;re ou la m&egrave;re du m&egrave;me acte ou du m&ecirc;me jugement, l&rsquo;enfant suivra la nationalit&eacute; du p&egrave;re :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">2&deg;Tout individu n&eacute; aux colonies de parents inconnus ou dont la nationalit&eacute; est inconnue ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">3&deg; les &eacute;trangers naturalis&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Peuvent &ecirc;tre naturalis&eacute;s :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">1&deg; Les &eacute;trangers qui peuvent justifier de&nbsp;trois ann&eacute;es de r&eacute;sidence ininterrompue dans les colonies.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Est assimil&eacute; &agrave; cette r&eacute;sidence le s&eacute;jour en pays &eacute;trangers pour l&rsquo;exercice d&rsquo;une fonction&nbsp;conf&eacute;r&eacute;e par le Gouvernement fran&ccedil;ais ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">2&deg; Les &eacute;trangers apr&egrave;s un an de r&eacute;sidence IlS ont rendu des services importants &agrave; la&nbsp;France ou &agrave; ses colonies, s&rsquo;ils y ont apport&eacute; des talents distingu&eacute;s ou s&rsquo;ils y ontintroduit&nbsp;soit une industrie, soit des inventionsutiles,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ou s&rsquo;ils ont cr&eacute;&eacute; soit des &eacute;tablissements inAustriels ou autres, soit des exploitations agricoles, ou s&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; attach&eacute;s &agrave; un titre&nbsp;quelconque au service militaire dans les colonies ou les protectorats fran&ccedil;ais ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">3&deg; L&rsquo;&eacute;tranger, apr&egrave;s un an de r&eacute;sidence, s&rsquo;il a &eacute;pous&eacute; uue Fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il est statu&eacute; par d&eacute;cret sur la demande de moralit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tranger.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 9. &mdash; Tout individu n&eacute; aux colonies&nbsp;a un &eacute;tranger, el qui y r&eacute;side, peul, sur Sa demande, form&eacute;e dans l&rsquo;ann&eacute;e de sa majorit&eacute;,&nbsp;&ecirc;tre, sans autres conditions, naturalis&eacute; par d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art 10, &mdash; Tout individu n&eacute; en France,&nbsp;aux colonies ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger de parents dont l&rsquo;un a perdu la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais et qui r&eacute;side aux colonies peut, &agrave; tout &acirc;ge, &ecirc;tre naturalis&eacute; par d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 12 &mdash; L&rsquo;&eacute;trang&egrave;re qui aura &eacute;pous&eacute; un&nbsp;Francais suivra la condition de son mari.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La flemme mari&eacute;e &agrave; un &eacute;tranger qui se fait naturaliser fran&ccedil;ais et les enfants majeurs de l&rsquo;&eacute;tranger naturalis&eacute; pourront, s&rsquo;ils le demandent, oblenir la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais, sans autres conditions, par le d&eacute;cret qui couf&egrave;re cette qualit&eacute; au mari, ou au p&egrave;re, ou &agrave; la m&egrave;re Deviennent Fran&ccedil;ais les enfants mineurs d&rsquo;un p&egrave;re ou d&rsquo;une m&egrave;re survivant qui se font naturaliser fran&ccedil;ais, &agrave; moins que dans l&rsquo;ann&eacute;e qui suivra leur majorit&eacute; telle qu&rsquo;elle&nbsp;est r&eacute;gl&eacute;e par la loi francaise, ils ne d&eacute;clinent cette qualit&eacute; en se conformant aux dispositions de l&rsquo;article 12 du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 17. &mdash; Perdent la aualit&eacute; de Francais :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">1&deg; Le Francais naturalis&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger ou&nbsp;celui qui acquiert, sur sa demande. la nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re par l&rsquo;effet de la loi.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Si lest encore Soumis aux obligations du service militaire pour l&rsquo;arm&eacute;e active la naturalisation ne fera perdre la qualit&eacute; de Francais que si elle a &eacute;t&eacute; autoris&eacute;e par le Gouvernement fran&ccedil;ais ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">2&deg; le Fran&ccedil;ais qui a d&eacute;clin&eacute; la nationalit&eacute;&nbsp;fran&ccedil;aise dans les cas pr&eacute;vus aux articles 12 et 18 :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">3&deg; Le Fran&ccedil;ais qui, avant accept&eacute; des fonctions publiques conf&eacute;r&eacute;es par un gouvernement &eacute;tranger, les conserve nonobstant l&rsquo;injonction du Gouvernement fran&ccedil;ais de les r&eacute;signer dans un d&eacute;lai d&eacute;termin&eacute; ;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">4&deg;Le Francais qui sans autorisation du Gouvernement, prend du service militaire &agrave;&nbsp;l&rsquo;&eacute;tranger, sans pr&eacute;judice des lois p&eacute;nales contre le Fran&ccedil;ais qui se soustrait aux obligations de la loi militaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo; Art. 18. &mdash; Le Fran&ccedil;ais qui a perdu la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise peut la recouvrer, pourvu qu&rsquo;il r&eacute;side en France ou dans les colonies fran&ccedil;aises en obtenant sa r&eacute;int&eacute;gration par d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais pourra &eacute;tre accord&eacute;e par le m&egrave;me d&eacute;cret, &agrave; la femme et aux entants majeurs s&rsquo;ils en font la demande.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les enfants mineurs du p&egrave;re ou de la m&egrave;re&nbsp;r&eacute;int&eacute;gr&eacute;s deviennent fran&ccedil;ais, &agrave; moins que dans l&rsquo;ann&eacute;e qui suivra leur majorit&eacute; ils ne&nbsp;d&eacute;clinent cette qualit&eacute;. en se conformant aux dispositions de l&rsquo;article 12 du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 19. &mdash; La femme fran&ccedil;aise qui &eacute;pouse&nbsp;un &eacute;tranger suit la condition de son mari,&nbsp;moins que son mariage ne lui conf&egrave;re la nationalit&eacute; de son mari auquel cas elle&nbsp; reste francaise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Si son mariage est dissous par la mort du&nbsp;mari ou par le divorce ; elle recouvre la qualit&eacute; de Fran&ccedil;aise, avec l&rsquo;autorisation du Gouvernement pourvu qu&rsquo;elle r&eacute;side en France ou aux colonies, ou qu&rsquo;elle y rentre en d&eacute;clarant quelle veut s v fixer.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Dans le cas ou le mariage est dissous par la mort du mari, la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais peut &ecirc;tre accord&eacute;e par le m&ecirc;me d&eacute;cret de r&eacute;int&eacute;gration aux enfants mineurs, ou par un d&eacute;cret ult&eacute;rieur, si la demande en est faite par le tuteur avec l&rsquo;approbation du conseil de&nbsp;famille<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 20. &mdash; Les individus aui acauerront la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais, dans les cas pr&eacute;vus&nbsp;par les articles 18 et 19, ne pourront s&rsquo;en pr&eacute;valoir que pour les dro&icirc;ts ouverts &agrave; leur profit depuis cette &eacute;poque.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&laquo;Art. 21. &mdash; Le Francais qui, sans autorisation du Gouvernement, prendrait du service militaire &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger ne pourra rentrer en France ou dans les colonies qu&rsquo;en vertu ses permission accord&eacute;e par d&eacute;cret et recouvrer la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais qu&rsquo;en remplissant les&nbsp;conditions imoos&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger nour obtenir la naturalisation ordinaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art 2 &#8212; L&eacute;tranger naturalis&eacute; jouit de tous les droits civils et politiques attach&eacute;s &agrave;&nbsp;la qualit&eacute; de citoyen fran&ccedil;ais. N&eacute;anmoins, il n&rsquo;est &eacute;ligible aux Assembl&eacute;es l&eacute;gislatives&nbsp;que dix a ans apr&egrave;s le d&eacute;cret de naturalisation, &agrave; moins qu&rsquo;une loi sp&eacute;ciale n&rsquo;abr&egrave;ge ce d&eacute;lat.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le d&eacute;lai pourra &ecirc;tre r&eacute;duit &agrave; une ann&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les Fran&ccedil;ais qui recouvrent celte qualit&eacute;&nbsp;apr&egrave;s l&rsquo;avoir perdue acqui&egrave;rent imm&eacute;diatement tous les droits civils et politiques, m&ecirc;me l&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; aux assembl&eacute;es l&eacute;gislatives&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 3 &mdash; Les descendants des familles proscrites lors de la r&eacute;vocation de l&rsquo;Edit de Nantes continueront &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier des disposisitions de la loi du 15 d&eacute;cembre 1790, mais &agrave; la condition d&rsquo;un d&eacute;cret sp&eacute;c ial pour chaque&nbsp;demandeur Ce d&eacute;cret ne produira d&rsquo;eftet que pour l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 4 &mdash; La naturalisation des &eacute;trangers et la r&eacute;int&eacute;gration danslaqualit&eacute; de Fran&ccedil;ais&nbsp;donnent lieu &agrave; la perception d&rsquo;un droit de sceau de 100 fr. au profit de la Colonie.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La remise totale ou partielle de ce droit peut &ecirc;tre accord&eacute;e par d d&eacute;cret du Pr&eacute;sident&nbsp;de la R&eacute;publique, sur la proposition du Ministre des colonies et du Ministre de la justice<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">TITRE II<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">DES FORMES A SUIVRE POUR L ACQUISITION OU LA R&Eacute;PUDIATION DE LA QUALIT&Eacute; DE FRAN&Ccedil;AIS&nbsp;DANS LES COLONIES AUTRES QUE LA GUADE-LOUPE, LA MARTINIQUE ET LA R&Eacute;UNION.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 5. &mdash; L&rsquo;&eacute;tranger qui veut obtenir la&nbsp;naturalisation dans les colonies doil produire une demande y joindre son acte de naissance, un extrait du casier judiciaire et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, son acte de mariage et les actes de naissance de ses enfants mineurs, avec la traduction de ces actes s&rsquo;ils sont en&nbsp;langue &eacute;trang&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 6. &mdash; L&rsquo;&eacute;tranger qui sollicite la naturalisation apr&egrave;s trois ans de r&eacute;sidence ininterrompue dans la colonie, doit joindre &agrave; sa&nbsp;demande les documents &eacute;tablissant qu&rsquo;il y r&eacute;side actuellement et depuis au moins trois ans.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art 7. &mdash; L&rsquo;&eacute;tranger qui a &eacute;pous&eacute; une Fran&ccedil;aise doit, s&rsquo;il veut obtenir la naturalisation apr&egrave;s un an de r&eacute;sidence, produire l&rsquo;acte de naissance de sa femme et l&rsquo;acte de&nbsp;naissance du p&egrave;re de celle-ci , Si cet acte est n&eacute;cessaire pour &eacute;tablir son origine fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art 8. &mdash; L&rsquo;&eacute;tranger qui, dans les conditions pr&eacute;vues par l&rsquo;art. 10 du Codecivil modifi&eacute; par le pr&eacute;sent d&eacute;cret, sollicite la naturalisation, doit produire les actes de naissance ou de mariage de celui de ses parents qui a eu&nbsp;la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais et de son grand&rsquo;p&egrave;re dans la m&ecirc;me ligne. ainsi que les documents attestant la perte de cette qualit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 9 &mdash; Si l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est dans Imposslibilit&eacute; de se procurer les actes de L&rsquo;&eacute;tat civil dont la production est exig&eacute;e par le pr&eacute;sent d&eacute;cret. ils sont suppl&eacute;&eacute;s par un acte de notori&eacute;t&eacute; dress&eacute; dans les formes fix&eacute;es par un arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel&rdquo; pris. d&rsquo;accord par le Ministre des Colonies et le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 10, &mdash; La femmeet les enfants majeurs&nbsp;de l&rsquo;&eacute;tranger qui demande &agrave; devenir Francais, soit par la naturalisation. soit par la r&eacute;int&eacute;gration doivent, s&rsquo;ils d&eacute;sirent ob tenir eux-m&ecirc;mes la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais sans condition de stage, par application des articles 42 et 18 du code civil modifi&eacute;s par le pr&eacute;sent d&eacute;cret, joindre leur demande de naturalisation &agrave; la demande faite par le mari, par le p&egrave;re el la m&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 11. &mdash; La demande de naturalisation&nbsp;doit &ecirc;tre remise, avec les pi&egrave;ces &agrave; l&rsquo;appui, au maire de la commune ou &agrave; l&rsquo;administrateur du territoire dans lequel r&eacute;side le postulant.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le maire ou l&rsquo;administrateur proc&egrave;de d&rsquo;office &agrave; une enqu&ecirc;te sur les ant&eacute;c&eacute;dents et la moralit&eacute; du demandeur. Le r&eacute;sultat de cette&nbsp;enqu&ecirc;te est renvoy&eacute; avec le proc&egrave;s-verbal et les pi&egrave;ces &agrave; l&rsquo;appui au directeur de l&rsquo;int&eacute;rieur et au fonctionnaire qui en exerce les attributions. Le dossier est transmis avec&nbsp;sonavis motiv&eacute;. au Gouverneur de la Colonie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Gouverneur &eacute;met son avis sur la de mande et le transmet ensuite, avec les pi&egrave;ces &agrave; l&rsquo;appui. au Ministre des Colonies.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">ll est statu&eacute; par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, sur la proposition du Ministre des Colonies et du Ministre de la Justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 12. &mdash; Les d&eacute;clarations souscrites soit pour renoncer &agrave; la facult&eacute; de d&eacute;cliner la&nbsp;qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais. soit pour r&eacute;pudier cette qualit&eacute;, sont re&ccedil;ues par le juge de paix dans&nbsp;le ressort duquel r&eacute;side le d&eacute;clarant Elles peuvent &ecirc;tre faites par procuration&nbsp;sp&eacute;ciale et authentique.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Elles sont dress&eacute;es en double exemplaire.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le d&eacute;clarant est assist&eacute; de deux t&eacute;moins&nbsp;qui certifient son identit&eacute;. I doit produire &agrave; l&rsquo;appui de sa d&eacute;claration sou acte de naissance une attestation en due forme de son gouvernement, &eacute;tablissant qu&rsquo;il a conserv&eacute;&nbsp;la nationalit&eacute; de ses pare nts et un certiticat constatant qu&rsquo;il a r&eacute;pondu &agrave; l&rsquo;appel sous les drapeaux conform&eacute;ment &agrave; la loi militaire de son pays. sauf les exceptions&nbsp;pr&eacute;vues aux trait&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En cas de r&eacute;sidence &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, les d&eacute;claations sont recues par les agents diploma tiques ou par les consuls.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art 13 &mdash; Les deux exemplaires de la d&eacute;claration et les pi&egrave;ces justificatives sont&nbsp;imm&eacute;diatement envoy&eacute;es par le juge de paix au Procureur de la R&eacute;publique ce dernier&nbsp;les transmet sans d&eacute; jai, par l Enteuin&eacute;ciar&eacute;&eacute; du Gouverneur, au Ministre des Colonies qui les fait parvenir au Ministre de la Justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La d&eacute;claration est inscrite &agrave; la chancellerie sur un registre sp&eacute;cial ; l&rsquo;un des exemplaires et les pi&egrave;ces justificatives sont d&eacute;pos&eacute;s dans les archives l&rsquo;autre est renvoy&eacute; &agrave;&nbsp;l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; avec la mention de l&rsquo;enregistrement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La d&eacute;claration enregistr&eacute;e prend date du liour de sa r&eacute;ception par l&rsquo;autorit&eacute; devant&nbsp;laquelle elle a &eacute;t&eacute; faite.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 14. &mdash; La d&eacute;claration doit &agrave; peine de nullit&eacute;, &ecirc;tre enregistr&eacute;e au minist&egrave;re de la&nbsp;Justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;enrecistrement est refus&eacute; s&rsquo;il r&eacute;sulte des pi&egrave;ces produites que le d&eacute;clarant nest pas&nbsp;dans les conditions requises par la loi, sauf &agrave; lui &agrave; se pourvoir devant les tribunaux civils. dans la forme prescrite par les articles 855 et suivants du code de proc&eacute;dure civile La notification motiv&eacute;e du refus doit &ecirc;tre&nbsp;faite au r&eacute;clamant dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; partir de sa d&eacute;claration.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">A d&eacute;faut des notifications ci-dessus vis&eacute;es&nbsp;dans le d&eacute;lai sus-indiqu&eacute;et &agrave; son expiration, le Ministre de la Justice remet au d&eacute;clarant,&nbsp;sur sa demande, une copie de sa d&eacute;claration rev&ecirc;tue de la mention d&rsquo;enregistrement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 145 &mdash; La renonciation du mineur &agrave; la&nbsp;facult&eacute; qui lui appartient, par l&rsquo;application des articles 12 et 18 du Code civil moditi&eacute;s par&nbsp;le pr&eacute;sent d&eacute;cret, de d&eacute;cliner, dans l&rsquo;ann&eacute;e qui suit sa majorit&eacute;, la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais,&nbsp;est faite, en son nom par son p&egrave;re. en cas de d&eacute;c&egrave;s, par sa m&egrave;re, en cas de d&eacute;c&egrave;s des p&egrave;re&nbsp;let m&egrave;re ou de leur exclusion de la tutelle, ou dans les cas pr&eacute;vus par les articles 142 et&nbsp;143 du Code civil, ou en cas de d&eacute;ch&eacute;ance de la puissance paternelle par le tuteur autoris&eacute;&nbsp;par d&eacute;lib&eacute;ration du conseil de famille.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ces d&eacute;clarations sont faites dans les formes pr&eacute;vues par les articles 12 et suivants du&nbsp;pr&eacute;sent d&eacute;cret. Elles sont accompagn&eacute;es de la production de l&rsquo;acte de naissance du mineur et du d&eacute;cret conf&eacute;rant &agrave; son p&egrave;re ou &agrave; sa m&egrave;re selon le cas, la qualit&eacute; de Francais.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 16. &mdash; Les d&eacute;clarations faites, soit pour&nbsp;renoncer &agrave; la facult&eacute; de d&eacute;cliner la qualit&eacute; de Fran&ccedil;ais soit pour r&eacute;pudier cette qualit&eacute;,&nbsp;doivent, apr&egrave;s enregistrement, &ecirc;tre ins&eacute;r&eacute;es au Bulletin des lois.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">N&eacute;anmoins, l&rsquo;omission de cette formalit&eacute;&nbsp;ne peut pas pr&eacute;ludicier aux droits des d&eacute;clarations Aucun droit de sceau n&rsquo;est percu pour les d&eacute;clarants<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">TITRE III<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">DISPOSITIONS G&Eacute;N&Eacute;RALES<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 17. &mdash; Il n&rsquo;est rien chang&eacute; &agrave; la condition des indig&egrave;nes dans les colonies francaises.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art. 18 &mdash; Sont abrog&eacute;es les dispositions contraires au pr&eacute;sent r&egrave;giement<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Art 19 &mdash; Le Ministre des Colonies et le&nbsp;Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, sont charg&eacute;s, chacun en ce qui le concerne, de&nbsp;l&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent d&eacute;cret. qui sera publi&eacute; au Journal Officiel de la R&eacute;publique Fran&ccedil;aise, et _ins&eacute;r&eacute; au Bulletin des lois, ainsi qu&rsquo;au Bulletin officiel du Minist&egrave;re des Colonies,.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-197472","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"08-190-1912","comment":"1 f\u00e9vrier 1897.","visas":"<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Fran&ccedil;aise,<\/p>\n<p>Sur le rapport du ministre des Colonies&nbsp;et du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice ;<\/p>\n<p>Vu l'article 18 du s&eacute;nalus-consulte du 3 Mai 1894 ;<\/p>\n<p>Vu l'article 7 du d&eacute;cret du 23 mai 1881 relatif &agrave; la naturalisation des &eacute;trangers en&nbsp;Cochinchine ;<\/p>\n<p>Vu le d&eacute;cret du 10 novembre 1882 concernant la naturalisation des &eacute;trangers &eacute;tablis en Nouvelle-Cal&eacute;donie ;<\/p>\n<p>Vu la loi du 26 juin 1889 sur la nationalit&eacute; et notamment l'article 5 ainsi concu :<\/p>\n<p>l'our l'ex&eacute;cution de la pr&eacute;sente loi, un&nbsp; r&eacute;glement d administration publique determinera :<\/p>\n<p>1&nbsp; les conditions auxquelles ces dispositions sont applicables aux colonies autres que celles dont il est parl&eacute; &agrave; l'article 2 ci-dessus, ainsi que les formes &agrave; suivre pour la naturalisation dans les colonies &raquo;<\/p>\n<p>Vu le d&eacute;cret du 13 ao&ucirc;t 18*9, portant r&egrave;glement d'administration publique pour l'ex&eacute;cution de la loi du 26 juin !839 sur la<\/p>\n<p>nationalit&eacute; ;<\/p>\n<p>Vu la loi du 22 juillet 1895, portant modification de l'art. 8, paragraphe 3 et de l'art. 9 du Code civil. relativement aux d&eacute;clarations effectu&eacute;es en vue d'acqu&eacute;rir ou de d&eacute;cliner<\/p>\n<p>la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise ;<\/p>\n<p>Le Conseil d'Etat entendu,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">F&eacute;lix FAURE.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre des Colonires,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Andr&eacute; LEBON.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J. DARLAN.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":192178,"institution":1326,"mesures":false,"old_texte_id":"81656","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197472","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197472\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":201624,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197472\/revisions\/201624"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/192178"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=197472"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=197472"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=197472"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}