{"id":197666,"date":"1911-06-12T00:00:00","date_gmt":"1911-06-11T21:07:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=197666"},"modified":"2025-05-07T22:19:52","modified_gmt":"2025-05-07T19:19:52","slug":"decret-n-1-177-1911-modifiant-le-decret-du-2-mars-1910-portant-reglement-sur-la-solde-et-les-allocations-accessoires-des-fonctionnaires-employes-et-agents-des-services-coloniaux-ou-locaux","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n-1-177-1911-modifiant-le-decret-du-2-mars-1910-portant-reglement-sur-la-solde-et-les-allocations-accessoires-des-fonctionnaires-employes-et-agents-des-services-coloniaux-ou-locaux\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 1-177-1911 modifiant le d\u00e9cret du 2 mars 1910, portant r\u00e8glement sur la solde et les allocations accessoires des fonctionnaires, employ\u00e9s et agents des services coloniaux ou locaux."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Monsieur le Pr&eacute;sident,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">A la date du 2 mars 1910 est intervenu un d&eacute;cret portant r&egrave;glement sur la solde et les allocations accessoires du personnel colonial.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Poursuivant l&rsquo;&oelig;uvre r&eacute;alis&eacute;e par les d&eacute;crets des 127 novembre 1899 et 21 octobre 1903, cet acte a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u dans un large esprit de d&eacute;centralisation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;exp&eacute;rience a cependant d&eacute;montr&eacute; qu&rsquo;il importait d&rsquo;y effectuer certaines modifications qui, d&rsquo;ailleurs, n&rsquo;alt&egrave;rent en rien l&rsquo;&eacute;conomie g&eacute;n&eacute;rale du d&eacute;cret pr&eacute;cit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ces modifications sont relatives, d&rsquo;une part &agrave; la dur&eacute;e du s&eacute;jour colonial impos&eacute; au personnel pour pouvoir pr&eacute;tendre &agrave; un cong&eacute; administratif, d&rsquo;autre part au r&eacute;gime des allocations accessoires &agrave; la solde.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;article 35, paragraphe IV, du d&eacute;cret du 2 mars 1910 distingue les fonctionnaires en quatre cat&eacute;gories au point de vue de leurs droits &agrave; l&rsquo;obtention d&rsquo;un cong&eacute; administratif.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le personnel de l&rsquo;Afrique Equatoriale et celui de l&rsquo;Afrique Occidentale, exception faite pour le S&eacute;n&eacute;gal, ne sont soumis qu&rsquo;&agrave; un s&eacute;jour de vingt mois. Le personnel de l&rsquo;Indochine, du S&eacute;n&eacute;gal, de la C&ocirc;te fran&ccedil;aise des Somalis et de la Guyane fran&ccedil;aise est astreint &agrave; un s&eacute;jour de deux ans, le personnel de Madagascar et d&eacute;pendances et celui de l&rsquo;Inde fran&ccedil;aise doit accomplir un s&eacute;jour de trois ans.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Enfin, un s&eacute;jour de cinq ans est exig&eacute; pour le personnel en service dans les autres colonies.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;estime que la dur&eacute;e de ces s&eacute;jours peut &ecirc;tre augment&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Tout d&rsquo;abord, le s&eacute;jour de vingt mois en Afrique Occidentale fran&ccedil;aise et en Afrique Equatoriale fran&ccedil;aise me semble insuffisant :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">le s&eacute;jour compte du port de d&eacute;barquement, au port d&#8217;embarquement.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Comme il faut souvent plusieurs semaines &agrave; un fonctionnaire pour rejoindre sa destination, un s&eacute;jour colonial de vingt mois correspond, en g&eacute;n&eacute;ral, &agrave; une p&eacute;riode de travail de dix-huit mois.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ce n&rsquo;est certes point excessif quand on consid&egrave;re que ce travail de dix-huit mois est suivi d&rsquo;un cong&eacute; de six mois, dur&eacute;e de la travers&eacute;e non comprise.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;ai la conviction qu&rsquo;un s&eacute;jour de deux ans peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme normal, m&ecirc;me dans nos possessions les plus malsaines. Je rappellerai &agrave; cette occasion que depuis le d&eacute;cret du 22 f&eacute;vrier 1910 les officiers de l&rsquo;arm&eacute;e coloniale, en service &agrave; la c&ocirc;te d&rsquo;Afrique et dans le Territoire militaire du Tchad, effectuent un s&eacute;jour colonial de deux ans.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il est bon de remarquer, en outre, que les agents particuli&egrave;rement &eacute;prouv&eacute;s par le climat peuvent toujours se faire rapatrier en sollicitant un cong&eacute; de convalescence.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">S&rsquo;il me para&icirc;t possible de porter &agrave; deux ans le s&eacute;jour normal du personnel en service en Afrique Occidentale et en Afrique Equatoriale, il me semble absolument indispensable de porter de deux &agrave; trois ans le s&eacute;jour normal du personnel au S&eacute;n&eacute;gal et en Indochine.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;une et l&rsquo;autre de ces colonies, en effet, sont occup&eacute;es depuis longtemps.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les installations y sont suffisantes, les formations sanitaires y sont nombreuses. Surtout elles comportent un certain nombre de postes salubres et confortables, o&ugrave; le personnel peut se reposer des fatigues &eacute;prouv&eacute;es dans les zones moins favoris&eacute;es.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il est &agrave; remarquer que lorsque le s&eacute;jour normal sera fix&eacute; pour le personnel d&rsquo;Indochine &agrave; trois ans (ce qui existait d&rsquo;ailleurs avant 1910), il sera encore beaucoup inf&eacute;rieur &agrave; celui du personnel en s&eacute;jour dans les colonies &eacute;trang&egrave;res voisines. Telles sont les modifications au s&eacute;jour colonial que j&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous proposer.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le texte qui est soumis &agrave; votre haute approbation modifie en outre le r&eacute;gime des allocations accessoires &agrave; la solde.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le d&eacute;cret du 2 mars 1910 r&eacute;glemente avec d&eacute;tails les conditions dans lesquelles peuvent &ecirc;tre attribu&eacute;s les suppl&eacute;ments de fonctions, les indemnit&eacute;s de r&eacute;sidence et de chert&eacute; de vivres, les indemnit&eacute;s de responsabilit&eacute;, les indemnit&eacute;s pour frais de bureau, les indemnit&eacute;s pour perte d&rsquo;effets, les indemnit&eacute;s repr&eacute;sentatives de chauffage et d&rsquo;&eacute;clairage et les conditions dans lesquelles peuvent &ecirc;tre accord&eacute;s les logements et ameublements en nature.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il suffit d&rsquo;&rsquo;&eacute;num&eacute;rer ces mati&egrave;res pour se rendre compte qu&rsquo;elles sont strictement d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t local.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il semble d&egrave;s lors qu&rsquo;il soit possible de faire un nouveau pas dans la voie de d&eacute;centralisation et, puisque les gouverneurs de la plupart de nos colonies ont la facult&eacute; d&rsquo;arr&ecirc;ter des budgets et d&rsquo;&eacute;tablir des taxes, il para&icirc;t bien possible de leur laisser le soin de d&eacute;terminer les tarifs des indemnit&eacute;s de chert&eacute; de vivres ou ceux pour perte d&rsquo;effets. Le r&ocirc;le du minist&egrave;re des colonies n&rsquo;est pas d&rsquo;administrer, et dans lesp&egrave;ce son intervention se justifie d&rsquo;autant moins qu&rsquo;il s&rsquo;agit de r&eacute;gler des situations locales variant non seulement de colonie &agrave; colonie, mais encore d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e et sur lesquelles le D&eacute;partement est mal document&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Mais si les colonies doivent avoir l&rsquo;initiative qui est la cons&eacute;quence de leur autonomie, le ministre doit exercer son droit de contr&ocirc;le, aussi, tout en disposant que les gouverneurs g&eacute;n&eacute;raux et gouverneurs chefs des colonies pourront r&eacute;gler les conditions dans lesquelles sont attribu&eacute;es les allocations accessoires &agrave; la solde, j&rsquo;ai pr&eacute;vu que les arr&ecirc;t&eacute;s de cette nature devront, pr&eacute;alablement &agrave; leur mise en vigueur, &ecirc;tre approuv&eacute;s par le ministre des colonies.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Telles sont les consid&eacute;rations qui ont inspir&eacute; la pr&eacute;paration du texte qui vous est soumis.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Au cas o&ugrave; vous croiriez pouvoir y donner votre approbation, je vous serais reconnaissant de vouloir bien rev&ecirc;tir de votre signature le d&eacute;cret ci-joint.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Je vous prie d&rsquo;agr&eacute;er, monsieur le pr&eacute;sident, l&rsquo;hommage de mes sentiments profond&eacute;ment<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-197666","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"1-177-1911","comment":"modifiant le d\u00e9cret du 2 mars 1910, portant r\u00e8glement sur la solde et les allocations accessoires des fonctionnaires, employ\u00e9s et agents des services coloniaux ou locaux.","visas":"","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">Le Ministre des Colonies.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">MESSIMY<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":192189,"institution":1326,"mesures":false,"old_texte_id":"81852","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197666","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197666\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":201986,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/197666\/revisions\/201986"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/192189"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=197666"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=197666"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=197666"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}