{"id":198017,"date":"1910-09-09T00:00:00","date_gmt":"1910-09-08T21:07:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=198017"},"modified":"2025-05-07T21:14:08","modified_gmt":"2025-05-07T18:14:08","slug":"circulaire-n-1-167-1910-le-ministre-des-colonies-a-m-le-gouverneur-de-la-cote-francaise-des-somalis","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/circulaire-n-1-167-1910-le-ministre-des-colonies-a-m-le-gouverneur-de-la-cote-francaise-des-somalis\/","title":{"rendered":"Circulaire n\u00b0 1-167-1910 Le Ministre des Colonies \u00e0 M. le Gouverneur de la C\u00f4te fran\u00e7aise des Somalis."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">Par circulaire du 16 avril 1907, l&rsquo;un de mes pr&eacute;d&eacute;cesseurs vous avait signal&eacute; le d&eacute;sir exprim&eacute; par son coll&egrave;gue des Finances de voir uniformiser le mode de justification d&rsquo;origine des produits import&eacute;s des Colonies fran&ccedil;aises dans la m&eacute;tropole.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il vous avait indiqu&eacute; &agrave; ee propos les deux syst&egrave;mes sugg&eacute;r&eacute;s dans ee but par M. Cailloux et consistant dans la d&eacute;livrance, d&rsquo;un d&rsquo;un cer tificat d&rsquo;origine appuy&eacute; d&rsquo;un bulletin ou ma nifeste sp&eacute;cial de contr&ocirc;le, autre d&rsquo;un passavant ou acquit &agrave; caution sans aucune pi&egrave;ce annexe et annot&eacute; lui-m&ecirc;me des certificats origine.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La plupart des Colonies,dans leurs r&eacute;ponses, ayant donn&eacute; leur adh&eacute;sion au premier de ees deux syst&egrave;mes, j&rsquo;ai l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre qu&rsquo;il devra d&eacute;sormais &ecirc;tre employ&eacute; pour justifier de la provenance des produits coloniaux &agrave; leur arriv&eacute;e dans la m&eacute;tropole.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il conviendra, d&rsquo;autre part, d&rsquo;unifier le mod&egrave;le de certificat d&rsquo;origine &agrave; utiliser et je vous rappelle &agrave; ce sujet que, par circulaire du 15 juin 1908, n&deg; 8, vous avez &eacute;t&eacute; invit&eacute;, pour &eacute;viter l&rsquo;apposition en France du timbre de dimension de 0,00 ou 1,20 sur des certificats d&rsquo;origine non rev&ecirc;tus du timbre administratif de 0,05, &acirc; faire exclusivement usage &agrave; l&rsquo;avenir du mod&egrave;le officiel s&eacute;rie E, n&deg; 25 1er, timbre comme ci-dessus.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">La m&ecirc;me communication vous faisait d&rsquo;ailleurs remarquer &agrave; cet &eacute;gard que, dans les Colonies n&laquo;&raquo;n soumises au tarif douanier m&eacute;tropolitain. la perception de ce droit de timbre de 0,05 devrait &ecirc;tre r&eacute;gularis&eacute;e par un acte rendu dans la forme r&eacute;glementaire, tandis que dans les Colonies dites Assimil&eacute;es cette perception pouvait &ecirc;tre d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; consid&eacute;r&eacute;e comme implicitement autoris&eacute;e, &eacute;tant donn&eacute; que l&rsquo;article 19 de la loi du 28 avril 1816, qui en prescrit la perception dans la m&eacute;tropole, est ipso facto applicable aux Colonies dont il s&rsquo;agit, par suite de la mise en vigueur dans ces possessions de la loi du 11 janvier 1892.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Cette affirmation &eacute;tait bas&eacute;e notamment sur le fait qu&rsquo;un avis du Conseil d&rsquo;Etat du 17 janvier 1893, confirm&eacute; par un arr&ecirc;t&eacute; du 27 avril 1894 de la Cour de Cassation, a dispos&eacute; que l&rsquo;extension aux Colonies des tarifs douaniers de la France continentale y entra&icirc;ne l&rsquo;application cons&eacute;cutive de toutes les r&egrave;gles qui en d&eacute;terminent l&rsquo;assiette et le mode de perception.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Or, en r&eacute;ponse &agrave; la circulaire du 15 juin 1908, certaines de nos posscsuons formul&egrave;rent d&rsquo;importantes r&eacute;serves et exprim&egrave;rent l&rsquo;opinion qu&rsquo;il &eacute;tait n&eacute;cessaire de recourir au contraire, dans les Colonies assimil&eacute;es, &agrave; une promulgation expresse de l&rsquo;article 19 de la loi de 1816 pour donner &agrave; la perception du timbre de 0 fr. 05 une base l&eacute;gale inattaquable, tout en critiquant, d&rsquo;autre part, la forme m&ecirc;me du mod&egrave;le de certificat d&rsquo;origine s&eacute;rie E, n&deg; 25 ter dont on voulait leur imposer l&rsquo;usage.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;ai donc &eacute;t&eacute; amen&eacute; &agrave; examiner &agrave; nouveau la question &agrave; ces deux points de vue.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En ce qui concerne la premi&egrave;re observation formul&eacute;e j&rsquo;ai reconnu finalement qu&rsquo;il ne semblait en effet gu&egrave;re possible, en semblable mati&egrave;re, de proc&eacute;der par voie d&rsquo;extension pure et simple de la l&eacute;gislation m&eacute;tropolitaine.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En effet, si la promulgation automatique parait admissible pour les droits de douane proprement dits (et encore faut-il entendre par ces mots la facult&eacute; d&rsquo;appliquer ipso facto un texte m&eacute;tropolitain dans une colonie assimil&eacute;e, sans &ecirc;tre oblig&eacute; de recourir &agrave; une loi ou &agrave; un d&eacute;cret nouveau, mais sans pouvoir n&eacute;an moins se passer d&rsquo;une promulgation expresse par arr&ecirc;t&eacute; local) il ne doit pas en &ecirc;tre de m&ecirc;me<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">pour les taxes accessoires de douane (droits de statistique, de navigation, droits sanitaires, droits de timbre, etc&#8230;) qui rentrent dans la cat&eacute;gorie des taxes et contributions autres que les droits de douane proprement dits et doivent par suite &ecirc;tre &eacute;tablis suivant la proc&eacute;dure, selon les Colonies en cause par l&rsquo;article 33, paragraphe 3 de la loi de Finances du 13 avril 1900 ou par d&eacute;cret du 30 juin 1867, ou bien par celui du 31 juillet 1898.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Cette opinion est d&rsquo;ailleurs la plus conforme au principe de la sp&eacute;cialit&eacute; de la l&eacute;gislation coloniale.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il r&eacute;sulte de cette nouvelle mani&egrave;re de voir que la perception du droit de timbre administratif de 0.05 n&eacute;cessitera dans toutes nos possessions la promulgation pr&eacute;alable expresse de l&rsquo;article 19 de la loi du 28 avril 1816 et je vous serais oblig&eacute; de vouloir bien provoquer &agrave; ce sujet les mesures d&rsquo;ex&eacute;cution r&eacute;glemen taires.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Au cas, cependant, ou, en vertu de l&rsquo;&eacute;tat actuel de la l&eacute;gislation douani&egrave;re de l&rsquo;une quel conque de nos Colonies la perception cause ne saurait l&eacute;galement &ecirc;tre effectu&eacute;e sur son territoire. M. le Ministre des Finances, consult&eacute; &agrave; ce sujet par son D&eacute;partement, a d&eacute;cid&eacute; que ce droit de timbre serait alors per&ccedil;u &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e en France par la douane m&eacute;tropolitaine, au moyen de timbres mobiles qui seront appos&eacute;s iar ses soins sur les certificats produits &agrave; appui des d&eacute;clarations. Le taux per&ccedil;u serait &eacute;galement de 0.05 sans qu&rsquo;il soit fait usage, comme &agrave; l&rsquo;heure actuelle, de timbre de dimension de 0,60 ou de 1,20. la question du timbre administratif se trouve ainsi solutionn&eacute;e dans des conditions r&eacute;glementaires et qui seront &agrave; la fois aussi favorable que possible pour nos possessions d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En ce qui concerne d&rsquo;autre part le mod&egrave;le de certificat &agrave; employer, M. le Ministre des Finances, en vue de rem&eacute;dier aux objections soulev&eacute;es contre l&rsquo;utilisation exclusive de l&rsquo;imprim&eacute; s&eacute;rie E, n&deg; 25 ter, a bien voulu faire pr&eacute;parer le mod&egrave;le sp&eacute;cial ci-annexe qui prendra le &deg; 25 quater de la s&eacute;rie E, et sera privatif aux douanes coloniales.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Comme contexture et libell&eacute;, ce certificat r&eacute;pondra mieux &agrave; sa destination que le mod&egrave;le E 25 ter, qui<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">avait &eacute;t&eacute; tout d&rsquo;abord pr&eacute;conis&eacute;, mais dont les dimensions notamment sont trop r&eacute;duites pour pouvoir &ecirc;tre pratiquement utilis&eacute; dans nos douanes d&rsquo;outre-mer.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Enfin, en raison des exon&eacute;rations sp&eacute;ciales que doivent comporter les certificats relatifs aux tissus de l&rsquo;Inde fran&ccedil;aise, il a paru n&eacute;cessaire d&rsquo;&eacute;tablir pour ces produits une formule particuli&egrave;re, dont ci-joint le mod&egrave;le, qui prendra le &deg; 25 quinquinas de la s&eacute;rie , et ne<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">devra &ecirc;tre utilis&eacute;e que pour les exp&eacute;ditions de cette nature provenant de notre Colonie d&rsquo;Asie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;un et l&rsquo;autre des nouveaux mod&egrave;les seront, bien entendu, de m&ecirc;me que les certificats E, n&deg; 25 ter, consid&eacute;r&eacute;s comme des exp&eacute;ditions de douanes et soumis, conform&eacute;ment &agrave; la loi du 28 avril 1816, au timbre administratif de 0,05 &agrave; percevoir dans la Colonie, sauf l&rsquo;exception vis&eacute;e plus haut.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il appartiendra d&rsquo;assurer directement l&rsquo;impression sur place des documents en cause.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Je vous prierais de vouloir bien prendre les mesures n&eacute;cessaires pour que l&rsquo;usage exclusif de ces certificats soit g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; dans le plus bref d&eacute;lai ; et si possible &agrave; partir du 1 er janvier 1911, dans la Colonie que vous administrez.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Je vous serais en tout cas tr&egrave;s oblig&eacute; de me tenir au courant, sous le pr&eacute;sent timbre, des mesures que vous aurez prises &agrave; ce sujet.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[257],"class_list":["post-198017","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-circulaire"],"acf":{"reference":"1-167-1910","comment":" Le Ministre des Colonies \u00e0 M. le Gouverneur de la C\u00f4te fran\u00e7aise des Somalis.","visas":"","signature":"<p>Sign&eacute; 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