{"id":198387,"date":"1910-03-29T00:00:00","date_gmt":"1910-03-28T21:07:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/?post_type=texte-juridique&#038;p=198387"},"modified":"2025-05-07T21:15:01","modified_gmt":"2025-05-07T18:15:01","slug":"arrete-n-10-162-1910-le-ministre-des-colonies-a-mm-les-gouverneurs-generaux-de-lindo-chine-de-lafrique-occidentale-francaise-les-gouverneurs-des-colonies-et-ladministrateur-des-iles-sai","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/arrete-n-10-162-1910-le-ministre-des-colonies-a-mm-les-gouverneurs-generaux-de-lindo-chine-de-lafrique-occidentale-francaise-les-gouverneurs-des-colonies-et-ladministrateur-des-iles-sai\/","title":{"rendered":"Arr\u00eat\u00e9 n\u00b0 10-162-1910 Le Ministre des Colonies \u00e0 MM. les Gouverneurs g\u00e9n\u00e9raux de l&rsquo;Indo-Chine, de l&rsquo;Afrique Occidentale Fran\u00e7aise, les Gouverneurs des Colonies et l&rsquo;Administrateur des Iles Saint-Pierre et Miquelon."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0px;\">M. le Ministre des Finances vient de me signaler que de fr&eacute;quentes r&eacute;clamations parviennent &agrave; son d&eacute;partement, en raison des d&eacute;lais qui s&rsquo;&eacute;coulent entre l&rsquo;admission &agrave; la retraite des fonctionnaires et la concession de leur pension.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Elles &eacute;manent, en g&eacute;n&eacute;ral, d&rsquo;anciens agents soumis au r&eacute;gime des pensions civiles qui, contrairement &agrave; la r&egrave;gle pos&eacute;e par le d&eacute;cret de 1897, ont &eacute;t&eacute; remplac&eacute;s dans leur emploi, sans attendre que la remise du brevet de leur pension leur permette d&rsquo;en toucher les arr&eacute;rages.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Les int&eacute;ress&eacute;s sont donc, pendant toute la dur&eacute;e de l&rsquo;instance de leur pension, priv&eacute;s des ressources sur lesquelles ils devraient pouvoir l&eacute;gitimement compter.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">M. Cochery expose qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; amen&eacute; &Agrave; constater que la presque totalit&eacute; des plaintes dont il est saisi r&eacute;sulte de ce que les administrations n&eacute;gligent d&rsquo;appliquer les prescriptions du d&eacute;cret du 27 mai 1897.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Sous le r&eacute;gime du d&eacute;cret du 9 novembre 1893, la cessation imm&eacute;diate des fonctions &eacute;tait la r&egrave;gle pour l&rsquo;agent admis &agrave; la retraite, c&rsquo;&eacute;tait seulement lorsque l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t du service l&rsquo;exigeait, c&rsquo;est-&agrave;-dire dans de tr&egrave;s rares circonstances qu&rsquo;il pouvait &ecirc;tre momentan&eacute;ment maintenu en activit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le d&eacute;cret de 1897 a pris exactement le contre-pied de l&rsquo;ancien texte ; sous r&eacute;serve des n&eacute;cessit&eacute;s de service, il prescrit de maintenir dans son emploi et jusqu&rsquo;&agrave; la remise de son brevet de pension le fonctionnaire admis &agrave; la retraite. Ainsi l&rsquo;exception est devenue la r&egrave;gle.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Cette r&egrave;gle, sans doute, ne peut profiter aux agents qui ont un maniement de deniers ou de mati&egrave;res, et pour lesquels la liquidation de la pension est subordonn&eacute;e &agrave; la d&eacute;livrance d&rsquo;un certificat de non d&eacute;but. Elle ne peut davantage &ecirc;tre invoqu&eacute;e par les fonctionnaires admis &agrave; la retraite pour accident de service, infirmit&eacute;s ou invalidit&eacute;s, puisqu&rsquo;ici limpossibilit&eacute; de continuer les fonctions est la conditon m&ecirc;me du droit &agrave; pension.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Mais en dehors de ces cas bien caract&eacute;ris&eacute;s, d&rsquo;imp&eacute;rieuses n&eacute;cessit&eacute;s de service seules peuvent autoriser l&rsquo;administration &agrave; prescrire dans l&rsquo;acte l&rsquo;admission &agrave; la retraite, la cessation imm&eacute;diate des fonctions.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;administration a, en effet, le devoir d&rsquo;assurer, dans la mesure la plus large, l&rsquo;application de la r&egrave;gle pos&eacute;e en 1897, puisqu&rsquo;elle met &agrave; l&rsquo;abri de la g&egrave;ne, pendant l&rsquo;instance de pension, les modestes serviteurs de l&rsquo;Etat parvenus au terme de leur carri&egrave;re.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Je crois donc pouvoir compter sur votre bienveillance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du personnel relevant de votre autorit&eacute; pour accorder, aussi souvent que les circonstances le permettront, aux agents r&eacute;gis par la loi du 9 juin 1853, le b&eacute;n&eacute;fice du d&eacute;cret pr&eacute;cit&eacute;, dont les dispositions ont d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; reproduites par le paragraphe ITT de l&rsquo;article 8 du d&eacute;cret du 23 d&eacute;cembre 1897.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Toutefois, lorsque, sur sa demande ou en raison soit de la suppression de son emploi, soit<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t du service, le fonctionnaire admis &agrave; faire valoir ses droits &agrave; la retraite pour anciennet&eacute;, par application des paragraphes 1 et 2 de l&rsquo;article 5 de la loi du 9 juin 1853, devra cesser imm&eacute;diatement ses fonctions, vous devrez me signaler d&rsquo;une mani&egrave;re tr&egrave;s pr&eacute;cise les raisons qui s&rsquo;opposent au maintien en service de l&rsquo;agent en cause, afin qu&rsquo;une d&eacute;cision en ce sens puisse &ecirc;tre prononc&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">En labsence de toute d&eacute;cision de cette nature, l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; continuera d&rsquo;exercer ses fonctions jusqu&rsquo;&agrave; la d&eacute;livrance de son brevet de pension, Vous veillerez &agrave; ce que cette r&egrave;gle soit scrupuleusement observ&eacute;e &agrave; l&rsquo;avenir,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il est bien entendu que cette prescription ne peut s&rsquo;appliquer qu&rsquo;aux fonctionnaires pr&eacute;sents &agrave; leur poste au moment de leur admis sion &agrave; la retraite,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Ceux qui sont admis &agrave; faire valoir leurs droits &agrave; la retraite, alors qu&rsquo;ils sont titulaires<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">d&rsquo;un cong&eacute; avec solde sont toutefois consid&eacute;r&eacute;s comme &eacute;tant maintenus provisoirement en fonctions et ne sont ray&eacute;s des: contr&ocirc;les de l&rsquo;activit&eacute; que le lendemain du jour o&ugrave; expire la p&eacute;riode de cong&eacute; en cours, qui ne peut &ecirc;tre prolong&eacute;e ni renouvel&eacute;e en aucun cas.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Quant &agrave; ceux qui, n&rsquo;&eacute;tant pas pr&eacute;sents &agrave; leur poste, ne sont titulaires d&rsquo;aucun cong&eacute; avec solde, ils sont ray&eacute;s des contr&ocirc;les de l&rsquo;activit&eacute; pour compter du jour fix&eacute; par la d&eacute;cision qui les admet &agrave; la retraite.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Il est hors de doute que l&rsquo;application des prescriptions du d&eacute;cret du 27 mai 1897 sera rendue d&rsquo;autant plus facile que la proc&eacute;dure de concession des pensions sera plus rapide.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">D&eacute;j&agrave; des simplifications ont &eacute;t&eacute; apport&eacute;es par la loi du 22 juillet dernier, Il serait d&eacute;sirable de compl&eacute;ter l&rsquo;&oelig;uvre du l&eacute;gislateur en r&eacute;duisant au minimum la dur&eacute;e de chacune des phases encore nombreuses que comporte la liquidation.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">A cet &eacute;gard, M. le Ministre des Finances observe que, tr&egrave;s souvent, un long intervalle s&eacute;pare deux op&eacute;rations qui devraient &ecirc;tre presque concomitantes ; le prononc&eacute; de la retraite et l&rsquo;envoi du dossier de pension &agrave; son d&eacute;partement. Cela tient d&rsquo;ordinaire &agrave; ce que les actes d&rsquo;&eacute;tat-civil et les documents justificatifs des services &eacute;trangers au Minist&egrave;re dans lequel le fonctionnaire est retrait&eacute;, n&rsquo;avaient pas &eacute;t&eacute; &eacute;tablis &agrave; l&rsquo;avance, ou &agrave; ce que des erreurs y ont &eacute;t&eacute; relev&eacute;es sur observation de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, qui n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; mis &agrave; m&ecirc;me pr&eacute;c&eacute;demment d&rsquo;en v&eacute;rifier l&rsquo;exactitude<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Pour obvier &agrave; cette cause de retards, M. Cochery estime qu&rsquo;il conviendrait peut-&ecirc;tre d&rsquo;envisager la cr&eacute;ation de carnets individuels sur lesquels seraient consign&eacute;s, outre l&rsquo;&eacute;tat civil des fonctionnaires, la nature et la dur&eacute;e de leurs services, les positions comptant pour la retraite occup&eacute;es par eux et les &eacute;moluments assujettis aux retenues, dont ils ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; au cours de leur carri&egrave;re, M. le Ministre des Finances ajoute que ce carnet serait &eacute;tabli par le chef imm&eacute;diat de l&rsquo;agent, au vu des pi&egrave;ces constituant son dossier ou constatant ses changements de position. Il serait soumis au visa de l&rsquo;agent chaque fois que la situation de celui-ci serait modifi&eacute;e.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">M. le Ministre des Finances expose que, dans ces conditions, les inscriptions du carnet seraient s&eacute;rieusement faites, son &eacute;tablissement n&eacute;cessitant d&rsquo;ailleurs un suppl&eacute;ment de travail peu appr&eacute;ciable pour les chefs de service. L&rsquo;agent serait mieux tenu au courant de ses titres &eacute;ventuels &agrave; pension ; le contr&ocirc;le de ladministration serait facilit&eacute;, lors de l&rsquo;admission &agrave; la retraite et de nombreuses sources d&rsquo;erreurs seraient &eacute;vit&eacute;es dans la liquidation qui, elle-m&ecirc;me, deviendrait plus rapide.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;opportunit&eacute; des mesures pr&eacute;conis&eacute;es par M. Cochery ne para&icirc;t pas douteuse.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Toutefois, elles ne sauraient &ecirc;tre appliqu&eacute;es sans modifications par mon administration, car elles entra&icirc;neraient des complications incompatibles avec les exigences du service colonial.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">J&rsquo;ai pens&eacute; que la m&eacute;thode la plus simple et la plus facile &agrave; observer pour atteindre le but poursuivi consisterait &agrave; consigner au livret de solde de chaque fonctionnaire les indications dont l&rsquo;utilit&eacute; est signal&eacute;e par M. le Ministre des Finances.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">L&rsquo;agent int&eacute;ress&eacute; serait tenu de v&eacute;rifier chaque fois qu&rsquo;il serait en possession de son livret, les indications qui s&rsquo;y trouveraient port&eacute;es et d&rsquo;en demander la rectification, aussi souvent qu&rsquo;il y aurait lieu, en produisant les justificalions n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Des dispositions en ce sens ont &eacute;t&eacute; introduites dans le projet de d&eacute;cret &eacute;labor&eacute; en vue d&rsquo;apporter au d&eacute;cret du 23 d&eacute;cembre 1897 les modifications reconnues n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Vous voudrez bien, le moment venu, donner des ordres pour que les prescriptions dont il s&rsquo;agit soient rigoureusement appliqu&eacute;es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[1326],"nature-dun-texte":[256],"class_list":["post-198387","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-actes-du-pouvoir-central","nature-dun-texte-arrete"],"acf":{"reference":"10-162-1910","comment":"Le Ministre des Colonies \u00e0 MM. les Gouverneurs g\u00e9n\u00e9raux de l'Indo-Chine, de l'Afrique Occidentale Fran\u00e7aise, les Gouverneurs des Colonies et l'Administrateur des Iles Saint-Pierre et Miquelon.","visas":"","signature":"<p style=\"margin: 0px;\">Sign&eacute; : TROUILLOT.<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Pour ampliation :<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">Le Directeur du personnel,<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">DALMAS.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0px;\">&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":256,"journal_officiel":192199,"institution":1326,"mesures":false,"old_texte_id":"82580","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/198387","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/198387\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":202456,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/198387\/revisions\/202456"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/1326"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/256"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/192199"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=198387"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=198387"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=198387"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}