{"id":58831,"date":"2006-01-28T00:00:00","date_gmt":"2006-01-27T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n133-an-05-5eme-l-portant-code-du-travail\/"},"modified":"2006-01-28T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-27T21:00:00","slug":"loi-n133-an-05-5eme-l-portant-code-du-travail","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n133-an-05-5eme-l-portant-code-du-travail\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 133\/AN\/05\/5\u00e8me L portant Code du Travail."},"content":{"rendered":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE I<br \/>DISPOSITIONS G&Eacute;N&Eacute;RALES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 1er : La pr&eacute;sente loi institue le Code du travail de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p>Ce code est applicable aux relations professionnelles entre travailleurs et employeurs.<\/p>\n<p>Est consid&eacute;r&eacute;e comme travailleur au sens du Code du Travail, quels que soient son sexe et sa nationalit&eacute;, toute personne qui s&rsquo;est engag&eacute;e &agrave; mettre son activit&eacute; professionnelle, moyennant r&eacute;mun&eacute;ration, sous la direction et l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;une autre personne physique ou morale, publique ou priv&eacute;e.<br \/>Pour la d&eacute;termination de la qualit&eacute; de travailleur, il ne doit &ecirc;tre tenu compte ni du statut juridique de l&#8217;employeur, ni de celui du travailleur.<\/p>\n<p>Sont exclues du champ d&rsquo;application du pr&eacute;sent Code les personnes nomm&eacute;es dans un emploi permanent d&rsquo;un cadre de l&rsquo;administration publique et qui rel&egrave;vent, &agrave; ce titre, du Statut G&eacute;n&eacute;ral de la Fonction Publique ainsi que ceux relatifs aux militaires, aux gendarmes, &agrave; la police et &agrave; la protection civile.<\/p>\n<p>Comme Loi de la R&eacute;publique ce Code du travail est applicable sur l&rsquo;ensemble du territoire national &agrave; l&rsquo;exception des \u00ab\u00a0zones franches\u00a0\u00bb qui rel&egrave;vent d&rsquo;une l&eacute;gislation particuli&egrave;re.<\/p>\n<p>Article 2 : Le travail forc&eacute; ou obligatoire est interdit de fa&ccedil;on absolue.<\/p>\n<p>Le terme \u00ab\u00a0travail forc&eacute; ou obligatoire\u00a0\u00bb d&eacute;signe tout travail ou service exig&eacute; d&rsquo;un individu sous la contrainte physique et\/ou morale et pour lequel l&rsquo;individu ne s&rsquo;est donn&eacute; de plein droit.<br \/>Toutefois, le terme \u00ab\u00a0travail forc&eacute; ou obligatoire\u00a0\u00bb ne comprendra pas :<\/p>\n<p>a) tout travail ou service exig&eacute; en vertu des lois sur le service militaire obligatoire et affect&eacute; &agrave; des travaux d&rsquo;un caract&egrave;re purement militaire ;<br \/>b) tout travail ou service d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral tel que d&eacute;fini par les lois sur les obligations civiques ;<br \/>c) tout travail ou service exig&eacute; d&rsquo;un individu comme cons&eacute;quence d&rsquo;une condamnation prononc&eacute;e par une d&eacute;cision judiciaire, &agrave; la condition que ce travail ou service soit ex&eacute;cut&eacute; sous la surveillance et le contr&ocirc;le des autorit&eacute;s publiques et que ledit individu ne soit pas conc&eacute;d&eacute; ou mis &agrave; la disposition de particuliers, compagnies ou personnes morales priv&eacute;es ;<br \/>d) tout travail ou service exig&eacute; dans les cas de force majeure, c&rsquo;est-&agrave;-dire dans les cas de guerre, de sinistres ou menaces de sinistres tels qu&rsquo;incendies, inondations, famines, tremblements de terre, &eacute;pid&eacute;mies et &eacute;pizooties violentes, invasions d&rsquo;animaux, d&rsquo;insectes ou de parasites v&eacute;g&eacute;taux nuisibles, et en g&eacute;n&eacute;ral toutes circonstances mettant en danger ou risquant de mettre en danger la vie ou les conditions normales d&rsquo;existence de l&rsquo;ensemble ou d&rsquo;une partie de la population ;<br \/>e) les menus travaux de village, c&rsquo;est-&agrave;-dire les travaux ex&eacute;cut&eacute;s dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t direct de la collectivit&eacute; par les membres de celle-ci, travaux qui, de ce chef, peuvent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme des obligations civiques normales incombant aux membres de la collectivit&eacute;, &agrave; condition que la population elle-m&ecirc;me ou ses repr&eacute;sentants directs aient le droit de se prononcer sur le bien-fond&eacute; de ces travaux.<\/p>\n<p>Article 3 : Sous r&eacute;serve des dispositions expresses du pr&eacute;sent Code, ou de tout texte de nature l&eacute;gislative ou r&eacute;glementaire prot&eacute;geant les femmes, les enfants et les jeunes, ainsi que des dispositions relatives &agrave; la condition des &eacute;trangers, aucun employeur ne peut prendre en compte le sexe, l&rsquo;&acirc;ge, la race, la couleur, l&rsquo;origine sociale, la nationalit&eacute; ou l&rsquo;ascendance nationale, l&rsquo;appartenance ou la non-appartenance &agrave; un syndicat, l&rsquo;activit&eacute; syndicale ou les opinions, notamment religieuses et politiques du travailleur pour arr&ecirc;ter ses d&eacute;cisions en ce qui concerne notamment l&#8217;embauche, la conduite et la r&eacute;partition du travail, la formation professionnelle, l&rsquo;avancement, la promotion, la r&eacute;mun&eacute;ration et autres conditions de travail, l&rsquo;octroi d&rsquo;avantages sociaux, la discipline ou la rupture du contrat de travail.<\/p>\n<p>Article 4 : Il est interdit &agrave; tout employeur d&rsquo;user de moyens de pression &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;un travailleur ou &agrave; l&rsquo;encontre ou en faveur d&rsquo;une organisation syndicale de salari&eacute;s quelle qu&rsquo;elle soit, ou d&rsquo;un de ses membres.<\/p>\n<p>Article 5 : L&rsquo;&acirc;ge minimum d&rsquo;acc&egrave;s au march&eacute; du travail est fix&eacute; &agrave; 16 ans r&eacute;volus.<\/p>\n<p>Article 6 : Un exemplaire du pr&eacute;sent Code doit &ecirc;tre tenu par l&#8217;employeur &agrave; la disposition des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE II<br \/>DES RAPPORTS INDIVIDUELS DE TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE 1er<br \/>DU CONTRAT DE TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 1 : DISPOSITIONS D&rsquo;ENSEMBLE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 7 : Le contrat de travail est un accord de volont&eacute; par lequel une personne physique s&rsquo;engage &agrave; mettre son activit&eacute; professionnelle sous la direction et l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;une autre personne physique ou morale, publique ou priv&eacute;e, moyennant r&eacute;mun&eacute;ration.<\/p>\n<p>Article 8 : Le contrat de travail peut &ecirc;tre &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e ou ind&eacute;termin&eacute;e.<br \/>Tout contrat de travail peut &ecirc;tre &agrave; temps plein ou &agrave; temps partiel.<\/p>\n<p>Article 9 : Les contrats de travail sont pass&eacute;s librement, toutefois:<br \/>1. le contrat d&rsquo;apprentissage ;<br \/>2. le contrat &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e exc&eacute;dant un mois ;<br \/>3. le contrat de travail dont l&rsquo;ex&eacute;cution est hors du lieu de r&eacute;sidence habituelle du travailleur ;<br \/>4. le contrat des travailleurs &eacute;trangers ;<br \/>5. la stipulation d&rsquo;une p&eacute;riode d&rsquo;essai dans un contrat ;<br \/>doivent &ecirc;tre constat&eacute;s par &eacute;crit. Les contrats et stipulations &eacute;crits sont exempts de tout droit de timbre et d&rsquo;enregistrement.<\/p>\n<p>Article 10 : Quel que soit le lieu de la conclusion du contrat et de la r&eacute;sidence de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre partie, tout contrat de travail conclu pour &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute; en R&eacute;publique de Djibouti est soumis aux dispositions de la pr&eacute;sente loi, sauf en cas d&rsquo;ex&eacute;cution partielle, en R&eacute;publique de Djibouti, d&rsquo;un contrat de travail initialement conclu sous l&rsquo;empire d&rsquo;une autre l&eacute;gislation, pour des travailleurs d&eacute;plac&eacute;s dont la mission sur le territoire n&rsquo;exc&egrave;de pas six mois.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 2 : DU CONTRAT DE TRAVAIL<br \/>A DUR&Eacute;E D&Eacute;TERMIN&Eacute;E<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 11 : Tout contrat conclu pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e ne peut exc&eacute;der, en cas de renouvellement r&eacute;p&eacute;titif la dur&eacute;e totale de 12 mois renouvelable une fois.<br \/>Tout contrat stipulant une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; un mois ou n&eacute;cessitant l&rsquo;installation du travailleur hors de sa r&eacute;sidence habituelle doit &ecirc;tre, apr&egrave;s visite m&eacute;dicale d&rsquo;aptitude de celui-ci, constat&eacute; par &eacute;crit.<\/p>\n<p>Article 12 : Sont consid&eacute;r&eacute;es comme relevant du champ d&rsquo;application du contrat &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute; :<br \/>1- les travailleurs &agrave; titre saisonnier ou temporaire ;<br \/>2- les travailleurs engag&eacute;s pour une t&acirc;che d&eacute;termin&eacute;e dont l&rsquo;ex&eacute;cution n&rsquo;exc&egrave;de pas six mois ;<br \/>3- les travailleurs &agrave; titre occasionnel ;<br \/>4- les travailleurs engag&eacute;s &agrave; l&rsquo;heure ou &agrave; la journ&eacute;e ;<br \/>5- les travailleurs pour la dur&eacute;e d&rsquo;un chantier ou d&rsquo;une mission ;<br \/>6- Les travailleurs rempla&ccedil;ants des salari&eacute;s absents pour une p&eacute;riode temporaire suite &agrave; la maladie, la maternit&eacute; ou la formation ;<br \/>7- Les travailleurs recrut&eacute;s &agrave; la faveur d&rsquo;une augmentation passag&egrave;re du volume de l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Article 13 : Des contrats de travail &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e peuvent &ecirc;tre conclus, conform&eacute;ment aux dispositions l&eacute;gislatives et r&eacute;glementaires, et ce dans le dessein de promouvoir une politique d&rsquo;embauche en faveur de personnes sans emploi.<\/p>\n<p>Article 14 : Sans pr&eacute;judice d&rsquo;application des articles pr&eacute;c&eacute;dents, le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute; doit mentionner dans son corps, d&egrave;s son approbation, la limite temporelle fixant son terme.<\/p>\n<p>Article 15 : Tout contrat de travail qui ne r&eacute;pond pas aux exigences du contrat &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e est consid&eacute;r&eacute; comme un contrat &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 3 : DE L&rsquo;ENGAGEMENT A L&rsquo;ESSAI<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 16 : Il y a engagement &agrave; l&rsquo;essai lorsque l&rsquo;employeur et le travailleur, en vue de conclure un contrat d&eacute;finitif, d&eacute;cident au pr&eacute;alable d&rsquo;appr&eacute;cier notamment :<br \/>* le premier, l&rsquo;aptitude professionnelle du travailleur et son rendement,<br \/>* le second, les conditions de travail, de vie, de r&eacute;mun&eacute;ration, d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; ainsi que le climat social de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Article 17 : L&rsquo;engagement &agrave; l&rsquo;essai doit &ecirc;tre constat&eacute; par &eacute;crit. Dans les cas pr&eacute;vus aux points 2, 3, et 4 de l&rsquo;article 9, l&rsquo;essai ne peut r&eacute;sulter que d&rsquo;une clause incluse dans le corps du contrat.<\/p>\n<p>Article 18 : Dans les contrats &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e, la p&eacute;riode d&rsquo;essai ne peut exc&eacute;der quinze jours pour les employ&eacute;s, ouvriers et man&oelig;uvres pay&eacute;s &agrave; l&rsquo;heure ; un mois pour les employ&eacute;s, ouvriers et man&oelig;uvres pay&eacute;s au mois et trois mois pour les agents de ma&icirc;trise, cadres et assimil&eacute;s. Cette p&eacute;riode ne peut &ecirc;tre renouvel&eacute;e qu&rsquo;une fois et par &eacute;crit.<br \/>Dans le contrat &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, la p&eacute;riode d&rsquo;essai ne peut exc&eacute;der une dur&eacute;e qui, exprim&eacute;e en jours ouvrables, est &eacute;gale &agrave; un jour par semaine de travail pr&eacute;vu ou pr&eacute;visibles sans pouvoir exc&eacute;der un mois pour les employ&eacute;s, ouvriers et man&oelig;uvres et trois mois pour les agents de ma&icirc;trise, cadres et assimil&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 19 : Le travail ex&eacute;cut&eacute; pendant la p&eacute;riode d&rsquo;essai doit &ecirc;tre pay&eacute; au taux de la cat&eacute;gorie dans laquelle a &eacute;t&eacute; engag&eacute; le travailleur, conform&eacute;ment aux classifications professionnelles de la convention ou de l&rsquo;accord collectif &eacute;ventuellement applicable &agrave; l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Article 20 : Si le travailleur est maintenu en service &agrave; l&rsquo;expiration de la p&eacute;riode d&rsquo;essai, renouvel&eacute;e ou non, les parties sont li&eacute;es par un contrat de travail et la p&eacute;riode d&rsquo;essai, renouvellement compris, est prise en compte pour la d&eacute;termination des droits et avantages attach&eacute;s &agrave; la dur&eacute;e du service dans l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Article 21 : L&rsquo;engagement &agrave; l&rsquo;essai peut, &agrave; tout moment, cesser sans pr&eacute;avis ni indemnit&eacute;s de quelque nature que ce soit par la volont&eacute; de l&rsquo;une des parties.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 4 : DU CONTRAT DE TRAVAIL<br \/>A DUR&Eacute;E IND&Eacute;TERMIN&Eacute;E<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 22 : Le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute; peut &ecirc;tre &eacute;crit ou verbal.<br \/>Le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e peut &ecirc;tre conclu pour un travail &agrave; temps plein ou pour un travail &agrave; temps partiel.<\/p>\n<p>Article 23 : Dans le cas o&ugrave; un travailleur sous contrat de travail &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e &agrave; temps partiel effectue des heures suppl&eacute;mentaires au cours d&rsquo;une semaine ou d&rsquo;un mois, le nombre d&rsquo;heures suppl&eacute;mentaires effectu&eacute;es ne peut &ecirc;tre sup&eacute;rieur au dixi&egrave;me de la dur&eacute;e hebdomadaire ou mensuelle pr&eacute;vue dans son contrat.<br \/>Lorsque le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e, &agrave; temps plein ou &agrave; temps partiel, n&eacute;cessite l&rsquo;installation du travailleur hors de sa r&eacute;sidence habituelle, il doit &ecirc;tre obligatoirement constat&eacute; par &eacute;crit.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 5 : DU CONTRAT DU TRAVAILLEUR &Eacute;TRANGER<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 24 : Tout &eacute;tranger peut exercer une activit&eacute; salari&eacute;e en vertu d&rsquo;un contrat de travail &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, sous r&eacute;serve des dispositions ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Article 25 : Le contrat de travail pour &eacute;tranger est obligatoirement constat&eacute; par &eacute;crit. Il fait l&rsquo;objet d&rsquo;un visa d&eacute;livr&eacute; par le Ministre charg&eacute; du Travail.<\/p>\n<p>Article 26 : Le visa du contrat du travailleur &eacute;tranger entra&icirc;ne la d&eacute;livrance d&rsquo;une autorisation de travail d&eacute;livr&eacute;e par le Ministre charg&eacute; du Travail.<br \/>Nul travailleur &eacute;tranger ne peut b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un visa de s&eacute;jour \u00ab\u00a0pour travail\u00a0\u00bb s&rsquo;il n&rsquo;a pas pr&eacute;alablement obtenu la dite autorisation de travail.<\/p>\n<p>Article 27 : Cette autorisation est temporaire. Elle est d&eacute;livr&eacute;e pour une dur&eacute;e d&rsquo;un an ; elle peut &ecirc;tre renouvel&eacute;e plusieurs fois; elle doit &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; toute r&eacute;quisition des services du Minist&egrave;re charg&eacute; du Travail ou des services des visas du Minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur.<br \/>Lorsqu&rsquo;un travailleur &eacute;tranger quitte, pour quelle que raison que ce soit son employeur, ce dernier doit adresser au Service de la Main d&rsquo;&oelig;uvre une d&eacute;claration de cessation de service.<br \/>L&rsquo;autorisation de travail devient imm&eacute;diatement caduque.<\/p>\n<p>Article 28 : Le Ministre charg&eacute; du Travail peut refuser la d&eacute;livrance ou le renouvellement de l&rsquo;autorisation de travail lorsque la qualification professionnelle du travailleur ne r&eacute;pond pas, ou plus, aux besoins de l&rsquo;&eacute;conomie nationale. ou encore lorsqu&rsquo;il existe sur le march&eacute; du travail des comp&eacute;tences et qualifications nationales &eacute;quivalentes &agrave; celles du travailleur &eacute;tranger.<br \/>Le refus oppos&eacute; par le Ministre charg&eacute; du Travail peut faire l&rsquo;objet des recours ouverts par le droit commun contre les d&eacute;cisions administratives.<\/p>\n<p>Article 29 : La demande d&rsquo;autorisation de travail doit &ecirc;tre formul&eacute;e avec d&eacute;p&ocirc;t du contrat de travail aupr&egrave;s des services de l&rsquo;Emploi qui instruisent le dossier. Celui-ci d&eacute;livre au requ&eacute;rant un re&ccedil;u dat&eacute;.<br \/>Sans r&eacute;ponse, sous 60 jours, &agrave; compter de la date de d&eacute;p&ocirc;t du contrat de travail par l&rsquo;employeur, aupr&egrave;s des services concern&eacute;s du Minist&egrave;re charg&eacute; du Travail, l&rsquo;autorisation est r&eacute;put&eacute;e accord&eacute;e et le contrat de travail, l&eacute;galis&eacute; de fait.<\/p>\n<p>Article 30 : La demande de visa incombe &agrave; l&rsquo;employeur. Si le visa est refus&eacute;, le contrat est nul de plein droit. Si l&rsquo;omission du visa est due au fait de l&rsquo;employeur, le travailleur a le droit de faire constater par le tribunal du travail, la nullit&eacute; du contrat et pourra, s&rsquo;il y a lieu, r&eacute;clamer des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 6 : DES AGENCES PRIV&Eacute;ES D&rsquo;EMPLOI<br \/>ET DU CONTRAT D&rsquo;INT&Eacute;RIM<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 31 : Les \u00ab\u00a0agences priv&eacute;es d&rsquo;emploi\u00a0\u00bb sont autoris&eacute;es en R&eacute;publique de Djibouti, sous r&eacute;serve qu&rsquo;elles se conforment aux dispositions du pr&eacute;sent Code du Travail.<br \/>Les \u00ab\u00a0agences priv&eacute;es d&rsquo;emploi\u00a0\u00bb sont des personnes physiques ou morale, ind&eacute;pendantes des autorit&eacute;s publiques, enregistr&eacute;es aux registres du commerce ou des soci&eacute;t&eacute;s, qui fournissent un ou plusieurs des services suivants se rapportant au march&eacute; du travail :<br \/>a) des services visant &agrave; rapprocher offres et demandes d&rsquo;emploi, sans que l&rsquo;agence d&rsquo;emploi priv&eacute;e ne devienne partie aux relations de travail susceptibles d&rsquo;en d&eacute;couler ;<br \/>b) des services consistant &agrave; employer des travailleurs dans le but de les mettre &agrave; disposition d&rsquo;une tierce personne physique ou morale, d&eacute;sign&eacute;e \u00ab\u00a0entreprise utilisatrice\u00a0\u00bb, qui fixe leurs t&acirc;ches et en supervise l&rsquo;ex&eacute;cution.<br \/>Les \u00ab\u00a0agences priv&eacute;es d&rsquo;emploi\u00a0\u00bb doivent se pr&eacute;valoir d&rsquo;un fonds de garantie et remplir un certain nombre de conditions d&eacute;finies par d&eacute;cret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre en charge du travail pour pr&eacute;tendre exercer leurs activit&eacute;s et fournir des services au march&eacute; du Travail.<\/p>\n<p>Article 32 : Les agences priv&eacute;es d&rsquo;emploi ne peuvent collecter, stocker et communiquer des informations sur des travailleurs que dans la mesure o&ugrave; il s&rsquo;agit de donn&eacute;es exclusivement professionnelles : &Eacute;tat civil, formation, qualification, exp&eacute;rience professionnelle et savoir faire.<\/p>\n<p>Article 33 : Le champ d&rsquo;activit&eacute; des agences priv&eacute;es d&rsquo;emploi couvre des secteurs d&rsquo;activit&eacute; professionnelle limit&eacute;s et d&eacute;finis par d&eacute;cret pris en conseil des ministres sur proposition du ministre en charge du travail.<\/p>\n<p>Article 34 : Les agences priv&eacute;es d&rsquo;emploi sont tenues de d&eacute;poser au Minist&egrave;re charg&eacute; du Travail une d&eacute;claration d&rsquo;existence dont il leur sera d&eacute;livr&eacute; r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.<\/p>\n<p>La cr&eacute;ation ou l&rsquo;&eacute;tablissement de nouveaux bureaux de placement ne pourra &ecirc;tre autoris&eacute; qu&rsquo;apr&egrave;s accord du Minist&egrave;re charg&eacute; du Travail.<br \/>Article 35 : Les agences priv&eacute;es d&rsquo;emploi sont tenues d&rsquo;adresser trimestriellement &agrave; l&rsquo;Inspection du Travail la situation des embauches, et annuellement, un &eacute;tat r&eacute;capitulatif des contrats conclus. Celui-ci comportera :<br \/>a) L&rsquo;identit&eacute; de chaque travailleur plac&eacute;, avec sont num&eacute;ro de carte d&rsquo;identit&eacute; nationale, de passeport ou de carte d&rsquo;&eacute;tranger ;<br \/>b) La nature exacte du poste occup&eacute; et le niveau de qualification et\/ou de formation ;<br \/>c) la dur&eacute;e pr&eacute;sum&eacute;e du contrat ;<br \/>d) L&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;&eacute;tablissement utilisateur ;<br \/>Le non respect de cette disposition entra&icirc;nera des sanctions pr&eacute;vues par d&eacute;cret, pouvant aller jusqu&rsquo;&agrave; la fermeture de l&rsquo;agence.<\/p>\n<p>Article 36 : En aucun cas les agences d&rsquo;emploi priv&eacute;es ne peuvent mettre &agrave; disposition d&rsquo;une entreprise utilisatrice des travailleurs aux fins de remplacer ceux de cette entreprise qui sont en gr&egrave;ve l&eacute;gale.<br \/>De m&ecirc;me il est interdit &agrave; une entreprise utilisatrice de recruter un travailleur int&eacute;rimaire pour effectuer des travaux dangereux, qui font l&rsquo;objet d&rsquo;une surveillance m&eacute;dicale sp&eacute;ciale, figurant sur une liste fix&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition conjointe du Ministre charg&eacute; du Travail , du ministre de l&rsquo;Agriculture et du Ministre de la Sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 37 : Le contrat d&rsquo;int&eacute;rim est obligatoirement constat&eacute; par &eacute;crit.<br \/>Il se compose de 2 contrats parall&egrave;les :<br \/>a) un contrat de mise &agrave; disposition entre l&rsquo;entreprise utilisatrice et l&rsquo;agence priv&eacute;e d&rsquo;emploi ;<br \/>b) un contrat de travail entre l&rsquo;agence priv&eacute;e d&rsquo;emploi et le travailleur int&eacute;rimaire.<br \/>L&rsquo;agence priv&eacute;e d&rsquo;emploi est r&eacute;put&eacute;e employeur et investie des droits et obligations attach&eacute;es &agrave; cette qualit&eacute;. Le travailleur n&rsquo;a &agrave; verser aucune r&eacute;tribution pour ce placement.<\/p>\n<p>Article 38 : Le contrat d&rsquo;int&eacute;rim doit pr&eacute;ciser obligatoirement :<br \/>a) le motif de la mission ou le nom et la qualification du salari&eacute; &agrave; remplacer ;<br \/>b) un terme fix&eacute; avec pr&eacute;cision avec &eacute;ventuellement les conditions de renouvellement de la mission, &agrave; l&rsquo;exception :<br \/>1) du remplacement d&rsquo;un salari&eacute; dont le contrat est suspendu ;<br \/>2) des emplois &agrave; caract&egrave;re saisonnier ou temporaire ;<br \/>3) des emplois pour la dur&eacute;e d&rsquo;un chantier ou d&rsquo;une mission.<\/p>\n<p>Article 39 : Le contrat entre l&rsquo;agence priv&eacute;e d&rsquo;emploi et le salari&eacute; int&eacute;rimaire :<br \/>1) reprend les clauses du contrat d&eacute;fini &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent ;<br \/>2) mentionne la qualification et\/ou le niveau de formation du salari&eacute; int&eacute;rimaire ;<br \/>3) les modalit&eacute;s de la r&eacute;mun&eacute;ration ;<br \/>4) comprend une clause de rapatriement au cas o&ugrave; le salari&eacute; int&eacute;rimaire ne r&eacute;side pas habituellement en R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>5) l&rsquo;engagement de d&eacute;clarer le salari&eacute; &agrave; l&rsquo;Organisme de Protection Sociale.<\/p>\n<p>Article 40 : Le contrat d&rsquo;int&eacute;rim, concernant un m&ecirc;me salari&eacute; dans la m&ecirc;me entreprise, est renouvelable dans la limite d&rsquo;une dur&eacute;e totale limit&eacute;e &agrave; deux ann&eacute;es au maximum.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 7 : DE LA SUSPENSION DU CONTRAT DE TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 41 : Le contrat de travail est suspendu :<br \/>1) en cas de fermeture de l&rsquo;&eacute;tablissement par suite du d&eacute;part de l&rsquo;employeur sous les drapeaux ou pour une p&eacute;riode d&rsquo;instruction militaire obligatoire ;<br \/>2) pendant la dur&eacute;e du service militaire du travailleur ou pour une p&eacute;riode d&rsquo;instruction militaire obligatoire ;<br \/>3) pendant la p&eacute;riode d&rsquo;indisponibilit&eacute; du travailleur r&eacute;sultant d&rsquo;un accident du travail ou d&rsquo;une maladie professionnelle jusqu&rsquo;&agrave; la consolidation de la blessure ou la gu&eacute;rison de la maladie, dans la limite de 12 mois ;<br \/>4) pendant le repos de la femme enceinte pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 118 du pr&eacute;sent Code ;<br \/>5) pendant la dur&eacute;e de la gr&egrave;ve d&eacute;clench&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; la proc&eacute;dure l&eacute;gale ;<br \/>6) pendant les cong&eacute;s sans solde du travailleur autoris&eacute;s par l&#8217;employeur dans la limite de 6 mois ;<br \/>7) pendant l&rsquo;absence du travailleur lorsque celle-ci a &eacute;t&eacute; autoris&eacute;e par l&#8217;employeur en vertu des dispositions des conventions et accords collectifs ou des contrats individuels ;<br \/>8) pendant la p&eacute;riode de l&rsquo;exercice par le travailleur d&rsquo;un mandat r&eacute;gulier, politique ou syndical, incompatible avec l&rsquo;exercice d&rsquo;une activit&eacute; professionnelle r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e, pendant la dur&eacute;e du mandat;<br \/>9) pendant la dur&eacute;e de la mise &agrave; pied du travailleur ;<br \/>10) pendant la dur&eacute;e de la d&eacute;tention pr&eacute;ventive du travailleur qui n&rsquo;a pas commis une faute professionnelle, cette dur&eacute;e &eacute;tant limit&eacute;e &agrave; 3 mois au maximum ;<br \/>11) pendant la dur&eacute;e du cong&eacute; pay&eacute; ;<br \/>12) pendant la dur&eacute;e de l&rsquo;absence du travailleur en cas de maladie d&ucirc;ment ;<br \/>13) constat&eacute;e par un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute;, dur&eacute;e limit&eacute;e &agrave; six mois maximum ;<br \/>14) en cas de force majeure, notamment d&rsquo;intemp&eacute;ries ou de catastrophes ;<br \/>15) naturelles, lorsqu&rsquo;elle a pour effet d&rsquo;emp&ecirc;cher l&rsquo;une des partie de remplir ses ;<br \/>16) obligations pendant une dur&eacute;e maximum de trois mois ;<br \/>17) durant la p&eacute;riode de veuvage de la femme salari&eacute;e, dur&eacute;e limit&eacute;e &agrave; 4 mois et 10 jours ;<br \/>18) en cas de difficult&eacute;s &eacute;conomiques et financi&egrave;res, ou techniques, signal&eacute;es, par &eacute;crit, &agrave; l&rsquo;Inspection du Travail. En tout &eacute;tat de cause, cette suspension appel&eacute;e ch&ocirc;mage technique ne peut l&rsquo;&ecirc;tre que pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e n&rsquo;exc&eacute;dant pas trois mois renouvelable une seule fois. A l&rsquo;expiration de ce d&eacute;lai, l&rsquo;employeur doit d&eacute;cider de licencier ou de reprendre les int&eacute;ress&eacute;s. Il informe imm&eacute;diatement l&rsquo;Inspecteur du Travail de sa d&eacute;cision finale.<\/p>\n<p>Article 42 : Ne sont pas consid&eacute;r&eacute;es comme temps de service pour la d&eacute;termination de l&rsquo;anciennet&eacute; du travailleur dans l&rsquo;entreprise, les p&eacute;riodes de suspension vis&eacute;es aux alin&eacute;as 1, 2, 6, 7, 8, 9, 10, 13 et 15 de l&rsquo;article 41.<br \/>Pendant la p&eacute;riode de suspension du contrat de travail, le salari&eacute; ne per&ccedil;oit pas de r&eacute;mun&eacute;ration de l&#8217;employeur, sauf ce qui est pr&eacute;vu ci-apr&egrave;s &agrave; l&rsquo;article 43 et le cas vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 41 alin&eacute;a 11.<br \/>En cas de suspension du contrat de travail pour maladie professionnelle, accident du travail ou maternit&eacute;, le paiement des indemnit&eacute;s journali&egrave;res est effectu&eacute; par l&rsquo;Organisme de Protection Sociale, selon la r&eacute;glementation en vigueur.<\/p>\n<p>Article 43 : Le travailleur dont la maladie a &eacute;t&eacute; d&ucirc;ment constat&eacute;e par un docteur en m&eacute;decine agr&eacute;&eacute;, ainsi qu&rsquo;il est pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a 12 de l&rsquo;article 41, conserve son salaire pendant les p&eacute;riodes suivantes selon son anciennet&eacute; :<br \/>1) s&rsquo;il a moins de douze mois cons&eacute;cutifs de service: la moiti&eacute; du traitement pendant la dur&eacute;e du pr&eacute;avis pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 56,<br \/>2) s&rsquo;il a plus de douze mois et moins de cinq ans cons&eacute;cutifs de service : la moiti&eacute; du traitement pendant trois mois,<br \/>3) s&rsquo;il a plus de cinq ans d&rsquo;anciennet&eacute; : la moiti&eacute; du salaire pendant neuf mois.<br \/>Si plusieurs cong&eacute;s de maladie sont accord&eacute;s &agrave; un travailleur au cours d&rsquo;une m&ecirc;me ann&eacute;e, la dur&eacute;e des p&eacute;riodes d&rsquo;indemnisation ne peut exc&eacute;der au total celle des p&eacute;riodes fix&eacute;es ci-dessus.<br \/>Article 44 : A l&rsquo;expiration du cong&eacute; de maladie, la situation du travailleur est examin&eacute;e :<br \/>1) s&rsquo;il est reconnu apte &agrave; reprendre son emploi d&rsquo;origine, il est r&eacute;int&eacute;gr&eacute; dans celui-ci ;<br \/>2) s&rsquo;il est diminu&eacute; physiquement ou mentalement, il peut &ecirc;tre reclass&eacute; dans un autre emploi compatible avec ses nouvelles capacit&eacute;s. Il b&eacute;n&eacute;ficie dans cet emploi du salaire et des avantages qui y sont attach&eacute;s ;<br \/>3) s&rsquo;il est reconnu inapte &agrave; tout emploi par un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute;, il est licenci&eacute; pour inaptitude conform&eacute;ment aux textes en vigueur.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE II<br \/>DE LA CESSATION DU CONTRAT DE TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 1 : DE LA CESSATION DU CONTRAT<br \/>DE TRAVAIL A DUR&Eacute;E D&Eacute;TERMIN&Eacute;E<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 45 : Le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e prend fin de plein droit &agrave; l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance du terme.<\/p>\n<p>Article 46 : Le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e peut &ecirc;tre rompu avant l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance du terme :<br \/>1) pour faute lourde, telle que d&eacute;finie &agrave; l&rsquo;article 59 du pr&eacute;sent Code ou dans le r&egrave;glement int&eacute;rieur de l&rsquo;entreprise, susceptible, en cas de contestation, d&rsquo;&ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute;e par la juridiction comp&eacute;tente ;<br \/>2) en cas de force majeure ;<br \/>3) en cas de difficult&eacute;s &eacute;conomiques et financi&egrave;re ou encore technique, signal&eacute;es, par &eacute;crit a l&rsquo;Inspection du Travail, dans le cadre des dispositions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 41 alin&eacute;a 15 ;<br \/>4) par d&eacute;cision judiciaire ;<br \/>5) par accord &eacute;crit des parties.<br \/>La rupture injustifi&eacute;e du contrat par l&rsquo;une des parties ouvre droit, pour l&rsquo;autre partie, &agrave; des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts sans pr&eacute;judice de toutes autres indemnit&eacute;s.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 2 : DE LA CESSATION DU CONTRAT<br \/>DE TRAVAIL A DUR&Eacute;E IND&Eacute;TERMIN&Eacute;E<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 47 : Sous r&eacute;serve du respect du pr&eacute;avis pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 56 du pr&eacute;sent Code, le salari&eacute; peut d&eacute;missionner librement sans avoir &agrave; justifier des motifs de son acte.<\/p>\n<p>Article 48 : Outre le respect du pr&eacute;avis pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 56, un salari&eacute; ne peut &ecirc;tre licenci&eacute; que s&rsquo;il existe une cause r&eacute;elle et s&eacute;rieuse de ne pas maintenir son contrat de travail.<br \/>En cas de contestation, la preuve de l&rsquo;existence de cette cause r&eacute;elle et s&eacute;rieuse incombe &agrave; l&rsquo;employeur, sous r&eacute;serve de l&rsquo;appr&eacute;ciation par la juridiction comp&eacute;tente.<br \/>Le motif du licenciement peut tenir &agrave; la personne du salari&eacute;, par exemple son &eacute;tat de sant&eacute;, son inaptitude &agrave; tenir l&rsquo;emploi, son insuffisance professionnelle ou sa conduite fautive. Le licenciement est alors qualifi&eacute; de licenciement pour motif personnel.<br \/>Le motif du licenciement peut &ecirc;tre &eacute;conomique ou technique, par exemple la suppression ou &agrave; la transformation substantielle du poste de travail occup&eacute; par le salari&eacute; pour des raisons tenant soit aux changements technologiques, soit &agrave; l&rsquo;organisation, aux difficult&eacute;s &eacute;conomiques ou &agrave; la fermeture de l&rsquo;entreprise. Le licenciement est alors qualifi&eacute; de licenciement pour motif &eacute;conomique.<\/p>\n<p>Article 49 : L&rsquo;employeur qui licencie pour motif personnel doit notifier sa d&eacute;cision, &agrave; la personne concern&eacute;e, par &eacute;crit, dans les 48 heures. La lettre de licenciement comporte n&eacute;cessairement :<br \/>1) l&rsquo;indication du ou des motifs de la rupture ;<br \/>2) le nom ou la raison sociale de l&rsquo;entreprise ;<br \/>3) le num&eacute;ro d&rsquo;immatriculation &agrave; l&rsquo;O.P.S. et l&rsquo;adresse de l&rsquo;employeur ;<br \/>4) les noms, pr&eacute;noms, num&eacute;ro d&rsquo;affiliation &agrave; l&rsquo;O.P.S , la date d&rsquo;embauche et la qualification professionnelle du salari&eacute; licenci&eacute;.<br \/>Dans le m&ecirc;me temps o&ugrave; il notifie le licenciement au salari&eacute;, l&rsquo;employeur informe l&rsquo;Inspection du Travail. Cette information &eacute;crite comporte les m&ecirc;mes indications que celles contenues dans la lettre de licenciement.<\/p>\n<p>Article 50 : L&rsquo;employeur qui envisage de licencier pour motif &eacute;conomique doit, avant toute d&eacute;cision, informer l&rsquo;Inspecteur du Travail de son projet. Il indique l&rsquo;&eacute;volution des effectifs de l&rsquo;entreprise au cours des douze derniers mois, les raisons &eacute;conomiques ou techniques pr&eacute;cises du projet, le nombre de salari&eacute;s dont le licenciement est envisag&eacute;, les qualifications professionnelles concern&eacute;es et la p&eacute;riode au cours de laquelle les licenciements pourraient &ecirc;tre notifi&eacute;s.<br \/>Lorsqu&rsquo;il existe des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel dans l&rsquo;entreprise, ces m&ecirc;mes informations leur sont donn&eacute;es dans le m&ecirc;me temps.<\/p>\n<p>Article 51 : Aucun licenciement &eacute;conomique ne peut &ecirc;tre notifi&eacute; moins de huit jours apr&egrave;s l&rsquo;accomplissement des formalit&eacute;s pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent. Ce d&eacute;lai est port&eacute; &agrave; vingt et un jours lorsque le projet porte sur des licenciements de plus de dix salari&eacute;s.<br \/>Lorsqu&rsquo;il existe des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel, ceux-ci doivent &ecirc;tre r&eacute;unis au moins une fois par l&rsquo;employeur au cours des d&eacute;lais fix&eacute;s ci-dessus. Lors de la r&eacute;union, l&rsquo;employeur r&eacute;pond aux questions portant sur les &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;informations qui leur ont &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;s et recueille les observations des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s ainsi que leurs propositions tendant &agrave; &eacute;viter les licenciements, en diminuer le nombre ou &agrave; en att&eacute;nuer les effets pour les salari&eacute;s concern&eacute;s. Une discussion s&rsquo;engage sur ces propositions et observations.<\/p>\n<p>Article 52 : Si, &agrave; l&rsquo;expiration des formalit&eacute;s pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent, l&rsquo;employeur d&eacute;cide de licencier, il doit notifier par &eacute;crit sa d&eacute;cision &agrave; chaque salari&eacute; concern&eacute;.<br \/>La lettre de licenciement comporte toutes les mentions vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 49 de la pr&eacute;sente loi.<br \/>L&rsquo;employeur informe, dans les m&ecirc;mes formes, l&rsquo;Inspection du Travail des licenciements qu&rsquo;il a prononc&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 53 : Le travailleur licenci&eacute; pour un motif &eacute;conomique conserve pendant une ann&eacute;e la priorit&eacute; d&rsquo;embauche dans l&rsquo;entreprise. Il est cependant tenu de communiquer &agrave; son employeur tout changement de son adresse survenant apr&egrave;s son d&eacute;part de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;&eacute;tablissement.<\/p>\n<p>Article 54 : En cas de vacance de poste, l&rsquo;employeur est tenu d&rsquo;aviser le travailleur par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception envoy&eacute;e &agrave; la derni&egrave;re adresse connue du travailleur ou par tout autre moyen ad&eacute;quat. Ce dernier doit se pr&eacute;senter &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement ou &agrave; l&rsquo;entreprise dans un d&eacute;lai maximum de huit jours suivant la date de r&eacute;ception de la lettre.<\/p>\n<p>Article 55 : Quelle que soit la nature de la cessation du contrat, &eacute;conomique ou non, du motif invoqu&eacute; par l&rsquo;employeur, tout licenciement qui ne repose pas sur un motif r&eacute;el et s&eacute;rieux ouvre droit, au profit du salari&eacute;, &agrave; des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.<br \/>Ceux-ci ne peuvent toutefois pas &ecirc;tre sup&eacute;rieurs &agrave; :<br \/>* 2 mois de salaire pour les salari&eacute;s occup&eacute;s dans une entreprise d&rsquo;une taille inf&eacute;rieure &agrave; 11 salari&eacute;s ;<br \/>* 4 mois de salaire pour des salari&eacute;s occup&eacute;s dans une entreprise comptant entre 11 &agrave; 49 salari&eacute;s ;<br \/>* 6 mois de salaire pour des salari&eacute;s occup&eacute;s dans une entreprise de plus de 49 salari&eacute;s.<br \/>Toutefois ceux-ci ne se confondent pas avec l&rsquo;indemnit&eacute; pour inobservation du pr&eacute;avis telle que d&eacute;finie &agrave; l&rsquo;article 58.<br \/>Si le licenciement d&rsquo;un travailleur intervient sans observation de la notification &eacute;crite de la rupture et\/ou de l&rsquo;indication du motif, mais que ce licenciement a une cause r&eacute;elle et s&eacute;rieuse quant au fond, le Tribunal doit seulement accorder au travailleur, pour sanctionner l&rsquo;inobservation de ces r&egrave;gles de forme, une indemnit&eacute; qui ne peut &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; un mois du salaire du travailleur.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 3 : DU PR&Eacute;AVIS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 56 : La partie qui prend l&rsquo;initiative de rompre le contrat de travail &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e doit respecter un pr&eacute;avis dont la dur&eacute;e est &eacute;gale &agrave; :<br \/>1) quinze jours pour les travailleurs pay&eacute;s &agrave; l&rsquo;heure ;<br \/>2) un mois pour les employ&eacute;s, ouvriers et manoeuvres ;<br \/>3) trois mois pour les agents de ma&icirc;trise, cadres et assimil&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 57 : Pendant la dur&eacute;e du pr&eacute;avis, l&rsquo;employeur et le travailleur sont tenus au respect r&eacute;ciproque de toutes les obligations qui leur incombent.<br \/>En vue de la recherche d&rsquo;un nouvel emploi, le travailleur b&eacute;n&eacute;ficiera, pendant la dur&eacute;e du pr&eacute;avis, d&rsquo;un jour de libert&eacute; par semaine, pris &agrave; son choix globalement ou par heure, pay&eacute; &agrave; plein salaire ; dans le cas de licenciement pour motif autre que faute grave.<br \/>Les jours ou heures de libert&eacute; sont pris &agrave; l&rsquo;initiative du travailleur qui doit aviser son employeur avant son absence.<br \/>En cas de licenciement, le travailleur qui a trouv&eacute; un nouvel emploi peut, apr&egrave;s en avoir avis&eacute; son employeur, quitter l&rsquo;&eacute;tablissement ou l&rsquo;entreprise avant l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de pr&eacute;avis sans avoir &agrave; payer une indemnit&eacute; pour inobservation de ce d&eacute;lai.<br \/>Si, &agrave; la demande de l&rsquo;employeur, le travailleur n&rsquo;utilise pas tout ou partie du temps de libert&eacute; auquel il peut pr&eacute;tendre pour la recherche d&rsquo;un nouvel emploi, il per&ccedil;oit &agrave; son d&eacute;part une indemnit&eacute; suppl&eacute;mentaire correspondant au nombre d&rsquo;heures non utilis&eacute;es.<\/p>\n<p>Article 58 : Toute rupture du contrat de travail &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e intervenant sans pr&eacute;avis entra&icirc;ne, pour la partie responsable, l&rsquo;obligation de verser &agrave; l&rsquo;autre partie une indemnit&eacute; dont le montant correspond &agrave; la r&eacute;mun&eacute;ration et aux avantages de toute nature dont aurait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; le travailleur durant le pr&eacute;avis qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; effectivement respect&eacute;.<br \/>Cependant la rupture de contrat peut intervenir sans pr&eacute;avis en cas de faute lourde.<\/p>\n<p>Article 59 : Peuvent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;es comme fautes lourdes d&rsquo;ordre professionnel :<br \/>1) l&rsquo;insubordination, c&rsquo;est &agrave; dire le refus d&rsquo;ex&eacute;cuter un travail ou un ordre entrant dans le cadre des activit&eacute;s relevant de l&rsquo;emploi ;<br \/>2) la violation caract&eacute;ris&eacute;e d&rsquo;une prescription concernant l&rsquo;ex&eacute;cution du service et r&eacute;guli&egrave;rement port&eacute;e &agrave; la connaissance du personnel ;<br \/>3) les atteintes &agrave; l&rsquo;obligation de probit&eacute; ;<br \/>4) la perte de confiance, fond&eacute;e sur des faits objectifs, rendant impossible l&rsquo;ex&eacute;cution du contrat ;<br \/>5) les voies de faits, injures ou menaces sur les lieux du travail ou &agrave; l&rsquo;occasion du travail ;<br \/>6) la violation du secret professionnel ;<br \/>7) l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;ivresse, la consommation de drogue ou de khat pendant les heures de travail sur les lieux du travail ;<br \/>8) la violation flagrante des clauses du contrat de travail ;<br \/>9) les absences ou retards r&eacute;p&eacute;t&eacute;s ou importants et non justifi&eacute;s.<br \/>Cette liste n&rsquo;est pas limitative : le r&egrave;glement int&eacute;rieur ou les tribunaux comp&eacute;tents pourront ajouter d&rsquo;autres cas de fautes lourdes. En cas de litige, l&rsquo;appr&eacute;ciation de la faute lourde d&rsquo;ordre professionnel est, in fine, du ressort des tribunaux comp&eacute;tents.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 4 : DISPOSITIONS COMMUNES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 60 : La r&eacute;mun&eacute;ration fix&eacute;e au contrat de travail r&eacute;sulte des accords d&rsquo;entreprise, des conventions collectives ou, le cas &eacute;ch&eacute;ant, d&rsquo; accord parties au contrat.<\/p>\n<p>Article 61 : Lorsqu&rsquo;elle est saisie d&rsquo;une contestation relative au bien-fond&eacute; de la rupture d&rsquo;un contrat de travail &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e ou, sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 46, d&rsquo;un contrat de travail &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e, la juridiction comp&eacute;tente peut, si n&eacute;cessaire, proc&eacute;der &agrave; une enqu&ecirc;te sur les causes et les circonstances de la rupture.<br \/>Le jugement mentionne express&eacute;ment le motif all&eacute;gu&eacute; par la partie qui a rompu les relations contractuelles.<\/p>\n<p>Article 62 : S&rsquo;il survient une modification dans la situation juridique de l&rsquo;employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation de fonds ou mise en soci&eacute;t&eacute;, tous les contrats de travail en cours au jour de cette modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l&rsquo;entreprise.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Leur r&eacute;siliation du fait du nouvel employeur ne peut intervenir, s&rsquo;il y a lieu, que dans les formes et conditions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Article 63 : En cours d&rsquo;ex&eacute;cution du contrat l&rsquo;employeur ou le travailleur peut proposer une modification du contrat de travail.<br \/>Si la proposition de modification du contrat pr&eacute;sent&eacute;e par le travailleur est substantielle et qu&rsquo;elle est refus&eacute;e par l&rsquo;employeur, le travailleur peut rompre le contrat de travail, mais cette rupture lui est imputable.<br \/>Si la proposition de modification du contrat pr&eacute;sent&eacute;e par l&rsquo;employeur est substantielle et qu&rsquo;elle est refus&eacute;e par le travailleur, l&rsquo;employeur peut rompre le contrat de travail, mais cette rupture lui est imputable et doit &ecirc;tre op&eacute;r&eacute;e dans le respect des r&egrave;gles de proc&eacute;dure du licenciement et avec paiement des indemnit&eacute;s de rupture.<br \/>Le licenciement, &agrave; la suite du refus de l&rsquo;offre de modification, n&rsquo;est abusif que si cette offre proc&egrave;de de l&rsquo;intention de nuire ou d&rsquo;une l&eacute;g&egrave;ret&eacute; bl&acirc;mable ou est contraire &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Article 64 : Le travailleur doit toute son activit&eacute; professionnelle &agrave; l&rsquo;entreprise sauf d&eacute;rogation stipul&eacute;e au contrat.<br \/>Est nulle de plein droit toute clause d&rsquo;un contrat portant interdiction pour le travailleur d&rsquo;exercer une activit&eacute; quelconque &agrave; l&rsquo;expiration du contrat.<\/p>\n<p>Article 65 : Quel que soit le motif qui met fin au contrat, l&rsquo;employeur doit tenir &agrave; la disposition du travailleur, sous peine de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts, un certificat de travail indiquant exclusivement la date d&rsquo;entr&eacute;e, celle de sa sortie, la nature et les dates des emplois successivement occup&eacute;s et la cat&eacute;gorie professionnelle si elle est pr&eacute;vue par une convention ou accord collectif, ou un texte r&eacute;glementaire.<br \/>Sous peine de dommage et int&eacute;r&ecirc;ts, l&rsquo;employeur ne peut mentionner sur le certificat de travail des renseignements tendancieux, diffamatoires ou erron&eacute;s sur le travailleur.<br \/>Ce certificat est exempt de tous droits de timbre ou d&rsquo;enregistrement.<\/p>\n<p>Article 66 : L&rsquo;obligation impos&eacute;e &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent subsiste apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s du travailleur au profit de ses ayants droit.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE III<br \/>DU CONTRAT D&rsquo;APPRENTISSAGE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section : 1<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CONTRAT D&rsquo;APPRENTISSAGE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 67 : Le contrat d&rsquo;apprentissage est celui par lequel un chef d&rsquo;&eacute;tablissement industriel, commercial ou agricole, un artisan ou un fa&ccedil;onnier, s&rsquo;oblige &agrave; donner ou &agrave; faire suivre une formation professionnelle m&eacute;thodique et compl&egrave;te &agrave; une autre personne et par lequel celle-ci s&rsquo;oblige, en retour, &agrave; se conformer aux instructions qu&rsquo;elle recevra et &agrave; ex&eacute;cuter les ouvrages qui lui seront confi&eacute;s dans le cadre de son apprentissage.<br \/>Le contrat d&rsquo;apprentissage doit permettre &agrave; l&rsquo;apprenti d&rsquo;acqu&eacute;rir une qualification professionnelle.<br \/>La dur&eacute;e de ce contrat varie de six mois &agrave; deux ans, terme &agrave; l&rsquo;issu duquel l&rsquo;employeur est tenu de d&eacute;livrer un certificat &agrave; l&rsquo;apprenti.<br \/>L&rsquo;employeur doit verser un salaire &agrave; son apprenti. Le salaire est n&eacute;goci&eacute; entre l&rsquo;employeur et l&rsquo;apprenti. Dans le cas o&ugrave; l&rsquo;apprenti serait mineur, le salaire de celui se n&eacute;gocie avec ses ascendants ou &agrave; d&eacute;faut avec son tuteur.<br \/>En tout &eacute;tat de cause, le salaire d&rsquo;un apprenti ne devrait pas &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; 25% du salaire aff&eacute;rent au m&eacute;tier dans lequel l&rsquo;apprentissage s&rsquo;effectue.<br \/>Le ma&icirc;tre d&rsquo;apprentissage responsable de la formation de l&rsquo;apprenti dans l&rsquo;entreprise doit pr&eacute;senter des comp&eacute;tences professionnelles.<br \/>Il doit obligatoirement poss&eacute;der soit un dipl&ocirc;me au moins &eacute;gal &agrave; celui pr&eacute;sent&eacute; par l&rsquo;apprenti et trois ans d&rsquo;exp&eacute;rience professionnelle soit une exp&eacute;rience professionnelle de cinq ans en relation avec le dipl&ocirc;me vis&eacute; par l&rsquo;apprenti.<\/p>\n<p>Article 68 : Le contrat d&rsquo;apprentissage est constat&eacute; par &eacute;crit &agrave; peine de nullit&eacute;.<br \/>Il est r&eacute;dig&eacute; dans la langue officielle en quatre exemplaires et soumis au visa des services comp&eacute;tents du Minist&egrave;re charg&eacute; du Travail.<br \/>Si le visa est refus&eacute;, le contrat est nul de plein droit.<br \/>Si l&rsquo;omission du visa est due au fait de l&rsquo;employeur, l&rsquo;apprenti pourra faire constater la nullit&eacute; du contrat et pourra, s&rsquo;il y a lieu, r&eacute;clamer des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.<br \/>Si l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente pour accorder le visa n&rsquo;a pas fait conna&icirc;tre sa d&eacute;cision dans les trente jours cons&eacute;cutifs &agrave; la r&eacute;ception de la demande de visa, ce dernier est r&eacute;put&eacute; avoir &eacute;t&eacute; accord&eacute;.<\/p>\n<p>Article 69 : Le contrat d&rsquo;apprentissage est exempt de tous droits de timbre et d&rsquo;enregistrement.<br \/>Il contient en particulier :<br \/>1) les noms, pr&eacute;noms, &acirc;ge, profession et domicile du chef d&rsquo;&eacute;tablissement ou de l&rsquo;artisan ;<br \/>2) les noms, pr&eacute;noms, &acirc;ge et domicile de l&rsquo;apprenti ;<br \/>3) les noms, pr&eacute;noms, profession, &acirc;ge et domicile des p&egrave;re et m&egrave;re de l&rsquo;apprenti ou de son tuteur, ou de la personne autoris&eacute;e par les parents ou par la juridiction comp&eacute;tente ;<br \/>4) l&rsquo;indication de la profession qui sera enseign&eacute;e &agrave; l&rsquo;apprenti ;<br \/>5) la date et la dur&eacute;e du contrat, celle-ci fix&eacute;e conform&eacute;ment aux usages de la profession ne pourra exc&eacute;der deux ann&eacute;es, non renouvelables ;<br \/>6) &eacute;ventuellement, l&rsquo;indication des cours professionnels que le chef d&rsquo;&eacute;tablissement s&rsquo;engage &agrave; faire suivre &agrave; l&rsquo;apprenti soit dans l&rsquo;&eacute;tablissement, soit &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de celui-ci ;<br \/>7) les modalit&eacute;s de r&eacute;mun&eacute;ration, de nourriture, de logement et autres conditions.<\/p>\n<p>Article 70 : Le travail des apprentis est formellement interdit dans les secteurs d&rsquo;activit&eacute; suivants :<br \/>a) emplois domestiques,<br \/>b) h&ocirc;tellerie, bars et d&eacute;bits de boissons, &agrave; l&rsquo;exception des emplois strictement li&eacute;s &agrave; la seule restauration.<br \/>Article 71 : Nul ne peut &ecirc;tre apprenti s&rsquo;il n&rsquo;est &acirc;g&eacute; de 16 ans r&eacute;volus.<br \/>Nul ne peut recevoir ou se charger des apprentis mineurs s&rsquo;il n&rsquo;est &acirc;g&eacute; de 25 ans au moins.<\/p>\n<p>Article 72 : Ne peuvent recevoir des apprentis :<br \/>* les individus qui ont subi une condamnation pour crime ;<br \/>* ceux qui ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s pour attentat aux m&oelig;urs ;<br \/>* ceux qui ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s &agrave; plus de trois mois d&rsquo;emprisonnement pour vol ou extorsion de fonds, escroquerie, abus de confiance ou infraction &agrave; la l&eacute;gislation en vigueur sur les fraudes;<br \/>* ceux qui auront &eacute;t&eacute; d&eacute;chus du droit de former des apprentis.<\/p>\n<p>Article 73 : Il est obligatoirement annex&eacute; &agrave; la demande de visa adress&eacute;e &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail :<br \/>1) un extrait du casier judiciaire de l&rsquo;artisan ou du fa&ccedil;onnier datant de moins de trois mois ;<br \/>2) un extrait d&rsquo;acte de naissance ou de jugement suppl&eacute;tif d&rsquo;acte de naissance de l&rsquo;apprenti ;<br \/>3) un certificat m&eacute;dical d&eacute;livr&eacute; par le M&eacute;decin Inspecteur du Travail ou M&eacute;decin agr&eacute;&eacute; par le Minist&egrave;re charg&eacute; du Travail apr&egrave;s avis du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; attestant que l&rsquo;apprenti est physiquement apte &agrave; satisfaire aux obligations d&eacute;coulant du contrat ;<br \/>4) quatre exemplaires du contrat sign&eacute;s par le chef d&rsquo;entreprise, d&rsquo;&eacute;tablissement, ou l&rsquo;artisan et les parents ou tuteur de l&rsquo;apprenti s&rsquo;il est mineur, par l&rsquo;apprenti s&rsquo;il est majeur.<\/p>\n<p>Article 74 : Toute rupture du contrat d&rsquo;apprentissage est subordonn&eacute;e &agrave; l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable de l&rsquo;Inspecteur du Travail. A d&eacute;faut de r&eacute;ponse dans le d&eacute;lai de 21 jours du d&eacute;p&ocirc;t de la demande, l&rsquo;autorisation est r&eacute;put&eacute;e accord&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 75 : Lorsque l&rsquo;apprenti b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;une formation ou d&rsquo;un perfectionnement professionnels entra&icirc;nant des charges support&eacute;es par l&rsquo;employeur, il peut &ecirc;tre stipul&eacute;e que le travailleur sera tenu de rester au service de l&rsquo;employeur pendant un temps minimum en rapport avec le co&ucirc;t de la formation ou du perfectionnement professionnel, mais qui ne peut, en aucun cas, exc&eacute;der quatre ans.<br \/>Cette convention sera constat&eacute;e par &eacute;crit.<br \/>L&rsquo;apprenti qui n&rsquo;aura pas respecter cette obligation sera tenu au remboursement des frais engag&eacute;s par l&rsquo;employeur pour sa formation ou son perfectionnement, en proportion de la p&eacute;riode non travaill&eacute;e par rapport &agrave; la totalit&eacute; du temps minimum de service souscrit dans la convention.<br \/>Les autres conditions de fond et les effets de ce contrat, ainsi que les mesures de contr&ocirc;le de son ex&eacute;cution, seront d&eacute;termin&eacute;s par un d&eacute;cret pris en conseil des ministres sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 2 : DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 76 : Tout contrat de travail, ou ult&eacute;rieurement un avenant &agrave; un contrat, peut pr&eacute;voir une formation professionnelle en alternance ou en formation continue ou un stage. Le contrat ou l&rsquo;avenant doit &ecirc;tre constat&eacute; par &eacute;crit.<br \/>Les objectifs et la dur&eacute;e de la formation ou du stage ainsi que la r&eacute;mun&eacute;ration doivent &ecirc;tre express&eacute;ment indiqu&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 77 : Des contrats de travail sp&eacute;cifiques visant l&rsquo;insertion professionnelle de publics cibl&eacute;s peuvent comporter des p&eacute;riodes de formation en alternance, de formation continue ou de stage.<br \/>La nature et les modalit&eacute;s de ces contrats sp&eacute;cifiques seront d&eacute;finies par d&eacute;cret pris en Conseil des Ministres sur proposition du Ministre charg&eacute; de la formation professionnelle.<br \/>Article 78 : Lorsque le travailleur b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;une formation ou d&rsquo;un perfectionnement professionnels entra&icirc;nant des charges support&eacute;es par l&rsquo;employeur, il peut &ecirc;tre stipul&eacute;e que le travailleur sera tenu de rester au service de l&rsquo;employeur pendant un temps minimum en rapport avec le co&ucirc;t de la formation ou du perfectionnement professionnel, mais qui ne peut, en aucun cas, exc&eacute;der deux ans.<br \/>Cette convention sera constat&eacute;e par &eacute;crit. Le travailleur qui n&rsquo;aura pas respecter cette obligation sera tenu au remboursement des frais engag&eacute;s par l&rsquo;employeur pour sa formation ou son perfectionnement, en proportion de la p&eacute;riode non travaill&eacute;e par rapport &agrave; la totalit&eacute; du temps minimum de service souscrit dans la convention.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE IV<br \/>DU TACHERONNAT<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 79 : Le t&acirc;cheron est un sous-entrepreneur recrutant lui-m&ecirc;me la main-d&rsquo;&oelig;uvre n&eacute;cessaire, qui passe avec un entrepreneur un contrat &eacute;crit pour l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;un travail d&eacute;termin&eacute; ou la fourniture de certains services moyennant un prix n&eacute;goci&eacute;.<br \/>Ce contrat doit &ecirc;tre exp&eacute;di&eacute; par l&rsquo;entrepreneur dans les quarante-huit heures en deux exemplaires &agrave; l&rsquo;Inspection du Travail, le cas &eacute;ch&eacute;ant, l&rsquo;entrepreneur s&rsquo;expose aux sanctions pr&eacute;vues par le pr&eacute;sent code.<\/p>\n<p>Article 80 : Quand les travaux sont ex&eacute;cut&eacute;s dans les ateliers, magasins ou chantiers de l&rsquo;entrepreneur, ce dernier est, en cas d&rsquo;insolvabilit&eacute; du t&acirc;cheron, substitu&eacute; &agrave; celui-ci en ce qui concerne ses obligations &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des travailleurs.<br \/>Quand les travaux sont ex&eacute;cut&eacute;s dans un lieu autre que les ateliers, magasins ou chantiers de l&rsquo;entrepreneur, ce dernier est, en cas d&rsquo;insolvabilit&eacute; du t&acirc;cheron, responsable du paiement des salaires et indemnit&eacute;s dus aux travailleurs.<br \/>Le travailleur l&eacute;s&eacute; aura, dans ce cas, une action directe contre l&rsquo;entrepreneur.<br \/>Cette action peut &ecirc;tre port&eacute;e soit devant l&rsquo;inspection du Travail soit devant les tribunaux comp&eacute;tents.<\/p>\n<p>Article 81 : Le t&acirc;cheron est tenu d&rsquo;indiquer sa qualit&eacute; de t&acirc;cheron, le nom et l&rsquo;adresse de l&rsquo;entrepreneur par voie d&rsquo;affiche appos&eacute;e de fa&ccedil;on permanente dans chacun des ateliers, magasins ou chantiers utilis&eacute;s dans des conditions fix&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute;s pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail apr&egrave;s avis du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle.<\/p>\n<p>Article 82 : L&rsquo;entrepreneur doit tenir &agrave; jour la liste des t&acirc;cherons avec lesquels il a pass&eacute; contrat.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE III<br \/>DES CONDITIONS DE TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE I<br \/>DE LA DUREE DU TRAVAIL ET DES REPOS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 1 : DE LA DUR&Eacute;E DU TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 83 : La dur&eacute;e et l&rsquo;horaire du travail sont fix&eacute;s par l&rsquo;employeur dans le respect des r&egrave;gles &eacute;dict&eacute;es par le pr&eacute;sent Code et les textes pris pour son application. La dur&eacute;e et l&rsquo;horaire sont affich&eacute;s sur les lieux de travail et communiqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail.<\/p>\n<p>Article 84 : Dans les &eacute;tablissements soumis au pr&eacute;sent Code, &agrave; l&rsquo;exception des &eacute;tablissements agricoles, la dur&eacute;e l&eacute;gale du travail des salari&eacute;s, quels que soient leur sexe et leur mode de r&eacute;mun&eacute;ration, est fix&eacute; &agrave; quarante huit heures par semaine.<br \/>Cette dur&eacute;e peut &ecirc;tre d&eacute;pass&eacute;e par application des r&egrave;gles relatives aux &eacute;quivalences, aux heures suppl&eacute;mentaires, &agrave; la r&eacute;cup&eacute;ration des heures de travail perdues et &agrave; la modulation &eacute;ventuellement pr&eacute;vue par les Conventions Collectives.<br \/>Des d&eacute;crets pris apr&egrave;s avis du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle fixent les modalit&eacute;s de la r&eacute;partition de la dur&eacute;e du travail sur les diff&eacute;rents jours de la semaine ainsi que l&rsquo;amplitude maximale journali&egrave;re du travail.<\/p>\n<p>Article 85 : Les r&egrave;gles d&rsquo;&eacute;quivalence sont fix&eacute;es, soit par d&eacute;cret apr&egrave;s avis du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle, soit par les Conventions Collectives.<br \/>Ces r&egrave;gles d&eacute;terminent le nombre d&rsquo;heures de pr&eacute;sence au poste de travail qui &eacute;quivaut &agrave; quarante heures ou &agrave; quarante sept heures de travail effectif.<br \/>En l&rsquo;absence de tout texte r&eacute;glementaire, toute heure de pr&eacute;sence au poste de travail est consid&eacute;r&eacute;e comme heure de travail effectif.<\/p>\n<p>Article 86 : L&#8217;employeur peut, par sa seule d&eacute;cision, sous r&eacute;serve des proc&eacute;dures d&rsquo;affichage et de communication &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail, imposer aux salari&eacute;s l&rsquo;accomplissement d&rsquo;heures suppl&eacute;mentaires dans une limite qui ne peut exc&eacute;der cinq heures par semaine et par salari&eacute;.<br \/>Pour les salari&eacute;s employ&eacute;s &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e une partie de l&rsquo;ann&eacute;e seulement, ce nombre est r&eacute;duit proportionnellement &agrave; leur temps de pr&eacute;sence dans l&rsquo;entreprise.<br \/>En cas de remplacement d&rsquo;un salari&eacute; en cours d&rsquo;ann&eacute;e, ce nombre s&rsquo;entend pour un m&ecirc;me poste.<br \/>Au-del&agrave; 1&rsquo;accomplissement d&rsquo;heures suppl&eacute;mentaires est subordonn&eacute; &agrave; l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable de l&rsquo;Inspecteur du Travail.<\/p>\n<p>Article 87 : Sauf d&eacute;rogations fix&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; du Ministre charg&eacute; du travail pris apr&egrave;s avis du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle et relatifs soit aux travaux urgents dont l&rsquo;ex&eacute;cution imm&eacute;diate est n&eacute;cessaire pour pr&eacute;venir les accidents mena&ccedil;ant le personnel, le mat&eacute;riel, les installations, les b&acirc;timents de l&rsquo;entreprise, ou en r&eacute;parer les cons&eacute;quences, soit aux travaux pr&eacute;paratoires ou compl&eacute;mentaires, l&rsquo;accomplissement d&rsquo;heures suppl&eacute;mentaires ne peut avoir pour effet de porter la dur&eacute;e effective du travail &agrave; plus de soixante heures par semaine, ni plus de douze heures par jour.<\/p>\n<p>Article 88 : Les heures suppl&eacute;mentaires sont r&eacute;mun&eacute;r&eacute;es &agrave; un taux major&eacute; fix&eacute; par voie de convention ou d&rsquo;accord collectif.<\/p>\n<p>Article 89 : Les r&egrave;gles relatives &agrave; la r&eacute;cup&eacute;ration sont fix&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du travail pris apr&egrave;s avis du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle, ou par les Conventions Collectives.<br \/>Ces r&egrave;gles d&eacute;terminent les cas et les conditions dans lesquels les interruptions collectives de travail entra&icirc;nant une r&eacute;duction de la dur&eacute;e hebdomadaire du travail en de&ccedil;&agrave; de quarante heures peuvent donner lieu &agrave; une augmentation ult&eacute;rieure de la dur&eacute;e du travail afin de compenser ces pertes d&rsquo;activit&eacute;s subies en de&ccedil;&agrave; de quarante heures.<br \/>Les heures ainsi r&eacute;cup&eacute;r&eacute;es ne sont pas consid&eacute;r&eacute;es comme des heures suppl&eacute;mentaires. Toutefois, elles ne peuvent justifier un d&eacute;passement des dur&eacute;es maximales fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 92 du pr&eacute;sent Code.<\/p>\n<p>Article 90 : Les r&egrave;gles relatives &agrave; la modulation sont fix&eacute;es par voie de conventions ou d&rsquo;accords collectifs.<br \/>Les conventions collectives ne peuvent pas imposer la pratique de la modulation dans les entreprises qu&rsquo;elles r&eacute;gissent mais seulement en offrir la possibilit&eacute; aux employeurs.<br \/>En tout &eacute;tat de cause, les modalit&eacute;s pratiques de la modulation seront fix&eacute;s dans les conventions et accords collectifs de travail.<\/p>\n<p>Article 91 : Les conventions et accords relatifs &agrave; la modulation doivent indiquer le calendrier annuel pr&eacute;cis de la dur&eacute;e du travail.<\/p>\n<p>Article 92 : Les conventions et accords de modulation ne portant que sur les heures normales de travail ne font pas obstacle &agrave; la pratique combin&eacute;e des heures de r&eacute;cup&eacute;ration, des heures suppl&eacute;mentaires et des heures d&rsquo;&eacute;quivalence.<\/p>\n<p>Article 93 : Pour &ecirc;tre applicables, les conventions et accords relatifs &agrave; la modulation doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;un agr&eacute;ment par le Ministre charg&eacute; du Travail.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 2 : DU TRAVAIL DE NUIT<br \/>ET DU REPOS JOURNALIER<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 94 : Le travail de nuit est interdit pour les jeunes travailleurs &acirc;g&eacute;s de moins de 18 ans.<br \/>Des d&eacute;rogations peuvent toutefois &ecirc;tre accord&eacute;es par d&eacute;crets pris apr&egrave;s avis du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle.<\/p>\n<p>Article 95 : Les heures pendant lesquelles le travail est consid&eacute;r&eacute; comme travail de nuit se situent dans la p&eacute;riode comprise entre 22 heures et 05 heures.<br \/>Toutefois les heures de commencement et de fin de nuit peuvent varier selon les saisons.<\/p>\n<p>Article 96 : Le repos des jeunes travailleurs &acirc;g&eacute;s de moins de 18 ans doit avoir une dur&eacute;e minimale de douze heures cons&eacute;cutives, comprenant la p&eacute;riode de nuit.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 3 : DU REPOS HEBDOMADAIRE<br \/>ET DES JOURS F&Eacute;RI&Eacute;S<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 97 : Le repos hebdomadaire est obligatoire. Il est au minimum de vingt-quatre heures cons&eacute;cutives. Il a lieu en principe le vendredi.<br \/>Un arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail, pris apr&egrave;s avis de Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle, fixe les modalit&eacute;s d&rsquo;ex&eacute;cution de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent &agrave; certaines professions et d&eacute;termine les conditions d&rsquo;am&eacute;nagement du repos hebdomadaire &agrave; prendre un jour autre que le vendredi ou repos par roulement individuel ou collectif ou par deux demi-journ&eacute;e ou pour une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; vingt-quatre heures.<\/p>\n<p>Article 98 : Les jours f&eacute;ri&eacute;s, ch&ocirc;m&eacute;s et pay&eacute;s sont d&eacute;termin&eacute;s par la loi ou la r&eacute;glementation.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 4 : DES CONGES PAY&Eacute;S<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 99 : Sauf dispositions plus favorables des conventions et accords collectifs ou du contrat individuel de travail, le travailleur acquiert droit au cong&eacute; pay&eacute;, &agrave; la charge de l&rsquo;employeur, &agrave; raison de deux jours et demi ouvrables de cong&eacute; par mois de service effectif.<br \/>On entend par jours ouvrables tous les jours de la semaine &agrave; l&rsquo;exception du jour de repos hebdomadaire et des &eacute;ventuels jours f&eacute;ri&eacute;s.<br \/>Pour le calcul de la dur&eacute;e du cong&eacute; acquis, ne sont pas d&eacute;duites les absences pour accidents du travail ou maladie professionnelle, ni les p&eacute;riodes de repos de femmes en couches pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 113 du pr&eacute;sent Code.<br \/>Article 100 : Dans la limite annuelle de onze jours, ne peuvent &ecirc;tre d&eacute;duites de la dur&eacute;e du cong&eacute; les permissions exceptionnelles qui auront &eacute;t&eacute; accord&eacute;es au travailleur &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements familiaux touchant directement son foyer.<br \/>Il s&rsquo;agit :<br \/>a) 3 jours pour le mariage du travailleur ;<br \/>b) 1 jour pour le mariage d&rsquo;un enfant ;<br \/>c) 3 jours pour le d&eacute;c&egrave;s du conjoint, d&rsquo;un enfant, du p&egrave;re ou de la m&egrave;re ;<br \/>d) 1 jour pour le d&eacute;c&egrave;s du fr&egrave;re ou de la s&oelig;ur ;<br \/>e) 1 jour pour le d&eacute;c&egrave;s du beau-p&egrave;re ou de la belle-m&egrave;re ;<br \/>f) 3 jours pour la naissance d&rsquo;un enfant au titre du cong&eacute; parental.<br \/>Les permissions ci-dessus n&rsquo;entra&icirc;nent aucune r&eacute;duction de salaire pour les travailleurs.<\/p>\n<p>Article 101 : Dans la limite de douze jours ouvrables par an, non d&eacute;ductibles de la dur&eacute;e du cong&eacute; pay&eacute; annuel, des autorisations d&rsquo;absence sans solde pourront &ecirc;tre accord&eacute;es au travailleur ayant au moins six mois de pr&eacute;sence dans l&rsquo;entreprise, afin de lui permettre :<br \/>* soit de suivre un stage officiel d&rsquo;entra&icirc;nement ou de perfectionnement en &eacute;ducation physique et sportive ;<br \/>* soit de repr&eacute;senter la R&eacute;publique de Djibouti dans une comp&eacute;tition sportive internationale ;<br \/>* soit d&rsquo;assister &agrave; des congr&egrave;s syndicaux ou &agrave; des s&eacute;ances de formation syndicale auxquelles il est d&eacute;l&eacute;gu&eacute; en vertu d&rsquo;un mandat r&eacute;gulier.<br \/>La demande est obligatoirement pr&eacute;sent&eacute;e par le travailleur sauf cas exceptionnel au moins un mois avant la date de sa prise d&rsquo;effet.<br \/>Elle doit porter le visa du ministre comp&eacute;tent en ce qui concerne les stages officiels d&rsquo;entra&icirc;nement ou de perfectionnement en &eacute;ducation physique et sportive ou les comp&eacute;titions sportives internationales, et du Ministre charg&eacute; du Travail en ce qui concerne les cong&eacute;s syndicaux.<\/p>\n<p>Par contre, les cong&eacute;s sp&eacute;ciaux autres que ceux d&eacute;finis ci-dessus, accord&eacute;s en sus des jours f&eacute;ri&eacute;s, pourront &ecirc;tre d&eacute;duits s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;une compensation ou r&eacute;cup&eacute;ration des journ&eacute;es ainsi accord&eacute;es.<\/p>\n<p>Article 102 : Le droit au cong&eacute; est acquis apr&egrave;s une p&eacute;riode minimale de service effectif &eacute;gale &agrave; un an, appel&eacute;e p&eacute;riode de r&eacute;f&eacute;rence.<br \/>Toutefois, les conventions et accords collectifs ou les contrats individuels de travail allouant un cong&eacute; d&rsquo;une dur&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; celle fix&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 99 peuvent pr&eacute;voir, pour le suppl&eacute;ment de cong&eacute; qu&rsquo;ils accordent, une dur&eacute;e plus longue de service effectif sans que cette derni&egrave;re puisse exc&eacute;der deux ans.<\/p>\n<p>Article 103 : Le cong&eacute; doit &ecirc;tre effectivement pris dans les douze mois suivant la p&eacute;riode de r&eacute;f&eacute;rence. L&rsquo;ordre et les dates de d&eacute;part en cong&eacute; sont fix&eacute;s par l&rsquo;employeur compte tenu des n&eacute;cessit&eacute;s du service et, dans la mesure du possible, des souhaits du salari&eacute;. Chaque salari&eacute; doit &ecirc;tre inform&eacute; au moins quinze jours &agrave; l&rsquo;avance de la date de ses cong&eacute;s.<br \/>Pour tenir compte des variations saisonni&egrave;res d&rsquo;activit&eacute;, les conventions et accords collectifs peuvent d&eacute;terminer les p&eacute;riodes de l&rsquo;ann&eacute;e pendant lesquelles les travailleurs doivent prendre leurs cong&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 104 : Avec l&rsquo;accord du salari&eacute;, le cong&eacute; peut &ecirc;tre fractionn&eacute; &agrave; condition que le salari&eacute; b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un repos d&rsquo;au moins quatorze jours cons&eacute;cutifs, jours de repos hebdomadaire ou jours f&eacute;ri&eacute;s &eacute;ventuels compris.<\/p>\n<p>Article 105 : Dans le cas o&ugrave; le contrat aurait &eacute;t&eacute; rompu ou aurait expir&eacute; avant que le travailleur n&rsquo;ait exerc&eacute; ses droits au cong&eacute;, ce dernier b&eacute;n&eacute;ficie, aux lieu et place du cong&eacute;, d&rsquo;une indemnit&eacute; calcul&eacute;e sur la base des droits acquis d&rsquo;apr&egrave;s les articles 104 et suivants ci-dessus.<br \/>Le droit au cong&eacute; se prescrit par un an &agrave; compter du jour de la cessation du travail.<br \/>Ce droit est &eacute;galement prescrit par deux ans pour le travailleur en activit&eacute; lorsqu&rsquo;il est d&eacute;montr&eacute; que l&rsquo;employeur avait offert la possibilit&eacute; au salari&eacute; de jouir de son cong&eacute;.<\/p>\n<p>Article 106 : L&rsquo;octroi d&rsquo;une indemnit&eacute; compensatrice au lieu et place du cong&eacute; en dehors du cas vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent est formellement interdit.<\/p>\n<p>Article 107 : L&rsquo;employeur doit verser au travailleur, lors du d&eacute;part en cong&eacute;, une allocation qui sera au moins &eacute;gale au douzi&egrave;me des salaires et indemnit&eacute;s dont le travailleur a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; au cours de douze mois ayant pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la date de d&eacute;part en cong&eacute;.<br \/>Seront exclues du calcul de l&rsquo;allocation de cong&eacute; les primes de rendement et le remboursement des frais professionnels.<br \/>En cas de fractionnement, l&rsquo;allocation est fractionn&eacute;e proportionnellement &agrave; la dur&eacute;e de chaque p&eacute;riode de cong&eacute;.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE II<br \/>DES DISPOSITIONS PARTICULI&Egrave;RES AU TRAVAIL<br \/>DES FEMMES ET DES JEUNES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 108 : Conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 5 du pr&eacute;sent Code, le travail des enfants est interdit en R&eacute;publique de Djibouti.<br \/>Par \u00ab\u00a0jeunes\u00a0\u00bb au sens du pr&eacute;sent Code, il faut entendre les travailleurs mineurs &acirc;ges de 16 &agrave; 18 ans.<\/p>\n<p>Article 109 : Les jeunes travailleurs &acirc;g&eacute;s de 16 &agrave; 18 ans ont les m&ecirc;mes droits que les travailleurs de leur cat&eacute;gorie professionnelle.<br \/>Les jeunes travailleurs ne peuvent en aucun cas subir des abattements de salaires ou d&eacute;classements professionnels en raison de leur &acirc;ge.<\/p>\n<p>Article 110 : Le travail des jeunes est formellement interdit dans les secteurs d&rsquo;activit&eacute; suivants :<br \/>a) emplois domestiques,<br \/>b) H&ocirc;tellerie, bars et d&eacute;bits de boissons, &agrave; l&rsquo;exception des emplois strictement li&eacute;s &agrave; la seule restauration.<\/p>\n<p>Article 111 : Hormis les dispositions de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent, un arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail et du Ministre de la Sant&eacute;, apr&egrave;s avis du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle, fixe la nature des travaux et les cat&eacute;gories d&rsquo;entreprises interdites aux femmes, aux femmes enceintes et aux jeunes gens, et l&rsquo;&acirc;ge limite auquel s&rsquo;applique l&rsquo;interdiction.<\/p>\n<p>Article 112 : L&rsquo;Inspecteur du Travail peut requ&eacute;rir l&rsquo;examen des femmes et des jeunes par un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute; en vue de v&eacute;rifier si le travail dont ils sont charg&eacute;s n&rsquo;exc&egrave;de pas leurs forces. Cette r&eacute;quisition est de droit &agrave; la demande des int&eacute;ress&eacute;s.<br \/>La femme ou le jeune ne peut &ecirc;tre maintenu dans un emploi ainsi reconnu au-dessus de ses forces et doit &ecirc;tre affect&eacute; dans un autre emploi convenable et &agrave; la mesure de ses forces. Si cela n&rsquo;est pas possible, le contrat doit &ecirc;tre r&eacute;solu avec une indemnisation comme en cas de rupture normale du contrat de travail.<\/p>\n<p>Article 113 : Toute femme enceinte dont l&rsquo;&eacute;tat a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une constatation m&eacute;dicale peut rompre son contrat sans pr&eacute;avis et sans avoir, de ce fait, &agrave; verser l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;aucune sorte. Cette rupture ne peut, en aucun cas donner lieu &agrave; des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.<br \/>Toutefois, la femme enceinte doit pr&eacute;venir l&rsquo;employeur de son &eacute;tat un mois avant la rupture ou la probable rupture de contrat pour &eacute;tat de grossesse.<br \/>Toute femme enceinte a droit &agrave; un cong&eacute; de maternit&eacute; qui commence obligatoirement huit semaines avant la date pr&eacute;sum&eacute;e de l&rsquo;accouchement et se termine six semaines apr&egrave;s la date de l&rsquo;accouchement.<br \/>La p&eacute;riode de suspension peut &ecirc;tre prolong&eacute;e de trois semaines en cas de maladie d&ucirc;ment constat&eacute;e par un m&eacute;decin r&eacute;sultant de la grossesse ou des couches.<br \/>Quand l&rsquo;accouchement a lieu avant la date pr&eacute;sum&eacute;e, la p&eacute;riode de repos est prolong&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;accomplissement des quatorze semaines auxquelles la salari&eacute;e a droit.<br \/>Quand l&rsquo;accouchement a lieu apr&egrave;s la date pr&eacute;sum&eacute;e, la femme ne reprend son travail qu&rsquo;apr&egrave;s six semaines suivant l&rsquo;accouchement.<br \/>Elle a droit pendant la p&eacute;riode dudit cong&eacute;, &agrave; l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; du salaire qu&rsquo;elle percevait au moment de la suspension du travail. Le paiement de cette indemnit&eacute; sera effectu&eacute; pour moiti&eacute; par l&rsquo;Organisme de Protection Sociales et pour moiti&eacute; par l&rsquo;employeur selon les modalit&eacute;s en vigueur.<br \/>Elle conserve le droit aux soins gratuits et aux prestations en nature.<\/p>\n<p>Article 114 : En dehors du cas de faute lourde non li&eacute;e &agrave; la grossesse et du cas d&rsquo;impossibilit&eacute; dans lequel il se trouve de maintenir le contrat, aucun employeur ne peut licencier une femme en &eacute;tat de grossesse apparente ou m&eacute;dicalement constat&eacute;e.<br \/>Lorsque le licenciement est prononc&eacute; dans l&rsquo;ignorance de la grossesse, la salari&eacute;e dispose d&rsquo;un d&eacute;lai de quinze jours pour justifier de son &eacute;tat. Le licenciement est alors annul&eacute;, sauf s&rsquo;il est prononc&eacute; pour l&rsquo;un des motifs pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a ci-dessus.<br \/>En tout &eacute;tat de cause, aucun employeur ne peut licencier une femme pendant les p&eacute;riodes de suspension pr&eacute;vues aux deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me alin&eacute;as de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<br \/>Ces m&ecirc;mes p&eacute;riodes suspendent le d&eacute;roulement du pr&eacute;avis r&eacute;sultant d&rsquo;un &eacute;ventuel licenciement ant&eacute;rieurement notifi&eacute;.<\/p>\n<p>Article 115 : Tout licenciement prononc&eacute; ou maintenu par l&rsquo;employeur en violation des dispositions de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent ouvre droit, au profit de la salari&eacute;e, &agrave; des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.<br \/>Ces dommages et int&eacute;r&ecirc;ts sont dus sans pr&eacute;judice de toutes autres indemnit&eacute;s auxquelles le licenciement peut donner naissance.<\/p>\n<p>Article 116 : Pendant une p&eacute;riode de quinze mois &agrave; compter de sa reprise de travail, la m&egrave;re a droit &agrave; des repos pour allaitement.<br \/>La dur&eacute;e total de ce repos ne peut d&eacute;passer une heure par journ&eacute;e de travail, &agrave; prendre en d&eacute;but ou en fin de journ&eacute;e de travail, sauf disposition plus favorables incluses dans les Conventions Collectives.<br \/>La m&egrave;re peut, pendant cette p&eacute;riode, quitter son travail sans pr&eacute;avis et sans avoir, de ce fait, &agrave; payer une indemnit&eacute; de rupture. Il ne peut &ecirc;tre effectu&eacute;e une retenue sur le salaire de fait de cette absence momentan&eacute;e.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE III<br \/>DES DISPOSITIONS PARTICULI&Egrave;RES A L&rsquo;EMPLOI<br \/>DES PERSONNES HANDICAP&Eacute;ES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 117 : Les personnes handicap&eacute;es ne doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;aucune discrimination en mati&egrave;re d&rsquo;emploi.<\/p>\n<p>Article 118 : Est consid&eacute;r&eacute;e comme personne handicap&eacute;e, toute personne dont les possibilit&eacute;s d&rsquo;obtenir ou de conserver un emploi, sont effectivement r&eacute;duites par suite d&rsquo;une insuffisance ou d&rsquo;une diminution de ses capacit&eacute;s physiques ou mentales.<br \/>La qualit&eacute; de personne handicap&eacute;e est constat&eacute;e par une commission plac&eacute;e sous l&rsquo;autorit&eacute; du ministre charg&eacute; des Affaires sociales. Cette qualit&eacute; est mat&eacute;rialis&eacute;e par une carte.<\/p>\n<p>Article 119 : Les employeurs qui utilisent des handicap&eacute;s b&eacute;n&eacute;ficient pour chaque employ&eacute; des mesures fiscales incitatives.<\/p>\n<p>Article 120 : Des d&eacute;crets pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre en charge du travail et du ministre des finances apr&egrave;s avis du Conseil national du travail d&eacute;terminent, en tant que de besoin, les modalit&eacute;s d&rsquo;application des pr&eacute;sentes dispositions.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE IV<br \/>DE LA S&Eacute;CURIT&Eacute; ET DE LA SANT&Eacute; AU TRAVAIL,<br \/>DES SERVICES SOCIAUX DES ENTREPRISES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 1 : DE LA S&Eacute;CURIT&Eacute; ET DE LA SANT&Eacute; AU TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">PARAGRAPHE 1<br \/>DISPOSITIONS G&Eacute;N&Eacute;RALES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 121 : Pour prot&eacute;ger la vie et la sant&eacute; des salari&eacute;s, l&rsquo;employeur est tenu de prendre toutes les mesures n&eacute;cessaires et utiles qui sont adapt&eacute;es aux conditions d&rsquo;exploitation de l&rsquo;entreprise.<br \/>Il est tenu notamment d&rsquo;am&eacute;nager les installations et r&eacute;gler la marche du travail de mani&egrave;re &agrave; pr&eacute;server le mieux possible les salari&eacute;s des accidents et maladies.<br \/>En particulier, les locaux doivent &ecirc;tre tenus dans un &eacute;tat de propret&eacute; permanent.<br \/>Les machines, m&eacute;canismes, appareils de transmission, outils et engins, m&eacute;caniques ou manuels, doivent &ecirc;tre install&eacute;s et tenus dans les meilleures conditions possibles de s&eacute;curit&eacute; et de propret&eacute;.<br \/>Les moteurs et machines tournantes doivent comporter les protections n&eacute;cessaires &agrave; pr&eacute;server l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique des travailleurs.<\/p>\n<p>Article 122 : Tout employeur est tenu d&rsquo;organiser une information pratique et appropri&eacute;e en mati&egrave;re d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; au b&eacute;n&eacute;fice des salari&eacute;s nouvellement embauch&eacute;s, de ceux qui changent de poste de travail ou de technique et de ceux qui reprennent leur activit&eacute; apr&egrave;s un arr&ecirc;t de travail d&rsquo;une dur&eacute;e de plus de six mois.<br \/>Cette information doit &ecirc;tre actualis&eacute;e au profit de l&rsquo;ensemble du personnel en cas de changement de la l&eacute;gislation ou de la r&eacute;glementation.<\/p>\n<p>Article 123 : Il est interdit &agrave; toute personne d&rsquo;introduire ou de distribuer, de laisser introduire ou de laisser distribuer, dans les &eacute;tablissements ou entreprises, des boissons alcoolis&eacute;es, du khat ou toute autre drogue.<\/p>\n<p>Article 124 : L&rsquo;employeur ou son repr&eacute;sentant doit organiser le contr&ocirc;le permanent du respect des r&egrave;gles d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute;.<br \/>Les salari&eacute;s, de leur c&ocirc;t&eacute;, doivent utiliser correctement les dispositifs de salubrit&eacute; et de s&eacute;curit&eacute; et s&rsquo;abstenir de les enlever ou de les modifier sans autorisation de l&rsquo;employeur.<br \/>Tout salari&eacute; qui, pendant l&rsquo;ex&eacute;cution de son travail ou au moment d&rsquo;ex&eacute;cuter son travail, a des motifs objectifs et s&eacute;rieux de penser que la poursuite de l&rsquo;ex&eacute;cution ou son d&eacute;marrage pr&eacute;sente un risque grave et imminent soit pour sa personne et\/ou pour les autres personnes, ou encore soit pour l&rsquo;entreprise a le droit et le devoir d&rsquo;arr&ecirc;ter le travail ou de s&rsquo;abstenir de le commencer.<br \/>Il saisit imm&eacute;diatement :<br \/>* le chef d&rsquo;entreprise ou d&rsquo;&eacute;tablissement ou son pr&eacute;pos&eacute; pour les mesures &agrave; prendre en vue d&rsquo;&eacute;liminer le risque ;<br \/>* les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel, s&rsquo;il en existe, et l&rsquo;Inspecteur du Travail pour les informer.<br \/>Le salari&eacute; &agrave; l&rsquo;origine de l&rsquo;acte pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent ne peut faire l&rsquo;objet de mesure disciplinaire sauf s&rsquo;il y a abus. Dans ce cas, l&rsquo;employeur doit, pr&eacute;alablement &agrave; toute sanction, saisir l&rsquo;Inspecteur du Travail de la preuve de l&rsquo;abus. Il en informe &eacute;galement les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel s&rsquo;il en existe.<br \/>L&rsquo;Inspecteur du Travail doit, dans les trois jours ouvrables de la saisine, se prononcer sur la preuve produite avant que n&rsquo;intervienne la mesure disciplinaire envisag&eacute;e par l&rsquo;employeur.<\/p>\n<p>Article 125 : Les arr&ecirc;t&eacute;s pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du travail pris apr&egrave;s avis de la Commission Nationale de S&eacute;curit&eacute; et de la Sant&eacute; au Travail d&eacute;terminent :<br \/>a) les mesures g&eacute;n&eacute;rales de protection et de salubrit&eacute; applicables &agrave; tous les &eacute;tablissements et entreprises assujettis au pr&eacute;sent Code, notamment en ce qui concerne l&rsquo;&eacute;clairage, l&rsquo;a&eacute;ration ou la ventilation, les eaux potables, les sanitaires, l&rsquo;&eacute;vacuation des poussi&egrave;res et vapeurs, les pr&eacute;cautions &agrave; prendre contre les incendies, l&rsquo;am&eacute;nagement des issus de secours, les rayonnements, le bruit et les vibrations ;<br \/>b) au fur et &agrave; mesure des d&eacute;fectuosit&eacute;s constat&eacute;es, les prescriptions particuli&egrave;res relatives &agrave; certaines professions, &agrave; certains travaux, op&eacute;rations ou modes de travail.<br \/>Ces arr&ecirc;t&eacute;s peuvent limiter, r&eacute;glementer ou interdire la fabrication, la vente, l&rsquo;importation, l&rsquo;exportation, la cession &agrave; quelque titre que ce soit ainsi que l&rsquo;emploi des machines, des substances et pr&eacute;parations dangereuses pour les travailleurs.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">PARAGRAPHE 2<br \/>DU COMITE D&rsquo;HYGI&Egrave;NE ET DE S&Eacute;CURIT&Eacute;<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 126 : Un comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; est obligatoirement cr&eacute;e dans toutes les entreprises du secteur industriel, des b&acirc;timents et des travaux publics occupant habituellement au moins cinquante (50) travailleurs, temporaires et occasionnels compris ;<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 127 : Le comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; comprend :<br \/>* le chef d&rsquo;&eacute;tablissement ou entreprise ;<br \/>* le responsable &agrave; la s&eacute;curit&eacute; ou un chef d&rsquo;atelier ;<br \/>* un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du personnel. Ce nombre est port&eacute; &agrave; deux dans les entreprises employant plus de 150 salari&eacute;s ;<br \/>* le m&eacute;decin ou l&rsquo;infirmier d&rsquo;entreprise, s&rsquo;il en existe, &agrave; d&eacute;faut un m&eacute;decin ou un infirmier de l&rsquo;Organisme de Protection Sociale.<br \/>Le chef d&rsquo;&eacute;tablissement ou entreprise assure la pr&eacute;sidence de ce comit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 128 : Le comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne de s&eacute;curit&eacute; est charg&eacute; de :<br \/>a) &eacute;tudier les conditions d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; de travail ;<br \/>b) veiller &agrave; l&rsquo;application des dispositions l&eacute;gislatives et r&eacute;glementaires et des consignes concernant l&rsquo;hygi&egrave;ne et la s&eacute;curit&eacute; ;<br \/>c) proc&eacute;der aux enqu&ecirc;tes en cas d&rsquo;accidents de travail graves et de maladies professionnelles en vue d&rsquo;en d&eacute;terminer les causes et de proposer des mesures propres &agrave; y rem&eacute;dier ainsi des mesures pr&eacute;ventives ;<br \/>d) &eacute;tablir et ex&eacute;cuter un programme d&rsquo;am&eacute;lioration des conditions d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; en rapport avec les activit&eacute;s de l&rsquo;entreprise ;<br \/>e) &eacute;tablir, tous les ans, les statistiques d&rsquo;accidents de travail et de maladies professionnelles ;<br \/>f) diffuser, tous les trois mois, aupr&egrave;s de tous les travailleurs les informations relatives &agrave; la protection de la sant&eacute; des travailleurs et au bon d&eacute;roulement du travail ;<br \/>g) susciter, entretenir et d&eacute;velopper l&rsquo;esprit de s&eacute;curit&eacute; parmi les travailleurs ;<br \/>h) entreprendre toute action en vue de la promotion des m&eacute;thodes et des proc&eacute;d&eacute;s de travail plus s&ucirc;rs ;<br \/>i) assurer l&rsquo;&eacute;ducation des travailleurs dans les domaines de l&rsquo;hygi&egrave;ne, de la s&eacute;curit&eacute; et de la sant&eacute; au travail ;<br \/>j) s&rsquo;assurer de l&rsquo;organisation et de l&rsquo;instruction des &eacute;quipes d&rsquo;incendie et de sauvetage ;<br \/>k) participer &agrave; l&rsquo;identification des facteurs de nuisance et &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un plan d&rsquo;intervention d&rsquo;urgence.<\/p>\n<p>Article 129 : Le comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; doit &ecirc;tre r&eacute;uni par l&rsquo;employeur au moins trois fois par an, et en tous cas &agrave; la suite de tout accident grave ou susceptible de refl&eacute;ter une situation grave.<br \/>L&rsquo;ordre du jour des r&eacute;unions ordinaires &eacute;tabli par le pr&eacute;sident est communiqu&eacute; aux membres du comit&eacute; quinze (15) jours au moins avant la date fix&eacute;e pour chaque r&eacute;union.<br \/>L&rsquo;Inspecteur du Travail, le m&eacute;decin Inspecteur du Travail ou &agrave; d&eacute;faut un m&eacute;decin agr&eacute;&eacute; et l&rsquo;Organisme de Protection sociale doivent &ecirc;tre avertis au moins quinze (15) jours &agrave; l&rsquo;avance des r&eacute;unions du comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute;. Ils peuvent y assister et y prendre la parole.<br \/>L&rsquo;employeur remet &agrave; chaque membre du comit&eacute; en m&ecirc;me temps que l&rsquo;ordre du jour, une copie anonyme de toutes les d&eacute;clarations d&rsquo;accidents de travail et de maladies professionnelles qui ont &eacute;t&eacute; adress&eacute;es &agrave; l&rsquo;Organisme de Protection Sociale depuis la pr&eacute;c&eacute;dente r&eacute;union.<br \/>Les r&eacute;unions du comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; font l&rsquo;objet d&rsquo;un proc&egrave;s-verbal dont une copie doit &ecirc;tre adress&eacute;e &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail dans le d&eacute;lai d&rsquo;un mois suivant la r&eacute;union.<\/p>\n<p>Article 130 : Pour l&rsquo;exercice de leurs attributions, les membres du comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; disposent d&rsquo;un cr&eacute;dit annuel de huit heures pay&eacute;es comme temps de travail.<br \/>Le temps des r&eacute;unions est &eacute;galement pay&eacute; comme temps de travail et n&rsquo;est pas imputable au cr&eacute;dit d&rsquo;heures.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">PARAGRAPHE 3<br \/>DU CONTR&Ocirc;LE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 131 : Les Inspecteurs du Travail sont charg&eacute;s de veiller &agrave; l&rsquo;application des arr&ecirc;t&eacute;s vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 125.<br \/>En cas de non respect d&ucirc;ment constat&eacute;, l&rsquo;Inspection du Travail doit mettre le chef d&rsquo;&eacute;tablissement ou d&rsquo;entreprise en demeure de se conformer aux dites prescriptions avant de dresser le proc&egrave;s-verbal.<br \/>La mise en demeure est faite par &eacute;crit soit sur le registre obligatoire tenu par l&rsquo;employeur, soit par lettre. Elle pr&eacute;cise les infractions constat&eacute;es et fixe les d&eacute;lais dans lesquels elles doivent avoir disparu, et qui ne peuvent &ecirc;tre inf&eacute;rieurs &agrave; six jours francs.<br \/>Lorsque, pass&eacute; le d&eacute;lai imparti par la mise en demeure l&rsquo;employeur n&rsquo;a pas tenu compte de celle-ci, l&rsquo;Inspecteur du Travail, apr&egrave;s constat, dresse proc&egrave;s-verbal. Le proc&egrave;s-verbal doit &ecirc;tre r&eacute;dig&eacute;, &eacute;crit, dat&eacute; et sign&eacute; par l&rsquo;Inspecteur ayant constat&eacute; l&rsquo;infraction, et faire &eacute;tat des faits constitutif d&rsquo;infraction qui ont &eacute;t&eacute; personnellement constat&eacute;s par celui-ci.<br \/>Toutefois, en cas d&rsquo;extr&ecirc;me urgence, l&rsquo;Inspecteur du Travail peut dresser proc&egrave;s-verbal sans mise en demeure pr&eacute;alable.<br \/>Il peut &eacute;galement ordonner des mesures imm&eacute;diatement ex&eacute;cutoires pour faire cesser tout danger grave et imminent.<br \/>L&rsquo;employeur peut exercer un recours contre cette d&eacute;cision de l&rsquo;Inspecteur du Travail devant le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s, le cas &eacute;ch&eacute;ant, qui doit statuer dans les huit jours de la demande.<\/p>\n<p>Article 132 : Lorsqu&rsquo;il constate que des d&eacute;fectuosit&eacute;s dans une installation, un am&eacute;nagement ou des m&eacute;thodes de travail sont de nature &agrave; menacer la sant&eacute; ou la s&eacute;curit&eacute; des salari&eacute;s et que ces d&eacute;fectuosit&eacute;s ne tombent pas sous le coup des arr&ecirc;t&eacute;s vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 125, l&rsquo;Inspecteur du Travail peut ordonner que les modifications n&eacute;cessaires soient apport&eacute;es par l&rsquo;employeur.<br \/>La d&eacute;cision est notifi&eacute;e &agrave; l&rsquo;employeur par &eacute;crit soit sur le registre d&rsquo;employeur, soit par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception. Elle pr&eacute;cise les d&eacute;lais d&rsquo;ex&eacute;cution impartis qui ne peuvent &ecirc;tre inf&eacute;rieurs &agrave; quinze jours.<br \/>L&rsquo;employeur peut exercer un recours contre cette d&eacute;cision de l&rsquo;Inspecteur du Travail devant le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s qui doit statuer avant la fin du d&eacute;lai d&rsquo;ex&eacute;cution fix&eacute; par l&rsquo;Inspecteur du Travail, &eacute;tant entendu que, en tout &eacute;tat de cause, le juge dispose, &agrave; compter de la demande, d&rsquo;un d&eacute;lai de quinze jours pour prendre sa sentence.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 2 : DES SERVICES DE SANT&Eacute; AU TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 133 : Sans pr&eacute;judice des dispositions sp&eacute;ciales prises dans le cadre de l&rsquo;hygi&egrave;ne et de la pr&eacute;vention de certaines maladies professionnelles ou dans celui de la protection de certaines cat&eacute;gories de travailleurs, tout salari&eacute; doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;un examen m&eacute;dical au plus tard les huit jours qui suivent son embauche.<br \/>La prise effective du travail est toutefois subordonn&eacute;e aux r&eacute;sultats de la visite m&eacute;dicale.<br \/>La visite syst&eacute;matique annuelle pour l&rsquo;ensemble des travailleurs, toutes cat&eacute;gories confondues, est obligatoire.<br \/>Ces visites sont r&eacute;alis&eacute;es par le service m&eacute;dical de l&rsquo;Organisme de Protection Sociale.<\/p>\n<p>Article 134 : L&rsquo;employeur doit disposer des moyens permettant d&rsquo;assurer les soins de premiers secours. Il doit faire &eacute;vacuer, sur la formation m&eacute;dicale la plus proche, les bless&eacute;s et les malades transportables non susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre trait&eacute;s par les moyens dont il dispose.<br \/>S&rsquo;il est d&eacute;pourvu dans l&rsquo;imm&eacute;diat des moyens appropri&eacute;s n&eacute;cessaires &agrave; cet effet, il en avise d&rsquo;urgence le chef de l&rsquo;unit&eacute; administrative la plus proche qui fait proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;&eacute;vacuation par les moyens &agrave; sa disposition.<br \/>Tous les frais occasionn&eacute;s de ce fait &agrave; l&rsquo;administration doivent &ecirc;tre rembours&eacute;s par l&rsquo;employeur sur les bases des tarifs officiels en vigueur dans ce domaine.<\/p>\n<p>Article 135 : L&rsquo;employeur est tenu de d&eacute;clarer simultan&eacute;ment &agrave; l&rsquo;Inspection du Travail et &agrave; l&rsquo;Organisme de Protection Sociale, dans un d&eacute;lai de quarante-huit heures, tout accident du travail ou toute maladie professionnelle constat&eacute;e dans l&rsquo;entreprise ou l&rsquo;&eacute;tablissement.<br \/>La d&eacute;claration peut &ecirc;tre faite par le travailleur ou ses ayant-droits jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;expiration de la deuxi&egrave;me ann&eacute;e suivant la date de l&rsquo;accident ou de la premi&egrave;re constatation m&eacute;dicale de la maladie professionnelle.<br \/>En ce qui concerne les maladies professionnelles, la date de la premi&egrave;re constatation m&eacute;dicale de la maladie est assimil&eacute;e &agrave; la date de l&rsquo;accident.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE IV<br \/>DU SALAIRE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE I<br \/>DE LA D&Eacute;TERMINATION DU SALAIRE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 136 : Au sens du pr&eacute;sent Code, le terme \u00ab\u00a0salaire\u00a0\u00bb d&eacute;signe, quels qu&rsquo;en soient la d&eacute;nomination et le mode de calcul, le traitement de base et tous autres avantages, pay&eacute;s directement ou indirectement en esp&egrave;ces ou en nature, par l&rsquo;employeur au travailleur en raison de l&rsquo;emploi de ce dernier.<br \/>Le salaire fix&eacute; au contrat de travail r&eacute;sulte des accords d&rsquo;entreprise, des conventions collectives ou le cas &eacute;ch&eacute;ant d&rsquo;un accord entre les parties du contrat.<\/p>\n<p>Article 137 : A travail de valeur &eacute;gale, le salaire est &eacute;gal pour tous les travailleurs quels que soient leur origine, leur sexe, leur &acirc;ge, leur statut et leur confession, dans les conditions pr&eacute;vues au pr&eacute;sent Code.<\/p>\n<p>Article 138 : Le salaire &eacute;tant la contrepartie du travail fourni, aucun salaire n&rsquo;est d&ucirc; en cas d&rsquo;absence, sauf dans les cas prescrit dans le pr&eacute;sent code et\/ ou pr&eacute;vus par, les conventions et accords collectifs et le contrat individuel de travail.<\/p>\n<p>Article 139 : La r&eacute;mun&eacute;ration d&rsquo;un travail &agrave; la t&acirc;che ou aux pi&egrave;ces doit &ecirc;tre calcul&eacute;e de telle sorte qu&rsquo;elle procure au travailleur, de capacit&eacute; moyenne et travaillant normalement, un salaire au moins &eacute;gal &agrave; celui du travailleur r&eacute;mun&eacute;r&eacute; &agrave; temps effectuant un travail analogue.<\/p>\n<p>Article 140 : Lorsque la r&eacute;mun&eacute;ration des services est constitu&eacute;e en totalit&eacute; ou en partie des commissions ou des primes et prestations diverses ou des indemnit&eacute;s repr&eacute;sentatives de ces prestations, dans la mesure o&ugrave; celles-ci ne constituent pas un remboursement de frais, il en est tenu compte pour le calcul de l&rsquo;allocation du cong&eacute;, des indemnit&eacute;s de pr&eacute;avis , des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.<br \/>Le montant &agrave; prendre en consid&eacute;ration &agrave; ce titre est la moyenne mensuelle des &eacute;l&eacute;ments vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent.<br \/>Toutefois, la p&eacute;riode sur laquelle s&rsquo;effectue ce calcul n&rsquo;exc&eacute;dera pas les douze mois de service ayant pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la cessation du travail.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE II<br \/>DES RETENUES SUR SALAIRE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 141 : Les pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires, les remboursements et les consignations qui peuvent &ecirc;tre pr&eacute;vus par les lois, les conventions ou accords collectifs et les contrats individuels de travail peuvent faire l&rsquo;objet de retenues sur salaire.<br \/>L&rsquo;employeur doit pr&eacute;lever d&rsquo;office sur les salaires les cotisations des travailleurs et les verser &agrave; l&rsquo;Organisme de Protection Sociale dans les conditions fix&eacute;es par sa r&eacute;glementation en vigueur ou par ses statuts.<\/p>\n<p>Article 142 : L&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente fixe les plafonds des retenues &agrave; op&eacute;rer au titre de la cotisation du travailleur aux institutions obligatoires ou autoris&eacute;s de s&eacute;curit&eacute; sociale, ainsi que les modalit&eacute;s pratiques de versement de ces cotisations par l&rsquo;employeur aux institutions int&eacute;ress&eacute;s.<br \/>Un d&eacute;cret pris apr&egrave;s avis du Conseil national du travail d&eacute;termine la quotit&eacute; des fractions du salaire soumise &agrave; pr&eacute;l&egrave;vements progressifs et les taux y a aff&eacute;rents.<br \/>La retenue vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a ci-dessus ne peut, pour chaque paie exc&eacute;der la quotit&eacute; fix&eacute;e par ce d&eacute;cret pris en conseil des ministres.<\/p>\n<p>Article 143 : Il doit &ecirc;tre tenu compte pour le calcul de la retenue non seulement du salaire proprement dit, mais aussi de tous les accessoires dudit salaire &agrave; l&rsquo;exception toutefois des indemnit&eacute;s d&eacute;clar&eacute;es insaisissables par la r&eacute;glementation en vigueur, des sommes allou&eacute;es &agrave; titre de remboursement de frais et des allocations et indemnit&eacute;s &eacute;ventuelles dues au titre de la l&eacute;gislation sur la s&eacute;curit&eacute; sociale et de la r&eacute;glementation qui en est issue.<br \/>Les sommes retenues au travailleur en contravention des dispositions ci-dessus portent int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; son profit au taux l&eacute;gal depuis la date o&ugrave; elles auraient d&ucirc; &ecirc;tre pay&eacute;es et peuvent &ecirc;tre r&eacute;clam&eacute;es par lui jusqu&rsquo;&agrave; prescription, le cours en &eacute;tant suspendu pendant la dur&eacute;e du contrat.<\/p>\n<p>Article 144 : Il est interdit &agrave; l&rsquo;employeur d&rsquo;infliger des amendes.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE III<br \/>DU PAIEMENT DU SALAIRE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 145 : Le salaire doit &ecirc;tre pay&eacute; en monnaie ayant cours l&eacute;gal nonobstant toute stipulation contraire.<br \/>Le paiement de tout ou partie du salaire en nature, notamment en alcool, boissons alcoolis&eacute;es, khat et autres drogues est formellement interdit sous r&eacute;serve des dispositions du pr&eacute;sent Code.<br \/>Aucun employeur ne peut restreindre la libert&eacute; du travailleur de disposer de son salaire &agrave; son gr&eacute;.<\/p>\n<p>Article 146 : Le salaire doit &ecirc;tre pay&eacute; &agrave; intervalles r&eacute;guliers ne pouvant exc&eacute;der quinze jours pour les travailleurs dont la r&eacute;mun&eacute;ration est stipul&eacute;e &agrave; l&rsquo;heure, et un mois pour les travailleurs dont la r&eacute;mun&eacute;ration est stipul&eacute;e au mois. Ces derniers peuvent toutefois recevoir sur leur demande, au bout de quinze jours, un acompte portant au plus sur la moiti&eacute; de la quotit&eacute; mensuelle de leur r&eacute;mun&eacute;ration de base, leur situation &eacute;tant obligatoirement apur&eacute;e lors du paiement imm&eacute;diatement cons&eacute;cutif.<\/p>\n<p>Article 147 : Les paiements mensuels doivent &ecirc;tre effectu&eacute;s au plus tard huit jours apr&egrave;s la fin du mois de travail qui donne droit au salaire.<br \/>En cas de r&eacute;siliation ou de rupture de contrat, le salaire et les indemnit&eacute;s doivent &ecirc;tre pay&eacute;s d&egrave;s la cessation de service. Toutefois, en cas de litige, l&rsquo;employeur peut obtenir l&rsquo;immobilisation provisoire entre ses mains de tout ou partie de la fraction saisissable de sommes dues par ordonnance du Pr&eacute;sident du Tribunal.<br \/>Les travailleurs absents le jour de la paie peuvent retirer leur salaire aux heures normales d&rsquo;ouverture de la caisse, et conform&eacute;ment au r&egrave;glement int&eacute;rieur de l&rsquo;entreprise.<br \/>Le paiement du salaire doit &ecirc;tre effectu&eacute; les jours ouvrables seulement et au lieu de travail ou &agrave; proximit&eacute; de celui-ci..<\/p>\n<p>Article 148 : Le paiement du salaire doit &ecirc;tre constat&eacute; par une pi&egrave;ce dress&eacute;e ou certifi&eacute;e par l&rsquo;employeur ou son repr&eacute;sentant et &eacute;marg&eacute;e par chaque travailleur.<br \/>Si ce dernier est illettr&eacute;, son empreinte digitale peut remplacer sa signature. Ces pi&egrave;ces sont conserv&eacute;es par l&rsquo;employeur dans les m&ecirc;mes conditions que les pi&egrave;ces comptables et doivent &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute;es &agrave; toute r&eacute;quisition de l&rsquo;Inspecteur du Travail.<\/p>\n<p>Article 149 : Les employeurs sont tenus de d&eacute;livrer au travailleur au moment du paiement soit un bulletin de paie individuel, soit tout autre document &eacute;tabli selon les proc&eacute;d&eacute;s modernes de comptabilit&eacute; et dont la contexture est, dans l&rsquo;un et l&rsquo;autre cas, fix&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du Ministre charg&eacute; du Travail.<\/p>\n<p>Article 150 : N&rsquo;est pas opposable au travailleur la mention \u00a0\u00bb pour solde de tout compte \u00a0\u00bb ou toute mention &eacute;quivalente souscrite par lui soit au cours de l&rsquo;ex&eacute;cution, soit apr&egrave;s r&eacute;siliation de son contrat de travail, et par laquelle le travailleur renonce &agrave; tout ou partie des droits qu&rsquo;il tient de son contrat de travail.<\/p>\n<p>Article 151 : L&rsquo;acceptation, sans protestation ni r&eacute;serve, par le travailleur d&rsquo;un bulletin de paie ne peut valoir renonciation de sa part au paiement de tout ou partie du salaire, des indemnit&eacute;s et accessoires du salaire qui lui sont dus en vertu des dispositions l&eacute;gislative, r&eacute;glementaires ou conventionnelles.<br \/>Cette acceptation ne suspend pas la prescription telle que d&eacute;finie &agrave; l&rsquo;article 156 du pr&eacute;sent Code.<br \/>Elle ne fait pas obstacle &agrave; la r&eacute;vision du compte de salaire du travailleur.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE IV<br \/>DES PRIVIL&Egrave;GES ET GARANTIES DE LA CR&Eacute;ANCE<br \/>DE SALAIRE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 152 : En dehors des dispositions du pr&eacute;sent Code, ou celles r&eacute;sultant de textes l&eacute;gaux ou r&eacute;glementaires, il ne peut &ecirc;tre fait de retenue sur les salaires que par saisie-arr&ecirc;t prononc&eacute;e par la juridiction comp&eacute;tente.<br \/>Un d&eacute;cret pris apr&egrave;s avis du Conseil National du travail, de l&rsquo;emploi et de la formation professionnelle fixe les portions de salaire soumises &agrave; pr&eacute;l&egrave;vements progressifs et les taux y aff&eacute;rents.<br \/>Les retenues r&eacute;sultant de saisie ou de cession ne peuvent, pour chaque paie, exc&eacute;der les taux fix&eacute;s par ce d&eacute;cret.<br \/>Il doit &ecirc;tre tenu compte pour le calcul des retenues, non seulement du salaire proprement dit, mais de tous les accessoires du salaire, &agrave; l&rsquo;exception toutefois des indemnit&eacute;s d&eacute;clar&eacute;es insaisissables par le r&eacute;glementation en vigueur, des sommes allou&eacute;es &agrave; titre de remboursement de frais expos&eacute;s par le travailleur et des allocations ou indemnit&eacute;s pour charge de famille.<\/p>\n<p>Article 153 : La cr&eacute;ance de salaire b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un privil&egrave;ge pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; tous les autres privil&egrave;ges g&eacute;n&eacute;raux ou sp&eacute;ciaux en ce qui concerne la fraction insaisissable dudit salaire.<br \/>Le privil&egrave;ge s&rsquo;&eacute;tend aux diverses indemnit&eacute; et dommages et int&eacute;r&ecirc;ts li&eacute;s &agrave; la rupture du contrat de travail.<\/p>\n<p>Article 154 : Les textes l&eacute;gislatifs particuliers accordant le b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;action directe ou certains privil&egrave;ges sp&eacute;ciaux en faveur de certaines cat&eacute;gories de travailleurs s&rsquo;appliquent &agrave; la cr&eacute;ance de salaire.<\/p>\n<p>Article 155 : En cas de liquidation judiciaire ou de faillite, les sommes pr&eacute;compt&eacute;es par le Tr&eacute;sor public, post&eacute;rieurement &agrave; la date de cessation des paiements, sur les mandats dus &agrave; un employ&eacute;, sont rapport&eacute;es &agrave; la masse des r&eacute;mun&eacute;rations.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE V<br \/>DE LA PRESCRIPTION DE L&rsquo;ACTION<br \/>EN PAIEMENT DU SALAIRE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 156 : L&rsquo;action des travailleurs en paiement de salaire, des accessoires du salaire, des primes et indemnit&eacute;s de toute nature ainsi que, plus g&eacute;n&eacute;ralement, toute somme due par l&rsquo;employeur au travailleur, et celle en fourniture de prestations en nature et &eacute;ventuellement de leur remboursement, se prescrivent par un an.<br \/>La prescription court &agrave; compter de la date &agrave; partir de laquelle le salaire est exigible. Elle est suspendue ou interrompue dans les conditions pr&eacute;vues en mati&egrave;re civile.<\/p>\n<p>Article 157 : Le travailleur auquel la prescription est oppos&eacute;e peut d&eacute;f&eacute;rer le serment &agrave; l&rsquo;employeur ou &agrave; son repr&eacute;sentant sur la question de savoir si le salaire qu&rsquo;il a r&eacute;clam&eacute; a &eacute;t&eacute; pay&eacute;.<br \/>Le serment peut aussi &ecirc;tre d&eacute;f&eacute;r&eacute; aux veuves et h&eacute;ritiers de l&rsquo;employeur ou aux tuteurs de ces derniers, s&rsquo;ils sont mineurs.<\/p>\n<p>Article 158 : Si le serment d&eacute;f&eacute;r&eacute; n&rsquo;est pas pr&ecirc;t&eacute;, ou s&rsquo;il est reconnu, m&ecirc;me implicitement, que les sommes ou prestations r&eacute;clam&eacute;es n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; pay&eacute;es, fournies ou rembours&eacute;es, l&rsquo;action en paiement devient purement civile et se prescrit conform&eacute;ment &agrave; la r&eacute;glementation en vigueur en la mati&egrave;re.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE V<br \/>DU R&Egrave;GLEMENT DES DIFF&Eacute;RENDS INDIVIDUELS<br \/>ET COLLECTIFS DU TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE I<br \/>DU R&Egrave;GLEMENT DES DIFF&Eacute;RENDS INDIVIDUELS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 159 : Tout travailleur ou tout employeur pourra demander &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail de r&eacute;gler le diff&eacute;rend &agrave; l&rsquo;amiable.<br \/>L&rsquo;inspecteur du travail du ressort saisi du dossier convoque, dans les quinze jours qui suivent, les parties et tente de les concilier.<br \/>Nul ne doit, de quelque mani&egrave;re que ce soit, faire obstacle &agrave; la conciliation ou &agrave; la non conciliation.<br \/>La non pr&eacute;sentation de l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des parties &agrave; la suite de deux convocations r&eacute;guli&egrave;res vaut &eacute;chec de la tentative de conciliation.<br \/>L&rsquo;Inspecteur du Travail fait conna&icirc;tre aux parties quels sont, d&rsquo;apr&egrave;s les informations qui lui sont fournies, et sous r&eacute;serve de l&rsquo;appr&eacute;ciation des tribunaux, les droits que le travailleur tient de la loi, de la r&eacute;glementation ou des conventions collectives et du contrat individuel.<br \/>S&rsquo;il n&rsquo;y a pas de conciliation, l&rsquo;Inspecteur le constate par proc&egrave;s-verbal o&ugrave; il consigne les motifs de l&rsquo;&eacute;chec.<br \/>Si la conciliation intervient, le proc&egrave;s-verbal de conciliation contient :<br \/>* l&rsquo;&eacute;nonc&eacute; des diff&eacute;rents chefs de r&eacute;clamation ;<br \/>* les points sur lesquels la conciliation est intervenue et, s&rsquo;il y a lieu, les sommes convenues pour chaque chef de r&eacute;clamation ;<br \/>* les chefs de r&eacute;clamation dont il a &eacute;t&eacute; fait abandon ;<br \/>* en cas de conciliation partielle, les demandes qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; comprises dans la conciliation.<br \/>L&rsquo;Inspecteur du Travail dresse son proc&egrave;s-verbal de conciliation ou de non-conciliation dans le d&eacute;lai maximum de trois mois &agrave; compter de sa saisine.<\/p>\n<p>Article 160 : Le proc&egrave;s-verbal de conciliation est d&eacute;pos&eacute; au rang de minute par l&rsquo;Inspecteur du travail.<\/p>\n<p>Article 161 : Le proc&egrave;s-verbal de non conciliation sign&eacute; des parties, sauf d&eacute;faillance de ces derni&egrave;res, est transmis au Pr&eacute;sident du tribunal du travail comp&eacute;tent dans un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de la date de non conciliation. Le tribunal comp&eacute;tent est celui du lieu de travail. Toutefois, pour les litiges n&eacute;s de la r&eacute;siliation du contrat de travail, le travailleur dont la r&eacute;sidence habituelle est situ&eacute;e en R&eacute;publique de Djibouti en un lieu autre que le lieu de travail, aura le choix entre le tribunal de sa r&eacute;sidence et celui de son lieu de travail.<\/p>\n<p>Article 162 : Le Tribunal du Travail est comp&eacute;tent pour conna&icirc;tre les diff&eacute;rends individuels pouvant s&rsquo;&eacute;lever &agrave; l&rsquo;occasion du contrat de travail entre les travailleurs et leurs employeurs.<br \/>Sa comp&eacute;tence s&rsquo;&eacute;tend aux diff&eacute;rends individuels relatifs :<br \/>a) aux conventions collectives et arr&ecirc;t&eacute;s en tenant lieu ;<br \/>b) aux contrats d&rsquo;apprentissage ;<br \/>c) &agrave; l&rsquo;application de la r&eacute;glementation sur les accidents du travail, les maladies professionnelles ainsi que celles non imputables &agrave; l&rsquo;activit&eacute; professionnelle, les prestations familiales et les pensions de retraite ;<br \/>d) aux probl&egrave;mes n&eacute;s entre travailleurs &agrave; l&rsquo;occasion du travail.<br \/>Le tribunal du travail comp&eacute;tent est celui du lieu du travail.<\/p>\n<p>Article 163 : Le Tribunal du travail est compos&eacute; :<br \/>* d&rsquo;un magistrat qui en assure la pr&eacute;sidence ;<br \/>* d&rsquo;un assesseur employeur et d&rsquo;un assesseur travailleur pris parmi ceux figurant sur les listes &eacute;tablies par les organisations d&#8217;employeurs et de travailleurs les plus repr&eacute;sentatives ;<br \/>* d&rsquo;un greffier.<br \/>Le Pr&eacute;sident d&eacute;signe pour chaque affaire les assesseurs employeurs et travailleurs appartenant &agrave; la cat&eacute;gorie int&eacute;ress&eacute;e.<br \/>Les assesseurs titulaires sont remplac&eacute;s, en cas d&#8217;emp&ecirc;chement, par des assesseurs suppl&eacute;ants dont le nombre est &eacute;gal &agrave; celui des titulaires.<\/p>\n<p>Article 164 : Les assesseurs titulaires et leurs suppl&eacute;ants sont nomm&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition conjointe du Ministre du travail et du Ministre de la justice.<br \/>Le mandat des assesseurs titulaires ou suppl&eacute;ants a une dur&eacute;e de deux ans; il est renouvelable. Toutefois, les assesseurs en fonction continuent &agrave; si&eacute;ger jusqu&rsquo;&agrave; ce que la nomination de nouveaux assesseurs soit intervenue.<br \/>Les assesseurs doivent justifier de la possession de leurs droits civils et n&rsquo;avoir subi aucune des condamnations qui, aux termes des lois &eacute;lectorales en vigueur, entra&icirc;nent la radiation des listes &eacute;lectorales.<br \/>Les assesseurs pr&ecirc;tent serment devant le Tribunal en pronon&ccedil;ant la formule suivante : \u00ab\u00a0je jure de remplir mes devoirs avec z&egrave;le et int&eacute;grit&eacute; et de garder le secret des d&eacute;lib&eacute;rations\u00a0\u00bb.<br \/>Les fonctions d&rsquo;assesseurs sont gratuites. Toutefois, pourront &ecirc;tre allou&eacute;es aux assesseurs des indemnit&eacute;s de s&eacute;jour et de d&eacute;placement, dont le montant, qui ne pourra &ecirc;tre inf&eacute;rieur au montant des salaires et indemnit&eacute;s perdus, sera fix&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; conjoint des Ministres charg&eacute;s du Travail, de la Justice et des Finances.<br \/>L&rsquo;exercice des fonctions d&rsquo;assesseur ne saurait &ecirc;tre une cause de rupture, par l&rsquo;employeur, du contrat de travail.<br \/>Tout assesseur titulaire ou suppl&eacute;ant qui aura gravement manqu&eacute; &agrave; ses devoirs dans l&rsquo;exercice de ses fonctions sera appel&eacute; devant le Tribunal du Travail pour s&rsquo;expliquer sur les faits qui lui sont reproch&eacute;s.<br \/>L&rsquo;initiative de cet appel appartient au Pr&eacute;sident du Tribunal du Travail.<br \/>Le proc&egrave;s-verbal de la s&eacute;ance de comparution est adress&eacute; dans les huit jours par le Pr&eacute;sident du Tribunal du Travail au Procureur de la R&eacute;publique.<br \/>Ce proc&egrave;s-verbal est transmis par le Procureur de la R&eacute;publique, avec son avis, au Ministre de la Justice.<br \/>Par arr&ecirc;t&eacute; motiv&eacute; du Ministre de la Justice, les peines suivantes peuvent &ecirc;tre prononc&eacute;es :<br \/>* la censure ;<br \/>* la suspension, pour un temps qui ne peut exc&eacute;der six mois ;<br \/>* la d&eacute;ch&eacute;ance.<br \/>Tout assesseur contre lequel la d&eacute;ch&eacute;ance a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e ne peut &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute; &agrave; nouveau aux m&ecirc;mes fonctions.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE II<br \/>DE LA PROC&Eacute;DURE DEVANT LE TRIBUNAL DU TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 165 : Le tribunal du travail saisi par le proc&egrave;s-verbal de non conciliation convoque les parties &agrave; compara&icirc;tre &agrave; la prochaine audience utile.<br \/>La convocation doit contenir les nom, pr&eacute;noms et profession du destinataire, l&rsquo;indication de l&rsquo;affaire, le jour et l&rsquo;heure de la comparution.<br \/>La convocation est faite &agrave; personne ou &agrave; domicile par voie d&rsquo;agent sp&eacute;cialement commis &agrave; cet effet. Elle peut valablement &ecirc;tre faite par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception ou par toute autre voie utile.<\/p>\n<p>Article 166 : Les parties sont tenues de se rendre au jour et &agrave; l&rsquo;heure fix&eacute;s devant le tribunal. Elles peuvent se faire assister ou repr&eacute;senter soit par un travailleur ou un employeur appartenant &agrave; la m&ecirc;me branche d&rsquo;activit&eacute;, soit par un avocat de leur choix ou tout autre mandataire.<br \/>Sauf en ce qui concerne les avocats, le mandataire doit &ecirc;tre porteur d&rsquo;une procuration.<\/p>\n<p>Article 167 : Si au jour fix&eacute; par la convocation, le demandeur ne compara&icirc;t pas et ne justifie pas d&rsquo;un cas de force majeure, la cause est radi&eacute;e du r&ocirc;le. Elle ne peut &ecirc;tre reprise qu&rsquo;une seule fois &agrave; l&rsquo;initiative du demandeur.<br \/>Si le d&eacute;fendeur ne compara&icirc;t pas et ne justifie pas d&rsquo;un cas de force majeure, ou s&rsquo;il n&rsquo;a pas pr&eacute;sent&eacute; ses moyens, d&eacute;faut est donn&eacute; contre lui et le tribunal statue sur le m&eacute;rite de la demande.<br \/>Si le d&eacute;fendeur a comparu une fois ou s&rsquo;il est rapport&eacute; qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement touch&eacute;, la d&eacute;cision du tribunal est &agrave; son encontre, r&eacute;put&eacute;e contradictoire.<br \/>Les mesures pr&eacute;vues au pr&eacute;sent article ne peuvent &ecirc;tre prises que s&rsquo;il a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; a r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;t&eacute; touch&eacute; par la convocation.<\/p>\n<p>Article 168 : Lorsque les parties comparaissent devant le tribunal, il est proc&eacute;d&eacute; a une nouvelle tentative de conciliation.<br \/>En cas d&rsquo;accord total ou partiel, un proc&egrave;s-verbal r&eacute;dig&eacute; s&eacute;ance tenante constate l&rsquo;accord intervenu.<br \/>Ce proc&egrave;s-verbal est ex&eacute;cut&eacute; dans les m&ecirc;mes formes qu&rsquo;un jugement.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 169 : En cas de jugement par d&eacute;faut, signification est faite dans les formes de l&rsquo;article 165 du pr&eacute;sent code, sans frais &agrave; la partie d&eacute;faillante par le greffier du tribunal ou par un agent commis sp&eacute;cialement &agrave; cet effet par le pr&eacute;sident.<br \/>Le d&eacute;lai d&rsquo;opposition est de 10 jours &agrave; compter de la date de la signification.<\/p>\n<p>Article 170 : Les jugements du tribunal sont rendus en dernier ressort, sauf du chef de la comp&eacute;tence ; lorsque le chiffre de la demande n&rsquo;exc&egrave;de pas 200 000 francs.<br \/>Au-dessus de 200 000 francs, les jugements sont susceptibles d&rsquo;appel.<br \/>Toutefois, l&rsquo;ex&eacute;cution provisoire du tiers de la condamnation p&eacute;cuniaire peut &ecirc;tre prononc&eacute;e par le juge d&rsquo;office ou sur demande nonobstant toute voie de recours lorsqu&rsquo;il y a urgence et p&eacute;ril en la demande ou que le licenciement est manifestement abusif.<br \/>La preuve de l&rsquo;urgence et du p&eacute;ril peut &ecirc;tre rapport&eacute;e par tous moyens et soumise &agrave; l&rsquo;appr&eacute;ciation souveraine du juge.<\/p>\n<p>Article 171 : Le tribunal conna&icirc;t de toutes les demandes reconventionnelles ou en compensation qui, par leur nature, rentrent dans sa comp&eacute;tence. Lorsque chacune des demandes principales, reconventionnelles ou en compensation, est dans les limites de sa comp&eacute;tence en dernier ressort, il se prononce sans qu&rsquo;il y ait lieu &agrave; appel.<\/p>\n<p>Article 172 : Dans les quinze jours du prononc&eacute; du jugement, l&rsquo;appel peut &ecirc;tre interjet&eacute; dans les formes r&eacute;glementaires.<br \/>Le recours est transmis dans la huitaine de sa d&eacute;claration &agrave; la Cour d&rsquo;appel avec une exp&eacute;dition du jugement, lettres, m&eacute;moires et documents d&eacute;pos&eacute;s par les parties ou l&rsquo;Inspecteur du travail.<br \/>L&rsquo;appel est jug&eacute; sur pi&egrave;ces. Toutefois, les parties peuvent demander &agrave; &ecirc;tre entendues. Dans ce cas, la repr&eacute;sentation des parties ob&eacute;it aux r&egrave;gles fix&eacute;es par l&rsquo;article 166 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 173 : La Cour supr&ecirc;me conna&icirc;t des recours en cassation contre les jugements rendus en dernier ressort dans les formes et conditions fix&eacute;es par le Code de proc&eacute;dure civile, mais sans qu&rsquo;une consignation puisse &ecirc;tre exig&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 174 : Dans tous les cas d&rsquo;urgence la formation de r&eacute;f&eacute;r&eacute; peut, dans la limite de la comp&eacute;tence des tribunaux du travail, ordonner toutes les mesures qui ne se heurtent &agrave; aucune contestation s&eacute;rieuse ou que justifie l&rsquo;existence d&rsquo;un diff&eacute;rend.<br \/>La formation de r&eacute;f&eacute;r&eacute; peut toujours, m&ecirc;me en pr&eacute;sence d&rsquo;une contestation s&eacute;rieuse, prescrire les mesures conservatoires ou de remise en &eacute;tat qui s&rsquo;imposent, soit pour pr&eacute;venir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.<br \/>En aucun cas la d&eacute;cision de r&eacute;f&eacute;r&eacute; ne peut faire pr&eacute;judice au principal.<\/p>\n<p>Article 175 : La demande en r&eacute;f&eacute;r&eacute; est introduite conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a 1 de l&rsquo;article 169.<br \/>S&rsquo;il appara&icirc;t au Pr&eacute;sident statuant en r&eacute;f&eacute;r&eacute;, que la demande exc&egrave;de ses pouvoirs et lorsque cette demande pr&eacute;sente une particuli&egrave;re urgence, il peut renvoyer l&rsquo;affaire devant la section comp&eacute;tente du tribunal du travail.<br \/>Dans ce cas la notification aux parties de l&rsquo;ordonnance de r&eacute;f&eacute;r&eacute; mentionne la date de l&rsquo;audience du tribunal du travail et vaut convocation.<br \/>Le d&eacute;lai d&rsquo;appel de l&rsquo;ordonnance de r&eacute;f&eacute;r&eacute; est de quinze jours. L&rsquo;appel est form&eacute;, instruit et jug&eacute; comme il est dit &agrave; l&rsquo;article 175.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE III<br \/>DU R&Egrave;GLEMENT DES CONFLITS COLLECTIFS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">SECTION 1<br \/>DE LA CONCILIATION<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 176 : Le diff&eacute;rend collectif est celui qui oppose une collectivit&eacute; de salari&eacute;s organis&eacute;s ou non en groupement professionnel &agrave; un employeur ou &agrave; un groupe d&#8217;employeurs. Il est caract&eacute;ris&eacute; par la nature collective de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t en jeu.<\/p>\n<p>Article 177 : Tout diff&eacute;rend collectif doit &ecirc;tre imm&eacute;diatement notifi&eacute; par les parties :<br \/>1) &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail lorsque le conflit est limit&eacute; au ressort d&rsquo;une inspection locale du travail ;<br \/>2) au Directeur du Travail lorsque le conflit s&rsquo;&eacute;tend sur les ressorts de plusieurs inspections locales du travail.<\/p>\n<p>Article 178 : Le service comp&eacute;tent du travail ainsi saisi convoque les parties aux fins de proc&eacute;der &agrave; leur conciliation.<\/p>\n<p>Article 179 : A l&rsquo;issue de la tentative de conciliation, le service du travail &eacute;tablit s&eacute;ance tenante un proc&egrave;s-verbal constatant soit l&rsquo;accord, soit le d&eacute;saccord partiel ou total des parties. Celles-ci contresignent le proc&egrave;s-verbal et en re&ccedil;oivent copies.<br \/>L&rsquo;accord de conciliation devient ex&eacute;cutoire par les parties du jour du d&eacute;p&ocirc;t au greffe du tribunal du travail. Cet accord produit effet, sauf stipulation contraire, &agrave; dater du jour de la notification du conflit au service comp&eacute;tent du travail.<\/p>\n<p>Article 180 : En cas d&rsquo;&eacute;chec de la conciliation, le diff&eacute;rend est obligatoirement soumis dans le d&eacute;lai de huit jours francs par l&rsquo;Inspecteur du travail ou par le Directeur du travail au Conseil d&rsquo;arbitrage.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">SECTION 2<br \/>DE L&rsquo;ARBITRAGE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 181 : Pour l&rsquo;arbitrage des diff&eacute;rends collectifs du travail non r&eacute;gl&eacute;s par la conciliation, il est institu&eacute; \u00ab\u00a0un conseil d&rsquo;arbitrage\u00a0\u00bb.<br \/>Le Pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;arbitrage est d&eacute;sign&eacute; sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail. Le conseil d&rsquo;arbitrage comprend en outre :<br \/>* un magistrat de la cour d&rsquo;appel ;<br \/>* le Pr&eacute;sident du Tribunal du Travail du ressort ;<br \/>* un secr&eacute;taire choisi parmi les greffiers de la Cour d&rsquo;Appel ;<br \/>* deux assesseurs employeurs et deux assesseurs travailleurs, d&eacute;sign&eacute;s par le Ministre charg&eacute; du travail sur proposition des organisations des employeurs et des travailleurs les plus repr&eacute;sentatives.<br \/>Ne peuvent &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute;es dans les foncions d&rsquo;assesseurs les personnes ayant particip&eacute; &agrave; la conciliation ou qui sont intervenues &agrave; un niveau quelconque du r&egrave;glement.<\/p>\n<p>Article 182 : Le Conseil d&rsquo;arbitrage ne peut statuer sur d&rsquo;autres objets que ceux d&eacute;termin&eacute;s par le proc&egrave;s-verbal de non-conciliation ou ceux qui, r&eacute;sultant d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements post&eacute;rieurs &agrave; ce proc&egrave;s-verbal, sont la cons&eacute;quence directe du diff&eacute;rent en cours.<br \/>Il statue en droit dans les diff&eacute;rends relatifs &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation et &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des lois, r&egrave;glements, conventions collectives ou accords d&rsquo;&eacute;tablissement en vigueur.<br \/>Il statue en &eacute;quit&eacute; sur les autres diff&eacute;rends, notamment lorsque ceux-ci portent sur les salaires ou sur les conditions du travail quand celles-ci ne sont pas fix&eacute;es par les dispositions des lois, r&egrave;glements, conventions collectives ou accords d&rsquo;&eacute;tablissement en vigueur ainsi que sur les diff&eacute;rends relatifs &agrave; la n&eacute;gociation et &agrave; la r&eacute;vision des clauses des conventions et accords collectifs.<\/p>\n<p>Article 183 : Le Conseil d&rsquo;arbitrage a les plus larges pouvoirs pour s&rsquo;informer de la situation &eacute;conomique des entreprises et de la situation des travailleurs int&eacute;ress&eacute;s par le conflit. Il peut proc&eacute;der &agrave; toutes enqu&ecirc;tes aupr&egrave;s des entreprises et syndicats et requ&eacute;rir des parties la production de tout document ou renseignement d&rsquo;ordre &eacute;conomique, comptable, financier, statistique ou administratif susceptible de lui &ecirc;tre utile pour l&rsquo;accomplissement de sa mission. Il peut recourir aux offices d&rsquo;experts comptables agr&eacute;&eacute;s et g&eacute;n&eacute;ralement de toute personne qualifi&eacute;e susceptible de l&rsquo;&eacute;clairer.<br \/>Le Conseil d&rsquo;arbitrage juge sur pi&egrave;ces, mais il peut entendre les parties si celles-ci le requi&egrave;rent.<\/p>\n<p>Article 184 : La sentence arbitrale est .imm&eacute;diatement signifi&eacute;es aux parties par le Pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;arbitrage.<br \/>Si, &agrave; l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de quatre jours &agrave; compter de la notification, aucune des parties n&rsquo;a manifest&eacute; son opposition, la sentence acquiert force ex&eacute;cutoire dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 185 du pr&eacute;sent Code.<br \/>L&rsquo;opposition est form&eacute;e &agrave; peine de nullit&eacute;, par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception adress&eacute; au Pr&eacute;sident du conseil d&rsquo;arbitrage.<\/p>\n<p>Article 185 : La sentence arbitrale non frapp&eacute;e d&rsquo;opposition est ex&eacute;cutoire.<br \/>Elle produit effet, sauf stipulation contraire, &agrave; dater du jour de la notification du conflit au service comp&eacute;tent du travail du ressort.<br \/>La minute de la sentence arbitrale est d&eacute;pos&eacute;e au greffe du Tribunal du Travail.<\/p>\n<p>Article 186 : Lorsqu&rsquo;un accord de conciliation ou une sentence du Conseil d&rsquo;Arbitrage, devenue ex&eacute;cutoire, porte sur l&rsquo;interpr&eacute;tation des clauses d&rsquo;une convention ou d&rsquo;un accord collectif sur les salaires ou sur les conditions de travail, cet accord ou cette sentence produit les effets d&rsquo;une convention ou d&rsquo;un accord collectif de travail.<br \/>Si l&rsquo;accord ou la sentence est intervenu en vue de r&eacute;gler un conflit survenu dans une branche d&rsquo;activit&eacute;s o&ugrave; une convention collective a &eacute;t&eacute; &eacute;tendue, cet accord ou cette sentence doit, &agrave; la demande des organisations syndicales signataires de la convention collective &eacute;tendue, faire l&rsquo;objet d&rsquo;un arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;extension.<br \/>Les accords de conciliation ainsi que les sentences du Conseil d&rsquo;arbitrage sont imm&eacute;diatement ins&eacute;r&eacute;s au journal officiel de la R&eacute;publique de Djibouti et affich&eacute;s dans les bureaux de l&rsquo;Inspection du Travail du ressort et de la Direction du travail.<\/p>\n<p>Article 187 : Les sentences arbitrales qui ont acquis force ex&eacute;cutoire peuvent faire l&rsquo;objet d&rsquo;un recours pour exc&egrave;s de pouvoir ou violation de la loi.<br \/>Ce recours est introduit devant la cour supr&ecirc;me et jug&eacute; dans les d&eacute;lais, formes et conditions des pourvois en cassation en mati&egrave;re civile.<br \/>Les proc&eacute;dures de conciliation et d&rsquo;arbitrage sont gratuites.<\/p>\n<p>Article 188 : La gr&egrave;ve r&eacute;sulte d&rsquo;un arr&ecirc;t collectif et concert&eacute; du travail provoqu&eacute; par le personnel en vue d&rsquo;obtenir une modification des conditions de travail ou de leur r&eacute;mun&eacute;ration.<br \/>La gr&egrave;ve ne rompt pas le contrat de travail, sauf faute lourde des travailleurs.<\/p>\n<p>Article 189 : Le d&eacute;clenchement de la gr&egrave;ve est soumis aux conditions fix&eacute;es par la loi.<br \/>Les conflits en d&eacute;coulant peuvent faire l&rsquo;objet des proc&eacute;dures de conciliation, de m&eacute;diation ou d&rsquo;arbitrage.<br \/>La gr&egrave;ve pratiqu&eacute;e en violation des dispositions fix&eacute;es par la loi entra&icirc;ne pour les travailleurs la rupture du contrat pour compter du jour de la cessation du travail, sans autres droits que le salaire et l&rsquo;indemnit&eacute; de cong&eacute;s pay&eacute;s acquis &agrave; cette date.<\/p>\n<p>Article 190 : Au sens du pr&eacute;sent code, le terme \u00a0\u00bb lock-out \u00a0\u00bb d&eacute;signe la fermeture volontaire de l&rsquo;entreprise par l&rsquo;employeur.<br \/>Le lock-out et la gr&egrave;ve sont illicites :<br \/>* avant &eacute;puisement de la proc&eacute;dure de conciliation et, en cas d&rsquo;arbitrage, jusqu&rsquo;&agrave; ce que la sentence arbitrale ait acquis force ex&eacute;cutoire ;<br \/>* en violation des dispositions d&rsquo;un accord de conciliation ou d&rsquo;une sentence arbitrale ayant acquis force ex&eacute;cutoire.<br \/>Le lock-out pratiqu&eacute; en violation des dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent entra&icirc;ne pour les employeurs :<br \/>* le paiement aux travailleurs des journ&eacute;es de salaires perdues de ce fait ;<br \/>* l&rsquo;in&eacute;ligibilit&eacute; pour trois ans aux fonctions de membres des chambres de commerce ;<br \/>* l&rsquo;interdiction de participer sous une forme quelconque &agrave; une entreprise de travaux ou un march&eacute; de fournitures pour le compte de l&rsquo;&eacute;tat ou d&rsquo;une collectivit&eacute; publique.<\/p>\n<p>Article 191 : En dehors des points sp&eacute;cifi&eacute;s au pr&eacute;sent Code le d&eacute;roulement de la proc&eacute;dure s&rsquo;effectue comme il est pr&eacute;vu au Code de proc&eacute;dure civile.<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE VI<br \/>DU CONTR&Ocirc;LE DU TRAVAIL, DE LA PROMOTION<br \/>DE L&rsquo;EMPLOI<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE I<br \/>DE L&rsquo;ADMINISTRATION DU TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 192 : L&rsquo;Administration du Travail comprend l&rsquo;ensemble des services qui, plac&eacute;s sous l&rsquo;autorit&eacute; du Ministre charg&eacute; du Travail, assurent en mati&egrave;re de travail, d&#8217;emploi et de s&eacute;curit&eacute; sociale, un r&ocirc;le de conception, de conseil, d&rsquo;impulsion, de mise en &oelig;uvre, de coordination et de contr&ocirc;le.<br \/>Elle a notamment pour mission :<br \/>a) d&rsquo;&eacute;laborer, dans le cadre des directives minist&eacute;rielles, les projets de loi et de r&egrave;glement de sa comp&eacute;tence ;<br \/>b) de veiller &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution de ces lois et r&egrave;glements ;<br \/>c) de renseigner, &eacute;clairer et conseiller les partenaires sociaux que sont les employeurs, les travailleurs ou leurs repr&eacute;sentants;<br \/>d) de documenter, conseiller, coordonner et contr&ocirc;ler les services et organismes concourant &agrave; l&rsquo;application de la l&eacute;gislation sociale ;<br \/>e) de r&eacute;aliser, en collaboration avec les autorit&eacute;s et organismes concern&eacute;s, la meilleure organisation possible du march&eacute; de l&#8217;emploi et la pleine utilisation de la main-d&rsquo;&oelig;uvre ;<br \/>f) de r&eacute;unir et de tenir &agrave; jour les donn&eacute;es statistiques relatives aux conditions d&#8217;emploi, de travail et de protection sociale ;<br \/>g) de suivre les relations avec les autres Etats et les organisations internationales en ce qui concerne les questions relevant de sa comp&eacute;tence.<br \/>L&rsquo;Administration du Travail &eacute;tablit et publie un rapport annuel sur les activit&eacute;s des services d&rsquo;inspection plac&eacute;s sous son contr&ocirc;le.<\/p>\n<p>Article 193 : Les inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail, de l&rsquo;emploi et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre pr&ecirc;tent serment de bien et fid&egrave;lement remplir leur charge et de ne pas r&eacute;v&eacute;ler, m&ecirc;me apr&egrave;s avoir quitt&eacute; leur service, les secrets de fabrication et en g&eacute;n&eacute;ral les proc&eacute;d&eacute;s d&rsquo;exploitation dont ils pourraient prendre connaissance dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions.<br \/>Ce serment est pr&ecirc;t&eacute; devant la Cour d&rsquo;Appel. Il peut &ecirc;tre pr&ecirc;t&eacute; par &eacute;crit lorsque l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; ne r&eacute;side pas au si&egrave;ge du tribunal.<br \/>Toute violation de ce serment est punie conform&eacute;ment au Code p&eacute;nal.<\/p>\n<p>Article 194 : Les inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail, de l&rsquo;emploi et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre doivent tenir pour confidentielle toute plainte leur signalant un d&eacute;faut dans l&rsquo;installation ou une infraction aux dispositions l&eacute;gales ou r&eacute;glementaires.<\/p>\n<p>Article 195 : Les inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail ou leurs pr&eacute;pos&eacute;s ne peuvent avoir un int&eacute;r&ecirc;t quelconque direct ou indirect dans les entreprises plac&eacute;es sous leur contr&ocirc;le.<\/p>\n<p>Article 196 : Les inspecteurs du travail en activit&eacute; dans les structures centrales ou locales de l&rsquo;administration du travail peuvent, dans le cadre du service, constater par proc&egrave;s-verbal, faisant foi jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire, les infractions aux dispositions de la l&eacute;gislation et de la r&eacute;glementation du travail.<br \/>Ils sont habilit&eacute;s &agrave; poursuivre directement en justice, devant la juridiction comp&eacute;tente, tous les auteurs d&rsquo;infractions &agrave; la l&eacute;gislation et &agrave; la r&eacute;glementation du travail.<br \/>Tout proc&egrave;s-verbal doit &ecirc;tre notifi&eacute; imm&eacute;diatement par la remise d&rsquo;une copie certifi&eacute;e conforme &agrave; la partie int&eacute;ress&eacute;e ou &agrave; son repr&eacute;sentant, et ce &agrave; peine de nullit&eacute; absolue des poursuites &agrave; intervenir.<br \/>Un exemplaire du proc&egrave;s-verbal, est d&eacute;pos&eacute; au parquet, un second &agrave; la Direction du Travail, un troisi&egrave;me class&eacute; aux archives de l&rsquo;Inspection du Travail.<br \/>Toutefois, au lieu de dresser proc&egrave;s-verbal, les inspecteurs et les contr&ocirc;leurs du travail peuvent toujours donner des conseils ou des avertissements.<\/p>\n<p>Article 197 : Des M&eacute;decins du Travail peuvent &ecirc;tre plac&eacute;s aupr&egrave;s des services comp&eacute;tents du Travail.<br \/>Leurs attributions sont d&eacute;termin&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail.<\/p>\n<p>Article 198 : Toutes les autorit&eacute;s civiles et les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes en mati&egrave;re de police judiciaire doivent reconna&icirc;tre les inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail, de l&rsquo;emploi et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre en leur qualit&eacute;, et leur pr&ecirc;ter, sur leur demande, aide et assistance dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions.<\/p>\n<p>Article 199 : Les inspecteurs et contr&ocirc;leurs du Travail, ont l&rsquo;initiative de leurs tourn&eacute;es et de leurs enqu&ecirc;tes. Munis d&rsquo;une carte professionnelle, ils ont le pouvoir de :<br \/>1) p&eacute;n&eacute;trer librement et sans avertissement pr&eacute;alable, dans les entreprises ou &eacute;tablissements assujettis au contr&ocirc;le des services comp&eacute;tents du Travail et de p&eacute;n&eacute;trer, lorsqu&rsquo;il est constat&eacute; qu&rsquo;un travail y est effectu&eacute;, et dans tous les locaux consid&eacute;r&eacute;s par eux &ecirc;tre assujettis au contr&ocirc;le de l&rsquo;inspection ;<br \/>2) proc&eacute;der &agrave; tous les examens ou enqu&ecirc;tes jug&eacute;es n&eacute;cessaires pour s&rsquo;assurer que toutes les dispositions l&eacute;gislatives et r&eacute;glementaires sont effectivement observ&eacute;es ;<br \/>3) interroger avec ou sans t&eacute;moins, l&#8217;employeur ou le personnel de l&rsquo;entreprise, contr&ocirc;ler leur identit&eacute;, s &lsquo;informer aupr&egrave;s de toute personne dont le t&eacute;moignage peut &ecirc;tre utile ;<br \/>4) exiger communication de tous livres, registres et documents dont la tenue est prescrite par la l&eacute;gislation et la r&eacute;glementation du travail en vue d&rsquo;en v&eacute;rifier la conformit&eacute; aux dispositions l&eacute;gales et r&eacute;glementaires, en prendre copie ou en &eacute;tablir des extraits ;<br \/>5) exiger 1&rsquo;affichage des avis dont 1 &lsquo;apposition est pr&eacute;vue par les dispositions l&eacute;gales ;<br \/>6) pr&eacute;lever et emporter aux fins d&rsquo;analyse des &eacute;chantillons des mati&egrave;res et substances utilis&eacute;es ou manipul&eacute;es, pourvu que l&rsquo;employeur ou son repr&eacute;sentant soit averti que des mati&egrave;res ou substances ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;lev&eacute;es et emport&eacute;es &agrave; cette fin ;<br \/>7) requ&eacute;rir, si besoin est, les avis et les consultations des m&eacute;decins et autres techniciens, notamment en ce qui concerne les prescriptions d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute;. Les m&eacute;decins et techniciens ainsi requis sont tenus au secret professionnel dans les m&ecirc;mes conditions que les administrateurs, inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail, de l&rsquo;emploi et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre.<\/p>\n<p>Article 200 : A l&rsquo;occasion d&rsquo;une visite d&rsquo;inspection, l&rsquo;inspecteur ou le contr&ocirc;leur du travail et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre doivent informer de leur pr&eacute;sence l&rsquo;employeur ou son repr&eacute;sentant &agrave; moins qu&rsquo;ils n&rsquo;estiment qu&rsquo;un tel avertissement risque de porter pr&eacute;judice &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; du contr&ocirc;le.<br \/>Ils peuvent se faire accompagner d&rsquo;interpr&egrave;tes officiels asserment&eacute;s, des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel ou des membres du comit&eacute; d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 201 : Dans les mines, mini&egrave;res et carri&egrave;res, ainsi que dans les &eacute;tablissements et chantiers o&ugrave; les travaux sont soumis au contr&ocirc;le d&rsquo;un service technique, les fonctionnaires charg&eacute;s de ce contr&ocirc;le veillent &agrave; ce que les installations relevant de leur contr&ocirc;le technique soient am&eacute;nag&eacute;s en vue de garantir la s&eacute;curit&eacute; des travailleurs.<br \/>Ils assurent l&rsquo;application des r&egrave;glements sp&eacute;ciaux qui peuvent &ecirc;tre pris dans ce domaine et disposent, &agrave; cet effet et dans cette limite, des pouvoirs des administrateurs, inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre.<br \/>Ils portent &agrave; la connaissance de l&rsquo;Inspecteur du Travail les mesures qu&rsquo;ils ont prescrites et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les mises en demeure qui sont signifi&eacute;es.<br \/>L&rsquo;inspecteur ou le contr&ocirc;leur du travail, de l&rsquo;emploi et de la main-d&rsquo;&oelig;uvre peut, &agrave; tout moment, demander et effectuer avec les fonctionnaires vis&eacute;s au paragraphe pr&eacute;c&eacute;dent la visite des mines, mini&egrave;res, carri&egrave;res, &eacute;tablissements et chantiers soumis &agrave; un contr&ocirc;le technique.<\/p>\n<p>Article 202 : Pour l&rsquo;exercice de leur mission, les services d&rsquo;inspection disposent de locaux am&eacute;nag&eacute;s de fa&ccedil;on appropri&eacute;s &agrave; leurs besoins et accessibles &agrave; tous int&eacute;ress&eacute;s.<br \/>Ils disposent en permanence des moyens en personnel et mat&eacute;riel.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE II<br \/>DU PLACEMENT<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 203 : Les services comp&eacute;tents en mati&egrave;re de placement sont les services de l&rsquo;emploi. Toutefois, tout chef d&rsquo;entreprise, d&rsquo;&eacute;tablissement ou tout autre employeur dispose de la facult&eacute; de recruter directement la main-d&rsquo;&oelig;uvre nationale.<br \/>Les agences priv&eacute;es d&rsquo;emploi vis&eacute;es au Titre II Section 6, chapitre 1er du pr&eacute;sent code concourent au placement. Elles sont soumises au contr&ocirc;le de l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente en mati&egrave;re de placement.<br \/>Ce contr&ocirc;le tend &agrave; pr&eacute;venir et &agrave; &eacute;liminer des abus pouvant se produire.<\/p>\n<p>Article 204 : Sous r&eacute;serve du respect des dispositions pr&eacute;vues au Titre II &#8211; Chapitre 1er &#8211; Section 5 du pr&eacute;sent Code, concernant les proc&eacute;dures en mati&egrave;re de recrutement de main-d&rsquo;&oelig;uvre &eacute;trang&egrave;re, tout employeur peut recruter librement son personnel.<br \/>Toutefois, il est tenu de faire conna&icirc;tre mensuellement aux services de l&rsquo;Emploi la nature des postes de travail pour lesquels des recrutements ont &eacute;t&eacute; op&eacute;r&eacute;s ainsi que l&rsquo;identit&eacute; et les qualifications des travailleurs embauch&eacute;s.<br \/>Il est &eacute;galement tenu de d&eacute;clarer son existence et l&rsquo;ensemble de ses travailleurs &agrave; l&rsquo;Organisme de Protection Sociale.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE III<br \/>DES MOYENS DE CONTR&Ocirc;LE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 205 : Toute personne qui se propose d&rsquo;ouvrir une entreprise ou un &eacute;tablissement de quelque nature que ce soit doit, en faire la d&eacute;claration &agrave; l&rsquo;Inspection du Travail du ressort.<br \/>Un arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail, apr&egrave;s avis du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle d&eacute;termine les modalit&eacute;s de cette d&eacute;claration.<\/p>\n<p>Article 206 : Tout chef d&rsquo;entreprise ou d&rsquo;&eacute;tablissement ou tout autre employeur est tenu d&rsquo;informer l&rsquo;Inspecteur du Travail en cas de licenciement collectif.<\/p>\n<p>Article 207 : Toute personne qui entend fermer une entreprise ou un &eacute;tablissement doit en faire la d&eacute;claration &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail.<\/p>\n<p>Article 208 : Une d&eacute;claration sp&eacute;ciale doit &ecirc;tre faite dans les formes pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 209 et dans les cas suivants :<br \/>a) fusion d&rsquo;entreprises ou d&rsquo;&eacute;tablissements,<br \/>b) cessation provisoire ou d&eacute;finitive d&rsquo;activit&eacute;s,<br \/>c) r&eacute;ouverture de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;&eacute;tablissement apr&egrave;s fermeture,<br \/>d) cession d&rsquo;entreprise ou d&rsquo;&eacute;tablissement,<br \/>e) transfert de son emplacement,<br \/>f) changement de son statut juridique<br \/>g) changement d&rsquo;activit&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 209 : L&#8217;employeur doit tenir constamment &agrave; jour, au lieu d&rsquo;exploitation, le registre de l&rsquo;employeur ou tout autre document &eacute;tabli selon les proc&eacute;d&eacute;s appropri&eacute;s et modernes destin&eacute; &agrave; recueillir toutes les mentions permettant l&rsquo;exercice du contr&ocirc;le des services comp&eacute;tents du travail.<br \/>Un arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail fixe le contenu de ce registre ou de ce document et les conditions dans lesquelles il doit &ecirc;tre tenu &agrave; la disposition des services de l&rsquo;inspection du Travail<br \/>Cet arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;cise en outre les conditions dans lesquelles certaines entreprises ou cat&eacute;gories d&rsquo;entreprises peuvent &ecirc;tre dispens&eacute;es de la tenue dudit registre.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE VII<br \/>DES RAPPORTS COLLECTIFS DU TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE I<br \/>DES SYNDICATS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 1 : DE L&rsquo;OBJET, DE LA CONSTITUTION ET DE LA DISSOLUTION DES SYNDICATS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 210 : Le syndicat professionnel est une association de personnes exer&ccedil;ant la m&ecirc;me profession, des m&eacute;tiers similaires ou des m&eacute;tiers connexes, concourant &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement des produits ou services d&eacute;termin&eacute;s, ou la m&ecirc;me profession lib&eacute;rale.<br \/>Le syndicat professionnel est distinct des organisations r&eacute;gies par la loi 1901 et des ordres professionnels.<\/p>\n<p>Article 211 : Les syndicats ont exclusivement pour objet l&rsquo;&eacute;tude et la d&eacute;fense des droits ainsi que des int&eacute;r&ecirc;ts mat&eacute;riels et moraux, tant collectifs qu&rsquo;individuels, des personnes et professions vis&eacute;es par leurs statuts.<\/p>\n<p>Article 212 : Les salari&eacute;s ou les employeurs, sans distinction d&rsquo;aucune sorte, ont droit de constituer librement des syndicats de leur choix dans des secteurs d&rsquo;activit&eacute; et des secteurs g&eacute;ographiques qu&rsquo;ils d&eacute;terminent.<br \/>Ils ont le droit d&rsquo;y adh&eacute;rer et de se retirer librement, de m&ecirc;me que les anciens travailleurs et les anciens employeurs ayant exerc&eacute; leur activit&eacute; pendant un an au moins.<br \/>Les femmes mari&eacute;es exer&ccedil;ant une profession ou un m&eacute;tier peuvent, sans autorisation de leur mari, adh&eacute;rer aux syndicats professionnels et participer &agrave; leur administration ou &agrave; leur direction.<br \/>Les mineurs &acirc;g&eacute;s de plus de seize ans peuvent adh&eacute;rer aux syndicats sauf opposition de leur p&egrave;re, m&egrave;re ou tuteur.<br \/>Des syndicats peuvent &eacute;galement &ecirc;tre constitu&eacute;s librement par des exploitants ind&eacute;pendants qui n&rsquo;emploient aucun personnel.<\/p>\n<p>Article 213 : Sous r&eacute;serve des dispositions des articles 210 et 211, ils &eacute;laborent librement leurs statuts et r&egrave;gles de fonctionnement, d&eacute;finissent librement leur programme d&rsquo;action et organisent librement leurs activit&eacute;s.<br \/>Ils peuvent se constituer en unions syndicales &agrave; caract&egrave;re interprofessionnel, en f&eacute;d&eacute;rations professionnelles sur un plan r&eacute;gional ou national, et enfin en conf&eacute;d&eacute;rations rassemblant sur le m&ecirc;me plan national les syndicats, unions et f&eacute;d&eacute;rations de m&ecirc;me tendance.<br \/>Ils peuvent s&rsquo;affilier librement aux organisations internationales.<br \/>Les statuts du syndicat pr&eacute;cisent notamment sa d&eacute;nomination et son objet, son si&egrave;ge et son adresse, ses secteurs g&eacute;ographiques et professionnels d&rsquo;action.<br \/>Les conditions d&rsquo;adh&eacute;sion, les modalit&eacute;s de r&eacute;union et de d&eacute;lib&eacute;ration des assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales ordinaires et extraordinaires, le mode de d&eacute;signation et de destitution des membres charg&eacute;s de son administration, les fonctions et les pouvoirs des int&eacute;ress&eacute;s en son sein et vis &agrave; vis des tiers, sa dur&eacute;e et les conditions de sa dissolution, ainsi que les modalit&eacute;s de d&eacute;volution de son actif et de son passif.<\/p>\n<p>Article 214 : Les syndicats &eacute;lisent librement leurs repr&eacute;sentants sous r&eacute;serve que les membres charg&eacute;s, &agrave; un titre quelconque, de la direction ou de l&rsquo;organisation d&rsquo;un syndicat soient de nationalit&eacute; djiboutienne ou travailleur &eacute;tranger r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;tabli sur le territoire national et jouissant des droits civils et civiques.<br \/>Les fonctions de direction ou d&rsquo;administration de tout syndicat sont interdites :<br \/>* aux individus qui ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s par quelque juridiction que ce soit, sauf pour infraction inspir&eacute;e par un mobile d&rsquo;ordre politique ou syndical ou pour blessures ou homicides involontaires, &agrave; une peine sup&eacute;rieure &agrave; 3 mois d&rsquo;emprisonnement ;<br \/>* aux individus qui ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s pour :<br \/>&#8211; vol,<br \/>&#8211; escroquerie,<br \/>&#8211; abus de confiance,<br \/>&#8211; abus de blanc-seing,<br \/>&#8211; soustraction ou d&eacute;tournement de deniers publics,<br \/>* aux individus exer&ccedil;ant des fonctions de direction ou d&rsquo;administration d&rsquo;un parti politique.<\/p>\n<p>Article 215 : L&rsquo;existence l&eacute;gale des syndicats est subordonn&eacute;e &agrave; des formalit&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;t et de contr&ocirc;le de la l&eacute;galit&eacute; du Syndicat.<\/p>\n<p>1 &#8211; Le D&eacute;p&ocirc;t<br \/>Les fondateurs de tout syndicat professionnel doivent d&eacute;poser les statuts et la liste des personnes qui, &agrave; un titre quelconque, sont charg&eacute;es de son administration et de sa direction. Pour chacune de ces personnes, il est indiqu&eacute; les pr&eacute;noms, nom, filiation, date et lieu de naissance, domicile et profession.<br \/>Ce d&eacute;p&ocirc;t &agrave; lieu en triple exemplaire contre r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&eacute;livr&eacute; par l&rsquo;inspection du travail.<\/p>\n<p>2 &#8211; Le contr&ocirc;le<br \/>Dans le d&eacute;lai de trente jours suivant ce d&eacute;p&ocirc;t, l&rsquo;ampliation des statuts d&eacute;pos&eacute;s et la liste des membres charg&eacute;s de l&rsquo;administration et de la direction du syndicat sont adress&eacute;s, par l&rsquo;inspecteur du travail au Ministre Charg&eacute; du Travail et au Procureur de la R&eacute;publique.<br \/>Un rapport d&rsquo;enqu&ecirc;te de l&rsquo;inspecteur du travail pr&eacute;cisant les circonstances et conditions de formation du syndicat et notamment la date et le lieu du congr&egrave;s constitutif et les origines professionnelles des membres, accompagne les documents.<br \/>Le procureur de la r&eacute;publique v&eacute;rifie la r&eacute;gularit&eacute; des statuts ainsi que la situation, au regard des prescriptions des articles 212 et 214 de chacun des membres charg&eacute;s de l&rsquo;administration et de la direction du syndicat.<br \/>Dans le d&eacute;lai de trente jours suivant la date de transmission du dossier par l&rsquo;inspecteur du travail au procureur de la r&eacute;publique, ce dernier notifie directement ses conclusions au ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur, &agrave; l&rsquo;inspecteur du travail ainsi qu&rsquo;aux dirigeants du syndicat.<br \/>Au vu du rapport &eacute;tabli par l&rsquo;inspecteur du travail et dans les quinze jours apr&egrave;s la transmission du rapport au ministre charg&eacute; du travail, celui-ci d&eacute;livre ou non le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; portant reconnaissance l&eacute;gale du syndicat.<br \/>Apr&egrave;s d&eacute;livrance, par le ministre charg&eacute; du travail, du r&eacute;c&eacute;piss&eacute; valant reconnaissance de l&rsquo;existence du syndicat, le procureur de la r&eacute;publique pourra, en cas de violation des prescriptions l&eacute;gales demander la dissolution du syndicat au tribunal civil.<br \/>Les modifications apport&eacute;es aux statuts et les changements survenus dans la composition de la direction ou de l&rsquo;administration du syndicats doivent &ecirc;tre port&eacute;s, dans le d&eacute;lai de trois semaines &agrave; compter de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement y donnant lieu et dans les m&ecirc;mes conditions, &agrave; la connaissance des m&ecirc;mes autorit&eacute;s et v&eacute;rifi&eacute;s dans les m&ecirc;mes conditions.<br \/>Le caract&egrave;re repr&eacute;sentatif des organisations syndicales est d&eacute;termin&eacute; par les r&eacute;sultats des &eacute;lections professionnelles.<br \/>Le classement des organisations syndicales issu des r&eacute;sultats des &eacute;lections professionnelles est constat&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; du Ministre charg&eacute; du Travail.<\/p>\n<p>Article 216 : Les syndicats ne peuvent faire l&rsquo;objet de suspension ou de dissolution administrative.<br \/>En cas de dissolution volontaire, statutaire ou prononc&eacute;e par d&eacute;cision judiciaire, les biens du syndicat sont d&eacute;volus conform&eacute;ment aux statuts ou, &agrave; d&eacute;faut de dispositions statutaires, suivant les r&egrave;gles d&eacute;termin&eacute;es par l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.<br \/>En cas de carence de celle-ci, la d&eacute;volution des biens du syndicat est r&eacute;gl&eacute;e par d&eacute;cision judiciaire.<br \/>En aucun cas, ces biens ne peuvent &ecirc;tre r&eacute;partis entre les membres adh&eacute;rents.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 2 : DE LA CAPACIT&Eacute; CIVILE DES SYNDICATS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 217 : Les syndicats jouissent de la personnalit&eacute; civile. Ils peuvent ester en justice et acqu&eacute;rir et poss&eacute;der, &agrave; titre gratuit ou &agrave; titre on&eacute;reux, des biens meubles et immeubles.<br \/>Les syndicats peuvent, en se conformant aux dispositions des lois en vigueur, constituer entre leurs membres des caisses sp&eacute;ciales de secours mutuels.<br \/>Les fonds de ces caisses sp&eacute;ciales sont insaisissables dans les limites d&eacute;termin&eacute;es par la loi.<br \/>Toute personne qui se retire d&rsquo;un syndicat conserve le droit d&rsquo;&ecirc;tre membre des soci&eacute;t&eacute;s de secours mutuels &agrave; l&rsquo;activit&eacute; desquelles elle a contribu&eacute; par des cotisations ou versements de fonds.<br \/>Les syndicats peuvent devant toutes les juridictions, exercer tous les droits r&eacute;serv&eacute;s &agrave; la partie civile relativement aux faits portant pr&eacute;judice &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t collectif de la profession qu&rsquo;ils repr&eacute;sentent.<\/p>\n<p>Article 218 : Ils peuvent passer des contrats ou conventions avec tous autres syndicats, soci&eacute;t&eacute;s, entreprises ou personnes.<br \/>Les conventions et accords collectifs du travail sont pass&eacute;s dans les conditions d&eacute;termin&eacute;es par le pr&eacute;sent Code.<\/p>\n<p>Article 219 : Les biens meubles et immeubles d&eacute;finitivement acquis et qui sont n&eacute;cessaires aux activit&eacute;s des syndicats sont insaisissables.<\/p>\n<p>Article 220 : Les syndicats peuvent &ecirc;tre consult&eacute;s sur tous les diff&eacute;rends et toutes les questions se rattachant &agrave; leur sp&eacute;cialit&eacute;.<br \/>Les avis dans les affaires contentieuses sont tenus &agrave; la disposition des parties qui peuvent en prendre communication ou copie.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 3 : DES RESSOURCES FINANCIERES<br \/>DES SYNDICATS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 221 : Les ressources financi&egrave;res des organisations syndicales sont constitu&eacute;es par les droit d&rsquo;adh&eacute;sion et les cotisations, les revenus de leurs biens mobiliers et immobiliers, les recettes provenant de manifestations culturelles et sportives, les dons et legs, emprunts et autres ressources extraordinaires d&eacute;cid&eacute;es par l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale.<\/p>\n<p>Article 222 : Un commissaire aux comptes d&eacute;sign&eacute; par l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale est investi de la mission de contr&ocirc;le et de v&eacute;rification. Il v&eacute;rifie les livres, la caisse, les portefeuilles et les valeurs du syndicat.<br \/>Il contr&ocirc;le la r&eacute;gularit&eacute; et la sinc&eacute;rit&eacute; des inventaires et des bilans ainsi que l&rsquo;exactitude des informations donn&eacute;es par le tr&eacute;sorier.<\/p>\n<p>Article 223 : Le commissaire aux comptes a le droit de prendre connaissance des livres et d&rsquo;examiner les op&eacute;rations financi&egrave;res du syndicat. Il &eacute;tablit le rapport par lequel il rend compte de l&rsquo;ex&eacute;cution de sa mission et doit signaler toutes les irr&eacute;gularit&eacute;s et inexactitudes qu&rsquo;il aurait relev&eacute;es.<br \/>Il peut toujours, en cas d&rsquo;urgence, convoquer l&rsquo;organe du syndicat habilit&eacute; &agrave; prendre des d&eacute;cisions en mati&egrave;re financi&egrave;re.<\/p>\n<p>Article 224 : Les infractions, malversations et d&eacute;tournements constat&eacute;s dans la gestion du tr&eacute;sorier et de tout autre membre du syndicat sont punis conform&eacute;ment au Code p&eacute;nal.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE II<br \/>DES D&Eacute;L&Eacute;GU&Eacute;S DU PERSONNEL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 225 : La repr&eacute;sentation des salari&eacute;s dans les &eacute;tablissements ou entreprises est assur&eacute;e par des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel &eacute;lus par les salari&eacute;s de ces &eacute;tablissements ou entreprises.<br \/>Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel, titulaires ou suppl&eacute;ants, ne peuvent exercer cumulativement une responsabilit&eacute; dans le directoire d&rsquo;un parti politique.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 1 : DE LA MISE EN PLACE<br \/>DES D&Eacute;L&Eacute;GU&Eacute;S DU PERSONNEL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 226 : Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel doivent &ecirc;tre mis en place dans les entreprises occupant au moins cinquante salari&eacute;s ou dans les &eacute;tablissements distincts sous la m&ecirc;me condition d&rsquo;effectif.<br \/>L&rsquo;effectif &agrave; prendre en consid&eacute;ration s&rsquo;entend du nombre moyen, compte tenu des &eacute;ventuelles variations saisonni&egrave;res, des salari&eacute;s et apprentis, quels que soient la nature de leur contrat ou leur mode de r&eacute;mun&eacute;ration.<br \/>L&rsquo;initiative et l&rsquo;organisation mat&eacute;rielle des &eacute;lections incombent &agrave; l&rsquo;employeur. D&eacute;s qu&rsquo;une entreprise emploie l&rsquo;effectif requis et ne dispose pas de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel, l&rsquo;employeur doit prendre l&rsquo;initiative d&rsquo;organiser des &eacute;lections.<\/p>\n<p>Article 227 : L&rsquo;&eacute;tablissement s&rsquo;entend d&rsquo;un groupe de personnes travaillant en commun de fa&ccedil;on habituelle en un m&ecirc;me lieu tel que usine, chantier, local, sous une m&ecirc;me autorit&eacute; directrice.<\/p>\n<p>Article 228 : Une entreprise ne peut &ecirc;tre divis&eacute;e en &eacute;tablissements distincts, c&rsquo;est-&agrave;-dire &eacute;lisant leurs propres d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel, que si elle comporte au moins deux &eacute;tablissements employant chacun au moins cinquante salari&eacute;s.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Les &eacute;tablissements qui ne peuvent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une repr&eacute;sentation autonome, en raison de leur effectif, doivent &ecirc;tre regroup&eacute;s en un ou plusieurs &eacute;tablissements distincts ou attach&eacute;s &agrave; un autre &eacute;tablissement distinct.<br \/>Lorsque plusieurs d&eacute;coupages ou regroupements peuvent &ecirc;tre envisag&eacute;s, il convient d&rsquo;adopter la solution qui assure 1a repr&eacute;sentation la plus coh&eacute;rente possible et le fonctionnement le meilleur possible de la d&eacute;l&eacute;gation du personnel, compte tenu des difficult&eacute;s de communication d&rsquo;un &eacute;tablissement &agrave; un autre et de la sp&eacute;cificit&eacute; qu&rsquo;ils pr&eacute;sentent du point de vue des conditions de travail et d&rsquo;emploi.<\/p>\n<p>Article 229 : Le nombre et la composition des &eacute;tablissements distincts font 1&rsquo;objet d&rsquo;un accord entre l&#8217;employeur et les organisations syndicales repr&eacute;sentatives des salari&eacute;s. A d&eacute;faut, ils sont fix&eacute;s par l&#8217;employeur.<br \/>En cas de contestation, le litige est soumis &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail qui tente de trouver une solution amiable. A d&eacute;faut d&rsquo;une telle solution, le litige est port&eacute; devant le tribunal du travail qui statue d&rsquo;urgence.<br \/>La d&eacute;cision du tribunal du travail est susceptible d&rsquo;appel dans les formes et d&eacute;lais pr&eacute;vus par les lois et r&egrave;glements.<\/p>\n<p>Article 230 : Pour chaque entreprise ou &eacute;tablissement distinct, le nombre de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s &agrave; &eacute;lire varie en fonction de l&rsquo;effectif de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;&eacute;tablissement o&ugrave; ils sont &eacute;lus.<br \/>Ce nombre, sauf convention collective plus favorable, est fix&eacute; comme suit :<br \/>&#8211; de 11 &agrave; 20 : un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; titulaire et un suppl&eacute;ant,<br \/>&#8211; de 21 &agrave; 50 : deux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s titulaires et deux suppl&eacute;ants,<br \/>&#8211; de 51 &agrave; 100 : trois d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s et trois suppl&eacute;ants,<br \/>&#8211; de 101 &agrave; 250 : cinq titulaires et cinq suppl&eacute;ants,<br \/>&#8211; de 251 &agrave; 500 : sept titulaires et sept suppl&eacute;ants,<br \/>&#8211; de 501 &agrave; 1000 : neuf d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s titulaires et neuf suppl&eacute;ants.<br \/>Un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; titulaire et un suppl&eacute;ant sont &eacute;lus par tranche suppl&eacute;mentaire de 500 salari&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 231 : Sont &eacute;lecteurs tous les salari&eacute;s de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;&eacute;tablissement ayant au moins six mois d&rsquo;anciennet&eacute;.<br \/>Sont &eacute;ligibles &agrave; l&rsquo;exception des ascendants, descendants, fr&egrave;res et s&oelig;urs ou alli&eacute;s au m&ecirc;me degr&eacute; du chef d&rsquo;entreprise, les &eacute;lecteurs ayant au moins un an d&rsquo;anciennet&eacute;.<\/p>\n<p>Article 232 : Lorsque l&rsquo;ensemble du corps &eacute;lectoral comporte plus de cent &eacute;lecteurs, ceux-ci sont r&eacute;partis en deux coll&egrave;ges &agrave; condition qu&rsquo;un de ces coll&egrave;ges ne comprenne pas moins de vingt-cinq &eacute;lecteurs.<br \/>Le premier coll&egrave;ge comprend les employ&eacute;s et man&oelig;uvres ; le second, les agents de ma&icirc;trise, cadres et assimil&eacute;s.<br \/>Le personnel est r&eacute;parti entre les coll&egrave;ges par accord entre employeur et les organisations syndicales repr&eacute;sentatives. Les si&egrave;ges sont r&eacute;partis entre les coll&egrave;ges de la m&ecirc;me fa&ccedil;on, chaque coll&egrave;ge &eacute;lisant au moins un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; titulaire et un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; suppl&eacute;ant.<br \/>A d&eacute;faut d&rsquo;accord, le personnel et les si&egrave;ges sont r&eacute;partis par l&rsquo;Inspecteur du Travail.<\/p>\n<p>Article 233 : Lorsque le nombre de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s &agrave; &eacute;lire le permet, un accord entre l&#8217;employeur et les organisations syndicales repr&eacute;sentatives peut augmenter le nombre des coll&egrave;ges afin de permettre s&eacute;par&eacute;ment la repr&eacute;sentation des employ&eacute;s, des ouvriers et man&oelig;uvres, des agents de ma&icirc;trise, des cadres et assimil&eacute;s.<br \/>A d&eacute;faut d&rsquo;un tel accord, les dispositions de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent sont applicables.<\/p>\n<p>Article 234 : Toute organisation syndicale repr&eacute;sentative des salari&eacute;s peut pr&eacute;senter une liste de candidats.<br \/>A d&eacute;faut de toute liste syndicale, les salari&eacute;s peuvent eux-m&ecirc;mes composer des listes de candidats.<br \/>Les listes sont &eacute;tablies s&eacute;par&eacute;ment pour chaque coll&egrave;ge et, au sein de chaque coll&egrave;ge, pour les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s titulaires et pour les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s suppl&eacute;ants. Elles ne doivent pas comporter un nombre de candidats sup&eacute;rieur au nombre de si&egrave;ges &agrave; pourvoir.<\/p>\n<p>Article 235 : Les listes des candidats sont port&eacute;es &agrave; la connaissance des &eacute;lecteurs au moins dix jours avant le vote, lequel doit &ecirc;tre annonc&eacute; par l&rsquo;employeur au moins quinze jours &agrave; l&rsquo;avance.<br \/>Ces informations sont communiqu&eacute;es, dans les m&ecirc;mes d&eacute;lais, &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail.<\/p>\n<p>Article 236 : Le vote a lieu pendant les heures de travail. Il s&rsquo;op&egrave;re &agrave; bulletin secret. Il est proc&eacute;d&eacute;, au sein de chaque coll&egrave;ge, &agrave; des votes pour les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s titulaires et pour les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s suppl&eacute;ants.<br \/>L&rsquo;&eacute;lection a lieu au scrutin majoritaire &agrave; deux tours.<br \/>Lors du premier tour seul les candidats pr&eacute;sent&eacute;s par les organisation syndicales peuvent se pr&eacute;senter.<br \/>Si la majorit&eacute; absolue n&rsquo;est pas atteinte au premier tour, un second tour est organis&eacute;.<br \/>Lors de ce second tour, tout salari&eacute; de l&rsquo;entreprise est &eacute;ligible. Sont &eacute;lus les candidats ayant obtenu le plus de voix.<\/p>\n<p>Article 237 : L&rsquo;Inspecteur du Travail, inform&eacute; des &eacute;lections dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 235, peut, &agrave; tout moment, intervenir pour en surveiller les pr&eacute;paratifs et le bon d&eacute;roulement.<br \/>Il peut assister &agrave; la r&eacute;daction du proc&egrave;s-verbal qui en rapporte les r&eacute;sultats ; il en est attributaire d&rsquo;une copie.<br \/>Article 238 : Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s, titulaires et suppl&eacute;ants sont &eacute;lus, pour une dur&eacute;e de deux ans ; leur mandat peut &ecirc;tre prolong&eacute; en cas de retard dans l&rsquo;organisation de nouvelles &eacute;lections. Le mandat des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s prend fin par suite de d&eacute;c&egrave;s, cessation du contrat de travail, changement de cat&eacute;gorie professionnelle impliquant un changement de coll&egrave;ge &eacute;lectoral, changement d&rsquo;&eacute;tablissement distinct.<\/p>\n<p>Article 239 : Lorsqu&rsquo;un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; titulaire cesse provisoirement ou d&eacute;finitivement, ses fonctions en cours de mandat, il est remplac&eacute; par un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; suppl&eacute;ant &eacute;lu sur une liste pr&eacute;sent&eacute;e par le m&ecirc;me syndicat.<br \/>Lorsque cela est impossible, il est remplac&eacute; par celui des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s suppl&eacute;ants qui a obtenu le plus de voix.<\/p>\n<p>Article 240 : Les contestations relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;lectorat, &agrave; l&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel ainsi qu&rsquo;&agrave; la r&eacute;gularit&eacute; des op&eacute;rations &eacute;lectorales, sont de la comp&eacute;tence du Pr&eacute;sident du tribunal du travail qui statue d&rsquo;urgence et en dernier ressort.<br \/>La d&eacute;cision du Pr&eacute;sident du tribunal du travail peut &ecirc;tre d&eacute;f&eacute;r&eacute;e &agrave; la cour supr&ecirc;me, le pourvoi est introduit dans les formes et d&eacute;lais pr&eacute;vus par la proc&eacute;dure en vigueur devant la cour supr&ecirc;me.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 2 : DES ATTRIBUTIONS DES D&Eacute;L&Eacute;GU&Eacute;S<br \/>DU PERSONNEL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 241 : Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel ont pour missions :<br \/>a) de pr&eacute;senter &agrave; l&rsquo;employeur toutes les r&eacute;clamations individuelles ou collectives concernant les conditions de travail, les r&eacute;mun&eacute;rations ou l&rsquo;emploi ;<br \/>b) de saisir l&rsquo;Inspecteur du Travail des r&eacute;clamations concernant l&rsquo;application des prescriptions l&eacute;gales, r&eacute;glementaires ou conventionnelles ;<br \/>c) de communiquer &agrave; l&rsquo;employeur toutes suggestions tendant &agrave; une meilleure organisation sociale ou &eacute;conomique de l&rsquo;entreprise ;<br \/>d) d&rsquo;exercer toute autre attribution qui leur est d&eacute;volue par le pr&eacute;sent Code ;<br \/>e) de donner leur avis sur les projets de restructuration de l&rsquo;entreprise. Ils doivent &ecirc;tre consult&eacute;s sur la gestion des oeuvres sociales par l&rsquo;employeur.<br \/>La comp&eacute;tence des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel en mati&egrave;re de r&eacute;clamation ou de suggestion n&rsquo;exclut pas la facult&eacute; qu&rsquo;ont les salari&eacute;s de pr&eacute;senter ou formuler eux-m&ecirc;mes ces r&eacute;clamations ou suggestions.<\/p>\n<p>Article 242 : Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s doivent &ecirc;tre re&ccedil;us collectivement par le chef d&rsquo;&eacute;tablissement ou son repr&eacute;sentant au moins une fois par trimestre.<br \/>En cas d&rsquo;urgence absolue, ils sont &eacute;galement re&ccedil;us, &agrave; leur demande, individuellement ou collectivement.<\/p>\n<p>Article 243 : Pour l&rsquo;exercice de ses attributions, chaque d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du personnel titulaire dispose, sauf circonstances exceptionnelles justifiant le d&eacute;passement ou conventions et accords collectifs pr&eacute;voyant un cr&eacute;dit sup&eacute;rieur, de six heures quarante minutes par mois prises sur le temps de travail et r&eacute;mun&eacute;r&eacute;es au taux normal.<br \/>Pendant les heures de d&eacute;l&eacute;gation, les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel peuvent circuler librement dans l&rsquo;entreprise sous r&eacute;serve des r&egrave;gles de s&eacute;curit&eacute; ou se d&eacute;placer &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de l&rsquo;entreprise dans le cadre de leur mission.<br \/>Le temps pass&eacute; &agrave; la r&eacute;union trimestrielle, ou &agrave; toute autre r&eacute;union dont le chef d&rsquo;&eacute;tablissement ou son repr&eacute;sentant prend ou doit prendre l&rsquo;initiative, est pay&eacute; comme temps de travail mais n&rsquo;est pas imputable sur le cr&eacute;dit d&rsquo;heures de d&eacute;l&eacute;gation.<br \/>Article 244 : Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel doivent disposer d&rsquo;un panneau r&eacute;serve &agrave; l&rsquo;affichage par eux, &agrave; l&rsquo;exclusion de tout autre document, des informations qu&rsquo;ils ont pour r&ocirc;le de porter &agrave; la connaissance du personnel soit en leur qualit&eacute; de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;, soit en leur qualit&eacute; de membre d&rsquo;une organisation syndicale ayant pr&eacute;sent&eacute; la liste sur laquelle ils ont &eacute;t&eacute; &eacute;lus.<br \/>Copie du document est adress&eacute;e au chef d&rsquo;entreprise au moins deux jours avant son affichage. En cas de contestation, le chef d&rsquo;entreprise doit saisir sans d&eacute;lai l&rsquo;Inspecteur du Travail, qui d&eacute;cide dans le d&eacute;lai de 2 jours.<\/p>\n<p>Article 245 : Dans toute la mesure possible, dans les &eacute;tab1issements ou entreprises employant plus de cinquante salari&eacute;s, un local doit &ecirc;tre mis &agrave; la disposition des d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 246 : Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel sont soumis &agrave; 1&rsquo;obligation de discr&eacute;tion en ce qui concerne les informations dont leur mission les rend destinataire.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 3 : DE LA PROTECTION DES D&Eacute;L&Eacute;GU&Eacute;S<br \/>DU PERSONNEL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Artic1e 247 : Tout licenciement d&rsquo;un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du personnel, titulaire ou suppl&eacute;ant doit &ecirc;tre soumis &agrave; l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable de l&rsquo;Inspecteur du Travail.<\/p>\n<p>Article 248 : Lorsque le motif du licenciement envisag&eacute; par l&rsquo;employeur consiste en une faute lourde commise par le salari&eacute; et rendant imm&eacute;diatement impossible son maintien dans l&rsquo;entreprise, l&rsquo;employeur peut, sur le champ prononcer une mise &agrave; pied conservatoire.<br \/>Dans ce cas, la demande d&rsquo;autorisation du licenciement doit &ecirc;tre adress&eacute;e sans d&eacute;lai &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail et faire &eacute;tat de la mise &agrave; pied prononc&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 249 : A compter de la r&eacute;ception de la demande d&rsquo;autorisation du licenciement, l&rsquo;Inspecteur du Travail dispose d&rsquo;un d&eacute;lai de vingt et un jours pour, apr&egrave;s enqu&ecirc;te contradictoire, prendre sa d&eacute;cision.<br \/>L&rsquo;absence de r&eacute;ponse dans ce d&eacute;lai vaut autorisation implicite de licenciement.<\/p>\n<p>Article 250 : En cas de refus d&rsquo;autorisation, l&rsquo;&eacute;ventuelle mise &agrave; pied conservatoire est r&eacute;troactivement annul&eacute;e, &agrave; moins que, tout en refusant le licenciement, 1 &lsquo;inspecteur n&rsquo;ait autoris&eacute; la transformation de cette mise &agrave; pied en mise &agrave; pied disciplinaire pour une dur&eacute;e qui ne peut exc&eacute;der huit jours.<br \/>Le refus d&rsquo;autorisation oppos&eacute; par l&rsquo;Inspecteur du Travail peut faire l&rsquo;objet des recours ouverts contre les d&eacute;cisions administratives par le droit commun.<\/p>\n<p>Article 251 : En cas d&rsquo;autorisation expresse ou implicite de licenciement, l&rsquo;employeur doit notifier le licenciement dans les formes pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 49 du pr&eacute;sent Code, mention devant &ecirc;tre faite de l&rsquo;autorisation express&eacute;ment ou implicitement accord&eacute;e par l&rsquo;Inspecteur du Travail.<br \/>Le salari&eacute; ainsi licenci&eacute; conserve le droit de contester son licenciement devant la juridiction comp&eacute;tente.<\/p>\n<p>Article 252 : L&rsquo;employeur qui licencie un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du personnel sans autorisation de l&rsquo;Inspecteur du Travail a le choix soit de r&eacute;int&eacute;grer le salari&eacute; licenci&eacute;, soit de lui payer une indemnit&eacute; forfaitaire &eacute;gale &agrave; 12 mois de salaire, sans pr&eacute;judice d&rsquo;une &eacute;ventuelle indemnit&eacute; pour inobservation du pr&eacute;avis, ni d&rsquo;une &eacute;ventuelle indemnit&eacute; de licenciement pr&eacute;vue par le contrat, la convention ou accord collectif.<\/p>\n<p>Article 253 : Le mandat de d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du personnel ne fait pas obstacle &agrave; l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance du terme dans le contrat &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e.<br \/>Toutefois, si le contrat est renouvelable et si cette possibilit&eacute; a &eacute;t&eacute; pr&eacute;vue dans le contrat initial, l&rsquo;employeur qui n&rsquo;entend pas le renouveler doit proc&eacute;der comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un licenciement.<br \/>Il en est de m&ecirc;me de l&rsquo;employeur qui entend mettre fin au contrat avant le terme dans les cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 46 du pr&eacute;sent Code.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE III<br \/>LES CONVENTIONS COLLECTIVES ET ACCORDS<br \/>D&rsquo;&Eacute;TABLISSEMENT<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 1 : NATURE ET VALIDIT&Eacute;<br \/>DE LA CONVENTION COLLECTIVE<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 254 : La convention collective de travail est un accord relatif aux conditions de travail conclu par une commission paritaire entre, d&rsquo;une part, les repr&eacute;sentants d&rsquo;un ou plusieurs syndicats ou d&rsquo;une union de syndicats de travailleurs et, d&rsquo;autre part, une ou plusieurs organisations syndicales d&rsquo;employeurs, ou un ou plusieurs employeurs pris individuellement.<br \/>La convention collective peut &ecirc;tre conclue dans le cadre d&rsquo;un &eacute;tablissement, d&rsquo;une entreprise, d&rsquo;une branche d&rsquo;activit&eacute;. Elle peut &eacute;galement &ecirc;tre conclue pour plusieurs branches d&rsquo;activit&eacute;. Selon le cas elle sera d&eacute;nomm&eacute;e convention d&rsquo;&eacute;tablissement, convention d&rsquo;entreprise, convention de branche d&rsquo;activit&eacute; ou convention interprofessionnelle.<br \/>La convention peut mentionner des dispositions plus favorables aux travailleurs que celles des lois et r&egrave;glements en vigueur. Elle ne peut d&eacute;roger aux dispositions d&rsquo;ordre public d&eacute;finies par ces lois et r&egrave;glements.<br \/>La convention collective d&eacute;termine son champ d&rsquo;application. Celui-ci peut &ecirc;tre national, r&eacute;gional ou local.<\/p>\n<p>Article 255 : La convention collective est conclue pendant une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e ou ind&eacute;termin&eacute;e.<br \/>Lorsqu&rsquo;elle est conclue pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, celle-ci ne peut &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; cinq ans.<br \/>A d&eacute;faut de stipulations contraires, la convention Collective &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e qui arrive &agrave; expiration continue &agrave; produire ses effets comme une convention &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e.<br \/>La convention collective &agrave; dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e peut cesser par la volont&eacute; de l&rsquo;une des parties. Le cas &eacute;ch&eacute;ant cette convention collective doit pr&eacute;voir dans quelles conditions, dans quelle forme et &agrave; quelle &eacute;poque elle pourra &ecirc;tre d&eacute;nonc&eacute;e, renouvel&eacute;e ou r&eacute;vis&eacute;e. Elle doit notamment pr&eacute;voir la dur&eacute;e du pr&eacute;avis qui doit pr&eacute;c&eacute;der la d&eacute;nonciation, le renouvellement ou la r&eacute;vision.<\/p>\n<p>Artic1e 256 : La convention collective doit &ecirc;tre &eacute;crite en langue officielle. Elle est &eacute;tablie sur papier libre et sign&eacute;e par les repr&eacute;sentants autoris&eacute;s des parties contractantes. Elle doit &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;e au Minist&egrave;re charg&eacute; du Travail ou &agrave; ses services comp&eacute;tents qui l&rsquo;enregistrent et en d&eacute;livrent r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.<br \/>Elle entre en application d&egrave;s sa signature &agrave; moins que les parties en d&eacute;cident autrement.<br \/>Les modifications apport&eacute;es &agrave; la convention collective initiale doivent &ecirc;tre &eacute;tablies, d&eacute;pos&eacute;es, notifi&eacute;es et publi&eacute;es dans les m&ecirc;mes formes et conditions que ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 257 : Des copies certifi&eacute;es conformes des conventions ainsi que des modifications, adh&eacute;sions ou d&eacute;nonciations sont d&eacute;livr&eacute;es par l&rsquo;Inspecteur du Travail.<\/p>\n<p>Article 258 : La convention collective peut notamment comprendre les dispositions suivantes :<br \/>1) le libre exercice du droit syndical et libert&eacute; d&rsquo;opinion du travailleur ;<br \/>2) les conditions d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; chaque cat&eacute;gorie professionnelle ;<br \/>3) les salaires applicables par cat&eacute;gorie professionnelle ;<br \/>4) les modalit&eacute;s d&rsquo;ex&eacute;cution et les taux des heures suppl&eacute;mentaires ; effectu&eacute;es le jour et la nuit pendant les jours ouvrables, le jour de repos hebdomadaire et les jours f&eacute;ri&eacute;s ;<br \/>5) les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel, les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s syndicaux, les membres des comit&eacute;s permanents de concertation &eacute;conomique et sociale, les membres des comit&eacute;s de s&eacute;curit&eacute; et de sant&eacute; au travail et de toute autre institution venant &agrave; &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;e ;<br \/>6) la proc&eacute;dure de r&eacute;vision, modification et d&eacute;nonciation de tout ou partie de la Convention collective ;<br \/>7) les cong&eacute;s pay&eacute;s ;<br \/>8) les primes d&rsquo;anciennet&eacute; ;<br \/>9) les indemnit&eacute;s de d&eacute;placement temporaire ;<br \/>10) les indemnit&eacute; de services rendus ou l&rsquo;indemnit&eacute; de licenciement ;<br \/>11) la prime d&rsquo;assiduit&eacute; ;<br \/>12) les indemnit&eacute;s pour frais professionnels et assimil&eacute;s ;<br \/>13) l&rsquo;organisation des cantines dans les entreprises, ou &agrave; d&eacute;faut prime de panier ;<br \/>14) les majorations pour travaux p&eacute;nibles, dangereux, insalubres;<br \/>15) les facilit&eacute;s et les conditions de r&eacute;mun&eacute;ration accord&eacute;es aux responsables syndicaux concernant les cong&eacute;s pour stages et s&eacute;minaires ;<br \/>16) la protection du travailleur contre le harc&egrave;lement sexuel ;<br \/>17) les &eacute;l&eacute;ments essentiels servant &agrave; la d&eacute;termination des classifications professionnelles et du niveau de qualification, et notamment les mentions relatives aux dipl&ocirc;mes professionnels ou &agrave; leur &eacute;quivalence ;<br \/>18) l&rsquo;organisation et fonctionnement des commissions de reclassement.<\/p>\n<p>Article 259 : Les conventions collectives ne peuvent modifier les dispositions du pr&eacute;sent code concernant les sujets suivants :<br \/>1) conditions d&#8217;embauche et de licenciement des travailleurs ;<br \/>2) organisation et fonctionnement de l&rsquo;apprentissage, de la formation professionnelle et de la formation permanente ;<br \/>3) conditions particuli&egrave;res du travail des femmes et des enfants ;<br \/>4) modalit&eacute;s d&rsquo;application du principe \u00ab\u00a0&agrave; travail &eacute;gal, salaire &eacute;gal\u00a0\u00bb quels que soit l&rsquo;origine, le sexe et l&rsquo;&acirc;ge du travailleur.<\/p>\n<p>Article 260 : Tout syndicat de travailleurs ou d&#8217;employeurs qui n&rsquo;est pas partie &agrave; la convention collective peut y adh&eacute;rer ult&eacute;rieurement.<br \/>A la demande de l&rsquo;une des organisations syndicales les plus repr&eacute;sentatives ou &agrave; l&rsquo;initiative du Ministre charg&eacute; du Travail, les dispositions des conventions collectives, r&eacute;pondant aux conditions d&eacute;termin&eacute;es par la pr&eacute;sente section, peuvent &ecirc;tre rendues obligatoires pour tous les employeurs et travailleurs compris dans le champ professionnel de la convention, par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail, apr&egrave;s avis motiv&eacute; du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle<br \/>Cette extension des effets et des sanctions de la convention se fait pour la dur&eacute;e et aux conditions pr&eacute;vues par ladite convention.<\/p>\n<p>Article 261 : Le Ministre charg&eacute; du Travail doit toutefois exclure de l&rsquo;extension, apr&egrave;s avis motiv&eacute; du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle, les dispositions qui seraient en contradiction avec les textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires en vigueur.<br \/>Il peut en outre, dans les m&ecirc;mes conditions, extraire de la convention, sans en modifier l&rsquo;&eacute;conomie, les clauses qui ne r&eacute;pondraient pas &agrave; la situation de la ou des branches d&rsquo;activit&eacute;s dans le champ d&rsquo;application consid&eacute;r&eacute;.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 2 : DES ACCORDS COLLECTIFS D&rsquo;&Eacute;TABLISSEMENT<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 262 : Des accords concernant un ou plusieurs &eacute;tablissements d&eacute;termin&eacute;s peuvent &ecirc;tre conclus entre, d&rsquo;une part, un employeur ou un groupement d&#8217;employeurs et, d&rsquo;autre part, des repr&eacute;sentants des syndicats les plus repr&eacute;sentatifs du personnel de l&rsquo;&eacute;tablissement ou des &eacute;tablissements int&eacute;ress&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 263 : Les accords d&rsquo;&eacute;tablissement ont pour objet d&rsquo;adapter aux conditions particuli&egrave;res de l&rsquo;&eacute;tablissement ou des &eacute;tablissements consid&eacute;r&eacute;s les dispositions des conventions collectives nationales, et notamment les conditions d&rsquo;attribution et le mode de calcul de la r&eacute;mun&eacute;ration au rendement, des primes &agrave; la production individuelle et collective et des primes &agrave; la productivit&eacute;.<br \/>Ils peuvent pr&eacute;voir des dispositions nouvelles et des clauses favorables aux travailleurs.<br \/>Les dispositions des articles 256 et 257 s&rsquo;appliquent aux accords pr&eacute;vus au pr&eacute;sent article.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 3 : DES CONVENTIONS COLLECTIVES DANS LES SERVICES, ENTREPRISES ET &Eacute;TABLISSEMENTS PUBLICS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 264 : Lorsque le personnel des services, entreprises et &eacute;tablissements publics n&rsquo;est pas soumis &agrave; un statut l&eacute;gislatif ou r&eacute;glementaire particulier, des conventions collectives peuvent &ecirc;tre conclues conform&eacute;ment aux dispositions du pr&eacute;sent chapitre.<\/p>\n<p>Article 265 : Lorsqu&rsquo;une convention collective fait l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure portant extension prise en application de l&rsquo;article ci-dessus, elle est, en l&rsquo;absence de dispositions contraires de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;extension, applicable aux services, aux entreprises et &eacute;tablissements publics vis&eacute;s par la pr&eacute;sente section qui, en raison de leur nature et de leur activit&eacute;, se trouvent plac&eacute;s dans son champ d&rsquo;application.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 4 : DE L&rsquo;EX&Eacute;CUTION DES CONVENTIONS<br \/>OU DES ACCORDS COLLECTIFS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 266 : Les groupements de travailleurs ou d&rsquo;employeurs ou les employeurs li&eacute;s par une convention ou un accord collectif sont tenus de ne rien faire qui soit de nature &agrave; en compromettre la loyale ex&eacute;cution.<br \/>Ils ne sont garants de cette ex&eacute;cution que dans la mesure d&eacute;termin&eacute;e par la convention.<\/p>\n<p>Article 267 : Les groupements capables d&rsquo;ester en justice, li&eacute;s par une convention ou un accord collectif peuvent, en leur nom propre, intenter une action en dommages et int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; tous autres groupements, &agrave; leurs propres membres ou &agrave; toute personne li&eacute;e par la convention ou 1 &lsquo;accord qui violerait les engagements contract&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 268 : Les personnes li&eacute;es par une convention ou un accord collectif peuvent exercer toutes les actions qui naissent de cette convention ou de cet accord en faveur de leurs membres, sans avoir &agrave; justifier d&rsquo;un mandat des int&eacute;ress&eacute;s pourvu que ceux-ci aient &eacute;t&eacute; avertis et n&rsquo;aient pas d&eacute;clar&eacute; s&rsquo;opposer aux actions entreprises.<\/p>\n<p>Article 269 : Tous les actes &eacute;tablis en ex&eacute;cution de la pr&eacute;sente section sont exempts des droits de timbre.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Section 5 : DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 270 : Dans le cas o&ugrave; le Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 276 et suivants du titre VIII- chapitre I n&rsquo;est pas parvenue &agrave; un accord dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an &agrave; compter de sa premi&egrave;re r&eacute;union sous la pr&eacute;sidence du repr&eacute;sentant du Ministre charg&eacute; du Travail, ce dernier peut soumettre un projet d&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; &agrave; la commission paritaire pour avis, r&eacute;glementant les conditions de travail pour une profession d&eacute;termin&eacute;e, en s&rsquo;inspirant des conventions collectives d&eacute;j&agrave; existantes.<br \/>Si le conseil ne parvient pas &agrave; un accord sur la convention collective dans les six mois de la r&eacute;ception de ce projet, cet arr&ecirc;t&eacute; pourra &ecirc;tre rendu obligatoire.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE IV<br \/>DU R&Egrave;GLEMENT INT&Eacute;RIEUR<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 271 : Un r&egrave;glement int&eacute;rieur est obligatoire dans tout &eacute;tablissement public ou priv&eacute; employant au moins 20 salari&eacute;s et dans les entreprises agricoles au moins cinquante travailleurs.<br \/>Son contenu est limit&eacute; exclusivement aux r&egrave;gles relatives &agrave; l&rsquo;organisation technique du travail, &agrave; la discipline et aux prescriptions relatives &agrave; l&rsquo;hygi&egrave;ne et &agrave; la s&eacute;curit&eacute; n&eacute;cessaire &agrave; la bonne marche de l&rsquo;entreprise ou de l&rsquo;&eacute;tablissement.<br \/>Toutes les autres clauses qui viendraient &agrave; y figurer, notamment celles relatives &agrave; la r&eacute;mun&eacute;ration, seraient consid&eacute;r&eacute;es comme nulle de plein droit.<\/p>\n<p>Article 272 : Le chef d&rsquo;entreprise doit communiquer le r&egrave;glement int&eacute;rieur aux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel. Cette communication est faite soit par lettre recommand&eacute;e soit par cahier de transmission.<br \/>Dans les trente jours qui suivent la date de communication, les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel adressent, selon les modes de transmission ci-dessus, leurs observations aux chefs d&rsquo;entreprise. L&rsquo;absence de r&eacute;ponse dans les d&eacute;lais prescrit vaut acquiescement et acceptation.<\/p>\n<p>Article 273 : A l&rsquo;expiration de d&eacute;lai pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent, le chef d&rsquo;entreprise doit adresser &agrave; l&rsquo;inspecteur du Travail du ressort, le r&egrave;glement int&eacute;rieur &eacute;tabli en double exemplaire avec mention de la communication faite aux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel.<\/p>\n<p>Article 274 : Dans le mois qui suit la date de cette communication, l&rsquo;Inspecteur du Travail requiert le retrait des clauses ou dispositions contraires &agrave; la l&eacute;gislation et &agrave; la r&eacute;glementation nationale en vigueur.<br \/>A l&rsquo;expiration de la p&eacute;riode pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a ci-dessus et dans un d&eacute;lai de trois semaines, le chef d&rsquo;entreprise doit proc&eacute;der au d&eacute;p&ocirc;t du r&egrave;glement int&eacute;rieur en double exemplaires au secr&eacute;tariat du Tribunal de Travail et au si&egrave;ge de l&rsquo;entreprise.<br \/>Un exemplaire est adress&eacute; sans d&eacute;lai &agrave; l&rsquo;Inspecteur du Travail par le secr&eacute;tariat ou greffe du tribunal de travail.<\/p>\n<p>Article 275 : Le r&egrave;glement int&eacute;rieur fixe la date &agrave; partir de laquelle il entre en vigueur. Cette date doit &ecirc;tre post&eacute;rieure d&rsquo;au moins deux mois avant le d&eacute;p&ocirc;t au tribunal.<br \/>Le r&egrave;glement int&eacute;rieur est affich&eacute; sur les lieux o&ugrave; le travail est effectu&eacute;, &agrave; une place ais&eacute;ment accessible. Il doit &ecirc;tre tenu constamment en bon &eacute;tat de lisibilit&eacute;.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE VIII<br \/>DES ORGANES CONSULTATIFS<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE I<br \/>DU CONSEIL NATIONAL DU TRAVAIL, DE L&rsquo;EMPLOI ET DE<br \/>LA FORMATION PROFESSIONNELLE<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 276 : Il est institu&eacute; aupr&egrave;s du Ministre charg&eacute; du Travail un Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle.<br \/>Il a pour missions :<br \/>* d&rsquo;&eacute;tudier les probl&egrave;mes concernant le travail, l&#8217;emploi des travailleurs, l&rsquo;orientation, la formation professionnelle, le placement, les mouvements de main-d&rsquo;&oelig;uvre, les migrations, l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions mat&eacute;rielles et morales des travailleurs, la protection sociale;<br \/>* d&rsquo;&eacute;mettre des avis et de formuler des propositions et r&eacute;solutions sur la r&eacute;glementation du travail et d&rsquo;intervenir en cette mati&egrave;re.<\/p>\n<p>Article 277 : Le Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle est pr&eacute;sid&eacute; par le Ministre charg&eacute; du Travail ou son repr&eacute;sentant.<br \/>Il est compos&eacute; comme suit :<br \/>* en nombre &eacute;gal des repr&eacute;sentants des organisations syndicales nationales de travailleurs et d&#8217;employeurs les plus repr&eacute;sentatives;<br \/>* des experts et techniciens d&eacute;sign&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail.<br \/>Les repr&eacute;sentants des travailleurs et des employeurs sont nomm&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; du Travail sur proposition des organisations professionnelles les plus repr&eacute;sentatives.<\/p>\n<p>Article 278 : La dur&eacute;e du mandat est fix&eacute;e &agrave; trois ans. Il est renouvelable une seule fois.<br \/>En cas de d&eacute;c&egrave;s, de d&eacute;mission ou de d&eacute;ch&eacute;ance, il est pourvu &agrave; la vacance dans un d&eacute;lai maximum de trois mois.<\/p>\n<p>Article 279 : Les conditions d&rsquo;organisation et de fonctionne-ment du Conseil National du Travail, de l&rsquo;Emploi et de la Formation Professionnelle sont fix&eacute;es par d&eacute;cret.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE II<br \/>DE LA COMMISSION NATIONALE PARITAIRE DES<br \/>CONVENTIONS COLLECTIVES ET DES SALAIRES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 280 : Une Commission Nationale paritaire des Conven-tions Collectives et des Salaires est institu&eacute;e aupr&egrave;s du Ministre charg&eacute; du Travail.<br \/>Elle a pour missions :<br \/>* d&rsquo;&eacute;mettre toutes suggestions et tous avis en mati&egrave;re de conventions collectives de travail en ce qui concerne notamment leur conclusion, leur extension et leur application ;<br \/>* de formuler toutes recommandations &agrave; l&rsquo;usage des organisations professionnelles de travailleurs et d&#8217;employeurs concernant :<br \/>a) les dispositions qu&rsquo;il semble souhaitable d&rsquo;introduire dans les conventions collectives ;<br \/>b) la fixation du niveau g&eacute;n&eacute;ral des salaires hi&eacute;rarchis&eacute;s dans le secteur priv&eacute;.<\/p>\n<p>Article 281 : La Commission Nationale Paritaire des Conventions Collectives et des Salaires est pr&eacute;sid&eacute;e par le Ministre charg&eacute; du Travail ou son repr&eacute;sentant.<br \/>Elle est compos&eacute;e en nombre &eacute;gal des repr&eacute;sentants des organisations syndicales nationales de travailleurs et d&#8217;employeurs les plus repr&eacute;sentatives.<\/p>\n<p>Article 282 : Les conditions d&rsquo;organisation et de fonctionne-ment de la Commission nationale paritaire des conventions collectives et des salaires sont fix&eacute;es par d&eacute;cret.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE III<br \/>DE LA COMMISSION NATIONALE DE S&Eacute;CURIT&Eacute;<br \/>ET DE SANT&Eacute; AU TRAVAIL<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 283 : Une Commission nationale de s&eacute;curit&eacute; et de sant&eacute; au travail comprenant des repr&eacute;sentants des travailleurs, des employeurs et d&rsquo;administrations est institu&eacute;e aupr&egrave;s du Ministre charg&eacute; du Travail.<br \/>Elle a pour r&ocirc;le l&rsquo;&eacute;tude des probl&egrave;mes relatifs &agrave; l&rsquo;hygi&egrave;ne et &agrave; la s&eacute;curit&eacute; en milieu de travail. A ce titre, elle est charg&eacute;e d&rsquo;&eacute;mettre toutes suggestions et tous avis sur la r&eacute;glementation en mati&egrave;re d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; du travail, ainsi que sur l&rsquo;orientation et la mise en application de la politique nationale de pr&eacute;vention des risques professionnels.<\/p>\n<p>Article 284 : Les conditions d&rsquo;organisation et de fonctionnement de cette commission sont fix&eacute;es par d&eacute;cret.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE IX<br \/>DES P&Eacute;NALIT&Eacute;S<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE I<br \/>DES DISPOSITIONS G&Eacute;N&Eacute;RALES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 285 : Les infractions aux dispositions du pr&eacute;sent code sont poursuivies devant le tribunal correctionnel conform&eacute;ment aux dispositions du Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale.<br \/>Il peut se prononcer sur les r&eacute;parations civiles auxquelles peuvent donner lieu &eacute;ventuellement ces infractions.<\/p>\n<p>Article 286 : Dans le cas o&ugrave; l&rsquo;amende pr&eacute;vue pour la premi&egrave;re infraction est applicable autant de fois qu&rsquo;il y a d&rsquo;infractions constat&eacute;es ou de travailleurs ou apprentis concern&eacute;s, le montant total des amendes inflig&eacute;es ne peut exc&eacute;der cinquante fois le montant de l&rsquo;amende pr&eacute;vue. En cas de r&eacute;cidive, l&rsquo;amende est impos&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il y a de nouvelles contraventions relev&eacute;es.<br \/>Il y a r&eacute;cidive lorsque, dans les douze mois ant&eacute;rieurs au fait poursuivi, le contrevenant a d&eacute;j&agrave; subi une condamnation pour une infraction identique.<\/p>\n<p>Article 287 : Les employeurs sont civilement responsables des condamnations prononc&eacute;es contre leurs directeurs, pr&eacute;pos&eacute;s ou g&eacute;rants pour fautes commises dans l&rsquo;exercice ou &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;exercice de leurs fonctions.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE II<br \/>DES DISPOSITIONS SP&Eacute;CIALES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 288 : Sont punis d&rsquo;une amende de cent mille francs (100 000 FD) &agrave; deux cent mille francs (200 000 FD) et en cas de r&eacute;cidive de deux cent mille (200 000 FD) &agrave; quatre cent mille francs (400 000 FD) :<br \/>a) les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des articles 68, 69, 79, 109, 126, 129, 146, 147 ;<br \/>b) les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions du d&eacute;cret pr&eacute;vu par l&rsquo;article 75 ;<br \/>c) les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions des articles 112, 121, 122, 123, 132 et 134 ;<br \/>d) les auteurs d&rsquo;infractions aux prescriptions des arr&ecirc;t&eacute;s pr&eacute;vus par les articles 97, 111, 125 ;<br \/>e) les personnes qui ont omis de faire la d&eacute;claration pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 135 en mati&egrave;re d&rsquo;accident du travail ou maladie professionnelle ;<br \/>f) les infractions aux dispositions de l&rsquo;article 152 en mati&egrave;re de salaire.<\/p>\n<p>Article 289 : Sont punis d&rsquo;une amende de cinq cent mille francs (500 000 FD) &agrave; un million de francs (1 000 000 FD), et en cas de r&eacute;cidive de quinze jours d&#8217;emprisonnement et d&rsquo;une amende double, ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement :<br \/>a) tout employeur qui a inflig&eacute; des amendes ;<br \/>b) tout employeur qui ne respecte pas le repos de la femme enceinte pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 113 ainsi que le repos pour allaitement pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 116. Il en est de m&ecirc;me de celui qui prononce ou maintient un licenciement au m&eacute;pris des dispositions de l&rsquo;article 114 ;<br \/>c) les auteurs des infractions aux dispositions des articles 87, 94, 96, 125 et 137 ;<br \/>d) toute personne qui a employ&eacute; un travailleur de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re d&eacute;munie d&rsquo;un permis de travail.<\/p>\n<p>Article 290 : Sont punis d&rsquo;une amende de un million de francs (1 000 000 FD) &agrave; deux millions de francs (2 000 000 FD) et d&rsquo;un mois d&#8217;emprisonnement et, en cas de r&eacute;cidive, de deux mois d&#8217;emprisonnement et d&rsquo;une amende double, ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement :<br \/>a) les auteurs d&rsquo;infractions aux dispositions de l&rsquo;article 2 sur l&rsquo;interdiction du travail forc&eacute; ;<br \/>b) les personnes qui ont volontairement fait une fausse d&eacute;claration d&rsquo;accident de travail ou de maladie professionnelle ;<br \/>c) toute personne qui, par violence, menaces, tromperie, vols ou promesse, a contraint ou tent&eacute; de contraindre un travailleur &agrave; se faire embaucher contre son gr&eacute; ou qui, par les m&ecirc;mes moyens, a tent&eacute; de l&#8217;emp&ecirc;cher de se faire embaucher ou de remplir les obligations impos&eacute;es par son contrat ;<br \/>d) toute personne qui, en faisant usage d&rsquo;un contrat fictif ou d&rsquo;un permis de travail inexact, s&rsquo;est fait embaucher ou s&rsquo;est substitu&eacute; volontairement &agrave; un autre travailleur ;<br \/>e) tout employeur ou pr&eacute;pos&eacute; qui a volontairement port&eacute; sur le registre d&#8217;employeur ou tout autre document, des attestations mensong&egrave;res relatives &agrave; la dur&eacute;e ou aux conditions du travail accompli par le travailleur, ainsi que tout travailleur qui a fait usage de ces attestations ;<br \/>f) toute personne qui a exig&eacute; ou accept&eacute; du travailleur une r&eacute;mun&eacute;ration quelconque &agrave; titre d&rsquo;interm&eacute;diaire dans le r&egrave;glement ou le paiement de salaires, indemnit&eacute;s allocations et frais de toute nature ;<br \/>g) toute personne qui fait entrave &agrave; la libert&eacute; syndicale, notamment par violation des articles 3, 4, 210, 211, 212, 213, 214 ;<br \/>h) tout employeur qui enfreint les dispositions des articles 188, 189 et 190 ;<br \/>i) tout employeur qui entrave la constitution, la d&eacute;signation des membres ou le fonctionnement des comit&eacute;s d&rsquo;hygi&egrave;ne et de s&eacute;curit&eacute; ;<br \/>j) tout employeur qui fait obstacle &agrave; la mise en place ces d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s du personnel et &agrave; l&rsquo;exercice de leurs fonctions.<\/p>\n<p>Article 291 : Encourt &eacute;galement les m&ecirc;mes peines cit&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 290 ci-dessus, toute personne qui s&rsquo;est oppos&eacute;e ou a tent&eacute; de s&rsquo;opposer &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des obligations ou &agrave; l&rsquo;exercice des pouvoirs qui incombent aux inspecteurs et contr&ocirc;leurs du travail.<br \/>Les dispositions du Code p&eacute;nal qui pr&eacute;voient et r&eacute;priment les actes de r&eacute;sistance, les outrages et les violences contre les officiers de police judiciaire sont en outre applicables &agrave; ceux qui se rendent coupables de faits de m&ecirc;me nature &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des inspecteurs ou de leurs suppl&eacute;ants.<\/p>\n<p>Article 292 : Le refus d&rsquo;ex&eacute;cuter une sentence arbitrale est puni conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 238 du Code P&eacute;nal, d&rsquo;un an d&rsquo;emprisonnement et de deux millions de francs (2 000 000FD) d&rsquo;amende.<\/p>\n<p>Article 293 : Est puni des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 520 du Code P&eacute;nal tout employeur qui aura retenu ou utilis&eacute; dans son int&eacute;r&ecirc;t personnel les sommes ou titres remis en cautionnement.<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">TITRE X<br \/>DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 294 : Les dispositions du pr&eacute;sent Code sont de plein droit applicables aux contrats individuels de travail en cours d&rsquo;ex&eacute;cution.<br \/>Elles ne peuvent constituer une cause de rupture desdits contrats.<br \/>Les employeurs sont tenus, dans un d&eacute;lai de douze mois &agrave; compter de la publication du pr&eacute;sent Code au journal officiel de la R&eacute;publique de Djibouti, de proc&eacute;der &agrave; la r&eacute;vision des contrats susvis&eacute;s en vue de les adapter aux exigences du pr&eacute;sent Code.<br \/>En cas de refus de l&rsquo;une des parties, la juridiction comp&eacute;tente peut ordonner de proc&eacute;der aux modifications jug&eacute;es n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>Article 295 : Les conventions collectives conclues ant&eacute;rieurement au pr&eacute;sent Code, restent en vigueur en celles de leurs dispositions qui ne lui sont pas contraires, durant une p&eacute;riode maximale de trois ann&eacute;es apr&egrave;s la promulgation de celui-ci.<\/p>\n<p>Article 296 : Les institutions et proc&eacute;dures existantes, en application des r&egrave;glements ant&eacute;rieurement en vigueur en mati&egrave;re de travail, demeurent en vigueur jusqu&rsquo;&agrave; la mise en place des institutions et proc&eacute;dures pr&eacute;vues par le pr&eacute;sent Code.<\/p>\n<p>Article 297 : Les textes r&eacute;glementaires d&eacute;terminent, en temps que de besoin, les modalit&eacute;s d&rsquo;application du pr&eacute;sent Code.<br \/>Les dispositions r&eacute;glementaires ant&eacute;rieures restent en vigueur en tant qu&rsquo;elles ne sont pas contraires au pr&eacute;sent Code.<\/p>\n<p>Article 298 : Sont abrog&eacute;es toutes dispositions ant&eacute;rieures contraires &agrave; celles du pr&eacute;sent code.<\/p>\n<p>Article 299 : Le pr&eacute;sent Code Djiboutien du Travail sera publi&eacute; au journal officiel comme loi de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-58831","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"133\/AN\/05\/5\u00e8me L","comment":"portant Code du Travail.","visas":"<p>VU La Constitution du 15 septembre 1992 ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2005-0067\/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier Ministre ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;<a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/decret-n2005-0069-pre-portant-nomination-des-membre-du-gouvernement\/'>2005-0069\/PRE <\/a>du 22 mai 2005 portant nomination des membres du Gouvernement ;<br \/>Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 09 novembre 2004.<\/p>\n","signature":"<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<br \/>chef du Gouvernement<br \/>ISMA&Iuml;L OMAR GUELLEH<\/p>\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":57674,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"2042","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/58831","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/58831\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/57674"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58831"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=58831"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=58831"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}