{"id":58911,"date":"2005-01-16T00:00:00","date_gmt":"2005-01-15T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n92-an-05-5eme-l-relative-a-louverture-a-lactivite-et-au-controle-des-etablissements-de-credit\/"},"modified":"2005-01-16T00:00:00","modified_gmt":"2005-01-15T21:00:00","slug":"loi-n92-an-05-5eme-l-relative-a-louverture-a-lactivite-et-au-controle-des-etablissements-de-credit","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n92-an-05-5eme-l-relative-a-louverture-a-lactivite-et-au-controle-des-etablissements-de-credit\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 92\/AN\/05\/5\u00e8me L relative \u00e0 l&rsquo;Ouverture, \u00e0 l&rsquo;Activit\u00e9 et au Contr\u00f4le des \u00c9tablissements de Cr\u00e9dit."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\">TITRE PREMIER : DES BANQUES ET DES<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\">ETABLISSEMENTS FINANCIERS CONCERNES<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\">Chapitre I : Des g&eacute;n&eacute;ralit&eacute;s<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 1er : Du champ d&rsquo;application<br \/>La pr&eacute;sente Loi, commun&eacute;ment appel&eacute;e loi bancaire, s&rsquo;applique aux &eacute;tablissements de cr&eacute;dit exer&ccedil;ant leur activit&eacute; sur le territoire djiboutien quels que soient leur statut juridique, le lieu de leur si&egrave;ge social ou de leur principal &eacute;tablissement et la nationalit&eacute; des propri&eacute;taires de leur capital social ou de leurs dirigeants.<\/p>\n<p>Article 2 : De la Banque Centrale ou de l&rsquo;Autorit&eacute; Mon&eacute;taire<br \/>Au sens de la pr&eacute;sente loi, la Banque Centrale est la Banque Centrale de Djibouti.<\/p>\n<p>Article 3 : Des limites du champs d&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi<br \/>Toutefois la pr&eacute;sente loi ne s&rsquo;applique pas .<br \/>&#8211; &agrave; la Banque Centrale de Djibouti ;<br \/>&#8211; aux comptables du Tr&eacute;sor National ;<br \/>&#8211; aux institutions financi&egrave;res internationales, aux institutions publiques &eacute;trang&egrave;res d&rsquo;aide ou de coop&eacute;ration, dont l&rsquo;activit&eacute; sur le territoire djiboutien est autoris&eacute;e par des trait&eacute;s, accords ou conventions auxquels la R&eacute;publique de Djibouti est partie ;<br \/>&#8211; aux compagnies d&rsquo;assurances, les soci&eacute;t&eacute;s de r&eacute;assurances et les organismes de retraites et de s&eacute;curit&eacute; sociale ;<br \/>&#8211; aux services postaux.<\/p>\n<p>Article 4 : De la d&eacute;finition des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont des personnes morales qui effectuent &agrave; titre de profession habituelle des op&eacute;rations de banque. Celles-ci comprennent la r&eacute;ception de fonds du public, l&rsquo;octroi de cr&eacute;dits de toute nature y compris les engagements par signature, tels qu&rsquo;avals, cautions ou garanties, la d&eacute;livrance de garanties en faveur d&rsquo;autres &eacute;tablissements de cr&eacute;dit, la mise &agrave; disposition de la client&egrave;le et la gestion de moyens de paiement.<br \/>Est assimil&eacute;e &agrave; ces &eacute;tablissements toute entreprise faisant le commerce habituel de monnaie &eacute;trang&egrave;re ayant cours l&eacute;gal, d&rsquo;or ou de m&eacute;taux pr&eacute;cieux, sous quelque forme que ce soit, ou faisant profession de financer des pr&ecirc;ts ou des op&eacute;rations de cr&eacute;dit ou de leur pr&ecirc;ter son concours quelles que soient leur dur&eacute;e ou leur modalit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 5 : Des cat&eacute;gories d&rsquo;&eacute;tablissements<br \/>Les &eacute;tablissements vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent sont r&eacute;partis en quatre cat&eacute;gories selon la nature de leurs activit&eacute;s.<br \/>Cat&eacute;gorie A : &Eacute;tablissements effectuant tout ou partie de leurs op&eacute;rations avec ou au profit de toutes personnes exer&ccedil;ant des activit&eacute;s sur le territoire national.<br \/>Cat&eacute;gorie B : &Eacute;tablissements financiers ne pouvant recevoir de d&eacute;p&ocirc;t du public.<br \/>Cat&eacute;gorie C : &Eacute;tablissements n&rsquo;effectuant aucune de leurs op&eacute;rations avec ou au profit de personnes exer&ccedil;ant des activit&eacute;s sur le territoire national.<br \/>Cat&eacute;gorie D : &Eacute;tablissements se livrant, uniquement et &agrave; d&eacute;faut de toute autre, &agrave; des op&eacute;rations portant sur le commerce de monnaies ayant cours l&eacute;gal, de l&rsquo;or au poids, en lingot ou en monnaie ou de tout autre m&eacute;tal pr&eacute;cieux, ou sur des valeurs mobili&egrave;res nationales ou &eacute;trang&egrave;res m&ecirc;me &agrave; titre de simple interm&eacute;diaire.<\/p>\n<p>Article 6 : Des obligations g&eacute;n&eacute;rales<br \/>Les &eacute;tablissements vis&eacute;s par l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent doivent :<br \/>&#8211; poss&eacute;der un compte ouvert &agrave; leur nom dans les &eacute;critures de la Banque Centrale ;<br \/>&#8211; faciliter, en particulier en offrant &agrave; leur client&egrave;le, la souscription de tout emprunt &eacute;mis par l&rsquo;Etat, les &eacute;tablissements et collectivit&eacute;s publics, le tout aux conditions qui seront fix&eacute;es par le r&egrave;glement d&rsquo;&eacute;mission, sans qu&rsquo;il puisse, sauf convention sp&eacute;cialement &eacute;tablie &agrave; cet effet, &ecirc;tre soumis &agrave; aucune obligation de souscription ;<br \/>&#8211; respecter la r&eacute;glementation s&rsquo;imposant l&eacute;galement &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement, produire &agrave; la Banque Centrale toutes justifications n&eacute;cessaires et r&eacute;pondre &agrave; toute demande de renseignements.<\/p>\n<p>Article 7 : Des dispositions sp&eacute;ciales aux &eacute;tablissements de la cat&eacute;gorie A<br \/>1. Les &eacute;tablissements de cette cat&eacute;gorie sont r&eacute;unis au sein d&rsquo;une association professionnelle des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit de Djibouti.<br \/>Cette association est charg&eacute;e, aupr&egrave;s des pouvoirs publics, d&rsquo;assurer la repr&eacute;sentation de ses membres et de veiller &agrave; l&rsquo;application des dispositions r&eacute;glementaires qui s&rsquo;imposent &agrave; eux.<br \/>2. Chacun des &eacute;tablissements est tenu de conserver, sous forme de d&eacute;p&ocirc;ts non r&eacute;mun&eacute;r&eacute;s, &agrave; la Banque Centrale, un montant minimum de r&eacute;serves d&eacute;termin&eacute; par r&eacute;f&eacute;rence &agrave; certains &eacute;l&eacute;ments de leur actif disponibles ou mobilisables et de ceux de leur passif exigibles &agrave; vue ou &agrave; terme.<br \/>Les &eacute;l&eacute;ments &agrave; prendre en consid&eacute;ration et le taux du rapport minimum &agrave; &eacute;tablir pour d&eacute;terminer le montant de la r&eacute;serve obligatoire peuvent &ecirc;tre diff&eacute;rents selon la nature des exigibilit&eacute;s et le taux de leur accroissement pendant une p&eacute;riode d&eacute;termin&eacute;e.<br \/>a) Tout &eacute;tablissement n&rsquo;ayant pas constitu&eacute; aupr&egrave;s de la Banque Centrale dans un compte ouvert &agrave; son nom, le montant de sa r&eacute;serve obligatoire ou, celle-ci &eacute;tant constitu&eacute;e, ne l&rsquo;ayant pas compl&eacute;t&eacute;e en fonction de la modification de ses &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;actif et de passif, est redevable envers la Banque Centrale d&rsquo;un int&eacute;r&ecirc;t moratoire &eacute;gal au taux le plus &eacute;lev&eacute; de celui qu&rsquo;il pratique avec ses clients major&eacute; de cinq points.<br \/>b) Il peut en outre &ecirc;tre astreint &agrave; une p&eacute;nalit&eacute; qui ne pourra exc&eacute;der un pour mille de l&rsquo;insuffisance constat&eacute;e et par jour o&ugrave; cette insuffisance existe.<br \/>3. Tout &eacute;tablissement de la cat&eacute;gorie A est tenu de dresser annuellement un bilan, un inventaire, et un compte d&rsquo;exploitation, et d&rsquo;y joindre toutes justifications requises en particulier de ses obligations hors bilan.<br \/>Il adresse &agrave; la Banque Centrale une situation mensuelle.<br \/>4. Tout &eacute;tablissement de cr&eacute;dit doit justifier &agrave; son bilan d&rsquo;un capital minimum fix&eacute; par l&rsquo;article 36 de la pr&eacute;sente loi en fonction du montant total du bilan et des engagements, hors bilan, auxquels il est autoris&eacute;, d&rsquo;une part, et justifier que son actif exc&egrave;de effectivement d&rsquo;un montant &eacute;gal &agrave; ce capital minimum le passif dont il est tenu envers les tiers.<br \/>Lorsqu&rsquo;au cours d&rsquo;un m&ecirc;me exercice le montant total du passif figurant au bilan et des engagements hors bilan, vient &agrave; exc&eacute;der pour la seconde fois le montant de ceux pour lesquels il est autoris&eacute; en vertu de son capital, l&rsquo;&eacute;tablissement dispose d&rsquo;un d&eacute;lai de six mois pour porter son capital aux taux correspondant &agrave; ses engagements ou r&eacute;duire ces derniers en cons&eacute;quence, sous peine de radiation.<\/p>\n<p>Article 8 : De la liste des &eacute;tablissements agr&eacute;&eacute;s<br \/>Nul &eacute;tablissement ne peut &ecirc;tre inscrit en cat&eacute;gorie B, C et D sur la liste pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 34 de la loi relative aux statuts de la Banque Centrale, s&rsquo;il ne r&eacute;unit les conditions qui sont pr&eacute;cis&eacute;es par instruction de la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 9 : De la compensation des valeurs entre &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>La compensation entre les obligations r&eacute;ciproques des &eacute;tablissements bancaires et financiers inscrits sur la liste pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 34 cit&eacute;e ci-dessus s&rsquo;op&egrave;re aux lieux, jours et heures prescrits par la Banque Centrale.<br \/>Les mouvements qui en forment la suite sont constat&eacute;s et effectu&eacute;s au moyen des comptes qu&rsquo;ils poss&egrave;dent dans les &eacute;critures de la Banque Centrale.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\">Chapitre II : Des op&eacute;rations des &eacute;tablissements de cr&eacute;dits<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 10 : De la r&eacute;ception de fonds du public<br \/>Sont consid&eacute;r&eacute;s comme fonds re&ccedil;us du public les fonds qu&rsquo;une personne recueille d&rsquo;un tiers, notamment sous forme de d&eacute;p&ocirc;ts, avec le droit d&rsquo;en disposer pour son propre compte, mais &agrave; charge pour elle de les restituer avec ou sans int&eacute;r&ecirc;ts. Les fonds provenant d&rsquo;une &eacute;mission de bons de caisse sont toujours consid&eacute;r&eacute;s comme d&eacute;p&ocirc;ts de fonds du public.<\/p>\n<p>Toutefois, ne sont pas consid&eacute;r&eacute;s comme fonds re&ccedil;us du public:<br \/>&#8211; les fonds constituant le capital de la soci&eacute;t&eacute; ;<br \/>&#8211; les fonds re&ccedil;us des actionnaires, administrateurs et autres dirigeants des &eacute;tablissements de cr&eacute;dits d&eacute;tenant 10% au moins du capital social ;<br \/>&#8211; les fonds provenant de pr&ecirc;ts participatifs ;<br \/>&#8211; les fonds re&ccedil;us du personnel de l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit &agrave; condition que leur montant total n&rsquo;exc&egrave;de pas 10% des fonds propres nets de l&rsquo;&eacute;tablissement.<\/p>\n<p>Article 11 : De la d&eacute;finition des op&eacute;rations de cr&eacute;dit<br \/>Constitue une op&eacute;ration de cr&eacute;dit pour l&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi, tout acte par lequel une personne agissant &agrave; titre on&eacute;reux met ou promet de mettre des fonds &agrave; la disposition d&rsquo;une personne &agrave; charge de restituer ou prend dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de celle-ci un engagement par signature tel qu&rsquo;un aval, un cautionnement ou une garantie.<br \/>Sont consid&eacute;r&eacute;es comme op&eacute;rations de cr&eacute;dit les op&eacute;rations de pr&ecirc;t, d&rsquo;escompte, de prise en pension, de garantie, de financement de ventes &agrave; cr&eacute;dit, de cr&eacute;dit-bail, et d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, toute op&eacute;ration de location assortie d&rsquo;une option d&rsquo;achat ainsi que les op&eacute;rations dites d&rsquo;affacturage consistant &agrave; acheter des cr&eacute;ances commerciales &agrave; court terme d&eacute;tenues par une entreprise en vue de les recouvrer.<br \/>Des instructions de la Banque Centrale de Djibouti pr&eacute;ciseront le r&eacute;gime juridique des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit r&eacute;alisant les op&eacute;rations de cr&eacute;dit-bail et d&rsquo;affacturage vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;ali&eacute;na pr&eacute;c&eacute;dent du pr&eacute;sent article.<\/p>\n<p>Article 12 : Des op&eacute;rations de placement<br \/>Sont consid&eacute;r&eacute;es comme op&eacute;rations de placement, les prises de participation dans des entreprises existantes ou en formation et toutes acquisitions de valeurs mobili&egrave;res &eacute;mises par des personnes publiques ou priv&eacute;es.<\/p>\n<p>Article 13 : Des instruments de paiement<br \/>Sont consid&eacute;r&eacute;s comme moyens de paiement tous les instruments qui, quel que soit le support ou le proc&eacute;d&eacute; technique utilis&eacute;, permettent &agrave; toute personne de recevoir ou de transf&eacute;rer des fonds.<\/p>\n<p>Article 14 : Des op&eacute;rations annexes autoris&eacute;es<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit peuvent &eacute;galement effectuer pour leur compte ou pour le compte de tiers les op&eacute;rations annexes &agrave; leur activit&eacute; telles que :<br \/>&#8211; les op&eacute;rations de change ;<br \/>&#8211; les op&eacute;rations sur or, m&eacute;taux pr&eacute;cieux et pi&egrave;ces ;<br \/>&#8211; le placement, la souscription, l&rsquo;achat, la gestion et la garde de valeurs mobili&egrave;res et de tout produit financier, dans la limite des textes l&eacute;gislatifs ou r&eacute;glementaires les r&eacute;gissant ;<br \/>&#8211; le conseil et l&rsquo;assistance en mati&egrave;re de gestion de patrimoine ou financi&egrave;re, l&rsquo;ing&eacute;nierie financi&egrave;re ;<br \/>&#8211; la location de compartiment de coffres-forts.<br \/>Toute autre activit&eacute; qui ne rentre pas dans le cadre des &eacute;num&eacute;rations ci-dessus, doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une autorisation sp&eacute;cifique de la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 15 : De la r&eacute;glementation des banques islamiques<br \/>Les dispositions de la pr&eacute;sente loi s&rsquo;appliquent aussi aux banques islamiques qui ne recourent pas &agrave; l&rsquo;usage des taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts et qui pratiquent le syst&egrave;me du partage des profits et pertes et des projets conjoints.<br \/>Toutefois, certaines op&eacute;rations sp&eacute;cifiques effectu&eacute;es par les banques et relatives au cr&eacute;dit et au change seront r&eacute;glement&eacute;es par la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 16 : Les autres types d&rsquo;&eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>1. Les institutions mutualistes et les institutions financi&egrave;res sp&eacute;cialis&eacute;es rel&egrave;vent de la pr&eacute;sente loi mais peuvent faire l&rsquo;objet de d&eacute;rogations particuli&egrave;res r&eacute;gies par des instructions de la Banque Centrale.<br \/>Les conditions d&rsquo;agr&eacute;ment, d&rsquo;organisation, les modalit&eacute;s de repr&eacute;sentation, les conditions de contr&ocirc;le et de supervision et les op&eacute;rations autoris&eacute;es aux institutions mutualistes organis&eacute;es en r&eacute;seau sont pr&eacute;cis&eacute;es par d&eacute;crets, lesquels peuvent le cas &eacute;ch&eacute;ant comporter des am&eacute;nagements &agrave; la l&eacute;gislation applicable aux institutions mutualistes.<br \/>2. Les banques offshore pourront &eacute;galement faire l&rsquo;objet d&rsquo;une r&eacute;glementation sp&eacute;cifique.<\/p>\n<p>Article 17 : Des services rendus aux &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Les activit&eacute;s des personnes physiques ou morales autres que les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit, les dirigeants et le personnel des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit agr&eacute;&eacute;s, qui font profession, &agrave; titre d&rsquo;activit&eacute; principale ou accessoire, d&rsquo;apporter des affaires aux &eacute;tablissements de cr&eacute;dit ou d&rsquo;op&eacute;rer pour le compte de ceux-ci, sont r&eacute;gies par des instructions particuli&egrave;res de la Banque Centrale.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>TITRE II : DE L&rsquo;AGR&Eacute;MENT DES BANQUES<br \/>ET DES ETABLISSEMENTS FINANCIERS<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 18 : De l&rsquo;agr&eacute;ment des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Nul ne peut, sans avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;alablement agr&eacute;&eacute; et inscrit sur la liste des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit, exercer l&rsquo;activit&eacute; d&eacute;finie &agrave; l&rsquo;article 4 ni se pr&eacute;valoir de la qualit&eacute; de ces &eacute;tablissements, ni cr&eacute;er l&rsquo;apparence de cette qualit&eacute;, dans sa d&eacute;nomination ou raison sociale, son nom commercial, sa publicit&eacute; ou d&rsquo;une mani&egrave;re quelconque dans son activit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 19 : Des conditions de l&rsquo;agr&eacute;ment<br \/>La liste des pi&egrave;ces constitutives du dossier de demande d&rsquo;agr&eacute;ment est fix&eacute;e par instruction de la Banque Centrale.<br \/>Les demandes d&rsquo;agr&eacute;ment sont instruites par la Banque Centrale qui v&eacute;rifie si les personnes physiques ou morales qui demandent l&rsquo;agr&eacute;ment satisfont aux conditions et aux obligations pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente loi.<br \/>La Banque Centrale prend en compte la forme juridique, le montant et la r&eacute;partition du capital, la qualit&eacute; des apporteurs de capitaux et le cas &eacute;ch&eacute;ant de leurs garants. Elle examine notamment le programme d&rsquo;activit&eacute;s de l&rsquo;&eacute;tablissement et les moyens techniques et financiers qu&rsquo;il pr&eacute;voit de mettre en oeuvre.<br \/>La Banque Centrale appr&eacute;cie &eacute;galement l&rsquo;aptitude de l&rsquo;&eacute;tablissement &agrave; r&eacute;aliser ses objectifs de d&eacute;veloppement dans des conditions compatibles avec le bon fonctionnement du syst&egrave;me bancaire et propre &agrave; assurer &agrave; la client&egrave;le une s&eacute;curit&eacute; satisfaisante.<\/p>\n<p>Article 20 : Du d&eacute;lai de la d&eacute;cision d&rsquo;agr&eacute;ment<br \/>La Banque Centrale statue dans un d&eacute;lai de six mois au maximum apr&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t de la demande et notifie au demandeur sa d&eacute;cision. Le refus d&rsquo;agr&eacute;ment est motiv&eacute;.<br \/>L&rsquo;acte d&rsquo;agr&eacute;ment est publi&eacute; au Journal Officiel et dans au moins un des journaux de la presse nationale, aux frais du b&eacute;n&eacute;ficiaire. Il pr&eacute;cise la cat&eacute;gorie dans laquelle est class&eacute; l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit et &eacute;num&egrave;re les op&eacute;rations de banque qui lui sont autoris&eacute;es.<br \/>La Banque Centrale &eacute;tablit et tient &agrave; jour la liste des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit agr&eacute;&eacute;s. Cette liste est publi&eacute;e au Journal Officiel et dans au moins un des journaux de la presse nationale.<\/p>\n<p>Article 21 : De la nature de l&rsquo;agr&eacute;ment<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont agr&eacute;&eacute;s en qualit&eacute; de banque, d&rsquo;institution mutualiste ou d&rsquo;institution financi&egrave;re sp&eacute;cialis&eacute;e.<br \/>Seules les banques sont habilit&eacute;es &agrave; recevoir du public des fonds &agrave; vue ou &agrave; moins de deux ans de terme; elles peuvent effectuer toutes les op&eacute;rations cit&eacute;es dans les articles 10 &agrave; 14 de la pr&eacute;sente loi.<br \/>Les institutions mutualistes peuvent effectuer les op&eacute;rations de banque dans le respect des limitations qui r&eacute;sultent des textes r&eacute;glementaires qui les r&eacute;gissent.<br \/>Les institutions financi&egrave;res sp&eacute;cialis&eacute;es sont des personnes morales habilit&eacute;es &agrave; effectuer certaines des op&eacute;rations vis&eacute;es aux articles 4 &agrave; 8 de la pr&eacute;sente loi, et qui, par leur sp&eacute;cificit&eacute; sont soumises &agrave; des r&egrave;gles particuli&egrave;res dans les conditions et modalit&eacute;s fix&eacute;es par instruction de la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 22 : De l&rsquo;association professionnelle des banques<br \/>Tout &eacute;tablissement de cr&eacute;dit doit dans le mois qui suit son agr&eacute;ment, adh&eacute;rer &agrave; l&rsquo;association professionnelle des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit de Djibouti.<br \/>Cette association a pour objet de repr&eacute;senter les int&eacute;r&ecirc;ts collectifs des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit, notamment aupr&egrave;s des pouvoirs publics, et de favoriser la coop&eacute;ration entre eux ainsi que l&rsquo;organisation et la gestion de services d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t commun.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>TITRE III : DE L&rsquo;AGR&Eacute;MENT DES DIRIGEANTS,<br \/>DU PERSONNEL ET DES COMMISSAIRES AUX<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\">COMPTES DES ETABLISSEMENTS DE CREDIT<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 23 : De l&rsquo;agr&eacute;ment des dirigeants<br \/>La direction g&eacute;n&eacute;rale des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doit &ecirc;tre assur&eacute;e par deux personnes au moins qui sont agr&eacute;&eacute;es par la Banque Centrale. Ces dirigeants ne peuvent &ecirc;tre responsables d&rsquo;une entreprise non bancaire.<\/p>\n<p>Article 24 : Des incapacit&eacute;s juridiques<br \/>Nul ne peut diriger, administrer ou g&eacute;rer un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit :<br \/>&#8211; s&rsquo;il ne jouit pas des qualit&eacute;s professionnelles et morales n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;exercice de la profession ;<br \/>&#8211; s&rsquo;il a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une condamnation d&eacute;finitive pour crime, faux et usage de faux, vol, escroquerie, abus de confiance, banqueroute et faillite frauduleuse, extorsion de fonds ou valeurs, &eacute;mission de ch&egrave;ques sans provision, d&eacute;tournement de deniers publics.<\/p>\n<p>Toute condamnation pour tentative ou complicit&eacute; dans les infractions &eacute;num&eacute;r&eacute;es ci-dessus comporte la m&ecirc;me interdiction.<br \/>Ces interdictions &eacute;dict&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 24 ci-dessus s&rsquo;appliquent de plein droit lorsque la condamnation, la faillite, la destitution, la suspension ou la d&eacute;mission a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e par une juridiction &eacute;trang&egrave;re.<br \/>Quiconque aura &eacute;t&eacute; condamn&eacute; pour l&rsquo;un de ces faits ne pourra &ecirc;tre employ&eacute;, &agrave; quelque titre que ce soit, par un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit.<\/p>\n<p>Article 25 : De l&rsquo;audit des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Les op&eacute;rations des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont contr&ocirc;l&eacute;es par un commissaire aux comptes agr&eacute;&eacute; conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 24 du pr&eacute;sent acte. Celui-ci proc&egrave;de &agrave; la certification des comptes annuels, s&rsquo;assure et atteste de l&rsquo;exactitude et de la sinc&eacute;rit&eacute; des informations destin&eacute;es au public.<br \/>Lorsque le total du bilan d&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit est sup&eacute;rieur &agrave; un seuil fix&eacute; par la Banque Centrale, l&rsquo;intervention de deux commissaires aux comptes est requise.<\/p>\n<p>Article 26 : De l&rsquo;agr&eacute;ment des commissaires aux comptes<br \/>L&rsquo;agr&eacute;ment des dirigeants et des commissaires aux comptes est prononc&eacute; par la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 27 : Du d&eacute;p&ocirc;t de la demande d&rsquo;agr&eacute;ment<br \/>La demande d&rsquo;agr&eacute;ment est form&eacute;e par l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit devant la Banque Centrale, avec des pi&egrave;ces et renseignements sur les int&eacute;ress&eacute;s dont l&rsquo;agr&eacute;ment est sollicit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 28 : De la qualification des dirigeants<br \/>Les dirigeants des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 23 doivent &ecirc;tre titulaires d&rsquo;au moins d&rsquo;un dipl&ocirc;me d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et justifier de solides r&eacute;f&eacute;rences et d&rsquo;une exp&eacute;rience professionnelle de cinq ans au moins dans des fonctions d&rsquo;encadrement.<\/p>\n<p>Article 29 : Du retrait d&rsquo;agr&eacute;ment des dirigeants et des commissaires aux comptes<br \/>Le retrait de l&rsquo;agr&eacute;ment des dirigeants et des commissaires aux comptes des &eacute;tablissements de cr&eacute;dits est prononc&eacute; par la Banque Centrale soit d&rsquo;office lorsque les personnes vis&eacute;es ne remplissent plus les conditions de leur agr&eacute;ment, soit &agrave; la demande de l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit int&eacute;ress&eacute;.<br \/>Les d&eacute;cisions portant retrait d&rsquo;agr&eacute;ment sont notifi&eacute;es &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;.<\/p>\n<p>Article 30 : De la liste de diff&eacute;rents organes des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Les &eacute;tablissements doivent d&eacute;poser et tenir &agrave; jour aupr&egrave;s de la Banque Centrale et du greffier charg&eacute; de la tenue du registre du commerce, la liste des personnes exer&ccedil;ant des fonctions de direction, d&rsquo;administration ou de g&eacute;rance de l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit ou de leur agence.<br \/>Tout projet de modification de la liste susvis&eacute;e doit &ecirc;tre pr&eacute;alablement notifi&eacute; &agrave; la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 31 : Du secret professionnel<br \/>Les personnes qui concourent &agrave; la direction, &agrave; l&rsquo;administration, &agrave; la g&eacute;rance, au contr&ocirc;le ou au fonctionnement des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont tenues au secret professionnel.<br \/>Il est interdit aux m&ecirc;mes personnes d&rsquo;utiliser les informations confidentielles dont elles ont connaissance dans le cadre de leur activit&eacute;, pour r&eacute;aliser directement ou indirectement des op&eacute;rations pour leur propre compte ou en faire b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;autres personnes.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\">TITRE IV : DE LA R&Eacute;GLEMENTATION ,<br \/>DES ETABLISSEMENTS DE CR&Eacute;DIT<\/p>\n<p>Chapitre I : Des dispositions g&eacute;n&eacute;rales<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 32 : De la forme juridique des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent &ecirc;tre constitu&eacute;s sous forme de soci&eacute;t&eacute; anonyme, ou de soci&eacute;t&eacute; coop&eacute;rative de droit djiboutien.<\/p>\n<p>Article 33 : Des actions &eacute;mises par les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Les actions &eacute;mises par les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent obligatoirement &ecirc;tre de forme nominative.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Des Fonds Propres<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 34 : Du capital social<br \/>Le montant du capital minimum des &eacute;tablissements bancaires et financiers, ou de la dotation minimum en capital pour les succursales ou agences d&rsquo;&eacute;tablissements dont le si&egrave;ge social se trouve &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, est fix&eacute; &agrave; 300 millions de francs.<br \/>Ce montant est port&eacute; &agrave; 1 milliard de francs pour les &eacute;tablissements dont le montant total du bilan exc&egrave;de 20 milliards de francs au terme de deux exercices sociaux cons&eacute;cutifs.<br \/>Il sera r&eacute;vis&eacute;, p&eacute;riodiquement, &agrave; l&rsquo;initiative de la Banque Centrale, par d&eacute;cret pris en Conseil des Ministres, en fonction des conditions &eacute;conomiques ou financi&egrave;res du moment.<br \/>Le capital social doit &ecirc;tre int&eacute;gralement lib&eacute;r&eacute;, au jour de la constitution de l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit, &agrave; concurrence du montant minimum pr&eacute;vu ci-dessus.<br \/>Le capital souscrit au-del&agrave; du montant minimum doit &ecirc;tre lib&eacute;r&eacute; dans un d&eacute;lai de deux ann&eacute;es &agrave; compter de la date de souscription, selon un calendrier &agrave; d&eacute;finir en liaison avec la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 35 : De la lib&eacute;ration du capital social<br \/>Le capital lib&eacute;r&eacute; (ou la dotation) doit &ecirc;tre employ&eacute;, sur place, en R&eacute;publique de Djibouti sous forme d&rsquo;actifs d&eacute;finis par la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 36 : De la couverture du passif<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent justifier &agrave; tout moment que leur actif d&eacute;passe d&rsquo;un montant au moins &eacute;gal au capital minimum ou &agrave; la dotation minimum, le passif dont ils sont redevables envers les tiers.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>De la Solvabilit&eacute; et de la Liquidit&eacute;<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 37 : Du respect des normes de gestion<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont tenus de respecter des normes de gestion destin&eacute;es &agrave; garantir leur liquidit&eacute; et leur solvabilit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des d&eacute;posants et plus g&eacute;n&eacute;ralement des tiers ainsi que l&rsquo;&eacute;quilibre de leur structure financi&egrave;re.<\/p>\n<p>A cet effet, la Banque Centrale peut prendre toutes dispositions appropri&eacute;es pour notamment :<br \/>&#8211; imposer aux &eacute;tablissements de cr&eacute;dit le respect des ratios prudentiels ;<br \/>&#8211; imposer aux &eacute;tablissements de cr&eacute;dit la constitution des r&eacute;serves obligatoires ;<br \/>&#8211; imposer aux &eacute;tablissements de cr&eacute;dit le respect des r&egrave;gles concernant la position nette de change ;<br \/>&#8211; fixer les r&egrave;gles de d&eacute;claration des incidents de paiement en mati&egrave;re de cr&eacute;dit, d&rsquo;effet de commerce et de ch&egrave;que.<\/p>\n<p>Article 38 : Du ratio de couverture des risques<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont tenus de respecter en permanence un rapport minimum, dit ratio de couverture des risques entre le montant de leurs fonds propres et celui de l&rsquo;ensemble des risques qu&rsquo;ils encourent du fait de leurs op&eacute;rations avec la client&egrave;le. Le niveau minimum requis du ratio de couverture des risques est fix&eacute; par une instruction de la banque .<\/p>\n<p>Article 39 : De la division des risques<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont tenus de respecter un ratio de division des risques qu&rsquo;ils doivent pouvoir justifier &agrave; tout moment :<br \/>&#8211; le montant total des risques encourus sur un m&ecirc;me b&eacute;n&eacute;ficiaire ou un groupe n&rsquo;exc&egrave;de pas un certain seuil fix&eacute; par une instruction de la Banque Centrale ;<br \/>&#8211; le montant total des risques encourus sur les b&eacute;n&eacute;ficiaires dont les risques d&eacute;passent pour chacun d&rsquo;eux un certain pourcentage de leurs fonds propres nets de l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit ne doit pas exc&eacute;der un certain seuil fix&eacute; dans la m&ecirc;me instruction.<\/p>\n<p>Article 40 : De la couverture des engagements<br \/>Le montant total, toutes monnaies confondues, des participations et des valeurs immobilis&eacute;es ne doit pas d&eacute;passer le montant cumul&eacute; des fonds propres nets des &eacute;tablissements bancaires ou financiers et de leurs ressources &agrave; deux ans, au moins d&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance.<\/p>\n<p>Article 41 : De l&rsquo;&eacute;quilibre des op&eacute;rations en devises<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent veiller &agrave; adapter leurs placements en devises &agrave; leurs d&eacute;p&ocirc;ts en devises tant &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du volume des op&eacute;rations et de la monnaie d&rsquo;intervention qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;gard des &eacute;ch&eacute;ances ou des taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t.<\/p>\n<p>Article 42 : De la couverture des d&eacute;p&ocirc;ts en monnaie nationale<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont tenus de d&eacute;tenir une couverture en devises convertibles proportionn&eacute;e &agrave; leurs d&eacute;p&ocirc;ts en monnaie nationale.<br \/>Ce ratio de couverture est fix&eacute; par la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 43 : Des difficult&eacute;s graves des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Lorsqu&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit n&rsquo;est plus en mesure de respecter les normes prudentielles ou conna&icirc;t une crise grave de tr&eacute;sorerie, la Banque Centrale peut inviter les personnes morales ou physiques, actionnaires ou soci&eacute;taires de cet &eacute;tablissement &agrave; fournir &agrave; celui-ci le soutien qui lui est n&eacute;cessaire. Elle peut &eacute;galement d&eacute;cider du retrait d&rsquo;agr&eacute;ment de l&rsquo;&eacute;tablissement.<\/p>\n<p>Article 44 : De l&rsquo;encadrement des op&eacute;rations bancaires par la Banque Centrale<br \/>La Banque Centrale est habilit&eacute;e &agrave; prendre toutes dispositions concernant les taux et conditions des op&eacute;rations effectu&eacute;es par les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit avec leur client&egrave;le.<br \/>Elle peut fixer les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et les commissions maxima et minima que les banques agr&eacute;&eacute;es et les &eacute;tablissements financiers sont autoris&eacute;s &agrave; pr&eacute;lever sur leurs pr&ecirc;ts, avances et autres op&eacute;rations de cr&eacute;dit ainsi que les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t maxima et minima qu&rsquo;ils sont autoris&eacute;s &agrave; verser sur leurs diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&rsquo;engagements.<br \/>Elle peut arr&ecirc;ter les r&egrave;gles relatives au volume et &agrave; la nature des emplois des banques agr&eacute;&eacute;es et des &eacute;tablissements financiers et prescrire des rapports minima ou maxima entre les divers &eacute;l&eacute;ments de leurs ressources et emplois.<br \/>Elle peut en mati&egrave;re de pr&ecirc;ts, d&rsquo;avances, de garanties et d&rsquo;autres op&eacute;rations de cr&eacute;dit et d&rsquo;investissements des banques agr&eacute;&eacute;es et des &eacute;tablissements financiers, arr&ecirc;ter :<br \/>a) l&rsquo;objet pour lequel ils peuvent &ecirc;tre consentis ;<br \/>b) le d&eacute;lai maximum des &eacute;ch&eacute;ances ;<br \/>c) dans le cas de pr&ecirc;ts, avances, garanties et autres op&eacute;rations de cr&eacute;dit, le montant des s&ucirc;ret&eacute;s requises ;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\">d) le plafond de toute cat&eacute;gorie de pr&ecirc;ts, d&rsquo;avances, de garanties et d&rsquo;autres op&eacute;rations de cr&eacute;dit ou d&rsquo;investissement ainsi que le volume des encours.<\/p>\n<p>Elle pourra instituer des dispositions particuli&egrave;res en faveur de certains &eacute;tablissements &agrave; statuts sp&eacute;ciaux, notamment les &eacute;tablissements ne recourant pas &agrave; l&rsquo;usage du taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et pratiquant le syst&egrave;me de partage des profits et des pertes.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Chapitre II : Dispositions particuli&egrave;res<\/p>\n<p>Des Autorisations Pr&eacute;alables<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 45 : Des op&eacute;rations n&eacute;cessitant l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable de la Banque Centrale<br \/>L&rsquo;autorisation de la Banque Centrale est requise pour chacune des op&eacute;rations suivantes :<br \/>&#8211; modification de la forme juridique, de la d&eacute;nomination, raison sociale, ou du nom commercial ;<br \/>&#8211; op&eacute;ration de fusion par absorption ou cr&eacute;ation d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; nouvelle ou d&rsquo;une scission ;<br \/>&#8211; prise de participation dans un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit ayant son si&egrave;ge social en R&eacute;publique de Djibouti, qui aurait pour effet de porter directement ou par personne li&eacute;e la participation d&rsquo;une m&ecirc;me personne physique ou morale d&rsquo;abord &agrave; plus de 33% puis &agrave; plus de 50% du capital de l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit, il en est de m&ecirc;me, pour toute modification dans la r&eacute;partition du capital entra&icirc;nant un changement d&eacute;passant 10% dans la propri&eacute;t&eacute; de ce m&ecirc;me capital. En cas de non respect de cette disposition, l&rsquo;op&eacute;ration est consid&eacute;r&eacute;e comme nulle et non avenue.<\/p>\n<p>Article 46 : Des cessions d&rsquo;actifs<br \/>Est &eacute;galement soumise &agrave; autorisation pr&eacute;alable de la Banque Centrale toute op&eacute;ration de :<br \/>&#8211; cession par un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit de plus de 20% de son actif correspondant &agrave; ses op&eacute;rations en R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>&#8211; cession ou mise en g&eacute;rance d&rsquo;un guichet, d&rsquo;une agence ou de l&rsquo;ensemble des activit&eacute;s d&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit en R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>&#8211; dissolution anticip&eacute;e.<br \/>En cas de non respect de cette disposition, l&rsquo;op&eacute;ration est consid&eacute;r&eacute;e comme nulle et non avenue.<\/p>\n<p>Article 47 : Des conditions des autorisations pr&eacute;alables<br \/>Les autorisations pr&eacute;alables pr&eacute;vues &agrave; la pr&eacute;sente section sont accord&eacute;es dans les m&ecirc;mes conditions qu&rsquo;en mati&egrave;re d&rsquo;agr&eacute;ment d&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit.<\/p>\n<p>Article 48 : Des guichets et agences des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>L&rsquo;ouverture, la fermeture, la transformation et le transfert d&rsquo;un guichet ou d&rsquo;une agence en R&eacute;publique de Djibouti font l&rsquo;objet d&rsquo;une notification &agrave; la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 49 : Du retrait d&rsquo;agr&eacute;ment des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Le retrait d&rsquo;agr&eacute;ment d&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit est prononc&eacute; par la Banque Centrale :<br \/>&#8211; soit &agrave; la demande de l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit ;<br \/>&#8211; soit &agrave; l&rsquo;initiative des autorit&eacute;s de tutelle lorsque l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit ne remplit plus les conditions de leur agr&eacute;ment ou ne respecte plus malgr&eacute; des mises en demeure rest&eacute;es infructueuses, les normes prudentielles et la r&eacute;glementation, ou lorsque aucune activit&eacute; n&rsquo;est exerc&eacute;e depuis plus de six mois.<\/p>\n<p>Article 50 : Des cons&eacute;quences du retrait d&rsquo;agr&eacute;ment<br \/>Le retrait d&rsquo;agr&eacute;ment se traduit par la radiation de l&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit, de la liste vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 18 de la pr&eacute;sente loi. Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent cesser leur activit&eacute; dans le d&eacute;lai fix&eacute; par la d&eacute;cision de retrait d&rsquo;agr&eacute;ment.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Des Interdictions<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 51 : De l&rsquo;interdiction des op&eacute;rations bancaires<br \/>Il est interdit &agrave; toute personne autre qu&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit d&rsquo;effectuer les op&eacute;rations de banque vis&eacute;es aux articles 4 et suivants de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Article 52 : De l&rsquo;interdiction des op&eacute;rations non autoris&eacute;es<br \/>Il est interdit &agrave; un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit d&rsquo;effectuer des op&eacute;rations non autoris&eacute;es pour la cat&eacute;gorie au titre de laquelle il a obtenu son agr&eacute;ment.<\/p>\n<p>Article 53 : Des activit&eacute;s prohib&eacute;es aux banques<br \/>Il est interdit aux banques de se livrer, pour leur compte ou pour le compte d&rsquo;autrui, &agrave; des activit&eacute;s commerciales, industrielles, agricoles ou de service, sauf dans la mesure o&ugrave; ces op&eacute;rations sont n&eacute;cessaires ou accessoires &agrave; l&rsquo;exercice de leur activit&eacute; bancaire, ou n&eacute;cessaires au recouvrement de leurs cr&eacute;ances.<\/p>\n<p>Article 54 : Des autres interdictions<br \/>Il est interdit aux banques d&rsquo;acqu&eacute;rir leurs propres actions ou de consentir des cr&eacute;dits contre affectation en garantie de leurs propres actions.<\/p>\n<p>Article 55 : Des concours accord&eacute;s aux diff&eacute;rents organes des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Il est interdit aux banques d&rsquo;accorder directement ou indirectement des cr&eacute;dits aux membres du Conseil d&rsquo;Administration et aux dirigeants, pour un montant global exc&eacute;dant un pourcentage de leurs fonds propres, qui sera arr&ecirc;t&eacute; par une instruction de la Banque Centrale.<br \/>Le taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t devra &ecirc;tre fix&eacute; en fonction du co&ucirc;t des ressources.<br \/>La m&ecirc;me interdiction s&rsquo;applique aux cr&eacute;dits consentis aux entreprises priv&eacute;es dans lesquelles les personnes vis&eacute;es ci-dessus exercent directement ou indirectement des fonctions de direction, d&rsquo;administration ou de g&eacute;rance, ou d&eacute;tiennent plus du quart du capital social.<\/p>\n<p>Article 56 : Des autorisations pr&eacute;alables pour certains cr&eacute;dits<br \/>Les demandes de cr&eacute;dit formul&eacute;es par les personnes vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 56 sont obligatoirement soumises &agrave; l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable du Conseil d&rsquo;Administration.<\/p>\n<p>Article 57 : Des autres op&eacute;rations des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Les op&eacute;rations des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit, autres que celles des banques, mentionn&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 14 sont r&eacute;glement&eacute;es par la Banque Centrale compte tenu de la nature de leur activit&eacute; et sous r&eacute;serve des dispositions des articles 37 &agrave; 42.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>TITRE V : DES COMPTES, BILANS ET AUDITS EXTERNES<\/p>\n<p>Des Obligations Comptables<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 58 : De la tenue d&rsquo;une comptabilit&eacute;<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent tenir, &agrave; leur si&egrave;ge social ou agence principale, en monnaie nationale, une comptabilit&eacute; des op&eacute;rations qu&rsquo;ils traitent en R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p>Article 59 : Des comptes annuels<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent arr&ecirc;ter leurs comptes au 31 d&eacute;cembre de chaque ann&eacute;e.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 60 : De la communication des documents annuels<br \/>Avant le 30 avril de chaque ann&eacute;e, les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent communiquer &agrave; la Banque Centrale selon le plan comptable des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit &eacute;tabli par instruction de la Banque Centrale ou en son absence selon les r&egrave;gles et formules types prescrites par la Banque Centrale :<br \/>&#8211; leur bilan ;<br \/>&#8211; leurs comptes de r&eacute;sultats ;<br \/>&#8211; les &eacute;tats et annexes r&eacute;glementaires, aff&eacute;rents &agrave; l&rsquo;exercice &eacute;coul&eacute; ;<br \/>&#8211; ces documents doivent &ecirc;tre certifi&eacute;s sinc&egrave;res et r&eacute;guliers par un Commissaire aux comptes ;<br \/>&#8211; les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont tenus de faire publier leur bilan et leur compte de r&eacute;sultat annuels au Journal Officiel de la R&eacute;publique de Djibouti et dans au moins un des journaux de la presse nationale.<\/p>\n<p>Article 61 : De la situation mensuelle des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent dresser chaque mois des situations de leur actif et de leur passif selon le plan comptable des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit ou en son absence selon les formules types prescrites par la Banque Centrale. Ils doivent en outre r&eacute;pondre &agrave; toutes demandes d&rsquo;informations de cette derni&egrave;re.<\/p>\n<p>Article 62 : De la publication des comptes consolid&eacute;s<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit qui contr&ocirc;lent une ou plusieurs autres entreprises ou qui exercent une influence notable sur celles-ci sont tenues de publier des comptes consolid&eacute;s en conformit&eacute; avec les dispositions fix&eacute;es par la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 63 : De l&rsquo;audit externe<br \/>1. Une fois par an, les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont tenus de soumettre &agrave; leurs propres frais, leur comptabilit&eacute; et leur gestion au contr&ocirc;le d&rsquo;un audit externe agr&eacute;&eacute; par la Banque Centrale. Ils doivent communiquer le nom de la personne ou de la soci&eacute;t&eacute; choisie &agrave; la Banque Centrale qui notifie son accord ou son rejet dans les trente jours suivants cette communication.<\/p>\n<p>2. L&rsquo;audit porte notamment sur les domaines suivants :<br \/>&#8211; diagnostic sur la situation financi&egrave;re bas&eacute; notamment sur la qualit&eacute; des actifs, l&rsquo;ad&eacute;quation des ressources aux emplois ;<br \/>&#8211; liquidit&eacute; et solvabilit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tablissement ;<br \/>&#8211; analyse de la division des risques ;<br \/>&#8211; analyse des principaux engagements et des garanties y aff&eacute;rentes, examen de la rentabilit&eacute; ;<br \/>&#8211; qualit&eacute; de l&rsquo;organisation et des proc&eacute;dures mises en place par l&rsquo;&eacute;tablissement, notamment sur le plan du contr&ocirc;le interne.<\/p>\n<p>3. L&rsquo;auditeur doit remettre une copie de son rapport &agrave; la Banque Centrale et une copie aux dirigeants de l&rsquo;&eacute;tablissement audit&eacute;.<\/p>\n<p>4. Les auditeurs et les personnes qui recevront le rapport sont tenus &agrave; un strict respect du secret professionnel.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>TITRE VI : DE L&rsquo;ORGANISATION<br \/>ET DES CONTROLES INTERNES<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 64 : De la d&eacute;signation du conseil d&rsquo;administration<br \/>Le conseil d&rsquo;Administration d&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit sera d&eacute;sign&eacute; par l&rsquo;Assembl&eacute;e G&eacute;n&eacute;rale des actionnaires. Le Conseil aura un nombre impair d&rsquo;administrateur qui sera au moins &eacute;gal &agrave; cinq (5).<\/p>\n<p>Article 65 : Des attributions du conseil d&rsquo;administration<br \/>Le Conseil d&rsquo;Administration aura les attributions suivantes :<br \/>&#8211; il d&eacute;signera le Pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;Administration ainsi que le comit&eacute; de direction ;<br \/>&#8211; il sera responsable de la solidit&eacute; financi&egrave;re, de la supervision et de la gouvernance des activit&eacute;s ;<br \/>&#8211; il approuvera les politiques, les plans et les proc&eacute;dures, en particulier les plans financiers et commerciaux, les budgets annuels, le contr&ocirc;le des d&eacute;penses, la situation de tr&eacute;sorerie. Il statuera &eacute;galement sur les limites et les d&eacute;l&eacute;gations de responsabilit&eacute;s, les proc&eacute;dures de cr&eacute;dit, l&rsquo;audit interne, les ressources humaines et la gestion du syst&egrave;me d&rsquo;information ;<br \/>&#8211; il suivra le respect des lois et des r&eacute;glementations ;<br \/>&#8211; il fixera le montant des cr&eacute;dits pouvant &ecirc;tre autoris&eacute;s par :<br \/>* le comit&eacute; de direction ;<br \/>* la direction g&eacute;n&eacute;rale ou ses repr&eacute;sentants ayant re&ccedil;u d&eacute;l&eacute;gation &agrave; cet effet.<\/p>\n<p>Article 66 : De la d&eacute;signation du comit&eacute; de direction<br \/>Le Conseil d&rsquo;Administration d&eacute;signera les membres du comit&eacute; de direction qui sera compos&eacute; d&rsquo;au moins deux personnes. Le comit&eacute; est responsable de la mise en place des politiques &eacute;tablies par le Conseil d&rsquo;Administration, du respect des dispositions de la pr&eacute;sente loi et de la r&eacute;glementation &eacute;tablies par la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 67 : De la mise en place d&rsquo;un syst&egrave;me de contr&ocirc;le interne<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent se doter d&rsquo;un syst&egrave;me de contr&ocirc;le interne qui s&rsquo;assure de la qualit&eacute; de l&rsquo;organisation et des proc&eacute;dures internes, du respect des limites fix&eacute;es en mati&egrave;re de risques, de l&rsquo;exactitude de l&rsquo;information comptable et financi&egrave;re, et du contr&ocirc;le de gestion.<\/p>\n<p>Article 68 : Du blanchiment des capitaux<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit doivent se doter d&rsquo;un dispositif anti-blanchiment dont l&rsquo;organisation est d&eacute;finie par une instruction de la Banque Centrale.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>TITRE VII : DU CONTROLE DE L&rsquo;ACTIVITE BANCAIRE<br \/>ET DES ETABLISSEMENTS FINANCIERS<br \/>PAR LES AUTORITES MONETAIRES<\/p>\n<p>Chapitre I : Des dispositions administratives et r&eacute;glementaires<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 69 : Du contr&ocirc;le de l&rsquo;Autorit&eacute; Mon&eacute;taire<br \/>La Banque Centrale assure le contr&ocirc;le permanent des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit. Elle peut proc&eacute;der &agrave; toute v&eacute;rification sur pi&egrave;ces et sur place.<\/p>\n<p>Article 70 : De l&rsquo;analyse des documents<br \/>La Banque Centrale proc&egrave;de &agrave; l&rsquo;analyse des documents, situations et rapports que les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit sont tenus de lui adresser sur la forme et selon la p&eacute;riodicit&eacute; prescrite par elle.<\/p>\n<p>Article 71 : De l&rsquo;inspection sur place<br \/>La Banque Centrale op&egrave;re des inspections sur place dans les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit. Pour op&eacute;rer ces v&eacute;rifications, la Banque Centrale peut faire accompagner ses repr&eacute;sentants par des techniciens de son choix.<br \/>Les assujettis sont dans l&rsquo;obligation de d&eacute;f&eacute;rer sans r&eacute;serve &agrave; toutes les demandes de renseignements, &eacute;claircissements, justifications des documents jug&eacute;s utiles &agrave; l&rsquo;exercice de contr&ocirc;le.<\/p>\n<p>Article 72 : De l&rsquo;&eacute;tendue du contr&ocirc;le sur place<br \/>Les contr&ocirc;les interviennent sur tous les aspects de l&rsquo;activit&eacute;, de la gestion et, de l&rsquo;organisation des &eacute;tablissements v&eacute;rifi&eacute;s et, en particulier sur le respect des dispositions l&eacute;gales, r&eacute;glementaires ou statutaires, la rigueur des proc&eacute;dures comptables, la validit&eacute; des actifs figurant au bilan et au hors bilan, l&rsquo;&eacute;quilibre financier et la rentabilit&eacute;.<br \/>Le secret professionnel n&rsquo;est opposable ni &agrave; la Banque Centrale ni &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; judiciaire agissant dans le cadre d&rsquo;une proc&eacute;dure p&eacute;nale.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Chapitre II : Des dispositions disciplinaires<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 73 : Des p&eacute;nalit&eacute;s<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit qui n&rsquo;auront pas fourni &agrave; la Banque Centrale les documents et renseignements pr&eacute;vus aux articles 61 et 62 pourront &ecirc;tre frapp&eacute;s par des p&eacute;nalit&eacute;s qui seront d&eacute;finies par la Banque Centrale.<br \/>Le produit de ces p&eacute;nalit&eacute;s est recouvr&eacute; par la Banque Centrale pour le compte du Tr&eacute;sor.<\/p>\n<p>Article 74 : De la mise en garde ou de l&rsquo;injonction<br \/>Lorsque la Banque Centrale constate qu&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit a manqu&eacute; aux r&egrave;gles de bonne conduite de la profession, compromis son &eacute;quilibre financier ou pratiqu&eacute; une gestion anormale ou ne remplit plus les conditions requises pour l&rsquo;agr&eacute;ment, elle peut adresser &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement :<br \/>&#8211; soit une mise en garde ;<br \/>&#8211; soit une injonction &agrave; l&rsquo;effet de prendre, dans un d&eacute;lai d&eacute;termin&eacute;, les mesures conservatoires qu&rsquo;elle juge appropri&eacute;es.<br \/>L&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit qui n&rsquo;a pas d&eacute;f&eacute;r&eacute; &agrave; cette injonction, est r&eacute;put&eacute; avoir enfreint la r&eacute;glementation bancaire.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Des Sanctions Disciplinaires<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 75 : Des sanctions disciplinaires<br \/>Lorsque la Banque Centrale constate qu&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit a enfreint la r&eacute;glementation, elle peut prononcer en fonction de la gravit&eacute; de l&rsquo;infraction, sans pr&eacute;judice des poursuites p&eacute;nales, les sanctions disciplinaires suivantes :<br \/>&#8211; l&rsquo;avertissement ;<br \/>&#8211; le bl&acirc;me ;<br \/>&#8211; la suspension ou l&rsquo;interdiction de certaines op&eacute;rations ;<br \/>&#8211; la suspension ou la d&eacute;mission d&rsquo;office des dirigeants responsables ;<br \/>&#8211; la nomination d&rsquo;un administrateur provisoire ;<br \/>&#8211; la radiation de la liste des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit ;<br \/>&#8211; la mise en liquidation.<\/p>\n<p>Les d&eacute;cisions de la Banque Centrale doivent &ecirc;tre motiv&eacute;es.<\/p>\n<p>Article 76 : Du recours pour exc&egrave;s de pouvoir<br \/>Les sanctions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent de la pr&eacute;sente loi sont susceptibles de recours pour exc&egrave;s de pouvoirs devant la juridiction de droit commun. Le recours n&rsquo;est pas suspensif.<br \/>L&rsquo;&eacute;tablissement de cr&eacute;dit sanctionn&eacute; dispose d&rsquo;un d&eacute;lai d&rsquo;un mois &agrave; compter de la notification de la sanction pour faire valoir ses moyens de d&eacute;fense devant la juridiction comp&eacute;tente.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>TITRE VIII : DES DISPOSITIONS PENALES<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 77 : Des diff&eacute;rentes amendes<br \/>Sera puni d&rsquo;une amende de 1 &agrave; 10 millions de Francs Djibouti tout &eacute;tablissement qui :<br \/>&#8211; n&rsquo;est pas dirig&eacute; par des personnes remplissant les conditions d&rsquo;honorabilit&eacute;, de comp&eacute;tence et d&rsquo;exp&eacute;rience vis&eacute;es aux articles 23 &agrave; 24 de la pr&eacute;sente loi ;<br \/>&#8211; aura contrevenu aux dispositions de l&rsquo;article 25 de la pr&eacute;sente loi, relatives au contr&ocirc;le des commissaires aux comptes ;<br \/>&#8211; aura contrevenu aux dispositions des articles 51 et 52 de la pr&eacute;sente loi, relatives &agrave; l&rsquo;interdiction pour une personne autre qu&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit d&rsquo;effectuer des op&eacute;rations de banque ou d&rsquo;utiliser ill&eacute;galement les termes \u00ab\u00a0&eacute;tablissement de cr&eacute;dit\u00a0\u00bb ;<br \/>&#8211; aura contrevenu aux dispositions de l&rsquo;article 37 &agrave; 42 de la pr&eacute;sente loi, relatives au respect des normes de gestion ;<br \/>&#8211; En cas de r&eacute;cidive, le maximum de la peine sera port&eacute; &agrave; 20 millions de francs Djibouti.<\/p>\n<p>Article 78 : Des sanctions p&eacute;nales<br \/>Sera puni d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement de trois mois &agrave; deux ans et d&rsquo;une amende de 1 &agrave; 5 millions de Francs Djibouti ou l&rsquo;une de ces deux peines seulement, quiconque agissant pour son compte ou celui d&rsquo;autrui aura :<br \/>&#8211; contrevenu aux dispositions de l&rsquo;article 31 de la pr&eacute;sente loi, relatives au secret bancaire ;<br \/>&#8211; communiqu&eacute; sciemment &agrave; la Banque Centrale des documents ou renseignements inexacts ou se sera oppos&eacute; &agrave; une v&eacute;rification effectu&eacute;e par la Banque Centrale ;<br \/>&#8211; utilis&eacute; les ressources d&rsquo;un &eacute;tablissement de cr&eacute;dit &agrave; leur profit, ou au profit d&rsquo;un membre de leur famille ;<br \/>&#8211; fait sciemment un usage des biens de l&rsquo;institution contraire &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de celle-ci ou accord&eacute; des facilit&eacute;s non justifi&eacute;es mettant en p&eacute;ril son &eacute;quilibre financier.<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>TITRE IX : DES DISPOSITIONS GENERALES ET DIVERSES<br \/>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\"><span style=\"font-family: Times New Roman\"><br \/>Article 79 : De la liste des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit agr&eacute;es<br \/>Les &eacute;tablissements de cr&eacute;dit actuellement inscrits sur la liste &eacute;tablie par la Banque Centrale sont maintenus de plein droit. Le maintien sera confirm&eacute; par une publication de la mise &agrave; jour de la liste des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit au Journal Officiel.<\/p>\n<p>Article 80 : Du d&eacute;lai d&rsquo;application des dispositions de la pr&eacute;sente loi<br \/>Dans les trois mois suivant la promulgation de la pr&eacute;sente loi, la Banque Centrale indiquera aux &eacute;tablissements de cr&eacute;dit le d&eacute;lai qui leur est donn&eacute; pour se conformer aux dispositions de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Article 81 : Des dispositions ant&eacute;rieures<br \/>Sont abrog&eacute;es toutes les dispositions ant&eacute;rieures contraires &agrave; la pr&eacute;sente Loi et notamment celles de l&rsquo;ordonnance N&deg;LR\/77070\/PR en date du 03 d&eacute;cembre 1977 portant cr&eacute;ation de la Banque Nationale de Djibouti et du Conseil National de la Monnaie, du Cr&eacute;dit et du Commerce Ext&eacute;rieur et du D&eacute;cret N&deg;85-027 du 26 f&eacute;vrier 1985 relative &agrave; l&rsquo;ouverture et au contr&ocirc;le des &eacute;tablissements bancaires et financiers.<\/p>\n<p>Article 82 : De l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur<br \/>La pr&eacute;sente Loi entrera en vigueur d&egrave;s sa promulgation et sera publi&eacute;e au Journal Officiel de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/span><\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[880],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-58911","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-1-cc","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"92\/AN\/05\/5\u00e8me L","comment":"relative \u00e0 l'Ouverture, \u00e0 l'Activit\u00e9 et au Contr\u00f4le des \u00c9tablissements de Cr\u00e9dit.","visas":"<p>VU La Constitution du 15 septembre 1992 ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;<a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/arrete-n2001-0053-pre-accordant-des-transactions-immobilieres\/'>2001-0053\/PRE <\/a>du 04 mars 2001 portant nomination du Premier Ministre ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2001-0137\/PRE du 04 juillet 2001 portant nomination des membres du Gouvernement ;<\/p>\n<p>Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du Mardi 02 Novembre 2004.<\/p>\n","signature":"<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\"><span style=\"font-family: Times New Roman;\">Fait &agrave; Djibouti, le 16 janvier 2005.<br \/>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<br \/>chef du Gouvernement<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\"><span style=\"font-family: Times New Roman;\">ISMA&Iuml;L OMAR GUELLEH<\/span><\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":57683,"institution":880,"mesures":"0","old_texte_id":"2122","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/58911","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/58911\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/880"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/57683"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58911"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=58911"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=58911"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}