{"id":59728,"date":"2007-05-16T00:00:00","date_gmt":"2007-05-15T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n179-an-07-5eme-l-portant-reglementation-des-activites-de-micro-finance-sur-le-territoire-de-la-republique-de-djibouti\/"},"modified":"2007-05-16T00:00:00","modified_gmt":"2007-05-15T21:00:00","slug":"loi-n179-an-07-5eme-l-portant-reglementation-des-activites-de-micro-finance-sur-le-territoire-de-la-republique-de-djibouti","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n179-an-07-5eme-l-portant-reglementation-des-activites-de-micro-finance-sur-le-territoire-de-la-republique-de-djibouti\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 179\/AN\/07\/5\u00e8me L portant r\u00e9glementation des activit\u00e9s de Micro finance sur le Territoire de la R\u00e9publique de Djibouti."},"content":{"rendered":"<p align=\"center\">DISPOSITIONS GENERALES<br \/>DEFINITIONS<\/p>\n<p>Article 1er : Terminologie<\/p>\n<p>Dans la pr&eacute;sente Loi, les notions qui suivent signifient :<br \/>1) \u00ab\u00a0Banque Centrale\u00a0\u00bb : Banque Centrale de Djibouti.<br \/>2) \u00a0\u00bb Micro finance\u00a0\u00bb : l&rsquo;ensemble des services financiers de base (cr&eacute;dit, d&rsquo;&eacute;pargne, notamment mais aussi, transferts, change manuel, assurance, domiciliation de salaires\/pensions\/&eacute;moluments,&#8230;) destin&eacute;s &agrave; assurer ou contribuer efficacement &agrave; la promotion des couches vuln&eacute;rables de la population djiboutienne.<br \/>3) \u00ab\u00a0Institution de Micro finance &#8211; en abr&eacute;g&eacute; IMF\u00a0\u00bb : toute personne morale qui exerce l&rsquo;activit&eacute; de Micro finance &agrave; titre de profession habituelle. Cette institution peut &ecirc;tre affili&eacute;e ou non &agrave; un regroupement tel que d&eacute;fini ci-apr&egrave;s.<br \/>4) \u00ab\u00a0Organisme de type associatif\u00a0\u00bb : Institution mutualiste, Coop&eacute;rative d&rsquo;Epargne et de Cr&eacute;dit (CEC), Organisation Non Gouvernementale (ONG), Fondation, etc.., c&rsquo;est &agrave; dire toute personne morale qui est d&eacute;di&eacute;e exclusivement &agrave; la r&eacute;alisation d&rsquo;une oeuvre d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral sans aucun esprit de lucre et, qui a pour objet principal de contribuer &agrave; la mise en oeuvre de la politique de facilitation de l&rsquo;acc&egrave;s aux services financiers pour les populations vuln&eacute;rables. La cr&eacute;ation, l&rsquo;organisation et la vie de cette personne pourront &ecirc;tre fond&eacute;es sur les principes d&rsquo;ordre associatif et de coop&eacute;ration &eacute;num&eacute;r&eacute;s dans ses statuts et son r&egrave;glement int&eacute;rieur.<br \/>Aussi, dans son objet social sp&eacute;cifi&eacute; dans ses statuts et pr&eacute;cis&eacute; dans son r&egrave;glement int&eacute;rieur, l&rsquo;organisation doit au moins se fixer les objectifs ci-dessous :<br \/>&#8211; la collecte de l&rsquo;&eacute;pargne et l&rsquo;octroi de cr&eacute;dit ;<br \/>&#8211; favoriser la solidarit&eacute; et la coop&eacute;ration entre ses membres ;<br \/>&#8211; la promotion de l&rsquo;&eacute;ducation &eacute;conomique, sociale et coop&eacute;rative de ses membres.<br \/>5) Institution de 1er niveau, toute institution affili&eacute;e &agrave; un r&eacute;seau.<br \/>6) \u00ab\u00a0Regroupement\u00a0\u00bb : ensemble d&rsquo;institutions de Micro finance qui d&eacute;cident de se mettre en union, f&eacute;d&eacute;ration, r&eacute;seau, association, etc..<br \/>7) \u00ab\u00a0Soci&eacute;taire\u00a0\u00bb : membre adh&eacute;rent (ayant pay&eacute; les droits d&rsquo;adh&eacute;sion et lib&eacute;r&eacute; les parts sociales souscrites) d&rsquo;un organisme de type associatif ;<br \/>8) \u00ab\u00a0Associ&eacute;\u00a0\u00bb : Personne physique ou morale d&eacute;tentrice de titres sociaux (certificats d&rsquo;actions) dans une soci&eacute;t&eacute; de capitaux.<br \/>9) \u00ab\u00a0Usager\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Client\u00a0\u00bb : b&eacute;n&eacute;ficiaire des prestations d&rsquo;une Institution de Micro finance sans en &ecirc;tre soci&eacute;taire ou actionnaire.<br \/>10) \u00ab\u00a0Capital social\u00a0\u00bb : montant des apports des soci&eacute;taires et associ&eacute;s major&eacute; des dotations, dons et legs (pour les Projets\/Fonds\/Agences et organismes de type associatif), des incorporations de r&eacute;serves, de b&eacute;n&eacute;fices et exc&eacute;dents d&rsquo;exercice.<\/p>\n<p>Article 2 : Champ d&rsquo;application<br \/>La pr&eacute;sente Loi de m&ecirc;me que tous les autres textes r&eacute;glementaires ou conventionnels qui en d&eacute;couleront portant Cadre juridique de la Micro finance s&rsquo;appliquent &agrave; toutes les personnes morales qui ont pour profession habituelle d&rsquo;exercer des op&eacute;rations de Micro finance sur le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p>Article 3 : Les Institutions de Micro finance<br \/>La d&eacute;nomination de \u00ab\u00a0Institution de Micro finance\u00a0\u00bb est exclusivement r&eacute;serv&eacute;e aux entit&eacute;s qui exercent l&rsquo;activit&eacute; de Micro finance sur le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti et qui ont obtenu l&rsquo;autorisation n&eacute;cessaire conform&eacute;ment aux dispositions de la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE I : LES CATEGORIES D&rsquo;INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE<\/p>\n<p>Article 4 : Au sens de la pr&eacute;sente Loi, peuvent solliciter l&rsquo;agr&eacute;ment pour exercer l&rsquo;activit&eacute; de Micro finance telle que d&eacute;finie au niveau de l&rsquo;article 1er. 2) ci-dessus, les entit&eacute;s pr&eacute;sentant l&rsquo;un des profils ci-dessous :<br \/>&#8211; Organisme de type associatif (associations, ONG, fondations, etc..) tel que d&eacute;fini au niveau de l&rsquo;article 1er &#8211; 4 ci avant expos&eacute;.<br \/>&#8211; Projets\/Fonds\/Agences mis en place par le gouvernement en relation avec ou sans ses partenaires au d&eacute;veloppement pour faciliter l&rsquo;acc&egrave;s des populations vuln&eacute;rables aux services financiers.<br \/>&#8211; Soci&eacute;t&eacute;s de capitaux l&eacute;galement form&eacute;es.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE II : FORME JURIDIOUE, CAPITAL MINIMUM ET AGREMENT<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Forme juridique<\/u><\/p>\n<p>Article 5 :<br \/>1&deg;) L&rsquo;institution de Micro finance est obligatoirement constitu&eacute;e sous la forme d&rsquo;une personne morale.<br \/>2&deg;) Les organismes de type associatif doivent pr&eacute;alablement &agrave; leur agr&eacute;ment par la Banque Centrale comme Institution de Micro finance, avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;s aupr&egrave;s du Minist&egrave;re qui assure la tutelle administrative des associations.<br \/>3&deg;) Les soci&eacute;t&eacute;s de capitaux doivent avoir &eacute;t&eacute; constitu&eacute;es conform&eacute;ment aux dispositions du droit positif en vigueur (notamment la Loi n&deg;191\/AN\/86\/1er L du 03 f&eacute;vrier 1986) sous la forme de SA ou SARL et en tant que telles, remplir les conditions requises pour faire appel &agrave; l&rsquo;&eacute;pargne du public.<br \/>4&deg;) Les Projets\/Fonds\/Agences doivent avoir &eacute;t&eacute; cr&eacute;es par D&eacute;cret Pr&eacute;sidentiel conform&eacute;ment au droit positif en vigueur &agrave; Djibouti.<\/p>\n<p><u>Capital social minimum<\/u><\/p>\n<p>Article 6 : Il n&rsquo;est pas exig&eacute; de capital minimum pour les organismes de type associatif. En tant qu&rsquo;entit&eacute; juridique &agrave; capital variable, leur capital social est constitu&eacute; par les droits d&rsquo;adh&eacute;sion et parts sociales souscrites et lib&eacute;r&eacute;es par leurs soci&eacute;taires conform&eacute;ment &agrave; leurs statuts et r&egrave;glement int&eacute;rieur. Toutefois, l&rsquo;obtention de l&rsquo;agr&eacute;ment en qualit&eacute; d&rsquo;institution de Microfinance est assujettie &agrave; un capital de d&eacute;part pouvant couvrir au moins, leurs besoins en investissements et en fonds de roulement pour une certaine p&eacute;riode de fonctionnement qui sera pr&eacute;cis&eacute;e par instruction de la Banque Centrale.<br \/>Les soci&eacute;t&eacute;s de capitaux doivent prouver que le capital minimum requis par la r&eacute;glementation applicable en la mati&egrave;re sur le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti et indiqu&eacute; dans leurs statuts a &eacute;t&eacute; souscrit et enti&egrave;rement lib&eacute;r&eacute;.<br \/>Pour les Projets\/Fonds\/Agences, ce sont les conditions sp&eacute;cifi&eacute;es au niveau du D&eacute;cret de cr&eacute;ation qui permettront de d&eacute;livrer l&rsquo;agr&eacute;ment. Par ailleurs, la dur&eacute;e de validit&eacute; de l&rsquo;agr&eacute;ment sera index&eacute;e tout au plus sur la dur&eacute;e arr&ecirc;t&eacute;e pour le requ&eacute;rant relevant de cette cat&eacute;gorie.<\/p>\n<p><u>Autoriser d&rsquo;exercer, sa suspension et son retrait<\/u><\/p>\n<p>Article 7 : Avant d&rsquo;exercer leur activit&eacute; sur le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti, les institutions de Micro finance doivent obtenir l&rsquo;autorisation d&eacute;livr&eacute;e &agrave; cet effet par la Banque Centrale qui s&rsquo;assure que toutes les conditions requises sont r&eacute;unies. Cette autorisation est appel&eacute;e \u00ab\u00a0Agr&eacute;ment\u00a0\u00bb. Avant de d&eacute;livrer l&rsquo;agr&eacute;ment, la Banque Centrale s&rsquo;assure &eacute;galement que les conditions relatives &agrave; la viabilit&eacute; sociale et financi&egrave;re sont r&eacute;unies.<\/p>\n<p>Article 8 : La requ&ecirc;te est introduite aupr&egrave;s de la Banque Centrale.<br \/>La demande doit &ecirc;tre accompagn&eacute;e des informations et documents suivants :<br \/>1&deg;) l&rsquo;acte administratif portant cr&eacute;ation, organisation et fonctionnement (Fonds\/Projets\/Agences), l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; de reconnaissance (pour les organismes de types associatif), le document attestant de la qualit&eacute; de soci&eacute;t&eacute; de capitaux autoris&eacute;e ou non &agrave; faire un appel public &agrave; l&rsquo;&eacute;pargne (notamment inscription au registre du commerce et la patente). Il reste entendu que chacun de ces documents devra &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente.<br \/>Pour les associations et soci&eacute;t&eacute;s de capitaux, leur objet social doit principalement &ecirc;tre rattach&eacute; &agrave; l&rsquo;exercice de l&rsquo;activit&eacute; financi&egrave;re.<br \/>2&deg;) les statuts et le r&egrave;glement int&eacute;rieur types qui feront l&rsquo;objet d&rsquo;une instruction de la Banque Centrale (pour les organismes de type associatif) de l&rsquo;&eacute;metteur de la demande d&rsquo;agr&eacute;ment ;<br \/>3&deg;) le proc&egrave;s-verbal de l&rsquo;Assembl&eacute;e G&eacute;n&eacute;rale Constitutive ;<br \/>4&deg;) les extraits du casier judiciaire n&deg;3 des dirigeants ;<br \/>5&deg;) les certificats de bonne vie et moeurs des dirigeants ;<br \/>6&deg;) les attestations de r&eacute;sidence des dirigeants ;<br \/>7&deg;) les pi&egrave;ces attestant des versements effectu&eacute;s au titre de la souscription au capital ;<br \/>8&deg;) le document portant planification strat&eacute;gique ;<br \/>9&deg;) les diff&eacute;rents manuels de proc&eacute;dures.<br \/>La Banque Centrale peut, en cas de besoin, demander tous autres documents ou informations qui lui permettent de prendre une bonne d&eacute;cision.<\/p>\n<p>Article 9 : L&rsquo;agr&eacute;ment est notifi&eacute; par une d&eacute;cision de la Banque Centrale prise dans un d&eacute;lai de 90 jours (par d&eacute;rogation aux dispositions de la loi du 16\/01\/05 pr&eacute;cit&eacute;e). Ce d&eacute;lai prend effet &agrave; la date de r&eacute;ception du dossier au niveau la Banque Centrale.<br \/>L&rsquo;agr&eacute;ment donne lieu &agrave; l&rsquo;inscription du nom de son b&eacute;n&eacute;ficiaire au niveau de la liste ouverte &agrave; cet effet au niveau de la Banque Centrale.<br \/>Le refus d&rsquo;agr&eacute;ment est notifi&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;metteur de la requ&ecirc;te dans le m&ecirc;me d&eacute;lai que celui fix&eacute; &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 10 : Le retrait d&rsquo;agr&eacute;ment est prononc&eacute; par la Banque Centrale lorsque l&rsquo;institution de Micro finance :<br \/>&#8211; renonce &agrave; l&rsquo;agr&eacute;ment ;<br \/>&#8211; ne remplit plus les conditions auxquelles l&rsquo;agr&eacute;ment est subordonn&eacute; ;<br \/>&#8211; n&rsquo;a pas commenc&eacute; ses op&eacute;rations dans les six mois &agrave; dater de l&rsquo;obtention de son agr&eacute;ment ;<br \/>&#8211; a cess&eacute; d&rsquo;exercer son activit&eacute; depuis 6 mois au moins.<br \/>Le retrait d&rsquo;agr&eacute;ment peut, en outre, &ecirc;tre prononc&eacute; en cas de manquement grave ou r&eacute;p&eacute;t&eacute; aux dispositions de la pr&eacute;sente Loi. Le retrait d&rsquo;agr&eacute;ment est motiv&eacute; et notifi&eacute; &agrave; l&rsquo;Institution de Micro finance par la Banque Centrale. Ampliation de cette d&eacute;cision est faite &agrave; l&rsquo;Association Professionnelle des Institutions de Micro finance.<br \/>Le nom de toute institution dont l&rsquo;agr&eacute;ment a &eacute;t&eacute; retir&eacute; est ray&eacute; de la liste. Il s&rsquo;en suit une mise en liquidation conform&eacute;ment aux dispositions de ses textes de base et du droit positif en vigueur.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE III : FUSION, SCISSION ET DISSOLUTION<\/p>\n<p><u>Fusion<\/u><\/p>\n<p>Article 11 : Il est reconnu aux institutions de m&ecirc;me niveau qui le d&eacute;sirent, la facult&eacute; de fusionner et devenir une seule institution. La fusion est d&eacute;cid&eacute;e par l&rsquo;Assembl&eacute;e G&eacute;n&eacute;rale Extraordinaire de chacune des entit&eacute;s (organismes de type associatif ou soci&eacute;t&eacute;s de capitaux) qui sont parties prenantes &agrave; l&rsquo;op&eacute;ration. Elle est valablement justifi&eacute;e par un rapport circonstanci&eacute; envoy&eacute; &agrave; la Banque Centrale. Elle se fait conform&eacute;ment aux dispositions du droit positif applicable &agrave; la cat&eacute;gorie d&rsquo;entit&eacute;s concern&eacute;es.<br \/>Toutefois, cette facult&eacute; est assujettie &agrave; l&rsquo;avis favorable pr&eacute;alable de la Banque Centrale.<\/p>\n<p><u>Scission<\/u><\/p>\n<p>Article 12 : A l&rsquo;oppos&eacute; de la fusion, la scission est aussi admise mais, requiert un strict respect des dispositions d&rsquo;ordre contractuel (statuts &amp; r&egrave;glement int&eacute;rieur) qui sous tendent la vie de l&rsquo;institution. Cette scission projet&eacute;e conform&eacute;ment au droit applicable aux structures concern&eacute;es, doit &ecirc;tre pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;un avis motiv&eacute; adress&eacute; &agrave; la Banque Centrale. Cette derni&egrave;re juge du bien fond&eacute; du motif avanc&eacute; et du respect des dispositions des textes de base.<br \/>En cas de scission comme en cas de fusion, les mentions initialement port&eacute;es au niveau de la liste des institutions sont modifi&eacute;es en cons&eacute;quence.<\/p>\n<p><u>Dissolution<\/u><\/p>\n<p>Article 13 : La dissolution d&rsquo;une institution agr&eacute;&eacute;e peut prendre l&rsquo;une des deux formes ci-apr&egrave;s :<br \/>&#8211; elle peut &ecirc;tre volontaire. Dans ce cas, sauf dispositions contraires des statuts, la dissolution doit obligatoirement proc&eacute;der d&rsquo;une d&eacute;cision majoritaire des associ&eacute;s ou soci&eacute;taires r&eacute;unis en assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale extraordinaire. Alors, l&rsquo;autorit&eacute; mon&eacute;taire doit en &ecirc;tre inform&eacute;e dans les huit jours francs pour pouvoir prendre les mesures conservatoires &eacute;ventuellement n&eacute;cessaires notamment en ce qui concerne la protection des &eacute;pargnants.<br \/>&#8211; La dissolution forc&eacute;e est prononc&eacute;e par l&rsquo;autorit&eacute; administrative comp&eacute;tente ou judiciaire dans les conditions et modalit&eacute;s pr&eacute;vues par les textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires applicables en la mati&egrave;re notamment la loi de 1901 applicable aux associations &agrave; but non lucratif et la loi n&deg;191\/AN\/86\/1er du 03 f&eacute;vrier 1986 relative aux soci&eacute;t&eacute;s commerciales.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE IV : ADMINISTRATION, GESTION, FONCTIONNEMENT\/GOUVERNANCE SOCIALE<\/p>\n<p>Article 14 : Les institutions sont organis&eacute;es, administr&eacute;es comme arr&ecirc;t&eacute; au niveau de leurs textes de base approuv&eacute;s (statuts &amp; r&egrave;glement int&eacute;rieur) ou pris (d&eacute;cret ou arr&ecirc;t&eacute;) par les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes.<br \/>Toutefois, les fonctions de gestion et de contr&ocirc;le doivent &ecirc;tre exerc&eacute;es par des organes ou personnes diff&eacute;rentes. En cons&eacute;quence, les statuts doivent pr&eacute;ciser la composition, les attributions, le fonctionnement (organisation des sessions, exploitation des rapports, sanctions pour application imparfaite des recommandations et\/ou suggestions contenues dans les rapports) de la structure ayant re&ccedil;u mandat d&rsquo;exercer le contr&ocirc;le interne de l&rsquo;institution. Cette s&eacute;paration de fonctions doit &eacute;galement &ecirc;tre de r&egrave;gle au niveau des Projets\/Fonds\/Agences.<br \/>En dehors du coordonnateur, directeur g&eacute;n&eacute;ral, g&eacute;rant, caissier (selon le cas) et de ses collaborateurs recrut&eacute;s conform&eacute;ment aux proc&eacute;dures en vigueur au sein de chaque institution, tout dirigeant d&rsquo;une institution de Micro finance doit &ecirc;tre &eacute;lu.<br \/>Il est cependant, pr&eacute;cis&eacute; que cette disposition ne s&rsquo;applique pas aux membres des comit&eacute;s de pilotage des Projets\/Fonds\/ Agences dont la proc&eacute;dure de nomination est sp&eacute;cifi&eacute;e au niveau de l&rsquo;acte administratif portant leur cr&eacute;ation.<br \/>L&rsquo;&eacute;lection ou la d&eacute;signation des membres dirigeants doit dans tous les cas, s&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;roul&eacute;e comme pr&eacute;vu au niveau des textes de base de chaque institution.<br \/>Par ailleurs, il est pr&eacute;cis&eacute; que nul ne peut &ecirc;tre dirigeant &eacute;lu et salari&eacute; d&rsquo;une institution de Micro finance, ni disposer du pouvoir de signer pour le compte de celle-ci, s&rsquo;il :<br \/>a. exerce des fonctions de responsabilit&eacute; dans une institution concurrente, ayant totalement ou partiellement le m&ecirc;me objet social.<br \/>b. n&rsquo;est pas soci&eacute;taire\/associ&eacute; (pour les soci&eacute;t&eacute;s de capitaux et organismes de type associatif) ou mandataire d&ucirc;ment d&eacute;sign&eacute; (pour les Fonds \/Projets\/Agences).<br \/>c. ne jouit pas de ses droits civils et civiques.<br \/>d. a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; condamn&eacute; de fa&ccedil;on d&eacute;finitive pour crime ou infraction correctionnelle de nature &agrave; entacher son honorabilit&eacute; et notamment l&rsquo;une des infractions vis&eacute;es par la l&eacute;gislation en vigueur relative &agrave; l&rsquo;interdiction d&rsquo;administrer et de g&eacute;rer un organisme de type associatif, soci&eacute;t&eacute; de capitaux et Fonds\/Projets\/ Agences. Sous ce registre, une attention particuli&egrave;re sera accord&eacute;e aux infractions ci-apr&egrave;s :<br \/>&#8211; faux monnayage et contrefa&ccedil;on ou falsification de billets de banque mais aussi, de toutes autres infractions de cette nature ;<br \/>&#8211; &eacute;mission de ch&egrave;que sans provision ;<br \/>&#8211; faux et usage de faux ;<br \/>&#8211; vol, extorsion, d&eacute;tournement ou abus de confiance, escroquerie, recel ;<br \/>&#8211; banqueroute, circulation fictive d&rsquo;effets de commerce ;<br \/>&#8211; corruption\/concussion\/blanchiment de capitaux ;<br \/>e. a pris part &agrave; l&rsquo;administration, &agrave; la direction ou &agrave; la gestion courante d&rsquo;un &eacute;tablissement relevant du champ d&rsquo;application de la Loi n&deg;92\/AN\/05\/5&egrave;me L du 16 janvier 2005 et dont la liquidation forc&eacute;e a &eacute;t&eacute; ordonn&eacute;e ou dont la faillite a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 15 : La gouvernance sociale devra permettre &agrave; tout moment de d&eacute;tecter les &eacute;ventuelles forces et\/ou faiblesses de l&rsquo;institution. Elle devra avoir pour fondements et orientations :<br \/>* un mode d&eacute;mocratique d&rsquo;&eacute;lection des dirigeants et un fonctionnement conforme (par rapport aux textes de base) des organes d&rsquo;administration (comit&eacute; de pilotage, assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, conseil d&rsquo;administration, comit&eacute;s ou commissions sp&eacute;cialis&eacute;es) ;<br \/>* un nombre suffisant alli&eacute; &agrave; une qualit&eacute; (niveau d&rsquo;&eacute;tudes et\/ou exp&eacute;rience satisfaisants, comp&eacute;tence, bonne moralit&eacute;, motivation et loyaut&eacute; suffisantes,..) du personnel technique ou salari&eacute; ;<br \/>* une gestion la plus rationnelle possible du personnel salari&eacute;. Pour cela, le pr&eacute;sent texte fait obligation aux institutions de Micro finance de veiller &agrave; ce que le statut (embauche, relations d&#8217;emploi, garanties sociales, etc..) du personnel salari&eacute; ou technique soit conforme aux exigences du droit social djiboutien ;<br \/>* un comportement directif des salari&eacute;s sur les proc&eacute;dures op&eacute;rationnelles valid&eacute;es ;<br \/>* des relations et responsabilit&eacute;s clairement sp&eacute;cifi&eacute;es et correctement appliqu&eacute;es par les dirigeants &eacute;lus et le personnel technique ;<br \/>* une formation qui cadre avec l&rsquo;objectif concernant la bataille de la comp&eacute;tence.<\/p>\n<p>Article 16 : La s&eacute;curit&eacute; physique se pr&eacute;sumera gr&acirc;ce &agrave; :<br \/>* une bonne configuration des locaux professionnels ;<br \/>* l&rsquo;existence de coffres forts ;<br \/>* tant que faire se peut, d&rsquo;un syst&egrave;me de protection et surveillance des locaux qui abritent l&rsquo;institution.<br \/>La mise en place d&rsquo;un bon syst&egrave;me d&rsquo;archivage pour une meilleure s&eacute;curisation des transactions financi&egrave;res. Doivent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme archives, tous documents produits ou re&ccedil;us dans le cadre des activit&eacute;s de l&rsquo;IMF. En tant que partie int&eacute;grante du patrimoine de l&rsquo;IMF, la gestion des archives doit &ecirc;tre organis&eacute;e (proc&eacute;dure) pour &eacute;carter tous risques de soustraction, d&rsquo;alt&eacute;ration et de destruction ill&eacute;gale de documents.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE V : DES REGROUPEMENTS, DE L&rsquo;ASSOCIATION PROFESSIONNELLE ET DE LA COOPERATION AVEC LE SYSTEME BANCAIRE CLASSIQUE<\/p>\n<p><u>Les Regroupements d&rsquo;institutions de Micro finance<\/u><\/p>\n<p>Article 17 : Des institutions de Micro finance y ayant un int&eacute;r&ecirc;t, pourront s&rsquo;associer pour cr&eacute;er un regroupement. Cette structure pourra s&rsquo;appeler, union, r&eacute;seau, f&eacute;d&eacute;ration, association, etc.. Sa zone d&rsquo;attraction territoriale pourra s&rsquo;&eacute;tendre sur un quartier, une ville, une province ou tout le pays.<br \/>A l&rsquo;instar des institutions de base qu&rsquo;elle regroupe, la personnalit&eacute; morale de cette structure interm&eacute;diaire ou fa&icirc;ti&egrave;re, d&eacute;coulera obligatoirement de l&rsquo;agr&eacute;ment d&eacute;livr&eacute; conform&eacute;ment aux dispositions de la pr&eacute;sente Loi.<br \/>Les textes de base (statuts &amp; r&egrave;glement int&eacute;rieur) de chaque regroupement fixent les conditions et modalit&eacute;s d&rsquo;adh&eacute;sion, suspension, exclusion ou retrait de ses membres.<br \/>Les dispositions de la pr&eacute;sente Loi relatives au retrait d&rsquo;agr&eacute;ment, aux normes de gestion prudentielle et au contr&ocirc;le des institutions de Micro finance s&rsquo;appliquent &agrave; ces regroupements d&rsquo;institutions de base ou interm&eacute;diaires.<br \/>Article 18 : Tout regroupement l&eacute;galement constitu&eacute; assure pour ses membres, les fonctions ci-dessous &eacute;num&eacute;r&eacute;es :<br \/>&#8211; la repr&eacute;sentation aupr&egrave;s des autorit&eacute;s mon&eacute;taires de Djibouti, des bailleurs de fonds et de tous autres organismes ;<br \/>&#8211; la d&eacute;finition et la mise en oeuvre des mesures participant de la recherche de la viabilit&eacute; sociale et financi&egrave;re et du respect de la r&eacute;glementation applicable aux institutions de Micro finance ;<br \/>&#8211; l&rsquo;exercice du pouvoir disciplinaire et la mise en application des mesures d&rsquo;ordre correctif par rapport &agrave; l&rsquo;administration ou la gestion d&rsquo;un membre arr&ecirc;t&eacute;es mais aussi, des sanctions p&eacute;cuniaires &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des affili&eacute;s, pr&eacute;vues au niveau des textes fondamentaux du regroupement ;<br \/>&#8211; l&rsquo;organisation de la gestion des exc&eacute;dents ou d&eacute;ficits de ressources de ses membres ;<br \/>&#8211; la mise en place d&rsquo;un syst&egrave;me de contr&ocirc;le interne du regroupement et de chacun de ses membres ;<br \/>&#8211; la conception et la mise en application d&rsquo;un programme appropri&eacute; de capacitation technique (sensibilisation, information, formation).<\/p>\n<p><u>Association Professionnelle<\/u><\/p>\n<p>Article 19 : Les institutions de Micro finance sont tenues d&rsquo;adh&eacute;rer &agrave; l&rsquo;Association Professionnelle.<br \/>Cette association &agrave; but non lucratif devra &ecirc;tre reconnue conform&eacute;ment aux dispositions de la l&eacute;gislation djiboutienne applicable &agrave; cette cat&eacute;gorie d&rsquo;entit&eacute;s. Les textes de base (Statuts &amp; R&egrave;glement Int&eacute;rieur type) de ladite association feront l&rsquo;objet d&rsquo;une Instruction de la Banque Centrale ;<\/p>\n<p>Elle aura pour objet :<br \/>&#8211; de servir d&rsquo;interlocuteur privil&eacute;gi&eacute; en op&eacute;rations de Micro finance &agrave; Djibouti ;<br \/>&#8211; d&rsquo;entretenir des relations suivies avec les autorit&eacute;s mon&eacute;taires (la Banque Centrale) ;<br \/>&#8211; d&rsquo;entretenir des rapports r&eacute;guliers entre ses membres par la concertation et le r&egrave;glement &agrave; l&rsquo;amiable des diff&eacute;rends &eacute;ventuels entre eux ;<br \/>&#8211; de s&rsquo;int&eacute;resser au r&ocirc;le des op&eacute;rations de Micro finance dans le d&eacute;veloppement du pays et de pr&eacute;senter toutes suggestions d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral en ces domaines ;<br \/>&#8211; de promouvoir et de consolider la Micro finance en &eacute;tudiant toutes questions s&rsquo;y rattachant et en provoquant des accords sur ces questions ;<br \/>&#8211; de veiller au respect par ses membres, de la d&eacute;ontologie et du cadre r&eacute;glementaire applicable &agrave; la Micro finance.<br \/>Sous l&rsquo;impulsion de cette association, ses membres soucieux d&rsquo;assurer leur p&eacute;rennit&eacute; devront r&eacute;pertorier un certain nombre d&rsquo;Indicateurs de performance et professionnalisation du secteur dont :<br \/>* ceux d&rsquo;activit&eacute; ;<br \/>* ceux ayant trait &agrave; la qualit&eacute; du portefeuille ;<br \/>* ceux relatifs &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; op&eacute;rationnelle ;<br \/>* ceux concernant la viabilit&eacute; financi&egrave;re ;<br \/>* ceux d&eacute;di&eacute;s &agrave; la gestion du bilan ou structure<br \/>financi&egrave;re.<br \/>Les projets de statuts et de r&egrave;glement int&eacute;rieur de l&rsquo;Association Professionnelle de m&ecirc;me que leurs modifications &eacute;ventuelles doivent &ecirc;tre soumis &agrave; l&rsquo;approbation de la Banque Centrale.<\/p>\n<p><u>Du Comit&eacute; de R&eacute;flexion sur la Micro finance<\/u><\/p>\n<p>Article 20 : Il est cr&eacute;&eacute;, organis&eacute; et fonctionne conform&eacute;ment aux dispositions du D&eacute;cret n&deg;2006-0020\/PRE son mandat est sp&eacute;cifi&eacute; au niveau du texte sus-vis&eacute;.<\/p>\n<p><u>Coop&eacute;ration avec le syst&egrave;me bancaire classique<\/u><\/p>\n<p>Article 21 : Dans un souci de favoriser l&rsquo;int&eacute;gration de la Micro finance, au syst&egrave;me financier djiboutien, la pr&eacute;sente Loi recommande aux diff&eacute;rents acteurs dudit secteur, d&rsquo;identifier et mettre en oeuvre les modalit&eacute;s d&rsquo;une coop&eacute;ration raffermie et durable dans le respect des diff&eacute;rences. La Banque Centrale accordera la plus grande attention &agrave; cette coop&eacute;ration.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE VI : DES OPERATIONS ET SERVICES AUTORISES AUX INSTITUTIONS DE MICRO FINANCE<\/p>\n<p>Article 22 : A titre principal, les institutions de Micro finance sont autoris&eacute;es &agrave; effectuer :<br \/>1. la collecte de l&rsquo;&eacute;pargne<br \/>Pour les organismes de type associatif, sont consid&eacute;r&eacute;s comme &eacute;pargne, les fonds autres que les droits d&rsquo;adh&eacute;sion et parts sociales souscrites et vers&eacute;es par les soci&eacute;taires et qui sont g&eacute;r&eacute;es conform&eacute;ment aux dispositions des statuts et r&egrave;glement int&eacute;rieur auxquelles chaque soci&eacute;taire a librement souscrit.<br \/>Ainsi, les placements effectu&eacute;s dans leurs livres par les soci&eacute;taires et les usagers doivent &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme de l&rsquo;&eacute;pargne collect&eacute;e et doivent &ecirc;tre restitu&eacute;s &agrave; la demande de leur propri&eacute;taire.<br \/>La m&ecirc;me d&eacute;finition de l&rsquo;&eacute;pargne est donn&eacute;e pour les soci&eacute;t&eacute;s de capitaux inscrites au niveau de la liste des institutions de Micro finance.<br \/>Par contre, les Fonds\/Projets\/Agences ne sont pas autoris&eacute;s &agrave; effectuer des op&eacute;rations de collecte de l&rsquo;&eacute;pargne sauf par le biais des interm&eacute;diaires avec lesquels ils sont en partenariat.<br \/>2. la distribution du cr&eacute;dit<br \/>Rel&egrave;ve de ce chapitre, tout acte par lequel une personne agissant &agrave; titre on&eacute;reux met ou promet de mettre des fonds &agrave; la disposition d&rsquo;une autre personne &agrave; charge de restituer ou prend dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de celle-ci un engagement par signature tel qu&rsquo;un aval, un cautionnement ou une autre garantie.<br \/>Sont aussi, consid&eacute;r&eacute;es comme op&eacute;rations de cr&eacute;dit, les op&eacute;rations, d&rsquo;escompte.<br \/>Les organismes de type associatif ne sont autoris&eacute;s qu&rsquo;&agrave; faire cr&eacute;dits &agrave; leurs soci&eacute;taires. Toutefois, si la situation financi&egrave;re de l&rsquo;institution le permet, la Banque Centrale pourra lui donner l&rsquo;autorisation exceptionnelle d&rsquo;accorder des pr&ecirc;ts &agrave; ses usagers dans des conditions &agrave; pr&eacute;ciser par l&rsquo;autorit&eacute; mon&eacute;taire.<br \/>Les institutions relevant de cette cat&eacute;gorie qui sont membres d&rsquo;un regroupement ne peuvent, sauf autorisation exceptionnelle de la Banque Centrale, prendre un engagement qu&rsquo;au profit d&rsquo;une institution partie prenante au m&ecirc;me regroupement.<\/p>\n<p>3. les placements<br \/>Les institutions de Micro finance qui disposent d&rsquo;un exc&eacute;dent de ressources financi&egrave;res peuvent effectuer des placements aupr&egrave;s des banques commerciales en activit&eacute; &agrave; Djibouti.<br \/>4. les emprunts<br \/>Les institutions de Micro finance qui veulent r&eacute;sorber leur d&eacute;ficit momentan&eacute; de ressources financi&egrave;res pourront solliciter le syst&egrave;me bancaire classique pour l&rsquo;obtention de pr&ecirc;ts amortissables ou de lignes de cr&eacute;dit. Toutefois, ces op&eacute;rations d&#8217;emprunt ne pourront &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;es que dans le respect des dispositions de leurs statuts et des normes prudentielles arr&ecirc;t&eacute;es par la Banque Centrale.<br \/>5. Tous autres services qui r&eacute;pondent &agrave; la d&eacute;finition donn&eacute;e au niveau de l&rsquo;article 1er &#8211; 2) de la pr&eacute;sente Loi sous r&eacute;serve du respect des dispositions de l&rsquo;article 23 dernier alin&eacute;a ci-apr&egrave;s.<br \/>6. la formation<br \/>Dans le cadre du n&eacute;cessaire renforcement des capacit&eacute;s techniques de leurs ressources humaines, (personnel &eacute;lu, soci&eacute;taires, cible), les organismes de type associatif et les Fonds\/Projets\/ Agences pourront d&eacute;rouler des programmes de formation dont le but est d&rsquo;am&eacute;liorer le taux de bancarisation des populations djiboutiennes notamment celles qui constituent leur cible.<\/p>\n<p>Article 23 :<br \/>De fa&ccedil;on accessoire, les institutions de Micro finance sont autoris&eacute;es &agrave; :<br \/>i. s&rsquo;approvisionner aupr&egrave;s des &eacute;tablissements bancaires en devises et ch&egrave;ques de voyage pour les besoins de leurs soci&eacute;taires ou clients\/usagers. Ces op&eacute;rations doivent donner lieu &agrave; une autorisation pr&eacute;alable de la Banque Centrale, faire l&rsquo;objet d&rsquo;un rapport mensuel &agrave; adresser aux autorit&eacute;s mon&eacute;taires et enfin, &ecirc;tre clairement retrac&eacute;es dans les rapports p&eacute;riodiques constitutifs du syst&egrave;me de contr&ocirc;le sur pi&egrave;ces par la Banque Centrale.<br \/>ii. r&eacute;aliser des op&eacute;rations de cr&eacute;dit-bail. Cette possibilit&eacute; est soumise &agrave; l&rsquo;autorisation pr&eacute;alable de la Banque Centrale apr&egrave;s v&eacute;rification du respect des normes &eacute;dict&eacute;es en la mati&egrave;re et en mati&egrave;re de gestion prudentielle.<br \/>iii. collaborer avec des personnes physiques ou morales par le biais de contrats sp&eacute;cifiques (sensibilisation, information, formation et recouvrement notamment). Une copie de chacun de ces contrats certifi&eacute;e conforme &agrave; l&rsquo;original par l&rsquo;autorit&eacute; administrative comp&eacute;tente est d&eacute;pos&eacute;e &agrave; la Banque Centrale.<br \/>iv. ex&eacute;cuter toutes autres op&eacute;rations relevant de la Micro finance.<br \/>Une Instruction de la Banque Centrale pr&eacute;cisera les conditions d&rsquo;ex&eacute;cution des op&eacute;rations rev&ecirc;tant un caract&egrave;re particulier. Elle pr&eacute;cisera en outre, celles parmi ces op&eacute;rations autoris&eacute;es &agrave; titre principal ou accessoire qui donneront lieu &agrave; la production de rapports mensuels &agrave; titre d&rsquo;information de l&rsquo;autorit&eacute; mon&eacute;taire.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE VII : CONTROLE INTERNE ET EXTERNE<\/p>\n<p>Article 24 : Le contr&ocirc;le de l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;institution de Micro finance est organis&eacute; de la mani&egrave;re suivante :<br \/>&#8211; contr&ocirc;le interne, exerc&eacute; au sein de l&rsquo;institution et du regroupement par ses propres organes ou par les organismes de niveau sup&eacute;rieur pour les institutions affili&eacute;es ;<br \/>&#8211; contr&ocirc;le externe ou audit par commissaires aux comptes inscrits sur au tableau de l&rsquo;ordre, si la taille du bilan de l&rsquo;institution le recommande.<br \/>&#8211; la supervision, exerc&eacute;e par la Banque Centrale.<\/p>\n<p align=\"center\">CONTROLE INTERNE<\/p>\n<p>Article 25 : Toute institution de Micro finance est tenue de se doter d&rsquo;un syst&egrave;me de contr&ocirc;le interne apte &agrave; s&rsquo;assurer de :<br \/>&#8211; la qualit&eacute; conforme, de son organisation, de son fonctionnement et de ses proc&eacute;dures internes par rapport &agrave; la r&eacute;glementation en vigueur, aux normes, usages professionnels et d&eacute;ontologiques ainsi qu&rsquo;aux orientations d&eacute;gag&eacute;es par ses organes d&rsquo;administration\/pilotage ;<br \/>&#8211; au respect des r&egrave;gles de gestion prudentielle, notamment dans l&rsquo;&eacute;valuation des risques en ce qui concerne l&rsquo;octroi des cr&eacute;dits aux soci&eacute;taires, aux usagers ou clients ainsi que dans les op&eacute;rations avec d&rsquo;autres institutions de Micro finance ;<br \/>&#8211; &agrave; la qualit&eacute; de l&rsquo;information comptable et financi&egrave;re, notamment en ce qui concerne la pr&eacute;sentation, la conservation et la divulgation de cette information ;<br \/>&#8211; &agrave; une bonne prise en charge des questions relatives &agrave; la s&eacute;curit&eacute; physique dans l&rsquo;institution.<\/p>\n<p>Article 26 : L&rsquo;organe de contr&ocirc;le interne a notamment pour mandat d&rsquo;&eacute;valuer les politiques et pratiques financi&egrave;res de l&rsquo;institution de Micro finance, et de s&rsquo;assurer de la fiabilit&eacute; de ses &eacute;tats financiers ainsi que du respect de la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p>Article 27 : Les v&eacute;rificateurs internes de l&rsquo;institution de Micro finance ont droit dans le cadre de leur mission d&rsquo;inspection, &agrave; la communication de tous les documents et informations n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;exercice de ce mandat. Le secret professionnel ne leur est pas opposable dans ce cadre.<br \/>Ils sont tenus, avant le d&eacute;marrage de leur mission de communiquer au(x) responsable(s) les termes de r&eacute;f&eacute;rence de leur mission. A l&rsquo;issue de leur mission, ils doivent faire une restitution au profit du personnel technique afin de recueillir son avis et ses observations &eacute;ventuelles sur le document provisoire. Ensuite, le rapport provisoire est pr&eacute;sent&eacute; au(x) organe(s) d&eacute;lib&eacute;rant(s) comp&eacute;tent(s) avec des recommandations. Une copie de ce rapport doit &ecirc;tre envoy&eacute;e &agrave; la Banque Centrale si les faits constat&eacute;s le justifient.<\/p>\n<p>Article 28 : Pour les besoins d&rsquo;enqu&ecirc;te, le Conseil d&rsquo;Administration de l&rsquo;institution de Micro finance et\/ou d&rsquo;un Regroupement d&rsquo;institutions de Micro finance peut suspendre tout dirigeant pr&eacute;sum&eacute; responsable d&rsquo;un fait grave qui porte atteinte aux int&eacute;r&ecirc;ts de l&rsquo;institution ou de ses membres.<br \/>Une copie de la d&eacute;cision de suspension est transmise &agrave; la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 29 : Un dirigeant peut &ecirc;tre relev&eacute; de ses fonctions, selon le cas, par l&rsquo;Assembl&eacute;e G&eacute;n&eacute;rale ou le Conseil d&rsquo;Administration, notamment pour violation des prescriptions l&eacute;gales, r&eacute;glementaires ou statutaires. Le dirigeant ainsi relev&eacute; de ses fonctions, perd le droit d&rsquo;exercer toute autre fonction au sein de l&rsquo;institution et\/ou du regroupement.<\/p>\n<p>Article 30 : Pour les institutions organis&eacute;es en r&eacute;seau, le Regroupement d&rsquo;institutions de Micro finance a l&rsquo;obligation d&rsquo;effectuer ou, de faire effectuer, au moins une fois l&rsquo;an, le contr&ocirc;le sur pi&egrave;ces et sur place des op&eacute;rations des institutions affili&eacute;es. A cet effet, le Regroupement d&rsquo;institutions de Micro finance est tenu de produire un mode op&eacute;ratoire conforme aux normes &eacute;dict&eacute;es en la mati&egrave;re par la Banque Centrale.<\/p>\n<p>Article 31 : Le contr&ocirc;le externe ou audit<br \/>Le contr&ocirc;le externe est confi&eacute; &agrave; des commissaires aux comptes (titulaire et suppl&eacute;ant) inscrits au tableau de l&rsquo;ordre des experts et &eacute;valuateurs agr&eacute;es et b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;un contrat de prestations d&rsquo;une validit&eacute; de deux (02) ans renouvelable.<br \/>L&rsquo;obligation de recourir &agrave; ce type de contr&ocirc;le sera fonction de la taille du bilan de l&rsquo;institution.<br \/>En vertu des dispositions de la pr&eacute;sente Loi, toute institution de 1er niveau non affili&eacute;e ou tout regroupement ayant un total bilan &agrave; fixer par Instruction de la Banque Centrale, sera tenu d&rsquo;avoir un commissaire aux comptes.<br \/>Toutefois, ce commissaire aux comptes ne doit &ecirc;tre ni membre encore moins dirigeant de l&rsquo;institution dont il assure le contr&ocirc;le. Cette interdiction est aussi valable s&rsquo;il est &eacute;tabli que le commissaire a de fa&ccedil;on indirecte un int&eacute;r&ecirc;t par rapport &agrave; l&rsquo;institution.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE VIII : SUPERVISION DU SOUS SECTEUR<\/p>\n<p>Article 32 : La Banque Centrale assure la supervision des institutions de Micro finance et de leurs Regroupements.<br \/>Elle proc&egrave;de ou fait proc&eacute;der, au moins une fois l&rsquo;an, au contr&ocirc;le sur place de celles-ci.<br \/>M&ecirc;me en d&eacute;cidant d&rsquo;effectuer elle-m&ecirc;me le contr&ocirc;le sur place, la Banque Centrale peut faire accompagner ses repr&eacute;sentants par des techniciens de son choix.<br \/>Le contr&ocirc;le sur pi&egrave;ces (transmission de rapports d&eacute;taill&eacute;s) se fait au moins quatre fois l&rsquo;an sauf pour les r&eacute;seaux dont la p&eacute;riodicit&eacute; de l&rsquo;envoi de la situation consolid&eacute;e de leurs membres est fix&eacute;e de fa&ccedil;on semestrielle.<br \/>A titre indicatif, le rapport p&eacute;riodique qui participe de la mise en oeuvre du syst&egrave;me de contr&ocirc;le sur pi&egrave;ces par la Banque Centrale, devra &ecirc;tre accompagn&eacute; :<br \/>&#8211; du bilan et du compte d&rsquo;exploitation ;<br \/>&#8211; des informations relatives aux pr&ecirc;ts : le nombre, le volume, le taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, le secteur d&rsquo;intervention et la r&eacute;partition suivant le genre ;<br \/>&#8211; du relev&eacute; des demandes de cr&eacute;dit non honor&eacute;es ;<br \/>&#8211; du volume de l&rsquo;&eacute;pargne des soci&eacute;taires, clients\/usagers collect&eacute;e durant la p&eacute;riode ;<br \/>&#8211; du volume des retraits de la p&eacute;riode ;<br \/>&#8211; les placements au niveau du syst&egrave;me bancaire assortis de leur taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t ;<br \/>&#8211; les autres informations relatives aux emplois et ressources de l&rsquo;institution.<br \/>Chaque institution (de base non affili&eacute; ou regroupement) est astreinte &agrave; l&rsquo;obligation de faire parvenir &agrave; la Banque Centrale au plus tard six mois apr&egrave;s la cl&ocirc;ture de chaque exercice social, ses &eacute;tats financiers annuels. Pour les regroupements, il s&rsquo;agira d&rsquo;envoyer la situation consolid&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 33 :<br \/>&#8211; Selon la gravit&eacute; des faits et apr&egrave;s avoir mis ses dirigeants en demeure de fournir des explications, la Banque Centrale peut :<br \/>a. adresser &agrave; l&rsquo;institution de Micro finance et\/ou au Regroupement une mise en garde ;<br \/>b. lui enjoindre de prendre dans un d&eacute;lai d&eacute;termin&eacute;, toutes les mesures correctives appropri&eacute;es ;<br \/>c. prendre toute mesure conservatoire jug&eacute;e n&eacute;cessaire, notamment la d&eacute;signation d&rsquo;un administrateur provisoire. L&rsquo;administration provisoire est d&eacute;cid&eacute;e pour une dur&eacute;e n&rsquo;exc&eacute;dant pas six mois renouvelable une fois ;<br \/>d. prononcer des sanctions disciplinaires contre les institutions de Micro finance et\/ou leurs dirigeants.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE IX : NORMES DE GESTION PRUDENTIELLE<\/p>\n<p><u>Gestion prudentielle<\/u><\/p>\n<p>Article 34 : Les institutions de Micro finance sont tenues d&rsquo;observer les normes de gestion prudentielle &eacute;dict&eacute;es par la Banque Centrale aux fins de garantir d&rsquo;une part, leur liquidit&eacute; et leur solvabilit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des d&eacute;posants d&rsquo;autre part, l&rsquo;&eacute;quilibre de leur structure financi&egrave;re.<br \/>Ces normes concernent principalement la couverture des risques pris ou port&eacute;s par une institution de Micro finance, la division des risques alli&eacute;e &agrave; une limitation des pr&ecirc;ts aux dirigeants, la couverture des engagements moyens ou longs par des ressources stables, la constitution de r&eacute;serve(s).<br \/>Le mode de d&eacute;termination et les diff&eacute;rents ratios feront l&rsquo;objet d&rsquo;Instructions de la Banque Centrale.<\/p>\n<p><u>Cr&eacute;ation d&rsquo;une Unit&eacute; de Micro finance au sein de la Banque Centrale<\/u><\/p>\n<p>Article 35 : Pour mieux assurer la promotion et la surveillance du sous secteur objet la pr&eacute;sente Loi, la Banque Centrale ins&eacute;rera dans son sch&eacute;ma organisationnel, une unit&eacute; &agrave; qui, ce mandat sera confi&eacute;. La cr&eacute;ation et la description de l&rsquo;organisation, les t&acirc;ches, les responsabilit&eacute;s, les relations avec les acteurs et partenaires de cette unit&eacute; seront r&eacute;gl&eacute;es conform&eacute;ment aux proc&eacute;dures en vigueur au niveau de la Banque Centrale. Toutefois, cette unit&eacute; devra &ecirc;tre dot&eacute;e de ressources humaines et mat&eacute;rielles en ad&eacute;quation avec la nature et le volume des t&acirc;ches constitutives de son mandat.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE X : REGIME FISCAL<\/p>\n<p>Article 36 :<br \/>En consid&eacute;ration :<br \/>&#8211; du r&ocirc;le majeur que le sous secteur de la Micro finance doit jouer dans la lutte contre la pauvret&eacute; et l&rsquo;exclusion sociale &agrave; Djibouti ;<br \/>&#8211; du caract&egrave;re non lucratif du but poursuivi par ces organismes.<br \/>La pr&eacute;sente Loi propose l&rsquo;am&eacute;nagement d&rsquo;un r&eacute;gime fiscal de faveur pour les organismes &agrave; caract&egrave;re associatif.<br \/>Il est entendu que pour les Projets\/Fonds\/Agences, le D&eacute;cret portant leur cr&eacute;ation pourra sp&eacute;cifier la fiscalit&eacute; &agrave; laquelle ils seront assujettis ou exempt&eacute;s.<br \/>Ainsi, par d&eacute;rogation aux dispositions d&rsquo;une part, de l&rsquo;article 9-11&egrave;ment d&rsquo;autre part, des articles 16 et suivants de la Loi n&deg;58\/94\/3&egrave;me L du 16\/10\/94 portant modification du Code des investissements, il est propos&eacute; que ces institutions b&eacute;n&eacute;ficient :<br \/>&#8211; des exon&eacute;rations pr&eacute;vues au niveau de l&rsquo;article 8 de la Loi pr&eacute;cit&eacute;e et concernant les imp&ocirc;ts directs &amp; indirects ;<br \/>&#8211; des charges patronales dues sur les salaires vers&eacute;s &agrave; leur personnel technique.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE XI : DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES ET PENALES<\/p>\n<p>Article 37 : Sanctions disciplinaires<br \/>Lorsqu&rsquo;une institution de Micro finance viole l&rsquo;une des dispositions de la pr&eacute;sente Loi ou de la Loi portant r&eacute;glementation de l&rsquo;activit&eacute; financi&egrave;re en g&eacute;n&eacute;ral, la Banque Centrale peut prononcer &agrave; son endroit, l&rsquo;une des sanctions disciplinaires suivantes :<br \/>1. l&rsquo;avertissement ;<br \/>2. le bl&acirc;me ;<br \/>3. la suspension ou l&rsquo;interdiction de certaines op&eacute;rations ;<br \/>4. la suspension ou la d&eacute;mission d&rsquo;office des dirigeants responsables ;<br \/>5. la nomination d&rsquo;un administrateur provisoire ;<br \/>6. le retrait de l&rsquo;agr&eacute;ment et la radiation du registre ou liste des institutions Micro finance ;<br \/>7. la mise en liquidation.<br \/>Nonobstant les 3 premi&egrave;res sanctions sus-vis&eacute;es, la Banque Centrale peut accorder &agrave; une institution de Micro finance un d&eacute;lai pour:<br \/>&#8211; se conformer &agrave; certaines dispositions de la pr&eacute;sente Loi ;<br \/>&#8211; proc&eacute;der aux adaptations qui s&rsquo;imposent &agrave; son organisation et &agrave; son fonctionnement.<br \/>Avant de prononcer une sanction, la Banque Centrale doit entendre ou tout au moins le convoquer &agrave; cet effet, l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;. Le mis en cause peut soit formuler ses observations par &eacute;crit, soit se faire repr&eacute;senter ou assister &agrave; l&rsquo;audition.<\/p>\n<p>Article 38 : Sanctions p&eacute;nales<br \/>Les sanctions r&eacute;pertori&eacute;es au niveau de l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent sont prises sans pr&eacute;judice des sanctions p&eacute;nales de droit commun.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE XII : DES DISPOSITIONS DIVERSES, TRANSITOIRES ET FINALES<\/p>\n<p>Article 39 : Du d&eacute;lai d&rsquo;application des dispositions de la pr&eacute;sente Loi<br \/>Les institutions de Micro finance en activit&eacute; &agrave; la date de la prise d&rsquo;effet de la pr&eacute;sente Loi sont tenues de se conformer &agrave; ses dispositions dans un d&eacute;lai de six mois &agrave; dater de sa prise d&rsquo;effet.<\/p>\n<p>Article 40 : Des dispositions ant&eacute;rieures<br \/>Sont abrog&eacute;es toutes dispositions ant&eacute;rieures de m&ecirc;me niveau tout au plus contraires &agrave; la pr&eacute;sente Loi, notamment celles ressortissant de l&rsquo;Instruction n&deg;16\/BCD\/04 en date du 16 f&eacute;vrier 2004.<\/p>\n<p>Article 41 : De l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur<br \/>La pr&eacute;sente Loi entre en vigueur &agrave; compter du 16 mai 2007.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-59728","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"179\/AN\/07\/5\u00e8me L","comment":"portant r\u00e9glementation des activit\u00e9s de Micro finance sur le Territoire de la R\u00e9publique de Djibouti.","visas":"<p>VU La Constitution du 15 septembre 1992 ;<br \/>VU La Loi n&deg;91\/AN\/05\/5&egrave;me L du 16 janvier 2005 portant Statuts de la Banque Centrale notamment en ses articles 7, 9 alin&eacute;a 1, 32 et 35 ;<br \/>VU La Loi n&deg;92\/AN\/05\/5&egrave;me L du 16 janvier 2005 portant r&eacute;glementation de l&rsquo;activit&eacute; financi&egrave;re notamment en ses articles 4 alin&eacute;a 2, 16 paragraphe 1, 19 alin&eacute;as 2, 4 et 5, 21 alin&eacute;a 2, 65 ;<br \/>VU La Loi n&deg;191\/AN\/86\/1&egrave;re L du 03 f&eacute;vrier 1986 portant r&eacute;glementation des soci&eacute;t&eacute;s commerciales ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2005-0067\/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier Ministre ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;<a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/decret-n2005-0069-pre-portant-nomination-des-membre-du-gouvernement\/'>2005-0069\/PRE <\/a>du 22 mai 2005 portant nomination des membres du Gouvernement ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;94-0147\/PRE du 05 novembre 1994 portant nomination du Gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti.<\/p>\n","signature":"<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<br \/>chef du Gouvernement<br \/>ISMA&Iuml;L OMAR GUELLEH<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":57794,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"2939","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/59728","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/59728\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/57794"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=59728"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=59728"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=59728"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}