{"id":59770,"date":"2007-07-16T00:00:00","date_gmt":"2007-07-15T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/decret-n2007-0155-pr-ms-portant-carte-sanitaire-organisation-et-fonctionnement-du-systeme-de-sante-en-application-de-la-loi-n48-an-99-du-03-juillet-1999\/"},"modified":"2007-07-16T00:00:00","modified_gmt":"2007-07-15T21:00:00","slug":"decret-n2007-0155-pr-ms-portant-carte-sanitaire-organisation-et-fonctionnement-du-systeme-de-sante-en-application-de-la-loi-n48-an-99-du-03-juillet-1999","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/decret-n2007-0155-pr-ms-portant-carte-sanitaire-organisation-et-fonctionnement-du-systeme-de-sante-en-application-de-la-loi-n48-an-99-du-03-juillet-1999\/","title":{"rendered":"D\u00e9cret n\u00b0 2007-0155\/PR\/MS portant carte sanitaire, organisation et fonctionnement du syst\u00e8me de Sant\u00e9 en application de la Loi n\u00b0 48\/AN\/99 du 03 juillet 1999."},"content":{"rendered":"<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE I : DES DISPOSITIONS GENERALES<\/strong><\/p>\n<p>Article 1er : La politique nationale de sant&eacute; repose sur les principes fondamentaux d&rsquo;&eacute;quit&eacute;, de justice, de solidarit&eacute;, de participation de la population et de la soci&eacute;t&eacute; civile.<br \/>Elle prend en compte les engagements internationaux auxquels la R&eacute;publique de Djibouti a souscrit.<\/p>\n<p>Article 2 : Le plan d&eacute;cennal et le plan quinquennal de d&eacute;veloppement sanitaire, Documents Strat&eacute;giques de la R&eacute;duction de la Pauvret&eacute; (DRSP) et l&rsquo;Initiative Nationale de D&eacute;veloppement Social (INDS) servent de cadre de r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la mise en oeuvre de la politique sectorielle de sant&eacute;. La planification du syst&egrave;me de sant&eacute; se fait &agrave; travers le Plan Strat&eacute;gique de D&eacute;veloppement Sanitaire (PSDS) dont la tranche quinquennale constitue le Plan National de D&eacute;veloppement Sanitaire (PNDS).<\/p>\n<p>Article 3 : Les priorit&eacute;s de l&rsquo;action sanitaire sont r&eacute;serv&eacute;es &agrave; la pr&eacute;vention des maladies, &agrave; la promotion sanitaire et au bien-&ecirc;tre de la famille sur l&rsquo;ensemble du territoire national ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;acc&egrave;s des populations les plus pauvres aux soins de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 4 : L&rsquo;un des fondements de la politique nationale de sant&eacute; est de faire &eacute;voluer l&rsquo;organisation du syst&egrave;me de sant&eacute; d&rsquo;une conception administrative vers une conception plus fonctionnelle et participative.<\/p>\n<p>Article 5 : La couverture sanitaire de l&rsquo;ensemble du territoire est une priorit&eacute; et &agrave; cet effet, il est institu&eacute; une carte sanitaire qui repose sur le d&eacute;coupage du territoire national en r&eacute;gions sanitaires, districts sanitaires et en secteurs sanitaires.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE II : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT<br \/>DU SYSTEME DE SANTE<\/strong><\/p>\n<p>Article 6 : Dans le cadre de la politique nationale de la sant&eacute;, l&rsquo;organisation et le fonctionnement du syst&egrave;me de sant&eacute; rel&egrave;vent de la comp&eacute;tence de l&rsquo;Etat, avec la volont&eacute; de garantir &agrave; tous les citoyens, un m&ecirc;me acc&egrave;s aux soins et une m&ecirc;me protection.<\/p>\n<p>Article 7 : Le Minist&egrave;re de la Sant&eacute; coordonne les activit&eacute;s des services administratifs qui participent &agrave; l&rsquo;organisation et au fonctionnement du syst&egrave;me de sant&eacute;.<br \/>Exer&ccedil;ant la tutelle de l&rsquo;Etat, il d&eacute;finit annuellement les conditions dans lesquelles les h&ocirc;pitaux, les centres de sant&eacute; communautaire et les postes de sant&eacute; peuvent tarifer les prestations assur&eacute;es &agrave; la population, y compris la vente des m&eacute;dicaments et produits assimil&eacute;s.<br \/>Il prescrit toute enqu&ecirc;te ou inspection visant &agrave; contr&ocirc;ler l&rsquo;&eacute;tat sanitaire du pays, l&rsquo;organisation et le fonctionnement du syst&egrave;me de sant&eacute; ainsi que les conditions de fonctionnement des &eacute;tablissements hospitaliers, des centres de sant&eacute;, des services et plus g&eacute;n&eacute;ralement de toute structure appartenant au service public ou li&eacute;e &agrave; lui par une convention de service public.<br \/>Il prend toute disposition urgente rendue n&eacute;cessaire pour le maintien ou la protection de la sant&eacute; de la population.<br \/>En accord avec les autres d&eacute;partements minist&eacute;riels &eacute;ventuellement concern&eacute;s, il propose ou &eacute;dicte selon les cas, l&rsquo;ensemble des textes et r&egrave;glements r&eacute;gissant l&rsquo;organisation et le fonctionnement du syst&egrave;me de sant&eacute;.<br \/>Pour organiser les activit&eacute;s, le Minist&egrave;re de la Sant&eacute; tient compte des recommandations des organismes internationaux et se conforme aux termes des conventions internationales sign&eacute;es par la R&eacute;publique de Djibouti en la mati&egrave;re.<\/p>\n<p>Article 8 : Les membres des professions de sant&eacute; d&rsquo;une part, les &eacute;tablissements de diagnostic, de soins et de pr&eacute;vention, publics et priv&eacute;s, ainsi que ceux qui participent &agrave; la production et &agrave; la distribution des m&eacute;dicaments et produits assimil&eacute;s, d&rsquo;autre part, concourent &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration et &agrave; la distribution des soins ainsi qu&rsquo;&agrave; la r&eacute;alisation des actions de pr&eacute;vention et de protection sanitaires sous l&rsquo;autorit&eacute; des pouvoirs publics.<\/p>\n<p>Article 9 : Dans l&rsquo;organisation du syst&egrave;me de sant&eacute;, l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat s&rsquo;exprime en particulier par la d&eacute;finition et la mise en place de l&rsquo;organisation territoriale du syst&egrave;me de sant&eacute;, par la d&eacute;livrance des autorisations d&rsquo;installation des membres des professions de sant&eacute;, et des autorisations de construire des locaux publics ou priv&eacute;s affect&eacute;s pour tout ou partie &agrave; une activit&eacute; de diagnostic, de soins, de protection ou de pr&eacute;vention, par le contr&ocirc;le de la production et de la distribution des m&eacute;dicaments et produits assimil&eacute;s, par la d&eacute;livrance des autorisations d&rsquo;acquisition et d&rsquo;installation des &eacute;quipements sanitaires, m&eacute;dicaux, biom&eacute;dicaux et hospitaliers.<\/p>\n<p>Article 10 : Dans le fonctionnement du syst&egrave;me de sant&eacute;, l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;Etat s&rsquo;exprime en particulier par la promulgation et la mise en application de tous les textes et r&egrave;glements organisant et &eacute;valuant les activit&eacute;s des institutions et des professions de sant&eacute; dans le respect des personnes, par le contr&ocirc;le de toute activit&eacute; susceptible de produire directement ou indirectement des effets nuisibles sur l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; de la population ainsi que par l&rsquo;&eacute;tablissement et la diffusion des informations concernant la sant&eacute; de la population.<\/p>\n<p>Article 11 : Le syst&egrave;me administratif de sant&eacute; est structur&eacute; en trois niveaux : central, r&eacute;gional, p&eacute;riph&eacute;rique.<\/p>\n<p>Article 12 : L&rsquo;administration centrale est compos&eacute;e du Cabinet du Ministre, du Secr&eacute;tariat G&eacute;n&eacute;ral et des services centraux.<\/p>\n<p>Article 13 : L&rsquo;administration centrale est charg&eacute;e d&rsquo;&eacute;laborer les &eacute;l&eacute;ments de la politique nationale en mati&egrave;re de sant&eacute; et d&rsquo;en assurer le contr&ocirc;le de l&rsquo;ex&eacute;cution, elle assure la coordination et le contr&ocirc;le technique des services r&eacute;gionaux, des services rattach&eacute;s, des &eacute;tablissements de sant&eacute; plac&eacute;s sous tutelle du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; et apporte un appui strat&eacute;gique &agrave; l&rsquo;ensemble des services de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 14 : L&rsquo;administration r&eacute;gionale est repr&eacute;sent&eacute;e par la Direction R&eacute;gionale de la Sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 15 : La Direction R&eacute;gionale de la Sant&eacute; est charg&eacute;e de la gestion administrative, financi&egrave;re et technique de l&rsquo;ensemble des &eacute;tablissements de sant&eacute; publics de la r&eacute;gion et veille &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution des interventions sanitaires de la r&eacute;gion.<\/p>\n<p>Article 16 : Le syst&egrave;me de sant&eacute; djiboutien comporte trois secteurs d&rsquo;activit&eacute;s :<br \/>Le secteur priv&eacute;, le secteur public et le secteur parapublic.<\/p>\n<p>Le secteur priv&eacute; peut s&rsquo;appliquer &agrave; l&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;&eacute;tablissement de diagnostic, &agrave; la r&eacute;alisation des soins, &agrave; l&rsquo;hospitalisation, &agrave; la distribution des m&eacute;dicaments et des produits assimil&eacute;s. L&rsquo;organisation des activit&eacute;s correspondantes est r&eacute;glement&eacute;e par des textes r&eacute;glementaires. En particulier, le Minist&egrave;re de la Sant&eacute; autorise et contr&ocirc;le l&rsquo;installation et les activit&eacute;s des professionnels de sant&eacute; exer&ccedil;ant en secteur priv&eacute;.<\/p>\n<p>Nonobstant d&rsquo;&eacute;ventuelles conventions, l&rsquo;Etat n&rsquo;a aucune obligation financi&egrave;re envers le secteur priv&eacute; du syst&egrave;me de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Le Secteur public s&rsquo;applique &agrave; l&rsquo;ensemble des activit&eacute;s relevant de la loi portant orientation de la politique sanitaire. L&rsquo;organisation de ces activit&eacute;s doit se conformer aux dispositions d&rsquo;application de ce pr&eacute;sent d&eacute;cret. Ce secteur reste principalement finalis&eacute; par la r&eacute;alisation des missions de service public relevant de la politique nationale de la sant&eacute;. Les pouvoirs publics ont directement en charge l&rsquo;organisation et le fonctionnement des institutions et des structures relevant du secteur public de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Le secteur parapublic a la m&ecirc;me mission que le secteur public, mais la population b&eacute;n&eacute;fici&egrave;re est plus cibl&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 17 : Les &eacute;tablissements de sant&eacute; comprennent :<br \/>&#8211; les &eacute;tablissements publics hospitaliers ;<br \/>&#8211; les centres de sant&eacute; publics et parapublics ;<br \/>&#8211; les &eacute;tablissements de sant&eacute; priv&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 18 : Les &eacute;tablissements de sant&eacute; priv&eacute;s sont cr&eacute;&eacute;s et g&eacute;r&eacute;s dans les conditions pr&eacute;vues par la Loi et dispositions en vigueur.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>A- Objectif et d&eacute;finition de la carte sanitaire<\/strong><\/p>\n<p>Article 19 : Pour assurer &agrave; chaque citoyen un acc&egrave;s aux soins et &agrave; la pr&eacute;vention comparable dans tout le pays, le Minist&egrave;re de la Sant&eacute; met en place une carte sanitaire des structures et des &eacute;quipements. Le territoire national est divis&eacute; en secteurs g&eacute;ographiques desservis chacun n&eacute;cessairement par un poste de sant&eacute; ou &eacute;ventuellement par un centre de sant&eacute;. Les structures de secteur assurent les soins de sant&eacute; primaire, et la distribution de m&eacute;dicaments reconnus essentiels.<\/p>\n<p>Article 20 : La carte sanitaire est l&rsquo;instrument fondamental de l&rsquo;organisation du syst&egrave;me de sant&eacute;. Elle constitue la base de la planification, de la d&eacute;centralisation et de la coordination de l&rsquo;action sanitaire. A ce titre, elle a pour objet de pr&eacute;voir, de susciter et d&rsquo;organiser les &eacute;volutions n&eacute;cessaires de l&rsquo;offre de soins.<\/p>\n<p>Dans ce but, la carte sanitaire est &eacute;tablie, apr&egrave;s une analyse quantitative et qualitative de l&rsquo;offre de soins existante, sur la base des besoins pr&eacute;sents et &agrave; venir de la population, des donn&eacute;es d&eacute;mographiques et des progr&egrave;s des techniques m&eacute;dicales. Elle peut &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute;e &agrave; tout moment et obligatoirement au moins tous les cinq ans.<\/p>\n<p>Article 21 : L&rsquo;h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute; du profil de l&rsquo;offre des structures sanitaires du pays n&rsquo;autorise pas la g&eacute;n&eacute;ralisation d&rsquo;une solution unique sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire. C&rsquo;est la raison pour laquelle, les listes pr&eacute;sent&eacute;es dans le pr&eacute;sent D&eacute;cret constituent l&rsquo;offre minimum et devront &ecirc;tre adapt&eacute;es aux r&eacute;alit&eacute;s locales suite &agrave; une r&eacute;flexion strat&eacute;gique effectu&eacute;e par les acteurs concern&eacute;s. Ceci introduira la souplesse n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;optimisation de la distribution de soins de sant&eacute; sur toutes les r&eacute;gions du pays.<\/p>\n<p>Article 22 : Les &eacute;quipes cadres des r&eacute;gions sanitaires, appel&eacute;es &agrave; jouer un r&ocirc;le essentiel dans la recherche de coh&eacute;rence et de rationalisation des ressources, seront les garants du contr&ocirc;le du processus de planification des moyens, en &eacute;troite collaboration avec le niveau central.<\/p>\n<p>Dans cette optique, toute implantation d&rsquo;une formation sanitaire nouvelle, la r&eacute;habilitation d&rsquo;une structure existante ainsi que les modifications du profil du parc d&rsquo;&eacute;quipements devra faire partie d&rsquo;une r&eacute;flexion strat&eacute;gique globale du syst&egrave;me de sant&eacute; de la R&eacute;gion. Celle-ci devra bien &eacute;videmment traduire les orientations strat&eacute;giques de la politique sanitaire nationale &eacute;labor&eacute;e par le Minist&egrave;re de la Sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 23 : La carte sanitaire d&eacute;termine :<br \/>1&deg;) La nature et l&rsquo;importance :<br \/>a) des structures n&eacute;cessaires pour r&eacute;pondre aux besoins de la population, y compris les investissements ressources humaines, en mat&eacute;riels et &eacute;quipements ;<br \/>b) des activit&eacute;s de soins de co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; ou n&eacute;cessitant des dispositions particuli&egrave;res.<br \/>2&deg;) La r&eacute;partition g&eacute;ographique de ces structures et activit&eacute;s de soins.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE III : ORGANISATION GEOGRAPHIQUE<br \/>DE L&rsquo;OFFRE DES PRESTATIONS DE SANTE<\/strong><\/p>\n<p align=\"left\"><strong>B- Sectorisation<\/strong><\/p>\n<p>Article 24 : La carte sanitaire est compos&eacute;e des Districts sanitaires de Djibouti, de Balbala, d&rsquo;Arta, d&rsquo;Ali-Sabieh, de Dikhil, d&rsquo;Obock et de Tadjourah. Les limites g&eacute;ographiques du District sanitaire sont celles de la r&eacute;gion administrative. Chaque District sanitaire est g&eacute;r&eacute;e par une Direction R&eacute;gionale de la Sant&eacute; qui repr&eacute;sente le Minist&egrave;re de la Sant&eacute; dans la r&eacute;gion. Celle-ci est charg&eacute;e de l&rsquo;organisation de la gestion de toutes les activit&eacute;s curatives, pr&eacute;ventives et promotionnelles men&eacute;es dans les diff&eacute;rentes formations sanitaires du territoire de la r&eacute;gion. Elle suit les activit&eacute;s des &eacute;tablissements hospitaliers, des centres de sant&eacute; et des postes de sant&eacute; ainsi que les &eacute;quipes sanitaires mobiles. La Direction R&eacute;gionale de la Sant&eacute; est plac&eacute;e sous l&rsquo;autorit&eacute; d&rsquo;un Directeur R&eacute;gional.<\/p>\n<p>Les Districts Sanitaires se subdivisent en Sous-Districts Sanitaire qui se subdivisent en Secteurs Sanitaires. Un District Sanitaire est une aire g&eacute;ographique comprenant un h&ocirc;pital de r&eacute;f&eacute;rence de niveau 2 ou 3, responsable sur le plan technique de l&rsquo;ensemble des formations sanitaires publiques et priv&eacute;es de premier niveau qui se trouvent sur l&rsquo;aire de sa responsabilit&eacute;. Les r&eacute;f&eacute;rences des malades graves se font du niveau 1 vers le niveau 2, tandis que la supervision se fait du niveau 3 ou 2 vers le niveau 1.<\/p>\n<p>Article 25 : Un District Sanitaire comprend un ou plusieurs Sous-Districts Sanitaires g&eacute;ographiquement contigus. Un District Sanitaire doit &ecirc;tre dot&eacute; imp&eacute;rativement d&rsquo;un Centre Hospitalier R&eacute;gional ; et un Sous-District Sanitaire doit &ecirc;tre dot&eacute; d&rsquo;au moins d&rsquo;un Centre de Sant&eacute; Interm&eacute;diaire.<\/p>\n<p>Article 26 : Le secteur sanitaire est la zone de rayonnement ou de responsabilit&eacute; d&rsquo;un poste de sant&eacute; ou d&rsquo;un Centre de sant&eacute; Communautaire.<\/p>\n<p>Article 27 : Les diff&eacute;rents Districts Sanitaires du pays sont :<br \/>&#8211; District Sanitaire de Djibouti ;<br \/>&#8211; District Sanitaire de Balbala ;<br \/>&#8211; District Sanitaire d&rsquo;Ali Sabieh ;<br \/>&#8211; District Sanitaire d&rsquo;Arta ;<br \/>&#8211; District Sanitaire de Dikhil ;<br \/>&#8211; District Sanitaire d&rsquo;Obock ;<br \/>&#8211; District Sanitaire de Tadjourah.<\/p>\n<p>Article 28 : Chaque R&eacute;gion, comprend un ou plusieurs District Sanitaire ou Sous-District Sanitaire, ainsi pour la :<br \/>&#8211; Collectivit&eacute; de Djibouti on a deux (2) Districts Sanitaires d&eacute;nomm&eacute; :<br \/>* District Sanitaire de Djibouti ;<br \/>* District Sanitaire de Balbala.<\/p>\n<p>Les limites g&eacute;ographiques du District Sanitaire de Djibouti correspondent &agrave; celles de la Commune de Ras Dika et celles de la Commune de Boulaos. Et les limites g&eacute;ographiques du District Sanitaire de Balbala correspondent &agrave; celle de la Commune de Balbala.<\/p>\n<p>&#8211; La r&eacute;gion d&rsquo;Ali Sabieh, comprend le District Sanitaire d&rsquo;Ali-Sabieh avec deux (2) Sous-District :<br \/>* Sous-District Sanitaire d&rsquo;Ali-Add&eacute; ;<br \/>* Sous-District Sanitaire de Holl-Holl.<\/p>\n<p>&#8211; R&eacute;gion d&rsquo;Arta, comprend le District Sanitaire d&rsquo;Arta avec un (1) Sous-District Sanitaire :<br \/>* Sous-District Sanitaire de Damerjog.<\/p>\n<p>&#8211; R&eacute;gion de Dikhil, comprend le District Sanitaire de Dikhil avec deux (2) Sous-District :<br \/>* Sous-District Sanitaire d&rsquo;As-Ayla ;<br \/>* Sous-District Sanitaire de Yoboki.<\/p>\n<p>&#8211; R&eacute;gion d&rsquo;Obock, comprend le District Sanitaire d&rsquo;Obock avec deux (2) Sous-District :<br \/>* Sous-District Sanitaire d&rsquo;Ala&iuml;li-Dada ;<br \/>* Sous-District Sanitaire de Wadi.<\/p>\n<p>&#8211; R&eacute;gion de Tadjourah, comprend le District Sanitaire de Tadjourah avec deux (2) Sous-District :<br \/>* Sous-District Sanitaire de Randa ;<br \/>* Sous-District Sanitaire de We&iuml;ma.<\/p>\n<p>Article 29 : Dans les r&eacute;gions de l&rsquo;int&eacute;rieur du pays, la zone de responsabilit&eacute; d&rsquo;un poste de sant&eacute; est le secteur sanitaire, correspondant le plus souvent aux limites du Poste Administratif.<\/p>\n<p>La r&eacute;partition des diff&eacute;rents secteurs sanitaires ainsi que leur zone de desserte sont d&eacute;crites dans l&rsquo;annexe N&deg;1 de ce pr&eacute;sent D&eacute;cret.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>C- Missions<\/strong><\/p>\n<p>Article 30 :<br \/>Les missions d&rsquo;une Direction de R&eacute;gion Sanitaire sont :<br \/>&#8211; assurer une gamme compl&egrave;te de soins pr&eacute;ventifs, curatifs et promotionnels du Paquet Minimum d&rsquo;Activit&eacute;s (PMA) des structures de premier niveau et du Paquet Compl&eacute;mentaire d&rsquo;Activit&eacute;s (PCA) des structures de 2&egrave;me niveau (CMH) ;<br \/>&#8211; promouvoir la participation de la communaut&eacute; et son adh&eacute;sion &agrave; la politique nationale de sant&eacute; ;<br \/>&#8211; assurer le diagnostic des probl&egrave;mes de sant&eacute; prioritaires de la r&eacute;gion ;<br \/>&#8211; assurer la planification des interventions de sant&eacute; de la r&eacute;gion.<\/p>\n<p>Article 31 : Chaque district sanitaire comprend des structures de soins et une &eacute;quipe de gestion appel&eacute;e &eacute;quipe cadre du district.<br \/>L&rsquo;Equipe de gestion ou \u00ab\u00a0&eacute;quipe cadre du District Sanitaire\u00a0\u00bb est charg&eacute;e :<br \/>&#8211; de mettre en oeuvre la politique sanitaire d&eacute;finie par le Minist&egrave;re de sant&eacute; ;<br \/>&#8211; de planifier les activit&eacute;s du District Sanitaire ;<br \/>&#8211; de coordonner, superviser et contr&ocirc;ler toutes les activit&eacute;s des formations sanitaires publiques et priv&eacute;es sur l&rsquo;aire du District sanitaire ;<br \/>&#8211; de contribuer aux prestations cliniques ;<br \/>&#8211; de g&eacute;rer les ressources humaines, financi&egrave;res et mat&eacute;rielles du district des &eacute;tablissements de sant&eacute; publics.<br \/>&#8211; d&rsquo;assurer la promotion de la recherche et la formation en sant&eacute;.<br \/>La mission du Sous-District Sanitaire est identique &agrave; celle du District Sanitaire, mais r&eacute;duit &agrave; l&rsquo;aire de responsabilit&eacute; du Sous-District.<\/p>\n<p>Article 32 : Les missions d&rsquo;un Poste de Sant&eacute; ou d&rsquo;un Centre de Sant&eacute; Communautaire sont :<br \/>&#8211; d&rsquo;assurer les soins de sant&eacute; primaire, et la distribution des m&eacute;dicaments reconnus essentiels ;<br \/>&#8211; de servir de lieu privil&eacute;gier de la mobilisation sociale dans le domaine de la sant&eacute;.<\/p>\n<p><strong>D &#8211; M&eacute;decine d&rsquo;urgence et des catastrophes<\/strong><\/p>\n<p>Article 33 : La prise en charge des urgences et l&rsquo;organisation de la riposte face aux situations des catastrophes &agrave; Djibouti ville, comme dans les r&eacute;gions de l&rsquo;int&eacute;rieur sera assur&eacute;e par la Direction Nationale des Urgences et des Catastrophes.<\/p>\n<p>Les zones de responsabilit&eacute; des diff&eacute;rentes unit&eacute;s de prise en charge des urgences sera d&eacute;crite par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>E &#8211; Sant&eacute; scolaire et universitaire<\/strong><\/p>\n<p>Article 34 : Les prestations de services de pr&eacute;vention et de promotion de la sant&eacute; en milieu scolaire et universitaire seront dispens&eacute;es au sein des &eacute;tablissements d&rsquo;enseignements par des &eacute;quipes mobiles dans les r&eacute;gions de l&rsquo;int&eacute;rieur.<br \/>Pour la capitale cette mission sera assur&eacute;e par le Centre de sant&eacute; du secteur auquel appartient l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;enseignement.<br \/>Ces activit&eacute;s sont planifi&eacute;es et supervis&eacute;es par le Service de la Sant&eacute; Scolaire et Universitaire du Minist&egrave;re de la sant&eacute; en collaboration avec les inspecteurs de chaque circonscription du Minist&egrave;re de l&rsquo;Education et de l&rsquo;Enseignement Sup&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Les activit&eacute;s curatives de routine des scolaires, coll&eacute;giens, lyc&eacute;ens et &eacute;tudiants se feront aupr&egrave;s du centre de sant&eacute; le plus proche de leur lieu de r&eacute;sidence conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 57 de ce pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE IV : ORGANISATION ET ARCHITECTURE<br \/>DE LA PYRAMIDE SANITAIRE<\/strong><\/p>\n<p align=\"left\"><strong>F &#8211; Les diff&eacute;rents niveaux de la pyramide sanitaire<\/strong><\/p>\n<p>Article 35 : Les niveaux de la pyramide sont d&eacute;termin&eacute;s en fonction du niveau de la complexit&eacute; des prestations offertes &agrave; la population telles que d&eacute;crites dans le paquet minimum d&rsquo;activit&eacute;s de chaque niveau.<br \/>La pyramide sanitaire du pays est &agrave; trois &eacute;tages (premier, deuxi&egrave;me, troisi&egrave;me).<\/p>\n<p>Article 36 : Le premier niveau est d&eacute;fini comme &eacute;tant l&rsquo;ensemble des structures o&ugrave; a lieu le premier contact de la population avec le syst&egrave;me de sant&eacute;. Ce niveau comprend les Equipes Mobiles, les Postes de Sant&eacute;, les Centres de Sant&eacute; Communautaire et les Centres de Sant&eacute; Interm&eacute;diaires.<\/p>\n<p>* Le poste de sant&eacute; est l&rsquo;une des unit&eacute;s de base du service public de sant&eacute; g&eacute;r&eacute; par un Technicien de Sant&eacute;. Il fournit des activit&eacute;s de soins, de pr&eacute;vention et d&rsquo;&eacute;ducation pour la sant&eacute; et assure la continuit&eacute; de la prise en charge. Il est l&rsquo;instrument privil&eacute;gi&eacute; d&rsquo;animation et d&rsquo;int&eacute;gration des activit&eacute;s de sant&eacute; des communaut&eacute;s. Les postes de sant&eacute; sont rattach&eacute;s au Centre de Sant&eacute; Interm&eacute;diaire du Sous-District ou au Centre Hospitalier R&eacute;gional de la r&eacute;gion.<br \/>* Le centre de sant&eacute;, g&eacute;r&eacute; par un m&eacute;decin, fait partie des structures de premier niveau assure des activit&eacute;s de soins et de prise en charge, de pr&eacute;vention et d&rsquo;&eacute;ducation pour la sant&eacute; et l&rsquo;H&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral du District leur servent de recours.<br \/>* Les centres de sant&eacute; du minist&egrave;re de la d&eacute;fense, de la police nationale et du secteur parapublic assurent les m&ecirc;mes services que les centres de sant&eacute; sous tutelle du minist&egrave;re de la sant&eacute;.<\/p>\n<p>Le Centre de Sant&eacute; Interm&eacute;diaire (CSI) est un &eacute;tablissement de sant&eacute;, pr&eacute;sent dans chaque Sous-District Sanitaire, il offre une capacit&eacute; d&rsquo;hospitalisation et assure des activit&eacute;s de pr&eacute;vention et d&rsquo;&eacute;ducation pour la sant&eacute;. Il prend en charge les cas r&eacute;f&eacute;r&eacute;s des postes de sant&eacute;. Pour assurer sa mission, il s&rsquo;appuie sur une maternit&eacute; et un service de m&eacute;decine.<\/p>\n<p>Article 37 : Le deuxi&egrave;me niveau correspond aux structures qui offrent en plus des prestations fournies par celles du premier niveau, des prestations compl&eacute;mentaires de prise en charge hospitali&egrave;re dans les sp&eacute;cialit&eacute;s de base &agrave; savoir : la m&eacute;decine, la p&eacute;diatrie, la gyn&eacute;cologie-obst&eacute;trique, les urgences, chirurgie courante, les soins dentaires et ophtalmiques. Ce niveau est constitu&eacute; par le Centre M&eacute;dico-Hospitalier des r&eacute;gions qui &eacute;voluera bient&ocirc;t vers de Centre Hospitalier R&eacute;gional.<br \/>Le Centre Hospitalier R&eacute;gional est un &eacute;tablissement de sant&eacute; de deuxi&egrave;me niveau, pr&eacute;sent dans le chef lieu de chaque r&eacute;gion de l&rsquo;int&eacute;rieur. Il prend en charge les cas r&eacute;f&eacute;r&eacute;s des postes de sant&eacute; et des Centre de Sant&eacute; Interm&eacute;diaire.<\/p>\n<p>Article 38 : Le troisi&egrave;me niveau comprend les structures de r&eacute;f&eacute;rence sp&eacute;cialis&eacute;es comprenant l&rsquo;h&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral Peltier, de l&rsquo;h&ocirc;pital de Balbala, de l&rsquo;h&ocirc;pital Paul Faure, la maternit&eacute; de Dar-El-Hanan, le Centre Yonis Toussaint, et le laboratoire national de sant&eacute; publique.<\/p>\n<p>L&rsquo;h&ocirc;pital de r&eacute;f&eacute;rence a vocation nationale, il offre au pays un plateau technique d&eacute;velopp&eacute; et performant et constitue le centre de r&eacute;f&eacute;rence nationale offrant des soins hautement qualifi&eacute;s, constitue &eacute;galement un lieu privil&eacute;gi&eacute; pour la formation, la recherche notamment la formation de base pour les personnels param&eacute;dicaux et la formation continue de toutes les cat&eacute;gories de personnel y compris le personnel gestionnaire.<\/p>\n<p>Article 39 : Les h&ocirc;pitaux de r&eacute;f&eacute;rence et les centres sp&eacute;cialis&eacute;s, en outre de leur prestation de soins, ils assurent l&rsquo;enseignement m&eacute;dical ; param&eacute;dical, la recherche m&eacute;dicale et op&eacute;rationnelle et les autres structures de sant&eacute; y participent &agrave; cette mission.<\/p>\n<p align=\"left\"><strong>G &#8211; Circuit de r&eacute;f&eacute;rence des patients<\/strong><\/p>\n<p>Article 40 : Chaque r&eacute;sident sera inscrit comme b&eacute;n&eacute;ficiaire dans la structure sanitaire de son secteur pour les prestations de sant&eacute; de base. Si l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; du patient n&eacute;cessite une prise en charge plus sp&eacute;cialis&eacute;e, c&rsquo;est au m&eacute;decin chef du centre de le d&eacute;terminer et d&rsquo;&eacute;tablir la fiche de transfert.<\/p>\n<p>Article 41 : Dans les r&eacute;gions de l&rsquo;int&eacute;rieur, c&rsquo;est le Centre Hospitalier R&eacute;gional (CHR) qui est situ&eacute; au niveau du chef lieu de chaque r&eacute;gion qui sert de recours pour les Postes de Sant&eacute; et les Centres de Sant&eacute; Interm&eacute;diaires implant&eacute;s dans la r&eacute;gion.<\/p>\n<p>Article 42 : Dans la ville de Djibouti, les structures de troisi&egrave;me niveau servent de r&eacute;f&eacute;rence pour les patients r&eacute;f&eacute;r&eacute;s par les structures de premier niveau situ&eacute;s dans la ville de Djibouti et les patients r&eacute;f&eacute;r&eacute;s par les Centres Hospitaliers R&eacute;gionaux des r&eacute;gions de l&rsquo;int&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Article 43 : En cas de r&eacute;f&eacute;rence, les patients seront orient&eacute;s vers les &eacute;tablissements de sant&eacute; offrants les services requis, r&eacute;pondant ainsi au souci de compl&eacute;mentarit&eacute;.<\/p>\n<p>Cette r&eacute;f&eacute;rence peut-&ecirc;tre horizontale, au cas o&ugrave; une structure d&rsquo;un secteur donn&eacute; ne dispose pas le plateau technique n&eacute;cessaire pour dispenser une prestation particuli&egrave;re, ainsi le patient sera r&eacute;f&eacute;r&eacute; vers une autre structure sanitaire d&rsquo;un autre secteur sanitaire de m&ecirc;me niveau que la structure r&eacute;f&eacute;rente ne disposant pas le plateau technique exigible pour l&rsquo;ex&eacute;cution de l&rsquo;acte.<\/p>\n<p>En fonction de la situation g&eacute;ographique de certaines localit&eacute;s, les patients originaires de ces derniers seront r&eacute;f&eacute;r&eacute;s vers la structure sanitaire d&rsquo;&eacute;chelon sup&eacute;rieur la plus proche m&ecirc;me si cette derni&egrave;re d&eacute;pend d&rsquo;une autre r&eacute;gion sur le plan administratif.<\/p>\n<p>Une note officielle du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; &eacute;tablira la liste de ces localit&eacute;s qui b&eacute;n&eacute;ficieront de ces exceptions.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE V : NORMES DES ETABLISSEMENTS<br \/>DE SANTE PUBLICS<\/strong><\/p>\n<p align=\"left\"><strong>H- Norme en activit&eacute;<\/strong><\/p>\n<p>Article 44 : Le paquet Minimum d&rsquo;Activit&eacute; (PMA) des structures du Premier niveau (Postes de sant&eacute;, CSC, Dispensaires parapublics, &eacute;quipes mobiles, etc).<\/p>\n<p>Le Paquet minimum d&rsquo;activit&eacute; que les formations sanitaires du premier niveau de la pyramide sanitaire devront n&eacute;cessairement assurer (en fonctions des ressources humaines et mat&eacute;rielles) concernent les activit&eacute;s suivantes :<\/p>\n<p>Activit&eacute;s promotionnelles<br \/>&#8211; lnformation Education et Communication &agrave; la population.<br \/>&#8211; Promotion des activit&eacute;s nutritionnelles.<br \/>&#8211; Promotion des mesures d&rsquo;hygi&egrave;ne et d&rsquo;assainissement dans la zone de rayonnement.<br \/>Activit&eacute;s de sant&eacute; de l&rsquo;enfant<br \/>* La prise en charge des maladies courantes de l&rsquo;enfant.<br \/>* La vaccination contre les maladies cibles du PEV.<br \/>* Le suivi de la croissance et la r&eacute;cup&eacute;ration nutritionnelle.<br \/>Activit&eacute;s de la Sant&eacute; de la Reproduction<br \/>&#8211; La Sant&eacute; maternelle et n&eacute;onatale notamment :<br \/>* les consultations pr&eacute;natales ;<br \/>* les consultations post-natales ;<br \/>* la planification familiale ;<br \/>* les accouchements eutociques (sans complications).<br \/>Activit&eacute;s de sant&eacute; des adultes<br \/>&#8211; Le traitement et suivi des maladies courantes de l&rsquo;adulte (paludisme, traumatismes, IST, maladies dentaires).<br \/>&#8211; La pr&eacute;vention des maladies transmissibles.<br \/>&#8211; Le d&eacute;pistage et la r&eacute;f&eacute;rence des maladies chroniques (tuberculose, Diab&egrave;te, HTA, etc).<br \/>Activit&eacute;s de sant&eacute; publique<br \/>La r&eacute;f&eacute;rence des cas graves<br \/>* La collecte des donn&eacute;es d&eacute;mographiques, &eacute;pid&eacute;miologiques et sanitaires.<br \/>* La mobilisation sociale et la participation communautaire.<\/p>\n<p>Article 45 : Les postes de sant&eacute; assureront la gamme des prestations du premier niveau d&eacute;crit &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent, ainsi que les accouchements eutociques, la mise en observation des malades sur une dur&eacute;e limit&eacute;e &agrave; moins de 2 jours et les examens biologiques courants s&rsquo;ils sont dot&eacute;s de moyens de diagnostic suffisants.<\/p>\n<p>Article 46 : Les centres de sant&eacute; communautaire en milieu urbain assureront le PMA d&eacute;crit &agrave; l&rsquo;article 44 de ce pr&eacute;sent d&eacute;cret et organiseront la participation financi&egrave;re de la population aux d&eacute;penses de sant&eacute; ainsi que la participation de la communaut&eacute; &agrave; la gestion du centre de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 47 : Le Paquet Compl&eacute;mentaire d&rsquo;Activit&eacute;s (PCA).<br \/>Le Paquet Compl&eacute;mentaire d&rsquo;Activit&eacute;s est repr&eacute;sent&eacute; par l&rsquo;ensemble des prestations offertes par les structures de r&eacute;f&eacute;rence (H&ocirc;pitaux de District y compris Balbala) en plus de l&rsquo;offre du PMA de base comprend :<br \/>&#8211; la gamme compl&egrave;te des soins de sant&eacute; de base telles que d&eacute;crite dans les missions des structures de premier niveau (Poste et Centre de sant&eacute;).<br \/>&#8211; l&rsquo;hospitalisation dans les disciplines de gyn&eacute;cologie obst&eacute;trique, de chirurgie de base, de M&eacute;decine g&eacute;n&eacute;rale et de p&eacute;diatrie ;<br \/>&#8211; les activit&eacute;s continues de prise en charge des urgences et des cas r&eacute;f&eacute;r&eacute;s ;<br \/>&#8211; la supervision technique et la gestion des structures publiques de prestation de soins de la r&eacute;gion ;<br \/>&#8211; les t&acirc;ches administratives et financi&egrave;res de l&rsquo;&eacute;tablissement ;<br \/>&#8211; contribuer &agrave; la formation continue du personnel de l&rsquo;H&ocirc;pital R&eacute;gional et des autres structures de sant&eacute; de la r&eacute;gion.<\/p>\n<p><strong>J &#8211; Norme en services des formations sanitaires<\/strong><\/p>\n<p>Article 48 : Les normes en services des &eacute;tablissements de sant&eacute; publics ainsi que la capacit&eacute; liti&egrave;re des services d&rsquo;hospitalisation sont d&eacute;finies dans l&rsquo;annexe N&deg;2 ci-joint.<\/p>\n<p><strong>K &#8211; Norme en ressource humaine<\/strong><\/p>\n<p>Article 49 : Les normes en ressources humaines des &eacute;tablissements de sant&eacute; publics varient en fonction du service et du niveau o&ugrave; se situe la formation sanitaire dans la pyramide sanitaire du pays ; ces normes sont consign&eacute;es dans les documents de planification du Minist&egrave;re de la Sant&eacute;.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE VI : ORGANISATION DE LA GESTION<br \/>DES ETABLISSEMENTS DE SANTE PUBLICS<\/strong><\/p>\n<p><strong>L &#8211; Administration et Gestion<\/strong><\/p>\n<p>Article 50 : La gestion des centres de sant&eacute; sera en partie assur&eacute;e par les Comit&eacute;s de Gestion conform&eacute;ment aux textes en vigueur r&eacute;glementant la composition et la mission des comit&eacute;s de sant&eacute; et les proc&eacute;dures de fonctionnement des centres de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 51 : L&rsquo;Etat se r&eacute;serve le droit de contr&ocirc;ler &agrave; tout moment le bon fonctionnement de l&rsquo;&eacute;tablissement de sant&eacute;. Le contr&ocirc;le peut porter sur le fonctionnement institutionnel, administratif et financier. Il peut &eacute;galement porter sur la nature et la qualit&eacute; des actes m&eacute;dicaux et soignants. Dans ce dernier cas, l&rsquo;Etat s&rsquo;entoure des comp&eacute;tences m&eacute;dicales n&eacute;cessaires qui effectuent le contr&ocirc;le demand&eacute; dans le strict respect du secret m&eacute;dical.<br \/>A l&rsquo;issue d&rsquo;un contr&ocirc;le l&rsquo;Etat est tenu de communiquer &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement de sant&eacute;, les r&eacute;sultats de ce contr&ocirc;le et un avis circonstanci&eacute;.<\/p>\n<p><strong>M &#8211; Financement<\/strong><\/p>\n<p>Article 52 : Le financement du syst&egrave;me de sant&eacute; est assur&eacute; par l&rsquo;Etat, les collectivit&eacute;s locales, les populations b&eacute;n&eacute;ficiaires, d&rsquo;autres personnes physiques et morales priv&eacute;es et les partenaires au d&eacute;veloppement.<\/p>\n<p>Article 53 : La participation des populations au financement de la sant&eacute; consiste en :<br \/>&#8211; une participation physique et\/ou financi&egrave;re &agrave; travers leurs contributions aux constructions et &agrave; la maintenance des &eacute;tablissements de sant&eacute;, &agrave; l&rsquo;am&eacute;nagement, &agrave; l&rsquo;&eacute;quipement et &agrave; l&rsquo;entretien des points d&rsquo;eau ;<br \/>&#8211; une participation financi&egrave;re &agrave; travers l&rsquo;institution d&rsquo;un syst&egrave;me de recouvrement partiel des co&ucirc;ts ;<br \/>&#8211; un financement alternatif sous forme de pr&eacute;-paiement direct ou de tiers paiement : cotisations, mutuelles, assurance maladie obligatoire ou volontaire, fonds d&rsquo;assistance m&eacute;dicale.<\/p>\n<p>Article 54 : Les ressources g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par le syst&egrave;me de recouvrement partiel des co&ucirc;ts institu&eacute; au profit des centres de sant&eacute; communautaires, des h&ocirc;pitaux r&eacute;gionaux publics et des &eacute;tablissements hospitaliers publics de r&eacute;f&eacute;rence nationale sont exon&eacute;r&eacute;es de tous imp&ocirc;ts et taxes.<\/p>\n<p>Article 55 : Les co&ucirc;ts de participation des populations au financement du syst&egrave;me de sant&eacute; sont d&eacute;termin&eacute;s par un arr&ecirc;t&eacute;.<\/p>\n<p>Article 56 : L&rsquo;Etat publiera annuellement un arr&ecirc;t&eacute; sp&eacute;cifiant la liste des actes tarif&eacute;s que les centres sanitaires sont autoris&eacute;s &agrave; tarifer et les limites tarifaires autoris&eacute;es.<br \/>La liste des m&eacute;dicaments dont la distribution et la vente sont assur&eacute;es au niveau des centres sanitaires de district et des postes de sant&eacute;, est &eacute;tablie par arr&ecirc;t&eacute; du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; et actualis&eacute; annuellement sous la responsabilit&eacute; de la tutelle.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE VII: ACCES AUX FORMATIONS SANITAIRES<\/strong><\/p>\n<p>Article 57 : L&rsquo;utilisation des services des structures de soins est accessible &agrave; toute personne r&eacute;sidante dans le secteur sanitaire et\/ou n&eacute;cessitant des soins. Certaines prestations sont payantes conform&eacute;ment &agrave; la tarification r&eacute;glementant ces actes.<\/p>\n<p>Article 58 : Des cartes de sant&eacute; seront fournies &agrave; chaque famille d&eacute;sirant s&rsquo;inscrire au centre de sant&eacute; de leur secteur sanitaire.<\/p>\n<p>Article 59 : Pour un meilleur suivi de l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; de la population, des dossiers m&eacute;dicaux seront &eacute;tablis &agrave; chaque famille inscrite dans une formation sanitaire.<br \/>Article 60 : La prise en charge des cas d&rsquo;urgence de la population scolaire est gratuite sur pr&eacute;sentation du document de liaison &eacute;tabli &agrave; cet effet par le responsable de l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;enseignement. Cette prise en charge s&rsquo;effectuera aupr&egrave;s de la formation sanitaire la plus proche de l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;enseignement.<\/p>\n<p>Article 61 : Dans le pr&eacute;sent d&eacute;cret, on entend par population scolaire, les &eacute;coliers, les coll&eacute;giens, les lyc&eacute;ens, les &eacute;tudiants des &eacute;tablissements d&rsquo;enseignement, priv&eacute;, public et confessionnel ainsi que les professionnels des &eacute;tablissements scolaires reconnus par le minist&egrave;re de l&rsquo;Education Nationale et de l&rsquo;Enseignement Sup&eacute;rieur en exercice lors de la survenue de l&rsquo;urgence m&eacute;dicale.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE VIII : DISPOSITIONS FINALES<\/strong><\/p>\n<p>Article 62 : Sont abrog&eacute;es toutes dispositions ant&eacute;rieures et contraires au pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Article 63 : Le Ministre de la Sant&eacute; est charg&eacute; de l&rsquo;application des dispositions du pr&eacute;sent d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Article 64 : Le pr&eacute;sent d&eacute;cret prend effet &agrave; compter du 16 juillet 2007 et sera enregistr&eacute;, publi&eacute;, ex&eacute;cut&eacute; et communiqu&eacute; partout o&ugrave; besoin sera.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[547],"nature-dun-texte":[248],"class_list":["post-59770","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-299-ms","nature-dun-texte-decret"],"acf":{"reference":"2007-0155\/PR\/MS","comment":"portant carte sanitaire, organisation et fonctionnement du syst\u00e8me de Sant\u00e9 en application de la Loi n\u00b048\/AN\/99 du 03 juillet 1999.","visas":"<p>VU La Constitution du 15 septembre 1992 ;<br \/>VU La Loi n&deg;48\/AN\/99\/4&egrave;me L du 03 juillet 1999 portant Orientation de la politique de sant&eacute; ;<br \/>VU La Loi n&deg;63\/AN\/99\/4&egrave;me L du 23 d&eacute;cembre 1999 portant r&eacute;forme hospitali&egrave;re ;<br \/>VU La Loi n&deg;118\/AN\/01\/4&egrave;me L du 21 janvier 2001 relative aux attributions et &agrave; l&rsquo;organisation du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; ;<br \/>VU La Loi n&deg;174\/AN\/02 du 07 juillet 2002 portant D&eacute;centralisation et Statut des R&eacute;gions ;<br \/>VU La Loi n&deg;122\/AN\/05\/5&egrave;me L du 01 novembre 2005 portant sur le Statut de la ville de Djibouti ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2003-0278\/PR\/MID du 19 avril 2003 portant cr&eacute;ation d&rsquo;un nouvel arrondissement et d&eacute;limitant les circonscriptions administratives ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2005-0067\/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier Ministre ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;<a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/decret-n2005-0069-pre-portant-nomination-des-membre-du-gouvernement\/'>2005-0069\/PRE <\/a>du 22 mai 2005 portant nomination des membres du Gouvernement ;<\/p>\n<p>Sur proposition du Ministre de la Sant&eacute;;<\/p>\n<p>Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 10 juillet 2007.<\/p>\n","signature":"<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<br \/>chef du Gouvernement<br \/>ISMA&Iuml;L OMAR GUELLEH<\/p>","nature_du_texte":248,"journal_officiel":58301,"institution":547,"mesures":"0","old_texte_id":"2981","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/59770","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/59770\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/547"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/248"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58301"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=59770"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=59770"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=59770"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}