{"id":59836,"date":"2007-12-22T00:00:00","date_gmt":"2007-12-21T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n201-an-07-5eme-l-fixant-les-conditions-dentree-et-de-sejour-en-republique-de-djibouti\/"},"modified":"2007-12-22T00:00:00","modified_gmt":"2007-12-21T21:00:00","slug":"loi-n201-an-07-5eme-l-fixant-les-conditions-dentree-et-de-sejour-en-republique-de-djibouti","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n201-an-07-5eme-l-fixant-les-conditions-dentree-et-de-sejour-en-republique-de-djibouti\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 201\/AN\/07\/5\u00e8me L fixant les conditions d\u2019entr\u00e9e et de s\u00e9jour en R\u00e9publique de Djibouti."},"content":{"rendered":"<div class=\"corps\">\n<div class=\"corp\">\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE PREMIER<br \/>Dispositions G&eacute;n&eacute;rales<\/strong><\/p>\n<p><u>R&eacute;gissant les entr&eacute;es et les s&eacute;jours des &eacute;trangers en R&eacute;publique de Djibouti<\/u><\/p>\n<p>Article 1er : Les &eacute;trangers sont, en ce qui concerne leur entr&eacute;e et leur s&eacute;jour en R&eacute;publique de Djibouti, soumis aux dispositions de la pr&eacute;sente Loi, sous r&eacute;serve des conventions internationales et des accords bilat&eacute;raux.<\/p>\n<p>Article 2 : Est r&eacute;put&eacute;e &eacute;trang&egrave;re, toute personne qui n&rsquo;a pas la nationalit&eacute; Djiboutienne.<\/p>\n<p>Article 3 : Pour &ecirc;tre admis en R&eacute;publique de Djibouti, les &eacute;trangers doivent :<br \/>1. disposer d&rsquo;un passeport valable, vis&eacute; par les autorit&eacute;s consulaires, diplomatiques ou de l&rsquo;immigration sauf les cas ou les conventions particuli&egrave;res ou des lois et r&egrave;glements sp&eacute;ciaux en ont d&eacute;cid&eacute;s autrement ;<br \/>2. se munir d&rsquo;une carte de r&eacute;sident, ou d&rsquo;une carte de s&eacute;jour temporaire valable d&eacute;livr&eacute;e par les autorit&eacute;s de la police de l&rsquo;immigration.<\/p>\n<p>Article 4 : L&rsquo;acc&egrave;s ou le s&eacute;jour sur le territoire djiboutien peut &ecirc;tre refus&eacute; &agrave; tout &eacute;tranger dont la pr&eacute;sence constitue une menace pour l&rsquo;ordre public. L&rsquo;acc&egrave;s ou le s&eacute;jour en R&eacute;publique de Djibouti sont interdits :<br \/>1. aux personnes faisant ou ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure d&rsquo;interdiction de s&eacute;jour ou d&rsquo;expulsion ;<br \/>2. aux personnes ne disposant pas de ressources suffisantes pour y vivre ;<br \/>3. aux personnes souffrant de d&eacute;ficiences mentales ou atteintes de maladies infectieuses graves ;<br \/>4. aux personnes ayant &eacute;t&eacute;s condamn&eacute;s pour crimes ;<br \/>5. aux personnes se livrant &agrave; des actes de prostitutions ou en tirant profit ;<br \/>6. et enfin aux personnes dont la pr&eacute;sence sur le sol national nuit aux int&eacute;r&ecirc;ts de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE II<br \/>Les Visas<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Section 1 : conditions pour la d&eacute;livrance des visas<\/strong><\/p>\n<p>Article 5 : Les &eacute;trangers sollicitant l&rsquo;obtention de visas doivent satisfaire aux conditions suivantes :<br \/>1. pr&eacute;senter un passeport valable &eacute;manant d&rsquo;un pays reconnu par la R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>2. ne pas tomber sous le coup des interdictions &eacute;num&eacute;r&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 4 de la pr&eacute;sente Loi ;<\/p>\n<p>3. consigner le cautionnement dont le montant est fix&eacute; par un arr&ecirc;t&eacute; ou produire un engagement du consul &eacute;tranger dont d&eacute;pend l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les frais de leur rapatriement, h&eacute;bergement et hospitalisation ;<br \/>4. &ecirc;tre munis des documents relatifs d&rsquo;une part &agrave; l&rsquo;objet et aux conditions de son s&eacute;jour, d&rsquo;autre part &agrave; ses moyens d&rsquo;existence et au garanti de son rapatriement et enfin des documents n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;existence d&rsquo;une activit&eacute; professionnelle s&rsquo;il se propose &agrave; en exercer une ;<br \/>Les conditions mentionn&eacute;es ci-dessus ne sont pas exig&eacute;es de personnes qui sont en raison de leurs statuts ou du fait de leur activit&eacute; rel&egrave;vent de r&eacute;gimes sp&eacute;ciaux pr&eacute;vus aux articles 9, 10 et 11 de la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p>Article 6 : Outre les exigences sus-mentionn&eacute;es, les demandeurs de visas doivent remplir des conditions inh&eacute;rentes &agrave; leur propre statut.<\/p>\n<p><u>a. Pour les touristes<\/u><\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tranger en visite touristique doit produire :<br \/>* un Billet de transport (billet de retour ou de continuation de voyage, &eacute;ventuellement visa d&rsquo;entr&eacute;e pour le pays tiers, sa destination) ;<br \/>* des documents justifiants sous une forme quelconque de la d&eacute;tention d&rsquo;un emploi ou de revenu dans le pays de r&eacute;sidence (bulletins de salaire r&eacute;cents, titre de cong&eacute;, attestation d&#8217;emploi, attestation bancaire de revenu, etc.) ;<br \/>* ou une Garantie bancaire \/ caution ;<br \/>* ou des Moyens de paiement (ch&egrave;ques, liquidit&eacute;s, carte de cr&eacute;dits, etc&#8230;.) ;<br \/>* ou le Parrainage d&rsquo;un Tour Op&eacute;rateur.<\/p>\n<p><u>b. Pour les visites priv&eacute;es ou particuli&egrave;res<\/u><\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tranger en visite priv&eacute;e particuli&egrave;re ou personnelle doit pr&eacute;senter :<br \/>* un certificat d&rsquo;h&eacute;bergement cosign&eacute; par le Directeur de l&rsquo;immigration apr&egrave;s enqu&ecirc;te de la police ;<br \/>* une Justification de revenus (garantie bancaire, carte de cr&eacute;dits, etc&#8230;) ;<br \/>* une Garantie de rapatriement.<\/p>\n<p><u>c. Pour les visites professionnelles ou affaires<\/u><\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tranger d&eacute;sireux de se rendre sur le territoire djiboutien doit justifier :<br \/>* des contacts &agrave; Djibouti (organismes, &eacute;tablissements, agences d&rsquo;investissements ou employeurs) &eacute;tablissant que l&rsquo;&eacute;tranger y est attendu ;<br \/>* de garantie de rapatriement ;<br \/>* de documents en rapport avec l&rsquo;objet de son s&eacute;jour &agrave; Djibouti.<\/p>\n<p><u>d. Pour les visites pour motif d&rsquo;&eacute;tudes<\/u><\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tranger &eacute;tudiant doit justifier :<br \/>* de moyens d&rsquo;existence suffisants et stables (garantie de versements automatiques) ;<br \/>* d&rsquo;un certificat d&rsquo;inscription, de pr&eacute;-inscription dans un &eacute;tablissement public ou priv&eacute; reconnu par le Minist&egrave;re de l&rsquo;Education Nationale.<\/p>\n<p><u>e. Pour les visites pour motif de sant&eacute;<\/u><\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tranger en visite pour motif de sant&eacute; doit pr&eacute;senter :<br \/>* une attestation de prise en charge ;<br \/>* un billet retour ou tout autre document garantissant son rapatriement ;<br \/>* document &eacute;manant de l&rsquo;h&ocirc;pital acceptant la prise en charge m&eacute;dicale.<\/p>\n<p>Article 7 : Le certificat d&rsquo;h&eacute;bergement requis d&rsquo;un &eacute;tranger sollicitant un visa pour effectuer une visite priv&eacute;e en R&eacute;publique de Djibouti doit &ecirc;tre sign&eacute; par la personne h&ocirc;te en R&eacute;publique de Djibouti et cosign&eacute; apr&egrave;s enqu&ecirc;te par le chef du commissariat de police du lieu de r&eacute;sidence.<br \/>Le chef du commissariat de police peut refuser de signer le certificat s&rsquo;il ressort soit de la teneur du certificat soit du r&eacute;sultat de l&rsquo;enqu&ecirc;te effectu&eacute;e au domicile de la personne h&ocirc;te que les mentions l&eacute;gales port&eacute;es sur le certificat sont inexactes ou incompl&egrave;tes.<br \/>La personne h&eacute;bergeant peut intenter un recours aupr&egrave;s de la direction de l&rsquo;immigration de la police habilit&eacute;e &agrave; proc&eacute;der aux v&eacute;rifications demand&eacute;es.<br \/>Les enqu&ecirc;teurs de la direction de l&rsquo;immigration ne peuvent p&eacute;n&eacute;trer chez l&rsquo;h&eacute;bergeant qu&rsquo;apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre assur&eacute;s de son consentement donn&eacute; par &eacute;crit. En cas de refus de l&rsquo;h&eacute;bergeant, les conditions de l&rsquo;h&eacute;bergement dans des conditions normales sont r&eacute;put&eacute;es non remplies.<br \/>La demande d&rsquo;un certificat d&rsquo;h&eacute;bergement donne lieu &agrave; la perception au profit de la direction de l&rsquo;immigration d&rsquo;une redevance d&rsquo;un montant de 2000 FD (Deux milles francs Djibouti).<\/p>\n<p>Article 8 : Responsabilit&eacute; des Transporteurs<br \/>Tout transporteur doit supporter les frais de rapatriement des &eacute;trangers qu&rsquo;il a accept&eacute; comme passagers &agrave; destination de Djibouti qui ne remplissent pas les conditions d&rsquo;entr&eacute;e exig&eacute;es par la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Section 2 : Les R&eacute;gimes sp&eacute;ciaux<\/strong><\/p>\n<p>Article 9 : Forces &eacute;trang&egrave;res stationn&eacute;es &agrave; Djibouti<br \/>Les conditions mentionn&eacute;es aux articles pr&eacute;c&eacute;dents de la pr&eacute;sente Loi ne sont pas exig&eacute;es :<br \/>&#8211; de militaires &eacute;trangers affect&eacute;s aux Forces Stationn&eacute;es &agrave; Djibouti;<br \/>&#8211; de membres des familles de ces militaires.<br \/>Cependant, pour &ecirc;tre admis en R&eacute;publique de Djibouti, les militaires &eacute;trangers doivent justifier de leur qualit&eacute; militaire et &ecirc;tre munis d&rsquo;un passeport en cours de validit&eacute;. Ces exigences s&rsquo;appliquent &agrave; leurs conjoints qui doivent pr&eacute;senter outre les documents de voyage, les livrets de famille.<\/p>\n<p>Article 10 : Les prospecteurs d&rsquo;investissements<br \/>Pour &ecirc;tre admis sur le territoire djiboutien, les prospecteurs d&rsquo;investissements doivent recevoir un agr&eacute;ment soit de l&rsquo;autorit&eacute; du Port et des zones franches soit de l&rsquo;Agence Nationale pour l&rsquo;Investissement (ANPI).<br \/>Quant aux salaries des soci&eacute;t&eacute;s op&eacute;rant en zones franches, ils doivent &ecirc;tre en possession d&rsquo;une promesse ou d&rsquo;un contrat de travail vis&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; du Port et des zones franches. Sans l&rsquo;agr&eacute;ment de cette autorit&eacute;, ils se verront refuser le visa d&rsquo;entr&eacute;e sur le territoire djiboutien.<\/p>\n<p>Article 11 : Les agents diplomatiques, les &eacute;quipages des a&eacute;ronefs et des navires continuent &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier des dispositions de la Loi n&deg;115\/AN\/96\/3&egrave;me L du 03 septembre 1996.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Section 3 : les diff&eacute;rentes cat&eacute;gories de visas<\/strong><\/p>\n<p>Article 12 : Visas de transit<br \/>Ils sont d&eacute;livr&eacute;s aux &eacute;trangers qui doivent, pour d&rsquo;autres pays, emprunter le territoire djiboutien. Ces visas sont d&eacute;livr&eacute;s avec un arr&ecirc;t maximum de trois (3) jours et a condition que les &eacute;trangers soient en possession de visas d&rsquo;entr&eacute;e pour les pays de destinations finales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Article 13 : Visas de court s&eacute;jour<br \/>Ces visas sont d&eacute;livr&eacute;s aux &eacute;trangers d&eacute;sireux de p&eacute;n&eacute;trer sur le territoire djiboutien et d&rsquo;y effectuer &agrave; l&rsquo;occasion de son voyage un s&eacute;jour. La validit&eacute; de ces visas ne doit pas exc&eacute;der un (1) mois.<\/p>\n<p>Article 14 : Visas de long s&eacute;jour<br \/>Ces visas peuvent donner lieu &agrave; la d&eacute;livrance de titres de s&eacute;jour. Ils comportent la transcription suivante \u00ab\u00a0le titulaire du pr&eacute;sent visa peut solliciter dans les huit (8) jours apr&egrave;s son entr&eacute;e &agrave; Djibouti un titre de s&eacute;jour\u00a0\u00bb.<br \/>Le visa de long s&eacute;jour constitue l&rsquo;un des cas de la recevabilit&eacute; des demandes de titres de s&eacute;jour. La dur&eacute;e de validit&eacute; est d&rsquo;un an au cours duquel le titulaire peut effectuer plusieurs voyages dont chacun ouvre droit &agrave; une pr&eacute;sence sur le sol djiboutien n&rsquo;exc&eacute;dant pas un d&eacute;lai de trois (3) mois.<br \/>Les &eacute;l&eacute;ments des forces &eacute;trang&egrave;res stationn&eacute;es en R&eacute;publique de Djibouti ainsi que les membres de leurs familles b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un visa de long s&eacute;jour sp&eacute;cial. Ils sont exempt&eacute;s de la condition de pr&eacute;sence plafonn&eacute;e &agrave; trois mois et peuvent demeurer sur le sol djiboutien toute la dur&eacute;e de la validit&eacute; d&rsquo;un an du visa.<\/p>\n<p>Article 15 : Dans les pays o&ugrave; la R&eacute;publique de Djibouti dispose de repr&eacute;sentations diplomatiques, les autorit&eacute;s diplomatiques ou consulaires sont autoris&eacute;es &agrave; d&eacute;livrer des visas de transit, de court s&eacute;jour ou de long s&eacute;jour conform&eacute;ment aux dispositions de la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p>Article 16 : Les demandeurs de visas en provenance des pays o&ugrave; la R&eacute;publique de Djibouti ne poss&egrave;de pas de repr&eacute;sentations diplomatiques ou consulaires, peuvent obtenir des visas de transit, de court s&eacute;jour ou de long s&eacute;jour aupr&egrave;s des autorit&eacute;s de la police de l&rsquo;air et de fronti&egrave;res.<\/p>\n<p>Article 17 : Refus de visa<br \/>Le refus de visas est un acte de pure souverainet&eacute; qui n&rsquo;oblige nullement son auteur &agrave; en indiquer les motifs.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE III<br \/>Les titres de s&eacute;jours<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Section 1 : les titres de s&eacute;jour<\/strong><\/p>\n<p>Article 18 : Tout &eacute;tranger doit, s&rsquo;il s&eacute;journe en R&eacute;publique de Djibouti apr&egrave;s l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de 3 mois depuis son entr&eacute;e sur le territoire, &ecirc;tre muni d&rsquo;une carte s&eacute;jour temporaire ou d&rsquo;une carte de r&eacute;sident d&eacute;livr&eacute;e dans les conditions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente Loi.<br \/>L&rsquo;&eacute;tranger doit quitter la R&eacute;publique de Djibouti &agrave; l&rsquo;expiration de la dur&eacute;e de validit&eacute; de sa carte &agrave; moins qu&rsquo;il n&rsquo;en obtienne le renouvellement ou qu&rsquo;il ne lui soit d&eacute;livr&eacute; une carte de r&eacute;sident.<\/p>\n<p>Article 19 : Les &eacute;trangers en s&eacute;jour &agrave; Djibouti &acirc;g&eacute;s de plus de 18 ans doivent &ecirc;tre titulaires d&rsquo;une carte de s&eacute;jour temporaire ou d&rsquo;une carte de r&eacute;sident.<br \/>La carte de s&eacute;jour temporaire ou la carte de r&eacute;sident peuvent &ecirc;tre provisoirement remplac&eacute;es par les r&eacute;c&eacute;piss&eacute;s sauf s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un &eacute;tranger qui s&rsquo;est vu reconna&icirc;tre la qualit&eacute; de r&eacute;fugi&eacute;.<br \/>Dans cette hypoth&egrave;se, une autorisation provisoire de s&eacute;jour qui n&rsquo;a pas pour effet de r&eacute;gulariser ses conditions d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; Djibouti lui est d&eacute;livr&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 20 : Doivent &ecirc;tre titulaires, de la carte dite carte de s&eacute;jour temporaire :<br \/>1&deg;) les &eacute;trangers qui sont venus &agrave; Djibouti soit en qualit&eacute; de visiteur soit comme &eacute;tudiant soit pour exercer une activit&eacute; professionnelle ;<br \/>2&deg;) le conjoint d&rsquo;un Djiboutien qui justifie de l&rsquo;entr&eacute;e et du s&eacute;jour r&eacute;gulier en R&eacute;publique de Djibouti.<br \/>Article 21 : La dur&eacute;e de validit&eacute; de la carte de s&eacute;jour temporaire ne peut &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; 1 an et ne peut d&eacute;passer la validit&eacute; des documents de voyage.<br \/>L&rsquo;&eacute;tranger doit quitter la R&eacute;publique de Djibouti &agrave; l&rsquo;expiration de la dur&eacute;e de validit&eacute; de sa carte &agrave; moins qu&rsquo;il n&rsquo;en obtienne le renouvellement.<\/p>\n<p>Article 22 : Visiteur<br \/>La carte de s&eacute;jour temporaire est d&eacute;livr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger qui apporte la preuve qu&rsquo;il peut vivre de ses seules ressources et qui prend &eacute;galement l&rsquo;engagement de n&rsquo;exercer &agrave; Djibouti aucune activit&eacute; professionnelle soumise &agrave; une autorisation porte la mention \u00ab\u00a0visiteur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Article 23 : Etudiant<br \/>La carte de s&eacute;jour temporaire d&eacute;livr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger qui &eacute;tablit qu&rsquo;il suit &agrave; Djibouti un enseignement ou qu&rsquo;il fait des &eacute;tudes et qui justifie qu&rsquo;il dispose de moyens d&rsquo;existence suffisants porte la mention Etudiant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Article 24 : Emplois vacants<br \/>Les &eacute;trangers remplissant les crit&egrave;res des emplois vacants vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 36 de la pr&eacute;sente Loi ou justifiant d&rsquo;un contrat de travail et d&rsquo;une autorisation d&#8217;emploi peuvent obtenir une carte de s&eacute;jour temporaire portant la mention \u00ab\u00a0Emplois vacants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Article 25 : Affaire<br \/>La carte de s&eacute;jour temporaire d&eacute;livr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger qui apporte la preuve de sa qualit&eacute; d&rsquo;homme d&rsquo;affaire porte la mention \u00ab\u00a0affaire\u00a0\u00bb. Cette carte est attribu&eacute; aux hommes d&rsquo;affaires qui ne sont pas affili&eacute;s &agrave; la zone franche ou qui ne b&eacute;n&eacute;ficie pas du r&eacute;gime des investissements. Elle ne se cumule pas avec la carte de r&eacute;sident r&eacute;serv&eacute;e aux investisseurs de la zone franche et aux b&eacute;n&eacute;ficiaires du code d&rsquo;investissement.<\/p>\n<p>Article 26 : Retrait de la carte de s&eacute;jour<br \/>Lorsque le titulaire d&rsquo;une carte de s&eacute;jour temporaire ne remplit plus les conditions d&rsquo;attribution ou qu&rsquo;il repr&eacute;sente une menace &agrave; l&rsquo;ordre public, le titre de s&eacute;jour doit lui &ecirc;tre retir&eacute;.<\/p>\n<p>Article 27 : Refus de la carte de s&eacute;jour temporaire<br \/>La carte de s&eacute;jour temporaire peut &ecirc;tre refus&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger qui repr&eacute;sente une menace &agrave; l&rsquo;ordre public.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Section 2 : Les R&eacute;gimes Sp&eacute;ciaux<\/strong><\/p>\n<p>Article 28 : R&eacute;fugi&eacute;s<br \/>Le permis de s&eacute;jour peut &ecirc;tre d&eacute;livr&eacute; &agrave; un &eacute;tranger qui a obtenu le statut de r&eacute;fugi&eacute; ainsi qu&rsquo;&agrave; sa famille.<br \/>Le permis peut &ecirc;tre retir&eacute; :<br \/>&#8211; lorsque la qualit&eacute; de r&eacute;fugi&eacute; lui a &eacute;t&eacute; retir&eacute;e parce qu&rsquo;il s&rsquo;est volontairement plac&eacute; dans une des situations vis&eacute;e du 1&deg; au 4&deg; de l&rsquo;Article 1er de la Convention de Gen&egrave;ve du 28 Juillet 1951 relative au statut de r&eacute;fugi&eacute; ;<br \/>&#8211; lorsqu&rsquo;il quitte le sol djiboutien.<\/p>\n<p>Article 29 : Forces &eacute;trang&egrave;res stationn&eacute;es &agrave; Djibouti<br \/>Les militaires fran&ccedil;ais et leurs conjoints b&eacute;n&eacute;ficient de titre de s&eacute;jour sp&eacute;cial et adapt&eacute; &agrave; leur statut. Les caract&eacute;ristiques de ce titre de s&eacute;jour temporaire sont d&eacute;termin&eacute;es ult&eacute;rieurement par un D&eacute;cret.<\/p>\n<p>Article 30 : Investisseurs<br \/>Les &eacute;trangers justifiant de la qualit&eacute; d&rsquo;investisseurs certifi&eacute;e par l&rsquo;Agence Nationale pour l&rsquo;Investissement peuvent obtenir une carte de r&eacute;sident.<br \/>La carte de r&eacute;sident d&eacute;livr&eacute;e aux investisseurs &eacute;trangers portera la mention \u00ab\u00a0Investisseur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Article 31 : Dirigeant des soci&eacute;t&eacute;s de la zone franche<br \/>L&rsquo;&eacute;tranger qui apporte la preuve de sa qualit&eacute; de dirigeant de soci&eacute;t&eacute;s d&ucirc;ment remplis et certifi&eacute; par les autorit&eacute;s du Port et des Zones Franches comme dirigeant peut obtenir une carte de r&eacute;sident.<br \/>Ces dirigeants de soci&eacute;t&eacute;s de la zone franche englobent les directeurs ainsi que les actionnaires de soci&eacute;t&eacute;s de la zone franche.<br \/>Leur carte de r&eacute;sident portera la mention \u00ab\u00a0dirigeant Z. P. F\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Article 32 : Salari&eacute;s de zones franches<br \/>La carte de r&eacute;sident est d&eacute;livr&eacute;e aux &eacute;trangers salari&eacute;s dans des soci&eacute;t&eacute;s de zones franches qui justifient d&rsquo;&ecirc;tre en possession d&rsquo;un contrat de travail et qui fournira la preuve du document d&rsquo;entr&eacute;e et s&eacute;jour r&eacute;gulier sur le territoire national.<br \/>Ce titre de s&eacute;jour portera la mention \u00ab\u00a0salari&eacute; Z. F\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Article 33 : La carte de r&eacute;sident est d&eacute;livr&eacute;e dans les m&ecirc;mes conditions que la carte de s&eacute;jour temporaire.<br \/>Cependant le renouvellement et le retrait de cartes de r&eacute;sident portant les mentions investisseurs ou \u00ab\u00a0dirigeant Z. P. F\u00a0\u00bb sont soumis &agrave; un r&eacute;gime sp&eacute;cial.<br \/>Leur renouvellement annuel reste automatique aussi longtemps que les titulaires exercent leurs activit&eacute;s en R&eacute;publique de Djibouti.<br \/>Le retrait ou le refus de renouvellement de ces cartes ne peuvent intervenir qu&rsquo;en cas d&rsquo;atteinte &agrave; l&rsquo;ordre public ou si le titulaire a subi une condamnation d&eacute;finitive pour crimes ou d&eacute;lits.<br \/>Le retrait ou le refus de renouvellement de ces cartes pour des motifs li&eacute;s &agrave; l&rsquo;ordre public doit &ecirc;tre autoris&eacute; par les juridictions judiciaires qui appr&eacute;cient la v&eacute;racit&eacute; des &eacute;l&eacute;ments invoqu&eacute;s par le Minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur au jour o&ugrave; se sont produits les faits. En cas de retrait ou de non renouvellement de ces cartes, les int&eacute;ress&eacute;s ont droit &agrave; un s&eacute;jour de trois mois pour organiser leurs affaires par rapport &agrave; leurs nouvelles situations. Le d&eacute;lai court &agrave; compter du jour o&ugrave; la justice rend son verdict.<br \/>Ces caract&eacute;ristiques techniques ainsi que les propri&eacute;t&eacute;s de ces cartes de r&eacute;sident portant les mentions \u00ab\u00a0Investisseur\u00a0\u00bb ou dirigeants Z.P.F seront d&eacute;termin&eacute;es ult&eacute;rieurement par un D&eacute;cret pris en Conseil des Ministres.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Section 3 : Les permis d&#8217;emplois<\/strong><\/p>\n<p>Article 34 : La priorit&eacute; d&#8217;embauche est r&eacute;serv&eacute;e aux citoyens djiboutiens.<br \/>Toutefois, lorsque l&#8217;employeur fournit la preuve qu&rsquo;il n&rsquo;a pas trouv&eacute; un Djiboutien correspondant au profil de l&#8217;emploi propos&eacute;, et seulement dans ce cas, il peut recruter un &eacute;tranger en situation r&eacute;guli&egrave;re conform&eacute;ment aux dispositions de la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p>Article 35 : Un D&eacute;cret pris en Conseil des Ministres &eacute;tablit la liste exhaustive des emplois vacants insusceptibles d&rsquo;&ecirc;tre occup&eacute;s par des citoyens djiboutiens en raison des qualifications requises.<br \/>Les &eacute;trangers r&eacute;pondant aux crit&egrave;res d&#8217;emplois vacants en R&eacute;publique de Djibouti justifiant de revenus propres peuvent solliciter \u00ab\u00a0un visa d&rsquo;un mois pour motif professionnel\u00a0\u00bb en &eacute;tayant de leurs demandes d&rsquo;un contrat de travail ou d&rsquo;une offre d&#8217;embauche &eacute;crite &eacute;manant d&rsquo;un employeur r&eacute;guli&egrave;rement inscrit au registre de commerce.<\/p>\n<p>Article 36 : Vingt jours avant l&rsquo;expiration du visa, les &eacute;trangers b&eacute;n&eacute;ficiaires d&#8217;emplois vacants dont les contrats exc&egrave;dent le mois, doivent formuler une demande de titre de s&eacute;jour. Ils doivent produire &agrave; cet effet, une autorisation de travail et un contrat de travail d&ucirc;ment &eacute;tabli.<\/p>\n<p>Article 37 : Les &eacute;trangers ayant obtenu des visas pour des motifs d&rsquo;&eacute;tudes, de sant&eacute;, de tourisme ou d&rsquo;ordre personnel ne sont pas autoris&eacute;s &agrave; occuper des emplois en R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p>Article 38 : En cas de besoin des r&eacute;gimes de s&eacute;jours d&eacute;rogatoires au droit commun de l&rsquo;immigration r&eacute;sultant de la pr&eacute;sente Loi pourront &ecirc;tre institu&eacute;es par D&eacute;cret pris en Conseil des Ministres sur proposition du Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Article 39 : Il est interdit &agrave; toute personne directement ou par personne interpos&eacute;e d&rsquo;engager ou de conserver &agrave; son service ou employer pour une dur&eacute;e quelque soit, un &eacute;tranger d&eacute;muni d&rsquo;un titre de s&eacute;jour et d&rsquo;un titre l&rsquo;autorisant &agrave; exercer une activit&eacute; salariale en R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p>Article 40 : L&rsquo;autorisation d&#8217;emploi est d&eacute;livr&eacute;e par le Ministre en charge de l&rsquo;Emploi en liaison avec le Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Elle est accord&eacute;e pour une activit&eacute; et pour une entreprise d&eacute;termin&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 35 de la pr&eacute;sente Loi. Elle donne lieu &agrave; la perception d&rsquo;une taxe d&rsquo;un montant de 2 000 FDJ.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE IV<br \/>Les R&eacute;gimes de contr&ocirc;les et de sanctions<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Section 1 : Contr&ocirc;les et v&eacute;rifications<\/strong><\/p>\n<p>Article 41 : Contr&ocirc;le et v&eacute;rification d&rsquo;identit&eacute; des &eacute;trangers<br \/>En dehors de tout contr&ocirc;le d&rsquo;identit&eacute;, les personnes de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re doivent &ecirc;tre en mesure de pr&eacute;senter les pi&egrave;ces ou documents sous couvert desquels elles sont autoris&eacute;es &agrave; circuler ou &agrave; s&eacute;journer en R&eacute;publique de Djibouti, &agrave; toute r&eacute;quisition des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) et sur l&rsquo;ordre et sous la responsabilit&eacute; de ceux-ci des Agents de Police Judiciaire (APJ) et des Agents de Police judiciaire Adjoint.<br \/>A l&rsquo;issue d&rsquo;un contr&ocirc;le d&rsquo;identit&eacute; effectu&eacute; en application de l&rsquo;Article 67 &agrave; 71 du CPP, les personnes de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re peuvent &ecirc;tre &eacute;galement tenues de pr&eacute;senter les pi&egrave;ces ou documents vises aux articles pr&eacute;c&eacute;dents.<\/p>\n<p>Article 42 : Les agents de la direction de l&rsquo;immigration doivent appr&eacute;hender tout &eacute;tranger en fin de s&eacute;jour ou en infraction avec les dispositions de la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Section 2 : Les sanctions administratives<\/strong><\/p>\n<p>Article 43 : Les autorit&eacute;s de police peuvent, par une d&eacute;cision motiv&eacute;e, d&eacute;cider qu&rsquo;un &eacute;tranger sera reconduit &agrave; la fronti&egrave;re dans les cas suivants :<br \/>1&deg;) si l&rsquo;&eacute;tranger ne peut justifier &ecirc;tre entr&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement sur le territoire djiboutien ;<br \/>2&deg;) si l&rsquo;&eacute;tranger s&rsquo;est maintenu sur le territoire djiboutien au del&agrave; de la validit&eacute; de son visa sans &ecirc;tre titulaire d&rsquo;un premier titre de s&eacute;jour r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;livr&eacute; ;<br \/>3&deg;) si l&rsquo;&eacute;tranger &agrave; qui la d&eacute;livrance ou le renouvellement d&rsquo;un titre de s&eacute;jour a &eacute;t&eacute; refus&eacute; ou dont le titre de s&eacute;jour a &eacute;t&eacute; retir&eacute;, s&rsquo;est maintenu sur le territoire djiboutien au del&agrave; d&rsquo;un mois &agrave; compter de la date de notification de la d&eacute;cision de refus ou de retrait.<br \/>4&deg;) si l&rsquo;&eacute;tranger n&rsquo;a pas demand&eacute; le renouvellement de son titre de s&eacute;jour et s&rsquo;est maintenu sur le territoire djiboutien au del&agrave; d&rsquo;un mois suivant l&rsquo;expiration de ce titre ;<br \/>5&deg;) si l&rsquo;&eacute;tranger a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une condamnation d&eacute;finitive pour contrefa&ccedil;on, falsification et &eacute;tablissement sous un autre nom que le sien ou par d&eacute;faut de titre de s&eacute;jour.<br \/>6&deg;) si l&rsquo;&eacute;tranger fait l&rsquo;objet d&rsquo;un retrait de son titre de s&eacute;jour ou d&rsquo;un refus de d&eacute;livrance ou de renouvellement de ce titre.<\/p>\n<p>Article 44 : L&rsquo;expulsion peut &ecirc;tre prononc&eacute;e sur proposition du Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur par un Arr&ecirc;t&eacute; du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique si la pr&eacute;sence sur le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti d&rsquo;un &eacute;tranger nuit aux int&eacute;r&ecirc;ts du pays.<\/p>\n<p>Article 45 : L&rsquo;expulsion peut &ecirc;tre prononc&eacute;e par d&eacute;cision du Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur sur proposition des autorit&eacute;s de police :<br \/>1) en cas d&rsquo;urgence absolue de pr&eacute;server l&rsquo;ordre public ;<br \/>2) en cas de n&eacute;cessite imp&eacute;rieuse pour la s&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;Etat et la s&eacute;curit&eacute; publique.<\/p>\n<p>Article 46 : L&rsquo;Arr&ecirc;t&eacute; pronon&ccedil;ant l&rsquo;expulsion et la reconduite &agrave; la fronti&egrave;re d&rsquo;un &eacute;tranger peut &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute; d&rsquo;office par l&rsquo;Administration.<\/p>\n<p>Article 47 : Tout &eacute;tranger qui se soustrait, qui aura tent&eacute; de se soustraire &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;un Arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;expulsion ou d&rsquo;une mesure de refus d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; la fronti&egrave;re ou qui, expuls&eacute; ou ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une interdiction du territoire, aura p&eacute;n&eacute;tr&eacute; de nouveau sans autorisation sur le territoire national sera puni d&rsquo;une peine de 3 mois &agrave; un an d&#8217;emprisonnement.<\/p>\n<p>Article 48 : L&rsquo;&eacute;tranger qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;une d&eacute;cision d&rsquo;expulsion ou d&rsquo;une mesure de reconduite &agrave; la fronti&egrave;re et qui justifie &ecirc;tre dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de quitter le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti peut &ecirc;tre astreint &agrave; s&eacute;journer dans un lieu qui lui est fix&eacute; par l&rsquo;Administration.<\/p>\n<p>Article 49 : Si l&rsquo;&eacute;tranger quitte ce lieu sans autorisation des autorit&eacute;s administratives, il est passible d&rsquo;un emprisonnement de 6 mois.<br \/>La m&ecirc;me peine est applicable &agrave; tous ceux qui faciliteront soit par n&eacute;gligence soit volontairement la sortie de cet &eacute;tranger sans cette autorisation.<br \/>Si le complice est un membre de force de l&rsquo;ordre, la sanction est port&eacute;e &agrave; un an d&#8217;emprisonnement.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div class=\"corps\">\n<div class=\"corp\">\n<div align=\"center\"><strong>Section 3 : Les p&eacute;nalit&eacute;s<\/strong><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n<div class=\"corps\">\n<div class=\"corp\">\n<p>Article 50 : L&rsquo;&eacute;tranger qui a p&eacute;n&eacute;tr&eacute; ou s&eacute;journ&eacute; en R&eacute;publique de Djibouti sans se conformer aux dispositions de la pr&eacute;sente Loi ou qui s&rsquo;est maintenu sur le territoire djiboutien au del&agrave; de la dur&eacute;e autoris&eacute;e par son visa sera puni d&rsquo;un emprisonnement de 3 mois &agrave; un an et d&rsquo;une amende de 100 000 FD &agrave; 1.000 000.FD.<br \/>Le Juge peut en outre interdire au condamn&eacute;, pendant une dur&eacute;e qui ne peut &ecirc;tre inf&eacute;rieure a 3 ans, de p&eacute;n&eacute;trer ou de s&eacute;journer sur le territoire djiboutien.<\/p>\n<p>Article 51 : Les peines de 100 000 FD &agrave; 1 000 000 FD sont applicables a l&rsquo;&eacute;tranger qui p&eacute;n&egrave;tre sur le territoire djiboutien sans y avoir &eacute;t&eacute; admis.<\/p>\n<p>Article 52 : Est punie d&rsquo;une amende d&rsquo;un montant maximum de 1000 000 FD, l&rsquo;entreprise de transport a&eacute;rien ou maritime qui d&eacute;barque sur le territoire djiboutien, un &eacute;tranger d&eacute;muni de document de voyage et le cas &eacute;ch&eacute;ant de visa requis par la Loi.<br \/>Le manquement est constat&eacute; par un Proc&egrave;s-Verbal &eacute;tabli par un Officier de Police Judiciaire (OPJ). La copie du Proc&egrave;s-Verbal est remise a l&rsquo;entreprise de transport ou &agrave; son repr&eacute;sentant l&eacute;gal.<br \/>L&rsquo;amende peut &ecirc;tre prononc&eacute;e par le Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur autant de fois qu&rsquo;il y a de passagers concern&eacute;s. Le montant de l&rsquo;amende est vers&eacute; au Tr&eacute;sor Public.<br \/>La d&eacute;cision du Ministre, qui est motiv&eacute;e, est susceptible d&rsquo;un recours de plein contentieux.<br \/>Toutefois, le Ministre ne peut infliger d&rsquo;amende &agrave; raison des faits remontant &agrave; plus d&rsquo;un an.<\/p>\n<p>Article 53 : Toute personne qui aura facilit&eacute; ou tent&eacute; de faciliter l&rsquo;entr&eacute;e, la circulation ou le s&eacute;jour irr&eacute;gulier d&rsquo;un &eacute;tranger sera puni d&rsquo;un emprisonnement de 6 mois &agrave; 2 ans et d&rsquo;une amende de 500 000 FD &agrave; 3 000 000 FD ou de l&rsquo;une de ces deux peines.<\/p>\n<p>Article 54 : Le Tribunal pourra en outre prononcer l&rsquo;interdiction de s&eacute;jour ainsi que la suspension de permis de conduire pendant une dur&eacute;e de 3 ans au plus. Cette p&eacute;riode pourra &ecirc;tre doubl&eacute;e en cas de r&eacute;cidive.<br \/>Tout v&eacute;hicule ayant servi &agrave; commettre l&rsquo;infraction par voie terrestre, maritime ou a&eacute;rienne est confisqu&eacute; en cas de r&eacute;cidive.<br \/>Le Tribunal pourra prononcer l&rsquo;interdiction d&rsquo;exercer directement ou par personne interpos&eacute;e pendant une dur&eacute;e maximum de 5 ans, l&rsquo;activit&eacute; professionnelle &agrave; l&rsquo;occasion de laquelle l&rsquo;infraction a &eacute;t&eacute; commise.<br \/>Toute violation de cette interdiction sera punie d&rsquo;un emprisonnement de 2 mois &agrave; 4 ans et d&rsquo;une amende de 100 000 FD &agrave; 400 000 FD ou une de ces deux peines seulement.<br \/>Le Tribunal prononce la confiscation de tout produit appartenant au condamn&eacute; et ayant un lien direct ou indirect avec l&rsquo;infraction.<br \/>Les frais r&eacute;sultant de mesures n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution de la confiscation seront &agrave; la charge du condamn&eacute;. Ils sont recouvr&eacute;s comme frais de justice criminelle, correctionnelle et de Police.<br \/>Le Tribunal peut prononcer &agrave; l&rsquo;encontre du condamn&eacute; &eacute;tranger, l&rsquo;interdiction de r&eacute;sider sur le territoire djiboutien pour une dur&eacute;e ne pouvant exc&eacute;der 10 ans.<\/p>\n<p>Article 55 : L&rsquo;amende pr&eacute;vue a l&rsquo;alin&eacute;a 1 n&rsquo;est pas inflig&eacute;e lorsque l&rsquo;entreprise de transport &eacute;tablit que les documents requis lui ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s au moment de l&#8217;embarquement ou lorsque les documents pr&eacute;sent&eacute;s ne comportent pas un &eacute;tat d&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute; manifeste.<\/p>\n<p>Article 56 : Les dispositions du pr&eacute;sent article sont applicables &agrave; l&rsquo;entreprise de transport routier sous la forme des lignes r&eacute;guli&egrave;res, des services occasionnels ou de navettes. Le taux de l&rsquo;amende est fix&eacute; dans ce cas &agrave; un montant maximum de 20.000 FD par passagers concern&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 57 : Est passible d&rsquo;une amende de 100 000 FD &agrave; 200 000 FD, toute personne h&eacute;bergeant un &eacute;tranger qui a omis de signaler dans quarante huit heures (48 h) &agrave; la Direction de l&rsquo;Immigration qui suivent l&rsquo;arriv&eacute;e de cet &eacute;tranger.<\/p>\n<p>Article 58 : Lorsqu&rsquo;un &eacute;tranger est h&eacute;berg&eacute; par un logeur de profession, la d&eacute;claration est inscrite sur le registre pr&eacute;vu &agrave; cet effet. Le manquement &agrave; ces dispositions entra&icirc;ne une amende de 100 000 FD &agrave; 1 000 000 FD.<\/p>\n<p>Article 59 : Les infractions aux dispositions du Chapitre 2 Section 3 de la pr&eacute;sente Loi sont punies d&rsquo;une amende de 100 000 FD &agrave; 1 000 000 FD et en cas de r&eacute;cidive d&rsquo;une amende de 500 000 FD &agrave; 3 000 000 FD.<br \/>Lorsqu&rsquo;une amende est prononc&eacute;e en vertu de la pr&eacute;sente Loi, elle est encourue autant de fois qu&rsquo;il y a d&rsquo;infractions sans toutefois que le montant total n&rsquo;exc&egrave;de 10 000 000 FD.<br \/>Les employeurs sont civilement et solidairement responsables des condamnations prononc&eacute;es &agrave; l&rsquo;encontre de leur fond&eacute; de pouvoir ou pr&eacute;pos&eacute;.<\/p>\n<p>Article 60 : Sans pr&eacute;judice de poursuites judiciaires qui pourront &ecirc;tre intent&eacute;es a son encontre, l&#8217;employeur qui aura occup&eacute; un &eacute;tranger en violation des articles 35 &agrave; 39 sera tenu d&rsquo;acquitter une amende sp&eacute;ciale au b&eacute;n&eacute;fice du Tr&eacute;sor Public.<br \/>Le montant de cette amende sp&eacute;ciale est &agrave; 500 fois au taux horaire minimum garanti par la r&eacute;glementation (taux horaire de son secteur d&rsquo;activit&eacute;).<\/p>\n<p>Article 61 : L&rsquo;&eacute;tranger employ&eacute; en violation des dispositions de la pr&eacute;sente Loi, est assimil&eacute; &agrave; compter de la date d&#8217;embauche &agrave; un travailleur r&eacute;gulier en ce qui concerne les obligations de l&#8217;employeur relatives a la r&eacute;glementation de travail.<br \/>En ce qui concerne les avantages p&eacute;cuniaires, cet &eacute;tranger a droit au titre de la p&eacute;riode illicite :<br \/>1&deg;) au paiement des salaires et accessoires conform&eacute;ment aux dispositions l&eacute;gislatives r&eacute;glementaires et contractuelles ;<br \/>2&deg;) en cas de rupture de contrat de travail a une indemnit&eacute; forfaitaire &eacute;gale &agrave; 3 mois de salaires.<\/p>\n<p>Article 62 : Les sommes per&ccedil;ues au titre des p&eacute;nalit&eacute;s ou de taxes en application des dispositions de la pr&eacute;sente Loi sont vers&eacute;es au Tr&eacute;sor National.<\/p>\n<p align=\"center\"><strong>CHAPITRE V<br \/>Dispositions finales<\/strong><\/p>\n<p>Article 63 : Des D&eacute;crets, en tant que besoin, pourront &ecirc;tre pris pour application de la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p>Article 64 : Sont abrog&eacute;es toutes dispositions ant&eacute;rieures et contraires &agrave; la pr&eacute;sente Loi.<\/p>\n<p>Article 65 : La pr&eacute;sente Loi sera enregistr&eacute;e, publi&eacute;e au Journal Officiel de la R&eacute;publique de Djibouti d&egrave;s sa promulgation.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-59836","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"201\/AN\/07\/5\u00e8me L","comment":"fixant les conditions d\u2019entr\u00e9e et de s\u00e9jour en R\u00e9publique de Djibouti.","visas":"<p>VU La Constitution du 15 septembre 1992 ;<br \/>VU La Loi n&deg;115\/AN\/96\/3&egrave;me L du 03 septembre 1996 portant sur l&rsquo;admission des &eacute;trangers sur le Territoire de la R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2005-0067\/PRE du 21 mai 2005 portant nomination du Premier Ministre ;<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;<a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/decret-n2005-0069-pre-portant-nomination-des-membre-du-gouvernement\/'>2005-0069\/PRE <\/a>du 22 mai 2005 portant nomination des membres du Gouvernement ;<\/p>\n<p>Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 17 avril 2007.<\/p>\n","signature":"<p>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<br \/>chef du Gouvernement<br \/>ISMA&Iuml;L OMAR GUELLEH<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":58314,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"4047","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/59836","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/59836\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58314"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=59836"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=59836"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=59836"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}