{"id":60594,"date":"2009-07-19T00:00:00","date_gmt":"2009-07-18T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n50-an-09-6eme-l-portant-protection-de-la-propriete-industrielle\/"},"modified":"2009-07-19T00:00:00","modified_gmt":"2009-07-18T21:00:00","slug":"loi-n50-an-09-6eme-l-portant-protection-de-la-propriete-industrielle","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n50-an-09-6eme-l-portant-protection-de-la-propriete-industrielle\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 50\/AN\/09\/6\u00e8me L Portant Protection de la Propri\u00e9t\u00e9 Industrielle"},"content":{"rendered":"<p align=\"center\">TITRE PREMIER<br \/>\nDISPOSITIONS GENERALES<\/p>\n<p>Article 1er :<br \/>\n      Au sens de la pr&eacute;sente loi, la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle a pour objet les brevets d&rsquo;invention, les sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s, les dessins et mod&egrave;les industriels, les marques de fabrique, de produits ou services,  le nom commercial, les indications g&eacute;ographiques et les appellations d&rsquo;origine ainsi que la r&eacute;pression de la concurrence d&eacute;loyale.<\/p>\n<p>Article 2 :<br \/>\n      La propri&eacute;t&eacute; industrielle s&rsquo;entend dans l&rsquo;acception la plus large et s&rsquo;applique non seulement &agrave; l&rsquo;industrie, au commerce proprement dits et aux services mais &eacute;galement &agrave; toute production du domaine des industries agricoles et extractives ainsi qu&rsquo;&agrave; tous produits fabriqu&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 3 : <br \/>\n      Les ressortissants de chacun des pays faisant partie de l&rsquo;Union internationale pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle jouissent de la protection des droits de propri&eacute;t&eacute; industrielle pr&eacute;vus par la pr&eacute;sente loi sous r&eacute;serve de l&rsquo;accomplissement des conditions et formalit&eacute;s qui y sont pr&eacute;vues.<br \/>\n      La m&ecirc;me protection est accord&eacute;e aux ressortissants des pays parties &agrave; tout autre trait&eacute; conclu en mati&egrave;re de propri&eacute;t&eacute; industrielle auquel Djibouti est partie, et pr&eacute;voyant dans ses dispositions un traitement non moins favorable que celui dont b&eacute;n&eacute;ficie les ressortissants desdits pays.<\/p>\n<p>Article 4 : <br \/>\n      Toute personne physique ou morale r&eacute;sident &agrave; Djibouti peut faire personnellement ses d&eacute;p&ocirc;ts de demande de titre de propri&eacute;t&eacute; industrielle, ainsi que toutes op&eacute;rations ult&eacute;rieures y aff&eacute;rentes ou d&eacute;signer &agrave; cet effet un mandataire, domicili&eacute; ou ayant son si&egrave;ge social &agrave; Djibouti.<br \/>\n      Le pouvoir du titulaire du droit de propri&eacute;t&eacute; industrielle peut s&rsquo;appliquer &agrave; un ou plusieurs d&eacute;p&ocirc;ts ou enregistrements  ou &agrave; tous les d&eacute;p&ocirc;ts et enregistrements existants ou futurs du mandant, sous r&eacute;serve de toute exception mentionn&eacute;e par le mandant dans le pouvoir. <\/p>\n<p>Article 5 :<br \/>\n      Les ressortissants des pays qui ne font pas partie de l&rsquo;Union internationale pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle jouissent du b&eacute;n&eacute;fice des dispositions de la pr&eacute;sente loi s&rsquo;ils sont domicili&eacute;s ou ont une activit&eacute; industrielle ou commerciale effective et s&eacute;rieuse sur le territoire de l&rsquo;un des pays de l&rsquo;Union. <\/p>\n<p>Article 6 :<br \/>\n      Celui qui aura r&eacute;guli&egrave;rement fait le d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;une demande ( premi&egrave;re demande ) de brevet d&rsquo;invention, de certificat d&rsquo;addition se rattachant &agrave; un brevet principal ,   de dessin ou mod&egrave;le industriel ou de marque de fabrique, de produit, de commerce ou de service, dans l&rsquo;un des pays de l&rsquo;Union internationale pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle, ou son ayant droit, jouira, pour effectuer le d&eacute;p&ocirc;t de ladite demande &agrave; Djibouti (demande subs&eacute;quente), d&rsquo;un droit de priorit&eacute; pendant les d&eacute;lais pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 7 ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Article 7 :<br \/>\n      Le d&eacute;lai de priorit&eacute; ci-dessus mentionn&eacute; est de douze mois pour les brevets d&rsquo;invention, les certificats d&rsquo;addition se rattachant &agrave; un brevet principal, et les sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s, et de six mois pour les dessins et mod&egrave;les industriels et  les marques de fabrique, de produits ou services.   Les d&eacute;lais commencent &agrave; courir &agrave; partir de la date du d&eacute;p&ocirc;t de la premi&egrave;re demande effectu&eacute;e dans l&rsquo;un des pays de l&rsquo;Union, le jour du d&eacute;p&ocirc;t n&rsquo;&eacute;tant pas compris dans les d&eacute;lais. Si le dernier jour du d&eacute;lai est un jour f&eacute;ri&eacute; ou un jour non ouvrable, le d&eacute;lai est prorog&eacute; jusqu&rsquo;au premier jour ouvrable qui suit.<\/p>\n<p>Article 8 :<br \/>\n      Quiconque voudra se pr&eacute;valoir de la priorit&eacute; d&rsquo;un d&eacute;p&ocirc;t ant&eacute;rieur effectu&eacute; dans l&rsquo;un des pays de l&rsquo;Union sera tenu de faire une d&eacute;claration de priorit&eacute; &eacute;crite indiquant la date, le num&eacute;ro s&rsquo;il est connu au moment du d&eacute;p&ocirc;t &agrave; Djibouti, et le pays d&rsquo;origine de ce d&eacute;p&ocirc;t.  Si le num&eacute;ro du d&eacute;p&ocirc;t prioritaire n&rsquo;est pas connu au moment du d&eacute;p&ocirc;t &agrave; Djibouti, il est fourni par le d&eacute;posant d&eacute;s que possible. <br \/>\n      La d&eacute;claration de priorit&eacute; devra &ecirc;tre effectu&eacute;e &agrave; la date du d&eacute;p&ocirc;t de la demande &agrave; Djibouti. <br \/>\n      Dans un d&eacute;lai de trois mois courant &agrave; compter de la date du d&eacute;p&ocirc;t de la demande &agrave; Djibouti, le d&eacute;posant devra fournir les pi&egrave;ces justifiant le d&eacute;p&ocirc;t ant&eacute;rieur dans les conditions qui seront d&eacute;termin&eacute;es par voie r&eacute;glementaire. <\/p>\n<p>Article 9 :<br \/>\n      Le d&eacute;p&ocirc;t op&eacute;r&eacute; &agrave; Djibouti au b&eacute;n&eacute;fice d&rsquo;un droit de priorit&eacute; d&ucirc;ment revendiqu&eacute;, ne pourra &ecirc;tre invalid&eacute; par des faits accomplis dans l&rsquo;intervalle entre ce d&eacute;p&ocirc;t et le d&eacute;p&ocirc;t prioritaire, soit, notamment, par un autre d&eacute;p&ocirc;t, par la publication de l&rsquo;invention ou son exploitation, par la mise en vente d&rsquo;exemplaires du dessin ou du mod&egrave;le industriel, par l&#8217;emploi de la marque, et ces faits ne pourrons faire na&icirc;tre aucun droit de tiers ni aucune possession personnelle.\n    <\/p>\n<p>Article 10 :<br \/>\n      Des priorit&eacute;s multiples peuvent &ecirc;tre revendiqu&eacute;es pour une demande de brevet, m&ecirc;me si elles proviennent de pays diff&eacute;rents.  Le cas &eacute;ch&eacute;ant, des priorit&eacute;s multiples  peuvent &ecirc;tre revendiqu&eacute;es pour une m&ecirc;me revendication.<br \/>\n      Si des priorit&eacute;s multiples sont revendiqu&eacute;es, les d&eacute;lais qui ont pour point de d&eacute;part la date de priorit&eacute; sont calcul&eacute;s &agrave; compter de la date de la priorit&eacute; la plus ancienne.<br \/>\n      Lorsqu&rsquo;une ou plusieurs priorit&eacute;s sont revendiqu&eacute;es pour la demande de brevet, le droit de priorit&eacute; ne couvre que les &eacute;l&eacute;ments de la demande de brevet qui sont contenus dans la demande ou dans les demandes dont la priorit&eacute; est revendiqu&eacute;e.<br \/>\n      Si certains &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;invention pour lesquels la priorit&eacute; est revendiqu&eacute;e ne figurent pas parmi les revendications formul&eacute;es dans la demande ant&eacute;rieure, il suffit, pour que la priorit&eacute; puisse &ecirc;tre accord&eacute;e, que l&rsquo;ensemble des pi&egrave;ces de la demande ant&eacute;rieure r&eacute;v&egrave;le d&rsquo;une fa&ccedil;on pr&eacute;cise lesdits &eacute;l&eacute;ments.<\/p>\n<p>Article 11:<br \/>\n      Le d&eacute;faut d&rsquo;observation des d&eacute;lais et formalit&eacute;s pr&eacute;vus par les articles 7 et 8 ci-dessus entra&icirc;nera la perte du b&eacute;n&eacute;fice du droit de priorit&eacute; &agrave; Djibouti.<\/p>\n<p>Article 12 :<br \/>\n      Les brevets d&rsquo;invention, les certificats d&rsquo;addition se rattachant &agrave; un brevet principal,  les dessins et mod&egrave;les industriels et les marques de fabrique, de produits, ou services, d&eacute;pos&eacute;s avec le b&eacute;n&eacute;fice de la priorit&eacute; jouissent d&rsquo;une dur&eacute;e de protection &eacute;gale &agrave; celle pr&eacute;vue pour les d&eacute;p&ocirc;ts effectu&eacute;s sans revendication de priorit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 13 :<br \/>\n      Les brevets d&rsquo;invention, les certificats d&rsquo;addition se rattachant &agrave; un brevet principal, les sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s, les dessins et mod&egrave;les industriels et les marques de fabrique, de produits ou services,  seront enti&egrave;rement ind&eacute;pendants des titres obtenus dans l&rsquo;un des pays de l&rsquo;Union internationale pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle, pour le m&ecirc;me objet, tant au point de vue des causes de nullit&eacute; et de d&eacute;ch&eacute;ance, qu&rsquo;au point de vue de la dur&eacute;e de protection. <\/p>\n<p>Article 14 :<br \/>\n      Toutes op&eacute;rations de d&eacute;p&ocirc;t des demandes de titres de propri&eacute;t&eacute; industrielle ainsi que tout acte affectant ces titres sont inscrites sur les registres tenus &agrave; cet effet par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale. La liste et le contenu de ces registres, que le dit organisme conserve ind&eacute;finiment, sont fix&eacute;s par voie r&eacute;glementaire.<br \/>\n      L&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale conserve les pi&egrave;ces des dossiers de demandes de titres de propri&eacute;t&eacute; industrielle, en original ou en reproduction, jusqu&rsquo;au terme d&rsquo;un d&eacute;lai de dix ans apr&egrave;s l&rsquo;extinction des droits y aff&eacute;rents. <\/p>\n<p>Article 15 :<br \/>\n      Les Chambres Civiles, Commerciales et Correctionnelles des Tribunaux de Premi&egrave;re Instance sont comp&eacute;tents pour conna&icirc;tre de tout litige n&eacute; de l&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE II<br \/>\n      DES BREVETS D&rsquo;INVENTION<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre premier<br \/>\n      Du champ d&rsquo;application<\/p>\n<p>Article 16 :<br \/>\n      Toute invention peut faire l&rsquo;objet d&rsquo;un brevet d&rsquo;invention d&eacute;livr&eacute; par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale.  Le droit au brevet d&rsquo;invention appartient &agrave; l&rsquo;inventeur ou &agrave; ses ayants droits sous les conditions et dans les limites fix&eacute;es par la pr&eacute;sente loi. <br \/>\n      Si plusieurs personnes ont r&eacute;alis&eacute; l&rsquo;invention ind&eacute;pendamment l&rsquo;une de l&rsquo;autre, le droit au titre de propri&eacute;t&eacute; industrielle appartient &agrave; celle qui justifie de la date de d&eacute;p&ocirc;t la plus ancienne.<\/p>\n<p>Article 17 :<br \/>\n      Les titres de propri&eacute;t&eacute; industrielle prot&eacute;geant les inventions sont :<br \/>\n      a) les brevets d&rsquo;invention, d&eacute;livr&eacute;s pour une dur&eacute;e de \t\t\tprotection de vingt ans &agrave; compter de la date de d&eacute;p&ocirc;t de \tla demande de brevet;<br \/>\n      b) les certificats d&rsquo;addition, qui sont des titres acces\t\t\tsoires pour des inventions dont l&rsquo;objet est rattach&eacute; &agrave; au \t\tmoins une revendication d&rsquo;un brevet principal. Lesdits \t\tcertificats sont d&eacute;livr&eacute;s pour une dur&eacute;e qui prend effet &agrave; \tcompter de la date de d&eacute;p&ocirc;t de leur demande et \t\t\tqui expire avec celle du brevet principal auquel \t\t\tils sont rattach&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 18 :<br \/>\n      Si l&rsquo;inventeur est un salari&eacute;, le droit au titre de propri&eacute;t&eacute; industrielle, &agrave; d&eacute;faut de stipulation contractuelle plus favorable au salari&eacute;, est d&eacute;fini selon les dispositions ci-apr&egrave;s :<br \/>\n      a) les inventions faites par le salari&eacute; dans l&rsquo;ex&eacute;cution soit \td&rsquo;un contrat de travail comportant une mission inventive \tqui correspond &agrave; ses fonctions effectives, soit d&rsquo;&eacute;tudes et \tde recherches qui lui sont explicitement confi&eacute;es, appar\t\ttiennent &agrave; l&#8217;employeur. Les conditions dans lesquelles le \tsalari&eacute;, auteur d&rsquo;une telle invention, b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;une \t\t\tr&eacute;mun&eacute;ration suppl&eacute;mentaire sont d&eacute;termin&eacute;es par les \t\tconventions collectives ou les contrats individuels de tra\t\tvail.<br \/>\n      Tout litige relatif &agrave; la r&eacute;mun&eacute;ration suppl&eacute;mentaire que pourrait percevoir le salari&eacute; suite &agrave; son invention, est soumis au &agrave; la Chambre Civile et Commerciale du Tribunal de Premi&egrave;re Instance.<br \/>\n      b) toutes les autres inventions appartiennent au salari&eacute;. \tToutefois, lorsqu&rsquo;une invention est faite par un salari&eacute;, \t\tsoit dans le cours de l&rsquo;ex&eacute;cution de ses fonctions, soit \t\tdans le domaine des activit&eacute;s de l&rsquo;entreprise, soit par la \tconnaissance ou l&rsquo;utilisation de techniques ou de \t\t\tmoyens sp&eacute;cifiques &agrave; l&rsquo;entreprise, ou de donn&eacute;es procu-\tr&eacute;es par elle, le salari&eacute; doit en informer imm&eacute;diatement \t\tson employeur par d&eacute;claration &eacute;crite et envoy&eacute;e par \t\t\tlettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception.<br \/>\n      L&#8217;employeur dispose d&rsquo;un d&eacute;lai de six mois &agrave; compter de la date de r&eacute;ception de la d&eacute;claration &eacute;crite vis&eacute;e ci-dessus pour se faire attribuer la propri&eacute;t&eacute; ou la jouissance de tout ou partie des droits attach&eacute;s &agrave; l&rsquo;invention de son salari&eacute; par le d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;une demande de brevet aupr&egrave;s de l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale.<br \/>\n      Toutefois, si l&#8217;employeur n&rsquo;a pas d&eacute;pos&eacute; la demande de brevet dans le d&eacute;lai vis&eacute; ci-dessus, l&rsquo;invention revient de droit au salari&eacute;.<br \/>\n      Le salari&eacute; doit en obtenir un juste prix qui, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;accord entre les parties, est fix&eacute; par le tribunal; celui-ci prendra en consid&eacute;ration tous les &eacute;l&eacute;ments qui pourront lui &ecirc;tre fournis notamment par l&#8217;employeur et par le salari&eacute;, pour calculer le juste prix tant en fonction des apports initiaux de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre que de l&rsquo;utilit&eacute; industrielle et commerciale de l&rsquo;invention. <br \/>\n      c) le salari&eacute; et l&#8217;employeur doivent se communiquer tous renseignements utiles sur l&rsquo;invention en cause. Ils doivent s&rsquo;abstenir de toute divulgation de nature &agrave; compromettre en tout ou en partie l&rsquo;exercice des droits conf&eacute;r&eacute;s par le pr&eacute;sent titre.<br \/>\n      Tout accord entre le salari&eacute; et son employeur ayant pour objet une invention de salari&eacute; doit &ecirc;tre constat&eacute; par &eacute;crit sous peine de nullit&eacute;.<br \/>\n      En cas de pluralit&eacute; d&rsquo;inventeurs, une d&eacute;claration conjointe peut &ecirc;tre faite par tous les inventeurs ou par certains d&rsquo;entre eux seulement.<br \/>\n      Le contenu de la d&eacute;claration est d&eacute;termin&eacute; par voie r&eacute;glementaire<\/p>\n<p>Article 19 :<br \/>\n      L&rsquo;action en revendication se prescrit par trois ans &agrave; compter de la date de  publication du titre au registre national des brevets vis&eacute; au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 58 ci-dessous.<\/p>\n<p>Article 20 :<br \/>\n      L&rsquo;inventeur, salari&eacute; ou non, est mentionn&eacute; comme tel dans le brevet. L&#8217;employeur peut &eacute;galement s&rsquo;opposer &agrave; cette mention.<\/p>\n<p>Article 21 :<br \/>\n      L&rsquo;invention peut porter sur des produits, sur des proc&eacute;d&eacute;s et sur toute application nouvelle ou une combinaison de moyens connus pour arriver &agrave; un r&eacute;sultat inconnu par rapport &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de la technique.<\/p>\n<p>Article 22 :<br \/>\n      Est brevetable toute invention nouvelle, impliquant une activit&eacute; inventive et susceptible d&rsquo;application industrielle.<\/p>\n<p>Article 23 :<br \/>\n      Une invention est consid&eacute;r&eacute;e comme nouvelle si elle n&rsquo;est pas comprise dans l&rsquo;&eacute;tat de la technique.<br \/>\n      Une invention est consid&eacute;r&eacute;e comme impliquant une activit&eacute; inventive si, pour un homme du m&eacute;tier, elle ne d&eacute;coule pas d&rsquo;une mani&egrave;re &eacute;vidente de l&rsquo;&eacute;tat de la technique.<br \/>\n      L&rsquo;&eacute;tat de la technique est constitu&eacute; par tout ce qui a &eacute;t&eacute; rendu accessible au public en tout lieu du monde par une description &eacute;crite ou orale, un usage ou tout autre moyen, avant la date de d&eacute;p&ocirc;t de la demande de brevet &agrave; Djibouti ou d&rsquo;une demande de brevet d&eacute;pos&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger et dont la priorit&eacute; est valablement revendiqu&eacute;e.<br \/>\n      Est &eacute;galement consid&eacute;r&eacute; comme compris dans l&rsquo;&eacute;tat de la technique le contenu de demandes de brevet d&eacute;pos&eacute;es &agrave; Djibouti ou de demandes internationales, telles qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;es, qui ont une date de d&eacute;p&ocirc;t ant&eacute;rieure &agrave; celle mentionn&eacute;e au second alin&eacute;a du pr&eacute;sent article et qui n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;es qu&rsquo;&agrave; cette date ou qu&rsquo;&agrave; une date post&eacute;rieure.<\/p>\n<p>Article 24 :<br \/>\n      Un &eacute;l&eacute;ment de l&rsquo;&eacute;tat de la technique opposable &agrave; une invention revendiqu&eacute;e dans une demande de brevet d&eacute;pos&eacute;e &agrave; Djibouti n&rsquo;a pas d&rsquo;incidence sur la brevetabilit&eacute; de cette invention dans la mesure o&ugrave; cet &eacute;l&eacute;ment aurait &eacute;t&eacute; inclus dans l&rsquo;&eacute;tat de la technique &agrave; une date tombant au cours des douze mois pr&eacute;c&eacute;dant la date du d&eacute;p&ocirc;t de la demande &agrave; Djibouti ou la date de la priorit&eacute; revendiqu&eacute; dans la demande, du fait d&rsquo;actes commis <br \/>\n      i) \tpar le d&eacute;posant ou son pr&eacute;d&eacute;cesseur en droit,<br \/>\n      ii) \tpar un office de brevets qui aurait ind&ucirc;ment publi&eacute; ou mis &agrave; la disposition du public une demande de brevet d&eacute;pos&eacute;e par le d&eacute;posant ou son pr&eacute;d&eacute;cesseur en droit, ou une demande d&eacute;pos&eacute;e &agrave; l&rsquo;insu ou sans le consentement du d&eacute;posant ou son pr&eacute;d&eacute;cesseur en droit par un tiers ayant obtenu les informations directement ou indirectement du d&eacute;posant ou son pr&eacute;d&eacute;cesseur en droit, ou <br \/>\n      iii) par un tiers ayant obtenu directement ou indirectement de l&rsquo;inventeur les informations contenues dans l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment de l&rsquo;&eacute;tat de la technique.<\/p>\n<p>Article 25 :<br \/>\n      Une invention est consid&eacute;r&eacute;e comme susceptible d&rsquo;application industrielle si son objet peut &ecirc;tre fabriqu&eacute; ou utilis&eacute; dans tout genre d&rsquo;industrie, y compris l&rsquo;agriculture.<\/p>\n<p>Article 26 :<br \/>\n      Ne sont pas consid&eacute;r&eacute;es comme des inventions :<br \/>\n      a) les d&eacute;couvertes, les substances, mati&egrave;res et orga\t\t\tnismes tels qu&rsquo;ils existent dans la nature, ainsi que leurs \tparties ou &eacute;l&eacute;ments <br \/>\n      b) les th&eacute;ories scientifiques et m&eacute;thodes math&eacute;matiques \tc) le corps humain et les mati&egrave;res qui composent le \t\t\tcorps humain, aux diff&eacute;rents stades de sa constitution et \tde son d&eacute;veloppement, ainsi que ses &eacute;l&eacute;ments, y com\t\tpris la s&eacute;quence ou la s&eacute;quence partielle d&rsquo;un g&egrave;ne ;<br \/>\n      d) les proc&eacute;d&eacute;s essentiellement biologiques d&rsquo;obtention \t\tde v&eacute;g&eacute;taux ou d&rsquo;animaux;<br \/>\n      e) les &oelig;uvres litt&eacute;raires et artistiques ou toute autre \t\t\tcr&eacute;ation esth&eacute;tique;<br \/>\n      f) les plans, principes et m&eacute;thodes dans l&rsquo;exercice d&rsquo;acti-\tvit&eacute;s intellectuelles, en mati&egrave;re de jeu ou dans le domai-\tne des activit&eacute;s &eacute;conomiques;<br \/>\n      g) les programmes d&rsquo;ordinateur;<br \/>\n      h) les pr&eacute;sentations d&rsquo;informations.<\/p>\n<p>Article 27 :<br \/>\n      Ne sont pas brevetables :<br \/>\n      a) les v&eacute;g&eacute;taux et les animaux autres que les micro-\t\t\torganismes;<br \/>\n      b) les m&eacute;thodes de diagnostique, th&eacute;rapeutiques et chi-\t\trurgicales pour le traitement des personnes ou des ani-\t\tmaux ;<br \/>\n      c) Les inventions dont l&rsquo;exploitation commerciale ou la \t\tmise en &oelig;uvre seraient contraire &agrave; l&rsquo;ordre public ou aux \tbonnes m&oelig;urs, ou porteraient atteinte &agrave; la sant&eacute; ou &agrave; la \tvie des personnes, des animaux, des v&eacute;g&eacute;taux ou &agrave; l&rsquo;en\tvironnement.<\/p>\n<p>Article 28 :<br \/>\n      La disposition de l&rsquo;alin&eacute;a b) de l&rsquo;article 27 ne s&rsquo;applique pas aux produits, notamment aux substances ou compositions, pour la mise en &oelig;uvre d&rsquo;une de ces m&eacute;thodes.<\/p>\n<p>Article 29 :<br \/>\n      Pendant toute la dur&eacute;e du brevet, le titulaire du brevet ou ses ayants droit peut apporter &agrave; l&rsquo;invention des perfectionnements ou additions qui seront constat&eacute;s par des certificats d&rsquo;addition d&eacute;livr&eacute;s dans les m&ecirc;mes formalit&eacute;s et conditions que le brevet principal et produisant les m&ecirc;mes effets que ce dernier.<br \/>\n      Les dispositions de la pr&eacute;sente loi relatives aux brevets d&rsquo;invention sont applicables aux certificats d&rsquo;addition &agrave; l&rsquo;exception des dispositions relatives &agrave; la dur&eacute;e du brevet et au paiement des droits exigibles pour le maintien en vigueur dudit brevet, pr&eacute;vues respectivement par les articles 17 a) et 81 de la pr&eacute;sente loi.<br \/>\n      La dur&eacute;e de protection du certificat d&rsquo;addition prend fin en m&ecirc;me temps que celle du brevet principal.<br \/>\n      Les certificats d&rsquo;addition d&eacute;livr&eacute;s &agrave; l&rsquo;un des ayants droit, et dont la demande est faite par celui-ci, profitent &agrave; tous les autres.<\/p>\n<p>Article 30 :<br \/>\n      Toute demande de certificat d&rsquo;addition peut, avant sa d&eacute;livrance, sur requ&ecirc;te du demandeur,  &ecirc;tre transform&eacute;e en une demande de brevet.  La transformation en une demande de brevet prend effet &agrave; partir de la date du d&eacute;p&ocirc;t de la demande de certificat d&rsquo;addition.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre II<br \/>\n      Du d&eacute;p&ocirc;t de la demande de brevet et de la d&eacute;livrance du brevet<br \/>\n      Section premi&egrave;re. &#8211; Du d&eacute;p&ocirc;t de la demande de brevet<\/p>\n<p>Article 31:<br \/>\n      Toute personne souhaitant un brevet d&rsquo;invention doit d&eacute;poser aupr&egrave;s de l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale, un dossier de demande de brevet dans les conditions prescrites ci-apr&egrave;s. <br \/>\n      L&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale tient  pour date de d&eacute;p&ocirc;t, la date de la r&eacute;ception de la demande conte-nant : <br \/>\n      i) une indication explicite selon laquelle la d&eacute;livrance d&rsquo;un \tbrevet est demand&eacute;e;<br \/>\n      ii) des &eacute;l&eacute;ments ou de donn&eacute;es permettant d&rsquo;&eacute;tablir \t\t\tl&rsquo;identit&eacute; du d&eacute;posant ou permettant &agrave; l&rsquo;office d&rsquo;entrer en \trelation avec le d&eacute;posant;<br \/>\n      iii) une partie susceptible de d&eacute;crire l&rsquo;invention et qui peut \tcomprendre un ou plusieurs dessins n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;in-\t\ttelligence de l&rsquo;invention.<br \/>\n      Si l&rsquo;Office constate que, au moment de la r&eacute;ception de la demande, les conditions de l&rsquo;alin&eacute;a premier n&rsquo;&eacute;taient pas remplies, il doit inviter, par &eacute;crit, le d&eacute;posant &agrave; faire la correction n&eacute;cessaire dans le d&eacute;lai de trois mois. Si une correction est requise il sera d&eacute;livr&eacute; un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; de d&eacute;p&ocirc;t provisoire  rendu d&eacute;finitif au bout de trois mois, par contre si cette correction n&rsquo;est pas faite un avis d&eacute;finitif  et motiv&eacute; de rejet de la demande sera d&eacute;livr&eacute;. <br \/>\n      Si la demande renvoie &agrave; des dessins et que ceux-ci ne sont pas inclus dans la demande, l&rsquo;Office doit inviter, par &eacute;crit, le d&eacute;posant &agrave; fournir les dessins manquants.  Si le d&eacute;posant d&eacute;f&egrave;re &agrave; cette invitation, la date de d&eacute;p&ocirc;t retenue sera alors, la date de la r&eacute;ception des dessins manquants.  A d&eacute;faut, la date de d&eacute;p&ocirc;t retenue sera, la date de la r&eacute;ception de la demande et traite tout renvoi auxdits dessins comme inexistant.<\/p>\n<p>Article 32 :<br \/>\n      Le d&eacute;p&ocirc;t de la demande est soumis au paiement d&rsquo;une redevance prescrite.<br \/>\n      Le d&eacute;posant doit fournir avec sa demande de brevet la date et le num&eacute;ro de toute demande de brevet que lui ou son pr&eacute;d&eacute;cesseur en droit a d&eacute;pos&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger (&quot;demande &eacute;trang&egrave;re&quot;) et qui porte sur la m&ecirc;me invention, ou essentiellement sur la m&ecirc;me invention, que celle qui est revendiqu&eacute;e dans la demande d&eacute;pos&eacute;e aupr&egrave;s de l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale. <br \/>\n      Le d&eacute;posant est tenu de fournir &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale et, une copie de toute d&eacute;cision d&eacute;finitive annulant le brevet qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; sur la base de la demande &eacute;trang&egrave;re vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dant.<\/p>\n<p>Article 33 :<br \/>\n      Un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; constatant la date de la remise de la demande de brevet  est imm&eacute;diatement remis apr&egrave;s d&eacute;p&ocirc;t de la demande au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire.<\/p>\n<p>Article 34 :<br \/>\n      La description de l&rsquo;invention doit divulguer l&rsquo;invention d&rsquo;une mani&egrave;re suffisamment claire et compl&egrave;te pour qu&rsquo;un homme du m&eacute;tier puisse l&rsquo;ex&eacute;cuter.<br \/>\n      La description de l&rsquo;invention doit notamment :<br \/>\n      a) pr&eacute;ciser le domaine technique auquel se rapporte l&rsquo;in-\tvention ; <br \/>\n      b) indiquer l&rsquo;&eacute;tat de la technique ant&eacute;rieure qui, dans la \t\tmesure o&ugrave; le demandeur le conna&icirc;t, peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; \tcomme utile pour l&rsquo;intelligence de l&rsquo;invention et pour la \t\trecherche et l&rsquo;examen de l&rsquo;invention en cas de litige; les \tdocuments servant &agrave; refl&eacute;ter l&rsquo;&eacute;tat de la technique ant&eacute;-\t\trieure doivent &ecirc;tre cit&eacute;s de pr&eacute;f&eacute;rence ;  lorsque \t\t\tl&rsquo;invention revendiqu&eacute;e a &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;e ou obtenue \t\t\tdirectement de ressources g&eacute;n&eacute;tiques ou biologiques \t\tobtenues d&rsquo;une source particuli&egrave;re, ou de l&rsquo;utilisation de \tconnaissances traditionnelles obtenues d&rsquo;une commu-\t\tnaut&eacute; particuli&egrave;re, la description doit indiquer la source \t\tde ces ressources ou connaissances ainsi que la mani&egrave;-\tre dont ils ont &eacute;t&eacute; obtenus ; <br \/>\n      c) exposer l&rsquo;invention revendiqu&eacute;e en des termes per\t\t\tmettant la compr&eacute;hension du probl&egrave;me technique, \t\t\tm&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;est pas express&eacute;ment d&eacute;sign&eacute; comme tel, et \tcelle de la solution de ce probl&egrave;me, ainsi que, le cas \t\t\t&eacute;ch&eacute;ant, les avantages apport&eacute;s par l&rsquo;invention par rap\t\tport &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de la technique ant&eacute;rieure;<br \/>\n      d) indiquer en d&eacute;tail au moins un mode de r&eacute;alisation de \tl&rsquo;invention dont la protection est demand&eacute;e, qui, en prin\t\tcipe, doit comporter des exemples, s&rsquo;il y a lieu, et des \t\tr&eacute;f&eacute;rences aux dessins, s&rsquo;il en existe.<br \/>\n      e) d&eacute;crire bri&egrave;vement les figures des dessins s&rsquo;il en exis-\tte;<br \/>\n      f)  expliciter, dans le cas o&ugrave; elle ne r&eacute;sulte pas &agrave; l&rsquo;&eacute;vi-\t\t\tdence de la description ou de la nature de l&rsquo;invention, la \tmani&egrave;re dont celle-ci est susceptible d&rsquo;application indus-\ttrielle.<br \/>\n      Lorsqu&rsquo;une invention comporte l&rsquo;utilisation d&rsquo;une mati&egrave;re \tbiologique ou qu&rsquo;elle concerne une mati&egrave;re biologique, &agrave; \tlaquelle le public n&rsquo;a pas acc&egrave;s et qui ne peut &ecirc;tre d&eacute;cri-\tte dans la demande de brevet de fa&ccedil;on &agrave; permettre &agrave; un \thomme du m&eacute;tier d&rsquo;ex&eacute;cuter l&rsquo;invention, celle-ci n&rsquo;est \t\t\tconsid&eacute;r&eacute;e comme suffisamment  expos&eacute;e que si <br \/>\n      a) un &eacute;chantillon de la mati&egrave;re biologique a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;, \tau plus tard &agrave; la date de d&eacute;p&ocirc;t de la demande, aupr&egrave;s \t\td&rsquo;une autorit&eacute; de d&eacute;p&ocirc;t habilit&eacute;e;<br \/>\n      b) la demande telle que d&eacute;pos&eacute;e contient les informa-\t\ttions pertinentes dont dispose le demandeur sur les \t\t\tcaract&eacute;ristiques de la mati&egrave;re biologique;<br \/>\n      c) la demande comporte le nom et l&rsquo;adresse de l&rsquo;autorit&eacute; \tde d&eacute;p&ocirc;t, la date du d&eacute;p&ocirc;t et le num&eacute;ro d&rsquo;ordre de la \t\t\tmati&egrave;re biologique d&eacute;pos&eacute;e ;<br \/>\n      d)  le d&eacute;posant fournit le certificat de d&eacute;p&ocirc;t du mat&eacute;riel \t\tbiologique.<br \/>\n      Lorsque la mati&egrave;re biologique a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e par une personne autre que le demandeur, le nom et l&rsquo;adresse du d&eacute;posant sont mentionn&eacute;s dans la demande et est fourni &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien un document prouvant que le d&eacute;posant a autoris&eacute; le demandeur &agrave; se r&eacute;f&eacute;rer dans la demande &agrave; la mati&egrave;re biologique d&eacute;pos&eacute;e et a consenti sans r&eacute;serve et de mani&egrave;re irr&eacute;vocable &agrave; mettre la mati&egrave;re d&eacute;pos&eacute;e &agrave; la disposition du public.<br \/>\n      Seront fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire d&rsquo;autres formalit&eacute;s pour la description et les formalit&eacute;s quant aux d&eacute;lais de pr&eacute;sentation et de communication des informations et relatives &agrave; la mati&egrave;re biologique utilis&eacute;e pour l&rsquo;invention, ainsi que les questions relatives au d&eacute;p&ocirc;t pr&eacute;vu &agrave; cet article et l&rsquo;acc&egrave;s aux &eacute;chantillons. <\/p>\n<p>Article 35 : <br \/>\n      Les revendications d&eacute;finissent l&rsquo;&eacute;tendue de la protection demand&eacute;e.  La description et les dessins peuvent servir &agrave; interpr&eacute;ter les revendications.  Les revendications doivent &ecirc;tre claires et concises.  Elles se fondent enti&egrave;rement sur la description.<\/p>\n<p>Article 36 :<br \/>\n      L&rsquo;intitul&eacute; doit caract&eacute;riser l&rsquo;objet de l&rsquo;invention. Il doit faire appara&icirc;tre de mani&egrave;re claire et concise la d&eacute;signation technique de l&rsquo;invention et ne comporter aucune d&eacute;nomination de fantaisie.<\/p>\n<p>Article 37 :<br \/>\n      La demande de brevet ne doit pas contenir:<br \/>\n      a) d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments ou de dessins dont la publication ou la \t\t\tmise en &oelig;uvre serait contraire &agrave; l&rsquo;ordre public ou aux \t\tbonnes m&oelig;urs;<br \/>\n      b) de d&eacute;clarations d&eacute;nigrantes concernant des produits \t\tou proc&eacute;d&eacute;s de tiers ou le m&eacute;rite ou la validit&eacute; de \t\t\tdemandes de brevets ou de brevets de tiers. De simples \tcomparaisons avec l&rsquo;&eacute;tat de la technique ne sont pas en \telles-m&ecirc;mes consid&eacute;r&eacute;es comme d&eacute;nigrantes;<br \/>\n      c) d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments manifestement &eacute;trangers &agrave; la description \t\tde l&rsquo;invention.<br \/>\n      La demande de brevet ne peut comporter ni restrictions ni conditions, ni r&eacute;serves.<\/p>\n<p>Article 38 :<br \/>\n      La demande de brevet ne peut concerner qu&rsquo;une invention ou une pluralit&eacute; d&rsquo;inventions li&eacute;es entre elles de mani&egrave;re &agrave; ne former qu&rsquo;un seul concept inventif g&eacute;n&eacute;ral.<br \/>\n      Toute demande qui ne satisfait pas aux dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent doit &ecirc;tre divis&eacute;e dans le d&eacute;lai prescrit; les demandes divisionnaires b&eacute;n&eacute;ficient de la date de d&eacute;p&ocirc;t et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de la date de priorit&eacute; de la demande initiale. <\/p>\n<p>Article 39 :<br \/>\n      Le d&eacute;posant peut en tout temps demander la rectification des fautes d&rsquo;expression ou de transcription ainsi que des erreurs mat&eacute;rielles relev&eacute;es dans les pi&egrave;ces et documents d&eacute;pos&eacute;s.<br \/>\n      Est rejet&eacute;e toute rectification qui a pour cons&eacute;quence d&rsquo;&eacute;tendre le contenu de la demande de brevet au-del&agrave; de la divulgation figurant dans la demande initiale. <br \/>\n      La demande de rectification est pr&eacute;sent&eacute;e par &eacute;crit et comporte le texte des modifications propos&eacute;es.  Elle est soumise &agrave; la taxe prescrite. <\/p>\n<p>Article 40 :<br \/>\n      Le titulaire d&rsquo;une demande de brevet ou son mandataire muni d&rsquo;un pouvoir sp&eacute;cial, peut, &agrave; compter de la date de d&eacute;p&ocirc;t de sa demande et avant la date de d&eacute;livrance du brevet, retirer sa demande de brevet par une d&eacute;claration &eacute;crite, sous r&eacute;serve des dispositions ci-apr&egrave;s. <br \/>\n      a) si des droits r&eacute;els de licence ou de gage ont &eacute;t&eacute; ins\t\tcrits au registre national des brevets vis&eacute; au 1er alin&eacute;a \t\tde l&rsquo;article 58 ci-dessous, la d&eacute;claration de retrait n&rsquo;est \t\trecevable que si elle est accompagn&eacute;e du consentement \t&eacute;crit des titulaires de ces droits;<br \/>\n      b) si la demande de brevet est en copropri&eacute;t&eacute;, le retrait \t\tde la demande ne peut &ecirc;tre effectu&eacute; que s&rsquo;il est requis \t\tpar l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires.<br \/>\n      La mention de la demande retir&eacute;e est inscrite par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale au registre national des brevets vis&eacute; au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 58 ci-dessous.<\/p>\n<p>Article 41 :<br \/>\n      Est rejet&eacute;e toute demande de brevet : <br \/>\n      a) qui a pour objet une mati&egrave;re qui manifestement ne \t\tsatisfait pas aux conditions vis&eacute;es aux articles \t\t\t21 et 22; <br \/>\n      b) qui manifestement ne satisfait pas aux conditions de \t\tnouveaut&eacute; pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 26 ou pour laquelle une \t\t\tdivulgation est intervenue en dehors du cadre pr&eacute;vu &agrave; \t\tl&rsquo;article 27 ; <br \/>\n      c) qui a pour objet une invention manifestement non bre-\tvetable en application de l&rsquo;article 23;<br \/>\n      d) dont l&rsquo;objet ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme une inven-\t\ttion au sens de l&rsquo;article 24<br \/>\n      e) qui ne remplit pas les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 32; <br \/>\n      f) qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; modifi&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 32;<br \/>\n      g) dont la description ou les revendications ne remplis-\t\tsent manifestement pas les conditions pr&eacute;vues aux \t\t\tarticles 34 et 35, notamment dans le cas o&ugrave; les revendi\t\tcations ne se fondent pas sur la description;<br \/>\n      h) qui ne d&eacute;signe pas l&rsquo;intitul&eacute; de l&rsquo;invention de fa&ccedil;on clai-\tre et concise tel que le pr&eacute;voit l&rsquo;article 36 ;<br \/>\n      i) qui contient des &eacute;l&eacute;ments &eacute;trangers &agrave; l&rsquo;invention, des \t\td&eacute;clarations d&eacute;nigrantes ou contraires &agrave; l&rsquo;ordre public ou \taux bonnes m&oelig;urs au sens de l&rsquo;article 37;<br \/>\n      j) qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; divis&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 38;<br \/>\n      k) qui porte sur une demande divisionnaire ou sur une \t\trectification pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 39, dont l&rsquo;objet s&rsquo;&eacute;tendrait \t\tau-del&agrave; du contenu de la divulgation de la demande initiale. <br \/>\n      Le rejet de toute demande de brevet doit &ecirc;tre motiv&eacute; et notifi&eacute; au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception.  La mention dudit rejet est inscrite au registre national des brevets vis&eacute; au premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 58 ci-dessous.<br \/>\n      Lorsque l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale envisage de rejeter ou refuser une demande au motif qu&rsquo;elle ne satisfait pas &agrave; une condition qui lui est applicable en vertu de l&rsquo;article 41, il donne au d&eacute;posant la possibilit&eacute; de pr&eacute;senter des observations sur le rejet ou le refus envisag&eacute;, et d&rsquo;apporter des modifications et corrections &agrave; la demande dans un d&eacute;lai de trois mois, prorogeable sous demande justifi&eacute;e du d&eacute;posant. <br \/>\n      Le d&eacute;posant a le droit, de sa propre initiative, de modifier et de corriger en tout temps la description, les revendications, l&rsquo;abr&eacute;g&eacute; et les dessins &eacute;ventuels, sans qu&rsquo;aucune de ces  modifications ou corrections n&rsquo;ait par cons&eacute;quence d&rsquo;&eacute;tendre le contenu de la divulgation de la demande initiale. <\/p>\n<p>Article 42 :<br \/>\n      Tout litige en mati&egrave;re d&rsquo;indemnisation est soumis &agrave; la Chambre Civile et  Commerciale du Tribunal de Premi&egrave;re Instance.<\/p>\n<p>Article 43 :<br \/>\n      Lorsque la demande de brevet ne fait pas l&rsquo;objet d&rsquo;un rejet en application des dispositions de l&rsquo;article 41 ci-dessus, et &agrave; l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de la date de d&eacute;p&ocirc;t ou, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de la date de r&eacute;gularisation du dossier de demande de brevet, un proc&egrave;s-verbal constatant le d&eacute;p&ocirc;t de ladite demande et mentionnant la date dudit d&eacute;p&ocirc;t et les pi&egrave;ces jointes est dress&eacute; par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale.<br \/>\n      Le proc&egrave;s-verbal est remis ou notifi&eacute; au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire.<\/p>\n<p>Article 44 :<br \/>\n      Le public est avis&eacute; de la publication de la demande par l&rsquo;annonce des &eacute;l&eacute;ments suivants dans le bulletin officiel vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 88 ci-dessous. :<br \/>\n      i) le num&eacute;ro et la date de d&eacute;p&ocirc;t de la demande;<br \/>\n      ii) le titre de l&rsquo;invention;<br \/>\n      iii) le nom du ou des d&eacute;posants et de l&rsquo;inventeur ou des \tinventeurs;<br \/>\n      iv) la ou les dates de priorit&eacute;;<br \/>\n      v) les symboles de la classification internationale des \t\t\tbrevets relatifs &agrave; l&rsquo;invention;<br \/>\n      vi) un dessin, le cas &eacute;ch&eacute;ant, qui illustre le principal ou \t\tles principaux &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;invention;<br \/>\n      vii) l&rsquo;abr&eacute;g&eacute; du contenu de la technique.<br \/>\n      L&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale ne donne pas acc&egrave;s au contenu de la demande de brevet &agrave; des tiers ou ne fournit aucune information sur ce contenu &agrave; des tiers tant que l&rsquo;avis vis&eacute; au sous-alin&eacute;a a) n&rsquo;est pas publi&eacute;.<\/p>\n<p>Article 45 :<br \/>\n      Seul le ou les titulaires de la demande de brevet ou leur mandataire, &agrave; qui le proc&egrave;s-verbal a &eacute;t&eacute; remis ou notifi&eacute;, peuvent obtenir sur demande &eacute;crite pendant le d&eacute;lai pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 44 ci-dessus, une copie officielle de l&rsquo;original de la description et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, des dessins, d&eacute;livr&eacute;e par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle.<\/p>\n<p align=\"center\">Section II &#8211; De la d&eacute;livrance du brevet<\/p>\n<p>Article 46 :<br \/>\n      Les brevets sont d&eacute;livr&eacute;s apr&egrave;s l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de trois mois qui suit la publication de la demande de brevet, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;opposition conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 44. <\/p>\n<p>Article 47 :<br \/>\n      Les brevets, dont la demande n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e ni a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une opposition, sont d&eacute;livr&eacute;s sans examen pr&eacute;alable, aux risques et p&eacute;rils des demandeurs et sans garantie, soit de la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;invention, soit de la fid&eacute;lit&eacute; ou de l&rsquo;exactitude de la description, soit du m&eacute;rite de l&rsquo;invention.<\/p>\n<p>Article 48 :<br \/>\n      Le brevet d&rsquo;invention est d&eacute;livr&eacute; par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale et remis au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire, et auquel sont joints la description, la ou les revendications et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les dessins.<br \/>\n      Le num&eacute;ro du brevet et la date de sa d&eacute;livrance sont inscrits au registre national des brevets vis&eacute; au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 58 ci-dessous. A compter du jour de cette inscription, toute personne peut en prendre connaissance et copie. <\/p>\n<p>Article 49 :<br \/>\n      Les descriptions, les revendications et les dessins des brevets d&rsquo;invention et des certificats d&rsquo;addition d&eacute;livr&eacute;s sont communiqu&eacute;s par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale &agrave; toute personne qui veut en obtenir copie officielle.<\/p>\n<p>Article 50 :<br \/>\n      Le brevet d&eacute;livr&eacute; est publi&eacute; dans le bulletin officiel vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 88 ci-dessous.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre III<br \/>\n      Des droits attaches aux brevets d&rsquo;invention<br \/>\n      Section premi&egrave;re. &#8211; Du droit exclusif d&rsquo;exploitation<\/p>\n<p>Article 51 :<br \/>\n      Le brevet d&rsquo;invention conf&egrave;re &agrave; son titulaire le droit exclusif d&rsquo;exploiter l&rsquo;invention brevet&eacute;e par des actes vis&eacute;s aux articles 53 et 54. <\/p>\n<p>Article 52 :<br \/>\n      L&rsquo;&eacute;tendue de la protection conf&eacute;r&eacute;e par le brevet est d&eacute;termin&eacute;e par la teneur des revendications. Toutefois, la description et les dessins peuvent servir &agrave; interpr&eacute;ter les revendications.<br \/>\n      Si l&rsquo;objet du brevet porte sur un proc&eacute;d&eacute;, la protection conf&eacute;r&eacute;e par le brevet s&rsquo;&eacute;tend aux produits obtenus directement par ce proc&eacute;d&eacute;. <\/p>\n<p>Article 53 :<br \/>\n      Le brevet d&rsquo;invention conf&egrave;re &agrave; son titulaire les droits d&rsquo;interdire aux tiers non autoris&eacute;s d&rsquo;accomplir les actes ci-apr&egrave;s: <br \/>\n      a) dans les cas o&ugrave; l&rsquo;objet du brevet est un produit, fabriquer, utiliser, offrir &agrave; la vente, vendre ou importer &agrave; ces fins ce produit;<br \/>\n      b) dans les cas o&ugrave; l&rsquo;objet du brevet est un proc&eacute;d&eacute;, utiliser le proc&eacute;d&eacute; et utiliser, offrir &agrave; la vente, vendre ou importer &agrave; ces fins, le produit obtenu directement par ce proc&eacute;d&eacute;. <\/p>\n<p>Article 54 :<br \/>\n      Est &eacute;galement interdite, &agrave; d&eacute;faut du consentement du propri&eacute;taire du brevet, la livraison ou l&rsquo;offre de livraison, sur le territoire djiboutien, &agrave; une personne autre que celle habilit&eacute;e &agrave; exploiter l&rsquo;invention brevet&eacute;e, des moyens de mise en &oelig;uvre, sur ce territoire, de cette invention se rapportant &agrave; un &eacute;l&eacute;ment essentiel de celle-ci, lorsque le tiers sait ou lorsque les circonstances rendent &eacute;vident que ces moyens sont aptes et destin&eacute;s &agrave; cette mise en &oelig;uvre. Les dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a ci-dessus ne sont pas applicables lorsque les moyens de mise en &oelig;uvre sont des produits qui se trouvent couramment dans le commerce, sauf si le tiers incite la personne &agrave; qui il livre &agrave; commettre des actes interdits par l&rsquo;article 53 ci-dessus.<br \/>\n      Ne sont pas consid&eacute;r&eacute;es comme personnes habilit&eacute;es &agrave; exploiter l&rsquo;invention, au sens du 1er alin&eacute;a ci-dessus, celles qui accomplissent les actes vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 55 ci-dessous. <\/p>\n<p>Article 55 :<br \/>\n      Les droits conf&eacute;r&eacute;s par le brevet ne s&rsquo;&eacute;tendent pas :<br \/>\n      a) aux actes relatifs &agrave; des objets mis dans le commerce \to&ugrave; que ce soit dans le monde par le titulaire du brevet ou \tavec son consentement, ou par une personne &eacute;conomi\t\tquement li&eacute;e au titulaire du brevet ;  &agrave; cet effet deux per\tsonnes sont r&eacute;put&eacute;es &eacute;conomiquement li&eacute;es lorsque \t\t\tl&rsquo;une peut exercer sur l&rsquo;autre, directement ou indirecte\t&#8211;\t\tment, en ce qui concerne l&rsquo;exploitation du brevet, une \t\tinfluence d&eacute;terminante ou lorsqu&rsquo;un tiers peut exercer \t\tune telle influence sur l&rsquo;une et l&rsquo;autre de ces personnes ; <\/p>\n<p>Article 56 :<br \/>\n      Les droits attach&eacute;s &agrave; une demande de brevet ou &agrave; un brevet sont transmissibles en totalit&eacute; ou en partie.<br \/>\n      Ils peuvent faire l&rsquo;objet, en totalit&eacute; ou en partie, d&rsquo;une concession de licence d&rsquo;exploitation exclusive ou non exclusive, ainsi que d&rsquo;une mise en gage.<br \/>\n      Les droits conf&eacute;r&eacute;s par la demande de brevet ou le brevet peuvent &ecirc;tre invoqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;un licenci&eacute; qui enfreint l&rsquo;une des limites de sa licence impos&eacute;e en vertu de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent.<br \/>\n      Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 19 ci-dessus, une transmission des droits vis&eacute;s au premier alin&eacute;a du pr&eacute;sent article ne porte pas atteinte aux droits acquis par des tiers avant la date de transmission.<br \/>\n      Les actes comportant une transmission ou une licence, vis&eacute;s aux deux premiers alin&eacute;as ci-dessus, sont constat&eacute;s par &eacute;crit, sous peine de nullit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 57 :<br \/>\n      A d&eacute;faut de stipulations contractuelles, le licenci&eacute; profite de plein droit des certificats d&rsquo;addition se rattachant au brevet, objet de la licence, qui seraient d&eacute;livr&eacute;s ult&eacute;rieurement &agrave; la date de la conclusion du contrat de licence d&rsquo;exploitation, au titulaire du brevet ou &agrave; ses ayants droit.<br \/>\n      R&eacute;ciproquement, le titulaire du brevet ou ses ayants droit profite des certificats d&rsquo;addition, se rattachant au brevet, qui seraient d&eacute;livr&eacute;s ult&eacute;rieurement au licenci&eacute; &agrave; compter de la date de la conclusion du contrat de la licence d&rsquo;exploitation.<\/p>\n<p>Article 58 :<br \/>\n      Tous les actes transmettant, modifiant ou affectant les droits attach&eacute;s &agrave; une demande de brevet ou &agrave; un brevet doivent, pour &ecirc;tre opposables aux tiers, &ecirc;tre inscrits sur un registre dit &quot; registre national des brevets &quot;, tenu par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle.<br \/>\n      Toutefois, avant son inscription, un acte est opposable aux tiers qui ont acquis des droits apr&egrave;s la date de cet acte mais qui avaient connaissance de celui-ci lors de l&rsquo;acquisition de ces droits.<br \/>\n      Les actes modifiant la propri&eacute;t&eacute; de la demande de brevet ou du brevet ou la jouissance des droits qui lui sont attach&eacute;s, telles que cession, licence, constitution ou cession d&rsquo;un droit de gage ou renonciation &agrave; ce dernier, saisie, validation et main lev&eacute;e de saisie, sont inscrits &agrave; la demande de l&rsquo;une des partie &agrave; l&rsquo;acte.<br \/>\n      Pour l&rsquo;inscription des mentions cons&eacute;cutives &agrave; une d&eacute;cision judiciaire devenue d&eacute;finitive, le greffe adresse dans un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de la date de ladite d&eacute;cision, &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale, en exp&eacute;dition compl&egrave;te et gratuite, les d&eacute;cisions relatives &agrave; l&rsquo;existence, l&rsquo;&eacute;tendue et l&rsquo;exercice des droits attach&eacute;s &agrave; la protection pr&eacute;vue par le pr&eacute;sent titre.<br \/>\n      Les formalit&eacute;s &agrave; remplir et les pi&egrave;ces &agrave; joindre aux demandes d&rsquo;inscriptions sont fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.\n    <\/p>\n<p align=\"center\">Section II. &#8211; De la transmission et de la perte des droits<br \/>\n      Sous &#8211; section premi&egrave;re. &#8211; Dispositions g&eacute;n&eacute;rales<\/p>\n<p>Article 59 :<br \/>\n      Toute personne int&eacute;ress&eacute;e peut se faire d&eacute;livrer un extrait du registre national des brevets. <\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section II.- Des licences obligatoires <\/p>\n<p>Article 60 :<br \/>\n      Toute personne de droit public ou priv&eacute; peut, trois ans apr&egrave;s la d&eacute;livrance du brevet ou quatre ans apr&egrave;s la date de d&eacute;p&ocirc;t de la demande de brevet, obtenir du tribunal une licence obligatoire de ce brevet, dans les conditions pr&eacute;vues aux articles 61 et 62 ci-dessous, si au moment de la requ&ecirc;te, et sauf excuses l&eacute;gitimes, le propri&eacute;taire du brevet ou son ayant cause:<\/p>\n<p>Article 61 :<br \/>\n      La demande de licence obligatoire est form&eacute;e aupr&egrave;s du tribunal. Elle doit &ecirc;tre accompagn&eacute;e de la justification que le demandeur n&rsquo;a pu obtenir du propri&eacute;taire du brevet une licence contractuelle notamment &agrave; des conditions et modalit&eacute;s commerciales raisonnables.  Cette justification n&rsquo;est pas exig&eacute;e dans les cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a suivant.<br \/>\n      Le tribunal peut d&eacute;cider en tout temps que, m&ecirc;me sans l&rsquo;accord du titulaire du brevet, un service de l&rsquo;&Eacute;tat ou un tiers d&eacute;sign&eacute; par le tribunal, peut exploiter l&rsquo;invention lorsque :<br \/>\n      i) l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t public, en particulier la s&eacute;curit&eacute; nationale, la nutrition, la sant&eacute; ou le d&eacute;veloppement d&rsquo;autres secteurs vitaux de l&rsquo;&eacute;conomie nationale l&rsquo;exige,<br \/>\n      ii) il est d&eacute;termin&eacute; que la mani&egrave;re dont le titulaire du brevet ou son preneur de licence exploite l&rsquo;invention ou se sert autrement du brevet est anticoncurrentielle ou constitue un abus des droit exclusifs conf&eacute;r&eacute;s par le brevet. <br \/>\n      Dans les cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dant ainsi qu&rsquo;en tout cas d&rsquo;utilisation publique &agrave; des fins non commerciales, ou dans des situations d&rsquo;urgence nationale, le titulaire du brevet en sera n&eacute;anmoins avis&eacute; de la d&eacute;cision aussit&ocirc;t qu&rsquo;il sera raisonnablement possible. <\/p>\n<p>Article 62 :<br \/>\n      La licence obligatoire ne peut &ecirc;tre que non exclusive. <br \/>\n      La licence obligatoire est non exclusive et incessible, sauf avec la partie de l&rsquo;entreprise ou du fonds de commerce qui en a la jouissance.Toute licence obligatoire sera autoris&eacute;e principalement pour l&rsquo;approvisionnement du march&eacute; djiboutien, sauf en cas d&rsquo;application de l&rsquo;article 31bis de l&rsquo;Accord sur les ADPIC. <br \/>\n      Elle est accord&eacute;e &agrave; des conditions d&eacute;termin&eacute;es par le tribunal, notamment quant &agrave; sa dur&eacute;e et &agrave; son champ d&rsquo;application, qui seront limit&eacute;s aux fins pour lesquelles la licence a &eacute;t&eacute; accord&eacute;e et sera subordonn&eacute;e au paiement au titulaire du brevet, d&rsquo;une r&eacute;mun&eacute;ration appropri&eacute;e, compte tenu de la valeur &eacute;conomique de l&rsquo;exploitation du brevet, telle qu&rsquo;elle est d&eacute;termin&eacute;e dans la d&eacute;cision du tribunal ou compte tenu de la n&eacute;cessit&eacute; de corriger des pratiques anticoncurrentielles ou abusives. <br \/>\n      Ces conditions peuvent &ecirc;tre modifi&eacute;es par le tribunal &agrave; la requ&ecirc;te du propri&eacute;taire ou du licenci&eacute;.<br \/>\n      Les conditions pr&eacute;vues pour l&rsquo;octroi de cette licence obligatoire pourront &ecirc;tre modifi&eacute;es sur la demande du titulaire du brevet ou du licenci&eacute; par le tribunal. <\/p>\n<p>Article 63 :<br \/>\n      Lorsque les circonstances ayant conduit &agrave; l&rsquo;octroi de la licence obligatoire cessent d&rsquo;exister et ne se reproduiront vraisemblablement pas, la licence d&rsquo;exploitation peut &ecirc;tre retir&eacute;e sous r&eacute;serve que les int&eacute;r&ecirc;ts l&eacute;gitimes des licenci&eacute;s soient prot&eacute;g&eacute;s de fa&ccedil;on ad&eacute;quate. Le tribunal peut r&eacute;examiner, sur demande motiv&eacute;e par toute partie y ayant int&eacute;r&ecirc;t, si ces circonstances continuent d&rsquo;exister.<\/p>\n<p>Article 64 :<br \/>\n      Les d&eacute;cisions judiciaires, devenues d&eacute;finitives prises en application des dispositions de la pr&eacute;sente sous-section II, doivent &ecirc;tre notifi&eacute;es &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale et inscrites au registre national des brevets. <\/p>\n<p>Article 65 :<br \/>\n      Le titulaire d&rsquo;une licence obligatoire peut se voir accorder par le tribunal dans les conditions pr&eacute;vues aux articles 60 &agrave; 62 ci- dessus, &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;entente amiable, une licence obligatoire d&rsquo;un certificat d&rsquo;addition rattach&eacute; au brevet m&ecirc;me si ce certificat a &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; avant l&rsquo;expiration des d&eacute;lais pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 60 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 66 :<br \/>\n      Lorsqu&rsquo;une invention prot&eacute;g&eacute;e par un brevet ne peut &ecirc;tre exploit&eacute;e sans qu&rsquo;il soit port&eacute; atteinte aux droits attach&eacute;s &agrave; un brevet ant&eacute;rieur dont le propri&eacute;taire refuse la licence d&rsquo;exploitation &agrave; des conditions et modalit&eacute;s commerciales raisonnables, le propri&eacute;taire du brevet ult&eacute;rieur peut obtenir du tribunal une licence obligatoire, dans les m&ecirc;mes conditions que celles pr&eacute;vues aux articles 60 &agrave; 62 ci-dessus, sous r&eacute;serve :<br \/>\n      Toute demande de licence non volontaire donne lieu au paiement de la redevance prescrite. <\/p>\n<p>Article 67 :<br \/>\n      Si l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la sant&eacute; publique l&rsquo;exige, les brevets d&eacute;livr&eacute;s pour des m&eacute;dicaments, pour des proc&eacute;d&eacute;s d&rsquo;obtention de m&eacute;dicaments, pour des produits n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;obtention de ces m&eacute;dicaments ou pour des proc&eacute;d&eacute;s de fabrication de tels produits, peuvent, au cas ou ces m&eacute;dicaments ne sont mis &agrave; la disposition du public qu&rsquo;en quantit&eacute; ou qualit&eacute; insuffisante ou &agrave; des prix anormalement &eacute;lev&eacute;s, &ecirc;tre exploit&eacute;s d&rsquo;office.<br \/>\n      Dans des situations d&rsquo;urgences nationales ou pour prot&eacute;ger la sant&eacute; publique, le gouvernement importera en quantit&eacute; suffisante et &agrave; un co&ucirc;t abordable des m&eacute;dicaments exploit&eacute;s d&rsquo;office lorsque il est lui m&ecirc;me dans l&rsquo;incapacit&eacute; de produire des m&eacute;dicaments g&eacute;n&eacute;riques.<br \/>\n      L&rsquo;exploitation d&rsquo;office est &eacute;dict&eacute;e par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel, sur proposition du Ministre de la Sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 68 :<br \/>\n      Le d&eacute;cret vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 67 ci-dessus est notifi&eacute; au titulaire du brevet, aux titulaires de licences le cas &eacute;ch&eacute;ant, et &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale qui l&rsquo;inscrit d&rsquo;office au registre national des brevets.<\/p>\n<p>Article 69 :<br \/>\n      Du jour de la publication du D&eacute;cret qui &eacute;dicte l&rsquo;exploitation d&rsquo;office d&rsquo;un brevet, toute personne qualifi&eacute;e peut demander l&rsquo;octroi d&rsquo;une licence d&rsquo;exploitation dite &quot; licence d&rsquo;office &quot;.<br \/>\n      Elle est demand&eacute;e et octroy&eacute;e dans les formes fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<br \/>\n      La licence d&rsquo;office est octroy&eacute;e &agrave; des conditions d&eacute;termin&eacute;es notamment quant &agrave; sa dur&eacute;e et &agrave; son champ d&rsquo;application.<br \/>\n      Les redevances auxquelles elle donne lieu sont laiss&eacute;es &agrave; l&rsquo;accord des parties et &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;accord entre elles, leur montant est fix&eacute; par le tribunal.<br \/>\n      Elle prend effet &agrave; la date de la notification de l&rsquo;acte qui l&rsquo;octroie aux parties. Cet acte est inscrit d&rsquo;office au registre national des brevets.<br \/>\n      La licence d&rsquo;office est non exclusive et incessible, sauf avec la partie de l&rsquo;entreprise ou du fonds de commerce qui en a la jouissance.<br \/>\n      Lorsqu&rsquo;une licence d&rsquo;office a &eacute;t&eacute; accord&eacute;e pour une invention relative &agrave; un produit pharmaceutique par un pays exportateur dans le cadre du syst&egrave;me d&eacute;crit &agrave; l&rsquo;article 31bis de l&rsquo;Accord sur les ADPIC et son Annexe, et lorsqu&rsquo;une r&eacute;mun&eacute;ration ad&eacute;quate au titre de l&rsquo;article 31 h) dudit Accord a &eacute;t&eacute; vers&eacute;e dans ledit pays, l&rsquo;obligation de verser une autre r&eacute;mun&eacute;ration pour le) m&ecirc;me produit import&eacute;s &agrave; Djibouti ne s&rsquo;applique pas. <\/p>\n<p>Article 70 :<br \/>\n      Les modifications des clauses de la licence, demand&eacute;es soit par le propri&eacute;taire du brevet, soit par le titulaire de cette licence sont d&eacute;cid&eacute;es et publi&eacute;es selon la proc&eacute;dure prescrite pour l&rsquo;octroi de ladite licence. Si elles portent sur le montant des redevances, elles sont d&eacute;cid&eacute;es selon la proc&eacute;dure prescrite pour la fixation initiale de ce montant.<br \/>\n      Le retrait de la licence demand&eacute; par le propri&eacute;taire du brevet pour inex&eacute;cution des obligations impos&eacute;es au titulaire de la licence est effectu&eacute; conform&eacute;ment aux dispositions pr&eacute;vues dans le texte r&eacute;glementaire vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 69.<\/p>\n<p>Article 71 :<br \/>\n      Le Ministre du Commerce et de l&rsquo;Industrie peut mettre en demeure les propri&eacute;taires des brevets d&rsquo;invention autres que ceux vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 67 ci-dessus d&rsquo;en entreprendre l&rsquo;exploitation de mani&egrave;re &agrave; satisfaire les besoins de l&rsquo;&eacute;conomie nationale ou pour rem&eacute;dier &agrave; des pratiques anticoncurrentielles. <\/p>\n<p>Article 72 :<br \/>\n      La d&eacute;cision de mise en demeure pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 71 ci-dessus doit &ecirc;tre motiv&eacute;e et notifi&eacute;e au titulaire du brevet et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, aux titulaires des licences inscrites au registre national des brevets ou &agrave; leurs mandataires. <\/p>\n<p>Article 73 :<br \/>\n      Si la mise en demeure pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 71 ci-dessus n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; suivie d&rsquo;effet dans le d&eacute;lai d&rsquo;un an courant du jour de la r&eacute;ception de sa notification et si l&rsquo;absence d&rsquo;exploitation ou l&rsquo;insuffisance en qualit&eacute; ou en quantit&eacute; de l&rsquo;exploitation entreprise porte gravement pr&eacute;judice au d&eacute;veloppement &eacute;conomique ou &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t public, ou n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; en mesure de rem&eacute;dier &agrave; des pratiques anticoncurrentielles, les brevets objets de la mise en demeure peuvent &ecirc;tre exploit&eacute;s d&rsquo;office. <br \/>\n      L&rsquo;exploitation d&rsquo;office est &eacute;dict&eacute;e par un arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;sidentiel pris sur proposition du Minist&egrave;re du Commerce et de l&rsquo;Industrie.<br \/>\n      Le d&eacute;lai d&rsquo;un an pr&eacute;vu au premier alin&eacute;a ci-dessus, peut &ecirc;tre prolong&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; lorsque le titulaire du brevet justifie d&rsquo;excuses l&eacute;gitimes et compatibles avec les exigences de l&rsquo;&eacute;conomie nationale.<br \/>\n      Le d&eacute;lai suppl&eacute;mentaire vis&eacute; au pr&eacute;c&eacute;dent alin&eacute;a court &agrave; compter de la date d&rsquo;expiration dudit d&eacute;lai d&rsquo;un an. La d&eacute;cision accordant ce d&eacute;lai est prise et notifi&eacute;e selon la proc&eacute;dure et dans les formes pr&eacute;vues pour la d&eacute;cision de mise en demeure.<\/p>\n<p>Article 74 :<br \/>\n      Lorsqu&rsquo;en vertu des dispositions des 1er et 2e alin&eacute;as de l&rsquo;article 73 ci-dessus, il est fait usage de l&rsquo;exploitation d&rsquo;office des brevets, les dispositions des articles 68 &agrave; 70 ci-dessus sont applicables.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous- section III.- Des licences d&rsquo;office<\/p>\n<p>Article 75 :<br \/>\n      La licence d&rsquo;office est accord&eacute;e &agrave; la demande du Ministre de la D&eacute;fense par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;sidentiel.<br \/>\n      Cet arr&ecirc;t&eacute; fixe les conditions d&rsquo;octroi de la licence &agrave; l&rsquo;exclusion de celles relatives aux redevances auxquelles elle donne lieu. La licence prend effet &agrave; la date de la demande de licence d&rsquo;office.<br \/>\n      A d&eacute;faut d&rsquo;accord amiable entre le propri&eacute;taire du brevet et le Ministre de la D&eacute;fense, le montant des redevances est fix&eacute; par la Chambre Civile et Commerciale du Tribunal de Premi&egrave;re Instance.<\/p>\n<p>Article 76 :<br \/>\n      La saisie d&rsquo;un brevet peut &ecirc;tre autoris&eacute;e par ordonnance du Pr&eacute;sident du Tribunal statuant sur requ&ecirc;te dans les cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 1e al 1 de la d&eacute;lib&eacute;ration du 11 mars 1969 sur les mesures conservatoires.<br \/>\n      L&rsquo;ordonnance autorisant la saisie devra &ecirc;tre signifi&eacute;e au titulaire du brevet, &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale ainsi qu&rsquo;aux personnes poss&eacute;dant des droits sur ledit brevet inscrits au Registre des Brevets.<br \/>\n      Cette signification rend inopposable, au cr&eacute;ancier saisissant, toute modification ult&eacute;rieure des droits attach&eacute;s au brevet.<br \/>\n      Cette signification devra &ecirc;tre op&eacute;r&eacute;e, &agrave; peine de nullit&eacute; dans la quinzaine de l&rsquo;ordonnance sur requ&ecirc;te.<br \/>\n      Le cr&eacute;ancier saisissant devra, en outre, former devant la juridiction comp&eacute;tente une action en validit&eacute; de la saisie ou au fond dans un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de l&rsquo;inscription de la saisie au Registre des Brevets, &agrave; peine de nullit&eacute; de la saisie.<br \/>\n      Le Tribunal sera comp&eacute;tent pour ordonner la mise en vente du brevet, par conversion de la saisie conservatoire en saisie ex&eacute;cution.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous section V. &#8211; De la copropri&eacute;t&eacute; des brevets<\/p>\n<p>Article 77 :<br \/>\n      Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 79 ci-dessous, la copropri&eacute;t&eacute; d&rsquo;une demande de brevet ou d&rsquo;un brevet est r&eacute;gie par les dispositions suivantes: <br \/>\n      a) \tchacun des copropri&eacute;taires peut exploiter l&rsquo;invention &agrave; son profit, sauf &agrave; indemniser &eacute;quitablement les autres propri&eacute;taires qui n&rsquo;exploitent pas personnellement l&rsquo;invention ou qui n&rsquo;ont pas conc&eacute;d&eacute; de licences d&rsquo;exploitation. A d&eacute;faut d&rsquo;accord amiable, cette indemnit&eacute; est fix&eacute;e par le tribunal;<br \/>\n      b) \tchacun des copropri&eacute;taires peut agir en contrefa&ccedil;on &agrave; son seul profit. La requ&ecirc;te en contrefa&ccedil;on doit &ecirc;tre notifi&eacute;e aux autres copropri&eacute;taires. Il est sursis &agrave; statuer sur l&rsquo;action tant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas justifi&eacute; de cette notification; <br \/>\n      c) \tchacun des copropri&eacute;taires peut conc&eacute;der &agrave; un tiers une licence d&rsquo;exploitation non exclusive &agrave; son profit, sauf &agrave; indemniser &eacute;quitablement les autres copropri&eacute;taires qui n&rsquo;exploitent pas personnellement l&rsquo;invention ou qui n&rsquo;ont pas conc&eacute;d&eacute; de licences d&rsquo;exploitation. A d&eacute;faut d&rsquo;accord amiable, cette indemnit&eacute; est fix&eacute;e par le tribunal ;  toutefois, le projet de concession doit &ecirc;tre notifi&eacute; aux autres copropri&eacute;taires accompagn&eacute;s d&rsquo;une offre de cession de la quote-part &agrave; un prix d&eacute;termin&eacute; ;  dans un d&eacute;lai de trois mois suivant cette notification, l&rsquo;un quelconque des copropri&eacute;taires peut s&rsquo;opposer &agrave; la concession de licence &agrave; la condition d&rsquo;acqu&eacute;rir la quote-part de celui qui d&eacute;sire accorder la licence ;  &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;accord, dans le d&eacute;lai pr&eacute;vu ci-dessus, le prix est fix&eacute; par le tribunal. Les parties disposent d&rsquo;un d&eacute;lai de trente jours &agrave; compter de la notification de la d&eacute;cision judiciaire, pour renoncer &agrave; la concession ou &agrave; l&rsquo;achat de la part de copropri&eacute;t&eacute; sans pr&eacute;judice des dommages int&eacute;r&ecirc;ts qui peuvent &ecirc;tre dus; les d&eacute;pens sont &agrave; la charge de la partie qui renonce.<br \/>\n      d) \tune licence d&rsquo;exploitation exclusive ne peut &ecirc;tre accord&eacute;e qu&rsquo;avec l&rsquo;accord de tous les copropri&eacute;taires ou par autorisation de justice;<br \/>\n      e) \tchaque copropri&eacute;taire peut, &agrave; tout moment, c&eacute;der sa quote-part. Les copropri&eacute;taires disposent d&rsquo;un droit de pr&eacute;emption pendant un d&eacute;lai de trois mois &agrave; compter de la notification du projet de cession. A d&eacute;faut d&rsquo;accord sur le prix, celui-ci est fix&eacute; par le tribunal. Les parties disposent d&rsquo;un d&eacute;lai de trente jours &agrave; compter de la notification de la d&eacute;cision judiciaire, pour renoncer &agrave; la vente ou &agrave; l&rsquo;achat de la part de copropri&eacute;t&eacute; sans pr&eacute;judice des dommages int&eacute;r&ecirc;ts qui peuvent &ecirc;tre dus; les d&eacute;pens sont &agrave; la charge de la partie qui renonce.<\/p>\n<p>Article 78 :<br \/>\n      Le copropri&eacute;taire d&rsquo;une demande de brevet ou d&rsquo;un brevet peut notifier aux autres copropri&eacute;taires qu&rsquo;il abandonne &agrave; leur profit sa quote-part. A compter de la date de l&rsquo;inscription de cet abandon au registre national des brevets, ledit copropri&eacute;taire est d&eacute;charg&eacute; de toutes obligations &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des autres copropri&eacute;taires en cas de leur acceptation dudit abandon.  Ceux-ci se r&eacute;partissent la quote-part abandonn&eacute;e &agrave; proportion de leurs droits dans la copropri&eacute;t&eacute;, sauf convention contraire. <\/p>\n<p>Article 79 :<br \/>\n      Les dispositions des articles 77 &agrave; 78 ci-dessus s&rsquo;appliquent en l&rsquo;absence de stipulations contraires.<br \/>\n      Les copropri&eacute;taires peuvent y d&eacute;roger &agrave; tout moment par un r&egrave;glement de copropri&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous- section VI. &#8211; Dispositions diverses<\/p>\n<p>Article 80 :<br \/>\n      Le brevet peut, &agrave; tout moment, faire l&rsquo;objet de la part de son titulaire, d&rsquo;une renonciation soit pour la totalit&eacute; de l&rsquo;invention, soit pour une ou plusieurs revendications du brevet.<br \/>\n      La renonciation doit &ecirc;tre formul&eacute;e par une d&eacute;claration &eacute;crite du titulaire du brevet ou de son mandataire.  Dans ce dernier cas, un pouvoir sp&eacute;cial de renonciation doit &ecirc;tre joint &agrave; la d&eacute;claration.<br \/>\n      Lorsque le brevet est en copropri&eacute;t&eacute;, la renonciation ne peut &ecirc;tre effectu&eacute;e que si elle est requise par l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires.<br \/>\n      Si des droits r&eacute;els de licence ou de gage ont &eacute;t&eacute; inscrits au registre national des brevets, la d&eacute;claration de renonciation n&rsquo;est recevable que si elle est accompagn&eacute;e du consentement des titulaires de ces droits.<br \/>\n      La renonciation est inscrite au registre national des brevets. Elle prend effet &agrave; la date de cette inscription.<\/p>\n<p>Article 81 :<br \/>\n      Le titulaire d&rsquo;un brevet qui n&rsquo;a pas acquitt&eacute; les droits exigibles pour le maintien en vigueur de ses droits dans les d&eacute;lais prescrits encourt la d&eacute;ch&eacute;ance desdits droits.<br \/>\n      Toutefois, le paiement des droits exigibles peut &ecirc;tre valablement effectu&eacute; moyennant le versement d&rsquo;une surtaxe pendant un d&eacute;lai suppl&eacute;mentaire de six mois courant &agrave; compter de la date de son &eacute;ch&eacute;ance.<\/p>\n<p>Article 82 :<br \/>\n      Tombe en d&eacute;ch&eacute;ance tout brevet pour lequel les droits exigibles n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; acquitt&eacute;s &agrave; l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de six mois pr&eacute;vu au deuxi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 81 ci-dessus. <br \/>\n      La d&eacute;ch&eacute;ance du brevet prend effet &agrave; la date de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance du paiement non effectu&eacute;.<br \/>\n      La d&eacute;ch&eacute;ance d&rsquo;un brevet entra&icirc;ne la d&eacute;ch&eacute;ance des certificats d&rsquo;addition se rattachant audit brevet.<\/p>\n<p>Article 83 :<br \/>\n      Le titulaire du brevet peut, dans les trois mois courant &agrave; compter de la date de la d&eacute;ch&eacute;ance pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 82 pr&eacute;senter un recours devant l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale en vue d&rsquo;&ecirc;tre restaur&eacute; dans ses droits s&rsquo;il justifie d&rsquo;une excuse l&eacute;gitime du non acquittement des droits exigibles.<br \/>\n      La restauration des droits peut &ecirc;tre accord&eacute;e par d&eacute;cision &eacute;crite de l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale sous r&eacute;serve que lesdits droits exigibles soient acquitt&eacute;s avant l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de trois mois pr&eacute;vu au pr&eacute;c&eacute;dent alin&eacute;a.<br \/>\n      La mention de la d&eacute;cision de restauration des droits est inscrite au registre national des brevets sur lequel est port&eacute;e &eacute;galement mention de la date du paiement des droits exigibles. La d&eacute;cision de restauration des droits est notifi&eacute;e au titulaire du brevet ou &agrave; son mandataire.<\/p>\n<p>Article 84 :<br \/>\n      La nullit&eacute; du brevet est prononc&eacute;e par le tribunal &agrave; la demande de toute personne y ayant int&eacute;r&ecirc;t :<br \/>\n      a) si l&rsquo;invention n&rsquo;est pas brevetable aux termes des dispositions des articles 22 &agrave; 28 de la pr&eacute;sente loi;<br \/>\n      b) si la description de l&rsquo;invention n&rsquo;expose pas l&rsquo;invention d&rsquo;une fa&ccedil;on suffisante pour qu&rsquo;un homme du m&eacute;tier puisse l&rsquo;ex&eacute;cuter; <br \/>\n      c) si l&rsquo;objet du brevet s&rsquo;&eacute;tend au-del&agrave; de la demande initiale telle qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e; <br \/>\n      d) si les revendications ne d&eacute;finissent pas l&rsquo;&eacute;tendue de la protection demand&eacute;e.<br \/>\n      Lorsque les motifs de nullit&eacute; n&rsquo;affectent le brevet qu&rsquo;en partie, la nullit&eacute; est prononc&eacute;e sous la forme d&rsquo;une limitation correspondante des revendications. <\/p>\n<p>Article 85 :<br \/>\n      L&rsquo;action ou la demande en nullit&eacute; peut &ecirc;tre exerc&eacute;e par toute personne y ayant int&eacute;r&ecirc;t. <br \/>\n      Dans toute proc&eacute;dure tendant &agrave; faire prononcer la nullit&eacute; d&rsquo;un brevet, le minist&egrave;re public peut se rendre partie prenante et prendre des r&eacute;quisitions pour faire prononcer la nullit&eacute; absolue du brevet. <br \/>\n      Il peut m&ecirc;me se pourvoir directement par action principale pour faire prononcer la nullit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 86 :<br \/>\n      L&rsquo;invention brevet&eacute;e dont le titulaire a &eacute;t&eacute; d&eacute;chu, et l&rsquo;invention dont le brevet a &eacute;t&eacute; annul&eacute; ne peuvent faire l&rsquo;objet d&rsquo;un autre d&eacute;p&ocirc;t de demande de brevet.<\/p>\n<p>Article 87 :<br \/>\n      Les certificats d&rsquo;addition prennent fin avec le brevet principal, n&eacute;anmoins dans le cas o&ugrave; le brevet serait d&eacute;clar&eacute; nul par application de l&rsquo;article 84 ci-dessus, les certificats d&rsquo;addition ne sont pas atteints par cette nullit&eacute; si les perfectionnements qui en font l&rsquo;objet constituent une invention.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre IV<br \/>\n      De la publication des brevets d&rsquo;invention<\/p>\n<p>Article 88 :<br \/>\n      L&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale publie un bulletin officiel des brevets d&rsquo;invention d&eacute;livr&eacute;s. Y figure mention des actes vis&eacute;s au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 58 ci-dessus.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE III<br \/>\n      DES SCH&Eacute;MAS DE CONFIGURATION (TOPOGRAPHIE) <br \/>\n      DE CIRCUITS INT&Eacute;GR&Eacute;S<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre premier<br \/>\n      Du champ d&rsquo;application<\/p>\n<p>Article 89 :<br \/>\n      Au sens de la pr&eacute;sente loi on entend par :<br \/>\n      &#8211; sch&eacute;ma de configuration (topographie): la disposition tridimensionnelle, quelle que soit son expression, des &eacute;l&eacute;ments, dont l&rsquo;un au moins est un &eacute;l&eacute;ment actif, et de tout ou partie des interconnexions d&rsquo;un circuit int&eacute;gr&eacute;, ou une telle disposition tridimensionnelle pr&eacute;par&eacute;e pour un circuit int&eacute;gr&eacute; destin&eacute; &agrave; &ecirc;tre fabriqu&eacute;;<br \/>\n      &#8211; circuit int&eacute;gr&eacute; : un produit, sous sa forme finale ou sous une forme interm&eacute;diaire, dans lequel les &eacute;l&eacute;ments, dont l&rsquo;un au moins est un &eacute;l&eacute;ment actif, et tout ou partie des interconnexions font partie int&eacute;grante du corps et\/ou de la surface d&rsquo;une pi&egrave;ce de mat&eacute;riau et qui est destin&eacute; &agrave; accomplir une fonction &eacute;lectronique.<\/p>\n<p>Article 90 :<br \/>\n      Les sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s originaux en ce sens qu&rsquo;ils sont le fruit de l&rsquo;effort intellectuel de leurs cr&eacute;ateurs et qui, au moment de leur cr&eacute;ation, ne sont pas courants pour les cr&eacute;ateurs de sch&eacute;mas de configuration (topographie) et les fabricants de circuits int&eacute;gr&eacute;s, peuvent faire l&rsquo;objet de la protection pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi.<br \/>\n      Un sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s qui consiste en une combinaison d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments ou d&rsquo;interconnexions qui sont courants, n&rsquo;est prot&eacute;g&eacute; que si la combinaison, prise dans son ensemble, remplit les conditions vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 91 :<br \/>\n      La protection accord&eacute;e &agrave; un sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s ne s&rsquo;applique qu&rsquo;au sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s proprement dit, &agrave; l&rsquo;exclusion de tout concept, proc&eacute;d&eacute;, syst&egrave;me, technique ou information cod&eacute;e incorpor&eacute;e dans ce sch&eacute;ma de configuration.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre II<br \/>\n      Dispositions diverses<\/p>\n<p>Article 92 :<br \/>\n      Les dispositions des chapitres II et III du titre II de la pr&eacute;sente loi sont applicables aux sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s sous r&eacute;serve des dispositions particuli&egrave;res ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Article 93 :<br \/>\n      Tout sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s peut faire l&rsquo;objet d&rsquo;un titre de propri&eacute;t&eacute; industrielle appel&eacute; &quot;certificat de sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s  Le sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute; est prot&eacute;g&eacute; pour une p&eacute;riode de dix ans &agrave; compter de la date du d&eacute;p&ocirc;t de la demande d&rsquo;enregistrement ou &agrave; compter de la premi&egrave;re exploitation commerciale du sch&eacute;ma de configuration o&ugrave; que ce soit dans le monde, selon la date la plus ancienne . <\/p>\n<p>Article 94 :<br \/>\n      Le droit au titre appartient au cr&eacute;ateur ou &agrave; ses ayants droit sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 18 ci-dessus. <br \/>\n      Les dispositions des articles 19 et 20 ci-dessus sont applicables aux sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 95 :<br \/>\n      La demande de certificat de sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s doit &ecirc;tre accompagn&eacute;e au moment de son d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;une copie ou d&rsquo;un dessin du sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s et, lorsque le circuit int&eacute;gr&eacute; a &eacute;t&eacute; exploit&eacute; commercialement, d&rsquo;un &eacute;chantillon de ce circuit int&eacute;gr&eacute;, ainsi que d&rsquo;informations d&eacute;finissant la fonction &eacute;lectronique que le circuit int&eacute;gr&eacute; est destin&eacute; &agrave; accomplir. <br \/>\n      La demande doit pr&eacute;ciser la date de la premi&egrave;re exploitation commerciale du sch&eacute;ma de configuration o&ugrave; que ce soit dans le monde, ou indiquer que cette exploitation n&rsquo;a pas commenc&eacute;. <\/p>\n<p>Article 96 :<br \/>\n      Le d&eacute;p&ocirc;t de la demande vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 95 ci-dessus, &agrave; moins que le sch&eacute;ma ne soit courant, ne peut intervenir deux ans apr&egrave;s que ledit sch&eacute;ma ait fait l&rsquo;objet d&rsquo;une premi&egrave;re exploitation commerciale n&rsquo;importe o&ugrave; dans le monde. Ledit d&eacute;p&ocirc;t ne peut &eacute;galement en aucun cas intervenir quinze ans apr&egrave;s que la topographie finale ou interm&eacute;diaire du circuit int&eacute;gr&eacute; a &eacute;t&eacute; fix&eacute;e ou cod&eacute;e pour la premi&egrave;re fois si elle n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; exploit&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 97 :<br \/>\n      Est rejet&eacute;e toute demande de certificat de sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s qui ne satisfait pas aux dispositions de l&rsquo;article 95 ci-dessus et de la section premi&egrave;re du chapitre II du titre II de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Article 98 :<br \/>\n      Sont interdits &agrave; d&eacute;faut du consentement du d&eacute;tenteur du droit d&rsquo;un sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s:<br \/>\n      a) la reproduction, que ce soit par incorporation dans un circuit int&eacute;gr&eacute; ou autrement, de la totalit&eacute; d&rsquo;un sch&eacute;ma de configuration (topographie) prot&eacute;g&eacute; ou d&rsquo;une partie de celui-ci, sauf s&rsquo;il s&rsquo;agit de reproduire une partie qui ne satisfait pas &agrave; l&rsquo;exigence d&rsquo;originalit&eacute; vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 90 ci-dessus;<br \/>\n      b) l&rsquo;importation, la vente ou la distribution de toute autre mani&egrave;re, &agrave; des fins commerciales, d&rsquo;un sch&eacute;ma de configuration ( topographie ) prot&eacute;g&eacute; ou d&rsquo;un circuit int&eacute;gr&eacute; dans lequel un sch&eacute;ma de configuration prot&eacute;g&eacute; est incorpor&eacute;, ou d&rsquo;un article incorporant un tel circuit int&eacute;gr&eacute;, uniquement dans la mesure o&ugrave; cet article continue de contenir un sch&eacute;ma de configuration reproduit illicitement.<\/p>\n<p>Article 99 :<br \/>\n      Ne sont pas consid&eacute;r&eacute;s comme ill&eacute;gaux les actes suivants :<br \/>\n      a ) les actes vis&eacute;s au a) de l&rsquo;article 98 ci-dessus, accomplis &agrave; des fins priv&eacute;es ou &agrave; la seule fin d&rsquo;&eacute;valuation, d&rsquo;analyse, de recherche ou d&rsquo;enseignement;<br \/>\n      b) la cr&eacute;ation, &agrave; partir d&rsquo;une telle &eacute;valuation, analyse ou recherche, d&rsquo;une topographie distincte pouvant pr&eacute;tendre &agrave; la protection conform&eacute;ment aux dispositions de la pr&eacute;sente loi;<br \/>\n      c) l&rsquo;un quelconque des actes vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 98 ci-dessus &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;un circuit int&eacute;gr&eacute; incorporant un sch&eacute;ma de configuration (topographie) reproduit de fa&ccedil;on illicite, ou de tout article incorporant un tel circuit int&eacute;gr&eacute;, lorsque la personne qui accomplit ou fait accomplir ces actes ne savait pas et n&rsquo;avait pas de raison valable de savoir, lorsqu&rsquo;elle a acquis ledit circuit int&eacute;gr&eacute;, ou l&rsquo;article l&rsquo;incorporant, qu&rsquo;il incorporait un sch&eacute;ma de configuration reproduit de fa&ccedil;on illicite. Apr&egrave;s le moment o&ugrave; cette personne aura re&ccedil;u un avis l&rsquo;informant de mani&egrave;re suffisante que le sch&eacute;ma de configuration est reproduit de fa&ccedil;on illicite , elle pourra accomplir l&rsquo;un quelconque des actes vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des stocks dont elle dispose ou qu&rsquo;elle a command&eacute; avant ce moment, mais pourra &ecirc;tre astreinte &agrave; verser au d&eacute;tenteur du droit une somme &eacute;quivalant &agrave; une redevance raisonnable telle que celle qui serait exigible dans le cadre d&rsquo;une licence librement n&eacute;goci&eacute;e pour un tel sch&eacute;ma de configuration.<\/p>\n<p>Article 100 :<br \/>\n      Si un sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un d&eacute;p&ocirc;t de demande de certificat, dans un d&eacute;lai de quinze ans &agrave; partir de la date de sa cr&eacute;ation, il ne peut faire na&icirc;tre aucun droit exclusif. <\/p>\n<p>Article 101 :<br \/>\n      Peuvent &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;s nuls par le tribunal sur demande de toute personne int&eacute;ress&eacute;e, les certificats de sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s qui ne sont pas originaux au sens de l&rsquo;article 90 ci-dessus et qui ne r&eacute;pondent pas aux conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 96 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 102 :<br \/>\n      Toute personne int&eacute;ress&eacute;e peut se faire d&eacute;livrer un extrait du registre constatant les inscriptions port&eacute;es sur un registre dit &quot; registre national des certificats de sch&eacute;mas de configuration ( topographie ) de circuits int&eacute;gr&eacute;s &quot; tenu par l&rsquo;organisme charg&eacute; de la propri&eacute;t&eacute; industrielle.<\/p>\n<p align=\"center\">\n      TITRE IV <br \/>\n      DES DESSINS ET MODELES INDUSTRIELS<br \/>\n      Chapitre premier<br \/>\n      Du champ d&rsquo;application<\/p>\n<p>Article 103 :<br \/>\n      Au sens de la pr&eacute;sente loi, est consid&eacute;r&eacute; comme dessin industriel tout assemblage de lignes ou de couleurs et, comme mod&egrave;le industriel, toute forme plastique, associ&eacute;e ou non &agrave; des lignes ou &agrave; des couleurs, pourvu que cet assemblage ou cette forme donne une apparence sp&eacute;ciale &agrave; un produit industriel ou artisanal et puisse servir de type pour la fabrication d&rsquo;un produit industriel ou artisanal.<br \/>\n      Le dessin ou mod&egrave;le industriel doit se diff&eacute;rencier de ses similaires soit par une configuration distincte et reconnaissable lui conf&eacute;rant un caract&egrave;re de nouveaut&eacute;, soit par un ou plusieurs effets ext&eacute;rieurs lui donnant une physionomie propre et nouvelle.<\/p>\n<p>Article 104 :<br \/>\n      Un dessin ou mod&egrave;le industriel est nouveau s&rsquo;il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; divulgu&eacute;, en tout lieu du monde, par une publication sous forme tangible, par un usage ou par tout autre moyen, avant la date de d&eacute;p&ocirc;t ou, le cas &eacute;ch&eacute;ant, avant la date de priorit&eacute; revendiqu&eacute;e dans la demande d&rsquo;enregistrement. <br \/>\n      Un dessin ou mod&egrave;le industriel n&rsquo;est pas consid&eacute;r&eacute; comme rendu accessible au public par le seul fait que, dans les douze mois pr&eacute;c&eacute;dant la date de son d&eacute;p&ocirc;t, il a figur&eacute; pour la premi&egrave;re fois dans une exposition internationale officielle ou officiellement reconnue, organis&eacute;e sur le territoire de l&rsquo;un des pays de l&rsquo;Union internationale pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle.<br \/>\n      Le dessin ou mod&egrave;le d&rsquo;une pi&egrave;ce d&rsquo;un produit complexe n&rsquo;est regard&eacute; comme nouveau et pr&eacute;sentant un caract&egrave;re propre que dans la mesure o&ugrave; :<br \/>\n      a) la pi&egrave;ce, une fois incorpor&eacute;e dans le produit complexe, \treste visible lors d&rsquo;une utilisation normale de ce produit \t\tpar l&rsquo;utilisateur final, &agrave; l&rsquo;exception de l&rsquo;entretien, du servi-\tce ou de la r&eacute;paration ;<br \/>\n      b) les caract&eacute;ristiques visibles de la pi&egrave;ce remplissent en \ttant que telles les conditions de nouveaut&eacute; et de carac-\t\tt&egrave;re propre. &quot; <br \/>\n      Est consid&eacute;r&eacute; comme produit complexe un produit compos&eacute; de pi&egrave;ces multiples qui peuvent &ecirc;tre remplac&eacute;es. <\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre II<br \/>\n      Du droit &agrave; la protection<\/p>\n<p>Article 105 :<br \/>\n      Le droit &agrave; l&rsquo;enregistrement  d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel appartient &agrave; celui qui l&rsquo;a cr&eacute;&eacute; ou &agrave; ses ayants droit; mais le premier d&eacute;posant dudit dessin ou mod&egrave;le industriel est pr&eacute;sum&eacute;, jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire, en &ecirc;tre le cr&eacute;ateur sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 106 ci-dessous. <\/p>\n<p>Article 106 :<br \/>\n      Les dispositions des articles 18 et 19 ci-dessus sont applicables aux dessins et mod&egrave;les industriels.<\/p>\n<p>Article 107 :<br \/>\n      Les dessins ou mod&egrave;les dont les caract&eacute;ristiques sont exclusivement impos&eacute;es par leur fonction technique, ne b&eacute;n&eacute;ficient pas de la protection pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi. <\/p>\n<p>Article 108 :<br \/>\n      Si deux ou plusieurs personnes ont cr&eacute;&eacute; collectivement un dessin ou mod&egrave;le industriel, le droit &agrave; l&rsquo;obtention de la protection l&eacute;gale appartient collectivement &agrave; ces personnes ou &agrave; leurs ayants droit. N&rsquo;est toutefois pas consid&eacute;r&eacute; comme cr&eacute;ateur ou co-cr&eacute;ateur celui qui a simplement pr&ecirc;t&eacute; son aide &agrave; la cr&eacute;ation du dessin ou mod&egrave;le industriel, sans y apporter une contribution cr&eacute;atrice.<\/p>\n<p>Article 109 :<br \/>\n      Les dispositions des articles 77 &agrave; 79 ci-dessus sont applicables aux dessins et mod&egrave;les industriels. <\/p>\n<p>Article 110 :<br \/>\n      Les dispositions de l&rsquo;article 19 ci-dessus sont applicables aux dessins et mod&egrave;les industriels.<\/p>\n<p>Article 111 :<br \/>\n      Seuls les dessins ou mod&egrave;les industriels r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;pos&eacute;s et enregistr&eacute;s par l&rsquo;office djiboutien de la propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale b&eacute;n&eacute;ficient de la protection accord&eacute;e par la pr&eacute;sente loi &agrave; compter de la date de leur d&eacute;p&ocirc;t.<br \/>\n      L&rsquo;enregistrement d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel donne lieu &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;un titre de propri&eacute;t&eacute; industrielle appel&eacute; &quot; certificat d&rsquo;enregistrement de dessin ou mod&egrave;le industriel &quot;, d&eacute;pos&eacute; et enregistr&eacute; dans les formes et conditions pr&eacute;vues au chapitre III du pr&eacute;sent titre.<\/p>\n<p>Article 112 :<br \/>\n      Ne b&eacute;n&eacute;ficient pas de la protection pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi, les dessins ou mod&egrave;les industriels qui portent atteinte aux bonnes m&oelig;urs ou &agrave; l&rsquo;ordre public ainsi que les dessins ou mod&egrave;les industriels reproduisant les sigles, d&eacute;nominations, d&eacute;corations embl&egrave;mes et monnaies mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 134 a) ci-dessous sauf autorisation des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes pour leur usage.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre III<br \/>\n      De la proc&eacute;dure de d&eacute;p&ocirc;t et de l&rsquo;enregistrement <br \/>\n      des dessins et mod&egrave;les industriels<\/p>\n<p>Article 113 :<br \/>\n      Toute personne souhaitant obtenir un certificat d&rsquo;enregistrement de dessin ou mod&egrave;le industriel doit d&eacute;poser aupr&egrave;s de l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale un dossier de d&eacute;p&ocirc;t de dessin ou mod&egrave;le industriel dans les conditions prescrites au pr&eacute;sent chapitre. <br \/>\n      Une seule demande peut porter au maximum sur 100 mod&egrave;les et dessins, &agrave; condition qu&rsquo;ils soient destin&eacute;s &agrave; &ecirc;tre incorpor&eacute;s dans des objets rang&eacute;s dans la m&ecirc;me classe de la classification internationale des dessins et mod&egrave;les &eacute;tablie conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;Arrangement de Locarno du 8 octobre 1968 modifi&eacute;. <br \/>\n  &Agrave; la date du d&eacute;p&ocirc;t, la demande doit contenir :<br \/>\n      a) une requ&ecirc;te en enregistrement;<br \/>\n      b) le nom et l&rsquo;adresse du d&eacute;posant, du titulaire ou d&rsquo;une \tautre personne int&eacute;ress&eacute;e;<br \/>\n      c) le nombre des dessins ou mod&egrave;les et celui des repro\t\tductions graphiques ou photographiques inclus dans la \t\tdemande;<br \/>\n      d) une reproduction graphique ou photographique des \t\tdessins et mod&egrave;les ; <br \/>\n      e) la d&eacute;signation du ou des produits qui constituent le \t\tdessin ou mod&egrave;le industriel ou en relation avec lesquels \tle dessin ou mod&egrave;le industriel doit &ecirc;tre utilis&eacute;, et pr&eacute;ciser \tsi le ou les produits constituent le dessin ou mod&egrave;le \t\t\tindustriel ou sont des produits en relation avec lesquels \tle dessin ou mod&egrave;le industriel doit &ecirc;tre utilis&eacute;; le ou les \t\tproduits doivent &ecirc;tre indiqu&eacute;s de pr&eacute;f&eacute;rence au moyen \t\tdes termes figurant dans la liste des produits de la clas\t\tsification internationale;<br \/>\n      f) la justification du paiement des taxes prescrites. <\/p>\n<p>Si la demande ne remplit pas l&rsquo;une quelconque des conditions &eacute;num&eacute;r&eacute;es dans le pr&eacute;sent alin&eacute;a, et si celle-ci n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; modifi&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 114, l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale la d&eacute;clare irrecevable et la date de d&eacute;p&ocirc;t n&rsquo;est pas r&eacute;put&eacute;e acquise.<\/p>\n<p>Aux fins de l&rsquo;enregistrement, la demande doit comporter : <br \/>\n      a) le nom et l&rsquo;adresse du mandataire et la mention de son \tpouvoir, ou d&rsquo;une autre communication portant constitu-\t\ttion de ce mandataire;<br \/>\n      b) le nom et l&rsquo;adresse du cr&eacute;ateur lorsqu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas \t\tdu d&eacute;posant;<br \/>\n      c) le cas &eacute;ch&eacute;ant, une d&eacute;claration revendiquant la priorit-\t&eacute; d&rsquo;un d&eacute;p&ocirc;t ant&eacute;rieur, indiquant le nom de l&rsquo;Office \t\t\taupr&egrave;s duquel il a &eacute;t&eacute; effectu&eacute; ainsi que de la date et, s&rsquo;il \test disponible, le num&eacute;ro de ce d&eacute;p&ocirc;t;<br \/>\n      d) le cas &eacute;ch&eacute;ant, une d&eacute;claration selon laquelle le ou les \tproduits qui constituent ou incorporent le dessin ou \t\t\tmod&egrave;le industriel ont figur&eacute; dans une exposition interna-\ttionale officielle ou officiellement reconnue, ainsi que le \t\tlieu de l&rsquo;exposition et la date &agrave; laquelle ce ou ces produits \ty ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s pour la premi&egrave;re fois;<br \/>\n      e) la signature du d&eacute;posant ou de son mandataire. <\/p>\n<p>Article 114 :<br \/>\n      Si l&rsquo;Office constate que, au moment de la r&eacute;ception de la demande, les conditions du troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 113 n&rsquo;&eacute;taient pas remplies, il doit inviter, par &eacute;crit, le <br \/>\n      d&eacute;posant &agrave; faire la correction n&eacute;cessaire dans le d&eacute;lai de trois mois.  La date de d&eacute;p&ocirc;t retenue sera alors, la date de la r&eacute;ception de la correction requise;  toutefois, si cette correction n&rsquo;est pas faite, la demande est consid&eacute;r&eacute;e comme n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e. <br \/>\n      Est tenu comme date de d&eacute;p&ocirc;t, la date de la r&eacute;ception de la demande, pour autant que, les conditions pr&eacute;vues au troisi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 113 soient remplies.<br \/>\n      L&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale examine si la demande satisfait aux conditions pr&eacute;vues au quatri&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 113.<br \/>\n      Lorsque le dossier de demande d&rsquo;enregistrement comprend les pi&egrave;ces vis&eacute;es dans cet article, la demande d&rsquo;enregistrement d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel telle que pr&eacute;vue ci-dessus est inscrite par ordre chronologique des d&eacute;p&ocirc;ts et publi&eacute;e au registre national des dessins et mod&egrave;les industriels vis&eacute; au premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 125 ci-dessous avec une date et un num&eacute;ro de d&eacute;p&ocirc;t.<br \/>\n      S&rsquo;il est constat&eacute; que, les conditions du quatri&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 113 n&rsquo;&eacute;taient pas remplies, l&rsquo;Office doit inviter, par &eacute;crit, le d&eacute;posant &agrave; faire la correction n&eacute;cessaire dans le d&eacute;lai de trois mois.  S&rsquo;il n&rsquo;est pas rem&eacute;di&eacute; aux irr&eacute;gularit&eacute;s, dans le d&eacute;lai prescrit, l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale rejette la demande.<\/p>\n<p>Article 115 :<br \/>\n      Un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; constatant la date de la remise des pi&egrave;ces vis&eacute;es aux 3e et 5e alin&eacute;as de l&rsquo;article 113 ci-dessus est remis imm&eacute;diatement apr&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t de la demande au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire.<\/p>\n<p>Article 116 :<br \/>\n      Le d&eacute;posant peut en tout temps demander la rectification des fautes d&rsquo;expression ou de transcription ainsi que des erreurs mat&eacute;rielles relev&eacute;es dans les pi&egrave;ces et documents d&eacute;pos&eacute;es &agrave; l&rsquo;exception des reproductions graphiques ou photographiques des dessins ou mod&egrave;les industriels d&eacute;pos&eacute;s qui ne peuvent &ecirc;tre modifi&eacute;s. <br \/>\n      La demande de rectification mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a premier du pr&eacute;sent article est pr&eacute;sent&eacute;e par &eacute;crit et comporte l&rsquo;objet des rectifications propos&eacute;es.<\/p>\n<p>Article 117 :<br \/>\n      Est rejet&eacute; toute demande de d&eacute;p&ocirc;t de dessin ou mod&egrave;le industriel qui :<br \/>\n      1) ne satisfait pas aux dispositions de l&rsquo;article 103 ;<br \/>\n      2) ne satisfait pas aux dispositions des articles 112 et 113 <br \/>\n      3) n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;gularis&eacute;e conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 114. <br \/>\n      Le rejet de toute demande de d&eacute;p&ocirc;t de dessin ou mod&egrave;le industriel doit &ecirc;tre motiv&eacute; et notifi&eacute; au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire par lettre recommand&eacute;e avec accus&eacute; de r&eacute;ception. La mention dudit rejet est inscrite au registre national des dessins et mod&egrave;les <br \/>\n      industriels vis&eacute; au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 125 ci-dessous. La d&eacute;cision de rejet peut &ecirc;tre attaqu&eacute;e devant la Chambre Civile et Commerciale du Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Djibouti dans un d&eacute;lai de deux mois &agrave; compter de sa notification.<\/p>\n<p>Article 118 :<br \/>\n      Lorsque le dossier de d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel ne fait pas l&rsquo;objet d&rsquo;un rejet en application des dispositions de l&rsquo;article 117 ci-dessus, le dessin ou mod&egrave;le industriel est enregistr&eacute; par l&rsquo;office djiboutien de la propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale sans examen pr&eacute;alable quant au fond. <br \/>\n      La date de l&rsquo;enregistrement est celle du d&eacute;p&ocirc;t. <br \/>\n      Le d&eacute;p&ocirc;t fait l&rsquo;objet d&rsquo;un enregistrement au registre national des dessins et mod&egrave;les industriels vis&eacute; au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 125 ci-dessous.<\/p>\n<p>Article 119 :<br \/>\n      Suite &agrave; l&rsquo;enregistrement pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 118 ci-dessus, un proc&egrave;s-verbal constatant le d&eacute;p&ocirc;t du dessin ou mod&egrave;le industriel et mentionnant la date dudit d&eacute;p&ocirc;t et les pi&egrave;ces jointes est dress&eacute; par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale ainsi que le certificat d&rsquo;enregistrement du dessin ou mod&egrave;le industriel, accompagn&eacute; de la reproduction graphique ou photographique du dessin ou mod&egrave;le industriel. Le proc&egrave;s-verbal et le certificat d&rsquo;enregistrement sont remis ou notifi&eacute;s au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire.<\/p>\n<p>Article 120 :<br \/>\n      Toute personne int&eacute;ress&eacute;e peut obtenir sur demande &eacute;crite une copie officielle de l&rsquo;original du dessin ou mod&egrave;le industriel sur production de la reproduction graphique ou photographique du dessin ou mod&egrave;le industriel enregistr&eacute;.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre IV<br \/>\n      Des effets de l&rsquo;enregistrement <br \/>\n      du dessin et mod&egrave;le industriel<\/p>\n<p>Article 121 :<br \/>\n      L&rsquo;enregistrement d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel produit ses effets durant cinq ann&eacute;es &agrave; compter de la date du d&eacute;p&ocirc;t.  Il peut &ecirc;tre renouvel&eacute; pour deux p&eacute;riodes cons&eacute;cutives de cinq ans chacune, par simple demande et le paiement de la taxe de renouvellement prescrite.<br \/>\n      Le renouvellement de l&rsquo;enregistrement doit &ecirc;tre effectu&eacute; dans les six mois pr&eacute;c&eacute;dant l&rsquo;expiration de sa dur&eacute;e de validit&eacute;. <br \/>\n      Toutefois, un d&eacute;lai de gr&acirc;ce de six mois est accord&eacute; pour demander le renouvellement et pour le paiement de la taxe de renouvellement apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance, moyennant le paiement de la surtaxe prescrite. <\/p>\n<p>Article 122 :<br \/>\n      Tout cr&eacute;ateur d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel ou ses ayants droit ont le droit exclusif d&rsquo;exploiter, vendre ou faire vendre ce dessin ou mod&egrave;le industriel conform&eacute;ment aux dispositions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente loi sans pr&eacute;judice des droits qu&rsquo;ils peuvent tenir d&rsquo;autres dispositions l&eacute;gales et notamment de la l&eacute;gislation relative &agrave; la protection des &oelig;uvres litt&eacute;raires et artistiques.<\/p>\n<p>Article 123 :<br \/>\n      L&rsquo;enregistrement du dessin ou mod&egrave;le industriel conf&egrave;re &agrave; son titulaire le droit d&rsquo;interdire aux tiers, sans son consentement, l&rsquo;exploitation &agrave; des fins commerciales ou industrielles du dessin ou mod&egrave;le. <br \/>\n      Aux fins des droits conf&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;enregistrement du dessin ou mod&egrave;le industriel, on entend par &quot;exploitation&quot; d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel enregistr&eacute; la fabrication, la vente ou l&rsquo;importation, &agrave; des fins commerciales, d&rsquo;articles incorporant le dessin ou mod&egrave;le industriel ;<br \/>\n      Un dessin ou mod&egrave;le ne conf&egrave;re pas de droits sur les caract&eacute;ristiques de l&rsquo;apparence d&rsquo;un produit qui sont exclusivement impos&eacute;es par sa fonction technique.<br \/>\n      L&rsquo;enregistrement d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le ne conf&egrave;re pas de droits sur les caract&eacute;ristiques de l&rsquo;apparence d&rsquo;un produit qui doivent n&eacute;cessairement &ecirc;tre reproduites dans leur forme et leurs dimensions exactes pour que le produit dans lequel est incorpor&eacute; ou auquel est appliqu&eacute; le dessin ou mod&egrave;le puisse m&eacute;caniquement &ecirc;tre raccord&eacute; &agrave; un autre produit, &ecirc;tre plac&eacute; &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur ou autour d&rsquo;un autre produit, ou &ecirc;tre mis en contact avec un autre produit, de mani&egrave;re que chaque produit puisse remplir sa fonction.<br \/>\n      L&rsquo;enregistrement d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le ne conf&egrave;re pas de droits sur les caract&eacute;ristiques de l&rsquo;apparence d&rsquo;un produit qui doivent n&eacute;cessairement &ecirc;tre reproduites dans leur forme et leurs dimensions exactes pour que le produit dans lequel est incorpor&eacute; ou auquel est appliqu&eacute; le dessin ou mod&egrave;le puisse &ecirc;tre mont&eacute; sur un autre produit de fa&ccedil;on &agrave; ce que celui-ci retrouve ou garde son aspect ou apparence originel.<br \/>\n      Les droits conf&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;enregistrement du dessin ou mod&egrave;le industriel ne s&rsquo;&eacute;tendent pas aux actes relatifs &agrave; des objets mis dans le commerce o&ugrave; que ce soit dans le monde par le titulaire du dessin ou mod&egrave;le ou avec son consentement, ou par une personne &eacute;conomiquement li&eacute;e au titulaire ;  &agrave; cet effet deux personnes sont r&eacute;put&eacute;es &eacute;conomiquement li&eacute;es lorsque l&rsquo;une peut exercer sur l&rsquo;autre, directement ou indirectement, en ce qui concerne l&rsquo;exploitation du dessin ou mod&egrave;le, une influence d&eacute;terminante ou lorsqu&rsquo;un tiers peut exercer une telle influence sur l&rsquo;une et l&rsquo;autre de ces personnes. <br \/>\n      Les droits conf&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;enregistrement du dessin ou mod&egrave;le industriel ne permettent d&rsquo;interdire :<br \/>\n      a) les actes accomplis dans un cadre priv&eacute; et &agrave; des fins non commerciales;<br \/>\n      b) les actes accomplis &agrave; des fins de recherche scientifique, &eacute;ducatives, acad&eacute;miques ou exp&eacute;rimentales;<\/p>\n<p>c) l&rsquo;utilisation d&rsquo;objets &agrave; bord d&rsquo;a&eacute;ronefs, de v&eacute;hicules terrestres ou de navires &eacute;trangers qui p&eacute;n&egrave;trent temporairement ou accidentellement dans l&rsquo;espace a&eacute;rien, sur le territoire ou dans les eaux territoriales de Djibouti.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre V<br \/>\n      De la transmission et de la perte des droits<br \/>\n      Section premi&egrave;re.- Dispositions g&eacute;n&eacute;rales<\/p>\n<p>Article 124 :<br \/>\n      Les droits attach&eacute;s &agrave; un dessin ou mod&egrave;le industriel sont transmissibles en totalit&eacute; ou en partie.<br \/>\n      Ils peuvent faire l&rsquo;objet, en totalit&eacute; ou en partie, d&rsquo;une concession de licence d&rsquo;exploitation exclusive ou non exclusive, ainsi que d&rsquo;une mise en gage.<br \/>\n      Les droits conf&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;enregistrement d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel peuvent &ecirc;tre invoqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;un licenci&eacute; qui enfreint l&rsquo;une des limites de sa licence impos&eacute;e en vertu de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent.<br \/>\n      Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 19 ci-dessus, une transmission des droits vis&eacute;s au premier alin&eacute;a du pr&eacute;sent article ne porte pas atteinte aux droits acquis par des tiers avant la date de transmission.<br \/>\n      Les actes comportant une transmission ou une licence, vis&eacute;s aux deux premiers alin&eacute;as ci-dessus, sont constat&eacute;s par &eacute;crit, sous peine de nullit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 125 :<br \/>\n      Tous les actes transmettant, modifiant ou affectant les droits attach&eacute;s &agrave; un dessin ou mod&egrave;le industriel doivent, pour &ecirc;tre opposables aux tiers, &ecirc;tre inscrits sur un registre dit &quot; registre national des dessins et mod&egrave;les industriels &quot; tenu par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale.<br \/>\n      Toutefois, avant son inscription un acte est opposable aux tiers qui ont acquis des droits apr&egrave;s la date de cet acte mais qui avaient connaissance de celui-ci lors de l&rsquo;acquisition de ces droits.<br \/>\n      Les actes modifiant la propri&eacute;t&eacute; du dessin ou mod&egrave;le industriel ou la jouissance des droits qui lui sont attach&eacute;s, telles que cession, licence, constitution ou cession d&rsquo;un droit de gage ou renonciation &agrave; ce dernier, saisie, validation et main lev&eacute;e de saisie, sont inscrits &agrave; la demande de l&rsquo;une des parties &agrave; l&rsquo;acte.<br \/>\n      Pour l&rsquo;inscription des mentions cons&eacute;cutives &agrave; une d&eacute;cision judiciaire devenue d&eacute;finitive, le greffe adresse dans un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de la date de ladite d&eacute;cision &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle, en exp&eacute;dition compl&egrave;te et gratuite, les d&eacute;cisions relatives &agrave; l&rsquo;existence, l&rsquo;&eacute;tendue et l&rsquo;exercice des droits attach&eacute;s &agrave; la protection pr&eacute;vue par le pr&eacute;sent titre.<br \/>\n      Les formalit&eacute;s &agrave; remplir et les pi&egrave;ces &agrave; joindre aux demandes d&rsquo;inscriptions sont fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 126 :<br \/>\n      Toute personne int&eacute;ress&eacute;e peut se faire d&eacute;livrer un extrait du registre national des dessins et mod&egrave;les industriels. <\/p>\n<p align=\"center\">Section II.- De la saisie<\/p>\n<p>\n      Article 127 :<br \/>\n      La saisie d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le peut &ecirc;tre autoris&eacute;e par ordonnance du Pr&eacute;sident du Tribunal statuant sur requ&ecirc;te dans les cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 1e al 1 de la d&eacute;lib&eacute;ration du 11 mars 1969 sur les mesures conservatoires.<br \/>\n      L&rsquo;ordonnance autorisant la saisie devra &ecirc;tre signifi&eacute;e au titulaire du dessin ou mod&egrave;le, &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale ainsi qu&rsquo;aux personnes poss&eacute;dant des droits sur ledit dessin ou mod&egrave;le inscrits au Registre des Dessins et Mod&egrave;les.<br \/>\n      Cette signification rend inopposable, au cr&eacute;ancier saisissant, toute modification ult&eacute;rieure des droits attach&eacute;s au dessin ou mod&egrave;le.<br \/>\n      Cette signification devra &ecirc;tre op&eacute;r&eacute;e, &agrave; peine de nullit&eacute; dans la quinzaine de l&rsquo;ordonnance sur requ&ecirc;te.<br \/>\n      Le cr&eacute;ancier saisissant devra, en outre, former devant la juridiction comp&eacute;tente une action en validit&eacute; de la saisie ou au fond dans un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de l&rsquo;inscription de la saisie au Registre des Dessins et Mod&egrave;les, &agrave; peine de nullit&eacute; de la saisie.<br \/>\n      Le Tribunal sera comp&eacute;tent pour ordonner la mise en vente du dessin ou mod&egrave;le, par conversion de la saisie conservatoire en saisie ex&eacute;cution.<\/p>\n<p align=\"center\">Section III.- Dispositions diverses<\/p>\n<p>\n      Article 128 :<br \/>\n      Le droit exclusif d&rsquo;exploitation attach&eacute; au dessin ou mod&egrave;le industriel prot&eacute;g&eacute; par le pr&eacute;sent titre prend fin &agrave; l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai maximum de 15 ans &agrave; compter de la date du d&eacute;p&ocirc;t initial.<\/p>\n<p>Article 129 :<br \/>\n      Le titulaire d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel peut, &agrave; tout moment, renoncer &agrave; la protection de son dessin ou mod&egrave;le industriel par d&eacute;claration &eacute;crite adress&eacute;e &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale.<br \/>\n      La renonciation peut &ecirc;tre limit&eacute;e &agrave; une partie seulement des dessins ou mod&egrave;les industriels si le d&eacute;p&ocirc;t comprend plusieurs dessins ou mod&egrave;les industriels.<br \/>\n      Lorsque le dessin ou mod&egrave;le industriel est en copropri&eacute;t&eacute;, la renonciation ne peut &ecirc;tre effectu&eacute;e que si elle est requise par l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires.<br \/>\n      Si des droits r&eacute;els de licence ou de gage ont &eacute;t&eacute; inscrits au registre national des dessins et mod&egrave;les industriels, la d&eacute;claration de renonciation &agrave; l&rsquo;enregistrement n&rsquo;est recevable que si elle est accompagn&eacute;e du consentement des titulaires des droits inscrits.<\/p>\n<p>Article 130 :<br \/>\n      Tout int&eacute;ress&eacute;, y compris le minist&egrave;re public peut invoquer par une demande &eacute;crite et motiv&eacute;e la nullit&eacute; de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel devant le tribunal &agrave; la demande de toute personne y ayant int&eacute;r&ecirc;t, pour violation des dispositions des articles 103, 104, 107 et 112. <\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre VI<br \/>\n      De la publication des dessins et mod&egrave;les industriels<\/p>\n<p>Article 131 :<br \/>\n      L&rsquo;Office Djiboutien de la propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale publie un bulletin officiel de tous les dessins ou mod&egrave;les industriels enregistr&eacute;s. Y figure mention des actes vis&eacute;s au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 125 ci-dessus.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE V<br \/>\n      DES MARQUES DE PRODUITS OU SERVICES<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre premier<br \/>\n      Du champ d&rsquo;application<\/p>\n<p>\n      Article 132 :<br \/>\n      Peut constituer une marque de produits ou services tout signe susceptible de repr&eacute;sentation graphique servant &agrave; distinguer dans le commerce les produits ou services d&rsquo;une personne physique ou morale.  Peuvent notamment constituer un tel signe:<br \/>\n      a) \tles d&eacute;nominations sous toutes les formes telles que: mots, assemblage de mots, noms patronymiques et g&eacute;ographiques, pseudonymes, lettres, chiffres, slogans, sigles;<br \/>\n      b) \tles signes figuratifs tels que: dessins, &eacute;tiquettes, cachets, lisi&egrave;res, reliefs, hologrammes, logos, images de synth&egrave;se;<br \/>\n      c) \tles formes, notamment celles du produit ou de son conditionnement ou celles caract&eacute;risant un service;<br \/>\n      d)\t les dispositions, combinaisons de couleurs ou nuances de couleurs.<br \/>\n      e) les signes sonores tels que: sons, phrases musicales;<\/p>\n<p>Article 133 :<br \/>\n      Le caract&egrave;re distinctif d&rsquo;un signe de nature &agrave; constituer une marque s&rsquo;appr&eacute;cie &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des produits ou services d&eacute;sign&eacute;s.<br \/>\n      Sont d&eacute;pourvus de caract&egrave;re distinctif notamment:<br \/>\n      a) les signes pouvant servir, dans le commerce, pour \t\t\td&eacute;signer l&rsquo;esp&egrave;ce, la qualit&eacute;, la quantit&eacute;, la destination, la \tvaleur, la provenance g&eacute;ographique ou l&rsquo;&eacute;poque de la \t\tproduction du produit ou de la prestation du service, ou \t\td&rsquo;autres caract&eacute;ristiques de ceux-ci;<br \/>\n      b) les signes ou d&rsquo;indications devenus usuels dans le \t\tlangage courant ou dans les habitudes loyales et \t\t\tconstantes du commerce ;<br \/>\n      c) les signes constitu&eacute;s exclusivement par la forme impo-\ts&eacute;e par la nature m&ecirc;me du produit ou par la forme du \t\tproduit n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;obtention d&rsquo;un r&eacute;sultat technique \t\tou par la forme qui donne une valeur substantielle au \t\tproduit ; <br \/>\n      d) les signes qui consistent exclusivement en des signes \tou des indications qui constituent les noms g&eacute;n&eacute;riques \t\tou techniques des produits ou des services consid&eacute;r&eacute;s;<br \/>\n      e) les signes qui constituent en une couleur consid&eacute;r&eacute;e \t\tisol&eacute;ment et non d&eacute;limit&eacute;e par une forme d&eacute;termin&eacute;e. <\/p>\n<p>Article 134 :<br \/>\n      Ne peut &ecirc;tre adopt&eacute; comme marque ou &eacute;l&eacute;ment de marque un signe :<br \/>\n      a) exclu conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 6ter de la Convention \t\tde Paris pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle \t\t\tainsi que tout signe qui reproduit les armoiries, dra\t\t\tpeaux, insignes ou embl&egrave;mes officiels de la R&eacute;publique \tou des autres pays membres de l&rsquo;Union de Paris, les \t\t\tsigles ou d&eacute;nominations de l&rsquo;Organisation des Nations \t\tUnies et des organisations internationales adopt&eacute;s par \t\tcelles-ci ou ceux qui ont d&eacute;j&agrave; fait l&rsquo;objet d&rsquo;accords inter\t\tnationaux en vigueur destin&eacute;s &agrave; assurer leur protection, \tles signes officiels de contr&ocirc;le ou de garantie et les d&eacute;co-\trations nationales ou &eacute;trang&egrave;res, les monnaies m&eacute;tal-\t\t\tliques ou fiduciaires djiboutiennes ou &eacute;trang&egrave;res, ainsi \t\tque toute imitation au point de vue h&eacute;raldique; <br \/>\n      b) contraire &agrave; l&rsquo;ordre public ou aux bonnes m&oelig;urs, ou \t\tdont l&rsquo;utilisation est l&eacute;galement interdite;<br \/>\n      c) de nature &agrave; tromper le public, notamment sur la natu-\t\tre, la qualit&eacute; ou la provenance g&eacute;ographique du produit \tou du service. <\/p>\n<p>Article 135 :<br \/>\n      Sont interdits &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e au territoire de Djibouti, et ne peuvent &ecirc;tre admis sous les r&eacute;gimes &eacute;conomiques en douane ou dans les Zones Franches, ni mis en circulation tous produits naturels ou fabriqu&eacute;s, portant soit sur eux m&ecirc;mes, soit sur les emballages, caisses, ballots, enveloppes, bandes, &eacute;tiquettes, une marque, un nom, un signe, une empreinte, une &eacute;tiquette ou un motif d&eacute;coratif comportant une reproduction des signes vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 134 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 136 :<br \/>\n      Ne peut &ecirc;tre adopt&eacute; comme marque un signe portant atteinte &agrave; des droits de tiers, et notamment :<br \/>\n      a) &agrave; une marque ant&eacute;rieure enregistr&eacute;e ou notoirement \t\tconnue au sens de l&rsquo;article 6bis de la Convention de \t\t\tParis pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle et de \tl&rsquo;article 16.2 et 3 de l&rsquo;Accord sur les ADPIC ;<br \/>\n      b) &aacute; une d&eacute;nomination ou raison sociale, s&rsquo;il existe un \t\trisque de confusion dans l&rsquo;esprit du public;<br \/>\n      c) &agrave; un nom commercial ou &agrave; une enseigne connus sur \t\tl&rsquo;ensemble du territoire national, s&rsquo;il existe un risque de \t\tconfusion dans l&rsquo;esprit du public;<br \/>\n      d) &agrave; une appellation d&rsquo;origine ou indication g&eacute;ographique \tprot&eacute;g&eacute;es;<br \/>\n      e) aux droits d&rsquo;auteur;<br \/>\n      f) aux droits r&eacute;sultant d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le prot&eacute;g&eacute;;<br \/>\n      g) au droit de la personnalit&eacute; d&rsquo;un tiers, notamment &agrave; son \tnom patronymique, &agrave; son pseudonyme ou &agrave; son image;<br \/>\n      h) au nom, &agrave; l&rsquo;image ou &agrave; la renomm&eacute;e d&rsquo;une collectivit&eacute; \tterritoriale. <\/p>\n<p>Article 137 :<br \/>\n      La nature du produit ou service auquel la marque est destin&eacute;e ne peut en aucun cas faire obstacle &agrave; l&rsquo;enregistrement et &agrave; la validit&eacute; de cette marque.<\/p>\n<p>Article 138 :<br \/>\n      La marque est facultative sous r&eacute;serve de dispositions l&eacute;gales contraires. <\/p>\n<p align=\"center\">\n      Chapitre II<br \/>\n      Du droit &agrave; la marque et de la proc&eacute;dure de d&eacute;p&ocirc;t, et de l&rsquo;enregistrement de la marque<\/p>\n<p align=\"center\">Section premi&egrave;re.- Du droit &agrave; la marque<\/p>\n<p>Article 139 :<br \/>\n      Le droit exclusif sur la marque s&rsquo;acquiert par l&rsquo;enregistrement. Ce droit peut &ecirc;tre acquis en copropri&eacute;t&eacute;. <\/p>\n<p>Article 140 :<br \/>\n      Les dispositions des articles 77 &agrave; 79 ci-dessus sont applicables aux marques de produits ou services.<\/p>\n<p>Article 141 :<br \/>\n      Si un enregistrement a &eacute;t&eacute; demand&eacute; soit en fraude des droits d&rsquo;un tiers, soit en violation d&rsquo;une obligation l&eacute;gale ou conventionnelle, la personne qui estime avoir un droit sur la marque peut revendiquer sa propri&eacute;t&eacute; en justice.<br \/>\n      A moins que le d&eacute;posant ne soit de mauvaise foi, l&rsquo;action en revendication se prescrit par trois ans &agrave; compter de la date de l&rsquo;enregistrement de la marque au registre national des marques vis&eacute; au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 156 ci-dessous.<\/p>\n<p>Article 142 :<br \/>\n      Seules les marques r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;pos&eacute;es et enregistr&eacute;es par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle  et commerciale b&eacute;n&eacute;ficient de la protection accord&eacute;e par la pr&eacute;sente loi &agrave; compter de leur date de d&eacute;p&ocirc;t.<br \/>\n      L&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque donne lieu &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;un titre de propri&eacute;t&eacute; industrielle appel&eacute; &quot; certificat d&rsquo;enregistrement de marque de produits ou services&quot;, d&eacute;pos&eacute;e et enregistr&eacute;e dans les formes et conditions pr&eacute;vues &agrave; la section II du pr&eacute;sent chapitre.<\/p>\n<p align=\"center\">Section II: De la proc&eacute;dure d&rsquo;enregistrement de la marque<\/p>\n<p>Article 143 :<br \/>\n      Toute personne souhaitant obtenir l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque doit d&eacute;poser aupr&egrave;s de l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale une demande d&rsquo;enregistrement de marque dans les conditions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente section. <br \/>\n      Une demande d&rsquo;enregistrement de marque est admise par l&rsquo;Office si elle comporte au moins:<br \/>\n      a) l&rsquo;indication, explicite ou implicite, que l&rsquo;enregistrement \td&rsquo;une marque est demand&eacute;;<br \/>\n      b) des indications permettant d&rsquo;identifier le d&eacute;posant ou \t\tla personne qui pr&eacute;sente la demande, ou les donn&eacute;es \t\tpermettant  de communiquer avec cette personne;<br \/>\n      c) la marque dont l&rsquo;enregistrement est demand&eacute; ou une \treproduction de cette marque lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une \t\t\tmarque pr&eacute;sentant une graphie, une forme ou une cou\t\tleur particuli&egrave;re ou d&rsquo;une marque figurative, mixte ou tri\t\tdimensionnelle, en couleur ou non;  s&rsquo;agissant de \t\t\tmarques non perceptibles par le sens de la vue, une \t\t\trepr&eacute;sentation graphique de la marque ; <br \/>\n      d) la liste des produits ou des services pour lesquels la \t\tprotection de la marque est demand&eacute;e;  et<br \/>\n      e) la justification du paiement des taxes prescrites.<br \/>\n      Est tenu comme date de d&eacute;p&ocirc;t, la date de la r&eacute;ception de la demande, pour autant que, les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dant soient remplies.  En l&rsquo;absence de l&rsquo;un des &eacute;l&eacute;ments &eacute;num&eacute;r&eacute;s dans l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dant, la demande est tenue pour non pr&eacute;sent&eacute; et la date de d&eacute;p&ocirc;t n&rsquo;est pas acquise. <br \/>\n      Aux fins de l&rsquo;enregistrement de la marque, la demande doit comporter, en plus des &eacute;l&eacute;ments indiqu&eacute;s au deuxi&egrave;me alin&eacute;a : <br \/>\n      a) le nom et l&rsquo;adresse du mandataire et la mention de son \tpouvoir, ou d&rsquo;une autre communication portant constitu-\t\ttion de ce mandataire;<br \/>\n      b) la classe ou classes des produits ou des services, \t\t\tconform&eacute;ment &agrave; la Classification Internationale des pro-\t\tduits et services, pour lesquels la protection de la \t\t\tmarque est demand&eacute;e, pr&eacute;c&eacute;dant les produits et ser\t\t\tvices respectifs qui doivent se pr&eacute;senter dans l&rsquo;ordre des \tclasses applicables;<br \/>\n      c) la signature du d&eacute;posant ou de son mandataire.<br \/>\n      Les formalit&eacute;s &agrave; remplir et les pi&egrave;ces &agrave; joindre aux documents vis&eacute;s aux alin&eacute;as ci-dessus sont fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire. <br \/>\n      Lorsque le dossier de d&eacute;p&ocirc;t de la marque comprend au moins les pi&egrave;ces vis&eacute;es au deuxi&egrave;me alin&eacute;a ci-dessus, la demande d&rsquo;enregistrement de la marque est inscrite par ordre chronologique des d&eacute;p&ocirc;ts au registre national des marques vis&eacute; au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 156 ci-dessous avec une date et un num&eacute;ro de d&eacute;p&ocirc;t.<\/p>\n<p>Article 144 :<br \/>\n      L&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale examine si la demande satisfait aux conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 143.<br \/>\n      Si l&rsquo;Office constate que, au moment de la r&eacute;ception de la demande, les conditions de l&rsquo;article 143  n&rsquo;&eacute;taient pas remplies, il doit inviter, par &eacute;crit, le d&eacute;posant &agrave; faire la correction n&eacute;cessaire dans le d&eacute;lai de trois mois. Si le d&eacute;faut concerne l&rsquo;un des &eacute;l&eacute;ments &eacute;num&eacute;r&eacute;s dans le deuxi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 143, la date de d&eacute;p&ocirc;t retenue sera la date de la r&eacute;ception de la correction requise;  toutefois, si cette correction n&rsquo;est pas faite, la demande est consid&eacute;r&eacute;e comme n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e.<br \/>\n      Lorsque le dossier de demande d&rsquo;enregistrement comprend les pi&egrave;ces vis&eacute;es dans cet article, l&rsquo;enregistrement de la marque telle que pr&eacute;vue ci-dessus est inscrite par ordre chronologique des d&eacute;p&ocirc;ts et publi&eacute;e au registre national des marques vis&eacute; au premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 156 ci-dessous avec une date et un num&eacute;ro de d&eacute;p&ocirc;t.<\/p>\n<p>Article 145 :<br \/>\n      Un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; constatant la date de remise des pi&egrave;ces vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 143 ci-dessus est remis imm&eacute;diatement apr&egrave;s le d&eacute;p&ocirc;t de la demande au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire. <\/p>\n<p>Article 146 :<br \/>\n      Le d&eacute;posant peut en tout temps, sur requ&ecirc;te justifi&eacute;e, demander la rectification des fautes d&rsquo;expression ou de transcription ainsi que des erreurs mat&eacute;rielles relev&eacute;es dans les pi&egrave;ces et documents d&eacute;pos&eacute;es &agrave; l&rsquo;exception de la marque et de la liste des produits et services, sauf pour la restreindre ou limiter, qui ne peuvent &ecirc;tre modifi&eacute;s.   N&eacute;anmoins, le d&eacute;posant peut restreindre ou limiter ladite liste. <br \/>\n      La demande de rectification mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a 1 du pr&eacute;sent article est pr&eacute;sent&eacute;e par &eacute;crit et comporte l&rsquo;objet des rectifications propos&eacute;es.  Elle est soumise &aacute; la taxe prescrite. <\/p>\n<p>Article 147 :<br \/>\n      Est rejet&eacute;e toute demande d&rsquo;enregistrement qui :<br \/>\n      1) ne satisfait pas aux dispositions pr&eacute;vues aux articles : 133, 134 et 143 ci-dessus;  ou<br \/>\n      2) qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;gularis&eacute;e conform&eacute;ment &agrave;  l&rsquo;article 144 ci-dessus.<br \/>\n      La mention dudit rejet est inscrite au registre national des marques vis&eacute; au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 156 ci-dessous. <\/p>\n<p>Article 148 :<br \/>\n      Lorsque la demande d&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque ne fait pas l&rsquo;objet d&rsquo;un rejet en application des dispositions de l&rsquo;article 147 ci-dessus, la marque est enregistr&eacute;e par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale. <br \/>\n      La date de l&rsquo;enregistrement est celle du d&eacute;p&ocirc;t de la demande d&rsquo;enregistrement.<br \/>\n      Le d&eacute;p&ocirc;t fait l&rsquo;objet d&rsquo;un enregistrement au registre national des marques vis&eacute; au premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 156 ci-dessous.<\/p>\n<p>Article 149 :<br \/>\n      Suite &agrave; l&rsquo;enregistrement vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 148 ci-dessus, un proc&egrave;s-verbal constatant le d&eacute;p&ocirc;t et mentionnant la date dudit d&eacute;p&ocirc;t et les pi&egrave;ces jointes est dress&eacute; par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale ainsi que le certificat d&rsquo;enregistrement de la marque accompagn&eacute; du mod&egrave;le de la marque enregistr&eacute;e. Le proc&egrave;s-verbal et le certificat d&rsquo;enregistrement sont remis ou notifi&eacute;s au d&eacute;posant ou &agrave; son mandataire.<\/p>\n<p>Article 150 :<br \/>\n      Toute personne int&eacute;ress&eacute;e peut obtenir sur demande &eacute;crite une copie officielle de la marque sur production du mod&egrave;le de la marque enregistr&eacute;e.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre III<br \/>\n      Des effets de l&rsquo;enregistrement de la marque<\/p>\n<p>Article 151:<br \/>\n      L&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque produit ses effets &agrave; compter de la date de d&eacute;p&ocirc;t de la demande d&rsquo;enregistrement pour une p&eacute;riode de dix ans ind&eacute;finiment renouvelable. Il peut &ecirc;tre renouvel&eacute; par simple demande et le paiement de la taxe de renouvellement prescrite.   Le renouvellement de l&rsquo;enregistrement doit &ecirc;tre effectu&eacute; dans les six mois pr&eacute;c&eacute;dant l&rsquo;expiration de sa dur&eacute;e de validit&eacute;. <br \/>\n      Toutefois, un d&eacute;lai de gr&acirc;ce de six mois courant &agrave; compter de l&rsquo;expiration de la dur&eacute;e de validit&eacute; est accord&eacute; au d&eacute;posant pour effectuer ledit renouvellement, moyennant le versement de la surtaxe prescrite.  Le renouvellement court &agrave; compter de l&rsquo;expiration de la dur&eacute;e de validit&eacute; de l&rsquo;enregistrement.  Pendant le d&eacute;lai de gr&acirc;ce l&rsquo;enregistrement garde sa pleine validit&eacute;. <br \/>\n      Si la demande de renouvellement porte seulement sur une partie des produits ou des services couverts par l&rsquo;enregistrement, ou comporte une restriction ou limitation de la liste des produits ou services, l&rsquo;enregistrement de la marque est renouvel&eacute; uniquement pour les produits ou services restants.  Le cas &eacute;ch&eacute;ant, la demande de renouvellement indique les produits ou services supprim&eacute;s ou la nature de la restriction ou limitation. <br \/>\n      Le renouvellement ne peut comporter ni modification de la marque ni extension &agrave; d&rsquo;autres produits ou services que ceux d&eacute;sign&eacute;s dans la demande d&rsquo;enregistrement initial de la marque.<br \/>\n      Toute modification du signe ou extension de la liste des produits ou services d&eacute;sign&eacute;s doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;un nouveau d&eacute;p&ocirc;t.<\/p>\n<p>Article 152 :<br \/>\n      L&rsquo;enregistrement de la marque conf&egrave;re &agrave; son titulaire le droit d&rsquo;interdire &agrave; tout tiers, en l&rsquo;absence de son consentement, de faire usage dans la vie des affaires:<br \/>\n      a) d&rsquo;un signe identique &agrave; la marque pour des produits ou \tdes services identiques &agrave; ceux pour lesquels celle-ci est \tenregistr&eacute;e;<br \/>\n      b) d&rsquo;un signe pour lequel, en raison de son identit&eacute; ou de \tsa similitude avec la marque enregistr&eacute;e et en raison de \tl&rsquo;identit&eacute; ou de la similitude des produits ou des services \tcouverts par la marque enregistr&eacute;e et le signe, il existe \t\tun risque de confusion dans l&rsquo;esprit du public; le risque \t\tde confusion comprend le risque d&rsquo;association entre le \t\tsigne et la marque;<br \/>\n      c) d&rsquo;un signe identique ou similaire &agrave; la marque enregis-\t\ttr&eacute;e pour des produits ou des services qui ne sont pas \t\tsimilaires &agrave; ceux pour lesquels la marque est enregis\t&#8211;\t\ttr&eacute;e, lorsque celle-ci jouit d&rsquo;une renomm&eacute;e &agrave; Djibouti et \t\tque l&rsquo;usage du signe sans juste motif tire ind&ucirc;ment profit \tdu caract&egrave;re distinctif ou de la renomm&eacute;e de la marque \t\tou leur porte pr&eacute;judice.<br \/>\n      Il peut notamment &ecirc;tre interdit, si les conditions &eacute;nonc&eacute;es au paragraphe 1 sont remplies :<br \/>\n      a) d&rsquo;apposer le signe sur les produits ou sur leur condi-\t\ttionnement;<br \/>\n      b)  d&rsquo;offrir les produits ou de les mettre dans le commer\t\tce ou de les d&eacute;tenir &agrave; ces fins ou d&rsquo;offrir ou de fournir des \tservices sous le signe;<br \/>\n      c) d&rsquo;importer ou d&rsquo;exporter les produits sous le signe;<br \/>\n      d) d&rsquo;utiliser le signe dans les papiers d&rsquo;affaires et la publi-\tcit&eacute;.<br \/>\n      Le droit conf&eacute;r&eacute; par la marque n&rsquo;est opposable aux tiers qu&rsquo;&agrave; compter de la publication de l&rsquo;enregistrement de la marque. <\/p>\n<p>Article 153 :<br \/>\n      Le droit conf&eacute;r&eacute; par l&rsquo;enregistrement de la marque ne permet pas &agrave; son titulaire d&rsquo;interdire &agrave; un tiers l&rsquo;usage, dans la vie des affaires <br \/>\n      a) de son nom ou de son adresse; <br \/>\n      b) d&rsquo;indications relatives &agrave; l&rsquo;esp&egrave;ce, &agrave; la qualit&eacute;, &agrave; la \t\t\tquantit&eacute;, &agrave; la destination, &agrave; la valeur, &agrave; la provenance \t\tg&eacute;ographique, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de la production du produit ou \tde la prestation du service ou &agrave; d&rsquo;autres caract&eacute;ristiques \tde ceux-ci; <br \/>\n      c) de la marque lorsqu&rsquo;il est n&eacute;cessaire pour indiquer la \tdestination d&rsquo;un produit ou d&rsquo;un service, notamment en \t\ttant qu&rsquo;accessoire ou pi&egrave;ce d&eacute;tach&eacute;e pour autant que cet \tusage soit fait conform&eacute;ment aux usages honn&ecirc;tes en \t\tmati&egrave;re industrielle ou commerciale. <\/p>\n<p>Article 154 :<br \/>\n      Le droit conf&eacute;r&eacute; par l&rsquo;enregistrement de la marque ne permet pas &agrave; son titulaire d&rsquo;interdire l&rsquo;usage de celle-ci pour des produits qui ont &eacute;t&eacute; mis dans le commerce o&ugrave; que ce soit dans le monde sous cette marque par le titulaire ou avec son consentement, ou par une personne &eacute;conomiquement li&eacute;e au titulaire du brevet ;  &agrave; cet effet deux personnes sont r&eacute;put&eacute;es &eacute;conomiquement li&eacute;es lorsque l&rsquo;une peut exercer sur l&rsquo;autre, directement ou indirectement, en ce qui concerne l&rsquo;exploitation du brevet, une influence d&eacute;terminante ou lorsqu&rsquo;un tiers peut exercer une telle influence sur l&rsquo;une et l&rsquo;autre de ces personnes . <br \/>\n      Le paragraphe pr&eacute;c&eacute;dant n&rsquo;est pas applicable lorsque des motifs l&eacute;gitimes justifient que le titulaire s&rsquo;oppose &agrave; la commercialisation ult&eacute;rieure des produits, notamment lorsque l&rsquo;&eacute;tat des produits est modifi&eacute; ou alt&eacute;r&eacute; apr&egrave;s leur mise dans le commerce. <\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre IV<br \/>\n      De la transmission et de la perte des droits<\/p>\n<p align=\"center\">Section premi&egrave;re.- Dispositions g&eacute;n&eacute;rales<\/p>\n<p>Article 155 :<br \/>\n      Les droits attach&eacute;s &agrave; une marque enregistr&eacute;e sont transmissibles en totalit&eacute; ou en partie.<br \/>\n      Ils peuvent faire l&rsquo;objet en totalit&eacute; ou en partie d&rsquo;une concession de licence d&rsquo;exploitation exclusive ou non exclusive, ainsi que d&rsquo;une mise en gage.<br \/>\n      Les droits conf&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;enregistrement de la marque peuvent &ecirc;tre invoqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;un licenci&eacute; qui enfreint l&rsquo;une des limites de sa licence impos&eacute;e en vertu de l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent.<br \/>\n      Sous r&eacute;serve des dispositions de l&rsquo;article 141 ci-dessus, une transmission des droits vis&eacute;e au premier alin&eacute;a du pr&eacute;sent article ne porte pas atteinte aux droits acquis par des tiers avant la date de transmission.<br \/>\n      Les actes comportant une transmission ou une licence, vis&eacute;s aux deux premiers alin&eacute;as ci-dessus, sont constat&eacute;s par &eacute;crit, sous peine de nullit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 156 :<br \/>\n      Tous les actes transmettant, modifiant ou affectant les droits attach&eacute;s &agrave; une marque enregistr&eacute;e doivent, pour &ecirc;tre opposables aux tiers, &ecirc;tre inscrits sur un registre dit &quot;  registre national des marques  &quot; tenu par l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale.<br \/>\n      Toutefois, avant son inscription un acte est opposable aux tiers qui ont acquis des droits apr&egrave;s la date de cet acte mais qui avaient  connaissance  de celui-ci lors de l&rsquo;acquisition de ces droits.<br \/>\n      Les actes modifiant la propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;une marque enregistr&eacute;e ou la jouissance des droits qui lui sont attach&eacute;s, telles que cession, licence, constitution ou cession d&rsquo;un droit de gage ou renonciation &agrave; ce dernier, saisie, validation et main lev&eacute;e de saisie, sont inscrits aupr&egrave;s de l&rsquo;Office Djiboutien de la propri&eacute;t&eacute; industrielle et commerciale &agrave; la demande de l&rsquo;une des parties &agrave; l&rsquo;acte.<br \/>\n      Pour l&rsquo;inscription des mentions cons&eacute;cutives &agrave; une d&eacute;cision judiciaire devenue d&eacute;finitive, le greffe adresse dans un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de la date de ladite d&eacute;cision &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale, en exp&eacute;dition compl&egrave;te et gratuite, les d&eacute;cisions  relatives &agrave; l&rsquo;existence, l&rsquo;&eacute;tendue et l&rsquo;exercice des droits attach&eacute;s &agrave; la protection pr&eacute;vue par le pr&eacute;sent titre.<br \/>\n      Les formalit&eacute;s &agrave; remplir et les pi&egrave;ces &agrave; joindre aux demandes d&rsquo;inscriptions sont fix&eacute;es par voie de d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Article 157 :<br \/>\n      Toute personne int&eacute;ress&eacute;e peut se faire d&eacute;livrer un extrait du registre national des marques.<\/p>\n<p align=\"center\">Section II : De la saisie<\/p>\n<p>\n      Article 158 :<br \/>\n      La saisie d&rsquo;une marque de fabrique ou de service peut &ecirc;tre autoris&eacute;e par ordonnance du Pr&eacute;sident du Tribunal statuant sur requ&ecirc;te dans les cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 1e al 1 de la d&eacute;lib&eacute;ration du 11 mars 1969 sur les mesures conservatoires.<br \/>\n      L&rsquo;ordonnance autorisant la saisie devra &ecirc;tre signifi&eacute; au titulaire de la marque, &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale ainsi qu&rsquo;aux personnes poss&eacute;dant des droits sur ladite marque inscrits au Registre des Marques.<br \/>\n      Cette signification rend inopposable, au cr&eacute;ancier saisissant, toute modification ult&eacute;rieure des droits attach&eacute;s &agrave; la marque.<br \/>\n      Cette signification devra &ecirc;tre op&eacute;r&eacute;e, &agrave; peine de nullit&eacute; dans la quinzaine de l&rsquo;ordonnance sur requ&ecirc;te.<br \/>\n      Le cr&eacute;ancier saisissant devra, en outre, former devant la juridiction comp&eacute;tente une action en validit&eacute; de la saisie ou au fond dans un d&eacute;lai de quinze jours &agrave; compter de l&rsquo;inscription de la saisie au Registre des marques, &agrave; peine de nullit&eacute; de la saisie.<br \/>\n      Le Tribunal sera comp&eacute;tent pour ordonner la mise en vente de la marque, par conversion de la saisie conservatoire en saisie ex&eacute;cution.<\/p>\n<p align=\"center\">Section III. &#8211; Dispositions diverses<\/p>\n<p>Article 159 :<br \/>\n      Le propri&eacute;taire d&rsquo;une marque enregistr&eacute;e peut, &agrave; tout moment, par d&eacute;claration &eacute;crite renonc&eacute; aux effets de cet enregistrement pour tout ou partie des produits ou services couverts par l&rsquo;enregistrement.<br \/>\n      Lorsque la marque est en copropri&eacute;t&eacute;, la renonciation ne peut &ecirc;tre effectu&eacute;e que si elle est requise par l&rsquo;ensemble des copropri&eacute;taires.<br \/>\n      Si des droits r&eacute;els de licence ou de gage ont &eacute;t&eacute; inscrits au registre national des marques, la d&eacute;claration de renonciation n&rsquo;est recevable que si elle est accompagn&eacute;e du consentement des titulaires des droits inscrits.<br \/>\n      La renonciation est inscrite au registre national des marques.<\/p>\n<p>Article 160 :<br \/>\n      Tout int&eacute;ress&eacute;, y compris le minist&egrave;re public, peut demander la nullit&eacute; de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque effectu&eacute; en violation des dispositions des articles 132 &agrave; 134 ci-dessus. <br \/>\n      Seul le titulaire d&rsquo;un droit ant&eacute;rieur peut agir en nullit&eacute; sur le fondement de l&rsquo;article 136 ci-dessus. Toutefois, son action n&rsquo;est pas recevable si la marque a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e de bonne foi et s&rsquo;il en a tol&eacute;r&eacute; l&rsquo;usage &agrave; Djibouti pendant cinq ans.<br \/>\n      La d&eacute;cision d&rsquo;annulation a un effet absolu.<\/p>\n<p>Article 161 :<br \/>\n      Le titulaire d&rsquo;une marque notoirement connue au sens de l&rsquo;article 6 bis de la Convention de Paris pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle et de l&rsquo;article 16.2) et 3) de l&rsquo;Accord sur les ADPIC peut r&eacute;clamer l&rsquo;annulation de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque susceptible de cr&eacute;er une confusion avec la sienne. Cette action en nullit&eacute; se prescrit par cinq ans &agrave; compter de la date d&rsquo;enregistrement de la marque &agrave; moins que ce dernier n&rsquo;ait &eacute;t&eacute; demand&eacute; de mauvaise foi.<\/p>\n<p>Article 162 :<br \/>\n      Encourt la d&eacute;ch&eacute;ance l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque qui, sans justes motifs, n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un usage s&eacute;rieux, pour les produits ou services couverts par l&rsquo;enregistrement, pendant une p&eacute;riode ininterrompue de cinq ans.<br \/>\n      Est assimil&eacute; &agrave; un tel usage :<br \/>\n      a) l&rsquo;usage fait &agrave; Djibouti avec le consentement du titulai-\t\tre de l&rsquo;enregistrement de la marque ; <br \/>\n      b) l&rsquo;usage fait &agrave; Djibouti en rapport aux produits qui ont \t\t&eacute;t&eacute; mis dans le commerce conform&eacute;ment au premier ali-\tn&eacute;a de l&rsquo;article 154 ; <br \/>\n      c) l&rsquo;usage de la marque sous une forme modifi&eacute;e n&rsquo;en \t\talt&eacute;rant pas le caract&egrave;re distinctif;<br \/>\n      a) l&rsquo;apposition de la marque sur des produits ou leur \t\t\tconditionnement, exclusivement en vue de l&rsquo;exportation. <br \/>\n      La d&eacute;ch&eacute;ance peut &ecirc;tre demand&eacute;e en justice par toute personne int&eacute;ress&eacute;e. Si la demande ne porte que sur une partie des produits ou des services couverts par l&rsquo;enregistrement, la d&eacute;ch&eacute;ance ne s&rsquo;&eacute;tend qu&rsquo;aux produits ou aux services concern&eacute;s. <br \/>\n      L&rsquo;usage s&eacute;rieux de la marque commenc&eacute; ou repris post&eacute;rieurement &agrave; la p&eacute;riode de cinq ans vis&eacute;e au premier alin&eacute;a du pr&eacute;sent article n&rsquo;y fait pas obstacle s&rsquo;il a &eacute;t&eacute; entrepris dans les trois mois pr&eacute;c&eacute;dant la demande de d&eacute;ch&eacute;ance et apr&egrave;s que le propri&eacute;taire ait eu connaissance de l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; de la demande de d&eacute;ch&eacute;ance. <br \/>\n      La preuve de l&rsquo;exploitation incombe au titulaire de l&rsquo;enregistrement de la marque dont la d&eacute;ch&eacute;ance est demand&eacute;e. Elle peut &ecirc;tre apport&eacute;e par tous moyens. <br \/>\n      La d&eacute;ch&eacute;ance prend effet &agrave; la date d&rsquo;expiration du d&eacute;lai de cinq ans pr&eacute;vu au premier alin&eacute;a du pr&eacute;sent article. Elle a un effet absolu.<\/p>\n<p>Article 163 :<br \/>\n      Encourt &eacute;galement la d&eacute;ch&eacute;ance de ses droits le titulaire de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque devenue de son fait: <br \/>\n      a) la d&eacute;signation usuelle dans le commerce du produit ou \tdu service;<br \/>\n      b) propre &agrave; induire le public en erreur, notamment sur la \tnature, la qualit&eacute; ou la provenance g&eacute;ographique du pro\tduit ou du service.<\/p>\n<p>Article 164 :<br \/>\n      Toute d&eacute;cision judiciaire d&eacute;finitive pronon&ccedil;ant l&rsquo;annulation ou la d&eacute;ch&eacute;ance d&rsquo;une marque doit &ecirc;tre inscrite au registre national des marques.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre V<br \/>\n      Des marques collectives et des marques de certification<\/p>\n<p align=\"center\">Section premi&egrave;re.- : Du champ d&rsquo;application<\/p>\n<p>Article 165 :<br \/>\n      La marque est dite collective lorsqu&rsquo;elle peut &ecirc;tre exploit&eacute;e par toute personne respectant un r&egrave;glement d&rsquo;usage &eacute;tabli par le titulaire de l&rsquo;enregistrement.<br \/>\n      La marque de certification est appliqu&eacute;e au produit ou service qui pr&eacute;sente notamment, quant &agrave; sa nature, ses propri&eacute;t&eacute;s ou ses qualit&eacute;s, des caract&egrave;res pr&eacute;cis&eacute;s dans son r&egrave;glement.<\/p>\n<p align=\"center\">Section II.- Dispositions diverses<\/p>\n<p>\n      Article 166 :<br \/>\n      Les dispositions des chapitres II, III et IV du pr&eacute;sent titre sont applicables aux marques collectives et aux marques de certification, sous r&eacute;serve des dispositions particuli&egrave;res ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p>Article 167 :<br \/>\n      Ne b&eacute;n&eacute;ficient pas de la protection pr&eacute;vue par le pr&eacute;sent chapitre les marques collectives et les marques de certification dont le r&egrave;glement d&rsquo;usage est contraire aux bonnes m&oelig;urs ou &agrave; l&rsquo;ordre public.<\/p>\n<p>Article 168 :<br \/>\n      La marque doit &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute;e dans la demande d&rsquo;enregistrement vis&eacute;e au a) du 2e alin&eacute;a de l&rsquo;article 143 ci-dessus comme marque collective ou comme marque de certification.<br \/>\n      Le dossier de d&eacute;p&ocirc;t de marque collective ou de marque de certification doit &eacute;galement comprendre une copie du r&egrave;glement r&eacute;gissant l&#8217;emploi de la marque collective ou de la marque de certification, d&ucirc;ment certifi&eacute;e par le d&eacute;posant.<\/p>\n<p>Article 172 :<br \/>\n      La marque de certification ne peut faire l&rsquo;objet ni de cession, ni de gage, ni d&rsquo;aucune mesure d&rsquo;ex&eacute;cution forc&eacute;e. Toutefois, le Ministre du Commerce peut autoriser la transmission de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque de certification, si le b&eacute;n&eacute;ficiaire de la transmission se charge du contr&ocirc;le effectif de l&#8217;emploi de la marque. La transmission doit &ecirc;tre inscrite au registre national des marques.<\/p>\n<p>Article 173 :<br \/>\n      Lorsqu&rsquo;une marque de certification a &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e et qu&rsquo;elle a cess&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;e par la loi, elle ne peut &ecirc;tre ni d&eacute;pos&eacute;e ni utilis&eacute;e &agrave; un titre quelconque avant un d&eacute;lai de dix ans.<\/p>\n<p>Article 174 :<br \/>\n      La nullit&eacute; de l&rsquo;enregistrement d&rsquo;une marque de certification peut &ecirc;tre prononc&eacute;e par le tribunal sur requ&ecirc;te du minist&egrave;re public ou &agrave; la demande de tout int&eacute;ress&eacute; lorsque la marque ne r&eacute;pond pas &agrave; l&rsquo;une des prescriptions du pr&eacute;sent chapitre.<br \/>\n      La d&eacute;cision d&rsquo;annulation a un effet absolu.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre VI<br \/>\n      De la publication des marques<\/p>\n<p>\n      Article 175 :<br \/>\n      L&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale publie un bulletin officiel de toutes les marques de produits ou services, des marques collectives et des marques de certification enregistr&eacute;es. Y figure mention des actes pr&eacute;vus au 1er alin&eacute;a de l&rsquo;article 156 ci-dessus.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE VI<br \/>\n      DU NOM COMMERCIAL, DES <br \/>\n      INDICATIONS GEOGRAPHIQUES, <br \/>\n      DES APPELLATIONS D&rsquo;ORIGINE ET <br \/>\n      DE LA CONCURRENCE DELOYALE<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre premier<br \/>\n      Du nom commercial<\/p>\n<p>\n      Article 176 :<br \/>\n      On entend par nom commercial l&rsquo;appellation distinctive ou le signe distinctif sous lequel est exploit&eacute;e une entreprise d&rsquo;une personne physique ou morale.<br \/>\n      Cette copie doit &ecirc;tre produite soit le jour m&ecirc;me du d&eacute;p&ocirc;t du dossier soit, le cas &eacute;ch&eacute;ant, dans les conditions et le d&eacute;lai pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 143 ci-dessus.<br \/>\n      Le propri&eacute;taire de la marque collective ou de la marque de certification peut, &agrave; tout moment, communiquer par &eacute;crit &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale tout changement apport&eacute; au r&egrave;glement r&eacute;gissant la marque. La mention de tels changements est inscrite au registre national des marques.<\/p>\n<p>Article 177 :<br \/>\n      Ne peut constituer un nom commercial un nom ou une d&eacute;signation qui, par sa nature ou par l&rsquo;usage qui peut en &ecirc;tre fait, est contraire aux bonnes m&oelig;urs ou &agrave; l&rsquo;ordre public ou qui pourrait tromper les milieux commerciaux ou le public sur la nature de l&rsquo;entreprise d&eacute;sign&eacute;e par ce nom.<\/p>\n<p>Article 178 :<br \/>\n      Le nom commercial, qu&rsquo;il fasse ou non partie d&rsquo;une marque est prot&eacute;g&eacute; contre tout usage ult&eacute;rieur du nom commercial par un tiers, conform&eacute;ment aux dispositions du Code Civil et des lois de protection contre la concurrence d&eacute;loyale.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre II<br \/>\n      Des indications g&eacute;ographiques <br \/>\n      et des appellations d&rsquo;origine<\/p>\n<p>Article 179 :<br \/>\n      On entend par indication g&eacute;ographique, toute indication qui sert &agrave; identifier un produit comme &eacute;tant originaire d&rsquo;un territoire, d&rsquo;une r&eacute;gion ou d&rsquo;une localit&eacute; de ce territoire, dans les cas o&ugrave; une qualit&eacute;, r&eacute;putation ou autre caract&eacute;ristique d&eacute;termin&eacute;e du produit peut &ecirc;tre attribu&eacute;e essentiellement &agrave; cette origine g&eacute;ographique.<\/p>\n<p>Article 180 :<br \/>\n      L&rsquo;appellation d&rsquo;origine est la d&eacute;nomination g&eacute;ographique d&rsquo;un pays, d&rsquo;une r&eacute;gion ou d&rsquo;une localit&eacute; servant &agrave; d&eacute;signer un produit qui en est originaire et dont la qualit&eacute;, la r&eacute;putation ou autres caract&eacute;ristiques d&eacute;termin&eacute;es sont dues exclusivement ou essentiellement au milieu g&eacute;ographique, comprenant des facteurs naturels et des facteurs humains.<\/p>\n<p>Article 181 :<br \/>\n      Est illicite :<br \/>\n      a) l&rsquo;utilisation directe ou indirecte d&rsquo;une indication fausse ou fallacieuse concernant la provenance d&rsquo;un produit ou d&rsquo;un service, ou l&rsquo;identit&eacute; du producteur, fabricant ou commer&ccedil;ant;<br \/>\n      b) l&rsquo;utilisation directe ou indirecte d&rsquo;une indication g&eacute;ographique ou d&rsquo;une appellation d&rsquo;origine fausse ou fallacieuse, ou l&rsquo;imitation d&rsquo;une indication g&eacute;ographique ou d&rsquo;une appellation d&rsquo;origine, m&ecirc;me si l&rsquo;origine v&eacute;ritable du produit est indiqu&eacute;e ou si l&rsquo;appellation est employ&eacute;e en traduction ou accompagn&eacute;e d&rsquo;expressions telles que &quot;  genre &quot;, &quot; fa&ccedil;on &quot;, &quot; imitation &quot; ou similaires.<\/p>\n<p>Article 182 :<br \/>\n      L&rsquo;action publique visant &agrave; r&eacute;primer les actes illicites vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 181 peut &ecirc;tre introduite par le minist&egrave;re public. Une Action civile peut &eacute;galement &ecirc;tre introduite par toute partie l&eacute;s&eacute;e, personne physique ou morale, association ou syndicat, et notamment par les producteurs, fabricants ou commer&ccedil;ants qui peuvent correctement identifier leurs produits ou services avec l&rsquo;indication ou l&rsquo;appellation en cause, ou par les associations les repr&eacute;sentant &agrave; cet effet, sans pr&eacute;judice du droit de recours &agrave; la constitution de partie civile et aux mesures conservatoires.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre III<br \/>\n      De la concurrence d&eacute;loyale<\/p>\n<p>Article 183 :<br \/>\n      Constitue un acte de concurrence d&eacute;loyale, tout acte de concurrence contraire aux usages honn&ecirc;tes en mati&egrave;re industrielle ou commerciale.<br \/>\n      Sont notamment interdits :<br \/>\n      a) tous faits quelconques de nature &agrave; cr&eacute;er une confu\t\t\tsion par n&rsquo;importe quel moyen avec l&rsquo;&eacute;tablissement, les \t\tproduits ou l&rsquo;activit&eacute; industrielle ou commerciale d&rsquo;un \t\t\tconcurrent ;<br \/>\n      b) les all&eacute;gations fausses dans l&rsquo;exercice du commerce \t\tde nature &agrave; discr&eacute;diter l&rsquo;&eacute;tablissement, les produits ou \t\tl&rsquo;activit&eacute; industrielle ou commerciale d&rsquo;un concurrent ;<br \/>\n      c) les indications ou all&eacute;gations dont l&rsquo;usage dans l&rsquo;exer-\tcice du commerce est susceptible d&rsquo;induire le public en \t\terreur sur la nature, le mode de fabrication, les caract&eacute;\t\tristiques, l&rsquo;aptitude &agrave; l&#8217;emploi ou la quantit&eacute; des mar-\t\t\tchandises.<br \/>\n      Les personnes physiques et morales ont le droit d&#8217;emp&ecirc;cher que des renseignements licitement sous leur contr&ocirc;le ne soient divulgu&eacute;s &agrave; des tiers ou acquis ou utilis&eacute;s par eux sans leur consentement et d&rsquo;une mani&egrave;re contraire aux usages commerciaux honn&ecirc;tes, sous r&eacute;serve que ces renseignements:<br \/>\n      a) soient secrets en ce sens que, dans leur globalit&eacute; ou \tdans la configuration et l&rsquo;assemblage exacts de leurs \t\t\t&eacute;l&eacute;ments, ils ne sont pas g&eacute;n&eacute;ralement connus de per-\t\tsonnes appartenant aux milieux qui s&rsquo;occupent normale-\t\tment du genre de renseignements en question \tou ne leur sont pas ais&eacute;ment accessibles ;<br \/>\n      b) aient une valeur commerciale parce qu&rsquo;ils sont \t\t\tsecrets; <br \/>\n      c) aient fait l&rsquo;objet, de la part de la personne qui en a lici\t\ttement le contr&ocirc;le, de dispositions raisonnables, compte \ttenu des circonstances, destin&eacute;es &agrave; les garder secrets.<br \/>\n      Lorsque l&rsquo;approbation de la commercialisation &agrave; Djibouti de produits pharmaceutiques ou de produits chimiques pour l&rsquo;agriculture qui comportent des entit&eacute;s chimiques nouvelles est soumis &agrave; la communication de donn&eacute;es non divulgu&eacute;es r&eacute;sultant d&rsquo;essais ou<br \/>\n      d&rsquo;autres donn&eacute;es non divulgu&eacute;es, dont l&rsquo;&eacute;tablissement demande un effort consid&eacute;rable, ces donn&eacute;es sont prot&eacute;g&eacute;s contre l&rsquo;exploitation d&eacute;loyale dans le commerce.  En outre, ces donn&eacute;s sont prot&eacute;g&eacute;s contre la divulgation, sauf si cela est n&eacute;cessaire pour prot&eacute;ger le public ;  le cas &eacute;ch&eacute;ant des mesures sont prises pour s&rsquo;assurer que les donn&eacute;es divulgu&eacute;s soient prot&eacute;g&eacute;es contre l&rsquo;exploitation d&eacute;loyale dans le commerce. <\/p>\n<p>Article 184 :<br \/>\n      Les faits de concurrence d&eacute;loyale ne peuvent donner lieu qu&rsquo;&agrave; une action civile dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 195 ci-dessous.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE VII<br \/>\n      DE LA PROTECTION TEMPORAIRE AUX EXPOSITIONS <\/p>\n<p>Article 185 :<br \/>\n      Une protection temporaire est accord&eacute;e aux inventions brevetables, aux perfectionnements ou additions se rattachant &agrave; une invention brevet&eacute;e, aux sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s, aux dessins et mod&egrave;les industriels ainsi qu&rsquo;aux marques de produits ou services pour les produits ou services pr&eacute;sent&eacute;s pour la premi&egrave;re fois dans des expositions internationales officielles ou officiellement reconnues, organis&eacute;es sur le territoire de l&rsquo;un des pays de l&rsquo;Union internationale pour la protection de la propri&eacute;t&eacute; industrielle.<\/p>\n<p>Article 186 :<br \/>\n      Cette protection, dont la dur&eacute;e est fix&eacute;e &agrave; six mois &agrave; dater de l&rsquo;ouverture officielle de l&rsquo;exposition, aura pour effet de conserver aux exposants ou &agrave; leurs ayants droit le droit de r&eacute;clamer pendant ce d&eacute;lai la protection dont leurs inventions, sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s, dessins et mod&egrave;les industriels ou marques seraient l&eacute;galement susceptibles de b&eacute;n&eacute;ficier en application des dispositions de la pr&eacute;sente loi.<br \/>\n      Les formalit&eacute;s que devront remplir les exposants pour b&eacute;n&eacute;ficier de la protection temporaire sont fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 187 :<br \/>\n      La dur&eacute;e de la protection temporaire ne sera pas augment&eacute;e des d&eacute;lais de priorit&eacute;s pr&eacute;vus par l&rsquo;article 7 ci-dessus.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE VIII<br \/>\n      DES ACTIONS EN JUSTICE<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre premierDispositions g&eacute;n&eacute;rales<\/p>\n<p>Article 188 :<br \/>\n      Toute atteinte port&eacute;e aux droits du propri&eacute;taire d&rsquo;un brevet, d&rsquo;un certificat d&rsquo;addition, d&rsquo;un certificat de sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s, d&rsquo;un certificat d&rsquo;enregistrement de dessin ou mod&egrave;le industriel ou d&rsquo;un certificat d&rsquo;enregistrement de marque de produits ou services tels qu&rsquo;ils sont d&eacute;finis respectivement aux articles 53, 54, 98, 122, 123, 153 et 154 ci-dessus constitue une contrefa&ccedil;on.<br \/>\n      L&rsquo;offre, la mise dans le commerce, la reproduction, l&rsquo;imitation, l&rsquo;utilisation, la d&eacute;tention en vue de l&rsquo;utilisation ou la mise dans le commerce d&rsquo;un produit contrefait, engage la responsabilit&eacute; de leur auteur qu&rsquo;il soit ou non le fabriquant du produit contrefait.<\/p>\n<p>Article 189 :<br \/>\n      L&rsquo;action en contrefa&ccedil;on est exerc&eacute;e par le propri&eacute;taire du brevet, du certificat d&rsquo;addition, du certificat de sch&eacute;ma de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s, du certificat d&rsquo;enregistrement de dessin ou mod&egrave;le industriel ou du certificat d&rsquo;enregistrement de marque de fabrique, de commerce ou de service.<br \/>\n      Toutefois, le b&eacute;n&eacute;ficiaire d&rsquo;un droit d&rsquo;exploitation peut, sauf stipulation contraire du contrat de licence, exercer l&rsquo;action en contrefa&ccedil;on si, apr&egrave;s mise en demeure transmise par un huissier de justice ou par un greffier, le propri&eacute;taire n&rsquo;exerce pas cette action. <br \/>\n      Le propri&eacute;taire est recevable &agrave; intervenir &agrave; l&rsquo;instance en contrefa&ccedil;on engag&eacute;e par le b&eacute;n&eacute;ficiaire, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent.<br \/>\n      Tout licenci&eacute; est recevable &agrave; se joindre ou intervenir &agrave; l&rsquo;instance en contrefa&ccedil;on engag&eacute;e par le propri&eacute;taire, afin d&rsquo;obtenir la r&eacute;paration du pr&eacute;judice qui lui est propre.<\/p>\n<p>Article 190 :<br \/>\n      En cas de violation des droits pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;article 188, le Pr&eacute;sident du Tribunal statuant sur requ&ecirc;te, peut interdire, &agrave; titre provisoire, sous astreinte, la poursuite des actes argu&eacute;s de contrefa&ccedil;on, ou subordonner cette poursuite &agrave; la constitution de garanties destin&eacute;es &agrave; assurer l&rsquo;indemnisation du propri&eacute;taire du titre de propri&eacute;t&eacute; industrielle ou du licenci&eacute;.<br \/>\n      La demande d&rsquo;interdiction ou de constitution de garanties n&rsquo;est admise que si l&rsquo;action au fond appara&icirc;t s&eacute;rieuse et a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e dans un d&eacute;lai maximum de quinze jours &agrave; compter de l&rsquo;ordonnance sur requ&ecirc;te.<br \/>\n      Le Pr&eacute;sident peut subordonner l&rsquo;interdiction &agrave; la constitution par le demandeur de garanties destin&eacute;es &agrave; assurer l&rsquo;indemnisation &eacute;ventuelle du pr&eacute;judice subi par le d&eacute;fendeur, si l&rsquo;action en contrefa&ccedil;on est ult&eacute;rieurement jug&eacute;e non fond&eacute;e.<br \/>\n      Le Pr&eacute;sident ne statuera qu&rsquo;&agrave; charge de lui en r&eacute;f&eacute;r&eacute; en cas de difficult&eacute;.<\/p>\n<p>Article 191 :<br \/>\n      Est comp&eacute;tent le tribunal du lieu du domicile r&eacute;el ou &eacute;lu du d&eacute;fendeur, celui du lieu o&ugrave; est &eacute;tabli son mandataire ou le tribunal du lieu o&ugrave; est &eacute;tabli l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale, si le d&eacute;fendeur est domicili&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger<\/p>\n<p>Article 192 :<br \/>\n      Les actions civiles et p&eacute;nales pr&eacute;vues par le pr&eacute;sent titre sont prescrites par trois ans &agrave; compter des faits qui en sont la cause.<br \/>\n      L&rsquo;action p&eacute;nale introduite suspend la prescription de l&rsquo;action civile.<\/p>\n<p>Article 193 :<br \/>\n      Le propri&eacute;taire d&rsquo;un des droits &eacute;num&eacute;r&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 188 enregistr&eacute; &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale est en droit de faire proc&eacute;der, en vertu d&rsquo;une ordonnance du Pr&eacute;sident du Tribunal de Premi&egrave;re Instance rendue sur requ&ecirc;te, par tous huissiers, assist&eacute;s &eacute;ventuellement d&rsquo;experts de son choix, &agrave; la saisie r&eacute;elle ou la saisie description des produits ou des services qu&rsquo;il pr&eacute;tend marqu&eacute;s, livr&eacute;s ou fournis &agrave; son pr&eacute;judice en violation de la pr&eacute;sente Loi.<br \/>\n      A d&eacute;faut par le requ&eacute;rant de s&rsquo;&ecirc;tre pourvu soit par la voie civile, soit par la voie correctionnelle dans le d&eacute;lai de quinzaine, outre les d&eacute;lais de distance pr&eacute;vus par le Code de proc&eacute;dure p&eacute;nale, la saisie description ou saisie r&eacute;elle est nulle de plein droit, sans pr&eacute;judice des dommages int&eacute;r&ecirc;ts qui peuvent &ecirc;tre r&eacute;clam&eacute;s s&rsquo;il y a lieu.<\/p>\n<p>Article 194 :<br \/>\n      Les faits ant&eacute;rieurs &agrave; l&rsquo;inscription de la d&eacute;livrance des brevets d&rsquo;invention, des certificats d&rsquo;addition, des certificats de sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s, ou &agrave; l&rsquo;enregistrement des dessins ou mod&egrave;les industriels ou &agrave; l&rsquo;enregistrement des marques de produits ou services sur les registres tenus par l&rsquo;organisme charg&eacute; de la propri&eacute;t&eacute; industrielle ne donnent ouverture &agrave; aucune action d&eacute;coulant de la pr&eacute;sente loi. <br \/>\n      Article 195 :<br \/>\n      En cas de violation de ces droits, le titulaire d&rsquo;un des droits pr&eacute;vus &agrave; la pr&eacute;sente loi peut &eacute;galement demander des dommages int&eacute;r&ecirc;ts et l&rsquo;application de toute autre sanction pr&eacute;vue par le droit civil, notamment la confiscation ou la destruction des articles contrefaits et de tous mat&eacute;riaux et instruments ayant servi &agrave; leur cr&eacute;ation ou fabrication, la radiation de d&eacute;p&ocirc;t et d&rsquo;enregistrement, la publication de la d&eacute;cision judiciaire de condamnation dans un journal paraissant &agrave; Djibouti, int&eacute;gralement ou par extraits, aux frais de la partie qui succombe, et l&rsquo;interdiction sous astreinte des actes argu&eacute;s de contrefa&ccedil;on.<\/p>\n<p>Article 196 :<br \/>\n      Les personnes condamn&eacute;es en application des dispositions du pr&eacute;sent titre peuvent, en outre, &ecirc;tre priv&eacute;es pour une p&eacute;riode de cinq ans au maximum, du droit de faire partie des Chambres professionnelles.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre II<br \/>\n      Des brevets d&rsquo;invention<\/p>\n<p align=\"center\">Section premi&egrave;re.- Des actions civiles<\/p>\n<p>Article 197 :<br \/>\n      Le b&eacute;n&eacute;ficiaire d&rsquo;une licence obligatoire, mentionn&eacute;e aux articles 60 et 66 ci-dessus, peut exercer l&rsquo;action en contrefa&ccedil;on si, apr&egrave;s mise en demeure, le propri&eacute;taire du brevet n&rsquo;exerce pas cette action. <br \/>\n      Le b&eacute;n&eacute;ficiaire d&rsquo;une licence d&rsquo;office vis&eacute;e aux articles 69, 74 et 75 ci-dessus, peut exercer l&rsquo;action en contrefa&ccedil;on si, apr&egrave;s mise en demeure, le propri&eacute;taire n&rsquo;exerce pas cette action.<\/p>\n<p>Article 198 :<br \/>\n      Le titulaire d&rsquo;une demande de brevet ou d&rsquo;une demande de certificat d&rsquo;addition se rattachant &agrave; un brevet principal, ou le titulaire d&rsquo;un brevet ou d&rsquo;un certificat d&rsquo;addition se rattachant &agrave; un brevet principal, a la possibilit&eacute; de faire la preuve par tous les moyens de la contrefa&ccedil;on dont il se pr&eacute;tend victime.<br \/>\n      Il est par ailleurs en droit de faire proc&eacute;der, sur ordonnance sur requ&ecirc;te du pr&eacute;sident du tribunal du lieu de la contrefa&ccedil;on, par un huissier de justice, &agrave; la description d&eacute;taill&eacute;e, avec ou sans saisie, des produits ou proc&eacute;d&eacute;s pr&eacute;tendus contrefaits. Il peut &ecirc;tre proc&eacute;d&eacute; &agrave; ladite description avec l&rsquo;assistance d&rsquo;un expert qualifi&eacute;.<br \/>\n      L&rsquo;ex&eacute;cution de ladite ordonnance peut &ecirc;tre subordonn&eacute;e &agrave; une consignation par le requ&eacute;rant. <br \/>\n      Dans la m&ecirc;me ordonnance, le pr&eacute;sident du tribunal peut d&eacute;signer un huissier, assist&eacute; d&rsquo;un expert qualifi&eacute;, qui sera charg&eacute; de toute constatation utile en vue d&rsquo;&eacute;tablir l&rsquo;origine, la consistance et l&rsquo;&eacute;tendue de la contrefa&ccedil;on. <br \/>\n      Le m&ecirc;me droit est ouvert au concessionnaire d&rsquo;un droit exclusif d&rsquo;exploitation sous la condition pr&eacute;vue au deuxi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 189 de la pr&eacute;sente loi, ainsi que, sous la condition pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 197 ci-dessus, au titulaire d&rsquo;une licence obligatoire ou d&rsquo;une licence d&rsquo;office.<br \/>\n      A d&eacute;faut par le requ&eacute;rant de s&rsquo;&ecirc;tre pourvu devant le tribunal dans le d&eacute;lai maximum de quinze jours &agrave; compter du jour de l&rsquo;ex&eacute;cution de l&rsquo;ordonnance, la description d&eacute;taill&eacute;e, avec ou sans saisie, est nulle de plein droit sans pr&eacute;judice d&rsquo;&eacute;ventuels dommages int&eacute;r&ecirc;ts.<\/p>\n<p>Article 199 :<br \/>\n      Sur la demande de la partie l&eacute;s&eacute;e, et autant que la mesure s&rsquo;av&egrave;re n&eacute;cessaire pour assurer l&rsquo;interdiction de continuer la contrefa&ccedil;on, le tribunal pourra ordonner la confiscation, au profit du demandeur, d&rsquo;objets reconnus contrefaits, qui sont la propri&eacute;t&eacute; du contrefacteur &agrave; la date de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de l&rsquo;interdiction, et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, celle des dispositifs ou moyens sp&eacute;cialement destin&eacute;s &agrave; la r&eacute;alisation de la contrefa&ccedil;on.<br \/>\n      Il sera tenu compte de la valeur des objets confisqu&eacute;s dans le calcul de l&rsquo;indemnit&eacute; allou&eacute;e au b&eacute;n&eacute;ficiaire de la condamnation.<\/p>\n<p align=\"center\">Section II.- Des actions p&eacute;nales<\/p>\n<p>Article 200 :<br \/>\n      Toute atteinte port&eacute;e sciemment aux droits du propri&eacute;taire d&rsquo;un brevet tels qu&rsquo;ils sont d&eacute;finis aux articles 53 et 54 ci-dessus constitue une contrefa&ccedil;on et est punie des peines pr&eacute;vues aux articles 301 &agrave; 303 du Code P&eacute;nal.<br \/>\n      Le tribunal pourra &eacute;galement ordonner les peines compl&eacute;mentaires pr&eacute;vues aux articles 310 &agrave; 312 du Code P&eacute;nal.<\/p>\n<p>Article 201 :<br \/>\n      Seront punis des m&ecirc;mes peines que les contrefacteurs, ceux qui ont sciemment recel&eacute;, expos&eacute;, mis en vente ou vendu, introduit ou export&eacute; les produits r&eacute;put&eacute;s contrefaits. Il en sera de m&ecirc;me pour toute aide apport&eacute;e sciemment &agrave; l&rsquo;auteur des infractions vis&eacute;es ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 202 :<br \/>\n      Les peines pr&eacute;vues aux articles 200 et 201 ci-dessus sont port&eacute;es &agrave; un emprisonnement cinq ans et &agrave; une amende de 10 000 000 FD ou &agrave; l&rsquo;une de ces deux peines seulement si le contrefacteur est un salari&eacute; ayant travaill&eacute; dans les ateliers ou dans l&rsquo;&eacute;tablissement du brevet&eacute;.<br \/>\n      Les m&ecirc;mes peines sont encourues par le salari&eacute; qui s&rsquo;est associ&eacute; au contrefacteur apr&egrave;s lui avoir donn&eacute; connaissance des proc&eacute;d&eacute;s d&eacute;crits au brevet.<\/p>\n<p>Article 203 :<br \/>\n      Sans pr&eacute;judice, s&rsquo;il &eacute;chet, des peines plus graves pr&eacute;vues en mati&egrave;re d&rsquo;atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;Etat, quiconque a sciemment enfreint une des interdictions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 42 ci-dessus est puni d&rsquo;une amende de 2 000 000 FD.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre III<br \/>\n      Des sch&eacute;mas de configuration (topographie)<br \/>\n    De circuits int&eacute;gr&eacute;s<\/p>\n<p>\n      Article 204 :<br \/>\n    Les dispositions du chapitre II du pr&eacute;sent titre sont applicables aux actions civiles et p&eacute;nales en contrefa&ccedil;on des sch&eacute;mas de configuration (topographie) de circuits int&eacute;gr&eacute;s. <\/p>\n<p align=\"center\">\nChapitre IV  <br \/>\n      Des dessins et mod&egrave;les industriels<br \/>\n      Section premi&egrave;re.- Des actions civiles<\/p>\n<p>\n      Article 205 :<br \/>\n      Le titulaire du dessin ou mod&egrave;le industriel a la possibilit&eacute; de faire la preuve par tous les moyens de la contrefa&ccedil;on dont il se pr&eacute;tend victime.<br \/>\n      Il est par ailleurs en droit de faire proc&eacute;der, sur ordonnance sur requ&ecirc;te du pr&eacute;sident du tribunal du lieu de la contrefa&ccedil;on, par un huissier de justice, &agrave; la description d&eacute;taill&eacute;e, avec ou sans saisie, des produits pr&eacute;tendus contrefaits. <br \/>\n      Il peut &ecirc;tre proc&eacute;d&eacute; &agrave; ladite description avec l&rsquo;assistance d&rsquo;un expert qualifi&eacute;.<br \/>\n      L&rsquo;ex&eacute;cution de ladite ordonnance peut &ecirc;tre subordonn&eacute;e &agrave; une consignation par le requ&eacute;rant. <br \/>\n      Dans la m&ecirc;me ordonnance, le pr&eacute;sident du tribunal peut d&eacute;signer un huissier, assist&eacute; d&rsquo;un expert qualifi&eacute;, qui sera charg&eacute; de toute constatation utile en vue d&rsquo;&eacute;tablir l&rsquo;origine, la consistance et l&rsquo;&eacute;tendue de la contrefa&ccedil;on. <br \/>\n      Le m&ecirc;me droit est ouvert au concessionnaire d&rsquo;un droit exclusif d&rsquo;exploitation sous la condition pr&eacute;vue au deuxi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 189 ci-dessus.<br \/>\n      A d&eacute;faut par le requ&eacute;rant de s&rsquo;&ecirc;tre pourvu devant le tribunal dans le d&eacute;lai maximum de quinze jours &agrave; compter du jour de l&rsquo;ex&eacute;cution de l&rsquo;ordonnance ci-dessus, la description d&eacute;taill&eacute;e, avec ou sans saisie, est nulle de plein droit sans pr&eacute;judice d&rsquo;&eacute;ventuels dommages int&eacute;r&ecirc;ts.<\/p>\n<p>Article 206 :<br \/>\n      Sur la demande de la partie l&eacute;s&eacute;e, et autant que la mesure s&rsquo;av&egrave;re n&eacute;cessaire pour assurer l&rsquo;interdiction de continuer la contrefa&ccedil;on, le tribunal pourra ordonner la confiscation, au profit du demandeur, d&rsquo;objets reconnus contrefaits, qui sont la propri&eacute;t&eacute; du contrefacteur <br \/>\n      &agrave; la date de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de l&rsquo;interdiction, et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, celle des dispositifs ou moyens sp&eacute;cialement destin&eacute;s &agrave; la r&eacute;alisation de la contrefa&ccedil;on.<br \/>\n      Il sera tenu compte de la valeur des objets confisqu&eacute;s dans le calcul de l&rsquo;indemnit&eacute; allou&eacute;e au b&eacute;n&eacute;ficiaire de la condamnation.<\/p>\n<p align=\"center\">Section II.- Des actions p&eacute;nales <\/p>\n<p>\n      Article 207 :<br \/>\n      Toute atteinte port&eacute;e sciemment aux droits du propri&eacute;taire d&rsquo;un dessin ou mod&egrave;le industriel constitue une contrefa&ccedil;on et est punie des peines pr&eacute;vues aux articles 301 &agrave; 303 du Code P&eacute;nal.<br \/>\n      La peine pr&eacute;vue au premier alin&eacute;a ci-dessus est port&eacute;e &agrave; une amende de 10 000 000 FD et &agrave; un emprisonnement de cinq ans si le d&eacute;linquant est une personne ayant travaill&eacute; pour le compte de la partie l&eacute;s&eacute;e.<br \/>\n      Le tribunal pourra &eacute;galement ordonner les peines compl&eacute;mentaires pr&eacute;vues aux articles 310 &agrave; 312 du Code P&eacute;nal.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE V<br \/>\n      Des marques de produits ou services<br \/>\n      Section premi&egrave;re.- Des actions civiles<\/p>\n<p>Article 208 :<br \/>\n      Le propri&eacute;taire d&rsquo;une marque enregistr&eacute;e ou le b&eacute;n&eacute;ficiaire d&rsquo;un droit exclusif d&rsquo;exploitation est en droit de faire proc&eacute;der, en vertu d&rsquo;une ordonnance sur requ&ecirc;te du pr&eacute;sident du tribunal qui autorise un huissier de justice &agrave; proc&eacute;der soit &agrave; la description d&eacute;taill&eacute;e avec ou sans pr&eacute;l&egrave;vement d&rsquo;&eacute;chantillons, soit &agrave; la saisie des produits ou des services qu&rsquo;il pr&eacute;tend marqu&eacute;s, offerts &agrave; la vente, livr&eacute;s ou fournis &agrave; son pr&eacute;judice en violation de ses droits.<br \/>\n      Il peut &ecirc;tre proc&eacute;d&eacute; &agrave; ladite description avec l&rsquo;assistance d&rsquo;un expert qualifi&eacute;.<br \/>\n      Dans la m&ecirc;me ordonnance, le pr&eacute;sident du tribunal peut autoriser toute constatation utile en vue d&rsquo;&eacute;tablir l&rsquo;origine, la consistance et l&rsquo;&eacute;tendue de l&rsquo;infraction.<br \/>\n      L&rsquo;ex&eacute;cution de ladite l&rsquo;ordonnance peut &ecirc;tre subordonn&eacute;e &agrave; une consignation par le requ&eacute;rant destin&eacute;e &agrave; assurer l&rsquo;indemnisation &eacute;ventuelle du pr&eacute;judice subi par le d&eacute;fendeur si l&rsquo;action en contrefa&ccedil;on est ult&eacute;rieurement jug&eacute;e non fond&eacute;e.<br \/>\n      A d&eacute;faut par le requ&eacute;rant de s&rsquo;&ecirc;tre pourvu devant le tribunal dans le d&eacute;lai maximum de quinze jours &agrave; compter du jour de l&rsquo;ex&eacute;cution de l&rsquo;ordonnance ci-dessus, la description d&eacute;taill&eacute;e, ou la saisie, est nulle de plein droit sans pr&eacute;judice d&rsquo;&eacute;ventuels dommages int&eacute;r&ecirc;ts.<\/p>\n<p>Article 209 :<br \/>\n      Dans le cas o&ugrave; il s&rsquo;agit de constater une substitution d&rsquo;un produit ou d&rsquo;un service &agrave; celui qui a &eacute;t&eacute; demand&eacute; sous une marque enregistr&eacute;e, l&rsquo;huissier n&rsquo;est tenu d&rsquo;exhiber l&rsquo;ordonnance pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 208 ci-dessus, qu&rsquo;apr&egrave;s livraison du produit ou prestation du service autre que celui qui aurait &eacute;t&eacute; demand&eacute; et si l&rsquo;ordonnance autorise plusieurs constatations de la substitution, seulement apr&egrave;s la derni&egrave;re livraison ou la derni&egrave;re prestation. <\/p>\n<p>Article 210 :<br \/>\n      Sur la demande de la partie l&eacute;s&eacute;e, et autant que la mesure s&rsquo;av&egrave;re n&eacute;cessaire pour assurer l&rsquo;interdiction de continuer la contrefa&ccedil;on, le tribunal pourra ordonner la confiscation, au profit du demandeur, d&rsquo;objets reconnus contrefaits qui sont la propri&eacute;t&eacute; du contrefacteur &agrave; la date de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de l&rsquo;interdiction, et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, celle des dispositifs ou moyens sp&eacute;cialement destin&eacute;s &agrave; la r&eacute;alisation de la contrefa&ccedil;on.<br \/>\n      Il sera tenu compte de la valeur des objets confisqu&eacute;s dans le calcul de l&rsquo;indemnit&eacute; allou&eacute;e au b&eacute;n&eacute;ficiaire de la condamnation.<\/p>\n<p align=\"center\">Section II.- Des actions p&eacute;nales<\/p>\n<p>\n      Article 211 :<br \/>\n      Sont consid&eacute;r&eacute;s comme contrefacteurs et punis de deux ans d&#8217;emprisonnement et d&rsquo;une amende 2 000 000 FD :<br \/>\n      1) ceux qui ont contrefait une marque enregistr&eacute;e ou ont \tfrauduleusement appos&eacute; une marque appartenant &agrave; \t\t\tautrui;<br \/>\n      2) ceux qui ont fait usage d&rsquo;une marque sans l&rsquo;autorisa-\t\ttion de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; m&ecirc;me avec l&rsquo;adjonction de mots tels \t\tque &quot; formule &quot;, &quot; fa&ccedil;on &quot;, &quot; syst&egrave;me &quot;, &quot; recette &quot;, &quot; imita\t\ttion &quot;, &quot; genre &quot;, ou de toute autre indication similaire \t\t\tpropre &agrave; tromper l&rsquo;acheteur;<br \/>\n      3) ceux qui ont d&eacute;tenu sans motif l&eacute;gitime des produits \t\tqu&rsquo;ils savaient rev&ecirc;tus d&rsquo;une marque contrefaite ou frau-\tduleusement appos&eacute;e et qui ont sciemment vendu, mis \t\ten vente, fourni ou offert de fournir des produits ou ser\t\tvices sous une telle marque;<br \/>\n      4) ceux qui ont sciemment livr&eacute; un produit ou fourni un \t\tservice autre que celui qui leur a &eacute;t&eacute; demand&eacute; sous une \tmarque enregistr&eacute;e.<br \/>\n      5) ceux qui ont import&eacute; ou export&eacute; des produits rev&ecirc;tus \t\td&rsquo;une marque contrefaite ou frauduleusement appos&eacute;e.<\/p>\n<p>Article 212 :<br \/>\n      Sont punis de deux d&#8217;emprisonnement et de 2 000 000 FD d&rsquo;amende :<br \/>\n      a) ceux qui, sans contrefaire une marque enregistr&eacute;e, en \tont fait une imitation frauduleuse de nature &agrave; tromper \t\tl&rsquo;acheteur ou ont fait usage d&rsquo;une marque frauduleuse\t\tment imit&eacute;e ;<br \/>\n      b) ceux qui ont fait usage d&rsquo;une marque enregistr&eacute;e por-\ttant des indications propres &agrave; tromper l&rsquo;acheteur sur la \t\tnature, les qualit&eacute;s substantielles, la composition ou la \t\tteneur en principes utiles, l&rsquo;esp&egrave;ce ou l&rsquo;origine de l&rsquo;objet \tou du produit d&eacute;sign&eacute;;<br \/>\n      c) ceux qui ont d&eacute;tenu sans motif l&eacute;gitime des produits \t\tqu&rsquo;ils savaient rev&ecirc;tus d&rsquo;une marque frauduleusement \t\timit&eacute;e ou ceux qui ont sciemment vendu, mis en vente \t\tou offert de fournir des produits ou des services sous une \ttelle marque.<\/p>\n<p>Article 213 :<br \/>\n      Sont punis de deux d&#8217;emprisonnement et de 2 000 000 FD d&rsquo;amende ceux qui ont fait figurer dans leurs marques de produits ou services les signes prohib&eacute;s vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article134 a) ci-dessus sans autorisation des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes, ceux qui ont introduit &agrave; Djibouti, d&eacute;tenu, mis en vente ou vendu des produits naturels ou fabriqu&eacute;s portant comme marque lesdits signes.<\/p>\n<p>Article 214 :<br \/>\n      Toute atteinte port&eacute;e aux droits du propri&eacute;taire d&rsquo;un certificat d&rsquo;enregistrement de marque de produits ou services tels qu&rsquo;ils sont d&eacute;finis respectivement aux articles 153 et 154 ci-dessus, peut faire l&rsquo;objet de poursuites ordonn&eacute;es d&rsquo;office par le minist&egrave;re public, sans plainte port&eacute;e par une partie priv&eacute;e ou un d&eacute;tenteur de droits. <\/p>\n<p>Article 215 :<br \/>\n      Le tribunal pourra ordonner &eacute;galement les peines compl&eacute;mentaires pr&eacute;vues aux articles 310 &agrave; 312 du Code P&eacute;nal.<\/p>\n<p>Article 216 :<br \/>\n      Les peines pr&eacute;vues par les articles 211 &agrave; 213 et 215 ci-dessus sont applicables en mati&egrave;re de marques collectives ainsi qu&rsquo;en mati&egrave;re de marques de certification.<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre VI<br \/>\n      DU NOM COMMERCIAL, DES <br \/>\n      INDICATIONS GEOGRAPHIQUES<br \/>\n      ET APPELLATIONS D&rsquo;ORIGINE<\/p>\n<p>\n      Article 217 :<br \/>\n      Toute usurpation ou tout usage frauduleux d&rsquo;un nom commercial qui ne fait pas partie d&rsquo;une marque de produits ou services est passible des sanctions civiles pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 195 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 218 :<br \/>\n      Les actes illicites vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 181 ci-dessus sont passibles des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 301 du Code P&eacute;nal.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE IX<br \/>\n      DISPOSITIONS TRANSITOIRES<\/p>\n<p>\n      Article 219 :<br \/>\n      La pr&eacute;sente loi entrera en application six mois apr&egrave;s la publication des textes pris pour son application et abrogera alors toutes les dispositions ant&eacute;rieures relatives au m&ecirc;me objet, telles qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; modifi&eacute;es et compl&eacute;t&eacute;es,  et notamment :<br \/>\n      &#8211; la loi n&deg; 64-1360 du 31 d&eacute;cembre 1964 sur les sur les marques de fabrique, de commerce ou de service et le d&eacute;cret du 27 juillet 1965 ;<br \/>\n      &#8211; la loi du 14 juillet 1909 sur les dessins et mod&egrave;les industriels ;<\/p>\n<p>Article 220 :<br \/>\n      Sont maintenus les droits acquis ant&eacute;rieurement &agrave; la date de l&rsquo;entr&eacute;e en application de la pr&eacute;sente loi pour la dur&eacute;e de protection restant &agrave; courir sous r&eacute;serve des dispositions ci-apr&egrave;s. <\/p>\n<p>Article 221 :<br \/>\n      Les demandes d&rsquo;enregistrement de marques et les demandes d&rsquo;enregistrement des dessin et mod&egrave;les industriels d&eacute;pos&eacute;es avant la date de l&rsquo;entr&eacute;e en application de la pr&eacute;sente loi, conform&eacute;ment aux dispositions de la loi n&deg; 64-1360 du 31 d&eacute;cembre 1964 sur  les marques de fabrique, de commerce ou de service  et de la loi  la loi du 14 juillet 1909 sur les dessins et mod&egrave;les industriels seront instruites et les titres correspondants seront d&eacute;livr&eacute;s conform&eacute;ment aux dispositions et aux formalit&eacute;s pr&eacute;vues par lesdites lois.<br \/>\n      Lesdites demandes produiront leurs effets &agrave; compter de la date de leur d&eacute;p&ocirc;t.<\/p>\n<p>Article 222 :<br \/>\n      Les d&eacute;p&ocirc;ts et enregistrements de marques ou dessins et mod&egrave;les valablement effectu&eacute;s aupr&egrave;s du greffe du Tribunal de Premi&egrave;re Instance avant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la pr&eacute;sente loi continueront &agrave; produire leurs effets jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;expiration de la p&eacute;riode de protection suivant leur d&eacute;p&ocirc;t mais ils devront &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute;s par le greffe &agrave; l&rsquo;Office Djiboutien de la Propri&eacute;t&eacute; Industrielle et commerciale, aux fins d&rsquo;inscription dans le Registre.<br \/>\n      Les titulaires pourront d&eacute;poser eux-m&ecirc;mes aupr&egrave;s de l&rsquo;Office, une copie de leurs pr&eacute;c&eacute;dents d&eacute;p&ocirc;ts et enregistrements, lesquels resteront prot&eacute;g&eacute;s pour la dur&eacute;e restant &agrave; courir &agrave; compter du d&eacute;p&ocirc;t au greffe.<br \/>\n      En cas de transfert comme en cas de renouvellement d&rsquo;un d&eacute;p&ocirc;t ou d&rsquo;un enregistrement pr&eacute;c&eacute;demment effectu&eacute; aupr&egrave;s du greffe, les titulaires pourront revendiquer les droits de priorit&eacute; r&eacute;sultant de leurs pr&eacute;c&eacute;dents d&eacute;p&ocirc;ts au greffe du Tribunal.<\/p>\n<p>Article 223 :<br \/>\n      Les modalit&eacute;s d&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi, notamment le montant des taxes per&ccedil;ues par l&rsquo;Office et affect&eacute;s &agrave; ses frais de fonctionnement seront fix&eacute;s par d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Article 224 :<br \/>\n      La pr&eacute;sente loi sera publi&eacute;e au Journal Officiel de la R&eacute;publique de Djibouti et entrera en vigueur d&egrave;s sa promulgation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-60594","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"50\/AN\/09\/6\u00e8me L","comment":"Portant Protection de la Propri\u00e9t\u00e9 Industrielle\r\n","visas":"\n<p>Vu La constitution du 15 Septembre 1992 ;<br \/>\n      Vu La Loi N&deg;150\/AN\/02\/4eL du 31 janvier 2002 portant adh&eacute;sion                   de la R&eacute;publique de Djibouti aux Conventions de la Propri&eacute;t&eacute; Intellectuelle ;<br \/>\n      Vu La loi N&deg;12\/AN\/98\/4&egrave;me L du 11 mars 1998 portant r&eacute;forme des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;Etat, des Soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&eacute;conomie mixte et des &eacute;tablissements publics &agrave; caract&egrave;re industriel et commercial ;<br \/>\n      Vu La loi N&deg;102\/01\/ 00\/4&egrave;me L du 25  octobre 2000 portant organisation et fonctionnement du Minist&egrave;re du Commerce et de l&rsquo;Industrie ;<br \/>\n      Vu Le D&eacute;cret n&deg;<a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/decret-n99-0077-pr-mfen-portant-reforme-des-societes-detat-des-societes-deconomie-mixte-et-des-etablissements-publics-a-caractere-industriel-et-commercial\/'>99-0077\/PR\/MFEN <\/a>du 08 Juin 1999 portant r&eacute;forme des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;Etat, des Soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&eacute;conomie mixte et des &eacute;tablissements publics ;<br \/>\n      Vu Le D&eacute;cret N&deg;2001-0012\/PR\/MEFPCP du 15 Janvier 2001 portant r&egrave;glement g&eacute;n&eacute;ral sur la comptabilit&eacute; publique ;<br \/>\n      Vu Le D&eacute;cret N&deg;2008\/0083\/PRE du 26 mars 2008 portant nomination du Premier   Ministre ;<br \/>\n      Vu Le D&eacute;cret N&deg;2008\/0084\/PRE du 27 mars 2008 portant nomination des membres du Gouvernement ;<br \/>\n      Vu Le D&eacute;cret N&deg; 2008\/0093\/PRE du 03 avril 2008 fixant les attributions des Ministres <br \/>\n      Vu Les assises nationales du commerce du 25 au 28 f&eacute;vrier 2008 ;<br \/>\n      Vu Les assises nationales de l&rsquo;artisanat du 18 au 20 octobre 2009.<br \/>\n      Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 27 Janvier 2009.<\/p>\n","signature":"","nature_du_texte":247,"journal_officiel":58358,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"4805","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/60594","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/60594\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58358"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60594"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=60594"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=60594"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}