{"id":60595,"date":"2009-07-01T00:00:00","date_gmt":"2009-06-30T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n51-an-09-6eme-l-portant-code-de-lenvironnement\/"},"modified":"2009-07-01T00:00:00","modified_gmt":"2009-06-30T21:00:00","slug":"loi-n51-an-09-6eme-l-portant-code-de-lenvironnement","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n51-an-09-6eme-l-portant-code-de-lenvironnement\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 51\/AN\/09\/6\u00e8me L portant Code de l\u2019Environnement."},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE I :<br \/>DISPOSITIONS GENERALES<\/p>\n<p align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;environnement de Djibouti est un patrimoine national, partie int&eacute;grante du patrimoine mondial. Sa pr&eacute;servation constitue de ce fait un int&eacute;r&ecirc;t primordial &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle locale, nationale, r&eacute;gionale et internationale pour garantir les besoins des g&eacute;n&eacute;rations actuelles et futures.<br \/>La pr&eacute;sente loi a pour objet de fixer les r&egrave;gles de base et les principes fondamentaux de la politique nationale, dans le domaine de la protection et gestion de l&rsquo;environnement en vue d&rsquo;assurer un d&eacute;veloppement durable, et ce, conform&eacute;ment aux accords multilat&eacute;raux sur l&rsquo;environnement.<br \/>Tout citoyen a droit &agrave; un environnement sain dans les conditions d&eacute;finies par la pr&eacute;sente loi. Ce droit est assorti d&rsquo;une obligation de pr&eacute;servation et de protection de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE I : DES DEFINITIONS<\/p>\n<p>Article 1er: Au sens de la pr&eacute;sente loi, on entend par : <br \/>Aire prot&eacute;g&eacute;e : une portion de terre, de milieu aquatique ou de milieu marin, g&eacute;ographiquement d&eacute;limit&eacute;e, vou&eacute;e sp&eacute;cialement &agrave; la protection et au maintien de la diversit&eacute; biologique, aux ressources naturelles et culturelles associ&eacute;es ; pour ces fins, cet espace g&eacute;ographique doit &ecirc;tre l&eacute;galement d&eacute;sign&eacute;, r&eacute;glement&eacute; et administr&eacute; par des moyens efficaces, juridiques ou autres.<br \/>1. <br \/>2. Air : Couche atmosph&eacute;rique qui enveloppe la surface terrestre et dont la modification physique, chimique ou autre peut porter atteinte aux &ecirc;tres vivants, aux &eacute;cosyst&egrave;mes et &agrave; l&rsquo;environnement en g&eacute;n&eacute;ral.<br \/>3.&lt; Audit environnemental &gt; :l&rsquo;analyse et\/ou l&rsquo;&eacute;valuation des activit&eacute;s d&rsquo;un investissement, d&rsquo;une structure industrielle, agricole, commerciale ou autre d&eacute;j&agrave; existant et susceptible d&rsquo;avoir des impacts sur l&rsquo;environnement dans le but d&rsquo;assurer leur int&eacute;gration et planification dans l&rsquo;exploitation durable.<br \/>4. &lt;Audience publique &gt; : Mode fonctionnel et r&eacute;glement&eacute; de la participation des populations dans le processus de prise des d&eacute;cisions.<br \/>5. Bioaccumulation : L&rsquo;accumulation progressive d&rsquo;une substance sp&eacute;cifique (comme un contaminant) dans le corps d&rsquo;un organisme vivant et ce, &agrave; partir du milieu ambiant, lors d&rsquo;une exposition &agrave; l&rsquo;eau, &agrave; des s&eacute;diments ou &agrave; un sol, directement ou par la consommation d&rsquo;aliments comprenant des produits chimiques.<br \/>6. &lt; Biotechnologie &gt; : Toute application technologique qui utilise des syst&egrave;mes biologiques, des organismes vivants, ou des d&eacute;riv&eacute;s de ceux &#8211; ci, pour r&eacute;aliser ou modifier des produits ou des proc&eacute;d&eacute;s &agrave; usage sp&eacute;cifique. <br \/>7. &lt; D&eacute;chets &gt; ; Toute substance solide, liquide, gazeuse, ou r&eacute;sidu d&rsquo;un processus de production, de transformation ou d&rsquo;utilisation de toutes autres substances &eacute;limin&eacute;es, destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre &eacute;limin&eacute;es ou devant &ecirc;tre &eacute;limin&eacute;es en vertu des lois et r&egrave;glements en vigueur.<br \/>8. &lt; D&eacute;sertification &gt; : D&eacute;gradation des terres dans les zones arides, semi &#8211; arides et sub- humides s&egrave;ches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activit&eacute;s humaines.<br \/>9. &lt; D&eacute;veloppement durable &gt; : D&eacute;veloppement qui r&eacute;pond aux besoins du pr&eacute;sent sans compromettre la capacit&eacute; des g&eacute;n&eacute;rations futures &agrave; subvenir &agrave; leurs propres besoins bas&eacute;s sur l&rsquo;int&eacute;gration &eacute;conomique, sociale et environnementale de toutes actions contribuant &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions de vie des populations.<br \/>10. &lt; Diversit&eacute; biologique &gt; : Variabilit&eacute; des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les &eacute;cosyst&egrave;mes terrestres, marins et autres &eacute;cosyst&egrave;mes aquatiques et les complexes &eacute;cologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversit&eacute; au sein des esp&egrave;ces et entre esp&egrave;ces ainsi que celle des &eacute;cosyst&egrave;mes.<br \/>11. &lt; Dommage &eacute;cologique&gt;: Tout dommage subi par le milieu naturel, les personnes et les biens, et affectant l&rsquo;&eacute;quilibre &eacute;cologique. Ce peut &ecirc;tre : <br \/>* des dommages de pollution caus&eacute;s par l&rsquo;homme et subis par des patrimoines identifiables et particuliers ;<br \/>* des dommages subis par des &eacute;l&eacute;ments inappropri&eacute;s du milieu naturel ;<br \/>* des dommages caus&eacute;s aux r&eacute;coltes et aux biens.<br \/>12. &lt; Eaux continentales &gt; : L&rsquo;ensemble des eaux de surface et des eaux souterraines<br \/>13 &lt; Eaux marines &gt;: Les eaux contenues dans la mer territoriale et les eaux de la zone &eacute;conomique exclusive<br \/>14. &lt; Environnement &gt;&gt; : l&rsquo;ensemble des &eacute;l&eacute;ments naturels et artificiels ainsi que des facteurs &eacute;conomiques, sociaux et culturels qui favorisent l&rsquo;existence, la transformation et le d&eacute;veloppement du milieu, des organismes vivants et des activit&eacute;s humaines.<br \/>15 &lt; Emission polluante &gt; : Emission dans l&rsquo;atmosph&egrave;re de gaz ou de particules solides ou liquides, corrosifs, toxiques, radioactifs ou odorants, de nature &agrave; incommoder la population, &agrave; compromettre la sant&eacute; ou la s&eacute;curit&eacute; publique et &agrave; nuire &agrave; la production agricole, aux massifs forestiers, &agrave; la conservation des constructions et monuments ou au caract&egrave;re des sites.<br \/>16.&lt; Equilibre &eacute;cologique &gt;: le rapport relativement stable existant entre l&rsquo;homme, la faune et la flore, ainsi que leur interaction avec les conditions du milieu naturel dans lequel ils vivent.<br \/>17.&lt; Etablissements humains &gt;: l&rsquo;ensemble des agglom&eacute;rations urbaines et rurales, quels que soient leur type et leur taille et l&rsquo;ensemble des infrastructures dont elles doivent disposer pour assurer &agrave; leurs habitants une existence saine et d&eacute;cente.<br \/>18. &lt; Etude d&rsquo;impact environnemental &gt; : toutes &eacute;tudes pr&eacute;alables &agrave; la r&eacute;alisation de projet d&rsquo;am&eacute;nagement, d&rsquo;ouvrage, d&rsquo;&eacute;quipement, d&rsquo;installation ou d&rsquo;implantation d&rsquo;unit&eacute; industrielle, agricole ou autre, de plan ou programme, permettant d&rsquo;appr&eacute;cier les cons&eacute;quences directes et\/ou indirectes de l&rsquo;investissement sur les ressources de l&rsquo;environnement et sur la sant&eacute;.<br \/>19. &lt;Evaluation environnementale strat&eacute;gique &gt; : examen\/analyse prospectif de l&rsquo;ensemble des donn&eacute;es &eacute;conomiques, sociales et environnementales pour int&eacute;grer la sauvegarde de l&rsquo;environnement dans la planification des activit&eacute;s de d&eacute;veloppement et de programmes ou projets.<br \/>20 &lt; Esp&egrave;ces v&eacute;g&eacute;tales et fauniques &gt; : Tout organisme du r&egrave;gne v&eacute;g&eacute;tal ou animal ind&eacute;pendant de leur habitat.<br \/>21.&lt; Gestion des d&eacute;chets : la collecte, le transfert, le stockage, le recyclage et l&rsquo;&eacute;limination des d&eacute;chets y compris la surveillance des sites d&rsquo;&eacute;limination.<br \/>22&lt; Gestion &eacute;cologiquement rationnelle des d&eacute;chets &gt; : toutes mesures pratiques permettant d&rsquo;assurer que les d&eacute;chets sont g&eacute;r&eacute;s d&rsquo;une mani&egrave;re qui garantisse la protection de la sant&eacute; humaine et de l&rsquo;environnement contre les effets nuisibles que peuvent avoir ces d&eacute;chets.<br \/>23.&lt; installations class&eacute;es &gt; : toute source fixe ou mobile susceptible d&rsquo;&ecirc;tre g&eacute;n&eacute;ratrice d&rsquo;atteinte &agrave; l&rsquo;environnement, quel que soit son propri&eacute;taire ou son affectation.<br \/>24. &lt; Nuisance &gt; : tout &eacute;l&eacute;ment pr&eacute;judiciable &agrave; la sant&eacute; de l&rsquo;homme et &agrave; l&rsquo;environnement.<br \/>25.&lt; Participation des populations &gt; : engagement des populations dans le processus de d&eacute;cision. La participation des populations comprend trois &eacute;tapes dont l&rsquo;information, la consultation et l&rsquo;audience publique.<br \/>26 Plan d&rsquo;urgence : un ensemble de proc&eacute;dures qui visent &agrave; pr&eacute;venir un sinistre et &agrave; prendre des actions urgentes pour faire face au sinistre.<br \/>27. &lt; Polluant &gt; tout &eacute;l&eacute;ment ou rejet solide, liquide ou gazeux, tout d&eacute;chet, odeur, chaleur, son, vibration, rayonnement ou combinaison de ceux ci susceptibles de provoquer une pollution.<br \/>28 &lt; Pollueur &gt; : Toute personne physique ou morale &eacute;mettant un polluant qui entra&icirc;ne un d&eacute;s&eacute;quilibre dans le milieu naturel.<br \/>29.&lt;Pollution &gt; : toute contamination ou modification directe ou indirecte de l&rsquo;environnement provoqu&eacute;e par tout acte susceptible <br \/>* d&rsquo;affecter d&eacute;favorablement une utilisation du milieu profitable &agrave; l&rsquo;homme ; <br \/>* de provoquer ou de risquer de provoquer une situation pr&eacute;judiciable &agrave; la sant&eacute;, &agrave; la s&eacute;curit&eacute;, au bien-&ecirc;tre de l&rsquo;homme, &agrave; la flore, &agrave; la faune, &agrave; l&rsquo;atmosph&egrave;re, aux eaux, au sol, au sous-sol et aux biens collectifs et individuels.<br \/>30 Pollution atmosph&eacute;rique &gt; : Emission dans la couche atmosph&eacute;rique de gaz, de fum&eacute;es ou de substances de nature &agrave; incommoder les populations, &agrave; compromettre la sant&eacute; ou la s&eacute;curit&eacute; publique ou &agrave; nuire &agrave; la production agricole, &agrave; la conservation des constructions et monuments ou au caract&egrave;re des sites et des &eacute;cosyst&egrave;mes naturels.<br \/>31 &lt; Pollution des eaux &gt; : Introduction dans le milieu aquatique de toute substance susceptible de modifier les caract&eacute;ristiques physiques, chimiques et biologiques de l&rsquo;eau et de cr&eacute;er des risques pour la sant&eacute; de l&rsquo;homme, de nuire &agrave; la faune et &agrave; la flore aquatique, de porter atteinte &agrave; l&rsquo;agr&eacute;ment des sites, de g&ecirc;ner toute autre utilisation normale des eaux.<br \/>32. &lt; Pollution des sols et sous sols &gt; : Introduction dans les sols et sous sols de tous d&eacute;chets, produits ou substances susceptibles de modifier les caract&eacute;ristiques physiques, chimiques et biologiques des sols et sous sols et de cr&eacute;er des risques pour la production agricole, l&rsquo;agr&eacute;ment des sites, la sant&eacute; et la s&eacute;curit&eacute; publique et tout autre utilisation normale des sols et sous sols.<br \/>33.&lt; Pollution marine &gt; : Introduction directe ou indirecte de substances ou d&rsquo;&eacute;nergie dans le milieu marin, lorsqu&rsquo;elle a ou peut avoir des effets nuisibles sur la faune et la flore marines et sur les valeurs d&rsquo;agr&eacute;ment, lorsqu&rsquo;elle peut provoquer des risques pour la sant&eacute; de l&rsquo;homme ou constituer une entrave aux activit&eacute;s maritimes, y compris la p&ecirc;che et les autres utilisations normales de la mer.<br \/>34.&lt; Pollution sonore &gt; : Toute sensation auditive d&eacute;sagr&eacute;able ou g&ecirc;nante et tout ph&eacute;nom&egrave;ne acoustique produisant cette sensation, et ayant des effets n&eacute;gatifs sur la sant&eacute;.<br \/>35.&lt; Police de l&rsquo;eau &gt;&gt; : L&rsquo;ensemble des r&egrave;gles destin&eacute;es &agrave; prot&eacute;ger les ressources hydrauliques par la surveillance et le contr&ocirc;le de la qualit&eacute; de l&rsquo;eau en vue de pr&eacute;venir sa pollution.<br \/>36. Ressources de l&rsquo;environnement : sont consid&eacute;r&eacute;es comme ressources de l&rsquo;environnement, les eaux, l&rsquo;air, le sol et sous-sol, la flore et la faune.<br \/>37 Utilisation durable : l&rsquo;utilisation des &eacute;l&eacute;ments constitutifs de la diversit&eacute; biologique d&rsquo;une mani&egrave;re, et &agrave; un rythme qui n&rsquo;entra&icirc;nent pas leur appauvrissement &agrave; long terme, et sauvegardent ainsi leur potentiel pour satisfaire les besoins et les aspirations des g&eacute;n&eacute;rations pr&eacute;sentes et futures.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE II : DES OBJECTIFS ET PRINCIPES FONDAMENTAUX DE GESTION DE L&rsquo;ENVIRONNEMENT<\/p>\n<p>ARTICLE 2 :.La pr&eacute;sente loi fixe les objectifs de la politique nationale de protection et de gestion de l&rsquo;environnement sur la base des principes fondamentaux destin&eacute;s &agrave; g&eacute;rer et prot&eacute;ger l&rsquo;environnement contre toutes formes de d&eacute;gradation ou d&eacute;t&eacute;rioration des ressources de l&rsquo;environnement en vue d&rsquo;assurer un d&eacute;veloppement durable.<\/p>\n<p>ARTICLE 3 : La gestion et la protection de l&rsquo;environnement pour le d&eacute;veloppement durable sont fond&eacute;es sur les principes fondamentaux suivants :<\/p>\n<p>* Principe de participation : la pr&eacute;servation de l&rsquo;environnement constitue un int&eacute;r&ecirc;t supr&ecirc;me de la nation engageant la responsabilit&eacute; collective de tous les citoyens et n&eacute;cessitant la participation de tous &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration de la politique environnementale <br \/>* Principe d&rsquo;int&eacute;gration : la protection et la bonne gestion de l&rsquo;environnement sont parties int&eacute;grantes de la politique nationale de d&eacute;veloppement &eacute;conomique, social et culturel ;<br \/>* Principe de planification : l&rsquo;instauration d&rsquo;un &eacute;quilibre n&eacute;cessaire entre les exigences du d&eacute;veloppement national et celles de la protection de l&rsquo;environnement lors de l&rsquo;&eacute;laboration des plans sectoriels de d&eacute;veloppement et l&rsquo;int&eacute;gration du concept du d&eacute;veloppement durable lors de l&rsquo;&eacute;laboration et de l&rsquo;ex&eacute;cution de ces plans ;<\/p>\n<p>La prise en consid&eacute;ration de la protection de l&rsquo;environnement et de l&rsquo;&eacute;quilibre &eacute;cologique lors de l&rsquo;&eacute;laboration et de l&rsquo;ex&eacute;cution des plans d&rsquo;am&eacute;nagement du territoire.<\/p>\n<p>* Principe pollueur-payeur : la mise en application effective des principes de l&rsquo;usager payeur et du pollueur payeur en ce qui concerne la r&eacute;alisation et la gestion des projets &eacute;conomiques et sociaux et la prestation de services ;<br \/>Tout pr&eacute;judice cons&eacute;cutif &agrave; une atteinte &agrave; l&rsquo;environnement engage la responsabilit&eacute; directe ou indirecte de son auteur qui doit en assurer la r&eacute;paration.<br \/>* Principe d&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact : toute utilisation des ressources de l&rsquo;environnement peut donner lieu &agrave; une &eacute;tude d&rsquo;impact ;<br \/>* Principe de pr&eacute;caution : pour prot&eacute;ger l&rsquo;environnement, des mesures de pr&eacute;caution doivent &ecirc;tre largement appliqu&eacute;es par les Etats selon leurs capacit&eacute;s. En cas de risque de dommages graves ou irr&eacute;versibles, l&rsquo;absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de pr&eacute;texte pour remettre &agrave; plus tard l&rsquo;adoption de mesures effectives visant &agrave; pr&eacute;venir la d&eacute;gradation de l&rsquo;environnement.<br \/>* Principe de coop&eacute;ration : le respect des accords internationaux en mati&egrave;re d&rsquo;environnement lors de l&rsquo;&eacute;laboration aussi bien des plans et programmes de d&eacute;veloppement que de la l&eacute;gislation environnementale.<\/p>\n<p>ARTICLE 4 : Les objectifs de la gestion et de la protection de l&rsquo;environnement pour le d&eacute;veloppement durable visent &agrave;:<\/p>\n<p>* Pr&eacute;venir et anticiper toute action pouvant entra&icirc;ner des impacts n&eacute;gatifs importants par la mise en l&rsquo;&oelig;uvre de m&eacute;canismes sp&eacute;cifiques d&rsquo;&eacute;valuation environnementale et de planification.<br \/>* Prot&eacute;ger l&rsquo;environnement contre toutes formes de pollution et de d&eacute;gradation qu&rsquo;elle qu&rsquo;en soit l&rsquo;origine de mani&egrave;re &agrave; assurer un d&eacute;veloppement durable et &eacute;quitable entre les g&eacute;n&eacute;rations.<br \/>* Am&eacute;liorer et maintenir le cadre de vie des populations dans un &eacute;tat satisfaisant<br \/>* Lutter contre les pollutions, nuisances et d&eacute;gradation des ressources de l\u00a0\u00bbenvironnement, source de pauvret&eacute;<br \/>* faire cesser toute pollution ou d&eacute;gradation, ou tout au moins en limiter les effets n&eacute;gatifs sur l&rsquo;environnement.<br \/>* restaurer les &eacute;l&eacute;ments du patrimoine naturel et &eacute;cologique national d&eacute;grad&eacute;s.<br \/>* faire valoir l&rsquo;approche synergique entre la croissance &eacute;conomique, l&rsquo;&eacute;panouissement social et la protection de l&rsquo;environnement.<br \/>* Mettre en place un r&eacute;gime sp&eacute;cifique de responsabilit&eacute; garantissant la r&eacute;paration des dommages caus&eacute;s &agrave; l&rsquo;environnement et &agrave; l&rsquo;indemnisation des victimes.<br \/>* Favoriser un environnement sain pour une meilleure s&eacute;curit&eacute; sanitaire<\/p>\n<p>ARTICLE 5 : Afin d&rsquo;atteindre les objectifs sus-mentionn&eacute;s, l&rsquo;Etat prendra les dispositions suivantes :<\/p>\n<p>* Mettre en &oelig;uvre le plan d&rsquo;action national pour l&rsquo;environnement ainsi que le plan de gestion int&eacute;gr&eacute;e de la zone c&ocirc;ti&egrave;re.<br \/>* Effectuer r&eacute;guli&egrave;rement un suivi-&eacute;valuation de l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;environnement. Publier les donn&eacute;es statistiques disponibles sur la qualit&eacute; de l&rsquo;environnement et produire un rapport tous les deux ans sur l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;environnement. <br \/>* Dresser et remettre r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; jour la liste des esp&egrave;ces animales et v&eacute;g&eacute;tales qui doivent &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;es, en raison de leur r&ocirc;le dans les &eacute;cosyst&egrave;mes, de leur raret&eacute;, de leur valeur esth&eacute;tique, de la menace d&rsquo;extinction qui p&egrave;se sur les populations et enfin de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique, culturel et scientifique qu&rsquo;elles repr&eacute;sentent. Cette liste est fix&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; sur proposition du ministre de l&rsquo;environnement.<br \/>* R&eacute;actualiser et mettre en &oelig;uvre une strat&eacute;gie nationale de d&eacute;veloppement durable avec des politiques d&rsquo;int&eacute;gration de l&rsquo;environnement dans les plans et les programmes de d&eacute;veloppement locaux, nationaux et r&eacute;gionaux.<br \/>* Renforcer les capacit&eacute;s et les comp&eacute;tences nationales en mati&egrave;re de gestion et de protection de l&rsquo;environnement.<br \/>* Adopter des crit&egrave;res de qualit&eacute; de l&rsquo;environnement ainsi que des valeurs &#8211; limites des substances polluantes.<br \/>* Promouvoir l&rsquo;information et la participation du public et la prise de conscience environnementale.<br \/>* Affecter de moyens n&eacute;cessaires &agrave; la surveillance de la qualit&eacute; de l&rsquo;environnement sur l&rsquo;ensemble du territoire. <br \/>* Obtenir tout renseignement n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;application de la loi ;<br \/>* Conclure dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t national et en conformit&eacute; avec les lois, et r&egrave;glements en vigueur, tout accord avec tout autre gouvernement ou organisme international afin de faciliter l&rsquo;ex&eacute;cution de la pr&eacute;sente loi ;<br \/>* Faciliter la cr&eacute;ation et le fonctionnement d&rsquo;association de protection, de d&eacute;fense et de mise en valeur de l&rsquo;environnement, tant au niveau national que local. Ces organismes peuvent &ecirc;tre associ&eacute;s aux actions entreprises par le gouvernement, notamment en mati&egrave;re d&rsquo;information, d&rsquo;&eacute;ducation et de communication des citoyens et &ecirc;tre reconnus d&rsquo;utilit&eacute; publique ;<br \/>* Rechercher syst&eacute;matiquement les voies et moyens de la consultation et de l&rsquo;intervention les plus efficaces pour la mise en &oelig;uvre de la pr&eacute;sente loi, conform&eacute;ment &agrave; la politique nationale de d&eacute;concentration et de d&eacute;centralisation.<br \/>* assurer la participation des diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d&rsquo;acteurs (secteur public et priv&eacute;) de d&eacute;veloppement &agrave; la conception et &agrave; la mise en &oelig;uvre des politiques de protection de l&rsquo;environnement.<br \/>* d&eacute;velopper la l&eacute;gislation nationale et les m&eacute;canismes de sa mise en &oelig;uvre et de sa vulgarisation.<br \/>* Elaborer et mettre en &oelig;uvre une politique nationale d&rsquo;am&eacute;nagement du territoire.<\/p>\n<p>ARTICLE 6 : Le droit &agrave; une &eacute;ducation environnementale est garanti &agrave; tout citoyen<\/p>\n<p>Les structures publiques et priv&eacute;es charg&eacute;es de l&rsquo;enseignement, de l&rsquo;&eacute;ducation, de la recherche, de la communication participent &agrave; la formation, &agrave; l&rsquo;information et &agrave; la sensibilisation des citoyens aux questions environnementales en d&eacute;veloppant des programmes d&rsquo;activit&eacute;s assurant une meilleure connaissance des ressources de l&rsquo;environnement et en renfor&ccedil;ant les capacit&eacute;s des acteurs concern&eacute;s.<\/p>\n<p>ARTICLE 7 : Toute personne r&eacute;sidant en R&eacute;publique de Djibouti a droit &agrave; un environnement sain garanti par les autorit&eacute;s nationales et locales en charge de l&rsquo;&eacute;laboration et de la mise en &oelig;uvre de la politique environnementale.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE III DES INSTRUMENTS DE GESTION DE L&rsquo;ENVIRONNEMENT POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE<\/p>\n<p>ARTICLE 8 : L&rsquo;&eacute;laboration et la mise en &oelig;uvre des politiques de gestion de l&rsquo;environnement pour un d&eacute;veloppement durable incombent &agrave; l&rsquo;Etat, en collaboration &eacute;troite avec les collectivit&eacute;s locales, les personnes morales, publiques et\/ou priv&eacute;es, les citoyens, les acteurs de la soci&eacute;t&eacute; civile et les partenaires au d&eacute;veloppement local, national et international.<\/p>\n<p>ARTICLE 9 : Le Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;environnement assure cette responsabilit&eacute; institutionnelle de l&rsquo;Etat :<\/p>\n<p>* En coordonnant la mise en &oelig;uvre de la politique gouvernementale en mati&egrave;re d&rsquo;environnement et en assurant le suivi de sa mise en &oelig;uvre.<br \/>* En pr&eacute;parant et mettant en &oelig;uvre, en collaboration avec les minist&egrave;res et institutions concern&eacute;s, les strat&eacute;gies et programmes environnementaux relatifs &agrave; leurs domaines d&rsquo;intervention.<br \/>* en encourageant la participation des services publics, priv&eacute;s et des secteurs associatifs impliqu&eacute;s dans la gestion de l&rsquo;environnement.<br \/>* en veillant au respect des r&egrave;gles de bonne gestion et des normes tant nationales qu&rsquo;internationales et en assurant l&rsquo;int&eacute;gration de l&rsquo;environnement dans les activit&eacute;s &eacute;conomiques notamment, &agrave; travers la proc&eacute;dure d&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact environnemental.<br \/>* En engageant des poursuites tant judiciaires qu&rsquo;administratives contre toute personne physique ou morale responsable de pollution ou de d&eacute;gradation de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 10 : Le Minist&egrave;re de l&rsquo;environnement est charg&eacute; de la pr&eacute;paration et de l&rsquo;ex&eacute;cution de tous les accords multilat&eacute;raux sur l&rsquo;environnement. A ce titre, il veille &agrave; leur mise en &oelig;uvre, en collaboration &eacute;troite avec toutes les cat&eacute;gories d&rsquo;acteurs concern&eacute;s. <br \/>Des strat&eacute;gies nationales de mise en &oelig;uvre de ces accords sont &eacute;labor&eacute;es par des comit&eacute;s nationaux sous la supervision du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 11 : Les actions dans le domaine de la gestion et de la protection de l&rsquo;environnement se font avec l&rsquo;accord pr&eacute;alable du Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;environnement &agrave; l&rsquo;exception des actions communautaires visant l&rsquo;am&eacute;lioration du cadre de vie, conform&eacute;ment &agrave; la politique nationale de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 12 : Cr&eacute;&eacute;e par d&eacute;cret, une Commission Nationale pour le D&eacute;veloppement Durable (CNDD) est charg&eacute;e de d&eacute;finir les axes de la politique globale et coh&eacute;rente tenant compte des orientations et des objectifs de l&rsquo;Agenda 21 et du plan d&rsquo;action du Sommet Mondial pour le D&eacute;veloppement Durable. La <br \/>pr&eacute;sidence de cette commission est assur&eacute;e par le Premier Ministre. La Commission Nationale pour le D&eacute;veloppement Durable est assist&eacute;e par un Comit&eacute; Technique pour le D&eacute;veloppement Durable pr&eacute;sid&eacute; par le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 13 : La politique de gestion de l&rsquo;environnement pour un d&eacute;veloppement durable est bas&eacute;e sur l&rsquo;int&eacute;gration de documents de planification &eacute;labor&eacute;s dans les diff&eacute;rents secteurs de d&eacute;veloppement.<\/p>\n<p>ARTICLE 14 : Le financement de la politique de l&rsquo;environnement est assur&eacute; par le budget national, les contributions des bailleurs de fonds bilat&eacute;raux et multilat&eacute;raux ou toute autre source de financement public et\/ou priv&eacute;.<\/p>\n<p>ARTICLE 15 : Il est pr&eacute;vu la cr&eacute;ation d&rsquo;un Fonds National pour l&rsquo;Environnement qui participe au financement de la mise en &oelig;uvre des programmes de la politique nationale de l&rsquo;environnement.<br \/>En cas de pollution constat&eacute;e par les services comp&eacute;tents du Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement ou de toute autre structure habilit&eacute;e, il est proc&eacute;d&eacute; &agrave; la remise en &eacute;tat des lieux par les soins du ou des pollueurs. En cas de non identification du responsable de la pollution, la remise en &eacute;tat est effectu&eacute;e par le Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement. Dans ce cas, les travaux sont r&eacute;gl&eacute;s sur le Fonds National de l&rsquo;Environnement.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE II<br \/>DE LA PROTECTION DES RESSOURCES <br \/>DE L&rsquo;ENVIRONNEMENT<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE I : DE LA PROTECTION ET LA PRESERVATION DES RESSOURCES EN EAU<\/p>\n<p>ARTICLE 16 : Les ressources en eau constituent un bien public. Elles sont compos&eacute;es des eaux continentales et marines dont la protection est soumise, entre autres, aux dispositions de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 17 : La protection des eaux incombe &agrave; I&rsquo;Etat et aux collectivit&eacute;s locales. <br \/>Les eaux sont soumises &agrave; des normes de protection et d&rsquo;utilisation qui sont &eacute;tablies par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>ARTICLE 18 : Sont interdits tous d&eacute;versements, &eacute;coulements, rejets, d&eacute;p&ocirc;ts directs ou indirects de toute nature susceptibles de provoquer ou d&rsquo;accro&icirc;tre la d&eacute;gradation des eaux en modifiant leurs caract&eacute;ristiques physiques, chimiques, biologiques ou bact&eacute;riologiques, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;eaux superficielles, souterraines ou marines dans la limite des eaux territoriales. <br \/>Tout rejet d&rsquo;eaux de ballast dans les eaux territoriales est interdit.<br \/>Des zones de protection sp&eacute;ciale faisant l&rsquo;objet de mesures particuli&egrave;res peuvent &ecirc;tre constitu&eacute;es, par arr&ecirc;t&eacute;, sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;environnement, de la sant&eacute; publique, des ressources hydrauliques, des affaires maritimes et de la p&ecirc;che en fonction des niveaux de pollution observ&eacute;s et compte tenu de certaines circonstances pouvant aggraver les d&eacute;t&eacute;riorations des ressources de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 19 : Tout rejet liquide sup&eacute;rieur aux normes et tout d&eacute;p&ocirc;t pouvant provoquer ou accro&icirc;tre la pollution des eaux sont interdits.<br \/>Des mesures r&eacute;glementaires d&eacute;terminent les conditions de rejet, les conditions d&rsquo;analyse et de contr&ocirc;le des pr&eacute;l&egrave;vements des rejets.<\/p>\n<p>ARTICLE 20 : Tout rejet liquide, m&ecirc;me en de&ccedil;&agrave; des normes peut, en cas de risques de pr&eacute;judices environnementaux donner lieu &agrave; une interdiction limit&eacute;e dans le temps et dans l&rsquo;espace. Cette interdiction sera lev&eacute;e &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un audit environnemental sanctionn&eacute; par l&rsquo;obtention d&rsquo;un certificat en bonne et due forme du Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 21 : Les caract&eacute;ristiques des rejets liquides dans les milieux r&eacute;cepteurs constitu&eacute;s par les eaux continentales et marines ne doivent ni perturber les fonctions d&rsquo;usage et d&rsquo;exploitation qui leur sont assign&eacute;es ni en d&eacute;t&eacute;riorer la qualit&eacute;.<\/p>\n<p>ARTIGLE 22 : Des rejets liquides peuvent &ecirc;tre autoris&eacute;s par voie r&eacute;glementaire sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;environnement, apr&egrave;s concertation avec le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Eau, qui pr&eacute;cise la liste des substances concern&eacute;es et les crit&egrave;res physiques, chimiques, biologiques et bact&eacute;riologiques requis.<\/p>\n<p>ARTICLE 23 : Sans pr&eacute;judices aux dispositions sp&eacute;ciales des conventions internationales maritimes relatives &agrave; la pr&eacute;vention et &agrave; la lutte contre les pollutions marines ratifi&eacute;es par la R&eacute;publique de Djibouti, sont interdits les d&eacute;versements, les immersions et incin&eacute;rations dans les eaux marines sous juridiction djiboutienne des substances de toute nature susceptibles de :<\/p>\n<p>* porter atteinte aux ressources marines physiques et biologiques et d&rsquo;alt&eacute;rer la qualit&eacute; des eaux ;<\/p>\n<p>\u00a0\u00bb nuire &agrave; la sant&eacute; humaine et aux activit&eacute;s maritimes et touristiques&rsquo;<\/p>\n<p>ARTICLE 24 : Sans pr&eacute;judices de toute autre disposition l&eacute;gale ou r&eacute;glementaire, tout rejet liquide au del&agrave; des normes constitue une infraction r&eacute;prim&eacute;e par la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 25 : Tout propri&eacute;taire de navire, a&eacute;ronef, installation maritime contenant des substances dangereuses ou toxiques est tenu de prendre imm&eacute;diatement les mesures conservatoires pertinentes, en cas de survenance de situation critique vis-&agrave;-vis du milieu marin. Il est tenu d&rsquo;informer, dans les meilleurs d&eacute;lais, les autorit&eacute;s environnementales et maritimes de la nature des substances et des mesures prises pour combattre la pollution. En cas de d&eacute;faillance de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, les autorit&eacute;s nationales feront ex&eacute;cuter les mesures n&eacute;cessaires aux frais du propri&eacute;taire.<\/p>\n<p>ARTICLE 26 : Des zones de protection sp&eacute;ciale faisant l&rsquo;objet de mesures particuli&egrave;res peuvent &ecirc;tre constitu&eacute;es, par arr&ecirc;t&eacute;s, sur proposition des Ministres concern&eacute;s, en fonction des n&eacute;cessit&eacute;s de protection de l&rsquo;environnement et\/ou des niveaux de pollution observ&eacute;s et compte tenu de certaines circonstances pouvant aggraver les d&eacute;t&eacute;riorations des ressources de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE II: DE LA PROTECTION ET PRESERVATION DES<br \/>RESSOURCES EN SOL ET SOUS-SOL<\/p>\n<p>ARTICLE 27 : Le sol et le sous-sol sont un patrimoine commun dont l&rsquo;utilisation est soumise aux principes g&eacute;n&eacute;raux de gestion des ressources de l&rsquo;environnement contenus dans la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 28 : Tout d&eacute;versement ou &eacute;pandage de substances de nature &agrave; modifier les caract&eacute;ristiques des sols et sous-sols est soumis, sans pr&eacute;judice des dispositions l&eacute;gales et r&eacute;glementaires sp&eacute;cifiques, &agrave; &eacute;tude d&rsquo;impact environnemental.<\/p>\n<p>ARTICLE 29 : Toute &eacute;mission et\/ou rejet de substances toxiques ou dangereuses dans le sol ou le sous-sol sont interdits. La liste de ces substances est fix&eacute;e par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>ARTICLE 30 : Sous la supervision du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement, la protection des sols, sous-sols et des richesses qu&rsquo;ils contiennent, en tant que ressources, contre toutes formes de d&eacute;gradation est assur&eacute;e par l&rsquo;Etat et les collectivit&eacute;s locales. Des mesures r&eacute;glementaires pr&eacute;cisent, en tant que de besoin, les conditions de protection des sols et sous-sols.<br \/>L&rsquo;auteur de toute d&eacute;gradation est responsable et doit prendre des mesures de r&eacute;paration et de restauration.<\/p>\n<p>ARTICLE 31 : Tout site ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;une exploitation doit &ecirc;tre remis en &eacute;tat. Cette remise en &eacute;tat est &agrave; la charge de l&rsquo;exploitant selon les conditions fix&eacute;es par l&rsquo;Etude d&rsquo;Impact ou &agrave; d&eacute;faut selon les mesures officielles &eacute;dict&eacute;es par le Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 32 : L&rsquo;Etat et les collectivit&eacute;s locales veillent &agrave; la conservation des sols et des sous-sols en luttant contre l&rsquo;&eacute;rosion gr&acirc;ce notamment &agrave; la protection des berges contre les crues, la gestion voire la r&eacute;habilitation des zones bois&eacute;es et la mise en place d&rsquo;un plan d&rsquo;action visant la gestion durable des terres de parcours.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE III : DE LA PROTECTION ET DE LA PRESERVATION DE L&rsquo;AIR ET DE L&rsquo;ATMOSPHERE<\/p>\n<p>ARTICLE 33 : L&rsquo;air constitue un patrimoine commun dont l&rsquo;utilisation est soumise aux principes fondamentaux de protection et de gestion des ressources de l&rsquo;environnement contenus dans la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 34 : Toute &eacute;mission de substances au-del&agrave; des normes est interdite. Les normes relatives &agrave; la qualit&eacute; de l&rsquo;air sont d&eacute;finies par voie r&eacute;glementaire. <br \/>La protection de l&rsquo;air contre toute forme de pollution incombe &agrave; l&rsquo;Etat et aux collectivit&eacute;s locales qui prennent toutes mesures pertinentes &agrave; cet effet.<\/p>\n<p>ARTICLE 35 : Les mat&eacute;riels de mesure de la qualit&eacute; de l&rsquo;air et de mesure des rejets de substances dans l&rsquo;atmosph&egrave;re, ainsi que les laboratoires qui effectuent des analyses et contr&ocirc;les d&rsquo;&eacute;missions polluantes, sont soumis &agrave; agr&eacute;ment de l&rsquo;autorit&eacute; administrative charg&eacute;e de l&rsquo;environnement. Celle-ci d&eacute;termine les m&eacute;thodes de mesure et les crit&egrave;res d&#8217;emplacement des mat&eacute;riels utilis&eacute;s.<\/p>\n<p>ARTICLE 36 : Les agr&eacute;ments d&eacute;livr&eacute;s en application de la pr&eacute;sente section peuvent &ecirc;tre retir&eacute;s lorsque les organismes ou laboratoires ainsi que les mat&eacute;riels de mesure ne satisfont plus aux conditions qui ont conduit &agrave; les d&eacute;livrer.<\/p>\n<p>ARTICLE 37 : Toutes installations terrestres, a&eacute;riennes, maritimes ou souterraines susceptibles d&rsquo;entra&icirc;ner des cons&eacute;quences de nature &agrave; modifier les caract&eacute;ristiques de I&rsquo;air sont soumises &agrave; &eacute;tude d&rsquo;impact environnemental pr&eacute;alable.<\/p>\n<p>ARTICLE 38 : Toute &eacute;mission de substance de nature &agrave; alt&eacute;rer la sant&eacute; humaine, &agrave; modifier la qualit&eacute; des produits agricoles, &agrave; endommager les infrastructures et b&acirc;timents, &agrave; modifier l&rsquo;&eacute;tat des esp&egrave;ces animales ou v&eacute;g&eacute;tales est interdite.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE IV : DE LA PROTECTION ET DE LA PRESERVATION DES RESSOURCES VEGETALES ET FAUNIQUES<\/p>\n<p>ARTICLE 39 : Les ressources v&eacute;g&eacute;tales et fauniques constituent un patrimoine commun dont l&rsquo;utilisation est soumise aux principes de gestion de l&rsquo;environnement contenus dans la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 40 : Les ressources v&eacute;g&eacute;tales et fauniques et leurs habitats b&eacute;n&eacute;ficient de protection sp&eacute;ciale &agrave; travers l&rsquo;instauration d&rsquo;aires prot&eacute;g&eacute;es, de listes des esp&egrave;ces prot&eacute;g&eacute;es et la r&eacute;glementation de l&rsquo;introduction, quelle qu&rsquo;en soit l&rsquo;origine, de toutes esp&egrave;ces pouvant porter atteinte aux esp&egrave;ces locales ou &agrave; leurs milieux particuliers.<br \/>Sont interdits, en vertu des dispositions du pr&eacute;sent chapitre :<br \/>&#8211; l&rsquo;abattage, la chasse et la capture de la faune sauvage ainsi que la destruction de son habitat.<br \/>&#8211; La destruction, la mutilation, l&rsquo;arrachage anarchique de la flore<br \/>&#8211; L&rsquo;exportation des esp&egrave;ces prot&eacute;g&eacute;es<\/p>\n<p>La cr&eacute;ation des Aires Prot&eacute;g&eacute;es Terrestres et Maritimes &eacute;dict&eacute;e en application de la loi n&deg;45\/AN\/04\/5&egrave;me L reste en vigueur. Les modalit&eacute;s de mise en oeuvre de cette protection sont d&eacute;finies par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>ARTICLE 41 : Une aire prot&eacute;g&eacute;e peut &ecirc;tre cr&eacute;&eacute;e &agrave; partir d&rsquo;espaces terrestres ou maritimes, lorsque le milieu naturel, particuli&egrave;rement la faune, la flore, le sol, le sous-sol, l&rsquo;atmosph&egrave;re et les eaux, les paysages et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, le patrimoine culturel qu&rsquo;ils comportent pr&eacute;sentent un int&eacute;r&ecirc;t sp&eacute;cial et qu&rsquo;il importe d&rsquo;en assurer la protection en les pr&eacute;servant des d&eacute;gradations et des atteintes susceptibles d&rsquo;en alt&eacute;rer la diversit&eacute;, la composition, l&rsquo;aspect et l&rsquo;&eacute;volution.<\/p>\n<p>ARTICLE 42 : Sans pr&eacute;judice des textes juridiques pertinents en vigueur, tout pr&eacute;l&egrave;vement de ressources animales ou v&eacute;g&eacute;tales est interdit hormis le cas de l&rsquo;utilisation courante pour la consommation humaine.<\/p>\n<p>ARTICLE 43 : La production, l&rsquo;importation et l&rsquo;exportation d&rsquo;organismes g&eacute;n&eacute;tiquement modifi&eacute;s sont interdites sans l&rsquo;accord pr&eacute;alable du Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement. A cet effet, le Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement consulte, en cas de besoin, les Minist&egrave;res, les institutions et les organisations concern&eacute;s.<\/p>\n<p>ARTIGLE 44 : Le pr&eacute;l&egrave;vement des ressources g&eacute;n&eacute;tiques &agrave; des fins d&rsquo;utilisation commerciale ou de recherche scientifique est soumis &agrave; l&rsquo;accord pr&eacute;alable du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement. <br \/>Les modalit&eacute;s d&rsquo;acc&egrave;s aux ressources g&eacute;n&eacute;tiques et le partage des avantages d&eacute;coulant de leur utilisation sont d&eacute;finis par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE V : DES ETABLISSEMENTS HUMAINS<\/p>\n<p>ARTICLE 45 : Il est interdit d&rsquo;implanter dans les zones d&rsquo;habitation, des activit&eacute;s incompatibles avec la sant&eacute; et la s&eacute;curit&eacute; de la population. Il pourra &ecirc;tre mis fin &agrave; ces activit&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; pris en Conseil des Ministre sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 46 : Une zone r&eacute;serv&eacute;e &agrave; l&rsquo;habitat humain doit b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une r&eacute;serve d&rsquo;espaces verts et de loisirs au moins &eacute;gale &agrave; 5 % de la superficie totale dans les zones urbaines et 12 % dans les zones rurales.<\/p>\n<p>ARTICLE 47 : Il est interdit de d&eacute;poser, de jeter ou de d&eacute;verser directement ou indirectement sur la voie publique, dans les caniveaux et les &eacute;gouts, des d&eacute;chets m&eacute;nagers, des substances toxiques ou objets quelconques encombrant, dangereux ou insalubres, des d&eacute;combres, des mat&eacute;riaux de construction et, d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, toute mati&egrave;re susceptible de g&ecirc;ner le passage ou l&rsquo;&eacute;coulement des eaux.<\/p>\n<p>ARTICLE 48 : Tout habitant et &agrave; d&eacute;faut le propri&eacute;taire d&rsquo;un logement ainsi que tout exploitant d&rsquo;un local commercial sont tenus de mettre en &eacute;tat de propret&eacute; des lieux, la devanture, la concession ou la cl&ocirc;ture dont ils ont la charge.<\/p>\n<p>ARTICLE 49 : Les plans d&rsquo;urbanisme doivent int&eacute;grer les imp&eacute;ratifs de protection de l&rsquo;environnement dans le choix, l\u00a0\u00bbemplacement et la r&eacute;alisation des zones d&rsquo;activit&eacute;s &eacute;conomiques, de r&eacute;sidence et de loisirs. <br \/>Les services du Minist&egrave;re charg&eacute; de l\u00a0\u00bbEnvironnement sont consult&eacute;s, pour avis, avant approbation des plans d&rsquo;urbanisme.<\/p>\n<p>ARTICLE 50 : Les zones inondables et les zones class&eacute;es non aedificandi par les sch&eacute;mas directeurs d&rsquo;am&eacute;nagement urbain doivent &ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute;es de toutes occupations humaines. <br \/>Afin de conserver un environnement urbain d&eacute;cent, dans les zones urbanis&eacute;es, les emprises des espaces publics et de circulation doivent rester inoccup&eacute;es tel que pr&eacute;vu par les plans d&rsquo;urbanisme.<br \/>Toute personne qui s&rsquo;installe dans une telle zone s&rsquo;expose &agrave; une expulsion sans pr&eacute;judice d&rsquo;autres sanctions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 51 : L&rsquo;Etat et les Collectivit&eacute;s locales veillent &agrave; la propret&eacute; des &eacute;tablissements humains et au respect des normes d&rsquo;urbanisme et d&rsquo;habitat.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE III<br \/>DE LA PREVENTION ET DE LA LUTTE CONTRE<br \/>LES FACTEURS DE DEGRADATION ET DE POLLUTION<br \/>DE L&rsquo;ENVIRONNEMENT<br \/>CHAPITRE I: DES INSTALLATIONS CLASSEES<br \/>POUR LA PROTECTION DE L&rsquo;ENVIRONNEMENT<\/p>\n<p>ARTICLE 52 : Sont soumis aux dispositions de la pr&eacute;sente loi, les usines, Ateliers, d&eacute;p&ocirc;ts, carri&egrave;res et d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale les installations industrielles, artisanales ou commerciales exploit&eacute;es ou d&eacute;tenues par toute personne physique ou morale, publique ou priv&eacute;e, et toutes autres activit&eacute;s qui pr&eacute;sentent soit des dangers ou d&eacute;sagr&eacute;ments pour la sant&eacute;, la s&eacute;curit&eacute;, la salubrit&eacute; publique, l&rsquo;agriculture, le milieu naturel, soit des inconv&eacute;nients pour la commodit&eacute; du voisinage.<\/p>\n<p>ARTICLE 53 : Les installations vis&eacute;es par la pr&eacute;sente loi sont divis&eacute;es en deux classes, selon le degr&eacute; de gravit&eacute; des dangers et nuisances pouvant r&eacute;sulter de leur exploitation. <br \/>Elles sont soumises soit &agrave; autorisation, soit &agrave; d&eacute;claration.<br \/>La premi&egrave;re classe comprend les installations dont l&rsquo;exploitation pr&eacute;sente de graves dangers et d&eacute;sagr&eacute;ments. L&rsquo;exploitation de ces installations ne peut &ecirc;tre autoris&eacute;e qu&rsquo;&agrave; condition que des mesures sp&eacute;cifiques soient prises pour pr&eacute;venir ces dangers ou inconv&eacute;nients par une autorisation du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement.<br \/>La seconde classe comprend les installations qui, ne pr&eacute;sentant pas de dangers ou nuisances graves, doivent respecter les prescriptions g&eacute;n&eacute;rales &eacute;dict&eacute;es par le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement. Elles sont soumises &agrave; d&eacute;claration.<\/p>\n<p>ARTICLE 54 : Les cat&eacute;gories d&rsquo;installations soumises aux dispositions de la pr&eacute;sente loi et le classement de chacune d&rsquo;elles sont d&eacute;finis par arr&ecirc;t&eacute; sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement, apr&egrave;s avis des Ministres charg&eacute;s de l&rsquo;Industrie et de la Protection civile(Ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur).<\/p>\n<p>ARTICLE 55 : Les installations rang&eacute;es dans la premi&egrave;re classe doivent faire l&rsquo;objet, avant leur construction ou leur mise en service, d&rsquo;une autorisation d&rsquo;exploitation d&eacute;livr&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement dans les conditions fix&eacute;es par d&eacute;cret. <br \/>La demande d&rsquo;autorisation d&rsquo;une installation de 1&egrave;re classe doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une &eacute;tude d&rsquo;impact environnemental.<br \/>Cette autorisation est obligatoirement subordonn&eacute;e &agrave; leur &eacute;loignement, sur un rayon de 500 m au moins, des habitations, des immeubles habituellement occup&eacute;s par des tiers, des &eacute;tablissements recevant du public et des zones destin&eacute;es &agrave; l&rsquo;habitation, d&rsquo;un cours d&rsquo;eau, d&rsquo;un lac, d&rsquo;une voie de communication, d&rsquo;un champs de captage d&rsquo;eau.<\/p>\n<p>ARTICLE 56 : Les installations rang&eacute;es dans la seconde classe doivent faire l&rsquo;objet, avant leur construction ou leur mise en service, d&rsquo;une d&eacute;claration adress&eacute;e au Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement, qui leur d&eacute;livre un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; dans les conditions fix&eacute;es par d&eacute;cret.<\/p>\n<p>ARTICLE 57 : Le transfert, l&rsquo;extension, ou la modification notable des installations class&eacute;es doivent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une nouvelle demande d&rsquo;autorisation ou de d&eacute;claration.<br \/>En cas de mutation des droits d&rsquo;exploitation, le nouvel exploitant est tenu d&rsquo;en informer le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement et de se conformer strictement aux prescriptions contenues dans l&rsquo;autorisation ou le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.<\/p>\n<p>ARTICLE 58 : Les titres d&rsquo;ouverture et d&rsquo;exploitation des installations class&eacute;es sont accord&eacute;s sans pr&eacute;judice des droits des tiers. Ils n&#8217;emp&ecirc;chent pas l&rsquo;application des dispositions des textes juridiques en vigueur relatif &agrave; l&rsquo;Urbanisme en mati&egrave;re de permis de construire.<\/p>\n<p>ARTICLE 59 : Les conditions d&rsquo;installation et d&rsquo;exploitation jug&eacute;es indispensables pour la protection des int&eacute;r&ecirc;ts mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 52, les moyens d&rsquo;analyse et de mesure et les moyens d&rsquo;intervention en cas de sinistres sont fix&eacute;s par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;autorisation.<\/p>\n<p>ARTICLE 60 : Dans le cadre de la lutte contre la pollution, le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement, apr&egrave;s avis des Minist&egrave;res charg&eacute;s de l&rsquo;Industrie et de la Protection Civile, fixe la liste des mat&eacute;riaux et des produits anti-polluants.<\/p>\n<p>ARTICLE 61 : Pour la protection des int&eacute;r&ecirc;ts mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 52, ci- dessus, des arr&ecirc;t&eacute;s pris sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement fixent, apr&egrave;s avis des Ministres charg&eacute;s de l&rsquo;industrie et de la Protection civile, des r&egrave;gles techniques visant certaines cat&eacute;gories d&rsquo;installations soumises aux dispositions de la pr&eacute;sente loi. Ces arr&ecirc;t&eacute;s s&rsquo;imposent de plein droit aux installations nouvelles. Ils pr&eacute;cisent les d&eacute;lais et les conditions dans lesquelles ils s&rsquo;appliquent aux installations existantes.<\/p>\n<p>ARTICLE 62 : Un arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement, apr&egrave;s avis des Ministres charg&eacute;s de l&rsquo;industrie, de l&rsquo;urbanisme et de l&rsquo;int&eacute;rieur, d&eacute;limite autour des installations soumises &agrave; autorisation, un p&eacute;rim&egrave;tre &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur duquel sont impos&eacute;es des dispositions particuli&egrave;res en vue d&rsquo;interdire ou de limiter la construction, ou toute activit&eacute; dont l&rsquo;exercice est susceptible d&rsquo;&ecirc;tre perturb&eacute; par le fonctionnement des dites installations.<br \/>Toutefois, les dispositions relatives au p&eacute;rim&egrave;tre de s&eacute;curit&eacute; des installations class&eacute;es situ&eacute;es en mer sont prises par arr&ecirc;t&eacute; sur proposition du Minist&egrave;re charg&eacute; des Affaires Maritimes, apr&egrave;s avis des Minist&egrave;res charg&eacute;s de l&rsquo;Environnement, des Mines et de l&rsquo;Energie.<\/p>\n<p>ARTICLE 63 : Les installations soumises &agrave; d&eacute;claration doivent respecter les prescriptions g&eacute;n&eacute;rales &eacute;dict&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement apr&egrave;s avis des Minist&egrave;res charg&eacute;s de la Protection civile, des Mines, de l&rsquo;Energie, en vue de la protection des int&eacute;r&ecirc;ts mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 52 de la pr&eacute;sente loi.<br \/>Les modifications &eacute;ventuellement apport&eacute;es &agrave; ces prescriptions doivent &ecirc;tre rendues applicables aux installations existantes apr&egrave;s avis des d&eacute;partements minist&eacute;riels concern&eacute;s.<\/p>\n<p>ARTICLE 64 : Si les int&eacute;r&ecirc;ts mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 58 de la pr&eacute;sente loi ne sont pas prot&eacute;g&eacute;s par l&rsquo;ex&eacute;cution des prescriptions g&eacute;n&eacute;rales contre les inconv&eacute;nients inh&eacute;rents &agrave; l&rsquo;exploitation d&rsquo;une installation soumise &agrave; d&eacute;claration, le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement peut imposer toutes prescriptions sp&eacute;ciales n&eacute;cessaires.<\/p>\n<p>ARTICLE 65 : L&rsquo;inspection des installations class&eacute;es est assur&eacute;e par des agents asserment&eacute;s habilit&eacute;s par le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement. Des expertises peuvent &ecirc;tre effectu&eacute;es par toute personne comp&eacute;tente d&eacute;sign&eacute;e par le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement. <br \/>Ces agents ou experts sont astreints au secret professionnel dans les conditions et sous les sanctions pr&eacute;vues au Code p&eacute;nal. Ils peuvent visiter &agrave; tout moment les installations soumises &agrave; leur surveillance.<\/p>\n<p>ARTICLE 66 : Dans le cas o&ugrave; le fonctionnement d&rsquo;installations class&eacute;es pr&eacute;sente, pour la protection des int&eacute;r&ecirc;ts mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 52, des dangers ou des inconv&eacute;nients graves que les mesures &agrave; prendre en vertu des dispositions de la pr&eacute;sente loi ne sont pas susceptibles de faire dispara&icirc;tre, la fermeture ou la suppression de ces installations est ordonn&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; pris sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement, apr&egrave;s avis des Ministres charg&eacute; de l&rsquo;int&eacute;rieur, de la Sant&eacute; publique, de l&rsquo;Emploi et de l&rsquo;industrie et apr&egrave;s la pr&eacute;sentation par l&rsquo;exploitant, de ses observations.<br \/>En cas d&rsquo;urgence, la fermeture provisoire intervient, sur instructions du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 67 : Les exploitants des installations existantes disposent d&rsquo;un d&eacute;lai de trois mois &agrave; compter de l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la pr&eacute;sente loi pour r&eacute;gulariser leurs situations en soumettant une demande d&rsquo;autorisation d&rsquo;exploitation ou une d&eacute;claration aupr&egrave;s du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement qui leur impose les mesures propres &agrave; sauvegarder les int&eacute;r&ecirc;ts mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 52. <br \/>A d&eacute;faut, il doit &ecirc;tre proc&eacute;d&eacute; &agrave; la fermeture provisoire de ces installations jusqu&rsquo;&agrave; r&eacute;gularisation.<\/p>\n<p>ARTICLE 68 : Les installations class&eacute;es pour la protection de l&rsquo;environnement sont assujetties au payement de droits et taxes.<\/p>\n<p>ARTICLE 69 : Le montant de chacune de ces taxes est fix&eacute; en fonction du classement, de la nature, du volume, de la toxicit&eacute; des mati&egrave;res et produits, de la d&eacute;gradation occasionn&eacute;e et de l&rsquo;importance des installations.<\/p>\n<p>ARTICLE 70 : Les droits et taxes annuels relatifs aux installations class&eacute;es sont per&ccedil;us par les agents habilit&eacute;s du Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement et vers&eacute;s au Fonds national de l&rsquo;Environnement.<br \/>Ils sont constitu&eacute;s de droits fixes calcul&eacute;s en fonction de la classification des installations, de taxes superficielles, de taxes sur les appareils &agrave; pression de vapeur, de taxes sur les appareils &agrave; pression de gaz et de taxes &agrave; la pollution.<br \/>Le taux et l&rsquo;assiette des droits et taxes sont d&eacute;finis par la Loi sur le Fonds National pour l&rsquo;Environnement.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE II: DES PRODUITS ET SUBSTANCES CHIMIQUES<br \/>TOXIQUES OU DANGEREUX<\/p>\n<p>ARTICLE 71 : Les produits et substances chimiques nocifs et dangereux qui, en raison de leur toxicit&eacute;, de leur r&eacute;manence, de leur persistance, de leur radioactivit&eacute;, de leur pouvoir de destruction dans l&rsquo;environnement ou de leur bio-accumulation, pr&eacute;sentent ou sont susceptibles de pr&eacute;senter un danger pour l&rsquo;homme, la faune, la flore, le milieu naturel ou l&rsquo;environnement lorsqu&rsquo; elles sont produites, utilis&eacute;es, import&eacute;es sur le territoire national ou &eacute;vacu&eacute;es dans le milieu naturel, sont soumises &agrave; autorisation pr&eacute;alable des autorit&eacute;s concern&eacute;es.<br \/>La liste des produits et substances vis&eacute;s par la pr&eacute;sente loi est d&eacute;finie par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>ARTICLE 72 : La production, le transport, le stockage, la vente et l&rsquo;utilisation des produits et substances sus vis&eacute;s sont d&eacute;finis par voie r&eacute;glementaire et assortis d&rsquo;un cahier des charges &eacute;tabli par le Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement, et ce conform&eacute;ment aux dispositions pertinentes des accords multilat&eacute;raux sur l&rsquo;environnement ratifi&eacute;s par la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p>ARTICLE 73 : Un comit&eacute; national de gestion des produits et substances chimiques et des d&eacute;chets dangereux est cr&eacute;&eacute; par arr&ecirc;t&eacute; sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement et apr&egrave;s avis des minist&egrave;res concern&eacute;s. La composition, les attributions et le fonctionnement de ce comit&eacute; sont d&eacute;finis par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE III: DES FACTEURS PHYSIQUES<\/p>\n<p>ARTICLE 74 : Le bruit, les rayonnements, les vibrations, de nature &agrave; nuire &agrave; la sant&eacute; de l&rsquo;homme, de constituer une g&ecirc;ne excessive pour le voisinage ou de porter atteinte &agrave; l&rsquo;environnement et aux biens publics et priv&eacute;s sont interdits.<\/p>\n<p>Les normes relatives &agrave; l&rsquo;&eacute;mission de ces facteurs physiques sont d&eacute;termin&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE IV : DES DECHETS<\/p>\n<p>ARTICLE 75 : Au sens de la pr&eacute;sente loi, sont consid&eacute;r&eacute;s comme d&eacute;chets, les d&eacute;chets m&eacute;nagers, industriels, toxiques, dangereux, biom&eacute;dicaux et autres d&eacute;chets susceptibles de nuire ou de causer des dommages &agrave; la sant&eacute; humaine et &agrave; l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 76 : Les d&eacute;chets doivent &ecirc;tre &eacute;limin&eacute;s ou recycl&eacute;s de mani&egrave;re &eacute;cologiquement rationnelle afin de supprimer ou de r&eacute;duire leurs effets nocifs sur la sant&eacute; de l&rsquo;homme, sur les ressources naturelles, la faune et la flore ou la qualit&eacute; de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 77 : Toute personne morale ou physique qui produit ou d&eacute;tient des d&eacute;chets, doit en assurer elle-m&ecirc;me l&rsquo;&eacute;limination ou le recyclage ou les faire &eacute;liminer ou recycler aupr&egrave;s des entreprises agr&eacute;&eacute;es par le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement.<br \/>A d&eacute;faut, elle doit remettre ces d&eacute;chets &agrave; la collectivit&eacute; locale ou &agrave; toute entreprise agr&eacute;&eacute;e par l&rsquo;Etat en vue de leur gestion. <br \/>Ces entreprises agr&eacute;&eacute;es, ou les collectivit&eacute;s locales elles-m&ecirc;mes, peuvent signer des contrats avec les producteurs ou les d&eacute;tenteurs de d&eacute;chets en vue de l&rsquo;&eacute;limination <br \/>ou du recyclage de ces d&eacute;chets. Le recyclage et l&rsquo;&eacute;limination doivent toujours se faire en fonction des normes en vigueur.<\/p>\n<p>ARTICLE 78 : Les collectivit&eacute;s locales assurent l&rsquo;&eacute;limination des d&eacute;chets des m&eacute;nages, &eacute;ventuellement en liaison avec les services r&eacute;gionaux et les services nationaux de l&rsquo;Etat, conform&eacute;ment &agrave; la r&eacute;glementation en vigueur.<br \/>Les collectivit&eacute;s locales assurent &eacute;galement l&rsquo;&eacute;limination de d&eacute;chets, autres que les d&eacute;chets m&eacute;nagers qu&rsquo;elles doivent, eu &eacute;gard &agrave; leurs caract&eacute;ristiques et aux quantit&eacute;s produites, collecter et traiter sur la base de suj&eacute;tions techniques particuli&egrave;res. <br \/>Elles peuvent, &agrave; cet effet, cr&eacute;er des redevances sp&eacute;ciales, en conformit&eacute; avec la r&eacute;glementation en vigueur. Elles exercent leurs attributions relatives &agrave; la gestion des d&eacute;chets dans les conditions fix&eacute;es par la pr&eacute;sente loi, et ce conform&eacute;ment aux dispositions juridiques pertinentes en vigueur.<\/p>\n<p>ARTICLE 79 : L&rsquo;&eacute;limination des d&eacute;chets comporte les op&eacute;rations de pr&eacute; collecte, de collecte, de tri, de transport, de stockage et de traitement n&eacute;cessaires &agrave; la r&eacute;cup&eacute;ration des mat&eacute;riaux utiles ou de l&rsquo;&eacute;nergie. <br \/>Cette &eacute;limination concerne aussi tout d&eacute;p&ocirc;t ou rejet sur les sites appropri&eacute;s, dans des conditions propres &agrave; &eacute;viter les nuisances mentionn&eacute;es dans la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 80 : Les conditions dans lesquelles doivent &ecirc;tre effectu&eacute;es les op&eacute;rations de pr&eacute; collecte, de collecte, de tri, de stockage, de transport, de r&eacute;cup&eacute;ration, de r&eacute;utilisation, de recyclage ou de toute autre forme de traitement ainsi que l&rsquo;&eacute;limination finale des d&eacute;chets pour en &eacute;viter la surproduction, le gaspillage de d&eacute;chets r&eacute;cup&eacute;rables et la pollution de l&rsquo;environnement en g&eacute;n&eacute;ral, sont fix&eacute;es par d&eacute;cret sur proposition du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement en collaboration avec les autres Ministres concern&eacute;s.<\/p>\n<p>ARTICLE 81 : L&rsquo;obligation g&eacute;n&eacute;rale d&rsquo;entretien &agrave; laquelle sont soumis les concessionnaires du domaine public comprend celle d&rsquo;&eacute;liminer, de faire &eacute;liminer ou de recycler les d&eacute;chets qui s&rsquo;y trouvent.<br \/>Est interdit de fa&ccedil;on absolue le d&eacute;p&ocirc;t des d&eacute;chets sur le domaine public terrestre et maritime.<\/p>\n<p>ARTICLE 82 : L&rsquo;Etat et\/ou les collectivit&eacute;s locales veillent &agrave; enrayer tous les d&eacute;p&ocirc;ts sauvages. Ils assurent l&rsquo;&eacute;limination, avec le concours des entreprises agr&eacute;&eacute;es, des d&eacute;chets abandonn&eacute;s et dont le propri&eacute;taire n&rsquo;est pas identifi&eacute;.<\/p>\n<p>ARTICLE 83 : L&rsquo;&eacute;limination des d&eacute;chets par les structures industrielles, productrices et\/ou traitantes doit &ecirc;tre faite sur autorisation et sous surveillance du Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement qui fixe des prescriptions techniques.<\/p>\n<p>ARTICLE 84 : Lorsque les d&eacute;chets sont abandonn&eacute;s, d&eacute;pos&eacute;s ou trait&eacute;s contrairement aux dispositions de la pr&eacute;sente loi et des r&egrave;glements pris pour son application, l&rsquo;Administration concern&eacute;e, apr&egrave;s mise en demeure, doit assurer d&rsquo;office l&rsquo;&eacute;limination desdits d&eacute;chets aux frais du responsable. <br \/>L&rsquo;Administration oblige le responsable &agrave; consigner entre les mains d&rsquo;un comptable public, une somme en provision du montant des travaux &agrave; r&eacute;aliser. Le comptable public est d&eacute;sign&eacute; par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>ARTICLE 85 : Sans pr&eacute;judices des dispositions pertinentes des accords multilat&eacute;raux sur l&rsquo;environnement, il est formellement interdit d&rsquo;importer des d&eacute;chets dangereux sur le territoire djiboutien, en particulier les d&eacute;chets radioactifs.<\/p>\n<p>ARTICLE 86 : L&rsquo;immersion, l&rsquo;incin&eacute;ration ou l&rsquo;&eacute;limination par quelque proc&eacute;d&eacute; que ce soit, des d&eacute;chets dans les eaux continentales, maritimes ou fluviomaritimes, sous juridiction djiboutienne sont interdites.<\/p>\n<p>ARTICLE 87 : L&rsquo;enfouissement des d&eacute;chets dans le sous-sol ne peut &ecirc;tre op&eacute;r&eacute; qu&rsquo;apr&egrave;s autorisation du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement qui fixe des prescriptions techniques et des r&egrave;gles particuli&egrave;res &agrave; observer.<\/p>\n<p>ARTICLE 88 : Les dispositions du pr&eacute;sent chapitre s&rsquo;appliquent sans pr&eacute;judice des r&eacute;glementations concernant les installations class&eacute;es et les rejets liquides, solides et gazeux, les d&eacute;versements, immersions et incin&eacute;rations des d&eacute;chets, dans les zones sous juridiction djiboutienne.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE V : DISPOSITIONS PARTICULIERES RELATIVES A RESPONSABILITE CIVILE ET OBLIGATION D&rsquo;ASSURANCE DES PROPRIETAIRES DE NAVIRES POUR LES DOMMAGES RESULTANT DE LA POLLUTION PAR LES HYDROCARBURES<\/p>\n<p>ARTICLE 89 : Tout propri&eacute;taire d&rsquo;un navire transportant une cargaison d&rsquo;hydrocarbures en vrac est responsable des dommages par pollution r&eacute;sultant d&rsquo;une fuite ou de rejets d&rsquo;hydrocarbures de ce navire dans les conditions et limites d&eacute;termin&eacute;es par la convention internationale du 27 novembre 1992 sur la responsabilit&eacute; civile pour les dommages dus &agrave; la pollution par les hydrocarbures. <br \/>Pour l&rsquo;application du pr&eacute;sent chapitre, les termes ou expressions \u00a0\u00bb propri&eacute;taire \u00ab\u00a0, \u00a0\u00bb navire \u00ab\u00a0, \u00a0\u00bb &eacute;v&eacute;nement \u00ab\u00a0, \u00a0\u00bb dommages par pollution \u00a0\u00bb et \u00a0\u00bb hydrocarbures \u00a0\u00bb s&rsquo;entendent au sens qui leur est donn&eacute; &agrave; l&rsquo;article 1er de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>ARTICLE 90 : Sous r&eacute;serve des dispositions de la convention internationale mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 89 relatives aux navires qui sont la propri&eacute;t&eacute; de l&rsquo;Etat, le propri&eacute;taire d&rsquo;un navire immatricul&eacute; dans un port djiboutien et transportant des hydrocarbures en vrac en tant que cargaison ne peut laisser commercer ce navire s&rsquo;il ne justifie, dans les conditions d&eacute;termin&eacute;es &agrave; l&rsquo;article VII de cette convention, d&rsquo;une assurance ou d&rsquo;une garantie financi&egrave;re &agrave; concurrence, par &eacute;v&eacute;nement, du montant de sa responsabilit&eacute;.<\/p>\n<p>ARTICLE 91 : Quel que soit son lieu d&rsquo;immatriculation, aucun navire transportant des d&rsquo;hydrocarbures en vrac en tant que cargaison ne peut avoir acc&egrave;s aux ports djiboutiens ou &agrave; des installations terminales situ&eacute;es dans les eaux territoriales ou int&eacute;rieures djiboutiennes, ni les quitter, s&rsquo;il n&rsquo;est muni d&rsquo;un certificat &eacute;tablissant que la responsabilit&eacute; civile de son propri&eacute;taire pour les dommages par pollution est couverte par une assurance ou une garantie financi&egrave;re dans les conditions pr&eacute;vues au paragraphe I de l&rsquo;article VII de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 89. Si le navire est la propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;un Etat, il doit &ecirc;tre muni d&rsquo;un certificat justifiant que la responsabilit&eacute; de cet Etat est couverte dans les limites fix&eacute;es au paragraphe I de l&rsquo;article V de ladite convention.<\/p>\n<p>ARTICLE 92 : Les dispositions de l&rsquo;article 91 ne sont pas applicables aux navires de guerre et aux autres navires appartenant &agrave; un Etat ou exploit&eacute;s par lui et affect&eacute;s exclusivement &agrave; un service non commercial d&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>ARTICLE 93 : Les infractions aux dispositions du pr&eacute;sent chapitre sont jug&eacute;es soit par le tribunal comp&eacute;tent du lieu de l&rsquo;infraction, soit par celui de la r&eacute;sidence de l&rsquo;auteur de l&rsquo;infraction.<br \/>Est en outre comp&eacute;tent soit le tribunal dans le ressort duquel le navire est immatricul&eacute; s&rsquo;il est djiboutien, soit celui dans le ressort duquel le navire peut &ecirc;tre trouv&eacute; s&rsquo;il est &eacute;tranger.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE VI : DES PLANS D&rsquo;INTERVENTION D&rsquo;URGENCE<\/p>\n<p>ARTICLE 94 : Des plans d&rsquo;urgence pour faire face aux situations critiques g&eacute;n&eacute;ratrices de pollutions graves de l&rsquo;environnement sont pr&eacute;par&eacute;s par le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;Environnement en collaboration avec les d&eacute;partements minist&eacute;riels et toutes autres structures publiques et\/ou priv&eacute;es concern&eacute;es.<br \/>Le plan de lutte contre la pollution de la mer et du littoral est &eacute;labor&eacute; et adopt&eacute; par le Minist&egrave;re charg&eacute; des Affaires Maritimes en rapport avec les autres minist&egrave;res concern&eacute;s, conform&eacute;ment aux dispositions pertinentes des accords internationaux dans ce domaine. <br \/>Les modalit&eacute;s d&rsquo;intervention des plans d&rsquo;urgence sont d&eacute;finies par voie r&eacute;glementaire et administrative.<\/p>\n<p>ARTICLE 95 : L&rsquo;exploitant de toute installation class&eacute;e soumise &agrave; autorisation est tenu d&rsquo;&eacute;tablir un plan d&rsquo;op&eacute;ration interne propre &agrave; assurer l&rsquo;alerte des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes et des populations avoisinantes en cas de sinistre ou de menace de sinistre, l&rsquo;&eacute;vacuation du personnel et les moyens de circonscrire les causes du sinistre.<br \/>L&rsquo;exploitant de toute installation class&eacute;e soumise &agrave; d&eacute;claration peut &ecirc;tre tenu, sur autorisation du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;environnement, prise apr&egrave;s avis des autres Ministres concern&eacute;s, d&rsquo;&eacute;tablir un plan d&rsquo;op&eacute;ration interne aux m&ecirc;mes fins.<br \/>Le plan d&rsquo;op&eacute;ration interne doit &ecirc;tre agr&eacute;&eacute; par le Ministre charg&eacute; de la Protection Civile. Les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes s&rsquo;assurent p&eacute;riodiquement de la mise en &oelig;uvre effective des prescriptions &eacute;dict&eacute;es par le plan d&rsquo;op&eacute;ration interne et du bon &eacute;tat des mat&eacute;riels affect&eacute;s &agrave; ces op&eacute;rations.<\/p>\n<p>ARTICLE 96 : Des d&eacute;crets fixent les conditions d&rsquo;&eacute;laboration, le contenu, les modalit&eacute;s de mise en &oelig;uvre des plans d&rsquo;urgence et d&rsquo;op&eacute;ration interne. La mise en &oelig;uvre de ces plans peut notamment &ecirc;tre ex&eacute;cut&eacute;e par les autorit&eacute;s administratives concern&eacute;es conform&eacute;ment aux lois et r&egrave;glements en vigueur.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE VII: DES MECANISMES D&rsquo;INTEGRATION DE L&rsquo;ENVIRONNEMENT<\/p>\n<p>ARTICLE 97 : L&rsquo;Etat veille &agrave; l&rsquo;int&eacute;gration de l&rsquo;Environnement &agrave; tous les niveaux des politiques de d&eacute;veloppement notamment &agrave; travers :<br \/>&#8211; l&rsquo;&eacute;valuation environnementale strat&eacute;gique<br \/>&#8211; l&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact environnemental<br \/>&#8211; le suivi &eacute;valuation<br \/>&#8211; l&rsquo;audit environnemental<\/p>\n<p>ARTICLE 98 : L&rsquo;&eacute;valuation environnementale strat&eacute;gique est requise dans deux conditions : <br \/>&#8211; la planification d&rsquo;un secteur ou d&rsquo;une fili&egrave;re,<br \/>&#8211; la r&eacute;alisation d&rsquo;un grand projet ou programme, susceptibles d&rsquo;influencer des facteurs importants de l&rsquo;&eacute;quilibre environnemental.<\/p>\n<p>ARTICLE 99 : L&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact environnementale est obligatoire pour toutes activit&eacute;s susceptibles de produire des incidences sur l&rsquo;environnement et la sant&eacute;. L&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact environnementale est sanctionn&eacute;e par une autorisation du Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 100 : L&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact environnemental consiste en une proc&eacute;dure contradictoire prospective sur les &eacute;ventuels impacts d&rsquo;une activit&eacute;. Toute personne susceptible d&rsquo;&ecirc;tre affect&eacute;e par l&rsquo;activit&eacute; a droit d&rsquo;&ecirc;tre inform&eacute;e et entendue.<\/p>\n<p>ARTICLE 101 : L&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact sur l&rsquo;environnement comporte au minimum :<br \/>&#8211; l&rsquo;analyse de l&rsquo;&eacute;tat initial du site et de son environnement, <br \/>&#8211; la description du projet,<br \/>&#8211; l&rsquo;&eacute;tude des modifications que le projet est susceptible d&rsquo;engendrer, et les mesures envisag&eacute;es pour supprimer, r&eacute;duire ou compenser les impacts n&eacute;gatifs de l&rsquo;activit&eacute; sur l&rsquo;environnement et la sant&eacute;,<br \/>&#8211; le co&ucirc;t de ces mesures avant, pendant et apr&egrave;s la r&eacute;alisation du projet,<br \/>&#8211; la r&eacute;alisation d&rsquo;un plan de gestion environnemental,<br \/>&#8211; l&rsquo;audience publique.<\/p>\n<p>ARTICLE 102 : Le champ d&rsquo;application et les modalit&eacute;s d&rsquo;ex&eacute;cution du pr&eacute;sent chapitre sont d&eacute;finis par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE IV : <br \/>DES SANCTIONS ADMINISTRATIVES ET PENALES<br \/>CHAPITRE I : DES SANCTIONS ADMINISTRATIVES<\/p>\n<p>ARTICLE 103 : Toutes infractions aux dispositions de la pr&eacute;sente loi peuvent entra&icirc;ner &agrave; titre de mesure conservatoire, sur auto saisine du Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;environnement ou requ&ecirc;te des services concern&eacute;s ou de personne ayant motif l&eacute;gitime : saisie, confiscations des installations, mat&eacute;riels, marchandises ou objets, causes de l&rsquo;infraction. En ce qui concerne les usines, le Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;environnement peut proc&eacute;der &agrave; leur fermeture. Tout produit, b&eacute;n&eacute;fice ou profit g&eacute;n&eacute;r&eacute; par l&rsquo;infraction sont saisis.<\/p>\n<p>ARTICLE 104 : Les dispositions de l&rsquo;article 103 ne portent pas pr&eacute;judice &agrave; l&rsquo;application des dispositions du droit positif notamment &agrave; la mise en cause de la responsabilit&eacute; des contrevenants.<\/p>\n<p>ARTICLE 105 : Le Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;environnement peut ordonner la restauration de tout site ou bien d&eacute;grad&eacute;s.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE II : DES SANCTIONS PENALES<\/p>\n<p>ARTICLE 106 : Est punie d&rsquo;une amende de 1.000.000 &agrave; 1.500.000FDJ toute personne qui exploite une installation de 1&egrave;re classe sans l&rsquo;autorisation pr&eacute;vue par la pr&eacute;sente loi.<br \/>En cas de r&eacute;cidive, il est prononc&eacute; une peine d&#8217;emprisonnement de deux (2) &agrave; six (6) mois et d&rsquo;une amende de 1,5 millions &agrave; 3 millions FDJ ou l&rsquo;une de ces deux peines seulement.<\/p>\n<p>ARTICLE 107 : Est punie d&rsquo;une amende de 500.000 &agrave; 1.000.000 FDJ toute personne qui exploite une installation de 2&egrave;me classe sans le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; pr&eacute;vu par la pr&eacute;sente loi.<br \/>En cas de r&eacute;cidive, un emprisonnement de un (1) &agrave; trois (3) mois et une amende de 1.000.000 &agrave; 1.500.000 FDJ ou l&rsquo;une de ces deux peines seulement est prononc&eacute;e.<\/p>\n<p>ARTICLE 108 : Toute modification qu&rsquo;un exploitant apporte &agrave; son installation class&eacute;e sans l&rsquo;avoir port&eacute;e &agrave; la connaissance du Ministre charg&eacute; de l&rsquo;environnement est punie d&rsquo;une amende de 500.000 &agrave; 1.500.000 FDJ.<\/p>\n<p>ARTICLE 109 : Tout changement d&rsquo;exploitant qui n&rsquo;est pas d&eacute;clar&eacute; au Ministre charg&eacute; de l&rsquo;environnement est punie d&rsquo;une amende de 200.000 &agrave; 500.000 FDJ.<\/p>\n<p>ARTICLE 110 : Tout demandeur qui exploite son installation avant l&rsquo;obtention de l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;autorisation ou du r&eacute;c&eacute;piss&eacute; de d&eacute;claration est puni des m&ecirc;mes peines que celles pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 112.<\/p>\n<p>ARTICLE 111 : L&rsquo;exploitant qui ne s&rsquo;est pas conform&eacute; aux prescriptions fix&eacute;es par l&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;autorisation, les arr&ecirc;t&eacute;s compl&eacute;mentaires et les modalit&eacute;s particuli&egrave;res d&rsquo;application ou aux prescriptions g&eacute;n&eacute;rales et sp&eacute;ciales jointes au r&eacute;c&eacute;piss&eacute;, est puni d&rsquo;une amende de 500.000 &agrave; 2.500.000 FDJ.<\/p>\n<p>ARTICLE 112 : Tout propri&eacute;taire qui aurait enfreint les normes en vigueur est puni d&rsquo;une amende de 500.000 FDJ &agrave; 2.500.000 FDJ pour les installations de premi&egrave;re classe et de 200.000 FDJ &agrave; 1.500.000 FDJ pour les installations de 2&egrave;me classe.<br \/>Un d&eacute;lai d&rsquo;un (1) &agrave; trois (3) mois lui est accord&eacute; pour qu&rsquo;il puisse entreprendre la restauration du milieu d&eacute;grad&eacute;. A d&eacute;faut, l&rsquo;amende est quintupl&eacute;e et la proc&eacute;dure de fermeture de l&rsquo;installation est d&eacute;clench&eacute;e par le Ministre charg&eacute; de l&rsquo;environnement en rapport avec les minist&egrave;res concern&eacute;s.<\/p>\n<p>ARTICLE 113 : Est punie d&rsquo;une amende de 10.000.000 FDJ &agrave; 50.000.000 FDJ et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement d&rsquo;un (1) &agrave; cinq (5) ans toute personne qui importe des d&eacute;chets toxiques dangereux sur le territoire Djiboutien.<\/p>\n<p>ARTICLE 114 : Est punie d&rsquo;une amende de 1.000.000 FDJ &agrave; 10.000.000 FDJ et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement de deux (2) &agrave; cinq (5) ans ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement, toute personne ayant import&eacute;, produit, d&eacute;tenu ou\/et utilis&eacute; contrairement &agrave; la r&eacute;glementation, des substances nocives et dangereuses.<\/p>\n<p>ARTICLE 115 : Est punie d&rsquo;une amende de 2.000.000 &agrave; 5.000.000 FDJ et d&rsquo;une peine de six (6) mois &agrave; deux (2) ans de prison ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement, toute personne ayant :<br \/>&#8211; r&eacute;alis&eacute; un projet vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 99 sans &eacute;tude d&rsquo;impact ;<br \/>&#8211; r&eacute;alis&eacute; un projet non conforme aux crit&egrave;res, normes et mesures &eacute;nonc&eacute;s dans l&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;impact ;<br \/>&#8211; fait opposition &agrave; l&rsquo;accomplissement des contr&ocirc;les et analyses pr&eacute;vus dans la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 116 : Est punie d&rsquo;une amende de 1.500.000 FDJ &agrave; 2.000.000 FDJ et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement d&rsquo;un (1) mois &agrave; six (6) mois ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement, toute personne exploitant une installation soumise &agrave; autorisation en infraction aux dispositions relatives aux plans d&rsquo;urgence.<br \/>Est punie d&rsquo;une amende 500.000 FDJ &agrave; 1.000.000 FDJ et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement d&rsquo;un (1) mois &agrave; trois (3) mois ou de l&rsquo;une de ces deux peines, toute personne exploitant une installation d&eacute;clar&eacute;e en infraction aux dispositions relatives aux plans d&rsquo;urgence.<\/p>\n<p>ARTICLE 117 : Quiconque aura jet&eacute;, d&eacute;vers&eacute; ou laiss&eacute; couler dans les cours d&rsquo;eau, directement ou indirectement des substances quelconques dont l&rsquo;action ou les r&eacute;actions ont d&eacute;truit le poisson et toutes autres ressources halieutiques ou ont nui &agrave; leur nutrition, reproduction ou valeur alimentaire, ou que ces substances contribuent &agrave; aggraver la pollution ou &agrave; la causer est puni d&rsquo;une amende de 500.000 FDJ &agrave; 2.000.000 FDJ et d&rsquo;un emprisonnement de six (6) mois &agrave; deux (2) ans ou de l&rsquo;une de ces peines seulement.<\/p>\n<p>ARTICLE 118 : Est punie d&rsquo;une amende 50.000.000 FDJ &agrave; 500.000.000 FDJ et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement de un (1) an &agrave; cinq(5) ou de l&rsquo;une de ces deux peines, toute personne ayant pollu&eacute; les eaux de mer et eaux continentales en violation des dispositions correspondantes de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 119 : Est punie d&rsquo;une amende d&rsquo;un million &agrave; 10 millions de francs Djibouti et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement de un an &agrave; trois(3) ans ou de l&rsquo;une de ces deux peines, tout capitaine de navire sous pavillon de Djibouti qui se rend coupable d&rsquo;un rejet en mer d&rsquo;hydrocarbures, ou d&rsquo;autres substances liquides nocives pour le milieu marin, en infraction avec les dispositions du pr&eacute;sent Code et des r&egrave;glements pris pour son application, ou des Conventions Internationales relatives &agrave; la pr&eacute;vention de la pollution marine auxquelles Djibouti a adh&eacute;r&eacute;es.<br \/>Le propri&eacute;taire et l&rsquo;exploitant de navire sont solidairement responsables du paiement des amendes encourues par le Capitaine ainsi que les r&eacute;parations de toute nature.<br \/>Les dispositions du pr&eacute;sent article s&rsquo;appliquent &eacute;galement aux navires &eacute;trangers se trouvant dans les eaux territoriales et int&eacute;rieures de Djibouti, ainsi qu&rsquo;aux plates formes exploit&eacute;es sur le plateau continental de Djibouti. Les p&eacute;nalit&eacute;s pr&eacute;vues par le pr&eacute;sent article ne pr&eacute;judicient pas au droit &agrave; l&rsquo;indemnisation des collectivit&eacute;s publiques ou priv&eacute;es ayant subi des dommages du fait de la pollution.<br \/>Les p&eacute;nalit&eacute;s pr&eacute;vues par le pr&eacute;sent article ne s&rsquo;appliquent pas aux rejets effectu&eacute;s par un navire pour assurer sa propre s&eacute;curit&eacute; ou celles d&rsquo;autres navires, ou pour sauver des vies humaines, ni aux d&eacute;versements r&eacute;sultant de dommages subis par le navire sans qu&rsquo;aucune faute ne puisse &ecirc;tre &eacute;tabli &agrave; l&rsquo;encontre de son capitaine ou de son &eacute;quipage.<\/p>\n<p>ARTICLE 120 : Est punie d&rsquo;une amende de 1.000.000 FDJ &agrave; 2.000.000 FDJ et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement de six (6) mois &agrave; un (1) an ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement, toute personne ayant alt&eacute;r&eacute; la qualit&eacute; de l&rsquo;air, en contrevenant aux dispositions correspondantes de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>ARTICLE 121 : Est punie d&rsquo;une amende de 1.000.000 FDJ &agrave; 2.000.000 FDJ et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement de (6) mois &agrave; un (1) an ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement, toute personne ayant pollu&eacute;, d&eacute;grad&eacute; les sols et sous-sols en violation des dispositions correspondantes de la pr&eacute;sente loi ou import&eacute; ou export&eacute; sans autorisation des organismes g&eacute;n&eacute;tiquement modifi&eacute;s.<\/p>\n<p>ARTICLE 122 : Est punie d&rsquo;une amende de 500.000 FDJ &agrave; 2.000.000 FDJ toute personne ayant fait fonctionner une installation ou utilis&eacute; un objet mobilier en violation des dispositions de lutte contre la pollution sonore.<\/p>\n<p>ARTICLE 123 : En cas de r&eacute;cidive, les amendes et les peines pr&eacute;vues aux articles pr&eacute;c&eacute;dents seront doubl&eacute;es.<\/p>\n<p>ARTICLE 124 : En cas de condamnation pour infraction aux dispositions mentionn&eacute;es aux articles 106,107, 108, 109, 110, 111,112, 113, 114, 115, 116 , 117, 118, 119, 120, 121, 122 et 123, le tribunal peut ordonner, aux frais du condamn&eacute;, la publication int&eacute;grale ou par extraits de sa d&eacute;cision et &eacute;ventuellement la diffusion d&rsquo;un message, dont il fixe explicitement les termes, informant le public des motifs et du contenu de sa d&eacute;cision, dans un ou plusieurs journaux qu&rsquo;il d&eacute;signe ainsi que son affichage sans toutefois que les frais de cette publicit&eacute; puissent exc&eacute;der le montant de l&rsquo;amende encourue.<\/p>\n<p>ARTICLE 125 : Est punie d&rsquo;une amende d&rsquo;un million &agrave; 10 millions de francs Djibouti et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement de un an &agrave; trois (3) ans ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement, 1&ordm; Le fait pour le propri&eacute;taire d&rsquo;un navire de le laisser commercer sans respecter les obligations pr&eacute;vues par l&rsquo;article 90 ; 2&ordm; Le fait de quitter un port ou une installation terminale ou d&rsquo;y acc&eacute;der sans respecter les obligations pr&eacute;vues par l&rsquo;article 91.<\/p>\n<p>ARTICLE 126 : I. &#8211; Est puni de dix ans d&#8217;emprisonnement et de 2 millions &agrave; 20 millions FD d&rsquo;amende le fait, pour tout capitaine d&rsquo;un navire djiboutien soumis aux dispositions de la convention internationale pour la pr&eacute;vention de la pollution par les navires, faite &agrave; Londres le 2 novembre 1973, telle que modifi&eacute;e par le protocole du 17 f&eacute;vrier 1978 et par ses modificatifs ult&eacute;rieurs r&eacute;guli&egrave;rement approuv&eacute;s ou ratifi&eacute;s, entrant dans les cat&eacute;gories ci-apr&egrave;s :<br \/>1&ordm; Navires-citernes d&rsquo;une jauge brute &eacute;gale ou sup&eacute;rieure &agrave; 150 tonneaux ;<br \/>2&ordm; Navires autres que navires-citernes d&rsquo;une jauge brute &eacute;gale ou sup&eacute;rieure &agrave; 500 tonneaux, <br \/>de se rendre coupable d&rsquo;infraction aux dispositions des r&egrave;gles 9 et 10 de l&rsquo;annexe I de la convention, relatives aux interdictions de rejets d&rsquo;hydrocarbures, tels que d&eacute;finis au paragraphe 3 de l&rsquo;article 2 de cette convention.<br \/>II. &#8211; Les p&eacute;nalit&eacute;s pr&eacute;vues au pr&eacute;sent article sont applicables au responsable &agrave; bord de l&rsquo;exploitation des plates-formes immatricul&eacute;es en R&eacute;publique de Djibouti pour les rejets en mer effectu&eacute;s en infraction aux r&egrave;gles 9 et 10 de l&rsquo;annexe I de cette convention.<br \/>III. &#8211; La peine d&rsquo;amende pr&eacute;vue au I peut &ecirc;tre port&eacute;e, au-del&agrave; de ce montant, &agrave; une somme &eacute;quivalente &agrave; la valeur du navire ou &agrave; quatre fois la valeur de la cargaison transport&eacute;e ou du fret.<\/p>\n<p>ARTICLE 127 : Est punie d&rsquo;une amende de 2 millions &agrave; 20 millions de francs Djibouti et d&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement de un an &agrave; trois(3) ans ou de l&rsquo;une de ces deux peines seulement, le fait, pour tout capitaine d&rsquo;un navire djiboutien soumis aux dispositions de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 126 et appartenant aux cat&eacute;gories suivantes :<br \/>1&ordm; Navires-citernes d&rsquo;une jauge brute inf&eacute;rieure &agrave; 150 tonneaux ;<br \/>2&ordm; Navires autres que navires-citernes d&rsquo;une jauge brute inf&eacute;rieure &agrave; 500 tonneaux et dont la machine propulsive a une puissance install&eacute;e sup&eacute;rieure &agrave; 150 kilowatts, de commettre une des infractions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 126.<\/p>\n<p>ARTICLE 128 : Les p&eacute;nalit&eacute;s pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 133 sont applicables pour les rejets en mer en infraction aux r&egrave;gles 9 et 10 de l&rsquo;annexe I de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 132, au responsable de la conduite de tous engins portuaires, chalands ou bateaux citernes, qu&rsquo;ils soient automoteurs, remorqu&eacute;s ou pouss&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 129 : Est puni de 1 million FD d&rsquo;amende et, en outre, en cas de r&eacute;cidive, le fait, pour tout capitaine ou responsable &agrave; bord d&rsquo;un navire djiboutien soumis aux dispositions de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 126 n&rsquo;appartenant pas aux cat&eacute;gories de navires d&eacute;finis aux articles 126 et 127, de commettre une des infractions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 126.<\/p>\n<p>ARTICLE 130 : Est puni des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 126 le fait, pour tout capitaine d&rsquo;un navire djiboutien, soumis aux dispositions de l&rsquo;annexe II de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 126, transportant en vrac des substances liquides nocives, telles que d&eacute;finies au 1 de la r&egrave;gle 3 de ladite annexe, de se rendre coupable d&rsquo;infractions aux dispositions des 1, 2, 7, 8 et 9 de la r&egrave;gle 5 de ladite annexe relatives aux interdictions des rejets, d&eacute;finis au 3 de l&rsquo;article 2 de la convention, de substances liquides nocives.<\/p>\n<p>ARTICLE 131 : Est puni des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 127 le fait, pour tout capitaine d&rsquo;un navire djiboutien soumis aux dispositions de l&rsquo;annexe II de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 126, transportant en vrac des substances liquides nocives, telles que d&eacute;finies au 1 de la r&egrave;gle 3 de ladite annexe, de se rendre coupable d&rsquo;infractions aux dispositions des 3, 4, 6 et 11 de la r&egrave;gle 5 de ladite annexe relatives aux interdictions des rejets, d&eacute;finis au 3 de l&rsquo;article 2 de la convention, de substances liquides nocives.<\/p>\n<p>ARTICLE 132 : Est puni, selon le cas, des peines pr&eacute;vues aux articles 126, 127,128, 129, 130, 131 le fait, pour tout capitaine ou responsable &agrave; bord de navires djiboutiens soumis &agrave; la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 89, de commettre les infractions d&eacute;finies aux articles 126, 127, 128, 130 et 131 dans les voies navigables jusqu&rsquo;aux limites de la navigation maritime.<\/p>\n<p>ARTICLE 133 : Est puni des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 129 le fait, pour tout capitaine d&rsquo;un navire djiboutien, de jeter &agrave; la mer des substances nuisibles transport&eacute;es en colis ou dans des conteneurs, des citernes mobiles, des camions-citernes ou des wagons-citernes, en infraction aux dispositions de la r&egrave;gle 7 de l&rsquo;annexe III de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 126.<\/p>\n<p>ARTICLE 134 : Est puni des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 127 le fait, pour tout capitaine ou responsable &agrave; bord d&rsquo;un navire djiboutien soumis aux dispositions de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 126, de se rendre coupable d&rsquo;infractions aux dispositions des r&egrave;gles 3, 4 et 5 de l&rsquo;annexe V, relatives aux interdictions de rejets, au sens du &sect; 3 de l&rsquo;article 2 de la convention de Londres telles que d&eacute;finies au &sect;1 de la r&egrave;gle 1 de ladite annexe.<\/p>\n<p>ARTICLE 135 : Le fait, pour tout capitaine de navire djiboutien auquel est survenu, en mer ou dans les eaux int&eacute;rieures et les voies navigables djiboutiennes jusqu&rsquo;aux limites de la navigation maritime, un des &eacute;v&eacute;nements mentionn&eacute;s par le protocole I de la convention mentionn&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 126 ou toute autre personne ayant charge du navire, au sens de l&rsquo;article 1er de ce protocole, de ne pas &eacute;tablir et transmettre un rapport conform&eacute;ment aux dispositions dudit protocole, est puni de deux ans d&#8217;emprisonnement et de 1 &agrave; 10 millions FD d&rsquo;amende.<\/p>\n<p>ARTICLE 136 : Sans pr&eacute;judice des peines pr&eacute;vues &agrave; la pr&eacute;sente sous-section &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du capitaine ou du responsable &agrave; bord, les peines pr&eacute;vues &agrave; ladite sous-section sont applicables soit au propri&eacute;taire, soit &agrave; l&rsquo;exploitant ou &agrave; leur repr&eacute;sentant l&eacute;gal ou dirigeant de fait s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une personne morale, soit &agrave; toute autre personne que le capitaine ou responsable &agrave; bord exer&ccedil;ant, en droit ou en fait, un pouvoir de contr&ocirc;le ou de direction dans la gestion ou la marche du navire ou de la plate-forme, lorsque ce propri&eacute;taire, cet exploitant ou cette personne a &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;un rejet effectu&eacute; en infraction aux articles 126 &agrave; 133 ou n&rsquo;a pas pris les mesures n&eacute;cessaires pour l&rsquo;&eacute;viter.<\/p>\n<p>ARTICLE 137 : I. &#8211; Sans pr&eacute;judice des peines pr&eacute;vues au chapitre V du Titre III en mati&egrave;re d&rsquo;infractions aux r&egrave;gles sur les rejets, le fait, pour le capitaine ou le responsable de la conduite ou de l&rsquo;exploitation &agrave; bord de navires ou de plates-formes djiboutiens ou &eacute;trangers, de provoquer par imprudence, n&eacute;gligence ou inobservation des lois et r&egrave;glements, un accident de mer tel que d&eacute;fini par la convention du 29 novembre 1969 sur l&rsquo;intervention en haute mer en cas d&rsquo;accidents entra&icirc;nant ou pouvant entra&icirc;ner une pollution par les hydrocarbures ou de ne pas prendre les mesures n&eacute;cessaires pour l&rsquo;&eacute;viter est punissable lorsque cet accident a entra&icirc;n&eacute; une pollution des eaux territoriales, des eaux int&eacute;rieures ou des voies navigables jusqu&rsquo;&agrave; la limite de la navigation maritime. Lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire entrant dans les cat&eacute;gories d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 126 ou d&rsquo;une plate-forme, elle est punie de deux ans d&#8217;emprisonnement et de 2 &agrave; 20 millions FD d&rsquo;amende. Lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire ou engin entrant dans les cat&eacute;gories d&eacute;finies aux articles 127, et 128, elle est punie d&rsquo;un an d&#8217;emprisonnement et 2 &agrave; 20 millions FD d&rsquo;amende. Lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire ou engin entrant dans les cat&eacute;gories d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 129, elle est punie de 1 &agrave; 2 millions FD d&rsquo;amende.<\/p>\n<p>II. &#8211; Lorsque l&rsquo;accident de mer vis&eacute; au I a, directement ou indirectement, soit pour origine la violation manifestement d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e d&rsquo;une obligation particuli&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; ou de prudence impos&eacute;e par la loi ou le r&egrave;glement, soit pour cons&eacute;quence un dommage irr&eacute;versible ou d&rsquo;une particuli&egrave;re gravit&eacute; &agrave; l&rsquo;environnement, les peines sont port&eacute;es &agrave; :<br \/>1&ordm; Cinq ans d&#8217;emprisonnement et &agrave; 5 &agrave; 20 millions d&rsquo;amende, lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire entrant dans les cat&eacute;gories d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 126 ou d&rsquo;une plate-forme ;<br \/>2&ordm; Trois ans d&#8217;emprisonnement et 5 &agrave; 20 millions FD d&rsquo;amende, lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire ou engin entrant dans les cat&eacute;gories d&eacute;finies aux articles 127 et 128 ;<br \/>3&ordm; 1 &agrave; 2 millions FD d&rsquo;amende, lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire ou engin entrant dans les cat&eacute;gories d&eacute;finies &agrave; l&rsquo;article 129.<br \/>Lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire entrant dans les cat&eacute;gories d&eacute;finies aux articles 126, 127 et 128 ou d&rsquo;une plate-forme, l&rsquo;amende peut &ecirc;tre port&eacute;e, au-del&agrave; de ce montant, &agrave; une somme &eacute;quivalente &agrave; la valeur du navire ou &agrave; deux fois la valeur de la cargaison transport&eacute;e ou du fret.<\/p>\n<p>III. &#8211; Lorsque les deux circonstances vis&eacute;es au premier alin&eacute;a du II sont r&eacute;unies, les peines sont port&eacute;es &agrave; :<br \/>1&ordm; Sept ans d&#8217;emprisonnement et &agrave; 10 &agrave; 20 millions d&rsquo;amende, lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire entrant dans la cat&eacute;gorie d&eacute;finie &agrave; l&rsquo;article 126;<br \/>2&ordm; Cinq ans d&#8217;emprisonnement et &agrave; 5 &agrave; 20 millions FD d&rsquo;amende, lorsque l&rsquo;infraction est commise au moyen d&rsquo;un navire entrant dans les cat&eacute;gories d&eacute;finies aux articles 127 et 128.<br \/>L&rsquo;amende peut &ecirc;tre port&eacute;e, au-del&agrave; de ce montant, &agrave; une somme &eacute;quivalente &agrave; la valeur du navire ou &agrave; trois fois la valeur de la cargaison transport&eacute;e ou du fret.<br \/>IV. &#8211; Les peines pr&eacute;vues aux I et II sont applicables soit au propri&eacute;taire, soit &agrave; l&rsquo;exploitant ou &agrave; leur repr&eacute;sentant l&eacute;gal ou dirigeant de fait s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une personne morale, soit &agrave; toute autre personne que le capitaine ou le responsable &agrave; bord exer&ccedil;ant, en droit ou en fait, un pouvoir de contr&ocirc;le ou de direction dans la gestion ou la marche du navire ou de la plate-forme, lorsque ce propri&eacute;taire, cet exploitant ou cette personne a &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;une pollution dans les conditions d&eacute;finies au pr&eacute;sent article.<br \/>V. &#8211; N&rsquo;est pas punissable, en vertu du pr&eacute;sent article, le rejet, cons&eacute;cutif &agrave; des mesures ayant pour objet d&rsquo;&eacute;viter un danger grave et imminent mena&ccedil;ant la s&eacute;curit&eacute; des navires, la vie humaine ou l&rsquo;environnement.<\/p>\n<p>ARTICLE 138 : Les dispositions des articles 126 &agrave; 137 ne sont pas applicables aux navires, plates-formes et engins maritimes de toute nature appartenant &agrave; la marine nationale, aux services de police ou de gendarmerie, &agrave; l&rsquo;administration des douanes, &agrave; l&rsquo;administration des affaires maritimes ou, d&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, &agrave; tous navires d&rsquo;Etat utilis&eacute;s &agrave; des op&eacute;rations de police ou de service public en mer.<\/p>\n<p>ARTICLE 139 : Est puni de deux ans d&#8217;emprisonnement et de 1 &agrave; 10 millions FD d&rsquo;amende le fait, pour tout capitaine d&rsquo;un navire, tout commandant de bord d&rsquo;un a&eacute;ronef ou toute personne assumant la conduite des op&eacute;rations d&rsquo;immersion sur les plates-formes ou autres ouvrages, de se rendre coupable d&rsquo;immersion pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 23.<br \/>Les personnes physiques coupables des infractions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente section encourent &eacute;galement, &agrave; titre de peine compl&eacute;mentaire, la peine d&rsquo;affichage de la d&eacute;cision prononc&eacute;e ou de diffusion de celle-ci dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 47-10 du code p&eacute;nal.<br \/>Lorsque l&rsquo;infraction a lieu dans la zone &eacute;conomique ou dans la zone de protection &eacute;cologique au large des c&ocirc;tes du territoire de la R&eacute;publique de Djibouti, seules les peines d&rsquo;amendes peuvent, en application de la convention sign&eacute;e &agrave; Montego Bay le 10 d&eacute;cembre 1982, &ecirc;tre prononc&eacute;es &agrave; l&rsquo;encontre des ressortissants &eacute;trangers.<\/p>\n<p>ARTICLE 140 : Est puni de deux ans d&#8217;emprisonnement et de 5 &agrave; 20 millions FD d&rsquo;amende le fait, pour tout capitaine d&rsquo;un navire djiboutien ou, &agrave; d&eacute;faut, toute personne assumant la conduite d&rsquo;op&eacute;ration d&rsquo;incin&eacute;ration effectu&eacute;es sur un navire djiboutien ou une structure artificielle fixe sous juridiction djiboutienne, de proc&eacute;der &agrave; une incin&eacute;ration en mer.<br \/>Les peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent sont applicables &agrave; tout capitaine de navire embarquant ou chargeant sur le territoire djiboutien des d&eacute;chets, substances, produits ou mat&eacute;riaux destin&eacute;s &agrave; &ecirc;tre incin&eacute;r&eacute;s en mer.<br \/>Les personnes physiques coupables des infractions pr&eacute;vues par la pr&eacute;sente section encourent &eacute;galement, &agrave; titre de peine compl&eacute;mentaire, la peine d&rsquo;affichage de la d&eacute;cision prononc&eacute;e ou de diffusion de celle-ci dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 47-10 du code p&eacute;nal<\/p>\n<p align=\"center\">Chapitre III : Inventaire et mise en valeur du patrimoine naturel<\/p>\n<p>ARTICLE 141 : I. &#8211; Il est &eacute;tabli par le Minist&egrave;re charg&eacute; de l&rsquo;Environnement, en collaboration avec les services et organismes concern&eacute;s (Minist&egrave;re de la Culture, CERD) un inventaire du patrimoine naturel.<br \/>II. &#8211; Cet inventaire recense :<br \/>1&ordm; Les sites, paysages et milieux naturels d&eacute;finis en application de textes dont la liste est fix&eacute;e par d&eacute;cret ;<br \/>2&ordm; Les mesures de protection de l&rsquo;environnement prises en application des textes dont la liste est fix&eacute;e par d&eacute;cret, ainsi que les moyens de gestion et de mise en valeur qui s&rsquo;y rapportent, le cas &eacute;ch&eacute;ant.<br \/>III. &#8211; L&rsquo;inventaire du patrimoine naturel fait l&rsquo;objet de modifications p&eacute;riodiques pour tenir compte des changements intervenus dans les recensements des sites, paysages et milieux et dans les mesures de protection vis&eacute;s aux alin&eacute;as pr&eacute;c&eacute;dents.<br \/>IV. &#8211; Cet inventaire est mis &agrave; la disposition du public pour consultation. Il est &eacute;galement mis &agrave; la disposition du commissaire enqu&ecirc;teur ou de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te lors d&rsquo;une enqu&ecirc;te publique concernant un ouvrage entrant dans le champ de cet inventaire. Il est communiqu&eacute;, &agrave; leur demande, aux associations agr&eacute;&eacute;es de protection de l&rsquo;environnement concern&eacute;es.<\/p>\n<p>ARTICLE 142 : Un rapport d&rsquo;orientation, &eacute;labor&eacute; par l&rsquo;Etat, &eacute;nonce les mesures pr&eacute;vues, dans le cadre de ses comp&eacute;tences, pour assurer la protection et la gestion des sites, paysages et milieux naturels..<br \/>Le rapport d&rsquo;orientation est r&eacute;vis&eacute; &agrave; l&rsquo;initiative du Ministre de l&rsquo;environnement, &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;une p&eacute;riode de cinq ans au plus, selon la proc&eacute;dure pr&eacute;vue pour son adoption.<br \/>Un d&eacute;cret pr&eacute;cise les conditions d&rsquo;application du pr&eacute;sent article.<\/p>\n<p>ARTICLE 143 : I. &#8211; Le littoral est une entit&eacute; g&eacute;ographique qui appelle une politique sp&eacute;cifique d&rsquo;am&eacute;nagement, de protection et de mise en valeur.<br \/>II. &#8211; La r&eacute;alisation de cette politique d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral implique une coordination des actions de l&rsquo;Etat ayant pour objet :<br \/>1&ordm; La mise en &oelig;uvre d&rsquo;un effort de recherche et d&rsquo;innovation portant sur les particularit&eacute;s et les ressources du littoral ;<br \/>2&ordm; La protection des &eacute;quilibres biologiques et &eacute;cologiques, la lutte contre l&rsquo;&eacute;rosion, la pr&eacute;servation des sites et paysages et du patrimoine ;<br \/>3&ordm; La pr&eacute;servation et le d&eacute;veloppement des activit&eacute;s &eacute;conomiques li&eacute;es &agrave; la proximit&eacute; de l&rsquo;eau, telles que la p&ecirc;che, les cultures marines, les activit&eacute;s portuaires, la construction et la r&eacute;paration navales et les transports maritimes ;<br \/>4&ordm; Le maintien ou le d&eacute;veloppement, dans la zone littorale, des activit&eacute;s agricoles ou sylvicoles, de l&rsquo;industrie, de l&rsquo;artisanat et du tourisme.<\/p>\n<p>ARTICLE 144 : Sont consid&eacute;r&eacute;es comme communes littorales, au sens du pr&eacute;sent chapitre, les communes :<br \/>1&ordm; Riveraines des mers et oc&eacute;ans, des &eacute;tangs sal&eacute;s, des plans d&rsquo;eau int&eacute;rieurs d&rsquo;une superficie sup&eacute;rieure &agrave; 1 000 hectares ;<br \/>2&ordm; Riveraines des estuaires et des deltas lorsqu&rsquo;elles sont situ&eacute;es en aval de la limite de salure des eaux et participent aux &eacute;quilibres &eacute;conomiques et &eacute;cologiques littoraux.<\/p>\n<p>ARTICLE 145 : L&rsquo;autorit&eacute; conc&eacute;dante d&rsquo;un port de plaisance accorde la concession en imposant, s&rsquo;il y a lieu, la reconstitution d&rsquo;une surface de plage artificielle ou d&rsquo;un potentiel conchylicole ou aquacole &eacute;quivalent &agrave; ce qui aura &eacute;t&eacute; d&eacute;truit par les travaux de construction.<\/p>\n<p>ARTICLE 146 : L&rsquo;acc&egrave;s des pi&eacute;tons aux plages est libre sauf si des motifs justifi&eacute;s par des raisons de s&eacute;curit&eacute;, de d&eacute;fense nationale ou de protection de l&rsquo;environnement n&eacute;cessitent des dispositions particuli&egrave;res.<br \/>L&rsquo;usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages au m&ecirc;me titre que leur affectation aux activit&eacute;s de p&ecirc;che et de cultures marines.<br \/>Sauf autorisation donn&eacute;e par le Ministre de l&rsquo;environnement, la circulation et le stationnement des v&eacute;hicules terrestres &agrave; moteur autres que les v&eacute;hicules de secours, de police et d&rsquo;exploitation sont interdits, en dehors des chemins am&eacute;nag&eacute;s, sur le rivage de la mer et sur les dunes et plages appartenant au domaine public ou priv&eacute; des personnes publiques lorsque ces lieux sont ouverts au public.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE IV: DISPOSITIONS DIVERSES<\/p>\n<p>ARTICLE 147 : Toute personne int&eacute;ress&eacute;e par la d&eacute;fense de l&rsquo;environnement, peut introduire des recours devant les juridictions comp&eacute;tentes selon la proc&eacute;dure administrative ou la proc&eacute;dure de droit commun. <br \/>Elle peut &eacute;galement exercer les droits reconnus &agrave; la partie civile en ce qui concerne les faits constituant une infraction relevant de la pr&eacute;sente loi et portant pr&eacute;judice direct ou indirect &agrave; ses int&eacute;r&ecirc;ts.<\/p>\n<p>ARTICLE 148 : Le Code de l&rsquo;Environnement abroge et remplace la loi n&deg;106\/AN\/4&egrave;me L portant Loi-Cadre sur l&rsquo;Environnement du 29 octobre 2000. Sont &eacute;galement abrog&eacute;es la Loi n&deg;76-599 du 7\/07\/76 relative &agrave; la pr&eacute;vention et &agrave; la r&eacute;pression de la pollution marine par les op&eacute;rations d&rsquo;immersion effectu&eacute;es par les navires et les a&eacute;ronefs et &agrave; la lutte contre la pollution ainsi que la Loi n&deg;76-600 du 07\/07\/76 relative &agrave; la pr&eacute;vention et &agrave; la r&eacute;pression de la pollution par les op&eacute;rations d&rsquo;incin&eacute;ration.<\/p>\n<p>ARTICLE 149 : La pr&eacute;sente loi entrera en vigueur d&eacute;s sa promulgation et fera l&rsquo;objet d&rsquo;une publication au Journal officiel.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-60595","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"51\/AN\/09\/6\u00e8me L","comment":"portant Code de l\u2019Environnement.","visas":"<p>Vu la Constitution du 15 Septembre 1992 ;<br \/>Vu la Loi n&deg;76-599 du 7\/07\/76 relative &agrave; la pr&eacute;vention et &agrave; la r&eacute;pression de la pollution marine par les op&eacute;rations d&rsquo;immersion effectu&eacute;es par les navires et les a&eacute;ronefs et &agrave; la lutte contre la pollution ;<br \/>Vu la Loi n&deg;76-600 du 07\/07\/76 relative &agrave; la pr&eacute;vention et &agrave; la r&eacute;pression de la pollution par les op&eacute;rations d&rsquo;incin&eacute;ration ;<br \/>Vu Loi n&deg;137\/AN\/85\/1&egrave;re L du 27 janvier 1985 portant r&eacute;pression des rejets interdits d&rsquo;hydrocarbures pour les navires battant pavillon djiboutien, en dehors des eaux territoriales ;<br \/>Vu la Loi n&deg;87\/AN\/95\/3&egrave;me L du 02 juillet 1995 portant ratification de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ;<br \/>Vu la Loi n&deg;113\/AN\/96\/3e L du 3 septembre 1996 portant ratificatification de la Convention sur la Diversit&eacute; Biologique ;<br \/>Vu la Loi n&deg;93\/AN\/95\/3&egrave;me L du 4 avril 1996 portant Code de l&rsquo;Eau Vu la loi n&deg;128\/AN\/97\/3&egrave;me L du 15 f&eacute;vrier 1997 portant ratification de la Convention de lutte contre la D&eacute;sertification ;<br \/>Vu la Loi n&deg;38\/AN\/99\/4&egrave;me L du 16 mai 1999 portant Adh&eacute;sion &agrave; la Convention de Vienne pour la protection de la Couche d&rsquo;Ozone, au Protocole de Montr&eacute;al et aux amendements au Protocole de Montr&eacute;al ;<br \/>Vu la Loi n&deg;106\/AN\/00\/4&egrave;me L du 29 octobre 2000 portant Loi-Cadre sur l&rsquo;Environnement ;<br \/>Vu la Loi n&deg;82\/AN\/00\/4&egrave;me L du 17 mai 2000 portant organisation du Minist&egrave;re de l&rsquo;Habitat, de l&rsquo;Urbanisme, de l&rsquo;Environnement et de l&rsquo;Am&eacute;nagement du Territoire ;<br \/>Vu la loi n&deg;121\/AN\/01\/ du 01 Avril 2001 portant approbation du Plan d&rsquo;Action National pour l&rsquo;Environnement 2001-2010 ;<br \/>Vu la Loi n&deg;127\/AN\/01\/4&egrave;me L du 26 mai 2001 portant ratification de la Convention de B&acirc;le sur le contr&ocirc;le des mouvements transfronti&egrave;res des d&eacute;chets dangereux et de leur &eacute;limination ;<br \/>Vu la Loi n&deg;148\/AN\/01\/4&egrave;me L du 31 d&eacute;cembre 2001 portant ratification du Protocole de Kyoto relatif &agrave; la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ;<br \/>Vu la Loi n&deg;147\/AN\/01\/4&egrave;me L du 31 d&eacute;cembre 2001 portant ratification du Protocole de Cartagena sur la Pr&eacute;vention des Risques Biotechnologiques relatif &agrave; la Convention sur la Diversit&eacute; Biologique ;<br \/>Vu la loi n&deg;149\/AN\/02 4&egrave;me L du 31 janvier 2002 portant approbation de l&rsquo;orientation &eacute;conomique et sociale de la R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>Vu la Loi N&deg; 186\/AN\/02\/4&egrave;me L du 09 septembre 2002 portant ratification de la Convention sur les Zones Humides\/ Convention de Ramsar ;<br \/>Vu la Loi n&deg;187\/AN\/02\/4&egrave;me L du 09 septembre 2002 portant Code des P&ecirc;ches ;<br \/>Vu la Loi n&deg;39\/AN\/03\/5&egrave;me L du 30 d&eacute;cembre 2003 portant ratification de la Convention de Stockholm sur les polluants Organiques Persistants ;<br \/>Vu la Loi n&deg;48\/AN\/04 \/5&egrave;me L du 27 mars 2004 portant ratification de la Convention de Rotterdam sur la proc&eacute;dure de consentement pr&eacute;alable en connaissance de cause applicable &agrave; certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l&rsquo;objet d&rsquo;un commerce international ;<br \/>Vu la Loi n&deg;45\/AN\/04\/5&egrave;me L du 27 mars 2004 portant cr&eacute;ation des Aires Prot&eacute;g&eacute;es Terrestres et Marines ;<br \/>Vu le d&eacute;cret n&deg;2001-0011\/PR\/MHUEAT du 15 janvier 2001 portant d&eacute;finition de la proc&eacute;dure d&rsquo;Etude d&rsquo;Impact Environnementale ;<br \/>Vu le d&eacute;cret n&deg; 2001-0098\/PR\/MHUEAT du 27 Mai 2001 portant approbation de la Strat&eacute;gie et Programme d&rsquo;Action National pour la conservation de la Biodiversit&eacute; ;<br \/>Vu le d&eacute;cret n&deg;2003-0212\/PRE\/MHUEAT du 18 octobre 2003 portant r&eacute;glementation du transport des produits dangereux Vu le d&eacute;cret n&deg;2004-0065\/PR\/MHUEAT du 22 avril 2004 portant protection de la biodiversit&eacute; ;<br \/>Vu le d&eacute;cret n&deg;2004 -0066 PR\/MHUEAT du 22 avril 2004 portant r&eacute;glementation de l&rsquo;importation des substances appauvrissant la couche d&rsquo;ozone ;<br \/>Vu le D&eacute;cret n&deg;2004-0092\/PR\/MHUEAT du 29 mai 2004 portant cr&eacute;ation d&rsquo;une Commission Nationale pour le D&eacute;veloppement Durable ;<br \/>Vu le d&eacute;cret n&deg;2008-0083\/PRE du 26 mars 2008 portant nomination du Premier Ministre ;<br \/>Vu le d&eacute;cret n&deg;<a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/decret-n2008-0084-pre-portant-nomination-des-membres-du-gouvernement\/'>2008-0084\/PRE <\/a>du 27 mars 2008 portant nomination des membres du Gouvernement et fixant leurs attributions.<\/p>\n<p>Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 27 janvier 2009<\/p>\n","signature":"","nature_du_texte":247,"journal_officiel":58357,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"4806","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/60595","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/60595\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58357"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60595"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=60595"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=60595"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}