{"id":60842,"date":"2010-04-21T00:00:00","date_gmt":"2010-04-20T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n92-an-10-6eme-l-portant-revision-de-la-constitution\/"},"modified":"2010-04-21T00:00:00","modified_gmt":"2010-04-20T21:00:00","slug":"loi-n92-an-10-6eme-l-portant-revision-de-la-constitution","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n92-an-10-6eme-l-portant-revision-de-la-constitution\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 92\/AN\/10\/6\u00e8me L portant r\u00e9vision de la Constitution."},"content":{"rendered":"<p>Article 1er <br \/>\n      Le premier alin&eacute;a du Pr&eacute;ambule est d&eacute;plac&eacute; vers l&rsquo;article premier de la Constitution dont la nouvelle r&eacute;daction se pr&eacute;sente ainsi :<\/p>\n<p>Article 1er<br \/>\n      &ldquo;L&rsquo;islam est la Religion de l&rsquo;&Eacute;tat.<br \/>\n      L&rsquo;&Eacute;tat de Djibouti est une R&eacute;publique d&eacute;mocratique, souveraine, Une et indivisible.<br \/>\n      Il assure &agrave; tous l&rsquo;&eacute;galit&eacute; devant la loi sans distinction de langue, d&rsquo;origine, de race, de sexe ou de religion. Il respecte toutes les croyances.<br \/>\n      Sa devise est &quot;Unit&eacute; &#8211; Egalit&eacute; &#8211; Paix&quot;.<br \/>\n      Son principe est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.<br \/>\n      Ses langues officielles sont l&rsquo;arabe et le fran&ccedil;ais&rdquo;.<\/p>\n<p>Article 2<br \/>\n      L&rsquo;article 6 de la Constitution ainsi r&eacute;dig&eacute; :<\/p>\n<p>&ldquo;Les partis politiques concourent &agrave; l&rsquo;expression du suffrage.<br \/>\n      Ils se forment et exercent leur activit&eacute; librement dans le respect de la Constitution, des principes de la souverainet&eacute; nationale et de la d&eacute;mocratie.<br \/>\n      Il leur est interdit de s&rsquo;identifier &agrave; une race, &agrave; une ethnie, &agrave; un sexe, &agrave; une religion, &agrave; une secte, &agrave; une langue ou &agrave; une r&eacute;gion. <br \/>\n      Les formalit&eacute;s relatives &agrave; la d&eacute;claration administrative des partis politiques, &agrave; l&rsquo;exercice et &agrave; la cessation de leur activit&eacute; sont d&eacute;termin&eacute;es par la loi&rdquo;.<\/p>\n<p>Est modifi&eacute; comme suit :<\/p>\n<p>&quot;Les partis politiques et\/ou groupements de partis politiques concourent &agrave; l&rsquo;expression du suffrage.<\/p>\n<p>Ils se forment et exercent leur activit&eacute; librement dans le respect de la Constitution, des principes de la souverainet&eacute; nationale et de la d&eacute;mocratie.<\/p>\n<p>Il leur est interdit de s&rsquo;identifier &agrave; une race, &agrave; une ethnie, &agrave; un sexe, &agrave; une religion, &agrave; une secte, &agrave; une langue ou &agrave; une r&eacute;gion. <br \/>\n      Les formalit&eacute;s relatives &agrave; la d&eacute;claration administrative des partis politiques et\/ou groupements de partis politiques, &agrave; l&rsquo;exercice et &agrave; la cessation de leur activit&eacute; sont d&eacute;termin&eacute;es par la loi&quot;.<\/p>\n<p>\n      Article 3<br \/>\n      L&rsquo;article 10 de la Constitution actuellement libell&eacute; :<\/p>\n<p>&quot;La personne humaine est sacr&eacute;e. L&rsquo;Etat a l&rsquo;obligation de la respecter et de la prot&eacute;ger. Tous les &ecirc;tres humains sont &eacute;gaux devant la loi.<br \/>\n      Tout individu a droit &agrave; la vie, &agrave; la libert&eacute;, &agrave; la s&eacute;curit&eacute; et &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de sa personne.<br \/>\n      Nul ne peut &ecirc;tre poursuivi, arr&ecirc;t&eacute;, inculp&eacute; ou condamn&eacute; qu&rsquo;en vertu d&rsquo;une loi promulgu&eacute;e ant&eacute;rieurement aux faits qui lui sont reproch&eacute;s.<br \/>\n      Tout pr&eacute;venu est pr&eacute;sum&eacute; innocent jusqu&rsquo;&agrave; ce que sa culpabilit&eacute; soit &eacute;tablie par la juridiction comp&eacute;tente. <br \/>\n      Le  droit &agrave; la d&eacute;fense, y compris celui de se faire assister par l&rsquo;avocat de son choix, est garanti &agrave; tous les stades de la proc&eacute;dure.<br \/>\n      Toute personne faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure privative de libert&eacute; a le droit de se faire examiner par un m&eacute;decin de son choix. <br \/>\n      Nul ne peut &ecirc;tre d&eacute;tenu dans un &eacute;tablissement p&eacute;nitentiaire que sur mandat d&eacute;livr&eacute; par un magistrat de l&rsquo;ordre judiciaire&quot;.<\/p>\n<p>Est modifi&eacute; comme suit :<\/p>\n<p>&quot;La personne humaine est sacr&eacute;e. L&rsquo;Etat a l&rsquo;obligation de la respecter et de la prot&eacute;ger. Tous les &ecirc;tres humains sont &eacute;gaux devant la loi.<\/p>\n<p>      Tout individu a droit &agrave; la vie, &agrave; la libert&eacute;, &agrave; la s&eacute;curit&eacute; et &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de sa personne.<\/p>\n<p>Nul ne peut &ecirc;tre condamn&eacute; &agrave; la peine de mort.<\/p>\n<p>Nul ne peut &ecirc;tre poursuivi, arr&ecirc;t&eacute;, inculp&eacute; ou condamn&eacute; qu&rsquo;en vertu d&rsquo;une loi promulgu&eacute;e ant&eacute;rieurement aux faits qui lui sont reproch&eacute;s.<\/p>\n<p>Tout pr&eacute;venu est pr&eacute;sum&eacute; innocent jusqu&rsquo;&agrave; ce que sa culpabilit&eacute; soit &eacute;tablie par la juridiction comp&eacute;tente. <\/p>\n<p>Le  droit &agrave; la d&eacute;fense, y compris celui de se faire assister par l&rsquo;avocat de son choix, est garanti &agrave; tous les stades de la proc&eacute;dure.<\/p>\n<p>Toute personne faisant l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure privative de libert&eacute; a le droit de se faire examiner par un m&eacute;decin de son choix. <\/p>\n<p>Nul ne peut &ecirc;tre d&eacute;tenu dans un &eacute;tablissement p&eacute;nitentiaire que sur mandat d&eacute;livr&eacute; par un magistrat de l&rsquo;ordre judiciaire&quot;.<\/p>\n<p>Article 4<br \/>\n      Le titre III de la Constitution pr&eacute;sentement r&eacute;dig&eacute; comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE III : DU PRESIDENT<\/p>\n<p>Article 23<br \/>\n      &quot;Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est &eacute;lu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire &agrave; deux tours. Il n&rsquo;est r&eacute;&eacute;ligible qu&rsquo;une seule fois&quot;.<\/p>\n<p>Article 24<br \/>\n      &quot;Tout candidat aux fonctions de pr&eacute;sident de la R&eacute;publique doit &ecirc;tre de nationalit&eacute; djiboutienne, &agrave; l&rsquo;exclusion de toute autre, jouir de ses droits civiques et politiques et &ecirc;tre &acirc;g&eacute; de quarante ans au moins&quot;.<\/p>\n<p>Est modifi&eacute; comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE III : DU POUVOIR EXECUTIF<\/p>\n<p>Article 23<br \/>\n      &quot;Tout candidat aux fonctions de pr&eacute;sident de la R&eacute;publique doit &ecirc;tre de nationalit&eacute; djiboutienne, &agrave; l&rsquo;exclusion de toute autre, jouir de ses droits civiques et politiques et &ecirc;tre &acirc;g&eacute; de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus &agrave; la date de d&eacute;p&ocirc;t de sa candidature&quot;.<\/p>\n<p>Article 24<br \/>\n      &quot;Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est &eacute;lu pour cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire &agrave; deux tours. Il est r&eacute;&eacute;ligible dans les conditions fix&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 23&quot;.<\/p>\n<p>Le reste sans changement.<\/p>\n<p>Article 5<br \/>\n      L&rsquo;article 37 du Titre III de la Constitution r&eacute;dig&eacute; comme suit :<\/p>\n<p>&quot;Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n&eacute;gocie et approuve les trait&eacute;s et les conventions internationales qui sont soumis &agrave; la ratification de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.<\/p>\n<p>Les trait&eacute;s ou accords r&eacute;guli&egrave;rement ratifi&eacute;s ont, d&egrave;s leur publication, une autorit&eacute; sup&eacute;rieure &agrave; celle des lois sous r&eacute;serve, pour chaque accord ou trait&eacute;, de son application par l&rsquo;autre partie et de sa conformit&eacute; avec les dispositions pertinentes du droit des trait&eacute;s.<\/p>\n<p>Sans pr&eacute;judice du paragraphe pr&eacute;c&eacute;dent, la ratification ou l&rsquo;approbation d&rsquo;un engagement international comportant une clause contraire aux dispositions pertinentes de la Constitution ne peut intervenir que post&eacute;rieurement &agrave; la r&eacute;vision de celle-ci&quot;.<\/p>\n<p>Est devenu l&rsquo;article 70 du Titre VI de la Constitution r&eacute;vis&eacute;e :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE VI : TRAITES, CONVENTIONS ET ACCORDS <br \/>\n      INTERNATIONAUX<\/p>\n<p>Article 70<br \/>\n      &quot;Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n&eacute;gocie et approuve les trait&eacute;s et les conventions internationaux qui sont soumis &agrave; la ratification de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.<\/p>\n<p>Les trait&eacute;s ou accords r&eacute;guli&egrave;rement ratifi&eacute;s ont, d&egrave;s leur publication, une autorit&eacute; sup&eacute;rieure &agrave; celle des lois sous r&eacute;serve, pour chaque accord ou trait&eacute;, de son application par l&rsquo;autre partie et de sa conformit&eacute; avec les dispositions pertinentes du droit des trait&eacute;s.<\/p>\n<p>Sans pr&eacute;judice du paragraphe pr&eacute;c&eacute;dent, la ratification ou l&rsquo;approbation d&rsquo;un engagement international comportant une clause contraire aux dispositions pertinentes de la Constitution ne peut intervenir que post&eacute;rieurement &agrave; la r&eacute;vision de celle-ci&quot;.<\/p>\n<p>Article 6<br \/>\n      L&rsquo;article 41 de la Constitution r&eacute;dig&eacute; comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE IV : DU GOUVERNEMENT<\/p>\n<p>Article 41 <br \/>\n      &quot;Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est assist&eacute;, dans l&rsquo;exercice de ses fonctions, par un gouvernement dont sont membres de plein droit le Premier ministre et les ministres.<\/p>\n<p>Le Gouvernement est charg&eacute; d&rsquo;assister et de conseiller le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dans l&rsquo;exercice de ses fonctions.<br \/>\n      Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique d&eacute;signe le Premier ministre, et sur la proposition de celui-ci, nomme les autres membres du Gouvernement. <br \/>\n      Il fixe leurs attributions et met fin &agrave; leurs fonctions.<br \/>\n      Les membres du gouvernement sont responsables devant le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&quot;.<\/p>\n<p>Est ainsi  modifi&eacute; avec une suppression du TITRE IV intitul&eacute; &quot;du Gouvernement&quot; ainsi qu&rsquo;une nouvelle num&eacute;rotation et devient comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE III : DU POUVOIR EXECUTIF<\/p>\n<p>Article 40<br \/>\n      &quot;Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est assist&eacute;, dans l&rsquo;exercice de ses fonctions, par un gouvernement dont sont membres de plein droit le Premier Ministre et les Ministres.<\/p>\n<p>Le Gouvernement est charg&eacute; d&rsquo;assister et de conseiller le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dans l&rsquo;exercice de ses fonctions.<\/p>\n<p>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique d&eacute;signe le Premier ministre, et sur la proposition de celui-ci, nomme les autres membres du Gouvernement.<\/p>\n<p>Il fixe leurs attributions et met fin &agrave; leurs fonctions.<\/p>\n<p>Le Premier ministre met en &oelig;uvre la politique du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, coordonne et anime l&rsquo;action du Gouvernement. <\/p>\n<p>Les membres du gouvernement sont responsables devant le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique&quot;.<\/p>\n<p>Article 7<br \/>\n      L&rsquo;article 44 de la Constitution r&eacute;dig&eacute; comme suit :<\/p>\n<p>&quot;Les fonctions de pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sont incompatibles avec l&rsquo;exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public et de toute activit&eacute; professionnelle. <\/p>\n<p>La qualit&eacute; de Premier ministre ou de ministre est incompatible avec toute activit&eacute; professionnelle publique ou priv&eacute;e&quot;.<\/p>\n<p>A fait l&rsquo;objet de l&rsquo;amendement suivant et se formule ainsi :<\/p>\n<p>Article 43<br \/>\n      &quot;Les fonctions de pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et de membre du gouvernement sont incompatibles avec l&rsquo;exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public et de toute activit&eacute; professionnelle&quot;. <\/p>\n<p>Article 8<br \/>\n      Le Titre V de la Constitution intitul&eacute; comme suit : <\/p>\n<p align=\"center\">&quot;TITRE V : DE L&rsquo;ASSEMBLEE NATIONALE&quot;<\/p>\n<p>Est modifi&eacute; comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">&quot;TITRE IV : DU POUVOIR LEGISLATIF&quot;<\/p>\n<p>Article 9 <br \/>\n      L&rsquo;article 47 de la Constitution r&eacute;dig&eacute; comme suit :<\/p>\n<p>&quot;Ne peuvent &ecirc;tre &eacute;lus membres de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale pendant l&rsquo;exercice de leurs fonctions:\n    <\/p>\n<p>&#8211; le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<br \/>\n      &#8211; les commissaires de la R&eacute;publique, chefs de district et leurs adjoints, les chefs d&rsquo;arrondissement du district de Djibouti,<br \/>\n      &#8211; les secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux du gouvernement et des minist&egrave;res,<br \/>\n      &#8211; les magistrats,<br \/>\n      &#8211; les contr&ocirc;leurs d&rsquo;&Eacute;tat, les inspecteurs du travail et de l&rsquo;enseignement,<br \/>\n      &#8211; les membres des Forces arm&eacute;es et de la Force nationale de S&eacute;curit&eacute;,<br \/>\n      &#8211; les commissaires et inspecteurs de la Police nationale&quot;.<\/p>\n<p>Est modifi&eacute; comme suit :<\/p>\n<p>Article 46<br \/>\n      &quot;Ne peuvent &ecirc;tre &eacute;lus membres de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale pendant l&rsquo;exercice de leurs fonctions : <\/p>\n<p>&#8211; le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ;<\/p>\n<p>&#8211; les Pr&eacute;fets et sous-Pr&eacute;fets;<\/p>\n<p>&#8211; les Secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux du Gouvernement et des Minist&egrave;res ;<\/p>\n<p>&#8211; les magistrats ;<\/p>\n<p>&#8211; les contr&ocirc;leurs d&rsquo;Etat, les inspecteurs du travail et de l&rsquo;enseignement ;<\/p>\n<p> &#8211; Les membres des corps des forces arm&eacute;es et de la Police nationale&quot;.<\/p>\n<p>Article 10<br \/>\n      L&rsquo;article 52 de la Constitution r&eacute;dig&eacute; comme suit :<\/p>\n<p>&quot;L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale se r&eacute;unit de plein droit en deux s&eacute;ances ordinaires par an. La Premi&egrave;re s&eacute;ance ordinaire commence le 1er mars et la seconde d&eacute;bute le 1er octobre. La dur&eacute;e de chaque session ordinaire est de quatre mois. Le Bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale peut toutefois d&eacute;cider de la prolonger d&rsquo;une dur&eacute;e qui ne saurait exc&eacute;der quinze jours pour permettre l&rsquo;examen des propositions de lois d&rsquo;origine parlementaire qui n&rsquo;auraient pu &ecirc;tre abord&eacute;es au cours de la Session ordinaire.<\/p>\n<p>La loi de Finances de l&rsquo;ann&eacute;e est examin&eacute;e au cours de la deuxi&egrave;me Session ordinaire, dite Session budg&eacute;taire&quot;.<\/p>\n<p>A fait l&rsquo;objet de l&rsquo;amendement suivant :<\/p>\n<p>Article 51<br \/>\n      &quot;L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale se r&eacute;unit de plein droit en deux s&eacute;ances ordinaires par an. La Premi&egrave;re s&eacute;ance ordinaire commence le 1er mars et la seconde d&eacute;bute le 1er octobre. La dur&eacute;e de chaque session ordinaire est de quatre mois. Le Bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale peut toutefois d&eacute;cider de la prolonger d&rsquo;une dur&eacute;e qui ne saurait exc&eacute;der quinze jours pour permettre l&rsquo;examen des propositions de lois d&rsquo;origine parlementaire qui n&rsquo;auraient pu &ecirc;tre abord&eacute;es au cours de la Session ordinaire.<\/p>\n<p>Les s&eacute;ances de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale sont publiques.<\/p>\n<p>Le compte rendu int&eacute;gral des d&eacute;bats en s&eacute;ances publiques est publi&eacute; au Journal Officiel.<\/p>\n<p>Toutefois, l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale peut si&eacute;ger &agrave; huis clos selon les modalit&eacute;s pr&eacute;vues par le R&egrave;glement int&eacute;rieur.<\/p>\n<p>La loi de Finances de l&rsquo;ann&eacute;e est examin&eacute;e au cours de la deuxi&egrave;me Session ordinaire, dite Session budg&eacute;taire&quot;.<br \/>\n      Article 11<br \/>\n      L&rsquo;intitul&eacute; du titre VI de la Constitution libell&eacute; comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE VI : DES RAPPORTS ENTRE LE POUVOIR L&Eacute;GISLATIF ET LE POUVOIR EX&Eacute;CUTIF.\n    <\/p>\n<p>Est modifi&eacute; comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">&quot;TITRE V : DES RAPPORTS ENTRE LE POUVOIR L&Eacute;GISLATIF ET LE POUVOIR EX&Eacute;CUTIF&quot;.<\/p>\n<p>Article 12<br \/>\n      Le titre X de la Constitution ant&eacute;rieurement r&eacute;dig&eacute; comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE X<br \/>\n      DES COLLECTIVITES TERRITORIALES<\/p>\n<p>Article 85<br \/>\n      Les collectivit&eacute;s territoriales sont cr&eacute;&eacute;es et administr&eacute;es dans les conditions d&eacute;finies par la loi.<br \/>\n      Ces collectivit&eacute;s s&rsquo;administrent librement par des conseils &eacute;lus et dans les conditions pr&eacute;vues par la loi.<\/p>\n<p>Article 86<br \/>\n      Dans les collectivit&eacute;s territoriales, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du gouvernement a la charge des int&eacute;r&ecirc;ts nationaux, du contr&ocirc;le administratif et du respect des lois.<\/p>\n<p>Est devenu le Titre X dans la nouvelle r&eacute;daction ainsi amend&eacute;e :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE X<br \/>\n      DES COLLECTIVITES TERRITORIALES<\/p>\n<p>Article 85<br \/>\n      Les collectivit&eacute;s territoriales sont des personnes morales de droit public qui jouissent de l&rsquo;autonomie administrative et financi&egrave;re.<br \/>\n      Les collectivit&eacute;s territoriales sont les r&eacute;gions, les communes et toute autre collectivit&eacute; territoriale &agrave; statut particulier&quot;.<\/p>\n<p>Article 86<br \/>\n      Les collectivit&eacute;s territoriales sont administr&eacute;es librement par des conseils &eacute;lus en vue du d&eacute;veloppement et de la promotion des int&eacute;r&ecirc;ts locaux et r&eacute;gionaux. <\/p>\n<p>Article 87<br \/>\n      Les missions, l&rsquo;organisation, le fonctionnement et le r&eacute;gime financier des collectivit&eacute;s territoriales sont d&eacute;termin&eacute;s par une loi organique.<\/p>\n<p>Article 88<br \/>\n      Dans les collectivit&eacute;s territoriales, le repr&eacute;sentant de l&rsquo;Etat a la charge des int&eacute;r&ecirc;ts nationaux, du contr&ocirc;le administratif &agrave; posteriori et du respect des lois.<\/p>\n<p>Article 13<br \/>\n      Un nouveau titre a &eacute;t&eacute; ajout&eacute; dans le texte constitutionnel. Cette nouvelle disposition est ainsi formul&eacute;e :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE XI<br \/>\n      DU MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE<\/p>\n<p>Article 89<br \/>\n      Il est constitu&eacute; un organe d&eacute;nomm&eacute; le M&eacute;diateur de la R&eacute;publique.<br \/>\n      Il est nomm&eacute; par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pour une dur&eacute;e de cinq (5)  ans non renouvelable.<\/p>\n<p>Il est inamovible. Il jouit de l&rsquo;immunit&eacute; dans l&rsquo;exercice de ses fonctions.<\/p>\n<p>Article 90<br \/>\n      Le statut, les attributions, l&rsquo;organisation et le fonctionnement du M&eacute;diateur de la R&eacute;publique sont fix&eacute;s par une loi organique. <\/p>\n<p>Article 14<br \/>\n      Les dispositions relatives &agrave; la r&eacute;vision de la Constitution ont &eacute;t&eacute; regroup&eacute;es dans le nouveau Titre XII. <\/p>\n<p>Article 87<br \/>\n      L&rsquo;initiative de la r&eacute;vision de la Constitution appartient concurremment au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et aux d&eacute;put&eacute;s.<br \/>\n      Pour &ecirc;tre discut&eacute;e, toute proposition parlementaire de r&eacute;vision doit &ecirc;tre sign&eacute;e par un tiers au moins des membres de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.<br \/>\n      Le projet ou la proposition de r&eacute;vision doivent &ecirc;tre vot&eacute;s &agrave; la majorit&eacute; des membres composant l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et ne deviennent d&eacute;finitifs qu&rsquo;apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; approuv&eacute;s par r&eacute;f&eacute;rendum &agrave; la majorit&eacute; simple des suffrages exprim&eacute;s.<br \/>\n      Toutefois, la proc&eacute;dure r&eacute;f&eacute;rendaire peut &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;e sur d&eacute;cision du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ; dans ce cas, le projet ou la proposition de r&eacute;vision ne sont approuv&eacute;s que s&rsquo;ils r&eacute;unissent la majorit&eacute; des deux tiers des membres composant l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.<\/p>\n<p>Article 88<br \/>\n      Aucune proc&eacute;dure de r&eacute;vision ne peut &ecirc;tre engag&eacute;e si elle met en cause l&rsquo;existence de l&rsquo;&Eacute;tat ou porte atteinte &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du territoire, &agrave; la forme r&eacute;publicaine du gouvernement ou au caract&egrave;re pluraliste de la d&eacute;mocratie djiboutienne.<\/p>\n<p>Par cons&eacute;quent, la num&eacute;rotation des articles a &eacute;t&eacute; modifi&eacute;e comme suit :<\/p>\n<p align=\"center\">TITRE XII : DE LA REVISION<\/p>\n<p>Article 91<br \/>\n      L&rsquo;initiative de la r&eacute;vision de la Constitution appartient concurremment au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et aux d&eacute;put&eacute;s.<br \/>\n      Pour &ecirc;tre discut&eacute;e, toute proposition parlementaire de r&eacute;vision doit &ecirc;tre sign&eacute;e par un tiers au moins des membres de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.<br \/>\n      Le projet ou la proposition de r&eacute;vision doivent &ecirc;tre vot&eacute;s &agrave; la majorit&eacute; des membres composant l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et ne deviennent d&eacute;finitifs qu&rsquo;apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; approuv&eacute;s par r&eacute;f&eacute;rendum &agrave; la majorit&eacute; simple des suffrages exprim&eacute;s.<br \/>\n      Toutefois, la proc&eacute;dure r&eacute;f&eacute;rendaire peut &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;e sur d&eacute;cision du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ; dans ce cas, le projet ou la proposition de r&eacute;vision ne sont approuv&eacute;s que s&rsquo;ils r&eacute;unissent la majorit&eacute; des deux tiers des membres composant l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.<\/p>\n<p>Article 92<br \/>\n      Aucune proc&eacute;dure de r&eacute;vision ne peut &ecirc;tre engag&eacute;e si elle met en cause l&rsquo;existence de l&rsquo;&Eacute;tat ou porte atteinte &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; du territoire, &agrave; la forme r&eacute;publicaine du gouvernement ou au caract&egrave;re pluraliste de la d&eacute;mocratie djiboutienne.<\/p>\n<p>Article 15<br \/>\n      L&rsquo;article 93 de la Constitution, r&eacute;dig&eacute; ainsi :<\/p>\n<p>&quot;Les autorit&eacute;s &eacute;tablies dans la R&eacute;publique de Djibouti continueront d&rsquo;exercer leurs fonctions et les institutions actuelles seront maintenues jusqu&rsquo;&agrave; la mise en place des autorit&eacute;s et des institutions nouvelles&quot;.<\/p>\n<p>Est devenu l&rsquo;article 97 du nouveau Titre XIII de la Constitution r&eacute;vis&eacute;e :<\/p>\n<p>Article 97<br \/>\n      &quot;Les autorit&eacute;s &eacute;tablies dans la R&eacute;publique de Djibouti continueront d&rsquo;exercer leurs fonctions et les institutions actuelles seront maintenues jusqu&rsquo;&agrave; la mise en place des autorit&eacute;s et des institutions nouvelles.<br \/>\n      Le S&eacute;nat sera institu&eacute; lorsque toutes les conditions n&eacute;cessaires &agrave; sa cr&eacute;ation seront r&eacute;unies.<br \/>\n      Les dispositions, l&rsquo;organisation et le fonctionnement du S&eacute;nat seront fix&eacute;s par une loi organique&quot;.<\/p>\n<p>Article 16<br \/>\n      La pr&eacute;sente Loi Constitutionnelle sera publi&eacute;e au Journal Officiel de la R&eacute;publique de Djibouti d&egrave;s sa promulgation.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-60842","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"92\/AN\/10\/6\u00e8me L","comment":"portant r\u00e9vision de la Constitution.\r\n","visas":"<p>VU La Constitution du 15 Septembre 1992, notamment en son article 87 ; <br \/>\n      VU  Le R&egrave;glement int&eacute;rieur de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale notamment en ses articles 33  et 61 ;<br \/>\n      VU La Circulaire n&deg;49\/PAN\/FO convoquant les membres de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale &agrave; la s&eacute;ance solennelle d&rsquo;ouverture de la 1&egrave;re Session Ordinaire du Parlement du mercredi 10 mars 2010 ;<br \/>\n      VU Le Rapport de la Commission nationale Ad hoc charg&eacute;e de la r&eacute;vision de la Constitution du mardi 23 mars 2010 ;<br \/>\n      VU La Signature de la proposition de loi par le groupe de 27 parlementaires ;<br \/>\n      VU Le Rapport de la Commission et de l&rsquo;Administration g&eacute;n&eacute;rale;<br \/>\n      VU L&rsquo;Adoption en premi&egrave;re lecture de la Loi Constitutionnelle n&deg;92\/AN\/10\/6&egrave;me L portant r&eacute;vision de la Constitution lors de la 2&egrave;me s&eacute;ance publique du mercredi 7 avril 2010 ;<br \/>\n      VU La Ratification en seconde lecture de la Loi Constitutionnelle n&deg;92\/AN\/10\/6&egrave;me L portant r&eacute;vision de la Constitution lors de la 3&egrave;me s&eacute;ance publique du lundi 19 avril 2010.<\/p>\n","signature":"Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<br>\r\n      Chef du Gouvernement<br>\r\n      ISMA&Iuml;L OMAR GUELLEH","nature_du_texte":247,"journal_officiel":58380,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"7053","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/60842","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/60842\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58380"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60842"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=60842"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=60842"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}