{"id":60976,"date":"1981-10-24T00:00:00","date_gmt":"1981-10-23T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n200-an-81-portant-code-de-la-nationalite-djiboutienne\/"},"modified":"1981-10-24T00:00:00","modified_gmt":"1981-10-23T21:00:00","slug":"loi-n200-an-81-portant-code-de-la-nationalite-djiboutienne","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n200-an-81-portant-code-de-la-nationalite-djiboutienne\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 200\/AN\/81 portant code de la nationalit\u00e9 djiboutienne."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin-bottom: -20px\"><strong>EXPOS&Eacute; DES MOTIFS PROJET DE CODE DE LA NATIONALIT&Eacute; DJIBOUTIENNE<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">En raison de la position g&eacute;ographique de la R&eacute;publique de Djibouti, du contexte politique existant dans la r&eacute;gion de \u00ab\u00a0La Corne de l&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb et des ressources &eacute;conomiques du pays, les principes qui ont guid&eacute; l&rsquo;&eacute;laboration du projet de code de la nationalit&eacute; djiboutienne, ont pour but essentiel :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&#8211; de sauvegarder les int&eacute;r&ecirc;ts des nationaux djiboutiens ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&#8211; de d&eacute;fendre les institutions politiques de la R&eacute;publique qui pourraient &ecirc;tre mises en danger par l&rsquo;octroi, trop lib&eacute;ral, de la nationalit&eacute; djiboutienne.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Toute loi sur la nationalit&eacute; doit d&eacute;terminer :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">1. &#8211; qui, &agrave; sa naissance, poss&egrave;de de droit la qualit&eacute; de national ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">2. &#8211; les conditions dans lesquelles un &eacute;tranger ou individu pr&eacute;tendu tel peut acqu&eacute;rir la qualit&eacute; de national ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">3. &#8211; les conditions dans lesquelles un national peut perdre sa nationalit&eacute; ou en &ecirc;tre d&eacute;chu. Les l&eacute;gislateurs de tous les pays sont plus ou moins lib&eacute;raux pour l&rsquo;octroi de leur nationalit&eacute;. Certains pays ont adopt&eacute; des l&eacute;gislations permettant de poss&eacute;der ou d&rsquo;acqu&eacute;rir, tr&egrave;s facilement, la nationalit&eacute; de ce pays (la France). Par contre, d&rsquo;autres, pour se pr&eacute;munir d&rsquo;un afflux trop important d&rsquo;immigr&eacute;s, qui risquerait de d&eacute;stabiliser leur pays ou pour sauvegarder les int&eacute;r&ecirc;ts de leurs nationaux, appliquent des mesures tr&egrave;s restrictives. Djibouti pourrait se ranger dans cette derni&egrave;re cat&eacute;gorie car plus de50000 ressortissants des pays voisins vivent sur son sol soit plus du 1\/10e de sa population. De plus, Djibouti, de tous temps, malgr&eacute; sa situation &eacute;conomique d&eacute;licate, mais combien florissante par rapport aux pays voisins, a &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;, par les immigr&eacute;s, comme un havre de paix et de prosp&eacute;rit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">C&rsquo;est donc pour sauvegarder, en premier, la paix et les institutions politiques qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire et urgent de soumettre &agrave; l&rsquo;organe l&eacute;gislatif de la R&eacute;publique, un code de la nationalit&eacute; djiboutienne tenant compte des donn&eacute;s sp&eacute;cifiques de la r&eacute;gion et des int&eacute;r&ecirc;ts l&eacute;gitimes de la R&eacute;publique de Djibouti. Bien entendu, il n&rsquo;est pas question de remettre en cause la nationalit&eacute; des individus qui, pour une raison ou une autre avaient acquis, avant le 27 JUIN 1977, la nationalit&eacute; de l&rsquo;ancienne puissance administrante.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Ces individus sont devenus automatiquement et sans aucune formalit&eacute;, djiboutiens, le jour de l&rsquo;ind&eacute;pendance. Ils font l&rsquo;objet dans le projet de code pr&eacute;sent&eacute; de mesures sp&eacute;ciales.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>NATIONALIT&Eacute; DJIBOUTIENNE D&rsquo;ORIGINE :<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Des mesures sp&eacute;ciales se proposent de donner un fondement juridique actuel &agrave; la nationalit&eacute; des Djiboutiens qui &eacute;taient fran&ccedil;ais au jour de l&rsquo;ind&eacute;pendance, de par leur naissance sur le territoire. Les articles 5 et 6 acceptent comme national tout ressortissant qui poss&eacute;dait au 27 juin 1977 la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise. Sous r&eacute;serve des dispositions des articles 7 et 8 cette mesure est g&eacute;n&eacute;rale et ne souffre aucune restriction. L&rsquo;article 7 pose le cas des originaires de Djibouti ou d&rsquo;un pays voisin qui ont obtenu &agrave; Djibouti la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise sur leur \u00ab\u00a0demande\u00a0\u00bb. Ces personnes, de par la l&eacute;gislation fran&ccedil;aise, poss&egrave;dent toujours cette nationalit&eacute;, l&rsquo;ayant conserv&eacute;e au 27 juin 1977 de par les lois de l&rsquo;ancienne puissance administrante. Elles ont donc la double nationalit&eacute; fran&ccedil;aise et djiboutienne. Il s&rsquo;agit de savoir si la R&eacute;publique de Djibouti peut admettre pour ces ressortissants la double nationalit&eacute;. La Convention de La Haye du 12 avril 1930 recommande aux pays signataires de bannir la double nationalit&eacute;. Cette recommandation a &eacute;t&eacute; renouvel&eacute;e par la D&eacute;claration universelle des Droits de l&rsquo;Homme de l&rsquo;ONU. Malgr&eacute; ces recommandations certains pays ont admis, pour certains cas particuliers, la double nationalit&eacute;. Tenant compte du caract&egrave;re restrictif que doit avoir l&rsquo;octroi de la nationalit&eacute; djiboutienne, le projet de code ne pr&eacute;voit pas qu&rsquo;un national djiboutien puisse avoir une autre nationalit&eacute;. Les individus qui se trouvent dans cette situation devront opter pour l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des nationalit&eacute;s. En tout &eacute;tat de cause, le l&eacute;gislateur sera, en dernier ressort, le seul juge pour adopter une position dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;&Eacute;tat. Les mesures sp&eacute;ciales (articles 9) r&egrave;glent, &eacute;galement, le cas des soldats qui, sans avoir la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise, ont &eacute;t&eacute; enr&ocirc;l&eacute;s avant le 27 juin 1977, dans l&rsquo;arm&eacute;e nationale djiboutienne. Une disposition analogue pourrait r&eacute;gler le cas des fonctionnaires ou agents conventionn&eacute;s qui ne peuvent, actuellement, justifier leur nationalit&eacute; djiboutienne. Telles sont les mesures qui pourraient &ecirc;tre adopt&eacute;es pour r&eacute;gler la situation des nationalit&eacute;s au moment de l&rsquo;accession &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Les dispositions g&eacute;n&eacute;rales du code de la nationalit&eacute; seraient beaucoup plus restrictives. II convient, en effet, de doter l&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;un dispositif lui permettant de garder, en toutes circonstances, la ma&icirc;trise sur l&rsquo;octroi de la nationalit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><strong><u>II &#8211; NATIONALIT&Eacute; DJIBOUTIENNE PAR FILIATION<\/u><\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">La plupart des pays lib&eacute;raux, en mati&egrave;re de nationalit&eacute;, estime qu&rsquo;un enfant a la nationalit&eacute; de ce pays &agrave; sa naissance si le p&egrave;re ou la m&egrave;re est de la nationalit&eacute; du pays. Cette mesure ne semble pas satisfaire si nous voulons suivre les principes &eacute;nonc&eacute;s en pr&eacute;ambule. Surtout cette possibilit&eacute; automatique d&rsquo;acquisition de nationalit&eacute; est inadapt&eacute;e au regard du contexte g&eacute;ographique r&eacute;gional. Il est n&eacute;cessaire de restreindre, plus efficacement, la possibilit&eacute; d&rsquo;acqu&eacute;rir &agrave; la naissance et sans aucune formalit&eacute; la nationalit&eacute; djiboutienne. L&rsquo;article 10 pr&eacute;voit qu&rsquo;est djiboutien, l&rsquo;enfant l&eacute;gitime ou naturel dont le p&egrave;re et la m&egrave;re sont djiboutiens. En dehors de cette possibilit&eacute; nul ne pourra obtenir la nationalit&eacute; automatiquement. Toutefois, pour des raisons humanitaires et pour ne pas multiplier les apatrides l&rsquo;article 12 accorde la nationalit&eacute; djiboutienne aux enfants trouv&eacute;s (parents inconnus) et aux enfants n&eacute;s d&rsquo;une m&egrave;re djiboutienne mais dont le p&egrave;re est inconnu. A priori cette possibilit&eacute; touchera peu de cas.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>III&ndash;NATIONALIT&Eacute; DJIBOUTIENNE PAR ACQUISITION<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Les m&eacute;thodes d&rsquo;acquisition de la nationalit&eacute; peuvent &ecirc;tre nombreuses :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; par mariage ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; par la r&eacute;sidence en R&eacute;publique de Djibouti ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; par une d&eacute;claration ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; par d&eacute;cision de l&rsquo;autorit&eacute; publique c&rsquo;est-&agrave;-dire la naturalisation.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Pour garder la ma&icirc;trise de la nationalit&eacute;, il a &eacute;t&eacute; jug&eacute; bon, qu&rsquo;en dehors des cas expos&eacute;s dans la nationalit&eacute; par origine ou par filiation. toute acquisition de la nationalit&eacute; djiboutienne fera l&rsquo;objet d&rsquo;une d&eacute;cision de l&rsquo;autorit&eacute; publique c&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;un d&eacute;cret portera naturalisation dans la nationalit&eacute; djiboutienne. En outre, pour aider le chef de l&rsquo;&Eacute;tat dans sa t&acirc;che et &eacute;galement en raison de la multitude des cas particuliers, une commission de la nationalit&eacute; pourrait &ecirc;tre mise en place. Ainsi chaque dossier de demande sera examin&eacute; et fera l&rsquo;objet d&rsquo;un avis pr&eacute;alable \u00ab\u00a0obligatoire\u00a0\u00bb de la commission. Bien entendu les individus qui r&eacute;sident depuis plusieurs ann&eacute;es &agrave; Djibouti ou qui ont contract&eacute; un mariage avec un national auront des facilit&eacute;s pour acqu&eacute;rir la nationalit&eacute; djiboutienne. C&rsquo;est ainsi, par exemple, que l&rsquo;article 23 pr&eacute;voit qu&rsquo;un &eacute;tranger qui contracte un mariage avec un Djiboutien doit, avant de solliciter sa naturalisation, avoir plus de deux ans de vie commune. Certains pays ont adopt&eacute; cette position. C&rsquo;est le cas de Madagascar qui, en dehors des cas d&rsquo;acquisition de la nationalit&eacute; par origine, n&rsquo;accorde la nationalit&eacute; malgache qu&rsquo;apr&egrave;s naturalisation. Il semblerait que Djibouti devrait s&rsquo;engager dans cette voie.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">L&rsquo;ASSEMBL&Eacute;E NATIONALE A ADOPT&Eacute;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">LE PR&Eacute;SIDENT DE LA R&Eacute;PUBLIQUE PROMULGUE<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">LA LOI DONT LA TENEUR SUIT:<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">VU les lois constitutionnelles n&deg;s 77-001 et 77-002 du 27 juin 1977 ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">VU l&rsquo;ordonnance n&deg; LR\/77-008 en date du 30 juin 1977 ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">VU le d&eacute;cret n&deg; 81-076\/ PR du 7 juillet 1981 portant nomination des membres du Gouvernement ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><strong><u>TITRE 1 : DISPOSITIONS GENERALES<\/u><\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article Premier : La nationalit&eacute; djiboutienne est attribu&eacute;e, s&rsquo;acquiert ou se perd selon les dispositions pr&eacute;vues par le pr&eacute;sent cotir sous r&eacute;serve de l&rsquo;application des trait&eacute;s et autres engagements internationaux de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 2 : La nationalit&eacute; djiboutienne par attribution est celle que l&rsquo;individu poss&egrave;de, d&egrave;s sa naissance, de par son origine. La nationalit&eacute; djiboutienne par acquisition est celle que l&rsquo;individu obtient, apr&egrave;s sa naissance, soit par l&rsquo;effet de la loi, soit par d&eacute;cision de l&rsquo;autorit&eacute; publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 3 : Les lois nouvelles relatives &agrave; l&rsquo;attribution de la nationalit&eacute; djiboutienne d&rsquo;origine s&rsquo;appliquent aux personnes encore mineures &agrave; la date de leur entr&eacute;e en vigueur. L&rsquo;acquisition et la perte de la nationalit&eacute; djiboutienne sont r&eacute;gies par les lois en vigueur au temps de l&rsquo;acte ou du fait auquel la loi attache ces effets.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 4 : Pour l&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi, l&rsquo;expression \u00ab\u00a0R&eacute;publique de Djibouti\u00a0\u00bb s&rsquo;entend &agrave; l&rsquo;ensemble du territoire national, tel qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; fix&eacute; le 27 juin 1977, jour de l&rsquo;accession &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>TITRE II DE LA NATIONALIT&Eacute; DJIBOUTIENNE D&rsquo;ORIGINE<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>CHAPITRE I :<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Des Djiboutiens par naissance en R&eacute;publique de Djibouti et dans les pays circonvoisins.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">.Article 5&nbsp; : Est djiboutien, ainsi que ses enfants mineurs, l&rsquo;individu majeur, au 27 juin 1977 qui, par suite de sa naissance en R&eacute;publique de Djibouti, &eacute;tait fran&ccedil;ais au sens des lois encore en vigueur sur le territoire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 6 : Est djiboutien, l&rsquo;individu originaire de la R&eacute;publique de Djibouti ou des pays circonvoisins ayant acquis la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise sur le territoire djiboutien en vertu des lois de la puissance alors administrante. Il en est de m&ecirc;me de ses enfants s&rsquo;ils &eacute;taient mineurs au jour de l&rsquo;acte ou fait acquisitif.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 7 : Les dispositions de l&rsquo;article 6 s&rsquo;appliquent &agrave; l&rsquo;individu originaire de la R&eacute;publique de Djibouti ou des pays circonvoisins qui a acquis, sur sa demande, la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise avant le 27 juin 1977, &agrave; condition toutefois qu&rsquo;il appartienne ou soit assimil&eacute; &agrave; une des communaut&eacute;s caract&eacute;ristiques de la R&eacute;publique de Djibouti et qu&rsquo;il renonce, au pr&eacute;alable, &agrave; sa nationalit&eacute; d&rsquo;acquisition dans les formes pr&eacute;vues par la loi fran&ccedil;aise.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>CHAPITRE II : DES DJIBOUTIENS PAR FILIATION<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 8 : Est djiboutien, l&rsquo;enfant l&eacute;gitime ou naturel dont le p&egrave;re et la m&egrave;re sont djiboutiens.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 9 : Est djiboutien, l&rsquo;enfant n&eacute; en R&eacute;publique de Djibouti de parents inconnus. Est &eacute;galement djiboutien, l&rsquo;enfant n&eacute; en R&eacute;publique de Djibouti de m&egrave;re djiboutienne mais dont le p&egrave;re est inconnu. Il sera r&eacute;put&eacute; n&rsquo;avoir jamais &eacute;t&eacute; djiboutien si, pendant sa minorit&eacute;, sa filiation vient &agrave; &ecirc;tre &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;un &eacute;tranger.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 10 : L&rsquo;enfant qui est djiboutien en vertu des dispositions du pr&eacute;sent titre est r&eacute;put&eacute; avoir &eacute;t&eacute; djiboutien d&egrave;s sa naissance, m&ecirc;me si l&rsquo;existence des conditions requises par la loi, pour l&rsquo;attribution de la nationalit&eacute; djiboutienne, n&rsquo;est &eacute;tablie que post&eacute;rieurement. Toutefois, l&rsquo;&eacute;tablissement de la qualit&eacute; de Djiboutien post&eacute;rieurement &agrave; la naissance ne porte pas atteinte &agrave; la validit&eacute; des actes ant&eacute;rieurement acquis &agrave; des tiers sur le fondement de la nationalit&eacute; apparente de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 11 : La filiation de l&rsquo;enfant n&rsquo;a d&rsquo;effet sur la nationalit&eacute; de celui-ci que si elle est &eacute;tablie durant sa minorit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>TITRE III : MESURES TRANSITOIRES SPECIALES<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 12 : La femme pr&eacute;c&eacute;demment &eacute;trang&egrave;re au regard de la loi fran&ccedil;aise ayant &agrave; quelque date que ce soit, dans tous les cas avant le 27 juin 1977, &eacute;pous&eacute; un individu dont la nationalit&eacute; est fix&eacute;e par les dispositions des articles 5 et 6 du pr&eacute;sent titre, est r&eacute;put&eacute;e avoir acquis, de plein droit, la nationalit&eacute; djiboutienne de son mari le jour de son mariage. Toutefois, elle est exclue du b&eacute;n&eacute;fice de cette disposition si, au 27 juin 1977, elle &eacute;tait divorc&eacute;e ou remari&eacute;e &agrave; un &eacute;tranger.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 13 : Est djiboutien tout individu incorpor&eacute;, &agrave; compter du 27 juin 1977, dans les forces arm&eacute;es djiboutiennes, ou la Force nationale de S&eacute;curit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>TITRE IV : DE L&rsquo;ACQUISITION DE LA NATIONALIT&Eacute; DJIBOUTIENNE<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>&nbsp;CHAPITRE I : MODE D&rsquo;ACQUISITION<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 14 : La nationalit&eacute; djiboutienne peut s&rsquo;acqu&eacute;rir par d&eacute;cision de l&rsquo;autorit&eacute; publique. Elle r&eacute;sulte d&rsquo;une naturalisation accord&eacute;e par d&eacute;cret et sur demande de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 15 : Le mariage n&rsquo;exerce, de plein droit, aucun effet sur la nationalit&eacute; du conjoint &eacute;tranger.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 16 : L&rsquo;&eacute;tranger ou apatride qui contracte, mariage avec un conjoint de nationalit&eacute; djiboutienne ne peut acqu&eacute;rir cette nationalit&eacute; que dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 14 et aux articles 18 et suivants.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 17 : L&rsquo;adoption d&rsquo;un enfant n&rsquo;exerce, de plein droit aucun effet sur la nationalit&eacute; de l&rsquo;adopt&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 18 : Il est cr&eacute;&eacute; une commission charg&eacute;e de donner un avis pr&eacute;alable &agrave; toutes demandes de naturalisation. Cette commission, dont le si&egrave;ge est au palais de justice, est pr&eacute;sid&eacute;e par un magistrat d&eacute;sign&eacute; par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Elle comprend :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; Deux repr&eacute;sentants du Minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur dont un repr&eacute;sentant de la Police nationale ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; Un repr&eacute;sentant du Minist&egrave;re de la Sant&eacute; ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; Le cadi de Djibouti ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; Le commissaire de la R&eacute;publique ou son repr&eacute;sentant du lieu de r&eacute;sidence de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; qui sollicite la naturalisation.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Elle se r&eacute;unit sur convocation de son pr&eacute;sident.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 19 : Sous r&eacute;serve des exceptions pr&eacute;vues aux articles 20, 21, 22, la naturalisation ne peut &ecirc;tre accord&eacute;e qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;tranger justifiant d&rsquo;une r&eacute;sidence habituelle en R&eacute;publique de Djibouti pendant au moins 1Q ans qui pr&eacute;c&egrave;dent le d&eacute;p&ocirc;t de sa demande.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 20 : Le d&eacute;lai pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 19 est r&eacute;duit &agrave; 5 ans :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">1. &ndash; pour les individus qui ont contribu&eacute; &agrave; l&rsquo;accession &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance de la R&eacute;publique de Djibouti ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">2. &ndash; pour les individus qui ont rendu ou qui peuvent rendre, par leur capacit&eacute; et leur talent, des services importants &agrave; la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 21 : L&rsquo;&eacute;tranger ou l&rsquo;apatride qui contracte mariage avec un conjoint de nationalit&eacute; djiboutienne ne peut solliciter la nationalit&eacute; djiboutienne qu&rsquo;apr&egrave;s deux ans de vie commune. En cas de naturalisation les enfants mineurs issus du mariage sont de droit djiboutien.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 22 : Peut &ecirc;tre naturalis&eacute; sans condition de d&eacute;lai :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; l&rsquo;enfant ayant atteint sa majorit&eacute;, issu d&rsquo;un mariage dont l&rsquo;un des conjoints est &eacute;tranger ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&ndash; l&rsquo;&eacute;tranger dont la naturalisation pr&eacute;sente pour la R&eacute;publique de Djibouti un int&eacute;r&ecirc;t exceptionnel.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 23 : Nul ne peut demander sa naturalisation s&rsquo;il n&rsquo;a atteint l&rsquo;&acirc;ge de 18 ans.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 24 : Nul ne peut &ecirc;tre naturalis&eacute; s&rsquo;il n&rsquo;est pas de bonne vie et moeurs ou s&rsquo;il a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une condamnation vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 27 du pr&eacute;sent code. Les condamnations prononc&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger peuvent &ecirc;tre prises en consid&eacute;ration. Un certificat m&eacute;dical doit attester qu&rsquo;il est en bonne sant&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 25 : Nul ne peut &ecirc;tre naturalis&eacute; s&rsquo;il ne justifie de son assimilation &agrave; la communaut&eacute; djiboutienne, notamment, par une connaissance suffisante de l&rsquo;une des langues employ&eacute;es en R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 26 : Nul ne peut acqu&eacute;rir la nationalit&eacute; djiboutienne s&rsquo;il fait l&rsquo;objet d&rsquo;un arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;expulsion ou d&rsquo;assignation &agrave; r&eacute;sidence non rapport&eacute; dans les formes o&ugrave; il &eacute;tait intervenu au moment du fait ou de l&rsquo;acte susceptible de d&eacute;terminer l&rsquo;acquisition. Il en est de m&ecirc;me de l&rsquo;individu qui a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un d&eacute;cret d&rsquo;opposition &agrave; l&rsquo;acquisition de la nationalit&eacute; djiboutienne.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 27 : Nul ne peut acqu&eacute;rir la nationalit&eacute; djiboutienne s&rsquo;il a fait l&rsquo;objet, soit d&rsquo;une condamnation pour acte qualifi&eacute; crime ou d&eacute;lit contre la s&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat, soit d&rsquo;une condamnation non effac&eacute;e par la r&eacute;habilitation pour fait qualifi&eacute; crime, soit d&rsquo;une condamnation non . effac&eacute;e par la r&eacute;habilitation &agrave; une peine de plus de six mois d&#8217;emprisonnement pour l&rsquo;un des d&eacute;lits pr&eacute;vus aux articles 309-311-312-314-330-331-334 &agrave; 355-6 du Code p&eacute;nal et les d&eacute;lits de vol, escroquerie, abus de confiance, recel, chantage, extorsion de fonds, faux et usage de faux.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>CHAPITRE II : EFFETS DE L&rsquo;ACQUISITION<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 28 : L&rsquo;individu qui a acquis la nationalit&eacute; djiboutienne jouit, &agrave; dater du jour de cette acquisition, de tous les droits attach&eacute;s &agrave; la qualit&eacute; de Djiboutien sous r&eacute;serve des incapacit&eacute;s pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 29 du pr&eacute;sent code ou dans les lois sp&eacute;ciales.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 29 : Pendant un d&eacute;lai de cinq ans, &agrave; partir de la date du d&eacute;cret de naturalisation, l&rsquo;&eacute;tranger ne peut &ecirc;tre investi de fonctions ou de mandats &eacute;lectifs pour l&rsquo;exercice desquels la qualit&eacute; de Djiboutien est n&eacute;cessaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 30 : Les incapacit&eacute;s pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 29 ne sont pas applicables aux fonctions et mandats exerc&eacute;s dans les organismes publics ou priv&eacute;s &agrave; caract&egrave;re &eacute;conomique, social, professionnel, scientifique ou culturel.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 31 : Le naturalis&eacute; qui a rendu des services importants &agrave; la R&eacute;publique de Djibouti peut &ecirc;tre relev&eacute; par d&eacute;cret des incapacit&eacute;s pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 29.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>TITRE V : PERTE DE LA NATIONALIT&Eacute; DJIBOUTIENNE<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 32 : Perd la nationalit&eacute; djiboutienne tout individu qui poss&egrave;de ou acquiert volontairement une nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re. La perte de la nationalit&eacute; est d&eacute;clar&eacute;e par d&eacute;cret publi&eacute; au Journal officiel.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 33 : En cas de mariage avec un &eacute;tranger, le conjoint djiboutien peut r&eacute;pudier la nationalit&eacute; djiboutienne par d&eacute;claration devant le juge d&eacute;sign&eacute; conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 52 ou les autorit&eacute;s consulaires djiboutiennes &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 34 : L&rsquo;individu qui a acquis la qualit&eacute; de Djiboutien peut, par d&eacute;cret, &ecirc;tre d&eacute;chu de la nationalit&eacute; djiboutienne :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">1. &#8211; S&rsquo;il est condamn&eacute; pour un acte qualifi&eacute; d&eacute;lit contre la s&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">2. &ndash; S&rsquo;il est condamn&eacute; pour un acte qualifi&eacute; crime ou d&eacute;lit, pr&eacute;vu et puni par les articles 109 &agrave; 131 du Code p&eacute;nal ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">3. &ndash; S&rsquo;il est condamn&eacute; pour s&rsquo;&ecirc;tre soustrait aux obligations r&eacute;sultant, par lui, des lois sur le service national ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">4. &ndash; S&rsquo;il s&rsquo;est livr&eacute; au profit d&rsquo;un &Eacute;tat &eacute;tranger &agrave; des actes incompatibles avec la qualit&eacute; de Djiboutien et pr&eacute;judiciables aux int&eacute;r&ecirc;ts de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 35 : Perd de la nationalit&eacute;&nbsp; djiboutienne, le Djiboutien qui, occupant un emploi dans une arm&eacute;e ou un service public &eacute;tranger, une organisation internationale dont la R&eacute;publique de Djibouti ne fait pas partie, n&rsquo;a pas r&eacute;sili&eacute; son emploi ou cess&eacute; son concours nonobstant l&rsquo;injonction qui lui en a &eacute;t&eacute; faite par les autorit&eacute;s de Djibouti. Le d&eacute;lai pr&eacute;vu par l&rsquo;injonction expir&eacute;, la perte de la nationalit&eacute; djiboutienne est d&eacute;clar&eacute;e par d&eacute;cret si l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; n&rsquo;a pas mis fin &agrave; son activit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 36 : La perte de la nationalit&eacute; djiboutienne constat&eacute;e par d&eacute;cret prend effet &agrave; compter de la date de la signature de ce d&eacute;cret. La perte de la nationalit&eacute; djiboutienne par d&eacute;claration pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 33 prend effet du jour de la souscription de la d&eacute;claration.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>TITRE VI&nbsp; : ACTES RELATIFS A L&rsquo;ACQUISITION PAR NATURALISATION DE LA NATIONALIT&Eacute; DJIBOUTIENNE<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 37 : Toute demande en vue d&rsquo;obtenir la naturalisation est d&eacute;pos&eacute;e et adress&eacute;e au Minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur (Service de la Population). Il est remis r&eacute;c&eacute;piss&eacute; du d&eacute;p&ocirc;t du dossier. Toute demande doit &ecirc;tre enregistr&eacute;e. Mention de cet enregistrement est port&eacute; sur ce dossier.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 38 :&nbsp; Le postulant produit les actes de l&rsquo;&eacute;tat civil, les pi&egrave;ces et les titres qui lui sont r&eacute;clam&eacute;s, de nature :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">1. &agrave; &eacute;tablir que sa demande est recevable dans les termes de la loi ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">2. &agrave; permettre &agrave; la commission charg&eacute;e de donner un avis pr&eacute;alable &agrave; la naturalisation, d&rsquo;appr&eacute;cier si la faveur sollicit&eacute;e est justifi&eacute;e, au point de vue national, en raison notamment de la filiation, de la profession de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;, et de la dur&eacute;e de son s&eacute;jour en R&eacute;publique de Djibouti ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">3. &agrave; &eacute;tablir qu&rsquo;il n&rsquo;a pas subi de condamnation en R&eacute;publique de Djibouti ou dans son pays d&rsquo;origine ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">4. &agrave; &eacute;tablir que le postulant est en bonne sant&eacute; par la production d&rsquo;un certificat m&eacute;dical.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 39 : Dans l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est dans l&rsquo;impossibilit&eacute; de produire les actes de l&rsquo;&eacute;tat civil n&eacute;cessaires &agrave; la recevabilit&eacute; de la demande de naturalisation, ces actes peuvent &ecirc;tre suppl&eacute;&eacute;s par des actes de notori&eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute;s par le juge d&eacute;sign&eacute; conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 52.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 40 : Toute demande de naturalisation doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une enqu&ecirc;te de la part des services de police. Cette enqu&ecirc;te porte sur la moralit&eacute;, la conduite et le loyalisme du postulant et sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que l&rsquo;octroi de la naturalisation pr&eacute;senterait du point de vue national.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 41 : Dans les 6 mois du d&eacute;p&ocirc;t de la demande de naturalisation, le ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur doit transmettre au pr&eacute;sident de la commission de naturalisation le dossier complet de la demande ainsi que les r&eacute;sultats de l&rsquo;enqu&ecirc;te et son avis motiv&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 42 : La commission de naturalisation doit &ecirc;tre saisie dans les deux mois qui suivent la r&eacute;ception du dossier par le pr&eacute;sident de la commission.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 43 : Les d&eacute;crets portant naturalisation dans la nationalit&eacute; djiboutienne sont publi&eacute;s au Journal officiel.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 44 : Si la demande ne donne pas lieu &agrave; naturalisation ou si la demande est jug&eacute;e irrecevable par le pr&eacute;sident de la commission, apr&egrave;s avis de celle-ci, le ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur notifie le rejet de la demande. La notification d&eacute;clarant irrecevable une demande de naturalisation doit &ecirc;tre motiv&eacute;e. La notification qui prononce le rejet de la demande n&rsquo;exprime pas les motifs.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><strong><u>TITRE VII : CONTENTIEUX DE LA NATIONALIT&Eacute;<\/u><\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 45 : La juridiction civile de droit commun est seule comp&eacute;tente pour conna&icirc;tre des contestations sur la nationalit&eacute;. Les questions de nationalit&eacute; sont pr&eacute;judiciables devant tout autre juridiction de l&rsquo;ordre administratif ou judiciaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 46 : Toute personne a le droit d&rsquo;agir pour faire d&eacute;cider qu&rsquo;elle a ou qu&rsquo;elle n&rsquo;a point la qualit&eacute; de Djiboutien. Le procureur de la R&eacute;publique a le m&ecirc;me droit &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de toute personne. Il est d&eacute;fendeur n&eacute;cessaire &agrave; toute action d&eacute;claratoire de nationalit&eacute;. Il doit &ecirc;tre mis en cause toutes les fois qu&rsquo;une question de nationalit&eacute; est pos&eacute;e &agrave; titre incident devant un tribunal habile &agrave; en conna&icirc;tre.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article&nbsp; 47 : Le procureur est tenu d&rsquo;agir s&rsquo;il en est requis par une administration publique ou par une tierce personne ayant soulev&eacute; l&rsquo;exception de nationalit&eacute; devant une juridiction qui a sursis &agrave; statuer en application de l&rsquo;article 46. Le tiers requ&eacute;rant doit &ecirc;tre mis en cause.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 48 : Les jugements et arr&ecirc;ts rendus, en mati&egrave;re de nationalit&eacute; djiboutienne, ont effet m&ecirc;me &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ceux qui n&rsquo;y ont &eacute;t&eacute; ni parties ni repr&eacute;sent&eacute;es. Tout int&eacute;ress&eacute; est recevable cependant &agrave; les attaquer par la tierce opposition &agrave; la condition de mettre en cause le procureur de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>TITRE VIII : PREUVE DE LA NATIONALIT&Eacute; DEVANT LES TRIBUNAUX JUDICIAIRES<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 49 : La charge de la preuve, en mati&egrave;re de nationalit&eacute; djiboutienne, incombe &agrave; celui dont la nationalit&eacute; est en cause. Toutefois, cette charge incombe &agrave; celui qui conteste la qualit&eacute; de Djiboutien &agrave; un tiers titulaire d&rsquo;un certificat de nationalit&eacute; d&eacute;livr&eacute; conform&eacute;ment aux articles 52, 53, et 54 ci-apr&egrave;s.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 50 : Lorsque la nationalit&eacute; djiboutienne est attribu&eacute;e ou acquise autrement que par naturalisation, la preuve ne peut &ecirc;tre faite qu&rsquo;en &eacute;tablissant l&rsquo;existence de toutes les conditions requises par la loi.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 51 : En dehors des cas de pertes, de r&eacute;pudiation ou de d&eacute;ch&eacute;ance de la nationalit&eacute;. djiboutienne, la preuve de l&rsquo;extran&eacute;it&eacute; d&rsquo;un individu peut seulement &ecirc;tre &eacute;tablie en d&eacute;montrant que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; ne remplit aucune des conditions exig&eacute;es par la loi pour avoir la qualit&eacute; de Djiboutien.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>TITRE IX : DES CERTIFICATS DE NATIONALIT&Eacute;<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 52 : Un juge de la Cour judiciaire sp&eacute;cialement d&eacute;sign&eacute; &agrave; cet effet par le premier pr&eacute;sident de cette juridiction aura seul qualit&eacute; pour d&eacute;livrer un certificat de nationalit&eacute; djiboutienne &agrave; toute personne justifiant qu&rsquo;elle a cette nationalit&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 53 : Le certificat de nationalit&eacute; indique, en se r&eacute;f&eacute;rant aux articles de la pr&eacute;sente loi, les dispositions l&eacute;gales en vertu desquelles l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; est djiboutien ainsi que les documents qui ont permis de l&rsquo;&eacute;tablir. Il fait foi jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 54 : Lorsque le juge refuse de d&eacute;lib&eacute;rer un certificat de nationalit&eacute;, l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; peut saisir le ministre de la Justice qui d&eacute;cide, s&rsquo;il y a<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 56 : Toutes dispositions ant&eacute;rieures contraires &agrave; la pr&eacute;sente loi sont abrog&eacute;es.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 57 : La pr&eacute;sente loi est rendue ex&eacute;cutoire imm&eacute;diatement suivant&rsquo; la proc&eacute;dure d&rsquo;urgence, d&egrave;s sa promulgation.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[543],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-60976","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-2-pre","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"200\/AN\/81","comment":"portant code de la nationalit\u00e9 djiboutienne. ","visas":"","signature":"<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">Fait &agrave; Djibouti, le 24 octobre 1981<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">HASSAN GOULED APTIDON<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":58287,"institution":543,"mesures":"0","old_texte_id":"7187","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/60976","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/60976\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/543"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58287"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60976"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=60976"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=60976"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}