{"id":62127,"date":"2015-12-31T00:00:00","date_gmt":"2015-12-30T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n121-an-15-7eme-l-relative-a-letat-durgence\/"},"modified":"2015-12-31T00:00:00","modified_gmt":"2015-12-30T21:00:00","slug":"loi-n121-an-15-7eme-l-relative-a-letat-durgence","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n121-an-15-7eme-l-relative-a-letat-durgence\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 121\/AN\/15\/7\u00e8me L relative \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;urgence."},"content":{"rendered":"<p>Article 1er : L&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence peut &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute; sur tout ou partie du territoire de la r&eacute;publique de Djibouti, soit en cas de p&eacute;ril imminent r&eacute;sultant d&rsquo;atteintes graves &agrave; l&rsquo;ordre public, soit en cas d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements pr&eacute;sentant, par leur nature et leur gravit&eacute;, le caract&egrave;re de calamit&eacute; publique.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 2 : L&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence est d&eacute;clar&eacute; par d&eacute;cret en Conseil des ministres. Ce d&eacute;cret d&eacute;termine la ou les circonscriptions territoriales &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur desquelles il entre en vigueur. Dans la limite de ces circonscriptions, les zones o&ugrave; l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence recevra application seront fix&eacute;es par d&eacute;cret sur proposition du ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur. La prorogation de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence au-del&agrave; de quinze jours ne peut &ecirc;tre autoris&eacute;e que par la loi.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 3 : La loi autorisant la prorogation au-del&agrave; de quinze jours de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence fixe sa dur&eacute;e d&eacute;finitive.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 4 : L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale est inform&eacute;e sans d&eacute;lai des mesures prises par le Gouvernement pendant l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence. Elle peut requ&eacute;rir toute information compl&eacute;mentaire dans le cadre du contr&ocirc;le et de l&rsquo;&eacute;valuation de ces mesures.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 5 : La d&eacute;claration de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence donne pouvoir au pr&eacute;fet dont la r&eacute;gion se trouve en tout ou partie compris dans une circonscription pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 2 :<br \/>\n<br \/>1. D&rsquo;interdire la circulation des personnes ou des v&eacute;hicules dans les lieux et aux heures fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; ;<br \/>\n<br \/>2. D&rsquo;instituer, par arr&ecirc;t&eacute;, des zones de protection ou de s&eacute;curit&eacute; o&ugrave; le s&eacute;jour des personnes est r&eacute;glement&eacute; ;<br \/>\n<br \/>3. D&rsquo;interdire le s&eacute;jour dans tout ou partie de la r&eacute;gion &agrave; toute personne cherchant &agrave; entraver, de quelque mani&egrave;re que ce soit, l&rsquo;action des pouvoirs publics.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 6 : Le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur peut prononcer l&rsquo;assignation &agrave; r&eacute;sidence, de toute personne r&eacute;sidant dans la zone fix&eacute;e par le d&eacute;cret mentionn&eacute; &agrave; l&rsquo;article 2 et &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de laquelle il existe des raisons s&eacute;rieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la s&eacute;curit&eacute; et l&rsquo;ordre public.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>La personne mentionn&eacute;e au pr&eacute;c&eacute;dent alin&eacute;a du pr&eacute;sent article peut &eacute;galement &ecirc;tre astreinte &agrave; demeurer dans le lieu d&rsquo;habitation d&eacute;termin&eacute; par le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur, pendant la plage horaire qu&rsquo;il fixe, dans la limite de douze heures par vingt quatre heures.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur peut prescrire &agrave; la personne assign&eacute;e &agrave; r&eacute;sidence :<br \/>\n<br \/>1. L&rsquo;obligation de se pr&eacute;senter p&eacute;riodiquement aux services de police ou aux unit&eacute;s de gendarmerie, selon une fr&eacute;quence qu&rsquo;il d&eacute;termine dans les limites de trois pr&eacute;sentations par jour, en pr&eacute;cisant si cette obligation s&rsquo;applique y compris les vendredis, jours f&eacute;ri&eacute;s ou ch&ocirc;m&eacute;s.<br \/>\n<br \/>2. La remise &agrave; ces services de son passeport ou de tout autre document justificatif de son identit&eacute;, en &eacute;change d&rsquo;un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; valant justification de l&rsquo;identit&eacute;.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>La personne astreinte &agrave; r&eacute;sider dans un lieu qui lui est fix&eacute; en application du premier alin&eacute;a du pr&eacute;sent article peut se voir interdire par le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur de se trouver en relation, directement ou indirectement, avec certaines personnes, nomm&eacute;ment d&eacute;sign&eacute;es, dont il existe de s&eacute;rieuses raisons de penser que leur comportement constitue une menace pour la s&eacute;curit&eacute; et l&rsquo;ordre public.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Les personnes condamn&eacute;es &agrave; une peine privative de libert&eacute; pour un crime qualifi&eacute; d&rsquo;acte de terrorisme ou pour un d&eacute;lit recevant la m&ecirc;me qualification puni de dix ans d&#8217;emprisonnement et ayant fini l&rsquo;ex&eacute;cution de leurs peines depuis moins de cinq ans, peuvent faire l&rsquo;objet de mesures de surveillance sur ordre du ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur. Ce placement est prononc&eacute; apr&egrave;s accord de la personne concern&eacute;e, recueilli par &eacute;crit. La personne concern&eacute;e est astreinte, pendant toute la dur&eacute;e du placement, &agrave; l&rsquo;obligation de se pr&eacute;senter p&eacute;riodiquement aux services de police et de gendarmerie. Le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur peut &agrave; tout moment mettre fin &agrave; cette surveillance.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 7 : Les associations ou groupements de fait qui participent &agrave; la commission d&rsquo;actes portant une atteinte grave &agrave; l&rsquo;ordre public ou dont les activit&eacute;s facilitent cette commission ou y incitent, sont dissoutes par d&eacute;cret en conseil des ministres.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Le maintien ou la reconstitution d&rsquo;une association ou d&rsquo;un groupement dissous en application du pr&eacute;sent article ou l&rsquo;organisation de ce maintien ou de cette reconstitution sont r&eacute;prim&eacute;s dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 152 du code p&eacute;nal.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Par d&eacute;rogation &agrave; l&rsquo;article 12 de la pr&eacute;sente loi, les mesures prises sur le fondement du pr&eacute;sent article ne cessent pas de produire leurs effets &agrave; la fin de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 8 : Le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur, pour l&rsquo;ensemble du territoire o&ugrave; est institu&eacute; l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence, et le pr&eacute;fet, dans la r&eacute;gion, peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, d&eacute;bits de boissons et lieux de r&eacute;union de toute nature dans les zones d&eacute;termin&eacute;es par le d&eacute;cret pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 2.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Peuvent &ecirc;tre &eacute;galement interdites, &agrave; titre g&eacute;n&eacute;ral ou particulier, les r&eacute;unions de nature &agrave; provoquer ou &agrave; entretenir le d&eacute;sordre.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 9 : Les autorit&eacute;s administratives d&eacute;sign&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 8 peuvent ordonner la remise des armes et des munitions, d&eacute;tenues ou acquises l&eacute;galement, Ils peuvent, pour des motifs d&rsquo;ordre public, prendre une d&eacute;cision individuelle de remise d&rsquo;armes.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 10 : I- Le d&eacute;cret d&eacute;clarant ou la loi prorogeant l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence peut, par une disposition expresse, conf&eacute;rer au ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur le pouvoir d&rsquo;ordonner des perquisitions en tout lieu, y compris un domicile, de jour et de nuit, sauf dans un lieu affect&eacute; &agrave; l&rsquo;exercice d&rsquo;un mandat parlementaire, lorsqu&rsquo;il existe des raisons s&eacute;rieuses de penser que ce lieu est fr&eacute;quent&eacute; par une personne dont le comportement constitue une menace pour la s&eacute;curit&eacute; et l&rsquo;ordre public. La d&eacute;cision ordonnant une perquisition pr&eacute;cise le lieu et le moment de la perquisition.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Le procureur de la R&eacute;publique territorialement comp&eacute;tent est inform&eacute; sans d&eacute;lai de cette d&eacute;cision. La perquisition est conduite en pr&eacute;sence d&rsquo;un officier de police judiciaire territorialement comp&eacute;tent.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Elle ne peut se d&eacute;rouler qu&rsquo;en pr&eacute;sence de l&rsquo;occupant ou, &agrave; d&eacute;faut, de son repr&eacute;sentant ou de deux t&eacute;moins. La perquisition donne lieu &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;un compte rendu communiqu&eacute; sans d&eacute;lai au procureur de la R&eacute;publique. Lorsqu&rsquo;une infraction est constat&eacute;e, l&rsquo;officier de police judiciaire en dresse proc&egrave;s-verbal, proc&egrave;de &agrave; toute saisie utile et en informe sans d&eacute;lai le procureur de la R&eacute;publique. Le pr&eacute;sent I n&rsquo;est applicable que dans les zones fix&eacute;es par le d&eacute;cret pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article 2.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>II &#8211; Le ministre de l&rsquo;int&eacute;rieur peut prendre toute mesure pour assurer l&rsquo;interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant &agrave; la commission d&rsquo;actes de terrorisme ou en faisant l&rsquo;apologie.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 11 : Toutes les dispositions ant&eacute;rieures contraires &agrave; la pr&eacute;sente loi sont abrog&eacute;es. Les infractions aux articles 5, 8 et 9 sont punies de deux ans d&#8217;emprisonnement et de 2.000.000 FDJ d&rsquo;amende.<br \/>\n<br \/>Les infractions au premier alin&eacute;a de l&rsquo;article 6 sont punies de cinq ans d&#8217;emprisonnement et de 5.000.000 FDJ d&rsquo;amende.<br \/>\n<br \/>Les infractions aux alin&eacute;as 2 ; 3 ; 4 et 5 du m&ecirc;me article 6 sont punies de trois ans d&#8217;emprisonnement et de 3.000.000 FDJ d&rsquo;amende.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;office, par l&rsquo;autorit&eacute; administrative, des mesures prescrites peut &ecirc;tre assur&eacute;e nonobstant l&rsquo;existence de ces dispositions p&eacute;nales.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 12 : Les mesures prises en application de la pr&eacute;sente loi cessent d&rsquo;avoir effet en m&ecirc;me temps que prend fin l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 13 : A l&rsquo;exception des peines pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 11, les mesures prises sur le fondement de la pr&eacute;sente loi sont soumises au contr&ocirc;le du juge administratif dans les conditions fix&eacute;es par la loi.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 14 : La pr&eacute;sente loi sera publi&eacute;e au Journal Officiel de la R&eacute;publique de Djibouti et entrera en vigueur d&egrave;s sa promulgation.&nbsp;<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-62127","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"121\/AN\/15\/7\u00e8me L","comment":"relative \u00e0 l'\u00e9tat d'urgence.","visas":"<p>VU La Constitution du 15 septembre 1992 ;<br \/>\n<br \/>VU La Loi Constitutionnelle n&deg;92\/AN\/10\/6&egrave;me L portant r&eacute;vision de la Constitution ;<br \/>\n<br \/>VU La Loi n&deg;9\/AN\/94 du 05 janvier 1995 portant Code P&eacute;nal ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2013-0044\/PRE du 31 mars 2013 portant nomination du Premier Ministre ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2013-0045\/PRE du 31 mars 2013 portant nomination des membres du Gouvernement ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2013-0058\/PRE du 14 avril 2013 fixant les attributions des Minist&egrave;res ;<br \/>\n<br \/>VU La Circulaire n&deg;548\/PAN du 27\/12\/15 portant convocation de la troisi&egrave;me s&eacute;ance publique de la 2&egrave;me Session Ordinaire de l&rsquo;an 2015\/2016 ;<br \/>\n<br \/>&nbsp;Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 31 D&eacute;cembre 2015.<\/p>\n","signature":"<br \/>Fait &agrave; Djibouti, le 31 d&eacute;cembre 2015.\r\n<br \/>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,\r\n<br \/>chef du Gouvernement\r\n<br \/>ISMA&Iuml;L OMAR GUELLEH","nature_du_texte":247,"journal_officiel":58533,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"9338","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/62127","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/62127\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58533"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=62127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=62127"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=62127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}