{"id":62391,"date":"2017-01-05T00:00:00","date_gmt":"2017-01-04T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n159-an-16-7eme-l-portant-statut-des-refugies-en-republique-de-djibouti\/"},"modified":"2017-01-05T00:00:00","modified_gmt":"2017-01-04T21:00:00","slug":"loi-n159-an-16-7eme-l-portant-statut-des-refugies-en-republique-de-djibouti","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n159-an-16-7eme-l-portant-statut-des-refugies-en-republique-de-djibouti\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 159\/AN\/16\/7\u00e8me L portant statut des r\u00e9fugi\u00e9s en R\u00e9publique de Djibouti."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center\">CHAPITRE I<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">DISPOSITIONS GENERALES<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 1er : Champ d&rsquo;application&nbsp;&nbsp;<br \/>\n<br \/>La pr&eacute;sente loi s&rsquo;applique dans les situations des r&eacute;fugi&eacute;s et des demandeurs d&rsquo;asile en R&eacute;publique de Djibouti.<br \/>\n<br \/>Article 2 : D&eacute;finition du terme de demandeur d&rsquo;asile<br \/>\n<br \/>Aux termes de la pr&eacute;sente loi, le terme de demandeur d&rsquo;asile ou demandeur de statut de r&eacute;fugi&eacute; s&rsquo;entend de la personne qui quitte le pays dont elle a la nationalit&eacute; ou, si elle n&rsquo;a pas de nationalit&eacute;, le pays dans lequel elle avait sa r&eacute;sidence habituelle pour solliciter le statut de r&eacute;fugi&eacute; en R&eacute;publique de Djibouti et qui est dans l&rsquo;attente d&rsquo;une d&eacute;cision des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes relative &agrave; sa demande.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 3 : D&eacute;finition du terme de r&eacute;fugi&eacute;<br \/>\n<br \/>Aux termes de la pr&eacute;sente loi et conform&eacute;ment &agrave; la Convention de Gen&egrave;ve du 28 juillet 1951 relative au Statut des R&eacute;fugi&eacute;s et de son Protocole du 31 janvier 1967 et &agrave; la Convention de l&rsquo;OUA du 10 septembre 1969 r&eacute;gissant les aspects propres aux probl&egrave;mes de r&eacute;fugi&eacute;s en Afrique, le terme de r&eacute;fugi&eacute; s&rsquo;appliquera &agrave;&nbsp; toute personne :<br \/>\n<br \/>a. qui craignant avec raison d&rsquo;&ecirc;tre pers&eacute;cut&eacute;e du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalit&eacute;, de son appartenance &agrave; un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalit&eacute;, et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se r&eacute;clamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n&rsquo;a pas de nationalit&eacute; et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa r&eacute;sidence habituelle &agrave; la suite de tels &eacute;v&egrave;nements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner ;<br \/>\n<br \/>b. qui, du fait d&rsquo;une agression, d&rsquo;une occupation ext&eacute;rieure, d&rsquo;une domination &eacute;trang&egrave;re ou d&rsquo;un &eacute;v&egrave;nement troublant gravement l&rsquo;ordre public dans une partie ou dans la totalit&eacute; de son pays d&rsquo;origine ou du pays dont elle a la nationalit&eacute;, est oblig&eacute;e de quitter sa r&eacute;sidence habituelle pour chercher refuge dans un autre endroit &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de son pays d&rsquo;origine ou du pays dont elle a la nationalit&eacute;.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 4 : Cas d&rsquo;exclusion au statut de r&eacute;fugi&eacute;<br \/>\n<br \/>&nbsp;Les dispositions de la pr&eacute;sente loi ne sont pas applicables &agrave; toute personne au sujet de laquelle il y a des raisons s&eacute;rieuses de penser :<br \/>\n<br \/>a. qu&rsquo;elle a commis un crime contre la paix, un crime de guerre ou un crime contre l&rsquo;humanit&eacute;, au sens des instruments internationaux y relatifs ;<br \/>\n<br \/>b.&nbsp;&nbsp;&nbsp; qu&rsquo;elle a commis un crime grave de droit commun en dehors du pays d&rsquo;accueil avant d&rsquo;y &ecirc;tre admise comme r&eacute;fugi&eacute;e ;<br \/>\n<br \/>c.&nbsp;&nbsp;&nbsp; qu&rsquo;elle s&rsquo;est rendue coupable d&rsquo;agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies ou de l&rsquo;UA.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 5 : Cas de cessation du statut de r&eacute;fugi&eacute;<br \/>\n<br \/>1. Le statut de r&eacute;fugi&eacute; reconnu &agrave; une personne, conform&eacute;ment &agrave; la pr&eacute;sente loi, prend fin dans les cas ci-apr&egrave;s :<br \/>\n<br \/>a. si elle s&rsquo;est volontairement r&eacute;clam&eacute;e &agrave; nouveau de la protection du pays dont elle a la nationalit&eacute; ; ou<br \/>\n<br \/>b. si, ayant perdu sa nationalit&eacute;, elle l&rsquo;a volontairement recouvr&eacute;e; ou<br \/>\n<br \/>c. si elle a acquis une nouvelle nationalit&eacute; et jouit de la protection du pays dont elle a acquis la nationalit&eacute; ; ou<br \/>\n<br \/>d. si elle y a librement renonc&eacute; ;<br \/>\n<br \/>e. si elle est retourn&eacute;e volontairement s&rsquo;&eacute;tablir dans le pays qu&rsquo;elle a quitt&eacute; ou hors duquel elle est demeur&eacute;e de crainte d&rsquo;&ecirc;tre pers&eacute;cut&eacute;e ; ou<br \/>\n<br \/>f. si, les circonstances &agrave; la suite desquelles elle a &eacute;t&eacute; reconnue comme r&eacute;fugi&eacute;e ayant cess&eacute; d&rsquo;exister, elle ne peut plus continuer &agrave; refuser de se r&eacute;clamer de la protection du pays dont elle a la nationalit&eacute; ou si elle est sans nationalit&eacute;, du pays o&ugrave; elle avait sa r&eacute;sidence habituelle ; ou<br \/>\n<br \/>g. s&rsquo;agissant d&rsquo;une personne qui n&rsquo;a pas de nationalit&eacute;, si les circonstances &agrave; la suite desquelles elle a &eacute;t&eacute; reconnue comme r&eacute;fugi&eacute; ayant cess&eacute; d&rsquo;exister, elle est en mesure de retourner dans le pays dans lequel elle avait sa r&eacute;sidence habituelle.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>La d&eacute;cision de cessation du statut de r&eacute;fugi&eacute; du chef de famille ne saurait affecter automatiquement les autres membres de la famille tels que d&eacute;finis &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a 3 de l&rsquo;article 8. En outre, elle est sans pr&eacute;judice du droit de ces derniers de d&eacute;poser une demande ind&eacute;pendante de statut de r&eacute;fugi&eacute;.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 6 : D&eacute;cision d&rsquo;annulation du statut de r&eacute;fugi&eacute;<br \/>\n<br \/>1. La d&eacute;cision d&rsquo;annulation du statut de r&eacute;fugi&eacute; est prononc&eacute;e si, apr&egrave;s la reconnaissance dudit statut, des &eacute;l&eacute;ments graves et concordants ont &eacute;t&eacute; port&eacute;s &agrave; l&rsquo;attention des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes indiquant que le statut de r&eacute;fugi&eacute; a &eacute;t&eacute; reconnu sur la base d&rsquo;informations erron&eacute;es ou fausses ; ou lorsque le r&eacute;fugi&eacute; commet l&rsquo;un des actes &eacute;nonc&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 4 de la pr&eacute;sente loi.<br \/>\n<br \/>2. La d&eacute;cision d&rsquo;annulation du statut de r&eacute;fugi&eacute; du chef de famille entraine &eacute;galement l&rsquo;annulation du statut des membres de la famille.<br \/>\n<br \/>3. La d&eacute;cision d&rsquo;annulation n&#8217;emp&ecirc;chera pas l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; d&rsquo;introduire une nouvelle demande de statut de r&eacute;fugi&eacute; en cas d&rsquo;apparition de faits nouveaux.<br \/>\n<br \/>4. La d&eacute;cision d&rsquo;annulation de statut de r&eacute;fugi&eacute; du chef de famille est sans pr&eacute;judice du droit des membres de la famille de d&eacute;poser une demande ind&eacute;pendante de statut de refugi&eacute;.<br \/>\n<br \/>5. Le r&eacute;fugi&eacute; concern&eacute; est pr&eacute;alablement entendu et inform&eacute; de la proc&eacute;dure et de la possibilit&eacute; de faire un recours.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 7 : D&eacute;cision de retrait du statut de r&eacute;fugi&eacute;<br \/>\n<br \/>1. La d&eacute;cision de retrait du statut de r&eacute;fugi&eacute; est prononc&eacute;e lorsque le r&eacute;fugi&eacute; :<br \/>\n<br \/>a. porte atteinte &agrave; la s&eacute;curit&eacute; nationale,<br \/>\n<br \/>b. commet une atteinte d&rsquo;une mani&egrave;re particuli&egrave;rement grave &agrave; l&rsquo;ordre public.<br \/>\n<br \/>2. La d&eacute;cision de retrait du statut de r&eacute;fugi&eacute; n&rsquo;entraine pas la fin du statut d&eacute;riv&eacute; des membres de la famille de la personne concern&eacute;e.<br \/>\n<br \/>3. Le retrait fait obstacle &agrave; l&rsquo;introduction d&rsquo;une nouvelle demande de statut de r&eacute;fugi&eacute; de la part de l&rsquo;int&eacute;ress&eacute;.<br \/>\n<br \/>4. Le r&eacute;fugi&eacute; concern&eacute; est pr&eacute;alablement entendu et inform&eacute; de la proc&eacute;dure et de la possibilit&eacute; de faire un recours.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 8 : Conditions d&rsquo;octroi du statut de r&eacute;fugi&eacute; aux membres de la famille<br \/>\n<br \/>1.&nbsp;&nbsp; Les membres de la famille d&rsquo;une personne reconnue comme r&eacute;fugi&eacute;e au sens de l&rsquo;article 3 ci-dessus qui l&rsquo;accompagnent ou le rejoignent sont &eacute;galement consid&eacute;r&eacute;s comme r&eacute;fugi&eacute;s, sauf s&rsquo;ils sont d&rsquo;une nationalit&eacute; autre que celle du r&eacute;fugi&eacute; et jouissent de la protection du pays dont ils sont ressortissants.<br \/>\n<br \/>&nbsp;2.&nbsp;&nbsp; Si, une fois que la qualit&eacute; de r&eacute;fugi&eacute; a &eacute;t&eacute; reconnue au chef de famille, la coh&eacute;sion familiale est rompue par suite d&rsquo;un divorce, d&rsquo;une s&eacute;paration ou d&rsquo;un d&eacute;c&egrave;s, les membres de sa famille auxquels le statut de r&eacute;fugi&eacute; a &eacute;t&eacute; accord&eacute; en application de l&rsquo;alin&eacute;a 1 ci-dessus continuent &agrave; en jouir, sous r&eacute;serve des cas de fraude &eacute;voqu&eacute;s &agrave;&nbsp; l&rsquo;article 6, alin&eacute;a 1.<br \/>\n<br \/>3.&nbsp;&nbsp; Aux fins des dispositions des alin&eacute;as 1 et 2 ci-dessus, sont consid&eacute;r&eacute;s comme membres de la famille d&rsquo;une personne reconnue comme r&eacute;fugi&eacute;e, le conjoint r&eacute;fugi&eacute;, les enfants &acirc;g&eacute;s de moins de dix-huit ans &agrave; sa charge.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 9 : Cas d&rsquo;enfant mineur non-accompagn&eacute;<br \/>\n<br \/>1. Tout enfant mineur non accompagn&eacute;, sous r&eacute;serve des v&eacute;rifications n&eacute;cessaires, b&eacute;n&eacute;ficie du statut de r&eacute;fugi&eacute;.<br \/>\n<br \/>2. La R&eacute;publique de Djibouti, avec l&rsquo;appui des institutions internationales, apporte son concours au r&eacute;tablissement du regroupement familial.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 10 : Non-discrimination<br \/>\n<br \/>La pr&eacute;sente loi s&rsquo;applique &agrave; tout r&eacute;fugi&eacute; et demandeur d&rsquo;asile sans discrimination quant au genre, &agrave; la race, &agrave; la religion, ou &agrave; la nationalit&eacute;.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">CHAPITRE II<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">DISPOSITIONS APPLICABLES AUX DEMANDEURS<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">D&rsquo;ASILE<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 11 : Non-refoulement du demandeur d&rsquo;asile<br \/>\n<br \/>1. Aucune personne ne peut &ecirc;tre refoul&eacute;e &agrave; la fronti&egrave;re, ni faire l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure quelconque qui la contraindrait &agrave; retourner ou &agrave; demeurer dans un territoire o&ugrave; sa vie, son int&eacute;grit&eacute; physique ou sa libert&eacute; seraient menac&eacute;es pour l&rsquo;une des raisons mentionn&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 3 de la pr&eacute;sente loi.<br \/>\n<br \/>2. Tout demandeur d&rsquo;asile doit se pr&eacute;senter aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes dans un d&eacute;lai de trente (30) jours, &agrave; compter du moment du son entr&eacute;e sur le territoire national, pour pr&eacute;senter sa requ&ecirc;te.<br \/>\n<br \/>3. L&rsquo;autorit&eacute; ainsi saisie &eacute;tablit un proc&egrave;s-verbal d&eacute;taill&eacute; indiquant les informations personnelles du requ&eacute;rant, les raisons de sa demande d&rsquo;asile et toutes les informations utiles pour l&rsquo;instruction de son dossier.<br \/>\n<br \/>4. Une attestation de demandeur d&rsquo;asile est d&eacute;livr&eacute;e au requ&eacute;rant par l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente l&rsquo;ayant entendu qui transmet dans les meilleurs d&eacute;lais le dossier &agrave; la Commission Nationale d&rsquo;Eligibilit&eacute; vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 19 ci-dessous.<br \/>\n<br \/>5. Sans pr&eacute;judice des dispositions de l&rsquo;alin&eacute;a 2 ci-dessus, tout ressortissant &eacute;tranger se trouvant sur le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti et qui ne peut retourner dans son pays d&rsquo;origine ou dans le pays dans lequel il a sa r&eacute;sidence habituelle, pour les raisons indiqu&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 3 de la pr&eacute;sente loi est en droit d&rsquo;introduire une demande d&rsquo;asile qui sera examin&eacute;e conform&eacute;ment aux proc&eacute;dures fix&eacute;es par le d&eacute;cret d&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi.<br \/>\n<br \/>6. Toute personne ayant d&eacute;pos&eacute; une demande d&rsquo;asile en R&eacute;publique de Djibouti est autoris&eacute;e &agrave; y s&eacute;journer jusqu&rsquo;&agrave; la fin de la proc&eacute;dure.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 12 : Mesures de protection du demandeur d&rsquo;asile<br \/>\n<br \/>1. Aucune sanction p&eacute;nale ne s&rsquo;appliquera &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;une personne qui, du fait de son entr&eacute;e ou de son s&eacute;jour irr&eacute;guliers sur le territoire national, arrive directement du territoire o&ugrave; sa vie ou sa libert&eacute; seraient menac&eacute;es au sens de l&rsquo;article 3 de la pr&eacute;sente loi, sous r&eacute;serve qu&rsquo;elle se pr&eacute;sente sans d&eacute;lai aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 19.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>2. Aucune mesure de reconduite &agrave; la fronti&egrave;re contre un demandeur d&rsquo;asile ne peut &ecirc;tre mise en ex&eacute;cution avant que la Commission Nationale d&rsquo;Eligibilit&eacute; au statut de r&eacute;fugi&eacute; ne se prononce sur sa demande, sauf si ces mesures sont dict&eacute;es par des raisons de s&eacute;curit&eacute; nationale, d&rsquo;ordre public ou en ex&eacute;cution d&rsquo;une d&eacute;cision rendue conform&eacute;ment &agrave; la loi ; en tout cas ces mesures d&rsquo;expulsion ou de reconduite &agrave; la fronti&egrave;re ne pourraient avoir pour effet de contraindre un demandeur d&rsquo;asile &agrave; retourner ou demeurer dans un pays o&ugrave; sa vie ou sa libert&eacute; serait menac&eacute;e au sens de l&rsquo;article 3 de la pr&eacute;sente loi.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 13 : Conditions de circulation du demandeur d&rsquo;asile<br \/>\n<br \/>&nbsp;Les d&eacute;placements du demandeur d&rsquo;asile, qui est d&eacute;tenteur d&rsquo;une attestation indiquant qu&rsquo;il a d&eacute;pos&eacute; son dossier, sont soumis &agrave; restriction tant que son statut n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; d&eacute;termin&eacute; ou qu&rsquo;il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; admis dans un autre pays. Il est tenu d&rsquo;informer les autorit&eacute;s comp&eacute;tentes de ses d&eacute;placements et de se pr&eacute;senter &agrave; elles en cas de besoin.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">CHAPITRE III<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">DROITS ET OBLIGATIONS DES REFUGIES ET DEMANDEURS D&rsquo;ASILE<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 14 : Droits fondamentaux<br \/>\n<br \/>1. Sans pr&eacute;judice des dispositions des chapitres I et II ci-dessus, tous les droits fondamentaux et les dispositions &eacute;nonc&eacute;es aux chapitres II, III, IV et V de la Convention de Gen&egrave;ve relative aux r&eacute;fugi&eacute;s du 28 juillet 1951 et celle de l&rsquo;OUA du 10 septembre 1969 relative aux r&eacute;fugi&eacute;s s&rsquo;appliquent &agrave; tout r&eacute;fugi&eacute; et demandeur d&rsquo;asile r&eacute;sidant r&eacute;guli&egrave;rement sur le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti et dans les limites des droits accord&eacute;s aux nationaux. Il s&rsquo;agit notamment du droit :<br \/>\n<br \/>&#8211; &agrave; la non-discrimination ;<br \/>\n<br \/>&#8211; &agrave; la libert&eacute; de circulation ;<br \/>\n<br \/>&#8211; aux documents d&rsquo;&eacute;tat civil ;<br \/>\n<br \/>&#8211; aux documents d&rsquo;identit&eacute; et de voyage ;<br \/>\n<br \/>&#8211; &agrave; l&rsquo;&eacute;ducation ;<br \/>\n<br \/>&#8211; au travail ;<br \/>\n<br \/>&#8211; d&rsquo;ester en justice ;<br \/>\n<br \/>&#8211; &agrave; la propri&eacute;t&eacute; ;<br \/>\n<br \/>&#8211; de pratiquer sa religion ;<br \/>\n<br \/>&#8211; &agrave; la libert&eacute; d&rsquo;association ;<br \/>\n<br \/>&#8211; &agrave; l&rsquo;assistance sociale et publique ;<br \/>\n<br \/>&#8211; &agrave; la naturalisation.<br \/>\n<br \/>2. Les modalit&eacute;s d&rsquo;exercice des droits fondamentaux des r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a 1 ci-dessus sont r&eacute;glement&eacute;es par le D&eacute;cret d&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 15 : Respect des lois et r&egrave;glements du pays<br \/>\n<br \/>Tout r&eacute;fugi&eacute; et demandeur d&rsquo;asile est tenu de se conformer aux lois et r&egrave;glements en vigueur au m&ecirc;me titre que les nationaux.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 16 : Interdiction des activit&eacute;s subversives<br \/>\n<br \/>Toute personne qui b&eacute;n&eacute;ficie du statut de r&eacute;fugi&eacute; s&rsquo;engage &agrave; ne mener &agrave; partir du territoire national, aucune activit&eacute; d&eacute;stabilisatrice contre la R&eacute;publique de Djibouti, contre son pays d&rsquo;origine ou contre tout autre Etat.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 17 : Mesures de protection<br \/>\n<br \/>Aucun r&eacute;fugi&eacute; et demandeur d&rsquo;asile ne peut &ecirc;tre extrad&eacute;, expuls&eacute; ou refoul&eacute;, de quelque mani&egrave;re que ce soit, sur les fronti&egrave;res d&rsquo;un territoire vis&eacute; &agrave; l&rsquo;article 3 ci-dessus<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 18 : Conditions d&rsquo;expulsion<br \/>\n<br \/>1. Un r&eacute;fugi&eacute; se trouvant r&eacute;guli&egrave;rement sur le territoire de la R&eacute;publique de Djibouti ne pourra &ecirc;tre expuls&eacute; que pour des raisons de s&eacute;curit&eacute; nationale ou d&rsquo;ordre public.<br \/>\n<br \/>2. L&rsquo;expulsion d&rsquo;un r&eacute;fugi&eacute; n&rsquo;a lieu qu&rsquo;en ex&eacute;cution d&rsquo;une d&eacute;cision rendue conform&eacute;ment &agrave; la proc&eacute;dure pr&eacute;vue par la loi.<br \/>\n<br \/>3. La d&eacute;cision d&rsquo;expulsion est signifi&eacute;e au r&eacute;fugi&eacute; ainsi qu&rsquo;au Haut Commissariat des Nations Unies pour les R&eacute;fugi&eacute;s qui se charge d&rsquo;apporter son concours &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; pour trouver un pays d&rsquo;asile dans un d&eacute;lai raisonnable.<br \/>\n<br \/>4. L&rsquo;expulsion entraine de plein droit le retrait du statut de r&eacute;fugi&eacute;.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">CHAPITRE IV<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">ORGANES COMPETENTS EN MATIERE D&rsquo;ELIGIBILITE ET DE GESTION DES REFUGIES<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 19 : Organes comp&eacute;tents<br \/>\n<br \/>1. Le Minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur est l&rsquo;intervenant national pour les &eacute;trangers en g&eacute;n&eacute;ral et pour les r&eacute;fugi&eacute;s en particulier.<br \/>\n<br \/>2. Les organes institu&eacute;s pour l&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; au statut de r&eacute;fugi&eacute; et la gestion des questions relatives aux r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile sont :<br \/>\n<br \/>a. l&rsquo;Office National d&rsquo;Assistance aux R&eacute;fugi&eacute;s et Sinistr&eacute;s (en sigle ONARS) qui est charg&eacute; d&rsquo;assurer le suivi quotidien de toutes les affaires concernant les r&eacute;fugi&eacute;s et demandeurs d&rsquo;asile et d&rsquo;assister le Secr&eacute;tariat de la Commission Nationale d&rsquo;Eligibilit&eacute; au statut de r&eacute;fugi&eacute; (en sigle CNE) ;<br \/>\n<br \/>b. la CNE qui est charg&eacute;e de d&eacute;cider sur l&rsquo;octroi, la cessation, l&rsquo;annulation et le retrait du statut de r&eacute;fugi&eacute; ; et<br \/>\n<br \/>c. la Commission Nationale de Recours au statut de r&eacute;fugi&eacute; (en sigle CNR) qui est charg&eacute;e d&rsquo;examiner et de se prononcer sur les recours contre les d&eacute;cisions de rejet au statut de r&eacute;fugi&eacute; prises en premi&egrave;re instance par la CNE.<br \/>\n<br \/>3. Le fonctionnement des organes ci-dessus est r&eacute;gl&eacute; par le D&eacute;cret d&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi &agrave; l&rsquo;exception de l&rsquo;ONARS.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 20 : Recours contre les d&eacute;cisions de la CNR<br \/>\n<br \/>Les d&eacute;cisions de la CNR sont susceptibles d&rsquo;un recours devant la Tribunal Administratif.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">CHAPITRE V<\/p>\n<p style=\"text-align: center\">DISPOSITIONS FINALES ET EXECUTOIRES<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 21 : La R&eacute;publique de Djibouti s&rsquo;engage &agrave; coop&eacute;rer avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les R&eacute;fugi&eacute;s ou toute autre institution des Nations Unies qui lui succ&egrave;derait, dans l&rsquo;exercice de ses fonctions et en particulier &agrave; faciliter sa t&acirc;che de surveillance de l&rsquo;application des dispositions de la Convention de Gen&egrave;ve, de son Protocole additionnel et de la Convention de l&rsquo;OUA de 1969 r&eacute;gissant les aspects propres aux probl&egrave;mes des r&eacute;fugi&eacute;s en Afrique.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 22 : Toutes les dispositions ant&eacute;rieures contraires &agrave; la pr&eacute;sente loi sont abrog&eacute;es.<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Article 23 : La pr&eacute;sente loi entrera en vigueur d&egrave;s sa publication.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-62391","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"159\/AN\/16\/7\u00e8me L","comment":"portant statut des r\u00e9fugi\u00e9s en R\u00e9publique de Djibouti. ","visas":"<p>VU La Constitution du 15 septembre 1992 ;<br \/>\n<br \/>VU La Loi constitutionnelle n&deg;92\/AN\/10\/6&egrave;me L portant r&eacute;vision de la Constitution du 21 avril 2010 ;<br \/>\n<br \/>VU La Loi n&deg;150\/AN\/06\/5&egrave;me L du 21 juin 2006 portant ratification de la Convention de l&rsquo;OUA du 10 septembre 1969 r&eacute;gissant les aspects propres aux probl&egrave;mes de r&eacute;fugi&eacute;s en Afrique ;<br \/>\n<br \/>VU La Loi n&deg;201\/AN\/07\/5&egrave;me L du 22 d&eacute;cembre 2007 fixant les conditions d&rsquo;entr&eacute;e et de s&eacute;jour en R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;77-054\/PR\/AE portant cr&eacute;ation de la Commission Nationale d&rsquo;Eligibilit&eacute; des r&eacute;fugi&eacute;s du 9 novembre 1977 ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;78-020\/PR portant cr&eacute;ation d&rsquo;un Comit&eacute; National d&rsquo;Assistance aux&nbsp;&nbsp; r&eacute;fugi&eacute;s et aux sinistr&eacute;s, ainsi que d&rsquo;un Office National charg&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution des mesures d&eacute;cid&eacute;es en leur faveur du 21 f&eacute;vrier 1978 ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2001-0101\/PR\/MI du 28 mai 2001 modifiant le D&eacute;cret n&deg;77-054\/PR\/AE portant&nbsp; cr&eacute;ation de la Commission Nationale d&rsquo;Eligibilit&eacute; au statut de r&eacute;fugi&eacute; ;<br \/>\n<br \/>VU L&rsquo;Ordonnance n&deg;77-053\/PR\/AE portant statut des r&eacute;fugi&eacute;s sur le sol de la R&eacute;publique de Djibouti du 9 novembre 1977 ;<br \/>\n<br \/>VU La Lettre du Minist&egrave;re des Affaires Etrang&egrave;res en date du 20 ao&ucirc;t 1977 constituant les notifications de succession du Gouvernement de la R&eacute;publique de Djibouti &agrave; la Convention de Gen&egrave;ve relative au statut des r&eacute;fugi&eacute;s du 28 juillet 1951 et de son protocole du&nbsp; 31 janvier 1967 ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2016-109\/PRE du 11 mai 2016 portant nomination du Premier Ministre ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;2016-110\/PRE du 12 mai 2016 portant nomination des membres du Gouvernement ;<br \/>\n<br \/>VU Le D&eacute;cret n&deg;<a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/decret-n2016-148-pre-fixant-les-attributions-des-ministeres\/'>2016-148\/PRE <\/a>du 16 juin 2016 fixant les attributions des Minist&egrave;res;<br \/>\n<br \/>VU La Circulaire n&deg;407\/PAN du 20\/12\/2016 portant convocation de la quatri&egrave;me&nbsp; s&eacute;ance publique de la 2&egrave;me Session Ordinaire de l&rsquo;an 2016 ;<br \/>\n<br \/>&nbsp;<br \/>\n<br \/>Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 06 Septembre 2016.<\/p>\n","signature":"<br \/>Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,\r\n<br \/>chef du Gouvernement\r\n<br \/>ISMA&Iuml;L OMAR GUELLEH","nature_du_texte":247,"journal_officiel":58564,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"9602","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/62391","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/62391\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58564"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=62391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=62391"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=62391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}