{"id":63891,"date":"1999-07-03T00:00:00","date_gmt":"1999-07-02T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n48-an-99-4eme-l-portant-orientation-de-la-politique-de-sante\/"},"modified":"1999-07-03T00:00:00","modified_gmt":"1999-07-02T21:00:00","slug":"loi-n48-an-99-4eme-l-portant-orientation-de-la-politique-de-sante","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/loi-n48-an-99-4eme-l-portant-orientation-de-la-politique-de-sante\/","title":{"rendered":"Loi n\u00b0 48\/AN\/99\/4\u00e8me L portant Orientation de la Politique de Sant\u00e9"},"content":{"rendered":"<p align=\"center\">DISPOSITIONS GENERALES<\/p>\n<p>Article 1er : La sant&eacute; est un &eacute;tat de complet bien-&ecirc;tre physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d&rsquo;infirmit&eacute;.<\/p>\n<p>Article 2 : La nation proclame le droit &agrave; la sant&eacute; pour tous. La garantie de ce droit est une mission essentielle de l&rsquo;&Eacute;tat, qui adopte les principes et met en place les moyens n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;accomplissement de cette mission.<\/p>\n<p>Article 3 : L&rsquo;&Eacute;tat adopte et soutient le principe de la solidarit&eacute; et l&rsquo;&eacute;galit&eacute; de tous devant les charges publiques en mati&egrave;re de sant&eacute;: chacun doit participer, dans la mesure de ses ressources, au financement de ces charges. A cette fin, l&rsquo;&Eacute;tat met en&nbsp;&nbsp;place de fa&ccedil;on graduelle un syst&egrave;me de participation &eacute;largi &agrave; l&rsquo;ensemble des b&eacute;n&eacute;ficiaires pour permettre de recouvrer, en partie, les co&ucirc;ts de la sant&eacute;. Des textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires d&eacute;terminent les mesures n&eacute;cessaires &agrave; la mise en &oelig;uvre de ces dispositions.<\/p>\n<p>Article 4 : L&rsquo;assistance aux enfants pour leur d&eacute;veloppement physique, intellectuel et social constitue pour les parents un droit naturel et un devoir qu&rsquo;ils exercent avec l&rsquo;aide de l&rsquo;&Eacute;tat. Cette obligation d&rsquo;assistance est en outre un droit des enfants vis-&agrave;-vis de l&rsquo;&Eacute;tat.<\/p>\n<p>Article 5 : Cette obligation d&rsquo;assistance s&rsquo;applique &eacute;galement aux m&egrave;res, aux personnes handicap&eacute;es aux groupes les plus vuln&eacute;rables et aux victimes des catastrophes naturelles.<\/p>\n<p>Article 6 : De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, la politique de sant&eacute; a pour objectif de doter la nation d&rsquo;un service public de sant&eacute; accessible &agrave; tous les citoyens, quelle que soit leur situation sociale et g&eacute;ographique.<br \/>Elle s&rsquo;appuie &agrave; la fois sur le d&eacute;veloppement du savoir-faire national, sur la coop&eacute;ration internationale et sur une approche r&eacute;gionale des probl&egrave;mes de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 7 : Toutes les activit&eacute;s de sant&eacute; en R&eacute;publique de Djibouti s&rsquo;exercent dans le cadre de la politique nationale de sant&eacute; et dans le respect de la r&eacute;glementation en vigueur.<br \/>Tous les acteurs de la sant&eacute;, publics, parapublics et priv&eacute;s, concourent au service public de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 8 : Le ministre charg&eacute; de la sant&eacute; est le garant de l&rsquo;application de la r&eacute;glementation et le coordinateur du service public de sant&eacute; sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire national.<\/p>\n<p>CHAPITRE PREMIER : DU SERVICE PUBLIC DE SANTE<\/p>\n<p>Article 9 : Le service public de sant&eacute; a pour mission d&rsquo;assurer des prestations m&eacute;dicales et sanitaires de qualit&eacute; accessibles &agrave; l&rsquo;ensemble de la population.<\/p>\n<p>Article 10 : Le service public de sant&eacute; est diversifi&eacute; et coordonn&eacute;. Il comprend :<br \/>1&deg;) les institutions et &eacute;tablissements de sant&eacute; financ&eacute;s par l&rsquo;&Eacute;tat et dont l&rsquo;activit&eacute; porte sur :<\/p>\n<p>&#8211; l&rsquo;hygi&egrave;ne publique et l&rsquo;assainissement,<br \/>&#8211; l&rsquo;information et l&rsquo;&eacute;ducation sanitaire,<br \/>&#8211; la m&eacute;decine pr&eacute;ventive,<br \/>&#8211; les soins curatifs,<br \/>&#8211; la sant&eacute; maternelle et infantile,<br \/>&#8211; la protection des personnes handicap&eacute;es, des malades mentaux et des autres groupes vuln&eacute;rables,<br \/>&#8211; les programmes nationaux de sant&eacute;,<br \/>&#8211; les analyses et l&rsquo;imagerie m&eacute;dicale,<br \/>&#8211; la formation et la recherche,<br \/>&#8211; la m&eacute;decine scolaire,<br \/>&#8211; la m&eacute;decine sportive,<br \/>&#8211; la m&eacute;decine du travail,<br \/>&#8211; la sant&eacute; militaire ;<\/p>\n<p>2&deg;) les &eacute;tablissements parapublics &agrave; gestion autonome, financ&eacute;s par les tiers payants ou fonctionnant selon des r&egrave;gles communes de gestion ;<\/p>\n<p>3&deg;) les institutions et &eacute;tablissements &agrave; but non lucratif reconnus d&rsquo;utilit&eacute; publique ;<\/p>\n<p>4&deg;) les cabinets, officines et &eacute;tablissements de sant&eacute; du secteur priv&eacute; ;<\/p>\n<p>5&deg;) les cabinets et officines de m&eacute;decine traditionnelle agr&eacute;es par l&rsquo;&Eacute;tat.<\/p>\n<p>Article 11 : Les institutions, &eacute;tablissements, cabinets et officines du service public de sant&eacute; sont soumis au contr&ocirc;le de l&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale de la Sant&eacute;, qui assure &eacute;galement le suivi des programmes nationaux. L&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale de la sant&eacute; rend compte ponctuellement de ses activit&eacute;s au ministre charg&eacute; de la sant&eacute; et lui remet, en outre, un rapport annuel &eacute;tabli &agrave; l&rsquo;attention du gouvernement.<\/p>\n<p>Article12 : Les &eacute;tablissements de sant&eacute;, publics, parapublics et priv&eacute;s, assurent la surveillance et le traitement des malades, des bless&eacute;s et des femmes enceintes. Ils participent &agrave; des actions de pr&eacute;vention et d&rsquo;&eacute;ducation pour la sant&eacute; et pour l&rsquo;&eacute;quilibre familial.<\/p>\n<p>Article 13 : Les &eacute;tablissements de sant&eacute;, publics, parapublics et priv&eacute;s dispensent :<br \/>1&deg;) avec ou sans h&eacute;bergement :<br \/>&#8211; des soins de courte dur&eacute;e ou concernant des affections graves pendant leur phase aigu&euml; ;<br \/>&#8211; des soins continus dans le cadre d&rsquo;un traitement ou d&rsquo;une surveillance m&eacute;dicale.<\/p>\n<p>2&deg;) avec h&eacute;bergement, des soins de longue dur&eacute;e &agrave; des personnes dont l&rsquo;&eacute;tat n&eacute;cessite une surveillance m&eacute;dicale constante.<\/p>\n<p>Article 14 : Les obligations et les r&egrave;gles de fonctionnement du service public de sant&eacute; sont pr&eacute;cis&eacute;es par des textes particuliers.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 1 : Des secteurs public et parapublic<\/p>\n<p>Sous-section 1 : Du poste de sant&eacute;<\/p>\n<p>Article 15 : Le poste de sant&eacute; est l&rsquo;unit&eacute; de base du service public de sant&eacute; g&eacute;r&eacute;e par un infirmier. Il assure les activit&eacute;s de soins, de pr&eacute;vention et d&rsquo;&eacute;ducation pour la sant&eacute;. Il est l&rsquo;instrument privil&eacute;gi&eacute; d&rsquo;animation et d&rsquo;int&eacute;gration des activit&eacute;s de sant&eacute; des communaut&eacute;s. Le poste de sant&eacute; est rattach&eacute; soit au centre de sant&eacute; dans la capitale, soit au centre m&eacute;dical hospitalier dans les districts de l&rsquo;int&eacute;rieur.<br \/>&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 2 : Du centre de sant&eacute;<\/p>\n<p align=\"left\">Article 16 : Le centre de sant&eacute;, g&eacute;r&eacute; par un m&eacute;decin, assure au niveau de la capitale les m&ecirc;mes services que le poste de sant&eacute;. Dans le secteur de la sant&eacute; publique, il sert d&rsquo;appui technique aux postes de sant&eacute; qui lui sont rattach&eacute;s. Les centres m&eacute;dico-sociaux, les dispensaires du minist&egrave;re de la d&eacute;fense, des forces nationales de s&eacute;curit&eacute; et du secteur parapublic assurent les m&ecirc;mes services que les centres de sant&eacute; de la sant&eacute; publique.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 3 : Du centre m&eacute;dical hospitalier<\/p>\n<p align=\"left\">Article 17 : Le centre m&eacute;dical hospitalier est un &eacute;tablissement de sant&eacute;, pr&eacute;sent dans chaque district de l&rsquo;int&eacute;rieur, qui offre une capacit&eacute; d&rsquo;hospitalisation et assure des activit&eacute;s de pr&eacute;vention et d&rsquo;&eacute;ducation pour la sant&eacute;. Les centres m&eacute;dicaux hospitaliers disposent d&rsquo;une antenne chirurgicale, d&rsquo;une maternit&eacute; et d&rsquo;un service de m&eacute;decine. Ils servent de recours aux postes de sant&eacute;.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 4 : De l&rsquo;h&ocirc;pital sp&eacute;cialis&eacute;<\/p>\n<p align=\"left\">Article 18 : Les h&ocirc;pitaux sp&eacute;cialis&eacute;s servent de recours aux autres &eacute;tablissements de sant&eacute;. Ils dispensent des soins sp&eacute;cialis&eacute;s notamment en mati&egrave;re de maternit&eacute;, de p&eacute;diatrie, de lutte contre la tuberculose. Ils jouissent de l&rsquo;autonomie de gestion ; l&rsquo;organisation et le fonctionnement des h&ocirc;pitaux sp&eacute;cialis&eacute;s sont fix&eacute;s par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 5 : De l&rsquo;H&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral<\/p>\n<p align=\"left\">Article 19 : L&rsquo;H&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral offre l&rsquo;ensemble des prestations m&eacute;dicales et chirurgicales au niveau de r&eacute;f&eacute;rence nationale. Il participe &eacute;galement &agrave; l&rsquo;enseignement m&eacute;dical, &agrave; la recherche op&eacute;rationnelle et &agrave; l&rsquo;aide m&eacute;dicale urgente. Dot&eacute; de la personnalit&eacute; juridique, il jouit de l&rsquo;autonomie de gestion et de l&rsquo;autonomie financi&egrave;re ; l&rsquo;organisation et le fonctionnement de l&rsquo;H&ocirc;pital G&eacute;n&eacute;ral sont d&eacute;finis dans le cadre de la loi hospitali&egrave;re.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 6 : Des programmes nationaux<\/p>\n<p align=\"left\">Article 20 : Les programmes nationaux r&eacute;pondent &agrave; des priorit&eacute;s et &agrave; des aspects sp&eacute;cifiques de la sant&eacute;. Leur activit&eacute; est coordonn&eacute;e et int&eacute;gr&eacute;e &agrave; l&rsquo;ensemble de l&rsquo;action sanitaire.<br \/>Ils portent notamment sur :<br \/>&#8211; les an&eacute;mies,<br \/>&#8211; les affections respiratoires aigu&euml;s,<br \/>&#8211; les maladies diarrh&eacute;iques,<br \/>&#8211; le paludisme,<br \/>&#8211; la tuberculose,<br \/>&#8211; les maladies sexuellement transmissibles,<br \/>&#8211; le SIDA,<br \/>&#8211; les affections cibles du Programme Elargi de Vaccination,<br \/>&#8211; les affections chroniques non transmissibles,<br \/>&#8211; les maladies &eacute;mergentes et r&eacute;&eacute;mergentes,<br \/>&#8211; les affections ophtalmologiques,<br \/>&#8211; les affections bucco-dentaires,<br \/>&#8211; les fi&egrave;vres d&rsquo;origine ind&eacute;termin&eacute;e,<br \/>&#8211; la sant&eacute; mentale,<br \/>&#8211; la sant&eacute; reproductive et la planification familiale,<br \/>&#8211; la sant&eacute; de la m&egrave;re et de l&rsquo;enfant,<br \/>&#8211; les soins de sant&eacute; primaire,<br \/>&#8211; l&rsquo;&eacute;ducation pour la sant&eacute;,<br \/>&#8211; la disponibilit&eacute; et l&rsquo;utilisation rationnelle des<br \/>&nbsp; &nbsp;m&eacute;dicaments essentiels,<br \/>&#8211; la qualit&eacute; des soins et la technologie m&eacute;dicale,<br \/>&#8211; l&rsquo;hygi&egrave;ne et l&rsquo;assainissement,<br \/>&#8211; la nutrition et la s&eacute;curit&eacute; alimentaire,<br \/>&#8211; la toxicomanie, y compris le tabac,<br \/>&#8211; la surveillance &eacute;pid&eacute;miologique et les informations sanitaires,<br \/>&#8211; la gestion des ressources humaines, y compris la formation continue.<\/p>\n<p>Article 21 : Les protocoles de traitement et de prophylaxie inclus dans les programmes nationaux s&rsquo;imposent &agrave; tous et sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire national.<\/p>\n<p>Section 2 : Du secteur priv&eacute;<\/p>\n<p>Article 22 : Les &eacute;tablissements de sant&eacute; du secteur priv&eacute; &agrave; but lucratif ou non lucratif sont titulaires d&rsquo;une Autorisation d&rsquo;ouverture accord&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;sidentiel sur proposition du ministre charg&eacute; de la sant&eacute;. La constitution du dossier de demande d&rsquo;Autorisation est d&eacute;termin&eacute;e par des textes particuliers.<\/p>\n<p>Article 23 : La qualit&eacute; d&rsquo;&eacute;tablissement priv&eacute; &agrave; but non lucratif reconnu d&rsquo;utilit&eacute; publique est accord&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;sidentiel, au vu d&rsquo;un dossier exposant le projet poursuivi et lorsque ce projet :<\/p>\n<p>1&deg;) r&eacute;pond aux besoins de la population et aux objectifs d&eacute;finis par la carte sanitaire ;<br \/>2&deg;) satisfait aux conditions d&rsquo;hygi&egrave;ne, de s&eacute;curit&eacute; et de techniques de fonctionnement n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;accomplissement du projet.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 3 : Des secteurs particuliers du service public de sant&eacute;<\/p>\n<p align=\"left\">Article 24 : Les secteurs particuliers du service public de sant&eacute; sont constitu&eacute;s par la m&eacute;decine scolaire, la m&eacute;decine du travail, la m&eacute;decine sportive, la sant&eacute; militaire et la m&eacute;decine traditionnelle.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 1 : De la m&eacute;decine scolaire<\/p>\n<p align=\"left\">Article 25 : La m&eacute;decine scolaire a pour priorit&eacute;s le d&eacute;pistage pr&eacute;coce des maladies et des handicaps ainsi que la pr&eacute;vention de la toxicomanie, y compris le tabac.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 2 : De la m&eacute;decine du travail<\/p>\n<p align=\"left\">Article 26 : La m&eacute;decine du travail a pour priorit&eacute; la pr&eacute;vention des maladies professionnelles et celle des accidents du travail.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 3 : De la m&eacute;decine sportive<\/p>\n<p align=\"left\">Article 27 : La m&eacute;decine sportive doit assurer en particulier la surveillance m&eacute;dicale des sportifs et la lutte contre le dopage.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 4 : De la sant&eacute; militaire<\/p>\n<p align=\"left\">Article 28 : Les services de sant&eacute; des arm&eacute;es et des forces nationales de police contribuent en particulier aux actions sanitaires en mati&egrave;re de catastrophes, de lutte contre les fl&eacute;aux et d&rsquo;&eacute;vacuations sanitaires.<\/p>\n<p>Article 29 : Des conventions et des protocoles d&rsquo;accords sont &eacute;tablis entre le gouvernement et le service de sant&eacute; des arm&eacute;es &eacute;trang&egrave;res stationn&eacute;es en R&eacute;publique de Djibouti :<\/p>\n<p>1&deg;) en mati&egrave;re de coop&eacute;ration et d&rsquo;assistance militaire technique;<\/p>\n<p>2&deg;) dans le cadre du service public de sant&eacute; ;<\/p>\n<p>3&deg;) pour le respect des dispositions de l&rsquo;article 21 ci-dessus relatives aux programmes nationaux.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 5 : De la m&eacute;decine traditionnelle<\/p>\n<p>Article 30 : L&rsquo;Etat a le devoir de soutenir et d&rsquo;encadrer scientifiquement la m&eacute;decine traditionnelle.<\/p>\n<p>Article 31 : La politique de sant&eacute; relative &agrave; la m&eacute;decine traditionnelle a pour but d&rsquo;assurer :<\/p>\n<p>1&deg;) la collaboration entre la m&eacute;decine moderne et la m&eacute;decine traditionnelle ;<\/p>\n<p>2&deg;) l&rsquo;am&eacute;lioration des conditions de s&eacute;curit&eacute; des patients ;<\/p>\n<p>3&deg;) le d&eacute;veloppement de la pharmacop&eacute;e traditionnelle.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE DEUXIEME : DE LA DECENTRALISATION, DE LA CARTE ET DE L&rsquo;ORGANISATION SANITAIRE<\/p>\n<p align=\"center\">Section 1 : Du secteur sanitaire&nbsp;<\/p>\n<p>Article 32 : Le secteur sanitaire est l&rsquo;unit&eacute; territoriale de base, administrative, technique et financi&egrave;re de la carte sanitaire.<\/p>\n<p>Article 33 : Les secteurs sanitaires sont regroup&eacute;s par district sanitaire, dont les limites g&eacute;ographiques sont celles du district administratif.<\/p>\n<p>Article 34 : Dans les districts de l&rsquo;int&eacute;rieur, les fonctions de directeur du district sanitaire sont assur&eacute;es par un haut fonctionnaire du minist&egrave;re de la sant&eacute; publique et des affaires sociales ( y compris les m&eacute;decins form&eacute;s en Sant&eacute; Publique). Dans la capitale, la direction du district sanitaire est confi&eacute;e &agrave; un administrateur civil, qui coordonne et contr&ocirc;le les activit&eacute;s des dispensaires et des centres de sant&eacute; de la sant&eacute; publique. Le directeur du district sanitaire doit assistance &agrave; l&rsquo;inspecteur de la sant&eacute; &agrave; l&rsquo;occasion de ses missions.<\/p>\n<p>Article 35 : L&rsquo;organisation et le fonctionnement des secteurs et des districts sanitaires sont fix&eacute;s par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 2 : De la carte sanitaire<\/p>\n<p>Article 36 : La carte sanitaire est l&rsquo;instrument fondamental de l&rsquo;organisation du service public de sant&eacute;. Elle constitue la base de la planification, de la d&eacute;centralisation et de la coordination de l&rsquo;action sanitaire et sociale. A ce titre, elle a pour objet de pr&eacute;voir, de susciter et d&rsquo;organiser les &eacute;volutions n&eacute;cessaires de l&rsquo;offre de soins.<br \/>Dans ce but, la carte sanitaire est &eacute;tablie, apr&egrave;s une analyse quantitative et qualitative de l&rsquo;offre de soins existante, sur la base des besoins pr&eacute;sents et &agrave; venir de la population, des donn&eacute;es d&eacute;mographiques et des progr&egrave;s des techniques m&eacute;dicales. Elle peut &ecirc;tre r&eacute;vis&eacute;e &agrave; tout moment et obligatoirement au moins tous les cinq ans. Le ministre charg&eacute; de la sant&eacute; remet au gouvernement, tous les cinq ans, un rapport sur l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;organisation et de l&rsquo;&eacute;quipement sanitaire.<\/p>\n<p>Article 37 : La carte sanitaire d&eacute;termine :<\/p>\n<p>1&deg;) La nature et l&rsquo;importance :<br \/>a) des structures n&eacute;cessaires pour r&eacute;pondre aux besoins de la population, y compris les &eacute;quipements en mat&eacute;riels lourds ;<br \/>b) des activit&eacute;s de soins de co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; ou n&eacute;cessitant des dispositions particuli&egrave;res.<\/p>\n<p>2&deg;) La r&eacute;partition g&eacute;ographique de ces structures et activit&eacute;s de soins.<\/p>\n<p>Article 38 : La carte sanitaire est &eacute;labor&eacute;e par le minist&egrave;re de la sant&eacute; publique et des affaires sociales en collaboration avec les autres secteurs concern&eacute;s.<br \/>A cette fin, il est cr&eacute;&eacute; :<\/p>\n<p>1&deg;) aupr&egrave;s du ministre de la sant&eacute;, une structure adapt&eacute;e et charg&eacute;e notamment de pr&eacute;parer et de proposer les sch&eacute;mas d&rsquo;&eacute;laboration et de r&eacute;vision de la carte sanitaire ;<\/p>\n<p>2&deg;) un Comit&eacute; national de l&rsquo;organisation sanitaire et sociale, organe permanent et charg&eacute;, entre autres missions, d&rsquo;arr&ecirc;ter la carte sanitaire ainsi que ses r&eacute;visions&nbsp;p&eacute;riodiques et de les soumettre au ministre de la sant&eacute; en vue de leur adoption par voie r&eacute;glementaire.<br \/>La composition et les r&egrave;gles de fonctionnement de ce comit&eacute; national sont fix&eacute;es par d&eacute;cret.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 3 : De l&rsquo;organisation sanitaire<\/p>\n<p>Article 39 : L&rsquo;organisation du syst&egrave;me de sant&eacute; int&egrave;gre :<\/p>\n<p>&#8211; la restructuration de l&rsquo;administration centrale, traduite par un nouvel organigramme adopt&eacute; par voie l&eacute;gislative ;<br \/>&#8211; l&rsquo;autonomie, l&rsquo;efficacit&eacute; et la rentabilit&eacute; des principaux &eacute;tablissements, dans des conditions organis&eacute;es par voie r&eacute;glementaire ;<br \/>&#8211; la participation des divers acteurs nationaux de la sant&eacute;, &eacute;tablie par voie contractuelle&nbsp; &#8211; la coop&eacute;ration internationale, visant &agrave; apporter au syst&egrave;me national de sant&eacute; les connaissances et les ressources compl&eacute;mentaires n&eacute;cessaires &agrave; son d&eacute;veloppement et traduite par des conventions ;<br \/>&#8211; l&rsquo;am&eacute;lioration des ressources financi&egrave;res et des ressources humaines, d&eacute;termin&eacute;e par la loi et mise en &oelig;uvre par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 40 : Les services centraux du Minist&egrave;re de la sant&eacute; publique et des affaires sociales sont r&eacute;organis&eacute;s, avec la mise en place de tous les moyens requis pour r&eacute;pondre aux priorit&eacute;s de l&rsquo;action sanitaire et sociale.<\/p>\n<p>Article 41 : L&rsquo;autonomie des principaux &eacute;tablissements vise &agrave; leur procurer efficacit&eacute; et rentabilit&eacute;. Dans le cadre de cette autonomie, certaines activit&eacute;s peuvent &ecirc;tre d&eacute;l&eacute;gu&eacute;es, par convention, &agrave; des organismes sous-traitants. Les ressources propres de chaque &eacute;tablissement sont le reflet des prestations de l&rsquo;&eacute;tablissement et doivent lui permettre de consolider et de d&eacute;velopper son activit&eacute; : l&rsquo;affectation des recettes aux d&eacute;penses et au d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;tablissement vise &agrave; assurer sa rentabilit&eacute;. L&rsquo;Etat ne se d&eacute;sengage pas de ses obligations vis &agrave; vis des &eacute;tablissements autonomes, qui concourent au service public de sant&eacute;, et maintient sa contribution financi&egrave;re sous forme d&rsquo;allocations budg&eacute;taires ou de subventions proportionnelles &agrave; l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;&eacute;tablissement. La d&eacute;centralisation et le renforcement des soins de sant&eacute; primaires participent &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;efficacit&eacute; des &eacute;tablissements hospitaliers, en les d&eacute;chargeant des missions qui ne leur sont pas sp&eacute;cifiques.<\/p>\n<p>Article 42 : La participation des divers secteurs, public, parapublic et priv&eacute;, au service public de sant&eacute; permet &agrave; chaque citoyen d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; toutes les offres de sant&eacute; disponibles, sur la base de conventions et de contrats pass&eacute;s ou &eacute;tablis entre les diff&eacute;rents acteurs nationaux : l&rsquo;&Eacute;tat, les tiers payants publics et priv&eacute;s, les &eacute;tablissements de sant&eacute;. Cette participation exige un renforcement de l&rsquo;organisation des diverses professions de sant&eacute; dans le cadre d&rsquo;une r&eacute;glementation nationale et dans celui des ordres professionnels, propres ou communs &agrave; ces diff&eacute;rentes professions. Le Comit&eacute; national de l&rsquo;organisation sanitaire et sociale est le site privil&eacute;gi&eacute; de concertation et de dialogue entre les acteurs nationaux de la sant&eacute;, au sein duquel sont exploit&eacute;s les rapports des missions conduites par l&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale de la sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 43 : La politique de coop&eacute;ration internationale en mati&egrave;re de sant&eacute; est&nbsp;diversifi&eacute;e et coordonn&eacute;e. Le minist&egrave;re de la sant&eacute; publique et des affaires sociales est dot&eacute; d&rsquo;une structure charg&eacute;e de superviser la coordination et la compl&eacute;mentarit&eacute; des programmes de coop&eacute;ration internationale et des actions des bailleurs de fonds et d&rsquo;organiser notamment, une fois par an, une table ronde des diff&eacute;rents partenaires au d&eacute;veloppement.<\/p>\n<p>Article 44 : L&rsquo;am&eacute;lioration des ressources financi&egrave;res et des ressources humaines fait l&rsquo;objet des chapitres troisi&egrave;me et quatri&egrave;me suivants.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE TROISIEME : DU FINANCEMENT DE LA SANTE<\/p>\n<p>Section 1 : Du recouvrement partiel des co&ucirc;ts de la sant&eacute;<\/p>\n<p>Article 45 : Les m&eacute;canismes de financement du service public de sant&eacute; doivent assurer &agrave; tous l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des conditions d&rsquo;acc&egrave;s aux soins et l&rsquo;&eacute;quit&eacute; des contributions &agrave; l&rsquo;effort de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 46 : Le syst&egrave;me de sant&eacute; repose sur la mobilisation de toutes les ressources disponibles. Conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 41 ci-dessus, les ressources d&eacute;gag&eacute;es par la participation financi&egrave;re des populations ne constituent pas un revenu de substitution, mais un revenu compl&eacute;mentaire des allocations budg&eacute;taires de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Article 47 : Les ressources financi&egrave;res apport&eacute;es par les populations sont d&eacute;termin&eacute;es en fonction de la capacit&eacute; des m&eacute;nages &agrave; participer au financement des d&eacute;penses de sant&eacute;.<br \/>Article 48 : La participation des usagers, sous la forme d&rsquo;un ticket mod&eacute;rateur ou &agrave; travers tout autre syst&egrave;me de contribution direct ou mutualiste en vue d&rsquo;un recouvrement partiel des co&ucirc;ts, fait l&rsquo;objet de modalit&eacute;s d&rsquo;applications d&eacute;battues &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;un s&eacute;minaire national et arr&ecirc;t&eacute;es par voie l&eacute;gislative.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 2 : Des recettes<\/p>\n<p>Article 49 : Les ressources financi&egrave;res du service public de sant&eacute; sont compos&eacute;es :<\/p>\n<p>&#8211; des allocations budg&eacute;taires, et des subventions, de l&rsquo;&Eacute;tat,<br \/>&#8211; de la contribution internationale,<br \/>&#8211; de la prise en charge par les tiers payants publics et priv&eacute;s,<br \/>&#8211; de la participation financi&egrave;re des usagers sous forme d&rsquo;un ticket mod&eacute;rateur,<br \/>&#8211; des paiements des particuliers, pour ce qui concerne les &eacute;tablissements priv&eacute;s non conventionn&eacute;s ou pour des raisons tenant aux personnes et examin&eacute;es &agrave; la section 4 ci-dessous.<\/p>\n<p>Article 50 : Les allocations budg&eacute;taires, ou les subventions, de l&rsquo;&Eacute;tat sont mises en place en compl&eacute;ment des ressources propres de chaque &eacute;tablissement, conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 41 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 51 : Les tiers payants publics sont financ&eacute;s par les cotisations sociales de l&rsquo;&Eacute;tat, des employeurs et des particuliers.<br \/>La cr&eacute;ation, l&rsquo;organisation et le fonctionnement des tiers payants publics sont&nbsp;d&eacute;termin&eacute;s par la loi.<\/p>\n<p>Article 52 : Les tiers payants priv&eacute;s sont financ&eacute;s par des cotisations volontaires des particuliers ou des employeurs. Leur organisation et leur fonctionnement sont de nature contractuelle.<\/p>\n<p>Article 53 : Les &eacute;tablissements du service public de sant&eacute; b&eacute;n&eacute;ficient de financements par les tiers payants publics ou priv&eacute;s sur la base de conventions, &agrave; partir des prestations fournies et selon une tarification commune fix&eacute;e par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 54 : Le ticket mod&eacute;rateur per&ccedil;u par les formations du service public de sant&eacute; correspond &agrave; la partie des prestations restant &agrave; la charge des usagers. Son montant est &eacute;tabli selon un syst&egrave;me de tarification commune pour chaque cat&eacute;gorie d&rsquo;&eacute;tablissement et pour chaque type de prestation. Les modalit&eacute;s de d&eacute;termination du ticket mod&eacute;rateur sont fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Section 3 : Des d&eacute;penses<\/p>\n<p>Article 55 : L&rsquo;&Eacute;tat assure les d&eacute;penses de fonctionnement et d&rsquo;investissement des institutions et &eacute;tablissements du service public de sant&eacute; qui ne sont ni autonomes ni rattach&eacute;s &agrave; un tiers payant.<br \/>Il participe, au moyen des subventions, aux d&eacute;penses des &eacute;tablissements autonomes et des &eacute;tablissements &agrave; but non lucratif reconnus d&rsquo;utilit&eacute; publique, selon des modalit&eacute;s fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 56 : Les tiers payants publics concourent au financement de la part des d&eacute;penses des &eacute;tablissements vis&eacute;s au deuxi&egrave;me alin&eacute;a de l&rsquo;article 55 ci-dessus non couverte par la convention, selon des modalit&eacute;s fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 57 : Les ressources g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par les prestations conventionn&eacute;es et par le ticket mod&eacute;rateur sont utilis&eacute;es pour contribuer au fonctionnement des &eacute;tablissements du service public de sant&eacute;, selon des modalit&eacute;s fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 58 : Chaque citoyen affili&eacute; &agrave; un tiers payant public peut &ecirc;tre adress&eacute;, au sein du service public de sant&eacute;, &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement conventionn&eacute; de son choix.<\/p>\n<p>Section 4 : Des cas particuliers<\/p>\n<p>Article 59 : Les citoyens l&eacute;galement reconnus indigents sont affili&eacute;s &agrave; un tiers payant public par des m&eacute;canismes sp&eacute;cifiques d&eacute;termin&eacute;s par la voie l&eacute;gislative. La d&eacute;livrance de la carte d&rsquo;indigent r&eacute;pond &agrave; des conditions et suit des modalit&eacute;s fix&eacute;es par la loi.<\/p>\n<p>Article 60 : Les usagers de nationalit&eacute; &eacute;trang&egrave;re non affili&eacute;s &agrave; un tiers payant public ou priv&eacute; national, ou dont l&rsquo;organisme d&rsquo;assurance maladie n&rsquo;a pas conclu de convention avec l&rsquo;un des &eacute;tablissements de sant&eacute; nationaux, sont dans l&rsquo;obligation de payer le montant total de la prestation fournie.<\/p>\n<p align=\"left\">Article 61 : La liste des maladies et des prestations exon&eacute;r&eacute;es de prise en charge ou de ticket mod&eacute;rateur est &eacute;tablie et mise &agrave; jour par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE QUATRIEME : DES RESSOURCES HUMAINES<\/p>\n<p align=\"left\">Article 62. L&rsquo;administration des ressources humaines du service public de sant&eacute; vise &agrave; d&eacute;velopper la gestion et la r&eacute;partition rationnelles des professionnels de la sant&eacute; ainsi que la planification de leur formation et de leur utilisation, en fonction des besoins recens&eacute;s sur l&rsquo;ensemble du territoire.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 1 : De la gestion des ressources humaines<\/p>\n<p align=\"left\">Article 63 : La gestion des ressources humaines doit assurer en particulier :<br \/>&#8211; le respect des statuts particuliers en mati&egrave;re d&rsquo;exercice des professions de sant&eacute; ;<br \/>&#8211; le plan de carri&egrave;re des personnels de sant&eacute; ;<br \/>&#8211; la motivation et la discipline des personnels des institutions et des &eacute;tablissements de sant&eacute;&nbsp;<br \/>&#8211; la r&eacute;partition ad&eacute;quate et &eacute;quitable des professionnels de la sant&eacute; ;<br \/>&#8211; l&rsquo;int&eacute;gration, dans le secteur public, parapublic et priv&eacute;, des &eacute;tudiants ayant achev&eacute; leur cursus ;<br \/>&#8211; le suivi des formations en liaison avec les institutions nationales et &eacute;trang&egrave;res concern&eacute;es ;<br \/>&#8211; la programmation du passage &agrave; la vie professionnelle.<\/p>\n<p>Article 64. La gestion des ressources humaines est conduite dans un esprit d&rsquo;administration et de gestion d&eacute;concentr&eacute;es des personnels.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 2 : De la formation<\/p>\n<p align=\"left\">Article 65 : La formation vise &agrave; doter le syst&egrave;me de sant&eacute; de personnels comp&eacute;tents et disponibles.<\/p>\n<p>Article 66 : La politique de formation des professionnels de la sant&eacute; porte en particulier sur :<br \/>&#8211; la promotion de la formation initiale ;<br \/>&#8211; l&rsquo;assurance d&rsquo;une formation continue ;<br \/>&#8211; la formation des formateurs ;<br \/>&#8211; la d&eacute;finition et le contr&ocirc;le des programmes ;<br \/>&#8211; l&rsquo;&eacute;laboration et la mise &agrave; jour de la liste des institutions&nbsp; et des &eacute;tablissements agr&eacute;&eacute;s par l&rsquo;&Eacute;tat pour la formation des personnels de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 67 : Le Centre de Formation pour les Personnels de la Sant&eacute;, en abr&eacute;g&eacute; CFPS, est charg&eacute; de la formation initiale des personnels de la sant&eacute; et de l&rsquo;action sociale. Les diff&eacute;rentes fili&egrave;res de formation initiale d&eacute;bouchent sur un certificat de formation ou sur un dipl&ocirc;me d&rsquo;&Eacute;tat. Elles sont d&eacute;termin&eacute;es et publi&eacute;es par voie r&eacute;glementaire. Le Centre de formation pour les personnels de la sant&eacute; assure &eacute;galement les formations compl&eacute;mentaires et la formation continue des personnels, en mati&egrave;re de sant&eacute; comme en mati&egrave;re p&eacute;dagogique. La cr&eacute;ation de fili&egrave;res, l&rsquo;organisation et le&nbsp;fonctionnement du CFPS sont fix&eacute;s par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 68 : Les &eacute;tudiants en m&eacute;decine de nationalit&eacute; djiboutienne b&eacute;n&eacute;ficiaires d&rsquo;une&nbsp;bourse et, &agrave; ce titre, accomplissant leurs &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, valident leur stages&nbsp;cliniques de fin de cursus dans un &eacute;tablissement de sant&eacute; djiboutien en accord avec&nbsp;leur facult&eacute; d&rsquo;origine. Les modalit&eacute;s de d&eacute;roulement de ces stages sont fix&eacute;es par voie&nbsp;r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 69 : Un arr&ecirc;t&eacute; publie chaque ann&eacute;e la liste des institutions et des &eacute;tablissements&nbsp;nationaux et &eacute;trangers dont les dipl&ocirc;mes ouvrent l&rsquo;exercice d&rsquo;une profession de sant&eacute;&nbsp;en R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\" align=\"center\">Section 3 : Des professions de sant&eacute;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 70 : Les professions de sant&eacute; comprennent :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">1&deg;) les professions m&eacute;dicales : m&eacute;decin, pharmacien, chirurgien-dentiste et sage-<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">femme ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">2&deg;) les auxiliaires m&eacute;dicaux : assistant m&eacute;dical, infirmier ou infirmi&egrave;re, masseur-<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">kin&eacute;sith&eacute;rapeute, assistante sociale, psychologue, orthophoniste, orthoptiste,&nbsp;laborantin, pr&eacute;parateur en pharmacie, pu&eacute;ricultrice, di&eacute;t&eacute;ticien ou di&eacute;t&eacute;ticienne,&nbsp;p&eacute;dicure-podologue, opticien-lunetier, audioproth&eacute;siste, proth&eacute;siste dentaire,&nbsp;manipulateur d&rsquo;&eacute;lectroradiologie.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 71 : La profession de matrone et celle de tradith&eacute;rapeute font l&rsquo;objet de textes<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires particuliers.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\" align=\"center\">Sous-section 1 : Des conditions requises pour l&rsquo;exercice des professions de sant&eacute;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 72. Nul ne peut exercer une profession de sant&eacute; en R&eacute;publique de Djibouti s&rsquo;il&nbsp;n&rsquo;offre toutes garanties de moralit&eacute; professionnelle et de probit&eacute; et s&rsquo;il n&rsquo;est :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">1&deg;) titulaire d&rsquo;un dipl&ocirc;me mentionn&eacute; aux articles 67 &agrave; 69 ci-dessus;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">2&deg;) de nationalit&eacute; djiboutienne ou ressortissant d&rsquo;un pays dans lequel les Djiboutiens<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">peuvent exercer leur profession lorsqu&rsquo;ils sont titulaires du dipl&ocirc;me qui en ouvre<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">l&rsquo;exercice aux nationaux de ce pays ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">3&deg;) inscrit &agrave; l&rsquo;Ordre professionnel concern&eacute;. Le principe de r&eacute;ciprocit&eacute; est<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">rigoureusement respect&eacute; et strictement appliqu&eacute; sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire de<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Djibouti. Les modalit&eacute;s d&rsquo;application de ces dispositions sont fix&eacute;es par voie<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 73 : Les dispositions 1&deg; et 2&deg; de l&rsquo;article 72 ci-dessus n&rsquo;ont pas valeur r&eacute;troactive &agrave;&nbsp;l&rsquo;&eacute;gard des professionnels de la sant&eacute; en exercice sur le territoire djiboutien avant la<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">promulgation de la pr&eacute;sente loi, sauf en cas d&rsquo;exercice ill&eacute;gal d&ucirc;ment constat&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 74 : Les conditions du d&eacute;lit d&rsquo;exercice ill&eacute;gal d&rsquo;une profession de sant&eacute; et les<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">dispositions p&eacute;nales s&rsquo;y rapportant sont d&eacute;termin&eacute;es par la loi.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 2 : Des r&egrave;gles d&rsquo;exercice des professions de sant&eacute;<\/p>\n<p>Article 75 : Les dispositions statutaires, le code de d&eacute;ontologie et toutes r&egrave;gles d&rsquo;exercice des professions de sant&eacute; sont d&eacute;termin&eacute;s par la loi et se r&eacute;partissent :<\/p>\n<p>&#8211; en r&egrave;gles communes ;<br \/>&#8211; en r&egrave;gles propres &agrave; chacune de ces professions.<\/p>\n<p>Article 76 : Les autorisations d&rsquo;ouverture, de cr&eacute;ation, d&rsquo;achat ou de transfert des cabinets, officines et &eacute;tablissements de sant&eacute;, conform&eacute;ment aux dispositions des articles 22, 37 et 42 ci-dessus et apr&egrave;s avis du Comit&eacute; national de l&rsquo;organisation sanitaire et sociale et du Conseil national de l&rsquo;ordre professionnel concern&eacute;, sont accord&eacute;es par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;sidentiel sur proposition du ministre charg&eacute; de la sant&eacute;. La constitution du dossier de demande d&rsquo;autorisation r&eacute;pond aux modalit&eacute;s &eacute;tablies par la loi et pr&eacute;cis&eacute;es par les textes r&eacute;glementaires.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 3 : De l&rsquo;organisation des professions de sant&eacute;<\/p>\n<p>Article 77 : Tous les professionnels de la sant&eacute; habilit&eacute;s &agrave; exercer leur art en R&eacute;publique de Djibouti sont group&eacute;s respectivement dans l&rsquo;Ordre correspondant &agrave; leur profession.<\/p>\n<p>Article 78 : Pour tenir compte de la faiblesse num&eacute;rique des membres de certaines professions de sant&eacute;, mais aussi des particularit&eacute;s propres ou communes &agrave; ces professions, certains Ordres peuvent repr&eacute;senter une ou, au contraire, plusieurs professions vis&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 70 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 79 : L&rsquo;Ordre professionnel a pour objet d&rsquo;assurer le respect des droits et des devoirs des professionnels de la sant&eacute; inscrits en son sein. Il veille notamment au maintien des principes de moralit&eacute;, de probit&eacute; et de d&eacute;vouement indispensables &agrave; l&rsquo;exercice des professions de sant&eacute; et &agrave; l&rsquo;observation, par tous ses membres, des devoirs professionnels et des r&egrave;gles d&eacute;ontologiques. Il assure la d&eacute;fense de l&rsquo;honneur de la profession et de l&rsquo;ind&eacute;pendance de l&rsquo;acte professionnel.<\/p>\n<p>Article 80 : L&rsquo;Ordre professionnel accomplit ses missions par l&rsquo;interm&eacute;diaire de son Conseil national. Le Conseil national de l&rsquo;Ordre exerce la comp&eacute;tence disciplinaire en premi&egrave;re instance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ses membres, sans pr&eacute;judice des actions p&eacute;nales ou civiles qui peuvent &ecirc;tre intent&eacute;es en termes de droit commun, ni des sanctions disciplinaires prises par les organismes dont d&eacute;pendent les personnels salari&eacute;s.<\/p>\n<p>Article 81 : La composition, l&rsquo;organisation et le fonctionnement des Ordres professionnels et des Conseils nationaux correspondants sont fix&eacute;s par la loi.<\/p>\n<p>CHAPITRE CINQUIEME : DE LA RECHERCHE MEDICALE ET SANITAIRE<\/p>\n<p>Article 82 : La recherche m&eacute;dicale et sanitaire vise &agrave; doter le syst&egrave;me de sant&eacute; de moyens adapt&eacute;s &agrave; la pathologie et aux probl&egrave;mes sanitaires locaux et r&eacute;gionaux. Elle est appliqu&eacute;e et op&eacute;rationnelle.<\/p>\n<p>Article 83 : La politique de recherche en mati&egrave;re de sant&eacute; est orient&eacute;e vers la&nbsp;recherche op&eacute;rationnelle et appliqu&eacute;e, notamment :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&#8211; L&rsquo;&eacute;tude des r&eacute;sistances rencontr&eacute;es en mati&egrave;re de bact&eacute;riologie, de parasitologie et<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">d&rsquo;entomologie ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&#8211; Toutes &eacute;tudes en mati&egrave;re de sant&eacute; publique n&eacute;cessaire pour l&rsquo;&eacute;tablissement des<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">priorit&eacute;s des programmes de sant&eacute; publique ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&#8211; L&rsquo;&eacute;tude des ressources de la pharmacop&eacute;e traditionnelle et son encadrement<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">scientifique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 84 : Les activit&eacute;s de recherche sont coordonn&eacute;es : le Laboratoire national<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">d&rsquo;analyses m&eacute;dicales, le Service d&rsquo;hygi&egrave;ne et d&rsquo;&eacute;pid&eacute;miologie et l&rsquo;H&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">participent &agrave; la recherche op&eacute;rationnelle.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\" align=\"center\">CHAPITRE SIXIEME : DE LA POLITIQUE DU&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\" align=\"center\">MEDICAMENT ET DU MATERIEL MEDICAL<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 85 : La politique du m&eacute;dicament et du mat&eacute;riel m&eacute;dicochirurgical en R&eacute;publique&nbsp;de Djibouti vise &agrave; la permanence, dans toutes les structures du service public de sant&eacute;,&nbsp;des m&eacute;dicaments et des mat&eacute;riels essentiels au fonctionnement desdites structures.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\" align=\"center\">Section 1 : Des m&eacute;dicaments<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 86 : Les m&eacute;dicaments distribu&eacute;s sur le territoire djiboutien, que ce soit &agrave; titre<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">gratuit ou &agrave; titre on&eacute;reux, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de sp&eacute;cialit&eacute;s pharmaceutiques ou de&nbsp;m&eacute;dicaments g&eacute;n&eacute;riques, sont titulaires de l&rsquo;Autorisation de Mise sur le March&eacute;&nbsp;Djiboutien, en abr&eacute;g&eacute; AMMD.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 87 : La Direction du M&eacute;dicament et de la Pharmacie d&eacute;livre les Autorisations de&nbsp;mise sur le march&eacute; djiboutien, selon les normes internationales de Certification de&nbsp;qualit&eacute; et en fonction de crit&egrave;res &eacute;conomiques. Dans le cadre de cette activit&eacute;, elle&nbsp;contr&ocirc;le et r&eacute;glemente la publicit&eacute; pharmaceutique. Elle participe &agrave; : l&rsquo;enregistrement&nbsp;des produits relevant de l&rsquo;hom&eacute;opathie, de la m&eacute;decine v&eacute;t&eacute;rinaire, de la pharmacop&eacute;e&nbsp;traditionnelle et de la parapharmacie ; l&rsquo;homologation des mat&eacute;riels m&eacute;dicaux vendus&nbsp;au public ; la tarification des m&eacute;dicaments. Les modalit&eacute;s d&rsquo;application des dispositions&nbsp;des deux alin&eacute;as qui pr&eacute;c&egrave;dent font l&rsquo;objet d&rsquo;un d&eacute;cret.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 88 : Les marges autoris&eacute;es aux fabricants, aux grossistes et aux officines du&nbsp;secteur priv&eacute; pour la vente des m&eacute;dicaments et des mat&eacute;riels m&eacute;dicaux sont fix&eacute;es par&nbsp;voie r&eacute;glementaire. Le mode de calcul des marges int&egrave;gre une incitation &agrave; la vente de&nbsp;g&eacute;n&eacute;riques l&eacute;galement commercialis&eacute;s dans le pays producteur et distribu&eacute;s &agrave; Djibouti&nbsp;conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 86 ci-dessus.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 89 : La Direction du m&eacute;dicament et de la pharmacie pr&eacute;pare les d&eacute;cisions des<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">pouvoirs publics relatives aux autorisations d&rsquo;ouverture, d&rsquo;achat ou de transfert des<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">officines priv&eacute;es, aux agr&eacute;ments de grossistes r&eacute;partiteurs et aux agr&eacute;ments<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">d&rsquo;&eacute;tablissements de fabrication de m&eacute;dicaments, conform&eacute;ment aux dispositions des<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">textes en vigueur.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 90 : La section pharmacie de l&rsquo;Inspection g&eacute;n&eacute;rale de la sant&eacute;, en abr&eacute;g&eacute;&nbsp;Inspection des pharmacies, est un organisme de contr&ocirc;le, qui veille &agrave; l&rsquo;application des dispositions des articles 85 &agrave; 89 ci-dessus et en particulier au respect de la tarification des m&eacute;dicaments essentiels. Elle participe &agrave; la recherche et au constat des fraudes et, en relation avec la Direction du m&eacute;dicament et de la pharmacie, au contr&ocirc;le du trafic licite et illicite des stup&eacute;fiants et des substances psychotropes.<\/p>\n<p>Article 91 : L&rsquo;approvisionnement et la distribution des m&eacute;dicaments et des mat&eacute;riels m&eacute;dicochirurgicaux utilis&eacute;s au sein du service public de sant&eacute; ob&eacute;issent &agrave; des imp&eacute;ratifs de co&ucirc;t et de standardisation, sont quantitativement et qualitativement adapt&eacute;s &agrave; chaque cat&eacute;gorie d&rsquo;&eacute;tablissement de sant&eacute; et reposent sur des crit&egrave;res de qualit&eacute; et de prix faisant appel &agrave; la concurrence nationale et internationale.<\/p>\n<p>Article 92 : Il est cr&eacute;&eacute; une Centrale d&rsquo;achat des m&eacute;dicaments et petits mat&eacute;riels essentiels, en abr&eacute;g&eacute; CAMME, charg&eacute;e d&rsquo;approvisionner les structures du service public de sant&eacute;. La Centrale d&rsquo;achat des m&eacute;dicaments et petits mat&eacute;riels essentiels publie et met &agrave; jour la liste et le tarif des m&eacute;dicaments, objets de pansement et mat&eacute;riels m&eacute;dicaux renouvelables n&eacute;cessaires au fonctionnement des &eacute;tablissements du service public de sant&eacute;, conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 86 ci-dessus. La liste des m&eacute;dicaments est constitu&eacute;e principalement de m&eacute;dicaments g&eacute;n&eacute;riques et respecte la s&eacute;lection de la liste nationale de m&eacute;dicaments essentiels. Les officines priv&eacute;es sont autoris&eacute;es &agrave; s&rsquo;approvisionner aupr&egrave;s de la CAMME et peuvent b&eacute;n&eacute;ficier des dispositions pr&eacute;vues au second alin&eacute;a de l&rsquo;article 88. Dot&eacute;e de la personnalit&eacute; juridique, la CAMME jouit de l&rsquo;autonomie de gestion et de l&rsquo;autonomie financi&egrave;re : son organisation et son fonctionnement sont fix&eacute;s par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\" align=\"center\">Section 2 : Du mat&eacute;riel m&eacute;dical<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">Article 93 : Les &eacute;quipements biom&eacute;dicaux et d&rsquo;&eacute;lectroradiologie ainsi que les mat&eacute;riels m&eacute;dicochirurgicaux non renouvelables, qui font partie de l&rsquo;inventaire des &eacute;tablissements de sant&eacute;, concourent &agrave; la qualit&eacute; des soins et suivent l&rsquo;&eacute;volution de la technologie m&eacute;dicale.<\/p>\n<p>Article 94 : L&rsquo;acquisition, la r&eacute;partition et la mise en place de ces &eacute;quipements et mat&eacute;riels :<br \/>&#8211; sont effectu&eacute;es conform&eacute;ment aux dispositions de l&rsquo;article 37 ci-dessus, relatives &agrave; la carte sanitaire ;<br \/>&#8211; r&eacute;pondent &agrave; l&rsquo;imp&eacute;ratif de standardisation.<\/p>\n<p>Article 95 : Le Service de la maintenance, implant&eacute; &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral, est charg&eacute; d&rsquo;assurer le caract&egrave;re op&eacute;rationnel des mat&eacute;riels m&eacute;dicochirurgicaux.<br \/>A cet effet :<br \/>&#8211; il &eacute;tablit et tient &agrave; jour l&rsquo;inventaire des mat&eacute;riels et en organise l&rsquo;entretien p&eacute;riodique, soit directement, soit par contrat;<br \/>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &#8211; il participe &agrave; la r&eacute;daction des march&eacute;s et des contrats d&rsquo;acquisition ;<br \/>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &#8211; il sert de recours, dans son domaine, aux structures p&eacute;riph&eacute;riques.<\/p>\n<p>Article 96 : Les moyens du Service de la maintenance sont renforc&eacute;s pour lui permettre de faire face aux missions d&eacute;crites &agrave; l&rsquo;article 95 ci-dessus.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -15px\">&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE SEPTIEME : DE LA TRANSFUSION SANGUINE,<\/p>\n<p align=\"center\">&nbsp;DES ANALYSES ET DE L&rsquo;IMAGERIE MEDICALES<\/p>\n<p>Article 97 : La transfusion sanguine est soumise &agrave; des r&egrave;gles de contr&ocirc;le et de s&eacute;curit&eacute; fix&eacute;es par d&eacute;cret.<\/p>\n<p>Article 98 : Le Centre de transfusion sanguine est charg&eacute; de coordonner et de contr&ocirc;ler la mise en &oelig;uvre de la politique nationale de transfusion sanguine.<br \/>Son organisation et ses modalit&eacute;s de fonctionnement sont &eacute;tablies par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p>Article 99 : Les analyses de biologie clinique et l&rsquo;imagerie m&eacute;dicale concourent &agrave; la pr&eacute;vention, au diagnostic et au traitement des maladies. Elles sont effectu&eacute;es dans les structures agr&eacute;&eacute;es et conform&eacute;ment aux normes internationales.<\/p>\n<p>Article 100 : L&rsquo;&Eacute;tat a le devoir d&rsquo;int&eacute;grer les activit&eacute;s de laboratoire et d&rsquo;imagerie m&eacute;dicale dans le service public de sant&eacute; sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire national.<\/p>\n<p>Article 101 : La politique de l&rsquo;imagerie m&eacute;dicale doit assurer les activit&eacute;s prioritaires suivantes :<br \/>&#8211; radiations ionisantes,<br \/>&#8211; &eacute;chographie,<br \/>&#8211; endoscopie.<\/p>\n<p>Article 102 : Le Laboratoire national d&rsquo;analyses m&eacute;dicales, &eacute;tablissement de r&eacute;f&eacute;rence, est charg&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution de la politique de sant&eacute; en mati&egrave;re de biologie clinique. Il assure la formation continue des personnels ainsi que des formations compl&eacute;mentaires. Il participe &agrave; la recherche op&eacute;rationnelle, en relation avec les services de l&rsquo;H&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral et avec le Service d&rsquo;hygi&egrave;ne et d&rsquo;&eacute;pid&eacute;miologie. Le Laboratoire national d&rsquo;analyses m&eacute;dicales jouit de l&rsquo;autonomie de gestion : son organisation et son fonctionnement sont fix&eacute;s par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">CHAPITRE HUITIEME : DES PRIORITES DE LA POLITIQUE DE SANTE<\/p>\n<p>Article 103 : La disponibilit&eacute; et l&rsquo;accessibilit&eacute; financi&egrave;re des m&eacute;dicaments constitue la premi&egrave;re des priorit&eacute;s de la politique nationale de sant&eacute;.<\/p>\n<p>Article 104 : L&rsquo;am&eacute;lioration de l&rsquo;acc&egrave;s aux m&eacute;dicaments s&rsquo;accompagnant d&rsquo;une probable augmentation de l&rsquo;approche curative des probl&egrave;mes de sant&eacute;, l&rsquo;&Eacute;tat a le devoir de promouvoir par ailleurs les activit&eacute;s orient&eacute;es vers la pr&eacute;vention et vers l&rsquo;hygi&egrave;ne.<\/p>\n<p>Article 105 : Les priorit&eacute;s de la politique de sant&eacute;, par voie de cons&eacute;quence, portent sur les axes suivants :<br \/>&#8211; le m&eacute;dicament ;<br \/>&#8211; la pr&eacute;vention ;<br \/>&#8211; l&rsquo;hygi&egrave;ne publique.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 1 : Le m&eacute;dicament<\/p>\n<p>Article 106 : L&rsquo;Etat a le devoir, conform&eacute;ment aux orientations d&eacute;finies aux articles&nbsp;85 et 103 ci-dessus en application du Plan de politique pharmaceutique nationale, de permettre &agrave; la population d&rsquo;acc&eacute;der aux m&eacute;dicaments en tous points du territoire et aupr&egrave;s de toutes structures dans des conditions financi&egrave;rement supportables m&ecirc;me pour les usagers les plus d&eacute;favoris&eacute;s. L&rsquo;Etat se donne les moyens d&rsquo;aboutir dans cette politique, avec la mise en &oelig;uvre des mesures faisant l&rsquo;objet des articles 86 &agrave; 92 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 107 : Des mesures nouvelles, permettant d&rsquo;abaisser le prix de vente des m&eacute;dicaments y compris dans les officines priv&eacute;es, seront mises en place par des textes particuliers dans le courant de l&rsquo;ann&eacute;e suivant la promulgation de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Article 108 : La politique pharmaceutique nationale r&eacute;pond &agrave; un double objectif :<\/p>\n<p>&#8211; d&rsquo;ordre m&eacute;dical, pour mettre &agrave; la disposition de la population les meilleurs traitements pr&eacute;ventifs et curatifs possibles ;<br \/>&#8211; d&rsquo;ordre &eacute;conomique, avec la mobilisation de tous les moyens permettant d&rsquo;abaisser le co&ucirc;t des m&eacute;dicaments.<\/p>\n<p>Article 109 : La Direction du m&eacute;dicament et de la pharmacie est charg&eacute;e de suivre la mise en &oelig;uvre de la politique pharmaceutique nationale gr&acirc;ce &agrave; des indicateurs permettant de mesurer les progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s au regard de l&rsquo;objectif d&eacute;fini &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<br \/>Le constat, effectu&eacute; annuellement, est remis au Ministre charg&eacute; de la sant&eacute; et pr&eacute;sent&eacute; au gouvernement.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 2 : La pr&eacute;vention<\/p>\n<p>Article 110. La pr&eacute;vention en mati&egrave;re de sant&eacute; repose sur : la m&eacute;decine pr&eacute;ventive ; la protection de la sant&eacute; de la m&egrave;re et de l&rsquo;enfant ; l&rsquo;&eacute;ducation sanitaire.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 1 : La m&eacute;decine pr&eacute;ventive<\/p>\n<p>Article 111 : La m&eacute;decine pr&eacute;ventive vise &agrave; augmenter l&rsquo;esp&eacute;rance de vie des populations par la r&eacute;duction de la morbidit&eacute; et de la mortalit&eacute; dues aux maladies. Elle repose notamment sur : la promotion de la vaccination, la surveillance &eacute;pid&eacute;miologique et la lutte contre les end&eacute;mies, le d&eacute;pistage et le traitement pr&eacute;coces des maladies.<\/p>\n<p>Article 112 : La politique de la m&eacute;decine pr&eacute;ventive assure en particulier les actions suivantes :<br \/>&#8211; l&rsquo;extension et la supervision des vaccinations ;<br \/>&#8211; la surveillance &eacute;pid&eacute;miologique et la lutte contre le paludisme et la tuberculose ;<br \/>&#8211; le d&eacute;pistage et le traitement pr&eacute;coce des MST ;<br \/>&#8211; la pr&eacute;vention et la lutte contre le SIDA ;<br \/>&#8211; la pr&eacute;vention des an&eacute;mies ;<br \/>&#8211; le d&eacute;pistage et le traitement pr&eacute;coce du diab&egrave;te et de l&rsquo;hypertension art&eacute;rielle ;<br \/>&#8211; le d&eacute;pistage et le traitement pr&eacute;coce des cancers gyn&eacute;cologiques ;<br \/>&#8211; la d&eacute;claration obligatoire des maladies.<br \/>Article 113 : Les actions de pr&eacute;vention mentionn&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 112 ci-dessus sont prises en charge par des institutions et des &eacute;tablissements sp&eacute;cialis&eacute;s ou par des programmes nationaux :<\/p>\n<p>1&deg;) Le Service d&rsquo;hygi&egrave;ne et d&rsquo;&eacute;pid&eacute;miologie est charg&eacute; de l&rsquo;extension et du contr&ocirc;le des vaccinations internationales, de la surveillance &eacute;pid&eacute;miologique et de la lutte contre les end&eacute;mies.<br \/>Il assure le recyclage et la formation pratique du personnel, ainsi que la recherche op&eacute;rationnelle en mati&egrave;re de lutte contre les end&eacute;mies.<\/p>\n<p>2&deg;) Le Centre de prophylaxie s&rsquo;attache plus particuli&egrave;rement &agrave; la pr&eacute;vention des MST et du SIDA.<\/p>\n<p>3&deg;) Le Centre Paul Faure assure et coordonne les activit&eacute;s de d&eacute;pistage, de pr&eacute;vention et de lutte contre la tuberculose. Il agit, directement et par l&rsquo;interm&eacute;diaire de postes d&eacute;centralis&eacute;s, sur toute l&rsquo;&eacute;tendue du territoire et sur les populations frontali&egrave;res.<\/p>\n<p>4&deg;) Le SIDA, la tuberculose, le paludisme, les an&eacute;mies, le diab&egrave;te, l&rsquo;hypertension art&eacute;rielle, les cancers gyn&eacute;cologiques et les autres affections &agrave; fort taux de morbidit&eacute; et de mortalit&eacute; b&eacute;n&eacute;ficient de la mise en place de programmes nationaux, vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 20 ci-dessus.<\/p>\n<p>Article 114 : La d&eacute;claration obligatoire des maladies, vis&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 112 ci-dessus, est effectu&eacute;e selon des modalit&eacute;s fix&eacute;es par voie r&eacute;glementaire.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 2 : La protection de la sant&eacute; de la m&egrave;re et de l&rsquo;enfant<\/p>\n<p>Article 115 : La protection de la sant&eacute; de la m&egrave;re et de l&rsquo;enfant s&rsquo;attache &agrave; la promotion des actions pr&eacute;ventives ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;information et l&rsquo;&eacute;ducation sanitaires.<\/p>\n<p>Article 116 : La politique de la sant&eacute; en faveur de la m&egrave;re et de l&rsquo;enfant assure en particulier :<\/p>\n<p>&#8211; la sant&eacute; reproductive et la planification familiale ;<br \/>&#8211; le d&eacute;pistage des maladies sexuellement transmissibles;<br \/>&#8211; la pr&eacute;vention des grossesses pr&eacute;coces et des avortements clandestins ;<br \/>&#8211; la surveillance r&eacute;guli&egrave;re des grossesses ;<br \/>&#8211; la prise en charge des grossesses &agrave; risque ;<br \/>&#8211; les accouchements en milieu contr&ocirc;l&eacute;, avec l&rsquo;assistance d&rsquo;un personnel qualifi&eacute; ;<br \/>&#8211; l&rsquo;&eacute;ducation nutritionnelle et sanitaire de la femme enceinte et des enfants d&rsquo;&acirc;ge pr&eacute;scolaire&nbsp;<br \/>&#8211; le carnet de sant&eacute; obligatoire pour la m&egrave;re, le nourrisson et l&rsquo;enfant en &acirc;ge pr&eacute;scolaire ;<br \/>&#8211; la promotion de l&rsquo;allaitement maternel ;<br \/>&#8211; les campagnes d&rsquo;&eacute;ducation &agrave; propos des mutilations g&eacute;nitales f&eacute;minines ;<br \/>&#8211; la protection sociale de la m&egrave;re.<br \/>Ces actions sont int&eacute;gr&eacute;es et adapt&eacute;es aux diff&eacute;rents niveaux de la pyramide sanitaire, depuis le Centre de sant&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital sp&eacute;cialis&eacute;. Elles b&eacute;n&eacute;ficient de l&rsquo;appui de plusieurs programmes nationaux, mentionn&eacute;s &agrave; l&rsquo;article 20 ci-dessus.<\/p>\n<p align=\"center\">Sous-section 3 : L&rsquo;information et l&rsquo;&eacute;ducation nutritionnelles et sanitaires<\/p>\n<p>Article 117 : L&rsquo;information et l&rsquo;&eacute;ducation nutritionnelles et sanitaires visent &agrave; apporter aux populations les connaissances n&eacute;cessaires &agrave; la modification de leurs habitudes face aux facteurs de risque et d&rsquo;aggravation des maladies. Elles reposent notamment sur la diffusion des connaissances essentielles en mati&egrave;re de nutrition, de di&eacute;t&eacute;tique, d&rsquo;&eacute;pid&eacute;miologie et de soins de sant&eacute; primaires.<\/p>\n<p>Article 118 : La politique d&rsquo;information et d&rsquo;&eacute;ducation nutritionnelles et sanitaires assure en particulier la sensibilisation de la population et des personnels de sant&eacute; sur les actions prioritaires suivantes :<\/p>\n<p>&#8211; la pr&eacute;vention et la lutte contre les diarrh&eacute;es de l&rsquo;enfant;<br \/>&#8211; la pr&eacute;vention et la lutte contre la malnutrition ;<br \/>&#8211; le d&eacute;veloppement de l&rsquo;hygi&egrave;ne bucco-dentaire ;<br \/>&#8211; l&rsquo;utilisation rationnelle des m&eacute;dicaments et la lutte contre l&rsquo;autom&eacute;dication ;<br \/>&#8211; la g&eacute;n&eacute;ralisation et le contr&ocirc;le des carnets de sant&eacute; ;<br \/>&#8211; la lutte contre les pratiques traditionnelles n&eacute;fastes.<\/p>\n<p align=\"center\">Section 3 : L&rsquo;hygi&egrave;ne publique et l&rsquo;assainissement<\/p>\n<p>Article 119 : L&rsquo;action en mati&egrave;re d&rsquo;hygi&egrave;ne publique s&rsquo;attache &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration de toutes les conditions qui sont susceptibles d&rsquo;influer d&eacute;favorablement sur la sant&eacute;.<br \/>Cette am&eacute;lioration passe par l&rsquo;assainissement du cadre de vie de la population.<\/p>\n<p>Article 120 : La politique d&rsquo;hygi&egrave;ne publique et d&rsquo;assainissement vise en particulier :<br \/>&#8211; la pr&eacute;vention et la lutte contre les inondations ;<br \/>&#8211; la collecte, le traitement et l&rsquo;&eacute;vacuation des d&eacute;chets ;<br \/>&#8211; le contr&ocirc;le des rejets toxiques, des pesticides et des insecticides ;<br \/>&#8211; la lutte antivectorielle ;<br \/>&#8211; la surveillance des aliments et l&rsquo;hygi&egrave;ne alimentaire ;<br \/>&#8211; le d&eacute;veloppement des adductions d&rsquo;eau potable ;<br \/>&#8211; la salubrit&eacute; des locaux d&rsquo;habitation et des &eacute;tablissements de sant&eacute; ;<br \/>&#8211; le contr&ocirc;le du syst&egrave;me d&rsquo;assainissement public.<\/p>\n<p align=\"center\">DISPOSITIONS FINALES<\/p>\n<p>Article 121 : Des textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires d&eacute;termineront les dispositions de toute nature n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;application de la pr&eacute;sente loi.<\/p>\n<p>Article 122 : La pr&eacute;sente loi, qui abroge toutes dispositions ant&eacute;rieures contraires, est applicable d&egrave;s sa promulgation et sera ins&eacute;r&eacute;e au Journal officiel de la R&eacute;publique.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[877],"nature-dun-texte":[247],"class_list":["post-63891","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-4-an","nature-dun-texte-loi"],"acf":{"reference":"48\/AN\/99\/4\u00e8me L","comment":"portant Orientation de la Politique de Sant\u00e9","visas":"<p>VU La Constitution ;<br \/>VU La loi N&deg; 58\/79 du 25 Janvier 1979 &eacute;non&ccedil;ant les conditions requises pour exercer les professions param&eacute;dicales en R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>VU La loi N&deg; 162\/AN\/85\/1&egrave;re L du 29 Juin 1985 portant r&eacute;organisation du minist&egrave;re de la sant&eacute; publique et des affaires sociales ;<br \/>VU la loi N&deg; 194\/AN\/86\/1&egrave;re L du 03 F&eacute;vrier 1986 relative &agrave; l'organisation et au fonctionnement du Conseil national des professions m&eacute;dicales ;<br \/>VU La loi N&deg; 146\/AN\/91\/2&egrave;me L du 03 F&eacute;vrier 1991 &eacute;non&ccedil;ant les conditions requises pour exercer les professions m&eacute;dicales en R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>VU La loi N&deg; 145\/AN\/91\/2&egrave;me L du 10 F&eacute;vrier 1991 relative aux conditions d'exercice de la pharmacie en R&eacute;publique de Djibouti ;<br \/>VU La loi d'Orientation &eacute;conomique et sociale N&deg; 150\/AN\/91\/2&egrave;me L du 10 f&eacute;vrier 1991<br \/>VU Le d&eacute;cret N&deg; 99-0059\/PRE du 12 mai 1999 portant nomination des membres du Gouvernement et fixant leurs attributions ;<br \/>VU L'Arr&ecirc;t&eacute; N&deg; 86-0786\/PR\/SP du 23 juin 1986 portant r&eacute;glementation des tarifs d'hospitalisation, de soins, de traitements et de prestations diverses dans les formations sanitaires de la sant&eacute; publique ;<br \/>VU Le document \" Propositions des r&eacute;formes du syst&egrave;me de sant&eacute; \" examin&eacute; et approuv&eacute; par le conseil des ministres en sa 71&egrave;me s&eacute;ance du 06 juin 1996 ;<br \/>VU Le document \" Politique nationale de l'&eacute;quilibre familial \" examin&eacute; et approuv&eacute; par le conseil des ministres en sa 72&egrave;me s&eacute;ance du 13 juin 1996 ;<br \/>VU Le document \" Politique pharmaceutique nationale \" examin&eacute; et approuv&eacute; par le conseil des ministres en sa 2&egrave;me s&eacute;ance du 09 f&eacute;vrier 1999 ;<\/p>","signature":"<p>Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,<br \/>chef du Gouvernement<br \/>ISMA&Iuml;L&nbsp; OMAR&nbsp; GUELLEH<\/p>","nature_du_texte":247,"journal_officiel":57898,"institution":877,"mesures":"0","old_texte_id":"11133","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/63891","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/63891\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/877"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/247"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/57898"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=63891"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=63891"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=63891"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}