{"id":64839,"date":"1979-04-10T00:00:00","date_gmt":"1979-04-09T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/ordonnance-n79-027-pr-j-portant-creation-de-la-cour-supreme\/"},"modified":"1979-04-10T00:00:00","modified_gmt":"1979-04-09T21:00:00","slug":"ordonnance-n79-027-pr-j-portant-creation-de-la-cour-supreme","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/ordonnance-n79-027-pr-j-portant-creation-de-la-cour-supreme\/","title":{"rendered":"Ordonnance n\u00b0 79-027\/PR\/J portant cr\u00e9ation de la cour supr\u00eame"},"content":{"rendered":"<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article ler : Il est cr&eacute;&eacute; une Cour supr&ecirc;me de la R&eacute;publique de Djibouti dont le si&egrave;ge est fix&eacute; dans la capitale. Toutefois, par d&eacute;cision de son assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, la Cour supr&ecirc;me pourra d&eacute;cider de tenir des audiences dans d&rsquo;autres villes de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>DE LA COMP&Eacute;TENCE :<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 2 : Le recours devant la Cour supr&ecirc;me est ouvert contre les d&eacute;cisions, jugements et arr&ecirc;ts rendus en dernier ressort par les juridictions de toute nature de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 3 :&nbsp; La Cour supr&ecirc;me proc&egrave;de &agrave; un examen en droit de l&rsquo;affaire. Si elle estime que l&rsquo;application des r&egrave;gles juridiques a &eacute;t&eacute; satisfaisante, elle rejette le recours par une d&eacute;cision motiv&eacute;e en droit. Si l&rsquo;application des r&egrave;gles juridiques n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; satisfaisante, la Cour examine l&rsquo;affaire y compris en ce qui concerne les faits et rend une d&eacute;cision motiv&eacute;e en droit et en fait. Quand elle est ainsi amen&eacute;e &agrave; proc&eacute;der &agrave; un examen complet de l&rsquo;affaire, la Cour supr&ecirc;me peut admettre de nouveaux moyens de droit et les soulever d&rsquo;office si cela lui para&icirc;t utile.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 4 : Quand, &agrave; plusieurs reprises, se produit un d&eacute;saccord sur un point de droit entre la Cour supr&ecirc;me et une ou plusieurs juridictions inf&eacute;rieures, le ministre de la Justice &eacute;tablit un rapport &agrave; l&rsquo;intention du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, chef du Gouvernement. Celui-ci avise sur le point de savoir s&rsquo;il convient de modifier la l&eacute;gislation en vigueur et saisit &eacute;ventuellement l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente pour proc&eacute;der &agrave; cette modification.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 5 :&nbsp; Quand la Cour supr&ecirc;me constate qu&rsquo;un texte ant&eacute;rieur au 27 juin 1977 para&icirc;t contraire &agrave; la souverainet&eacute; nationale,qui est constitu&eacute;e par ensemble des principes pos&eacute;s par les lois constitutionnelles n&deg;d 1 et 2 du 27 juin 1977 , elle prend un arr&ecirc;t pr&eacute;alable &agrave; la d&eacute;cision au fond.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Le ministre de la Justice &eacute;tablit un rapport &agrave; l&rsquo;intention du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, chef du Gouvernement.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Celui-ci avise sur le point de savoir s&rsquo;il convient de modifier la l&eacute;gislation en vigueur et saisit &eacute;ventuellement l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente pour proc&eacute;der &agrave; cette modification. Si aucune modification n&rsquo;est intervenue dans le d&eacute;lai de quatre mois de l&rsquo;arr&ecirc;t pr&eacute;alable le texte litigieux est consid&eacute;r&eacute; comme maintenu et la Cour reprend ses d&eacute;bats.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Dans le cas o&ugrave; pendant le d&eacute;lai de 4 mois vis&eacute; ci-dessus le m&ecirc;me point de droit vient en discussion devant la Cour supr&ecirc;me celle-ci doit n&eacute;cessairement suspendre ses d&eacute;bats dans cette seconde affaire jusqu&rsquo;&agrave; ce que le d&eacute;lai ouvert dans la premi&egrave;re affaire soit &eacute;coul&eacute; ou qu&rsquo;une modification de l&rsquo;&Eacute;tat du droit soit intervenue.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Le m&ecirc;me probl&egrave;me de droit ne peut &ecirc;tre soulev&eacute; &agrave; nouveau.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 6 : La Cour supr&ecirc;me est comp&eacute;tente pour trancher les conflits qui pourraient provenir du fait que deux juridictions sont saisies de la m&ecirc;me affaire ou du fait qu&rsquo;aucune juridiction n&rsquo;accepte de se d&eacute;clarer comp&eacute;tente.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Dans ce cas, la Cour supr&ecirc;me d&eacute;signe la juridiction comp&eacute;tente qui ne peut refuser de juger.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 7 : Les comp&eacute;tences du Conseil du Contentieux administratif sont provisoirement maintenues. Elle est &eacute;tendue aux litiges ressortissant du droit administratif pour lesquels sa comp&eacute;tence n&rsquo;est pas pr&eacute;vue, tel que le recours en exc&egrave;s de pouvoir. La Cour supr&ecirc;me conna&icirc;t des recours pr&eacute;sent&eacute;s contre toutes les d&eacute;cisions du Conseil du Contentieux administratif. Pour, ces affaires, elle comportera outre ses membres habituels deux assesseurs d&eacute;sign&eacute;s chaque ann&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique parmi des sp&eacute;cialistes de l&rsquo;administration.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Le procureur g&eacute;n&eacute;ral est assist&eacute; pour ces affaires d&rsquo;un sp&eacute;cialiste de l&rsquo;administration d&eacute;sign&eacute; chaque ann&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 8 : Chaque ann&eacute;e les pi&egrave;ces comptables relatives &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution du budget de l&rsquo;&Eacute;tat, des offices et &eacute;tablissements publics, des soci&eacute;t&eacute;s d&rsquo;&eacute;conomie mixte sont soumises &agrave; la Cour supr&ecirc;me qui proc&egrave;de &agrave; leur examen et &eacute;tablit un rapport &agrave; l&rsquo;intention du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui pourra le transmettre &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Les ordonnateurs et comptables publics ou des &eacute;tablissements publics et parapublics qui ont commis des irr&eacute;gularit&eacute;s, sans que celles-ci constituent des infractions p&eacute;nales, peuvent &ecirc;tre poursuivis devant la Cour supr&ecirc;me par d&eacute;cret du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pris en Conseil des ministres. La Cour peut par un arr&ecirc;t constituer le comptable en d&eacute;bet et le condamner au remboursement.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">La Cour peut prononcer toutes les sanctions disciplinaires pr&eacute;vues par leur statut et des sanctions civiles d&rsquo;amende. Quand les irr&eacute;gularit&eacute;s ont port&eacute; sur une valeur appr&eacute;ciable en argent, le montant de l&rsquo;amende ne peut en exc&eacute;der le quintuple. Quand il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une valeur appr&eacute;ciable en argent, l&rsquo;amende est fix&eacute;e au maximum d&rsquo;une ann&eacute;e de r&eacute;mun&eacute;ration du fonctionnaire concern&eacute;. Pour traiter de ces affaires la Cour outre ses membres habituels comportera deux assesseurs d&eacute;sign&eacute;s chaque ann&eacute;e par arr&ecirc;t&eacute; du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique parmi des sp&eacute;cialistes. Le procureur g&eacute;n&eacute;ral aupr&egrave;s de la Cour supr&ecirc;me est assist&eacute; pour ces affaires d&rsquo;un sp&eacute;cialiste de la comptabilit&eacute; d&eacute;sign&eacute; chaque ann&eacute;e par un arr&ecirc;t&eacute; du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>DE LA PROC&Eacute;DURE<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 9 : La proc&eacute;dure devant la Cour supr&ecirc;me est la m&ecirc;me que celle suivie en mati&egrave;re d&rsquo;appel sauf les pr&eacute;cisions et les exceptions indiqu&eacute;es ci-apr&egrave;s :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&#8211; Le Minist&egrave;re public devant la Cour supr&ecirc;me est assur&eacute; par le procureur g&eacute;n&eacute;ral aupr&egrave;s la Cour d&rsquo;Appel et ses substituts.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Toutefois le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, chef du Gouvernement, peut, dans des cas particuliers, d&eacute;signer une autre personne par d&eacute;cret pris en Conseil des Ministres.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Le minist&egrave;re public peut pr&eacute;senter d&rsquo;office des recours en toutes mati&egrave;res s&rsquo;il l&rsquo;estime utile pour l&rsquo;&eacute;laboration du droit ou l&rsquo;&eacute;quit&eacute;,<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">-le greffe de la Cour supr&ecirc;me est tenu par le greffier en chef de la Cour d&rsquo;Appel. Il peut &ecirc;tre assist&eacute; par les employ&eacute;s du greffe.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Les recours doivent &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;s &lsquo;dans le d&eacute;lai ,de 15 jours de la d&eacute;cision quand celle-ci est contradictoire, dans le d&eacute;lai de 15 jours apr&egrave;s la signification quand celle-ci est seulement r&eacute;put&eacute;e contradictoire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Dans des cas de force Majeure, la Cour supr&ecirc;me, sur rapport du Minist&egrave;re public, peut autoriser le d&eacute;passement de ces d&eacute;lais.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 10 : La proc&eacute;dure est gratuite devant la &lsquo;Cour supr&ecirc;me. Un avocat ou un d&eacute;fenseur d&rsquo;office est d&eacute;sign&eacute; aux citoyens d&eacute;munis par le Bureau d&rsquo;Assistance judiciaire de la Cour d&rsquo;Appel.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Il est r&eacute;mun&eacute;r&eacute; par l&rsquo;&Eacute;tat sur pr&eacute;sentation d&rsquo;un m&eacute;moire de frais et d&rsquo;honoraires soumis au visa du pr&eacute;sident du 8&ugrave;reau d&rsquo;Assistance judiciaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Toutefois s&rsquo;il appara&icirc;t qu&rsquo;un recours a eu pour objet ou pour effet d&#8217;emp&ecirc;cher abusivement l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;une d&eacute;cision de justice, celui qui en est l&rsquo;auteur pourra &ecirc;tre condamn&eacute;, en mati&egrave;re autre que p&eacute;nale, &agrave; payer des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; son adversaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 11 : La Cour supr&ecirc;me appellera &acirc; si&eacute;ger, &agrave; titre consultatif, l&rsquo;un des magistrats qui a particip&eacute; &agrave; la d&eacute;cision qu&rsquo;elle a &agrave; examiner.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 12 : Les audiences sont pr&eacute;sid&eacute;es par le pr&eacute;sident de la Cour supr&ecirc;me. En cas d&rsquo;absence ou d&#8217;emp&ecirc;chement le magistrat professionnel le plus ancien et &agrave; d&eacute;faut le plus &acirc;g&eacute; pr&eacute;side l&rsquo;audience.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 13 : Les d&eacute;cisions sont prises &agrave; la majorit&eacute; des voix. La voix du pr&eacute;sident ou celle de son rempla&ccedil;ant, quand il ne participe pas aux d&eacute;bats, est pr&eacute;pond&eacute;rante en cas de partage des voix.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 14 : La Cour supr&ecirc;me peut d&eacute;cider que son d&eacute;lib&eacute;r&eacute; &agrave; lieu publiquement.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 15 : Les arr&ecirc;ts de la Cour supr&ecirc;me sont rendus publiquement et leurs principales dispositions sont publi&eacute;es au &laquo; Journal officiel &raquo; de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>DE LA COMPOSITION :<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 16 : La Cour supr&ecirc;me et compos&eacute;e de :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">-1 pr&eacute;sident d&eacute;sign&eacute; pour 2 ans par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, chef du Gouvernement, en Conseil des Ministres.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&#8211; l&rsquo;ensemble des magistrats professionnels du si&egrave;ge de la Cour judiciaire de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">-deux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de chaque tribunal du ler degr&eacute; des districts de la R&eacute;publique de Djibouti (1) et un d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du Tribunal du 2e degr&eacute; de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Ces d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s sont d&eacute;sign&eacute;s par leurs juridictions pour un an, ainsi qu&rsquo;un rempla&ccedil;ant.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&#8211; le cadi de Djibouti ou l&rsquo;un de ses d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Quand l&rsquo;une des personnes d&eacute;sign&eacute;es ci-dessus a particip&eacute; au pr&eacute;c&eacute;dent examen judiciaire de l&rsquo;affaire, elle ne peut si&eacute;ger qu&rsquo;&agrave; titre consultatif dans le cadre de l&rsquo;article 10 de la pr&eacute;sente ordonnance. La Cour supr&ecirc;me si&egrave;ge valablement quand deux tiers des membres qui ont vocation &agrave; y participer sont r&eacute;unis.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Toutefois si ce quorum n&rsquo;est pas atteint pour une affaire, elle est renvoy&eacute;e &agrave; une audience suivante o&ugrave; la Cour peut valablement d&eacute;lib&eacute;rer si la moiti&eacute; plus un de ses membres sont r&eacute;unis. Les magistrats ne portent aucun costume particulier &agrave; l&rsquo;occasion des audiences de la Cour supr&ecirc;me.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 17 : Au d&eacute;but de chaque ann&eacute;e, l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;ral de la Cour et pr&ecirc;tre &eacute;lit deux de ses membres charg&eacute;s de composer avec le pr&eacute;sident, un bureau qui pourvoit &agrave; l&rsquo;organisation administrative.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 18 :&nbsp; L&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de la Cour supr&ecirc;me peut d&eacute;cider de la cr&eacute;ation de sections sp&eacute;cialis&eacute;es qui auront les m&ecirc;mes pouvoirs que la Cour supr&ecirc;me. Ces sections seront organis&eacute;es par un r&egrave;glement int&eacute;rieur adopt&eacute; par l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale et homologu&eacute; par le ministre de la Justice. Ces sections devront comprendre cinq membres sans compter le magistrat &agrave; voix consultative pr&eacute;vu par l&rsquo;article 10 y compris le pr&eacute;sident de la Cour supr&ecirc;me quand il y participe. Deux seulement des membres de ces sections devront &ecirc;tre magistrat professionnels de la Cour judiciaire de Djibouti.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Chacune des sections pourra, par une d&eacute;cision motiv&eacute;e, lorsque l&rsquo;affaire &agrave; traiter lui para&icirc;t poser des probl&egrave;mes fondamentaux demander que celle ci soit trait&eacute;e par la Cour supr&ecirc;me r&eacute;unie en assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale. L&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale doit alors obligatoirement statuer.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 19 : Parmi les sections pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent, il pourra &ecirc;tre cr&eacute;&eacute; &agrave; la demande de la Cour supr&ecirc;me et par d&eacute;cret simple du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, une section d&rsquo;examen pr&eacute;alable. Cette section compos&eacute;e de trois membres de la Cour supr&ecirc;me d&eacute;sign&eacute;e par son assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale aura pour objet de v&eacute;rifier le bien-fond&eacute; juridique des recours. Elle pourra les rejeter. Si elle les accepte il sera proc&eacute;d&eacute; ainsi qu&rsquo;il est dit aux articles 3 et 7 ci-dessus. Sa cr&eacute;ation aura lieu en cas d&rsquo;encombrement de la Cour supr&ecirc;me. La proc&eacute;dure suivie par la section de l&rsquo;examen pr&eacute;alable sera fix&eacute;e par un r&egrave;glement adopt&eacute; par l&rsquo;assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de la Cour et homologu&eacute; par le ministre de la Justice.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\"><u><strong>DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES<\/strong><\/u><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 20 : Les recours introduits apr&egrave;s la publication du pr&eacute;sent texte seront d&eacute;f&eacute;r&eacute;s devant la Cour supr&ecirc;me. Celle-ci pourra recevoir dans le d&eacute;lai de 1 mois des recours hors d&eacute;lai intervenant contre les d&eacute;cisions rendues depuis l&rsquo;ind&eacute;pendance. Les instances en cours devant le Tribunal d&rsquo;homologation seront reprises par la Cour supr&ecirc;me.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 21 : Des frais de d&eacute;placement et des indemnit&eacute;s journali&egrave;res forfaitaires fix&eacute;s par arr&ecirc;t&eacute; en Conseil des Ministres seront pay&eacute;s sur le budget des charges communes aux magistrats qui ne re&ccedil;oivent pas d&rsquo;autres r&eacute;mun&eacute;rations ou d&rsquo;indemnit&eacute;s de d&eacute;placement de l&rsquo;&Eacute;tat ou des &eacute;tablissements publics.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 22 : Les dispositions contraires &agrave; la pr&eacute;sente ordonnance et notamment celles relatives &agrave; la Chambre d&rsquo;Homologation des jugements coutumiers sont abrog&eacute;es.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\">Article 23 : La pr&eacute;sente ordonnance sera applicable d&egrave;s sa publication qui aura lieu selon la proc&eacute;dure d&rsquo;urgence. Elle sera &eacute;galement publi&eacute;e au \u00ab\u00a0Journal officiel\u00a0\u00bb de la R&eacute;publique de Djibouti.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[835],"nature-dun-texte":[263],"class_list":["post-64839","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-331-mjam","nature-dun-texte-ordonnance"],"acf":{"reference":"79-027\/PR\/J","comment":"portant cr\u00e9ation de la cour supr\u00eame","visas":"<p style=\"margin-bottom: -20px;\">VU les lois constitutionnelles n&deg;1 et 2 du 27 juin 1977 ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\">VU la n&eacute;cessit&eacute; d'assurer la continuit&eacute; des institutions de la R&eacute;publique qui est mise en cause par l'absence d'une institution supr&ecirc;me de Justice nationale ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\">Sur le rapport du ministre de la Justice ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\">Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 29 mars 1979 ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\">&nbsp;<\/p>","signature":"<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">Par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">&nbsp;. HASSAN GOULED APTIDON.<\/p>","nature_du_texte":263,"journal_officiel":58260,"institution":835,"mesures":"0","old_texte_id":"12082","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/64839","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/64839\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/835"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/263"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=64839"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=64839"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=64839"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}