{"id":81537,"date":"1985-04-03T00:00:00","date_gmt":"1985-04-02T21:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/ordonnance-n85-038-pr-j-portant-reformes-des-dispositions-du-code-dinstruction-criminelle-relative-aux-mandats-de-justice-a-la-detention-preventive-et-aux-demandes-et-decisions-de-mise-en-lib\/"},"modified":"1985-04-03T00:00:00","modified_gmt":"1985-04-02T21:00:00","slug":"ordonnance-n85-038-pr-j-portant-reformes-des-dispositions-du-code-dinstruction-criminelle-relative-aux-mandats-de-justice-a-la-detention-preventive-et-aux-demandes-et-decisions-de-mise-en-lib","status":"publish","type":"texte-juridique","link":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/texte-juridique\/ordonnance-n85-038-pr-j-portant-reformes-des-dispositions-du-code-dinstruction-criminelle-relative-aux-mandats-de-justice-a-la-detention-preventive-et-aux-demandes-et-decisions-de-mise-en-lib\/","title":{"rendered":"Ordonnance n\u00b0 85\/038\/PR\/J Portant r\u00e9formes des dispositions du Code d&rsquo;Instruction criminelle relative aux mandats de justice, \u00e0 la d\u00e9tention pr\u00e9ventive et aux demandes et d\u00e9cisions de mise en libert\u00e9 en cours d&rsquo;information et avant jugement au fond."},"content":{"rendered":"<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article premier : Dans toutes les dispositions l&eacute;gales encore en vigueur les mots \u00ab\u00a0d&eacute;tention pr&eacute;ventive\u00a0\u00bb sont supprim&eacute;s et remplac&eacute;s par les mots \u00ab\u00a0d&eacute;tention provisoire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 2 : Le chapitre VII du livre le du Code d&rsquo;Instruction criminelle est intitul&eacute; : \u00ab\u00a0des mandats de justice et du contr&ocirc;le judiciaire\u00a0\u00bb. Il comprend deux sections consacr&eacute;es, la premi&egrave;re aux mandats de justice et &agrave; leur ex&eacute;cution (articles 91 &agrave; 111) et, la seconde, au contr&ocirc;le judiciaire (article 112).<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 3 : Les dispositions de la loi n&deg; 115\/AN&rsquo;80 du 30 mars 1980 susvis&eacute;e constituent la section II du chapitre VII du livre du Code d&rsquo;Instruction criminelle.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 4 : Le chapitre du livre du Code d&rsquo;Instruction criminelle est intitul&eacute; : \u00ab\u00a0de la mise en d&eacute;tention provisoire, du cautionnement et des demandes de mise en libert&eacute; en cours d&rsquo;information et avant jugement au fond. \u00ab\u00a0Il comprend trois sections consacr&eacute;es, la premi&egrave;re, &agrave; la d&eacute;tention provisoire (articles 113 &agrave; 116), la seconde au cautionnement (articles 117 &agrave; 121) et la troisi&egrave;me &agrave; la mise en libert&eacute; (articles 112 &agrave; 126 &#8211; 2).<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 5 : Les articles 91 &agrave; 126 du Code d&rsquo;Instruction criminelle sont abrog&eacute;s et remplac&eacute;s par les dispositions suivantes :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE VII<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">DES MANDATS DE JUSTICE ET DU CONTROLE JUDICIAIRE<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">SECTION 1re<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">DES MANDATS DE JUSTICE ET DE LEUR EXECUTION<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&sect; 3 : DEFINITIONS ET GENERALITES<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 91 : Le juge d&rsquo;instruction peut, selon les cas, d&eacute;cerner mandats de comparution, d&rsquo;amener, de d&eacute;p&ocirc;t ou d&rsquo;arr&ecirc;t. Le mandat de comparution a pour objet de mettre l&rsquo;inculp&eacute; en demeure de se pr&eacute;senter devant le juge &agrave; la date et &agrave; l&rsquo;heure indiqu&eacute;es par ce mandat. Le mandat d&rsquo;amener est l&rsquo;ordre donn&eacute; par le juge &agrave; la force publique de conduire imm&eacute;diatement l&rsquo;inculp&eacute; devant lui. Le mandat de d&eacute;p&ocirc;t est l&rsquo;ordre donn&eacute; par le juge au surveillant &#8211; chef de la maison d&rsquo;arr&ecirc;t de recevoir et de d&eacute;tenir l&rsquo;inculp&eacute;. Ce mandat permet &eacute;galement de rechercher ou de transf&eacute;rer l&rsquo;inculp&eacute; lorsqu&rsquo;il lui a &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment notifi&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Le mandat d&rsquo;arr&ecirc;t est l&rsquo;ordre donn&eacute; &agrave; la force publique de rechercher l&rsquo;inculp&eacute; et de le conduire &agrave; la maison d&rsquo;arr&ecirc;t indiqu&eacute;e sur le mandat, o&ugrave; il sera re&ccedil;u et d&eacute;tenu. Le juge d&rsquo;instruction peut aussi d&eacute;cerner des mandats d&rsquo;amener contre les t&eacute;moins qui refusent de compara&icirc;tre sur la citation &agrave; eux donn&eacute;e, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 80 du pr&eacute;sent code et sans pr&eacute;judice de l&rsquo;amende port&eacute;e en cet article.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 92 : Tout mandat pr&eacute;cise l&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;inculp&eacute; ; il est dat&eacute; et sign&eacute; par le magistrat qui l&rsquo;a d&eacute;cern&eacute; et est rev&ecirc;tu de son sceau. Les mandats d&rsquo;amener, de d&eacute;p&ocirc;t et d&rsquo;arr&ecirc;t mentionnent en outre la nature de l&rsquo;inculpation et les articles de loi applicables. Les mandats sont ex&eacute;cutoires dans toutes les &eacute;tendue du territoires de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&sect; 2 : LE MANDAT DE COMPARUTION&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 93 : Le mandat de comparution est signifi&eacute; par huissier &agrave; celui qui en est l&rsquo;objet ou est notifi&eacute; &agrave; celui-ci par un officier ou agent de la police judiciaire, ou par un agent de la force publique, lequel lui en d&eacute;livre copie. Le juge d&rsquo;instruction interroge imm&eacute;diatement l&rsquo;inculp&eacute; qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;un mandat de comparution.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&sect; 3 : LE MANDAT D&rsquo;AMENER<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;Article 94 : Le mandat d&rsquo;amener est notifi&eacute; et ex&eacute;cut&eacute; par un officier ou agent de la police judiciaire ou par un agent de la force publique lequel en fait l&rsquo;exhibition &agrave; l&rsquo;inculp&eacute; et lui en d&eacute;livre copie. Si l&rsquo;individu est d&eacute;j&agrave; d&eacute;tenu pour une autre cause, la notification lui est faite comme il est dit &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent, ou, sur instruction du procureur de la R&eacute;publique, par le surveillant-chef de la maison d&rsquo;arr&ecirc;t qui en d&eacute;livre &eacute;galement une copie. Les mandats d&rsquo;amener, peuvent, en cas d&rsquo;urgence, &ecirc;tre diffus&eacute;s par tous moyens. Dans ce cas, les mentions essentielles de l&rsquo;original et sp&eacute;cialement l&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;inculp&eacute;, la nature de l&rsquo;inculpation, le nom et la qualit&eacute; du magistrat mandant doivent pr&eacute;cis&eacute;s. L&rsquo;original du mandat doit &ecirc;tre transmis &agrave; l&rsquo;agent charg&eacute; d&rsquo;en assurer l&rsquo;ex&eacute;cution dans les d&eacute;lais les plus rapides.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 95 : L&rsquo;agent charg&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution du mandat ne peut s&rsquo;introduire dans le domicile d&rsquo;un citoyen avant 6 heures ni apr&egrave;s 21 heures. II peut se faire accompagner d&rsquo;une force suffisante pour que l&rsquo;inculp&eacute; ne puisse se soustraire &agrave; la loi. La force est prise dans le lieu le plus proche de celui o&ugrave; le mandat doit s&rsquo;ex&eacute;cuter et elle est tenue de d&eacute;f&eacute;rer aux r&eacute;quisitions contenues dans ce mandat.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Si l&rsquo;inculp&eacute; ne peut &ecirc;tre saisi, un proc&egrave;s-verbal de perquisition et de recherches infructueuses est adress&eacute; au magistrat qui a d&eacute;livr&eacute; le mandat pour &ecirc;tre vers&eacute; au dossier d&rsquo;information et annex&eacute; au mandat d&eacute;cern&eacute; par le magistrat instructeur.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 96 : Pour satisfaire aux prescriptions de l&rsquo;article 91, al. 3, toute personne arr&ecirc;t&eacute;e en vertu d&rsquo;un mandat d&rsquo;amener &#8211; sous r&eacute;serve toutefois des prescriptions des articles 104, al 6 et 105 du pr&eacute;sent code, relatives &agrave; certaines v&eacute;rifications pr&eacute;alables &agrave; l&rsquo;acheminement &agrave; Djibouti de la personne d&eacute;sign&eacute;e dans le mandat, communes au mandat d&rsquo;arr&ecirc;t et au mandat d&rsquo;amener &#8211; est conduite imm&eacute;diatement et par les moyens les plus rapides &agrave; Djibouti, &agrave; la disposition du juge mandant et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 97, dernier alin&eacute;a, au procureur de la R&eacute;publique ou &agrave; son substitut.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 97 : Le juge d&rsquo;instruction interroge imm&eacute;diatement l&rsquo;inculp&eacute; qui fait l&rsquo;objet du mandat d&rsquo;amener. Toutefois, si l&rsquo;interrogatoire ne peut &ecirc;tre imm&eacute;diat, l&rsquo;inculp&eacute; est conduit dans la maison d&rsquo;arr&ecirc;t o&ugrave; il ne peut &ecirc;tre d&eacute;tenu plus de vingt-quatre heures. A L&rsquo;expiration de ce d&eacute;lai, il est conduit d&rsquo;office, par les soins du surveillant-chef, devant le procureur de la R&eacute;publique, qui requiert le juge d&rsquo;instruction ou &agrave; son d&eacute;faut, le pr&eacute;sident du tribunal ou un juge d&eacute;sign&eacute; par celui-ci, de proc&eacute;der imm&eacute;diatement &agrave; l&rsquo;interrogatoire, &agrave; d&eacute;faut de quoi l&rsquo;inculp&eacute; est mis en libert&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 98 : Tout inculp&eacute; arr&ecirc;t&eacute; en vertu d&rsquo;un mandat d&rsquo;amener, qui a &eacute;t&eacute; maintenu pendant plus de vingt-quatre heures dans la mai-son d&rsquo;arr&ecirc;t sans avoir &eacute;t&eacute; interrog&eacute;, est consid&eacute;r&eacute; comme arbitrairement d&eacute;tenu. Article 99 : Le pr&eacute;venu qui refusera d&rsquo;ob&eacute;ir au mandat d&rsquo;amener pr&egrave;s avoir d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il est pr&ecirc;t &agrave; y ob&eacute;ir, tentera de s&rsquo;&eacute;vader, &ecirc;tre contraint. Le porteur du mandat d&rsquo;amener emploiera, au besoin, la force due du lieu le plus voisin : elle sera tenue de marcher sur la r&eacute;quisition contenue dans le mandat d&rsquo;amener.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 100 : Si la personne contre laquelle a &eacute;t&eacute; d&eacute;cern&eacute; un mandat d&rsquo;amener ne peut &ecirc;tre trouv&eacute;e, ce mandat est exhib&eacute; au chef du district ou d&rsquo;arrondissement ou, selon le cas, au chef de village de la commune o&ugrave; r&eacute;side habituellement cette personne. Cette autorit&eacute; met son visa sur l&rsquo;original de l&rsquo;acte de notification.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">APPREHENSION DE L&rsquo;AUTEUR D&rsquo;UN CRIME OU DELIT FLAGRANT<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 101 : Tout d&eacute;positaire de la force publique, et m&ecirc;me toute personne sera tenu de saisir le pr&eacute;venu surpris en flagrant d&eacute;lit, poursuivi par la clameur publique, soit dans les cas assimil&eacute;s au flagrant d&eacute;lit, et de le conduire devant le procureur de la R&eacute;publique sans qu&rsquo;il soit besoin de mandat d&rsquo;amener, si le crime ou d&eacute;lit comporte peine afflictive ou infamante. Dans le cas o&ugrave; le pr&eacute;venu est appr&eacute;hend&eacute; loin de la ville de Djibouti, il doit &ecirc;tre remis, par l&rsquo;auteur de son appr&eacute;hension, &agrave; la force police ou de gendarmerie la plus proche du lieu d&rsquo;arrestation.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&sect; 4 : LE MANDAT D&rsquo;ARRET<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;Article 102 : Si l&rsquo;inculp&eacute; est en fuite ou s&rsquo;il r&eacute;side hors du territoire de la R&eacute;publique, le juge d&rsquo;instruction, apr&egrave;s avis du procureur de la R&eacute;publique , peut d&eacute;cerner contre lui un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t si le fait comporte une peine d&#8217;emprisonnement correctionnelle ou une peine plus grave.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 103 : L&rsquo;agent charg&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution d&rsquo;un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t ne s &lsquo;introduire dans le domicile d&rsquo;un citoyen avant 6 heures ni apr&egrave;s 21 heures. Il peut se faire accompagner d&rsquo;une force suffisante pour que l&rsquo;inculp&eacute; puisse se soustraire &agrave; la loi. La force est prise dans le lieu le plus proche de celui o&ugrave; le mandat doit s&rsquo;ex&eacute;cuter et elle est tenue de se d&eacute;f&eacute;rer aux r&eacute;quisitions contenues dans ce mandat.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Si l&rsquo;inculp&eacute; ne peut &ecirc;tre saisi, un proc&egrave;s-verbal de perquisition et de recherche infructueuses est adress&eacute; au magistrat qui a d&eacute;livr&eacute; le mandat.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 104 : Le mandat d&rsquo;arr&ecirc;t est notifi&eacute; et ex&eacute;cut&eacute; par un officier ou agent de la police judiciaire ou par un agent de la force publique, lequel en fait exhibition &agrave; l&rsquo;inculp&eacute; et lui en d&eacute;livre copie.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Si l&rsquo;individu est retrouv&eacute; d&eacute;tenu pour une autre cause, la notification lui est faite comme il est dit &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a pr&eacute;c&eacute;dent ou, sur instruction procureur de la R&eacute;publique, par le surveillant-chef de la maison arr&ecirc;t qui en d&eacute;livre &eacute;galement une copie. Les mandats d&rsquo;arr&ecirc;t peuvent, en cas d&rsquo;urgence, &ecirc;tre diffus&eacute;s par tous les moyens. Dans ce cas, les mentions essentielles de l&rsquo;original et sp&eacute;cialement l&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;inculp&eacute;, la nature de l&rsquo;inculpation, le nom et la qualit&eacute; du magistrat mandant doivent &ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute;s, l&rsquo;original du mandat, doit &ecirc;tre transmis &agrave; l&rsquo;agent charg&eacute; d&rsquo;en assurer l&rsquo;ex&eacute;cution dans les d&eacute;lais les plus rapides. L&rsquo;inculp&eacute; saisi en vertu du mandat d&rsquo;arr&ecirc;t est conduit sans d&eacute;lai dans la maison d&rsquo;arr&ecirc;t indiqu&eacute;e sur le mandat. Toutefois, avant de se rendre &agrave; la prison civile de Gabode, les agents escortant l&rsquo;inculp&eacute; rendront compte de l&rsquo;arrestation au juge d&rsquo;instruction et, en son absence, au procureur de la R&eacute;publique, lesquels s&rsquo;assureront imm&eacute;diatement que le mandat d&rsquo;arr&ecirc;t s&rsquo;applique &agrave; la personne appr&eacute;hend&eacute;e et est toujours ex&eacute;cutoire. S&rsquo;il en est ainsi, l&rsquo;inculp&eacute; est &eacute;crou&eacute; &agrave; la prison civile de Gabode et le r&eacute;gisseur ou surveillant-chef de ladite prison, d&eacute;livre &agrave; l&rsquo;agent de l&rsquo;ex&eacute;cution une reconnaissance de la remise de l&rsquo;inculp&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 105 : Dans les 48 heures de l&rsquo;arrestation de l&rsquo;inculp&eacute; sur mandat d&rsquo;arr&ecirc;t, il est proc&eacute;d&eacute; &agrave; son interrogatoire sur le fond par le juge d&rsquo;instruction mandant, ou, si, celui-ci est absent ou emp&ecirc;ch&eacute;, par le magistrat du si&egrave;ge d&eacute;sign&eacute; pour le remplacer, par le pr&eacute;sident du tribunal ou le magistrat en tenant lieu. A d&eacute;faut et &agrave; l&rsquo;expiration de ce d&eacute;lai, les dispositions des articles 97 et 98 sont applicables. Dans tout le cas, toutefois, ou, en raison de l&rsquo;&eacute;loignement ou de la situation particuli&egrave;re du lieu d&rsquo;arrestation, il y a lieu de craindre que l&rsquo;inculp&eacute; ne puisse &ecirc;tre achemin&eacute; &agrave; Djibouti et interrog&eacute; par le juge dans le d&eacute;lai pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a 1er du pr&eacute;sent article, les gendarmes ou agents responsables de la capture informent imm&eacute;diatement par t&eacute;l&eacute;phone, et, au besoin, par radio, le magistrat qui a d&eacute;livr&eacute; le mandat, et &agrave; d&eacute;faut, le procureur de la R&eacute;publique aux fins &eacute;nonc&eacute;es &agrave; l&rsquo;article 104, al 6 ci-dessus. Le juge d&rsquo;instruction mandant ou le procureur de la R&eacute;publique n&rsquo;autorise le transf&egrave;rement que si les v&eacute;rifications op&eacute;r&eacute;es sont positives et si tel n&rsquo;est pas le cas, ordonne la remise en libert&eacute; imm&eacute;diate et sur place de la personne appr&eacute;hend&eacute;e. En cas de transf&egrave;rement autoris&eacute; dans les conditions pr&eacute;vues au pr&eacute;sent alin&eacute;a, le d&eacute;lai de l&rsquo;article 105 al 1er est prolong&eacute; de 24 heures. Dans le cas o&ugrave; le mandat d&rsquo;arr&ecirc;t a &eacute;t&eacute; d&eacute;cern&eacute; par une juridiction du jugement il y a lieu pour les agents d&rsquo;ex&eacute;cution de saisir de la demande de v&eacute;rification et d&rsquo;instruction le procureur de la R&eacute;publique ou le procureur g&eacute;n&eacute;ral selon que le mandat &eacute;mane du tribunal correctionnel ou d&rsquo;autre juridiction r&eacute;pressive.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&sect; 5 : LE MANDAT DE DEPOT&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article106 : Le juge d&rsquo;instruction ne peut d&eacute;livrer un mandat de d&eacute;p&ocirc;t qu&rsquo;apr&egrave;s interrogatoire et si, en raison de l&rsquo;infraction reproch&eacute;e, l&rsquo;inculp&eacute; encourt une peine pour laquelle le maximum encouru est d&rsquo;au moins un an d&#8217;emprisonnement correctionnel ou toute autre peine plus grave. La d&eacute;livrance du mandat est, en toutes mati&egrave;res, subordonn&eacute;e &agrave; la communication du dossier au procureur de la R&eacute;publique et &agrave; l&rsquo;avis pr&eacute;alable de ce magistrat. En mati&egrave;re correctionnelle, les mandats de d&eacute;p&ocirc;t ne peuvent &ecirc;tre d&eacute;cern&eacute;s que pour la dur&eacute;e pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article 114.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article107 : En toute mati&egrave;re, le mandat de d&eacute;p&ocirc;t est notifie verbalement &agrave; l&rsquo;inculp&eacute; par le juge d&rsquo;instruction : mention de cette notification doit &ecirc;tre faite au proc&egrave;s-verbal d&rsquo;interrogatoire. L&rsquo;agent charg&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cution du mandat de d&eacute;p&ocirc;t remet l&rsquo;inculp&eacute; au r&eacute;gisseur ou au surveillant-chef de la maison d&rsquo;arr&ecirc;t, lequel lui d&eacute;livre une reconnaissance de la remise de l&rsquo;inculp&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article108 : Les conditions dans lesquelles les mandats de d&eacute;p&ocirc;t peuvent &ecirc;tre renouvel&eacute;s sont pr&eacute;cis&eacute;s au chapitre de la d&eacute;tention provisoire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;&sect; 6 : DISPOSITIONS COMMUNES AUX INTERROGATOIRES DE PREMIERE COMPARUTION DES PERSONNES ECROUEES SUR MANDAT D&rsquo;ARRET OU DE DEPOT.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article109 : Lors des interrogatoires de premi&egrave;re comparution des personnes suspectes ayant fait l&rsquo;objet d&rsquo;un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t. d&rsquo;amener ou de d&eacute;p&ocirc;t, l&rsquo;inculp&eacute; doit &ecirc;tre avis&eacute; par le juge d&rsquo;instruction qu&rsquo;il a droit &agrave; l&rsquo;assistance d&rsquo;un conseil. avec qui il peut communiquer librement et qui peut consulter sur le champ le dossier. Le juge doit &eacute;galement aviser l&rsquo;inculp&eacute; de son droit de se refuser &agrave; tout interrogatoire sur le fond de l&rsquo;affaire tant qu&rsquo;il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; mis en mesure d&rsquo;entrer en contact avec son conseil. Ces m&ecirc;mes droits sont reconnus &agrave; tous les inculp&eacute;s par le juge d&rsquo;instruction. Mention de l&rsquo;accomplissement de ces formalit&eacute;s doit &ecirc;tre faite au proc&egrave;s-verbal de premi&egrave;re comparution. Si l&rsquo;inculp&eacute; ne peut &ecirc;tre assist&eacute; imm&eacute;diatement par l&rsquo;avocat qu&rsquo;il a choisi ou par un avocat d&eacute;sign&eacute; d&rsquo;office. le juge d&rsquo;instruction doit le faire compara&icirc;tre de nouveau, s&rsquo;il l&rsquo;a plac&eacute; en d&eacute;tention provisoire dans un d&eacute;lai maximum de cinq jours. Lors de la nouvelle comparution, que l&rsquo;inculp&eacute; soit ou non assist&eacute; d&rsquo;un conseil, le juge d&rsquo;instruction ordonne, s&rsquo;il y a lieu. la mise en libert&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&sect; 7 : SANCTIONS RELATIVES A L&rsquo;INOBSERVATION DES PRESCRIPTIONS RELATIVES AUX MANDATS DE JUSTICE ET A CERTAINES NOTIFICATIONS DU PARQUET .&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article110 : L;inobservation des formalit&eacute;s prescrites pour les mandats de comparution d&rsquo;amener de d&eacute;p&ocirc;t ou d&rsquo;arr&ecirc;t est sanctionn&eacute;e par une amende civile de 2.000 FD prononc&eacute;e contre le greffier par le pr&eacute;sident de la chambre d&rsquo;accusation ; elle peut donner lieu &agrave; des sanctions disciplinaires ou &agrave; des prises &agrave; partie contre le juge d&rsquo;instruction ou le procureur de la R&eacute;publique. Ces dispositions sont &eacute;tendues, sauf application des peines plus graves, s&rsquo;il y a lieu, &agrave; toute violation de mesures protectrices de la libert&eacute; individuelle prescrites en mati&egrave;re de perquisitions, de visites domiciliaires, de saisies de contr&ocirc;le judiciaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 111 : La nullit&eacute; des actes de proc&eacute;dure ill&eacute;galement accomplis en cette mati&egrave;re-pourra en outre &ecirc;tre constat&eacute;e par la chambre d&rsquo;accusation de la Cour judiciaire ou la juridiction de jugement saisie &agrave; la diligence du procureur de la R&eacute;publique ou des parties concern&eacute;es dans tous les cas o&ugrave; la violence constat&eacute;e aura port&eacute; pr&eacute;judice effectif aux droits des parties au proc&egrave;s. Les pi&egrave;ces annul&eacute;es seront retir&eacute;es du dossier, class&eacute;es au greffe de la chambre d&rsquo;accusation et interdiction sera faite &agrave; quiconque d&rsquo;en faire d&eacute;sormais usage. La chambre d&rsquo;accusation statuera elle-m&ecirc;me sur la d&eacute;tention de l&rsquo;inculp&eacute; concern&eacute; et, selon le cas, ordonnera son maintien en d&eacute;tention ou sa mise en libert&eacute;. Dans les cas vis&eacute;s 1 et 2 de l&rsquo;article 110 et dans tous les cas d&rsquo;atteinte &agrave; la libert&eacute; individuelle, le conflit ne peut jamais &ecirc;tre &eacute;lev&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; administrative et les tribunaux de l&rsquo;ordre judiciaire sont toujours exclusivement comp&eacute;tents. II en est de m&ecirc;me dans toute instance civile fond&eacute;e sur des faits constitutifs des infractions pr&eacute;vues par les articles 114 &agrave; 122 et 184 du Code p&eacute;nal, qu&rsquo;elle soit dirig&eacute;e contre la collectivit&eacute; publique ou contre ses agents.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article. 111-1 :&nbsp; La notification d&rsquo;ordonnances non conformes du juge d&rsquo;instruction au procureur de la R&eacute;publique ne peut r&eacute;sulter que d&rsquo;une mention &eacute;crite, dat&eacute;e et sign&eacute;e par ce magistrat ou son substitut. Le d&eacute;lai d&rsquo;appel du minist&egrave;re public ne court qu&rsquo;&agrave; compter de cette notification.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">SECTION II<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">DU CONTROLE JUDICIAIRE<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">Article 112 : Voir loi n&deg; 115\/AN\/80 du 30 mars 1980.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">CHAPITRE VII&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">DE LA MISE EN DETENTION PROVISOIRE, DU CAUTIONNEMENT<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">ET DES DEMANDES ET DECISIONS DE MISE EN LIBERTE EN COURS<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">D&rsquo;INFORMATION ET AVANT JUGEMENT DE LA DETENTION PROVISOIRE<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article. 113. &#8211; En mati&egrave;re criminelle ou correctionnelle, et si les obligations du contr&ocirc;le judiciaire sont insuffisantes pour assurer la repr&eacute;sentation de l&rsquo;inculp&eacute;, la bonne marche de l&rsquo;information et la s&ucirc;ret&eacute; des t&eacute;moins, la d&eacute;tention provisoire peut &ecirc;tre ordonn&eacute;e ou maintenue :&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">1. &#8211; Lorsque la d&eacute;tention provisoire de l&rsquo;inculp&eacute; est l&rsquo;unique moyen de conserver les preuves ou les indices mat&eacute;riels ou d&#8217;emp&ecirc;cher soit une pression sur les t&eacute;moins, soit une concertation frauduleuse entre inculp&eacute;s et complices ;&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">2. &#8211; Lorsque cette d&eacute;tention est n&eacute;cessaire pour pr&eacute;server l&rsquo;ordre public du trouble caus&eacute; par l&rsquo;infraction ou pour prot&eacute;ger l&rsquo;inculp&eacute;, pour mettre fin &agrave; l&rsquo;infraction ou pour pr&eacute;venir son renouvellement ou pour garantir le maintien de l&rsquo;inculp&eacute; &agrave; la disposition de la justice. La d&eacute;tention provisoire peut &eacute;galement &ecirc;tre ordonn&eacute;e dans les cas o&ugrave; l&rsquo;inculp&eacute; se soustrait aux obligations du contr&ocirc;le judiciaire<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">D&rsquo;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, le contr&ocirc;le judiciaire et la d&eacute;tention provisoire constituent, m&ecirc;me en mati&egrave;re criminelle, des mesures exceptionnelles qui ne peuvent &ecirc;tre ordonn&eacute;es qu&rsquo;en raison des n&eacute;cessit&eacute;s de l&rsquo;instruction ou au titre de mesures de s&ucirc;ret&eacute; et dans le respect des r&egrave;gles du pr&eacute;sent code.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 114 : La mise en d&eacute;tention provisoire, peut toutefois &ecirc;tre ordonn&eacute;e en tout &eacute;tat de l&rsquo;information, mais ne peut en mati&egrave;re correctionnelle, sur la base du mandat de d&eacute;p&ocirc;t ou d&rsquo;arr&ecirc;t originel, exc&eacute;der six mois.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Toutefois, &agrave; l&rsquo;expiration de ce d&eacute;lai le juge d&rsquo;instruction peut la prolonger pour une nouvelle dur&eacute;e de trois mois, par une ordonnance sp&eacute;cialement motiv&eacute;e d&rsquo;apr&egrave;s les &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;esp&egrave;ce et par r&eacute;f&eacute;rence aux dispositions de l&rsquo;article 113. Cette ordonnance peut &ecirc;tre renouvel&eacute;e autant de fois qu&rsquo;il est n&eacute;cessaire, aux m&ecirc;mes conditions, sauf si l&rsquo;inculp&eacute; n&rsquo;encourt qu&rsquo;une peine d&#8217;emprisonnement n&rsquo;exc&eacute;dant pas trois ans. Dans ce dernier cas, la prolongation de la d&eacute;tention ne peut &ecirc;tre ordonn&eacute;e qu&rsquo;une seule fois.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 115 :&nbsp; L&rsquo;ordonnance vis&eacute;e au deuxi&egrave;me ali&eacute;na est notifi&eacute;e verbalement par le juge d&rsquo;instruction &agrave; l&rsquo;inculp&eacute; et copie int&eacute;grale lui en est remise contre &eacute;margement au dossier de la proc&eacute;dure. Les ordonnances vis&eacute;es au pr&eacute;sent article sont rendues apr&egrave;s avis du procureur de la R&eacute;publique.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 116 :&nbsp; En mati&egrave;re criminelle, il n&rsquo;y a pas lieu &agrave; renouvellement p&eacute;riodique du titre d&rsquo;&eacute;crou et aucune ordonnance du juge d&rsquo;instruction n&rsquo;est n&eacute;cessaire. S&rsquo;il appara&icirc;t au cours de l&rsquo;instruction que la qualification criminelle ne peut &ecirc;tre retenue, le juge d&rsquo;instruction peut, apr&egrave;s avoir communiqu&eacute; le dossier au procureur de la R&eacute;publique aux fins de r&eacute;quisition, ordonner soit le maintien de l&rsquo;inculp&eacute; en d&eacute;tention conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 114 soit sa mise en libert&eacute; assortie ou non du contr&ocirc;le judiciaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">SECTION 2 : DU CAUTIONNEMENT<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 117 :&nbsp; S&rsquo;il appara&icirc;t au juge d&rsquo;instruction en quelque mati&egrave;re que ce soit la mise en libert&eacute; provisoire doit &ecirc;tre subordonn&eacute;e au versement d&rsquo;un cautionnement, il ordonne le placement de l&rsquo;inculp&eacute; sous contr&ocirc;le judiciaire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Ce cautionnement garantit :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;1. la repr&eacute;sentation de l&rsquo;inculp&eacute; &agrave; tous les actes de la proc&eacute;dure, pour l&rsquo;ex&eacute;cution du jugement ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;2. le paiement, dans l&rsquo;ordre suivant :<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;a) des frais faits par la partie publique ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;b) de ceux avanc&eacute;s par la partie civile ;&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">c) des amendes ;&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">d) des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts aux victimes.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">L&rsquo;ordonnance de mise en libert&eacute; provisoire et placement sous contr&ocirc;le judiciaire d&eacute;termine la somme affect&eacute;e &agrave; chacune des deux parties du cautionnement.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article&nbsp; 118 : Dans le cas o&ugrave; la libert&eacute; provisoire aura &eacute;t&eacute; subordonn&eacute;e au cautionnement, il sera fourni en esp&egrave;ces, soit par un tiers, soit par l&rsquo;inculp&eacute;, et le montant en sera, suivant la nature de l&rsquo;affaire, d&eacute;termin&eacute; par le juge d&rsquo;instruction, le tribunal ou la cour. Si le cautionnement consiste en esp&egrave;ces, il sera vers&eacute; entre les mains du receveur de l&rsquo;enregistrement, et le minist&egrave;re public, sur le vu du r&eacute;c&eacute;piss&eacute;, fera ex&eacute;cuter l&rsquo;ordonnance de mise en libert&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 119 :&nbsp; Les obligations r&eacute;sultant du cautionnement cessent si l&rsquo;inculp&eacute; se pr&eacute;sente &agrave; tous les actes de la proc&eacute;dure et pour l&rsquo;ex&eacute;cution du jugement. La premi&egrave;re partie du cautionnement est acquise &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat, du moment que l&rsquo;inculp&eacute; sans motif l&eacute;gitime d&rsquo;excuse, est constitu&eacute; en d&eacute;faut de se pr&eacute;senter &agrave; quelque acte de proc&eacute;dure ou pour l&rsquo;ex&eacute;cution du jugement. N&eacute;anmoins, en cas de renvoi des poursuites, d&rsquo;absolution ou d&rsquo;acquittement, le jugement ou l&rsquo;arr&ecirc;t pourra ordonner la restitution de cette partie du cautionnement. La seconde partie du cautionnement est toujours restitu&eacute;e en cas d&rsquo;acquittement, d&rsquo;absolution ou de renvoi des poursuites. En cas de condamnation, elle est affect&eacute;e aux frais, &agrave; l&rsquo;amende, aux dommages et int&eacute;r&ecirc;ts dans l&rsquo;ordre &eacute;nonc&eacute; par l&rsquo;article 113: le surplus, s&rsquo;il y en a, est restitu&eacute;.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;Article 120 :&nbsp; Le minist&egrave;re public, soit d&rsquo;office, soit sur la demande de la partie civile, est charg&eacute; de produire &agrave; l&rsquo;administration de l&rsquo;Enregistrement, soit un certificat du greffe constatant, d&rsquo;apr&egrave;s les pi&egrave;ces officielles, la responsabilit&eacute; encourue dans le cas de l&rsquo;article 114, soit l&rsquo;extrait du jugement dans le cas pr&eacute;vu par l&rsquo;article 119, al. 2. Si les sommes dues ne sont pas d&eacute;pos&eacute;es, l&rsquo;administration de l&rsquo;Enregistrement en poursuit le recouvrement par voie de contrainte.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 121 : Le Tr&eacute;sor national, faisant office de caisse des d&eacute;p&ocirc;ts et consignations, est charg&eacute; de faire, sans d&eacute;lai, aux ayants droit, la distribution des sommes d&eacute;pos&eacute;es ou recouvr&eacute;es. Toute contestation sur ces divers points est vid&eacute;e sur requ&ecirc;te,en chambre de conseil, comme incident de l&rsquo;ex&eacute;cution du jugement.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"center\">SECTION 3 DE LA MISE EN LIBERTE D&rsquo;OFFICE OU A LA DEMANDE DES PARTIES<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 122 : En toute mati&egrave;re, la mise en libert&eacute; assortie ou non contr&ocirc;le judiciaire peut &ecirc;tre ordonn&eacute;e d&rsquo;office par le juge d&rsquo;instruction apr&egrave;s avis du procureur de la R&eacute;publique, &agrave; charge pour l&rsquo;inculp&eacute; de prendre l&rsquo;engagement de se repr&eacute;senter &agrave; tous les actes de proc&eacute;dure aussit&ocirc;t qu&rsquo;il en sera requis et de tenir inform&eacute; le magistrat instructeur de tous ses d&eacute;placements. Le procureur de la R&eacute;publique peut &eacute;galement la requ&eacute;rir &agrave; tout moment. Le juge d&rsquo;instruction statue dans le d&eacute;lai de sept jours &agrave; compter de la date de ces r&eacute;quisitions.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 123 :&nbsp; En toute mati&egrave;re, la mise en libert&eacute; peut &ecirc;tre demand&eacute;e &agrave; tout moment au juge d&rsquo;instruction par l&rsquo;inculp&eacute; ou son conseil, sous les obligations pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;Le juge d&rsquo;instruction doit imm&eacute;diatement communiquer le dossier procureur de la R&eacute;publique aux fins de r&eacute;quisition. Il avise en m&ecirc;me temps par lettre recommand&eacute;e la partie civile, qui peut pr&eacute;senter des observations.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Le juge d&rsquo;instruction doit statuer, par ordonnance sp&eacute;cialement motiv&eacute;e dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 114 au plus tard dans sept jours de la communication au procureur de la R&eacute;publique. La mise en libert&eacute;, lorsqu&rsquo;elle est accord&eacute;e, peut &ecirc;tre assortie de mesures de contr&ocirc;le judiciaire.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Lorsqu&rsquo;il y a une partie civile en cause, l&rsquo;ordonnance du juge d&rsquo;instruction ne peut intervenir que quarante-huit heures apr&egrave;s l&rsquo;avis donn&eacute; &agrave; cette partie.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Faute par le juge d&rsquo;instruction d&rsquo;avoir statu&eacute; dans les sept jours de r&eacute;ception de la demande au cabinet d&rsquo;instruction, l&rsquo;inculp&eacute; peut saisir directement de sa demande, la chambre d&rsquo;accusation qui, sur s r&eacute;quisitions &eacute;crites et motiv&eacute;es du procureur g&eacute;n&eacute;ral, se prononce dans les quinze jours de sa saisie, faute de quoi l&rsquo;inculp&eacute; est mis d&rsquo;office en libert&eacute; sauf si des v&eacute;rifications concernant sa demande ont &eacute;t&eacute; ordonn&eacute;es. Le droit de saisir dans les m&ecirc;mes conditions, la chambre d&rsquo;accusation appartient &eacute;galement au procureur de la R&eacute;publique.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 124 :&nbsp; La mise en libert&eacute; peut aussi &ecirc;tre demand&eacute;e en tout &eacute;tat de cause par tout inculp&eacute;, et en p&eacute;riode de la proc&eacute;dure. Lorsqu&rsquo;une juridiction de jugement est saisie. Il lui appartient de statuer sur la libert&eacute; provisoire avant le renvoi en cour criminelle et, dans l&rsquo;intervalle des sessions de cette juridiction, ce pouvoir appartenant &agrave; la chambre d&rsquo;accusation. En cas de pourvoi et jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour supr&ecirc;me, il est statu&eacute; sur la demande de mise en libert&eacute; par la juridiction qui a connu dernier lieu l&rsquo;affaire au fond. Si le pourvoi a &eacute;t&eacute; form&eacute; contre un arr&ecirc;t de la Cour criminelle, il est statu&eacute; sur la d&eacute;tention par la chambre d&rsquo;accusation.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">En cas de d&eacute;cision d&rsquo;incomp&eacute;tence et g&eacute;n&eacute;ralement dans tous les a o&ugrave; aucune juridiction n&rsquo;est saisie, la chambre d&rsquo;accusation conna&icirc;t des demandes de mise en libert&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Lorsque la juridiction de jugement est appel&eacute;e &agrave; statuer dans les cas pr&eacute;vus &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a 2 du pr&eacute;sent article, les parties et leurs conseils sont convoqu&eacute;s par lettre recommand&eacute;e ou par tout autre moyen mettant de s&rsquo;assurer que la convocation leur est bien parvenue. Pr&eacute;alablement &agrave; la mise en libert&eacute;, le demandeur doit, par acte re&ccedil;u au greffe de la maison d&rsquo;arr&ecirc;t, &eacute;lire domicile dans la capitale. Avis de cette d&eacute;claration est donn&eacute; par le chef de cet &eacute;tablissement &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 125 :&nbsp; A l&rsquo;expiration d&rsquo;un d&eacute;lai de six mois depuis sa derni&egrave;re&nbsp; comparution devant le juge d&rsquo;instruction et tant que l&rsquo;ordonnance de r&egrave;glement n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rendue, l&rsquo;inculp&eacute; d&eacute;tenu ou son conseil peut saisir directement d&rsquo;une demande de mise en libert&eacute; la chambre d&rsquo;accusation qui statue dans les conditions pr&eacute;vues &agrave; l&rsquo;article 123 (dernier alin&eacute;a). Avant de statuer sur cette demande, la chambre d&rsquo;accusation peut ordonner la comparution personnelle de l&rsquo;inculp&eacute;, celle-ci est de droit si l&rsquo;inculp&eacute; ou son conseil le demande.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 126 :&nbsp; En toute mati&egrave;re et en tout &eacute;tat de la proc&eacute;dure, la juridiction d&rsquo;instruction ou de jugement peut, &agrave; titre exceptionnel , accorder une autorisation de sortie sous escorte &agrave; l&rsquo;inculp&eacute;, au pr&eacute;venu ou &agrave; l&rsquo;accus&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 126- 1 :&nbsp; (L. 14 juillet 1865). Si apr&egrave;s avoir obtenu la libert&eacute; provisoire, l&rsquo;inculp&eacute; cit&eacute; ou ajourn&eacute; ne compara&icirc;t pas, le juge d&rsquo;instruction, le tribunal ou la cour selon les cas, pourront d&eacute;cerner contre lui un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t, de d&eacute;p&ocirc;t ou une ordonnance de prise de corps.&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 126. 2 : (L. 14 juillet 1865). L&rsquo;inculp&eacute; renvoy&eacute; devant la cour criminelle sera mis en &eacute;tat d&rsquo;arrestation, en vertu de l&rsquo;ordonnance de prise de corps contenue dans l&rsquo;arr&ecirc;t de la chambre d&rsquo;accusation, nonobstant la mise en libert&eacute; provisoire.<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px\" align=\"justify\">Article 6&nbsp; :&nbsp; La pr&eacute;sente loi sera publi&eacute;e d&egrave;s que possible au Journal officiel de la R&eacute;publique et entrera en vigueur trente jours apr&egrave;s sa publication selon la proc&eacute;dure d&rsquo;urgence.<\/p>","protected":false},"author":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"institution":[813],"nature-dun-texte":[263],"class_list":["post-81537","texte-juridique","type-texte-juridique","status-publish","format-standard","hentry","institution-236-mjam","nature-dun-texte-ordonnance"],"acf":{"reference":"85\/038\/PR\/J","comment":"Portant r\u00e9formes des dispositions du Code d'Instruction criminelle relative aux mandats de justice, \u00e0 la d\u00e9tention pr\u00e9ventive et aux demandes et d\u00e9cisions de mise en libert\u00e9 en cours d'information et avant jugement au fond.","visas":"<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">LE PR&Eacute;SIDENT DE LA R&Eacute;PUBLIQUE CHEF DU GOUVERNEMENT<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">VU les lois constitutionnelles n&deg; LR\/77-001 et 77-002 du 27 juin 1977 ;&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">VU le Code d&rsquo;Instruction criminelle et notamment ses articles 91 et 126 ;&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">VU l&rsquo;ordonnance n&deg; 77-014\/PRE du 23 juillet 1977 sur le fonctionnement de la justice ;&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">VU le d&eacute;cret du 4 f&eacute;vrier 1904 modifi&eacute; sur l&rsquo;organisation judiciaire &agrave; Djibouti et l&rsquo;ordonnance n&deg; 78-085\/PR\/J modifi&eacute;e du 15\/11 \/1978 portant r&eacute;organisation de la magistrature du si&egrave;ge et cr&eacute;ation de la Cour judiciaire ;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"justify\">VU l&rsquo;ordonnance n&deg; 79-061 \/PR du 10\/06\/1979 sur les attributions du minist&egrave;re public ; Vu la loi n&deg; <a href='https:\/\/www.journalofficiel.dj\/texte-juridique\/loi-n115-an-80-portant-controle-judiciaire\/'>115\/AN\/80 <\/a>du 30\/03\/1980 sur le contr&ocirc;le judiciaire en R&eacute;publique de Djibouti ; Le Conseil des Ministres entendu en sa s&eacute;ance du 19 mars 1985.<\/p>\n","signature":"<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique,&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">Chef du Gouvernement<\/p>\n<p style=\"margin-bottom: -20px;\" align=\"right\">HASSAN GOULED APTIDON.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","nature_du_texte":263,"journal_officiel":58207,"institution":813,"mesures":"0","old_texte_id":"28850","fichiers":null,"titre_ar":"","contenu_ar":"","commentaire_ar":"","visas_ar":"","signature_ar":""},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/81537","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texte-juridique"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/texte-juridique\/81537\/revisions"}],"acf:term":[{"embeddable":true,"taxonomy":"institution","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution\/813"},{"embeddable":true,"taxonomy":"nature-dun-texte","href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte\/263"}],"acf:post":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/journal-officiel\/58207"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=81537"}],"wp:term":[{"taxonomy":"institution","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/institution?post=81537"},{"taxonomy":"nature-dun-texte","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.journalofficiel.dj\/arabe\/wp-json\/wp\/v2\/nature-dun-texte?post=81537"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}